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	Commentaires sur : Tunisie &#124; L’art de stagner avec bonne conscience	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 16:42:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je remarque la faiblesse en nombre des commentaires (et parfois aussi en qualité) ... même quand le sujet est tout à fait important pour l&#039;avenir de la TN.
On a l&#039;impression que beaucoup se résignent à cette espèce de &quot;chaouchocratie&quot; improductive et mendiante vers laquelle sombre doucement la Tunisie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je remarque la faiblesse en nombre des commentaires (et parfois aussi en qualité) &#8230; même quand le sujet est tout à fait important pour l&rsquo;avenir de la TN.<br />
On a l&rsquo;impression que beaucoup se résignent à cette espèce de « chaouchocratie » improductive et mendiante vers laquelle sombre doucement la Tunisie.</p>
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		Par : HATHOUT Sofien		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/#comment-56104</link>

		<dc:creator><![CDATA[HATHOUT Sofien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 06:49:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Merci a Mr LAAMARI de remettre les faits a leur juste signification et portée 
L&#039;absence de hautes compétences intégres et stratèges telles que lui a la gouvernance du pa]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci a Mr LAAMARI de remettre les faits a leur juste signification et portée<br />
L&rsquo;absence de hautes compétences intégres et stratèges telles que lui a la gouvernance du pa</p>
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			</item>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/tunisie-lart-de-stagner-avec-bonne-conscience/#comment-56102</link>

		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 22:02:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[On se croirait la nuit de la Saint-Valentin à Chicago en 1929. L’auteur a sorti la sulfateuse et arrose large : fonctionnaires, entrepreneurs, citoyens, tous coupables d’une improductivité collective qui nous maintiendrait à moins de 3 % de croissance quand il en faudrait 5 % pour absorber les nouveaux sur le marché du travail.


Le diagnostic de M. Lamari est juste dans sa brutalité : 
-- investissement en berne,
-- productivité du travail en recul réel sur dix ans,
-- État qui cannibalise son propre budget d’investissement par la masse salariale publique et les subventions,
-- économie informelle qui ronge la formelle (près de 2/5e de l’activité). 
Il a raison de rappeler que la croissance est le produit de millions de comportements quotidiens.

Cependant, le tir groupé à la mitraillette Thompson nous prive d’une dissection fine. 
On reste sur une radiographie floue des années 30 : on voit le macchabée, pas les organes malades. 
Une autopsie secteur par secteur révélerait probablement une hiérarchie des responsabilités plus nette, conforme à mes intuitions :

---0--&#062; LE NOYAU DUR : LE SECTEUR PUBLIC/NATIONALISÉ
Masse salariale qui a explosé post-2011, recrutements massifs, productivité souvent faible (équipements vieillissants, organisation « archéologique », comme dit l’auteur), primes, retraites et avantages qui créent un différentiel de rémunération significatif avec le privé. Ces entités absorbent une part disproportionnée des ressources sans générer de valeur ajoutée proportionnelle, freinant la réallocation des ressources vers les secteurs plus dynamiques.

---0--&#062; ENSUITE, RENTES OLIGOPOLISTIQUES 
Secteurs monopolistiques protégés (réseaux, distribution, certains services), barrières à l’entrée élevées, ententes et réglementations qui favorisent les insiders. Cela décourage la concurrence, maintient des prix élevés et une productivité molle, au détriment des consommateurs et des PME. La Banque mondiale et d’autres rapports soulignent que plus de 50 % de l’économie est affectée par ces restrictions à la concurrence.
---0--&#062; LE RESTE DU PRIVÉ FORMEL SOUFFRE 
PME, industries manufacturières off-shore/on-shore, services
Accuser ce secteur d’improductivité est assez injuste
Il subit un accès rationné au crédit, bureaucratie, une concurrence déloyale de l’informel, des infrastructures dégradées. 
Certains sous-secteurs (textile, certaines IAA) montrent une productivité particulièrement faible, tandis que d’autres (chimie, mécanique-électrique) résistent mieux.
---0--&#062; LES COMPORTEMENTS FAUTIFS
L’informel et les comportements individuels (fraude fiscale, absentéisme, corruption, etc.) sont un amplificateur massif, comme le note l’auteur, mais ils prospèrent souvent parce que les deux «secteurs bloquants» tuent les opportunités des «secteurs libres».

