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	Commentaires sur : Tunis &#124; Le Théâtre municipal fermé à partir du 1er mai pour rénovation	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/tunis-le-theatre-municipal-ferme-a-partir-du-1er-mai-pour-renovation/#comment-55346</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 19:32:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Tunisie 
Un voyage mélancolique à travers une architecture qui s&#039;efface ... Si Tunis était la vitrine, les villes côtières comme Bizerte ou les faubourgs comme La Goulette possédaient une atmosphère unique, mêlant l&#039;influence française aux racines siciliennes et maltaises.

Voici d&#039;autres exemples poignants de ce patrimoine &quot;oublié&quot; ou en péril :

1. Bizerte : La &quot;Venise Africaine&quot; en sursis
Bizerte possède un quartier colonial d&#039;une élégance rare, mais son état est alarmant :

Le Marché couvert : 
Un magnifique exemple d&#039;architecture métallique et de briques, qui, malgré son activité, subit une dégradation structurelle.

Le Casino de Bizerte : 
Situé sur la corniche, ce bâtiment autrefois somptueux est devenu une ombre de lui-même, témoin d&#039;une époque où la ville était une escale méditerranéenne majeure.

Les immeubles du quai : 
Le long du canal, les façades aux persiennes colorées s&#039;écaillent, et le sel marin ronge les structures sans que des campagnes de ravalement sérieuses ne soient entreprises.

2. La Goulette : La &quot;Petite Sicile&quot; qui s&#039;effondre
La Goulette n&#039;était pas &quot;haussmannienne&quot; au sens strict, mais elle représentait un cosmopolitisme méditerranéen protégé par la France.

Les immeubles de l’avenue Franklin Roosevelt : 
Beaucoup de ces petites bâtisses à un ou deux étages, ornées de motifs marins ou de colonnettes, sont aujourd&#039;hui en ruines ou murées.

Le patrimoine religieux : 
Si l&#039;église Saint-Augustin-et-Sainte-Fidèle est entretenue, de nombreux petits oratoires ou anciens lieux de rassemblement des communautés européennes ont été transformés en entrepôts ou sont laissés à l&#039;abandon.

3. Sfax : La ville européenne enserrée
Sfax possède une &quot;ville nouvelle&quot; (le quartier de Bab el-Bhar) construite juste à côté de la Médina.

Le Théâtre municipal de Sfax : 
Bien que restauré, il a longtemps souffert de l&#039;indifférence.

Les immeubles de rapport : 
Le centre-ville de Sfax cache des immeubles Art Déco d&#039;une verticalité surprenante pour l&#039;époque, mais beaucoup sont aujourd&#039;hui défigurés par des enseignes publicitaires criardes ou des climatiseurs installés de manière sauvage sur des façades sculptées.

4. Les gares ferroviaires (La ligne TGM et la SNCFT)
C&#039;est peut-être l&#039;héritage le plus visible et le plus négligé :

De nombreuses petites gares de province construites dans le style &quot;Régionaliste&quot; (mélange de toits de tuiles rouges et d&#039;arcades mauresques) tombent en ruine.

À Tunis, la Gare de Tunis-Marine (TGM) a perdu tout son lustre d&#039;antan, devenant un lieu purement fonctionnel et sans esthétique, loin de l&#039;élégance des stations balnéaires du début du XXe siècle.

Pourquoi cet abandon ?
Au-delà de l&#039;argument politique que je souleve il y a aussi un vide juridique :

Le statut des &quot;biens mal acquis&quot; : 
De nombreux immeubles appartenaient à des Européens partis après l&#039;indépendance. 
Leurs statuts juridiques complexes bloquent toute rénovation.

La loi sur les loyers : 
Les loyers anciens (bloqués à des prix dérisoires) ne permettent pas aux propriétaires tunisiens d&#039;entretenir ces immeubles coûteux.

