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	Commentaires sur : Classement Fifa &#124; La Tunisie dégringole de 13 places	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 23 Jun 2026 17:14:42 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/classement-fifa-la-tunisie-degringole-de-13-places/#comment-56756</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 17:14:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19014643#comment-56756</guid>

					<description><![CDATA[L&#039;article de Kapitalis met le doigt sur une plaie profonde. Alors que des voisins comme le Maroc ont grimpé jusqu&#039;au sommet du football mondial en investissant massivement dans les infrastructures et le management, la Tunisie a récemment connu une chute brutale de 13 places au classement FIFA, glissant au 58e rang mondial. Ce recul historique fait écho à mes trois constats :

1. L’Héritage de 1978 : La souveraineté de la formation
L&#039;équipe mythique d&#039;Abdelmajid Chetali en 1978 (première nation africaine à gagner un match de Coupe du monde, 3-1 contre le Mexique) n&#039;était pas seulement performante : elle était le miroir d&#039;un État qui considérait le sport comme un outil d&#039;émancipation et d&#039;éducation populaire. Des légendes comme Tarak Dhiab ou Ali Kaabi ont grandi sur des terrains entretenus, encadrés par des éducateurs formés. L&#039;existence même d&#039;un championnat de water-polo à l&#039;époque prouve que la culture sportive dépassait largement le cadre du seul ballon rond.

2. Le tarissement du réservoir local
À partir des années 1980 et surtout 1990, le désengagement progressif de l&#039;État et la crise financière des clubs ont transformé les centres de formation en coquilles vides. Les stades municipaux d&#039;El Menzah ou de Sousse, autrefois fleurons nationaux, ont souffert d&#039;un manque d&#039;entretien criant. Sans structures, sans encadrement et sans vision managériale à long terme, le vivier de talents locaux s&#039;est asséché.

3. La &quot;perfusion&quot; des binationaux
Aujourd&#039;hui, la sélection nationale masque ses carences structurelles en s&#039;appuyant massivement sur des binationaux nés et formés dans les rigoureux centres d&#039;Europe (notamment en France ou en Allemagne). Si leur apport et leur patriotisme sont indéniables, ce modèle montre ses limites dès que le collectif affronte des nations qui combinent binationaux d&#039;élite et championnats locaux ultra-compétitifs. Les récentes lourdes défaites de la Tunisie (comme le 0-4 contre le Japon ou le 1-5 contre la Suède) prouvent qu&#039;un arbre (les binationaux) ne peut plus cacher une forêt en ruine (l&#039;absence de formation locale).

