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	Commentaires sur : La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/#comment-55900</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 11:52:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Une petite synthèse digeste de ce que j’ai avancé précédemment.
A ) MOTS EUROPÉENS D’ORIGINE PUREMENT ARABE
De nombreux termes européens et français proviennent directement de l’arabe. Dans le domaine des sciences et de la mesure, on retrouve les mots algèbre, alidade, nadir, zénith et zéro (issu de sifr). Le lexique militaire et maritime est également bien représenté avec amiral et arsenal, tout comme la vie quotidienne avec les termes jupe (de jebba), matraque, baroud, nouba, brêle ou encore barda (bien que ce dernier puisse avoir une racine amazighe). Ces mots témoignent d’un transfert direct de concepts et d’objets du monde arabe vers l’Occident.
B )  MOTS DE LA DARIJA MAGHRÉBINE ISSUS DU GREC OU DES LANGUES LATINES
Le parler maghrébin a conservé des traces lexicales profondes de l’Antiquité méditerranéenne. On y retrouve l&#039;influence latine dans le calendrier avec Yennayer (Ianuarius) et la chaleur caniculaire nommée Qaîla (canicula). La vie domestique et urbaine utilise mida (mensa), dèmouss (domus), ou encore allouche pour agneau (agnus). L&#039;influence grecque est tout aussi prégnante à travers des mots comme atrouss (bouc, du grec tragos), flouka-felouque (epholkion), fondouk (pandokeion), gumrak (commerkion) et qasdr pour étain  (kassiteros). Même des termes emblématiques comme tajine (têganon), burnous (byrrhus) ou fartas pour chauve (du latin purtas) sont les héritiers de ce passé gréco-latin, préservés au Maghreb comme dans une capsule temporelle.

C ) MOTS ARABES D’ORIGINE NON ARABE
Certains termes utilisés dans le monde arabe sont en réalité des « voyageurs » empruntés à d&#039;autres civilisations. La musique (mousiqa) et la guitare (qitara) sont des mots issus du grec, tout comme le mot fann (art) viendrait de phantazein. Des produits de consommation courants ont des étymologies surprenantes : l’abricot remonte au latin praecoquum, le mot sucre possède une origine indienne, et la bawsala (boussole) vient du latin buxula. Enfin, des termes administratifs comme douane et caravane sont persans, tandis que bordj, malgré ses sonorités, tire sa racine du grec pyrgos et de burgum plutôt que du germanique burg. Ces exemples démontrent que la langue arabe a souvent servi de vecteur de transmission pour des mots nés bien au-delà de ses frontières sémantiques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une petite synthèse digeste de ce que j’ai avancé précédemment.<br />
A ) MOTS EUROPÉENS D’ORIGINE PUREMENT ARABE<br />
De nombreux termes européens et français proviennent directement de l’arabe. Dans le domaine des sciences et de la mesure, on retrouve les mots algèbre, alidade, nadir, zénith et zéro (issu de sifr). Le lexique militaire et maritime est également bien représenté avec amiral et arsenal, tout comme la vie quotidienne avec les termes jupe (de jebba), matraque, baroud, nouba, brêle ou encore barda (bien que ce dernier puisse avoir une racine amazighe). Ces mots témoignent d’un transfert direct de concepts et d’objets du monde arabe vers l’Occident.<br />
B )  MOTS DE LA DARIJA MAGHRÉBINE ISSUS DU GREC OU DES LANGUES LATINES<br />
Le parler maghrébin a conservé des traces lexicales profondes de l’Antiquité méditerranéenne. On y retrouve l&rsquo;influence latine dans le calendrier avec Yennayer (Ianuarius) et la chaleur caniculaire nommée Qaîla (canicula). La vie domestique et urbaine utilise mida (mensa), dèmouss (domus), ou encore allouche pour agneau (agnus). L&rsquo;influence grecque est tout aussi prégnante à travers des mots comme atrouss (bouc, du grec tragos), flouka-felouque (epholkion), fondouk (pandokeion), gumrak (commerkion) et qasdr pour étain  (kassiteros). Même des termes emblématiques comme tajine (têganon), burnous (byrrhus) ou fartas pour chauve (du latin purtas) sont les héritiers de ce passé gréco-latin, préservés au Maghreb comme dans une capsule temporelle.</p>
<p>C ) MOTS ARABES D’ORIGINE NON ARABE<br />
Certains termes utilisés dans le monde arabe sont en réalité des « voyageurs » empruntés à d&rsquo;autres civilisations. La musique (mousiqa) et la guitare (qitara) sont des mots issus du grec, tout comme le mot fann (art) viendrait de phantazein. Des produits de consommation courants ont des étymologies surprenantes : l’abricot remonte au latin praecoquum, le mot sucre possède une origine indienne, et la bawsala (boussole) vient du latin buxula. Enfin, des termes administratifs comme douane et caravane sont persans, tandis que bordj, malgré ses sonorités, tire sa racine du grec pyrgos et de burgum plutôt que du germanique burg. Ces exemples démontrent que la langue arabe a souvent servi de vecteur de transmission pour des mots nés bien au-delà de ses frontières sémantiques.</p>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/#comment-55897</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 08:47:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18721903#comment-55897</guid>

