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	Commentaires sur : La Tunisie et sa diaspora &#124; Remettre les pendules à l’heure	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 18 Jun 2026 21:12:50 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : Baal HAMMON		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Baal HAMMON]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 21:12:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il suffit de lire les commentaires dans Kapitalis.com, et surtout les réactions à ces commentaires, pour mesurer la schizophrénie tunisienne envers les binationaux.
Certains se croient en mesure d&#039;imposer à distance une opinion A ou B à n&#039;importe quel TRE ; c&#039;est très rigolo !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il suffit de lire les commentaires dans Kapitalis.com, et surtout les réactions à ces commentaires, pour mesurer la schizophrénie tunisienne envers les binationaux.<br />
Certains se croient en mesure d&rsquo;imposer à distance une opinion A ou B à n&rsquo;importe quel TRE ; c&rsquo;est très rigolo !</p>
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		<title>
		Par : Fathia		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/la-tunisie-et-sa-diaspora-remettre-les-pendules-a-lheure/#comment-56661</link>

		<dc:creator><![CDATA[Fathia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 15:03:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/la-tunisie-et-sa-diaspora-remettre-les-pendules-a-lheure/#comment-56641&quot;&gt;HatemC&lt;/a&gt;.

Merci pour ce commentaire que je partage à 100 %]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/la-tunisie-et-sa-diaspora-remettre-les-pendules-a-lheure/#comment-56641">HatemC</a>.</p>
<p>Merci pour ce commentaire que je partage à 100 %</p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/la-tunisie-et-sa-diaspora-remettre-les-pendules-a-lheure/#comment-56641</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:46:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il est temps de poser le doigt sur une réalité sociologique que les décideurs et intellectuels du pays d&#039;origine refusent de voir, aveuglés par un romantisme nationaliste ou de bas calculs politiques. 
L’article de Kapitalis est le parfait exemple de cette rhétorique larmoyante et moralisatrice qui culpabilise la diaspora en projetant sur elle des attentes totalement hors sol.

Leur postulat de départ est aussi agaçant que sociologiquement nul : la diaspora « devrait » quelque chose à la Tunisie. C&#039;est absurde. Les jeunes des 3e et 4e générations ne sont pas des immigrés. 

Ce sont des enfants de Paris, de Lyon, de Bruxelles, de Berlin ou de Stockholm, pas de Tunis, de Gabès ou de Tataouine. Ils n&#039;ont pas quitté la Tunisie : ils n’y ont jamais vécu. Leur lien avec le pays est purement affectif, familial ou touristique, limité au temps des vacances d’été. Exiger d’eux un alignement politique, économique ou une prétendue « mentalité du bled » est une aberration. 
On ne peut pas demander à un jeune qui a fait toute sa scolarité, construit son réseau et intégré les codes civiques européens de raisonner comme s&#039;il vivait à Sfax ou à Tunis. Prétendre le contraire, c&#039;est nier l&#039;évidence même de la socialisation occidentale.

Le cas des binationaux dans le sport illustre à merveille cette hypocrisie. 
La Tunisie adore se gargariser des succès d&#039;athlètes formés à grands frais par les fédérations européennes. Compter sur la diaspora pour bâtir son élite sportive n&#039;est rien d&#039;autre qu&#039;une paresse intellectuelle et politique. C&#039;est le cache-misère de l&#039;absence d&#039;infrastructures locales, du manque de budget et de l’incompétence des fédérations nationales. 

Le cynisme est absolu : si un binational choisit son pays de naissance, on hurle à la trahison ; s&#039;il choisit la Tunisie — souvent par défaut — on crie au patriotisme. 
Les grandes nations sportives n&#039;attendent pas que les banlieues européennes fassent le travail à leur place : elles investissent chez elles, détectent dès l&#039;enfance et forment des éducateurs locaux.

En somme, Kapitalis sombre dans un biais de nostalgie chronique. 
Au lieu de regarder l&#039;avenir en face en modernisant ses structures, en donnant leur chance aux jeunes qui vivent sur place et en créant un environnement attractif, l&#039;État préfère fantasmer sa diaspora. C&#039;est la politique de l&#039;autruche. 
Il est évidemment plus facile de reprocher aux enfants de la 3e génération de « perdre leurs racines » que d&#039;admettre l&#039;échec d&#039;un État incapable de retenir ses propres talents ou de proposer un partenariat économique moderne et pragmatique]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de poser le doigt sur une réalité sociologique que les décideurs et intellectuels du pays d&rsquo;origine refusent de voir, aveuglés par un romantisme nationaliste ou de bas calculs politiques.<br />
L’article de Kapitalis est le parfait exemple de cette rhétorique larmoyante et moralisatrice qui culpabilise la diaspora en projetant sur elle des attentes totalement hors sol.</p>
<p>Leur postulat de départ est aussi agaçant que sociologiquement nul : la diaspora « devrait » quelque chose à la Tunisie. C&rsquo;est absurde. Les jeunes des 3e et 4e générations ne sont pas des immigrés. </p>
<p>Ce sont des enfants de Paris, de Lyon, de Bruxelles, de Berlin ou de Stockholm, pas de Tunis, de Gabès ou de Tataouine. Ils n&rsquo;ont pas quitté la Tunisie : ils n’y ont jamais vécu. Leur lien avec le pays est purement affectif, familial ou touristique, limité au temps des vacances d’été. Exiger d’eux un alignement politique, économique ou une prétendue « mentalité du bled » est une aberration.<br />
On ne peut pas demander à un jeune qui a fait toute sa scolarité, construit son réseau et intégré les codes civiques européens de raisonner comme s&rsquo;il vivait à Sfax ou à Tunis. Prétendre le contraire, c&rsquo;est nier l&rsquo;évidence même de la socialisation occidentale.</p>
<p>Le cas des binationaux dans le sport illustre à merveille cette hypocrisie.<br />
La Tunisie adore se gargariser des succès d&rsquo;athlètes formés à grands frais par les fédérations européennes. Compter sur la diaspora pour bâtir son élite sportive n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une paresse intellectuelle et politique. C&rsquo;est le cache-misère de l&rsquo;absence d&rsquo;infrastructures locales, du manque de budget et de l’incompétence des fédérations nationales. </p>
<p>Le cynisme est absolu : si un binational choisit son pays de naissance, on hurle à la trahison ; s&rsquo;il choisit la Tunisie — souvent par défaut — on crie au patriotisme.<br />
Les grandes nations sportives n&rsquo;attendent pas que les banlieues européennes fassent le travail à leur place : elles investissent chez elles, détectent dès l&rsquo;enfance et forment des éducateurs locaux.</p>
<p>En somme, Kapitalis sombre dans un biais de nostalgie chronique.<br />
Au lieu de regarder l&rsquo;avenir en face en modernisant ses structures, en donnant leur chance aux jeunes qui vivent sur place et en créant un environnement attractif, l&rsquo;État préfère fantasmer sa diaspora. C&rsquo;est la politique de l&rsquo;autruche.<br />
Il est évidemment plus facile de reprocher aux enfants de la 3e génération de « perdre leurs racines » que d&rsquo;admettre l&rsquo;échec d&rsquo;un État incapable de retenir ses propres talents ou de proposer un partenariat économique moderne et pragmatique</p>
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