<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : Tunisie &#124; Un potentiel économique freiné par la bureaucratie	</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Apr 2026 17:25:17 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>
		Par : Tranntoll		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55458</link>

		<dc:creator><![CDATA[Tranntoll]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 17:25:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55458</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55445&quot;&gt;ZyWoW&lt;/a&gt;.

Pourquoi ? Tous ont parlé de la bureaucratie tounssiya, pas en Fronnssa.
Cependant, on peut remarquer que la Fraonnssa a à peu près des problèmes homothétiques à ceux de Touness, sauf que, pour la Tunisie, le surinfection et l’inertie sont beaucoup plus graves.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55445">ZyWoW</a>.</p>
<p>Pourquoi ? Tous ont parlé de la bureaucratie tounssiya, pas en Fronnssa.<br />
Cependant, on peut remarquer que la Fraonnssa a à peu près des problèmes homothétiques à ceux de Touness, sauf que, pour la Tunisie, le surinfection et l’inertie sont beaucoup plus graves.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : ZyWoW		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55445</link>

		<dc:creator><![CDATA[ZyWoW]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 01:51:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55445</guid>

					<description><![CDATA[L&#039;article parle bien d&#039;un probléme en tunisie et non a Fghansa!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;article parle bien d&rsquo;un probléme en tunisie et non a Fghansa!</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Tranntoll		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55425</link>

		<dc:creator><![CDATA[Tranntoll]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 04:46:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55425</guid>

					<description><![CDATA[Je ne sais pas dire c’est Babaal (Baal H.) qui a trouvé tout seul le terme «chaouchocratie», mais bravo pour la trouvaille !, «è ben trovato». Ce terme définit fort bien la structure de la Tunisie au 21e siècle, même s’il est un peu moqueur. La Tunisie est bien résumée par ces petits bonshommes grisâtres qui freinent le pays, bien assis sur leurs chaises bon marché. Aaaah, le pouvoir du coup de tampon !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas dire c’est Babaal (Baal H.) qui a trouvé tout seul le terme «chaouchocratie», mais bravo pour la trouvaille !, «è ben trovato». Ce terme définit fort bien la structure de la Tunisie au 21e siècle, même s’il est un peu moqueur. La Tunisie est bien résumée par ces petits bonshommes grisâtres qui freinent le pays, bien assis sur leurs chaises bon marché. Aaaah, le pouvoir du coup de tampon !</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55419</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 21:32:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55419</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55403&quot;&gt;Nadher&lt;/a&gt;.

Plutôt que le terme &quot;féodal&quot;, il me semble que les termes &quot;oligopolistique&quot;, &quot;mandarinal&quot;, &quot;cororatiste&quot; et &quot;verrouillé&quot; conviendraient mieux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55403">Nadher</a>.</p>
<p>Plutôt que le terme « féodal », il me semble que les termes « oligopolistique », « mandarinal », « cororatiste » et « verrouillé » conviendraient mieux.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55414</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:39:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55414</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55405&quot;&gt;bard.kordi&lt;/a&gt;.

Maigre salaire ? Je n&#039;ose pas vos donner le montant de la retraite, mais sachez que mon couple est dans les 2% des plus hauts revenus français. Ne dites pas que tous les TRE sont coincés dans un maigre salaire, cela dépend de leur niveau personnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55405">bard.kordi</a>.</p>
<p>Maigre salaire ? Je n&rsquo;ose pas vos donner le montant de la retraite, mais sachez que mon couple est dans les 2% des plus hauts revenus français. Ne dites pas que tous les TRE sont coincés dans un maigre salaire, cela dépend de leur niveau personnel.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Tranntoll		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55409</link>

		<dc:creator><![CDATA[Tranntoll]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:21:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55409</guid>

					<description><![CDATA[TRE depuis plus de 30 ans, mes salaires sont loin d’être maigres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>TRE depuis plus de 30 ans, mes salaires sont loin d’être maigres.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : bard.kordi		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55405</link>

		<dc:creator><![CDATA[bard.kordi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:06:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55405</guid>