					<description><![CDATA[Évidemment, il existe de longues listes de mots français ou européens qui sont purement d’origine arabe. Je ne suis pas un spécialiste de la linguistique, je ne suis qu’un amateur (éclairé ou pas) de la «circulation des mots» entre Orient, Occident et Méditerranée, dans le droit fil de la tribune de M. Z.B.A. (Zouheir Ben Amor).

Ainsi :
---&#062; Amiral et arsenal viennent purement de l’arabe, comme de très nombreux autres mots européens, alidade, jupe, nadir, matraque, zénith, baroud, nouba, etc. On arrive à plusieurs dizaines de mots. 
Mais il est utile de distinguer les mots d&#039;étymon purement arabes (jebba---&#062; jupe) des mots ayant circulé dans le monde arabe, comme abricot ou sucre, mais provenant d’une langue non-arabe. 

---&#062; «Zéro» est un terme venu de l’arabe «sifr» à travers l&#039;italien zefiro. La notion de zéro semble née en Inde sous le nom sanscrit de «sunya» entre ‐ 500 et 600 après JC. Il en existe cependant des traces dans le monde babylonien, qui connaissait la «numération décimale de position».

---&#062; «Algèbre» vient de l’arabe, au sens de «réparation, raboutage» ; il s’agissait de la méthode de «réparation» des égalités ; par exemple, 
si A = B , alors A + C = B + C. 
Cette méthode a permis la résolution systématique des équations du 2e degré et plus. 
Les Babyloniens ont laissé des tablettes sur le sujet, l&#039;égyptien hellénistique Diophante a travaillé les «équations diophantiennes» dans l’Antiquité, les Hindous ont brillamment défriché ce sujet de - 500 à 600 apràs JC 
Ensuite, Al Khawarizmi («Le Choresmien», du nom de de la région iranienne du Choresme/Khwarezm), un Ouzbékistanais de culture persane à compilé l’Algèbre, et nous a légué le terme «algorithme» pour une «méthode systématique de résolution et de calcul». 

---&#062; «Algorithme». Au Moyen-Âge, «l’algorisme» désignait le calcul en base décimale transmis par les Arabo-Musulmans, mais né chez les Babyloniens et perfectionné par les Indiens avant 600 (les chiffres arabes sont une transcription des chiffres décimaux hindous, qui eux-mêmes semblent venus du monde araméophone). L’invention de l’Algèbre et du calcul décimal moderne est donc une création commune à plusieurs grandes civilisations d’Orient entre - 500 et l’an 1000. Le terme «algorithme» vient initialement d’un nom iranien de région.

---&#062; «Brêle» pour «mule, mulet» vient purement de l’arabe. En argot parachutiste, «se débrêler» signifie se débarrasser des sangles du parachute, qui font penser au «barda» d’un mulet. 

---&#062; Mais «Barda», équipement de transport d’un mulet ou autre équidé, vient du maghrébin dialectal «bardaa» pour «bât». Il semblerait que ce terme quadrilitère soit d’origine amazighe non arabe, cela reste à vérifier.

---&#062; Burnous est lui aussi un terme venu de la darija maghrébine plus ou moins amazighe, mais il vient initialement du mot gréco-latin byrrhus qui désignait un manteau, une cape.