Le constat est sans appel : Le football tunisien vit sur les acquis d&#039;un passé glorieux et sur le travail de formation des fédérations européennes. Pour enrayer la chute au classement FIFA et retrouver la ferveur de 1978, la Tunisie ne pourra plus faire l&#039;économie d&#039;une refonte totale de ses infrastructures de proximité et de sa gouvernance sportive.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;article de Kapitalis met le doigt sur une plaie profonde. Alors que des voisins comme le Maroc ont grimpé jusqu&rsquo;au sommet du football mondial en investissant massivement dans les infrastructures et le management, la Tunisie a récemment connu une chute brutale de 13 places au classement FIFA, glissant au 58e rang mondial. Ce recul historique fait écho à mes trois constats :</p>
<p>1. L’Héritage de 1978 : La souveraineté de la formation<br />
L&rsquo;équipe mythique d&rsquo;Abdelmajid Chetali en 1978 (première nation africaine à gagner un match de Coupe du monde, 3-1 contre le Mexique) n&rsquo;était pas seulement performante : elle était le miroir d&rsquo;un État qui considérait le sport comme un outil d&rsquo;émancipation et d&rsquo;éducation populaire. Des légendes comme Tarak Dhiab ou Ali Kaabi ont grandi sur des terrains entretenus, encadrés par des éducateurs formés. L&rsquo;existence même d&rsquo;un championnat de water-polo à l&rsquo;époque prouve que la culture sportive dépassait largement le cadre du seul ballon rond.</p>
<p>2. Le tarissement du réservoir local<br />
À partir des années 1980 et surtout 1990, le désengagement progressif de l&rsquo;État et la crise financière des clubs ont transformé les centres de formation en coquilles vides. Les stades municipaux d&rsquo;El Menzah ou de Sousse, autrefois fleurons nationaux, ont souffert d&rsquo;un manque d&rsquo;entretien criant. Sans structures, sans encadrement et sans vision managériale à long terme, le vivier de talents locaux s&rsquo;est asséché.</p>
<p>3. La « perfusion » des binationaux<br />
Aujourd&rsquo;hui, la sélection nationale masque ses carences structurelles en s&rsquo;appuyant massivement sur des binationaux nés et formés dans les rigoureux centres d&rsquo;Europe (notamment en France ou en Allemagne). Si leur apport et leur patriotisme sont indéniables, ce modèle montre ses limites dès que le collectif affronte des nations qui combinent binationaux d&rsquo;élite et championnats locaux ultra-compétitifs. Les récentes lourdes défaites de la Tunisie (comme le 0-4 contre le Japon ou le 1-5 contre la Suède) prouvent qu&rsquo;un arbre (les binationaux) ne peut plus cacher une forêt en ruine (l&rsquo;absence de formation locale).</p>
<p>Le constat est sans appel : Le football tunisien vit sur les acquis d&rsquo;un passé glorieux et sur le travail de formation des fédérations européennes. Pour enrayer la chute au classement FIFA et retrouver la ferveur de 1978, la Tunisie ne pourra plus faire l&rsquo;économie d&rsquo;une refonte totale de ses infrastructures de proximité et de sa gouvernance sportive.</p>
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		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/classement-fifa-la-tunisie-degringole-de-13-places/#comment-56755</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 17:04:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Corruption dans le Foot Tunisien 
Le football tunisien, et plus particulièrement la Fédération Tunisienne de Football (FTF), est secoué depuis plusieurs années par de graves accusations et des scandales de corruption qui alimentent régulièrement les débats publics et les médias.
Les rumeurs et les témoignages concernant le versement de pots-de-vin (commissions sur les primes, cadeaux de luxe comme des voitures ou de l&#039;immobilier) pour garantir une place en équipe nationale ou pour obtenir un transfert sont des sujets récurrents.
Un secret de polichinelle ? 
Les accusations du milieu
Dans l&#039;entourage du football tunisien (anciens joueurs, agents, consultants), l&#039;idée que certains choix de sélectionneurs ou de dirigeants soient motivés par des intérêts financiers plutôt que sportifs est souvent évoquée.
Le système des &quot;commissions&quot; sur les primes : 
Des accusations récurrentes suggèrent que certains intermédiaires ou dirigeants exigeraient un pourcentage sur les primes de match ou les bonus de participation aux grandes compétitions (comme la Coupe du Monde ou la CAN) en échange d&#039;une convocation.
Le chantage aux binationaux et aux transferts : 
Être appelé en sélection nationale augmente considérablement la valeur marchande d&#039;un joueur. 
Selon plusieurs dénonciations médiatiques en Tunisie, certains passe-droits ou convocations de complaisance auraient été monnayés pour servir de vitrine afin de transférer des joueurs à l&#039;étranger, enrichissant au passage les décideurs.
Les cadeaux de luxe : 
Bien que l&#039;histoire des maisons et des voitures offertes relève parfois de la rumeur publique difficile à prouver au cas par cas, elle illustre le climat de profonde méfiance et la perception d&#039;un système de &quot;renvoi d&#039;ascenseur&quot; totalement opaque.
La réalité judiciaire : 
Un football sous haute tension