C’est un patrimoine qui meurt à cause d&#039;une combinaison de rancœur historique, de bureaucratie et d&#039;un manque de vision touristique axée sur l&#039;histoire moderne du pays et de Francophobe tel ce média Kapitalis]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Tunisie<br />
Un voyage mélancolique à travers une architecture qui s&rsquo;efface &#8230; Si Tunis était la vitrine, les villes côtières comme Bizerte ou les faubourgs comme La Goulette possédaient une atmosphère unique, mêlant l&rsquo;influence française aux racines siciliennes et maltaises.</p>
<p>Voici d&rsquo;autres exemples poignants de ce patrimoine « oublié » ou en péril :</p>
<p>1. Bizerte : La « Venise Africaine » en sursis<br />
Bizerte possède un quartier colonial d&rsquo;une élégance rare, mais son état est alarmant :</p>
<p>Le Marché couvert :<br />
Un magnifique exemple d&rsquo;architecture métallique et de briques, qui, malgré son activité, subit une dégradation structurelle.</p>
<p>Le Casino de Bizerte :<br />
Situé sur la corniche, ce bâtiment autrefois somptueux est devenu une ombre de lui-même, témoin d&rsquo;une époque où la ville était une escale méditerranéenne majeure.</p>
<p>Les immeubles du quai :<br />
Le long du canal, les façades aux persiennes colorées s&rsquo;écaillent, et le sel marin ronge les structures sans que des campagnes de ravalement sérieuses ne soient entreprises.</p>
<p>2. La Goulette : La « Petite Sicile » qui s&rsquo;effondre<br />
La Goulette n&rsquo;était pas « haussmannienne » au sens strict, mais elle représentait un cosmopolitisme méditerranéen protégé par la France.</p>
<p>Les immeubles de l’avenue Franklin Roosevelt :<br />
Beaucoup de ces petites bâtisses à un ou deux étages, ornées de motifs marins ou de colonnettes, sont aujourd&rsquo;hui en ruines ou murées.</p>
<p>Le patrimoine religieux :<br />
Si l&rsquo;église Saint-Augustin-et-Sainte-Fidèle est entretenue, de nombreux petits oratoires ou anciens lieux de rassemblement des communautés européennes ont été transformés en entrepôts ou sont laissés à l&rsquo;abandon.</p>
<p>3. Sfax : La ville européenne enserrée<br />
Sfax possède une « ville nouvelle » (le quartier de Bab el-Bhar) construite juste à côté de la Médina.</p>
<p>Le Théâtre municipal de Sfax :<br />
Bien que restauré, il a longtemps souffert de l&rsquo;indifférence.</p>
<p>Les immeubles de rapport :<br />
Le centre-ville de Sfax cache des immeubles Art Déco d&rsquo;une verticalité surprenante pour l&rsquo;époque, mais beaucoup sont aujourd&rsquo;hui défigurés par des enseignes publicitaires criardes ou des climatiseurs installés de manière sauvage sur des façades sculptées.</p>
<p>4. Les gares ferroviaires (La ligne TGM et la SNCFT)<br />
C&rsquo;est peut-être l&rsquo;héritage le plus visible et le plus négligé :</p>
<p>De nombreuses petites gares de province construites dans le style « Régionaliste » (mélange de toits de tuiles rouges et d&rsquo;arcades mauresques) tombent en ruine.</p>
<p>À Tunis, la Gare de Tunis-Marine (TGM) a perdu tout son lustre d&rsquo;antan, devenant un lieu purement fonctionnel et sans esthétique, loin de l&rsquo;élégance des stations balnéaires du début du XXe siècle.</p>
<p>Pourquoi cet abandon ?<br />
Au-delà de l&rsquo;argument politique que je souleve il y a aussi un vide juridique :</p>
<p>Le statut des « biens mal acquis » :<br />
De nombreux immeubles appartenaient à des Européens partis après l&rsquo;indépendance.<br />
Leurs statuts juridiques complexes bloquent toute rénovation.</p>
<p>La loi sur les loyers :<br />
Les loyers anciens (bloqués à des prix dérisoires) ne permettent pas aux propriétaires tunisiens d&rsquo;entretenir ces immeubles coûteux.</p>