Bref, il n’est pas une «improductivité tunisienne» homogène, mais une combinaison de rigidités structurelles où l’État et les rentes protégées pèsent le plus lourd. 
Sans réforme de la fonction publique, 
sans ouverture contrôlée des marchés protégés, 
sans amélioration du climat des affaires pour les PME 
et sans montée en gamme productive (innovation, formation), 
on continuera à pédaler sur le tapis roulant à l’envers. 
Dans ce radiogramme délibérément un peu flou, voyons un miroir inconfortable . Reste à briser le miroir en morceaux plus tranchants pour cibler les vraies «artères bouchées»

Ma touche personnelle : il faudrait un plan très ambitieux de refonte des transports tunisiens pour revasculariser l’intérieur non côtier ou montagneux de la TN et mieux ouvrir les communications avec l’Algérie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On se croirait la nuit de la Saint-Valentin à Chicago en 1929. L’auteur a sorti la sulfateuse et arrose large : fonctionnaires, entrepreneurs, citoyens, tous coupables d’une improductivité collective qui nous maintiendrait à moins de 3 % de croissance quand il en faudrait 5 % pour absorber les nouveaux sur le marché du travail.</p>
<p>Le diagnostic de M. Lamari est juste dans sa brutalité :<br />
&#8212; investissement en berne,<br />
&#8212; productivité du travail en recul réel sur dix ans,<br />
&#8212; État qui cannibalise son propre budget d’investissement par la masse salariale publique et les subventions,<br />
&#8212; économie informelle qui ronge la formelle (près de 2/5e de l’activité).<br />
Il a raison de rappeler que la croissance est le produit de millions de comportements quotidiens.</p>
<p>Cependant, le tir groupé à la mitraillette Thompson nous prive d’une dissection fine.<br />
On reste sur une radiographie floue des années 30 : on voit le macchabée, pas les organes malades.<br />
Une autopsie secteur par secteur révélerait probablement une hiérarchie des responsabilités plus nette, conforme à mes intuitions :</p>
<p>&#8212;0&#8211;&gt; LE NOYAU DUR : LE SECTEUR PUBLIC/NATIONALISÉ<br />
Masse salariale qui a explosé post-2011, recrutements massifs, productivité souvent faible (équipements vieillissants, organisation « archéologique », comme dit l’auteur), primes, retraites et avantages qui créent un différentiel de rémunération significatif avec le privé. Ces entités absorbent une part disproportionnée des ressources sans générer de valeur ajoutée proportionnelle, freinant la réallocation des ressources vers les secteurs plus dynamiques.</p>
<p>&#8212;0&#8211;&gt; ENSUITE, RENTES OLIGOPOLISTIQUES<br />
Secteurs monopolistiques protégés (réseaux, distribution, certains services), barrières à l’entrée élevées, ententes et réglementations qui favorisent les insiders. Cela décourage la concurrence, maintient des prix élevés et une productivité molle, au détriment des consommateurs et des PME. La Banque mondiale et d’autres rapports soulignent que plus de 50 % de l’économie est affectée par ces restrictions à la concurrence.<br />
&#8212;0&#8211;&gt; LE RESTE DU PRIVÉ FORMEL SOUFFRE<br />
PME, industries manufacturières off-shore/on-shore, services<br />
Accuser ce secteur d’improductivité est assez injuste<br />
Il subit un accès rationné au crédit, bureaucratie, une concurrence déloyale de l’informel, des infrastructures dégradées.<br />
Certains sous-secteurs (textile, certaines IAA) montrent une productivité particulièrement faible, tandis que d’autres (chimie, mécanique-électrique) résistent mieux.<br />
&#8212;0&#8211;&gt; LES COMPORTEMENTS FAUTIFS<br />
L’informel et les comportements individuels (fraude fiscale, absentéisme, corruption, etc.) sont un amplificateur massif, comme le note l’auteur, mais ils prospèrent souvent parce que les deux «secteurs bloquants» tuent les opportunités des «secteurs libres».</p>
<p>Bref, il n’est pas une «improductivité tunisienne» homogène, mais une combinaison de rigidités structurelles où l’État et les rentes protégées pèsent le plus lourd.<br />
Sans réforme de la fonction publique,<br />
sans ouverture contrôlée des marchés protégés,<br />
sans amélioration du climat des affaires pour les PME<br />
et sans montée en gamme productive (innovation, formation),<br />
on continuera à pédaler sur le tapis roulant à l’envers.<br />
Dans ce radiogramme délibérément un peu flou, voyons un miroir inconfortable . Reste à briser le miroir en morceaux plus tranchants pour cibler les vraies «artères bouchées»</p>
<p>Ma touche personnelle : il faudrait un plan très ambitieux de refonte des transports tunisiens pour revasculariser l’intérieur non côtier ou montagneux de la TN et mieux ouvrir les communications avec l’Algérie.</p>
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