					<description><![CDATA[Sans les mathématiques, pas d&#039;ingénierie. Donc pas de bâtisseurs de la nation. Alors, faut-il se lamenter sur le choix de nos ingénieurs qui préfèrent des salaires maigres sous d&#039;autres cieux ? Question : quel statut les mathématiques occupent-elles dans nos programmes scolaires et universitaires ? Avez-vous remarqué que nos jeunes désertent les branches mathématiques pour mieux se faufiler dans la nébuleuse de l&#039;orientation ? Avec ces décisions médiocres, on récolte des résultats médiocres aussi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans les mathématiques, pas d&rsquo;ingénierie. Donc pas de bâtisseurs de la nation. Alors, faut-il se lamenter sur le choix de nos ingénieurs qui préfèrent des salaires maigres sous d&rsquo;autres cieux ? Question : quel statut les mathématiques occupent-elles dans nos programmes scolaires et universitaires ? Avez-vous remarqué que nos jeunes désertent les branches mathématiques pour mieux se faufiler dans la nébuleuse de l&rsquo;orientation ? Avec ces décisions médiocres, on récolte des résultats médiocres aussi.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : tomate		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55404</link>

		<dc:creator><![CDATA[tomate]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:00:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55404</guid>

					<description><![CDATA[La tomate, Parlons-on . . Le ketchup de la marque Heinz a développé une industrie de 25 milliards de dollars, soit près de 50 % du PIB tunisien. En Tunisie, un ays qui souffre d&#039;un stress hydrique à la hauteur de 80%, M. Majoul se gave de subventions, en amont et en aval de la production. Bonne saison,  mauvaise saison, le business de la tomate est assez juteux pour la famille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La tomate, Parlons-on . . Le ketchup de la marque Heinz a développé une industrie de 25 milliards de dollars, soit près de 50 % du PIB tunisien. En Tunisie, un ays qui souffre d&rsquo;un stress hydrique à la hauteur de 80%, M. Majoul se gave de subventions, en amont et en aval de la production. Bonne saison,  mauvaise saison, le business de la tomate est assez juteux pour la famille.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Nadher		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55403</link>

		<dc:creator><![CDATA[Nadher]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 09:56:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55403</guid>

					<description><![CDATA[Ce n&#039;est pas seulement une affaire de bureaucratie. C&#039;est carrément tout un modèle féodal, certes modernisé par l&#039;usage des technologies de production, mais verrouillé par des lois qui encadrent tout et rien, et qui profitent à une poignée de cartels. Ces derniers bénéficient de subventions à tout va, dans un écosystème d&#039;économie rentière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n&rsquo;est pas seulement une affaire de bureaucratie. C&rsquo;est carrément tout un modèle féodal, certes modernisé par l&rsquo;usage des technologies de production, mais verrouillé par des lois qui encadrent tout et rien, et qui profitent à une poignée de cartels. Ces derniers bénéficient de subventions à tout va, dans un écosystème d&rsquo;économie rentière.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Tranntoll		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/05/tunisie-un-potentiel-economique-freine-par-la-bureaucratie/#comment-55400</link>

		<dc:creator><![CDATA[Tranntoll]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 23:17:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18583337#comment-55400</guid>

					<description><![CDATA[Les textes présentés par Kapitalis.com sont excellents. Cependant, il est utile de les renforcer par des chiffres les plus prudents possibles.
Encore une fois, j’ai interrogé ma «dégguèza numérique», c’est-à-dire mon AI grand public, sur ce point démographique concernant la Tunisie. La réponse est édifiante, elle montre que moi-même, je ne suis pas une exception, une sorte de «TRE/Traître Résident-à-l’Étranger» ultra-minoritaire, thème fréquent d’échanges désagréablement insultants sur les forums. Sauf que, quinquagénaire, j’ai commencé ma carrière en Occident il y a très longtemps, plus de 30 ans ; carrière facilitée par la possession de diplômes côtés. De plus, une nationalité occidentale héritée de ma mère facilitait mes missions à droite à gauche (y&#039;a bon les «PER DIEM», les beaux hôtels et les belles hôtesses de l’air, miam, miam ! Du moins en exagérant un peu...).

PROBLÉMATIQUE présentée à l’AI : 
Chaque année, la Tunisie exporte gratuitement un nombre important de scientifiques, d’ingénieurs et de médecins. 
-- Moyennes annuelles  de ces 3 effectifs depuis 2015 jusqu’à 2025 compris ? 
-- Donner un court exposé sur cette préférence tunisienne pour les professions grisâtres, les rentiers d’oligopoles,  les bureaucrates, les juristes, les huissiers, chaouchs et autres employés médiocres qu’on voit plus souvent au café qu’au travail.

Développement par l’AI : 
L&#039;exode des compétences en Tunisie, structurel, est souvent qualifié de «don occulte de matière grise» aux pays développés, notamment à l&#039;Europe et aux pays du Golfe. 

Voici les données moyennes très prudentes, suivies d&#039;une analyse.