---&#062; «Schleuhs», terme d’argot militaire désignant les soldats allemands, les «boches», vient du nom des farouches tribus chleuhs du Maroc qui parlaient la «chelha» amazighe. Le terme est donc initialement amazighe. Les anglais ont transcrit en «schloks» pour désigner les soldats allemands de 14-18.

Bon, j’abrège, il existe d’excellents grimoires sur ces sujets, mais j’ai tenté de raffiner et nuancer l’étymologie de certains mots, sans prétendre être un professionnel. Les mots qui ont circulé à travers plusieurs langues ont tout autant d’intérêt que ceux qui sont simplement des mots purement arabes passés en Europe (jebba---&#062;jupe). Il y a aussi des mots arabes à l’origine inattendue, comme «El bawsala», qui vient du latin «buxula/petite boîte».
Il me semble que mes textes sont dans la ligne de la tribune de M. ZBA, bien que modestement dépourvus d’une quelconque autorité académique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Évidemment, il existe de longues listes de mots français ou européens qui sont purement d’origine arabe. Je ne suis pas un spécialiste de la linguistique, je ne suis qu’un amateur (éclairé ou pas) de la «circulation des mots» entre Orient, Occident et Méditerranée, dans le droit fil de la tribune de M. Z.B.A. (Zouheir Ben Amor).</p>
<p>Ainsi :<br />
&#8212;&gt; Amiral et arsenal viennent purement de l’arabe, comme de très nombreux autres mots européens, alidade, jupe, nadir, matraque, zénith, baroud, nouba, etc. On arrive à plusieurs dizaines de mots.<br />
Mais il est utile de distinguer les mots d&rsquo;étymon purement arabes (jebba&#8212;&gt; jupe) des mots ayant circulé dans le monde arabe, comme abricot ou sucre, mais provenant d’une langue non-arabe. </p>
<p>&#8212;&gt; «Zéro» est un terme venu de l’arabe «sifr» à travers l&rsquo;italien zefiro. La notion de zéro semble née en Inde sous le nom sanscrit de «sunya» entre ‐ 500 et 600 après JC. Il en existe cependant des traces dans le monde babylonien, qui connaissait la «numération décimale de position».</p>
<p>&#8212;&gt; «Algèbre» vient de l’arabe, au sens de «réparation, raboutage» ; il s’agissait de la méthode de «réparation» des égalités ; par exemple,<br />
si A = B , alors A + C = B + C.<br />
Cette méthode a permis la résolution systématique des équations du 2e degré et plus.<br />
Les Babyloniens ont laissé des tablettes sur le sujet, l&rsquo;égyptien hellénistique Diophante a travaillé les «équations diophantiennes» dans l’Antiquité, les Hindous ont brillamment défriché ce sujet de &#8211; 500 à 600 apràs JC<br />
Ensuite, Al Khawarizmi («Le Choresmien», du nom de de la région iranienne du Choresme/Khwarezm), un Ouzbékistanais de culture persane à compilé l’Algèbre, et nous a légué le terme «algorithme» pour une «méthode systématique de résolution et de calcul». </p>
<p>&#8212;&gt; «Algorithme». Au Moyen-Âge, «l’algorisme» désignait le calcul en base décimale transmis par les Arabo-Musulmans, mais né chez les Babyloniens et perfectionné par les Indiens avant 600 (les chiffres arabes sont une transcription des chiffres décimaux hindous, qui eux-mêmes semblent venus du monde araméophone). L’invention de l’Algèbre et du calcul décimal moderne est donc une création commune à plusieurs grandes civilisations d’Orient entre &#8211; 500 et l’an 1000. Le terme «algorithme» vient initialement d’un nom iranien de région.</p>
<p>&#8212;&gt; «Brêle» pour «mule, mulet» vient purement de l’arabe. En argot parachutiste, «se débrêler» signifie se débarrasser des sangles du parachute, qui font penser au «barda» d’un mulet. </p>
<p>&#8212;&gt; Mais «Barda», équipement de transport d’un mulet ou autre équidé, vient du maghrébin dialectal «bardaa» pour «bât». Il semblerait que ce terme quadrilitère soit d’origine amazighe non arabe, cela reste à vérifier.</p>
<p>&#8212;&gt; Burnous est lui aussi un terme venu de la darija maghrébine plus ou moins amazighe, mais il vient initialement du mot gréco-latin byrrhus qui désignait un manteau, une cape.</p>