<p>C’est un patrimoine qui meurt à cause d&rsquo;une combinaison de rancœur historique, de bureaucratie et d&rsquo;un manque de vision touristique axée sur l&rsquo;histoire moderne du pays et de Francophobe tel ce média Kapitalis</p>
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		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 19:28:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Tunis le Petit Paris. La comparaison avec Paris n&#039;est pas fortuite : la &quot;Ville Nouvelle&quot;, construite à partir de la fin du XIXe siècle, a effectivement été conçue selon les codes de l&#039;urbanisme haussmannien, avec ses larges avenues, ses perspectives et ses immeubles de rapport aux façades sculptées.
Il est vrai que ce patrimoine est aujourd&#039;hui dans un état critique. 
Si le Théâtre municipal bénéficie parfois de restaurations (étant le &quot;joyau&quot; de l&#039;avenue), de nombreux autres édifices souffrent d&#039;un abandon chronique, souvent perçus à tort comme de simples &quot;vestiges coloniaux&quot; plutôt que comme une partie intégrante de l&#039;histoire architecturale de la Tunisie
Voici quelques exemples marquants de ce patrimoine en péril ou dénaturé à Tunis :
1. Le Casino du Belvédère
Véritable chef-d&#039;œuvre de style Néo-Mauresque et Art Déco, ce bâtiment emblématique est aujourd&#039;hui dans un état de délabrement avancé. 
Autrefois centre de la vie mondaine tunisoise, il illustre parfaitement ce &quot;laisser-aller&quot; administratif face à des structures qui demandent un entretien coûteux.
2. L’Hôtel Majestic et les immeubles de l’Avenue de Paris 
Si l&#039;Hôtel Majestic reste debout et entretenu, les immeubles qui l&#039;entourent sur l&#039;Avenue de Paris et l&#039;Avenue de la Liberté perdent leurs ornements. 
Les balcons en fer forgé rouillent, et les corniches en staff s&#039;effondrent souvent dans l&#039;indifférence. 
On y trouve pourtant des pépites du style Art Nouveau.
3. Les Cinémas de l&#039;Avenue Habib Bourguiba
Le Colisée, .... mais le sort des salles de cinéma est tragique et que sont-ils devenus ...
Le Capitole, 
Le Palace, 
Le Studio 38 ..
L&#039;ABC ... le Rio ... Le Mondial ...le Biarritz ... le Cinémonde ... le Ciné Soir .. Le Kleber ... Le Marivaux ... le Lido ....
Ces lieux étaient les centres névralgiques de la culture cosmopolite de &quot;la petite Paris&quot;. 
Leur fermeture ou leur décrépitude change radicalement l&#039;âme de la ville.
4. Le Marché Central 
Bien qu&#039;il fonctionne toujours, certaines parties de cet ensemble architectural (mélange de style métallique type Baltard et d&#039;orientalisme) sont dans un état d&#039;hygiène et de conservation précaire, loin de la splendeur des halles d&#039;autrefois.
5. La Maison coloniale et les villas de Mutuelleville
Plusieurs villas d&#039;époque, qui faisaient le charme des quartiers résidentiels, sont rasées pour laisser place à des immeubles de bureaux en verre et béton, sans âme, effaçant ainsi la trace d&#039;une époque de transition architecturale unique.
Note historique : La destruction du Palmarium reste, pour beaucoup d&#039;architectes et d&#039;historiens, le &quot;péché originel&quot; de l&#039;urbanisme post-indépendance à Tunis. 
Remplacé par un centre commercial moderne, il a brisé l&#039;harmonie de l&#039;avenue.a Tunisie.
Le sentiment que j&#039;exprime est partagé par de nombreuses associations de sauvegarde du patrimoine (comme Edifices &#038; Mémoires) qui luttent pour faire comprendre que ces bâtiments appartiennent aux Tunisiens et qu&#039;ils sont le témoin d&#039;une richesse culturelle plurielle qu&#039;il serait tragique de laisser s&#039;effacer totalement.