Moyennes annuelles des départs (2015-2025)
Chiffres tirés des rapports de l&#039;Ordre des Ingénieurs (OIT), du Conseil de l&#039;Ordre des Médecins, et de l&#039;Agence Tunisienne de Coopération Technique (ATCT). Ces chiffres sont prudents, car ils ne comptabilisent que les départs officiellement enregistrés.

Ingénieurs :
Environ 6 500 départs par an.
La période a connu une accélération marquée à partir de 2017. Sur la décennie, on estime que plus de 45 000 ingénieurs ont quitté le pays, soit presque un ingénieur sur deux formés en Tunisie.
 
Médecins :
Environ 1 200 à 1 500 départs par an. La moyenne s&#039;est intensifiée ces dernières années, avec un pic notable en 2023 et 2024. Environ 80 % des jeunes médecins fraîchement diplômés tentent de passer les épreuves d&#039;équivalence pour exercer à l&#039;étranger (notamment en France et en Allemagne).
 
Scientifiques et Universitaires :
Au moins 500 départs par an en moyenne sur 10 ans (chercheurs, doctorants et professeurs universitaires). Ce segment est plus difficile à quantifier précisément car il inclut de nombreux contrats de recherche internationaux qui se transforment en installations définitives.

Analyse d&#039;un système de reproduction de la rente et de la bureaucratie :
L&#039;exode massif des profils techniques et scientifiques n&#039;est pas seulement une perte économique ; il est le miroir d&#039;une organisation sociale qui semble privilégier la conservation du statu quo sur l&#039;innovation.

La domination des «gardiens de la rente»
Le modèle économique tunisien repose encore largement sur des structures oligopolistiques. Dans ce système, la réussite ne dépend pas de la recherche et développement (R&#038;D) ou de l&#039;excellence technique, mais de l&#039;accès privilégié aux licences, aux quotas et aux circuits de distribution fermés. Les ingénieurs et scientifiques, dont la valeur ajoutée est la disruption ou l&#039;optimisation, se heurtent à des structures familiales ou de rente qui n&#039;ont pas besoin de «génies», mais de gestionnaires de l&#039;existant.

Le sanctuaire de la bureaucratie et du droit
La Tunisie est souvent décrite comme une «Ligue de Clercs de Notaire». Dans un environnement où la norme administrative est complexe et souvent arbitraire, le juriste, le bureaucrate et le «chaouch» (l&#039;huissier ou le petit employé pivot) deviennent des acteurs plus essentiels que les cerveaux  scientifiques. Ils sont les médiateurs indispensables entre le citoyen et un État tentaculaire. Cette sur-valorisation des fonctions de contrôle et de procédure finit par étouffer les fonctions de création.