<p>&#8212;&gt; «Schleuhs», terme d’argot militaire désignant les soldats allemands, les «boches», vient du nom des farouches tribus chleuhs du Maroc qui parlaient la «chelha» amazighe. Le terme est donc initialement amazighe. Les anglais ont transcrit en «schloks» pour désigner les soldats allemands de 14-18.</p>
<p>Bon, j’abrège, il existe d’excellents grimoires sur ces sujets, mais j’ai tenté de raffiner et nuancer l’étymologie de certains mots, sans prétendre être un professionnel. Les mots qui ont circulé à travers plusieurs langues ont tout autant d’intérêt que ceux qui sont simplement des mots purement arabes passés en Europe (jebba&#8212;&gt;jupe). Il y a aussi des mots arabes à l’origine inattendue, comme «El bawsala», qui vient du latin «buxula/petite boîte».<br />
Il me semble que mes textes sont dans la ligne de la tribune de M. ZBA, bien que modestement dépourvus d’une quelconque autorité académique.</p>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/#comment-55896</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 22:37:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À propos de ces « mots promeneurs » à travers la Méditerranée, je me permets d’illustrer la tribune en citant quelques exemples dont l’histoire est insolite. Je cite de mémoire :
----&#062; Abricot vient de l’arabe al-barquq, lui-même emprunté au grec byzantin berikokkia, qui remonte au latin (mālum) praecoquum (« fruit précoce »). C’est un mot latin qui a voyagé autour de la Méditerranée. 
----&#062; Allouche est un terme dialectal maghrébin (plus ou moins amazighe) désignant l’agneau. Ce mot non arabe remonterait au latin agnus. Le terme arabe est plutôt khrayef (ou kharouf). Avez-vous reconnu les noms de famille « Lellouche » (d’origine tunisienne) et « El Krief » (d’origine marocaine mais aussi tunisienne) ?
----&#062; Atrouss (bouc) est un terme dialectal que l’on croyait souvent amazighe. Il viendrait en réalité du grec tragos (τράγος), peut-être via le latin. Ainsi, la sympathique journaliste Neïla Latrous de BFM-TV, d’origine algérienne et ancienne lycéenne en Tunisie, pourrait traduire son nom gréco-berbère par « Victorine Lebouc »… mais ne le lui dites surtout pas, ça la rendrait chèvre !
----&#062; Dèmouss (souterrain plus ou moins mystérieux) vient du latin domus (« maison »).
----&#062; Flouka/felouque désigne une embarcation légère et provient du grec epholkion (ἐφόλκιον).
----&#062; Fondouk (caravansérail, auberge traditionnelle ; fondaco vénitien) remonte au grec pandokeion (πανδοχεῖον, « qui reçoit tout le monde »). Notez que les termes caravane et caravansérail sont, eux, d’origine persane.
----&#062; Gumrak (douane, police des frontières) vient du grec kommerkion, qui désignait une taxe douanière et l’administration byzantine correspondante. On employait souvent ce terme en Tunisie autrefois. Beaucoup y voyaient une origine turque, mais il est bien plus ancien. Quant à « douane », il provient du persan diwan au sens d’administration.
----&#062; Jinn (pluriel jnoun), pour désigner un génie ou un être surnaturel. Certains y voient un lien avec le latin gens ou genius (esprit tutélaire), via des phénomènes de syncrétisme méditerranéen.
----&#062; Tajine vient du grec teganon (τήγανον), désignant un poêlon ou un plat à four. Il est apparenté au terme provençal tian, qui désigne un plat de légumes cuits au four. 
----&#062; Maadnouss (persil) provient du grec makedonios (« macédonien »), via une prononciation égyptienne. C’est en quelque sorte une « herbe macédonienne ».
En résumé, mieux vaut se méfier des attributions d’origine trop définitives. Il s’agit souvent de mots qui ont circulé autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient — et parfois jusqu’en Inde, comme le mot « sucre », issu d’une langue indienne (via le persan et l’arabe) et qui n’est donc pas vraiment d’origine arabe au sens strict.
J’ai encore une palanquée de «mots voyageurs», orange, épinard, artichaut, aubergine, échec, dinar, flouss, dirham, dourou, etc. mais j’abrège…