Ces soupçons ne sont pas restés uniquement au stade des rumeurs de vestiaire. Ils ont pris une tournure très officielle ces dernières années :
L&#039;arrestation de Wadii Jary : 
Le puissant et controversé président de la Fédération Tunisienne de Football, Wadii Jary, a été arrêté et incarcéré fin 2023. 
Les enquêtes à son encontre portent sur des soupçons de corruption financière, de malversations administratives et de conclusion de contrats illégaux. 
Bien que son dossier soit complexe, cette arrestation a mis en lumière la gestion opaque du football national.
Les enquêtes du ministère des Sports : 
Les autorités tunisiennes ont mené plusieurs audits sur les finances de la FTF, pointant du doigt des flux financiers suspects et une gestion jugée &quot;clanique&quot; par ses détracteurs.
Le gel des instances : 
Le football tunisien traverse une crise de gouvernance majeure, au point que la FIFA a dû nommer un comité de normalisation pour gérer les affaires courantes de la fédération et tenter de nettoyer les structures internes.
En résumé : 
Si les détails précis (comme l&#039;offre d&#039;une maison ou d&#039;une voiture spécifique) sont complexes à documenter juridiquement pour chaque joueur, le système de corruption, de favoritisme et de racket financier lié aux sélections et à la gestion des clubs est une réalité structurelle dénoncée au plus haut niveau en Tunisie. 
L&#039;intervention de la justice et de la FIFA montre que le problème a dépassé le simple stade de la rumeur pour devenir une crise d&#039;État du sport tunisien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Corruption dans le Foot Tunisien<br />
Le football tunisien, et plus particulièrement la Fédération Tunisienne de Football (FTF), est secoué depuis plusieurs années par de graves accusations et des scandales de corruption qui alimentent régulièrement les débats publics et les médias.<br />
Les rumeurs et les témoignages concernant le versement de pots-de-vin (commissions sur les primes, cadeaux de luxe comme des voitures ou de l&rsquo;immobilier) pour garantir une place en équipe nationale ou pour obtenir un transfert sont des sujets récurrents.<br />
Un secret de polichinelle ?<br />
Les accusations du milieu<br />
Dans l&rsquo;entourage du football tunisien (anciens joueurs, agents, consultants), l&rsquo;idée que certains choix de sélectionneurs ou de dirigeants soient motivés par des intérêts financiers plutôt que sportifs est souvent évoquée.<br />
Le système des « commissions » sur les primes :<br />
Des accusations récurrentes suggèrent que certains intermédiaires ou dirigeants exigeraient un pourcentage sur les primes de match ou les bonus de participation aux grandes compétitions (comme la Coupe du Monde ou la CAN) en échange d&rsquo;une convocation.<br />
Le chantage aux binationaux et aux transferts :<br />
Être appelé en sélection nationale augmente considérablement la valeur marchande d&rsquo;un joueur.<br />
Selon plusieurs dénonciations médiatiques en Tunisie, certains passe-droits ou convocations de complaisance auraient été monnayés pour servir de vitrine afin de transférer des joueurs à l&rsquo;étranger, enrichissant au passage les décideurs.<br />
Les cadeaux de luxe :<br />
Bien que l&rsquo;histoire des maisons et des voitures offertes relève parfois de la rumeur publique difficile à prouver au cas par cas, elle illustre le climat de profonde méfiance et la perception d&rsquo;un système de « renvoi d&rsquo;ascenseur » totalement opaque.<br />
La réalité judiciaire :<br />
Un football sous haute tension<br />
Ces soupçons ne sont pas restés uniquement au stade des rumeurs de vestiaire. Ils ont pris une tournure très officielle ces dernières années :<br />
L&rsquo;arrestation de Wadii Jary :<br />
Le puissant et controversé président de la Fédération Tunisienne de Football, Wadii Jary, a été arrêté et incarcéré fin 2023.<br />
Les enquêtes à son encontre portent sur des soupçons de corruption financière, de malversations administratives et de conclusion de contrats illégaux.<br />
Bien que son dossier soit complexe, cette arrestation a mis en lumière la gestion opaque du football national.<br />
Les enquêtes du ministère des Sports :<br />
Les autorités tunisiennes ont mené plusieurs audits sur les finances de la FTF, pointant du doigt des flux financiers suspects et une gestion jugée « clanique » par ses détracteurs.<br />
Le gel des instances :<br />
Le football tunisien traverse une crise de gouvernance majeure, au point que la FIFA a dû nommer un comité de normalisation pour gérer les affaires courantes de la fédération et tenter de nettoyer les structures internes.<br />
En résumé :<br />
Si les détails précis (comme l&rsquo;offre d&rsquo;une maison ou d&rsquo;une voiture spécifique) sont complexes à documenter juridiquement pour chaque joueur, le système de corruption, de favoritisme et de racket financier lié aux sélections et à la gestion des clubs est une réalité structurelle dénoncée au plus haut niveau en Tunisie.<br />
L&rsquo;intervention de la justice et de la FIFA montre que le problème a dépassé le simple stade de la rumeur pour devenir une crise d&rsquo;État du sport tunisien.</p>
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