Le «Plafond de Verre» de la compétence
Le mépris pour la méritocratie technique et scientifique s&#039;illustre par une administration publique où les avancements, et même les recrutements, sont souvent liés à l&#039;ancienneté ou aux réseaux d&#039;influence plutôt qu&#039;à l&#039;expertise. Pour un médecin ou un ingénieur, l&#039;expatriation devient alors une quête de dignité professionnelle : fuir un environnement où le «bureaucrate» a le pouvoir de bloquer une innovation par une simple signature ou par simple inertie, et où l&#039;excellence est perçue comme une menace pour la hiérarchie en place.
En somme, l&#039;exportation gratuite de ces cadres est le mécanisme de soupape d&#039;un système qui préfère laisser partir ses éléments les plus critiques et les plus compétents plutôt que de réformer ses structures de pouvoir archaïques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les textes présentés par Kapitalis.com sont excellents. Cependant, il est utile de les renforcer par des chiffres les plus prudents possibles.<br />
Encore une fois, j’ai interrogé ma «dégguèza numérique», c’est-à-dire mon AI grand public, sur ce point démographique concernant la Tunisie. La réponse est édifiante, elle montre que moi-même, je ne suis pas une exception, une sorte de «TRE/Traître Résident-à-l’Étranger» ultra-minoritaire, thème fréquent d’échanges désagréablement insultants sur les forums. Sauf que, quinquagénaire, j’ai commencé ma carrière en Occident il y a très longtemps, plus de 30 ans ; carrière facilitée par la possession de diplômes côtés. De plus, une nationalité occidentale héritée de ma mère facilitait mes missions à droite à gauche (y&rsquo;a bon les «PER DIEM», les beaux hôtels et les belles hôtesses de l’air, miam, miam ! Du moins en exagérant un peu&#8230;).</p>
<p>PROBLÉMATIQUE présentée à l’AI :<br />
Chaque année, la Tunisie exporte gratuitement un nombre important de scientifiques, d’ingénieurs et de médecins.<br />
&#8212; Moyennes annuelles  de ces 3 effectifs depuis 2015 jusqu’à 2025 compris ?<br />
&#8212; Donner un court exposé sur cette préférence tunisienne pour les professions grisâtres, les rentiers d’oligopoles,  les bureaucrates, les juristes, les huissiers, chaouchs et autres employés médiocres qu’on voit plus souvent au café qu’au travail.</p>
<p>Développement par l’AI :<br />
L&rsquo;exode des compétences en Tunisie, structurel, est souvent qualifié de «don occulte de matière grise» aux pays développés, notamment à l&rsquo;Europe et aux pays du Golfe. </p>
<p>Voici les données moyennes très prudentes, suivies d&rsquo;une analyse.</p>
<p>Moyennes annuelles des départs (2015-2025)<br />
Chiffres tirés des rapports de l&rsquo;Ordre des Ingénieurs (OIT), du Conseil de l&rsquo;Ordre des Médecins, et de l&rsquo;Agence Tunisienne de Coopération Technique (ATCT). Ces chiffres sont prudents, car ils ne comptabilisent que les départs officiellement enregistrés.</p>
<p>Ingénieurs :<br />
Environ 6 500 départs par an.<br />
La période a connu une accélération marquée à partir de 2017. Sur la décennie, on estime que plus de 45 000 ingénieurs ont quitté le pays, soit presque un ingénieur sur deux formés en Tunisie.</p>
<p>Médecins :<br />
Environ 1 200 à 1 500 départs par an. La moyenne s&rsquo;est intensifiée ces dernières années, avec un pic notable en 2023 et 2024. Environ 80 % des jeunes médecins fraîchement diplômés tentent de passer les épreuves d&rsquo;équivalence pour exercer à l&rsquo;étranger (notamment en France et en Allemagne).</p>
<p>Scientifiques et Universitaires :<br />
Au moins 500 départs par an en moyenne sur 10 ans (chercheurs, doctorants et professeurs universitaires). Ce segment est plus difficile à quantifier précisément car il inclut de nombreux contrats de recherche internationaux qui se transforment en installations définitives.</p>
<p>Analyse d&rsquo;un système de reproduction de la rente et de la bureaucratie :<br />
L&rsquo;exode massif des profils techniques et scientifiques n&rsquo;est pas seulement une perte économique ; il est le miroir d&rsquo;une organisation sociale qui semble privilégier la conservation du statu quo sur l&rsquo;innovation.</p>
<p>La domination des «gardiens de la rente»<br />
Le modèle économique tunisien repose encore largement sur des structures oligopolistiques. Dans ce système, la réussite ne dépend pas de la recherche et développement (R&amp;D) ou de l&rsquo;excellence technique, mais de l&rsquo;accès privilégié aux licences, aux quotas et aux circuits de distribution fermés. Les ingénieurs et scientifiques, dont la valeur ajoutée est la disruption ou l&rsquo;optimisation, se heurtent à des structures familiales ou de rente qui n&rsquo;ont pas besoin de «génies», mais de gestionnaires de l&rsquo;existant.</p>
<p>Le sanctuaire de la bureaucratie et du droit<br />
La Tunisie est souvent décrite comme une «Ligue de Clercs de Notaire». Dans un environnement où la norme administrative est complexe et souvent arbitraire, le juriste, le bureaucrate et le «chaouch» (l&rsquo;huissier ou le petit employé pivot) deviennent des acteurs plus essentiels que les cerveaux  scientifiques. Ils sont les médiateurs indispensables entre le citoyen et un État tentaculaire. Cette sur-valorisation des fonctions de contrôle et de procédure finit par étouffer les fonctions de création.</p>
<p>Le «Plafond de Verre» de la compétence<br />
Le mépris pour la méritocratie technique et scientifique s&rsquo;illustre par une administration publique où les avancements, et même les recrutements, sont souvent liés à l&rsquo;ancienneté ou aux réseaux d&rsquo;influence plutôt qu&rsquo;à l&rsquo;expertise. Pour un médecin ou un ingénieur, l&rsquo;expatriation devient alors une quête de dignité professionnelle : fuir un environnement où le «bureaucrate» a le pouvoir de bloquer une innovation par une simple signature ou par simple inertie, et où l&rsquo;excellence est perçue comme une menace pour la hiérarchie en place.<br />
En somme, l&rsquo;exportation gratuite de ces cadres est le mécanisme de soupape d&rsquo;un système qui préfère laisser partir ses éléments les plus critiques et les plus compétents plutôt que de réformer ses structures de pouvoir archaïques.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