Modérateur : Fidèle à votre haine des Arabes, qui suinte de tous vos commentaires de troll pro-israélien, vous vous êtes échiné à prouver qu&#039;un certain nombre de mots arabes sont d&#039;origine grecque. Il y a aussi des centaines de mots français, espagnols et italiens d&#039;origine arabe dont les plus célèbres et les pus déterminants pour le développement des sciences sont le zéro, l&#039;algèbre et l&#039;algorithme.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À propos de ces « mots promeneurs » à travers la Méditerranée, je me permets d’illustrer la tribune en citant quelques exemples dont l’histoire est insolite. Je cite de mémoire :<br />
&#8212;-&gt; Abricot vient de l’arabe al-barquq, lui-même emprunté au grec byzantin berikokkia, qui remonte au latin (mālum) praecoquum (« fruit précoce »). C’est un mot latin qui a voyagé autour de la Méditerranée.<br />
&#8212;-&gt; Allouche est un terme dialectal maghrébin (plus ou moins amazighe) désignant l’agneau. Ce mot non arabe remonterait au latin agnus. Le terme arabe est plutôt khrayef (ou kharouf). Avez-vous reconnu les noms de famille « Lellouche » (d’origine tunisienne) et « El Krief » (d’origine marocaine mais aussi tunisienne) ?<br />
&#8212;-&gt; Atrouss (bouc) est un terme dialectal que l’on croyait souvent amazighe. Il viendrait en réalité du grec tragos (τράγος), peut-être via le latin. Ainsi, la sympathique journaliste Neïla Latrous de BFM-TV, d’origine algérienne et ancienne lycéenne en Tunisie, pourrait traduire son nom gréco-berbère par « Victorine Lebouc »… mais ne le lui dites surtout pas, ça la rendrait chèvre !<br />
&#8212;-&gt; Dèmouss (souterrain plus ou moins mystérieux) vient du latin domus (« maison »).<br />
&#8212;-&gt; Flouka/felouque désigne une embarcation légère et provient du grec epholkion (ἐφόλκιον).<br />
&#8212;-&gt; Fondouk (caravansérail, auberge traditionnelle ; fondaco vénitien) remonte au grec pandokeion (πανδοχεῖον, « qui reçoit tout le monde »). Notez que les termes caravane et caravansérail sont, eux, d’origine persane.<br />
&#8212;-&gt; Gumrak (douane, police des frontières) vient du grec kommerkion, qui désignait une taxe douanière et l’administration byzantine correspondante. On employait souvent ce terme en Tunisie autrefois. Beaucoup y voyaient une origine turque, mais il est bien plus ancien. Quant à « douane », il provient du persan diwan au sens d’administration.<br />
&#8212;-&gt; Jinn (pluriel jnoun), pour désigner un génie ou un être surnaturel. Certains y voient un lien avec le latin gens ou genius (esprit tutélaire), via des phénomènes de syncrétisme méditerranéen.<br />
&#8212;-&gt; Tajine vient du grec teganon (τήγανον), désignant un poêlon ou un plat à four. Il est apparenté au terme provençal tian, qui désigne un plat de légumes cuits au four.<br />
&#8212;-&gt; Maadnouss (persil) provient du grec makedonios (« macédonien »), via une prononciation égyptienne. C’est en quelque sorte une « herbe macédonienne ».<br />
En résumé, mieux vaut se méfier des attributions d’origine trop définitives. Il s’agit souvent de mots qui ont circulé autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient — et parfois jusqu’en Inde, comme le mot « sucre », issu d’une langue indienne (via le persan et l’arabe) et qui n’est donc pas vraiment d’origine arabe au sens strict.<br />
J’ai encore une palanquée de «mots voyageurs», orange, épinard, artichaut, aubergine, échec, dinar, flouss, dirham, dourou, etc. mais j’abrège…</p>
<p>Modérateur : Fidèle à votre haine des Arabes, qui suinte de tous vos commentaires de troll pro-israélien, vous vous êtes échiné à prouver qu&rsquo;un certain nombre de mots arabes sont d&rsquo;origine grecque. Il y a aussi des centaines de mots français, espagnols et italiens d&rsquo;origine arabe dont les plus célèbres et les pus déterminants pour le développement des sciences sont le zéro, l&rsquo;algèbre et l&rsquo;algorithme.  </p>
]]></content:encoded>
		
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