La Suite A Venir]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tunis le Petit Paris. La comparaison avec Paris n&rsquo;est pas fortuite : la « Ville Nouvelle », construite à partir de la fin du XIXe siècle, a effectivement été conçue selon les codes de l&rsquo;urbanisme haussmannien, avec ses larges avenues, ses perspectives et ses immeubles de rapport aux façades sculptées.<br />
Il est vrai que ce patrimoine est aujourd&rsquo;hui dans un état critique.<br />
Si le Théâtre municipal bénéficie parfois de restaurations (étant le « joyau » de l&rsquo;avenue), de nombreux autres édifices souffrent d&rsquo;un abandon chronique, souvent perçus à tort comme de simples « vestiges coloniaux » plutôt que comme une partie intégrante de l&rsquo;histoire architecturale de la Tunisie<br />
Voici quelques exemples marquants de ce patrimoine en péril ou dénaturé à Tunis :<br />
1. Le Casino du Belvédère<br />
Véritable chef-d&rsquo;œuvre de style Néo-Mauresque et Art Déco, ce bâtiment emblématique est aujourd&rsquo;hui dans un état de délabrement avancé.<br />
Autrefois centre de la vie mondaine tunisoise, il illustre parfaitement ce « laisser-aller » administratif face à des structures qui demandent un entretien coûteux.<br />
2. L’Hôtel Majestic et les immeubles de l’Avenue de Paris<br />
Si l&rsquo;Hôtel Majestic reste debout et entretenu, les immeubles qui l&rsquo;entourent sur l&rsquo;Avenue de Paris et l&rsquo;Avenue de la Liberté perdent leurs ornements.<br />
Les balcons en fer forgé rouillent, et les corniches en staff s&rsquo;effondrent souvent dans l&rsquo;indifférence.<br />
On y trouve pourtant des pépites du style Art Nouveau.<br />
3. Les Cinémas de l&rsquo;Avenue Habib Bourguiba<br />
Le Colisée, &#8230;. mais le sort des salles de cinéma est tragique et que sont-ils devenus &#8230;<br />
Le Capitole,<br />
Le Palace,<br />
Le Studio 38 ..<br />
L&rsquo;ABC &#8230; le Rio &#8230; Le Mondial &#8230;le Biarritz &#8230; le Cinémonde &#8230; le Ciné Soir .. Le Kleber &#8230; Le Marivaux &#8230; le Lido &#8230;.<br />
Ces lieux étaient les centres névralgiques de la culture cosmopolite de « la petite Paris ».<br />
Leur fermeture ou leur décrépitude change radicalement l&rsquo;âme de la ville.<br />
4. Le Marché Central<br />
Bien qu&rsquo;il fonctionne toujours, certaines parties de cet ensemble architectural (mélange de style métallique type Baltard et d&rsquo;orientalisme) sont dans un état d&rsquo;hygiène et de conservation précaire, loin de la splendeur des halles d&rsquo;autrefois.<br />
5. La Maison coloniale et les villas de Mutuelleville<br />
Plusieurs villas d&rsquo;époque, qui faisaient le charme des quartiers résidentiels, sont rasées pour laisser place à des immeubles de bureaux en verre et béton, sans âme, effaçant ainsi la trace d&rsquo;une époque de transition architecturale unique.<br />
Note historique : La destruction du Palmarium reste, pour beaucoup d&rsquo;architectes et d&rsquo;historiens, le « péché originel » de l&rsquo;urbanisme post-indépendance à Tunis.<br />
Remplacé par un centre commercial moderne, il a brisé l&rsquo;harmonie de l&rsquo;avenue.a Tunisie.<br />
Le sentiment que j&rsquo;exprime est partagé par de nombreuses associations de sauvegarde du patrimoine (comme Edifices &amp; Mémoires) qui luttent pour faire comprendre que ces bâtiments appartiennent aux Tunisiens et qu&rsquo;ils sont le témoin d&rsquo;une richesse culturelle plurielle qu&rsquo;il serait tragique de laisser s&rsquo;effacer totalement.<br />
La Suite A Venir</p>
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