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	Commentaires sur : L’Italien Duferco lance un projet photovoltaïque en Tunisie	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 18:15:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ma question touche un sujet plus large que ce projet : qui capte la valeur créée en Tunisie ?

La réaction « où sont les bâtisseurs tunisiens ? ».

D’abord, le fait qu’un groupe italien comme Duferco investisse dans le photovoltaïque n’est pas forcément un mauvais signal. Dans beaucoup de pays, les grands projets solaires sont financés par des acteurs étrangers parce qu’ils mobilisent :

beaucoup de capital au départ ;
des financements longs (15–25 ans) ;
une capacité à absorber le risque réglementaire ;
un accès à des fournisseurs et banques internationales.
La vraie question n’est pas « étranger ou tunisien ? », mais :

1. Qui possède l’actif ?
Si l’investisseur reste propriétaire 25 ans et rapatrie l’essentiel des bénéfices, l’effet local est limité.

2. Qui construit ?
Entreprises tunisiennes de génie civil ? bureaux d’études ? maintenance ? câblage ? transport ?
3. Qui finance ?
Parce qu’on voit aussi des exemples où le financement et la structuration sont tunisiens. Le projet photovoltaïque de Kairouan financé autour de banques tunisiennes montre qu’un montage plus local est possible.
4. À qui est vendue l’électricité ?
À la STEG ? à des industriels ? avec quel tarif et quelle durée ?
Sans connaître le contrat exact Duferco : un grand parc solaire se raisonne souvent sur 15–25 ans ;
le rendement dépend surtout du prix d’achat garanti de l’électricité, du coût du capital et du risque pays ;
en Tunisie, ce qui attire souvent les investisseurs n’est pas seulement le soleil, mais aussi les concessions, garanties et cadres contractuels.
Il y a aussi une critique structurelle qu’on entend souvent : la Tunisie attire des développeurs internationaux mais a plus de difficulté à faire émerger des champions nationaux intégrés (développement + financement + exploitation + industrie locale). En parallèle, plusieurs cycles d’appels d’offres récents ont attribué une part importante des capacités à des groupes étrangers.
La question stratégique n’est peut-être pas :
« Pourquoi les étrangers investissent ? »
mais plutôt :
« Pourquoi les Tunisiens investissent-ils peu dans les infrastructures productives à long terme alors que l’épargne privée existe ? »
C’est là que se jouent la confiance, la visibilité réglementaire, l’accès au crédit et la capacité industrielle.
La vraie question n’est peut-être pas : « pourquoi des étrangers investissent ? » mais plutôt :
Pourquoi la Tunisie ne crée-t-elle pas davantage de consortiums tunisiens (banques + industrie + STEG + diaspora + fonds souverain) capables de co-investir au lieu de rester uniquement terre d’accueil ?

Modérateur : Comme toujours, vous commentez sans faire l&#039;effort de lire, parce que vous croyez tout savoir. Il est bien écrit dans l&#039;article que Duferco a un co-investisseur local tunisien dont le nom sera révélé aujourd&#039;hui, à la signature du contrat. Ce qui vde de tout intérêt cet interminable commentaire à côté de la plaque. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma question touche un sujet plus large que ce projet : qui capte la valeur créée en Tunisie ?</p>
<p>La réaction « où sont les bâtisseurs tunisiens ? ».</p>
<p>D’abord, le fait qu’un groupe italien comme Duferco investisse dans le photovoltaïque n’est pas forcément un mauvais signal. Dans beaucoup de pays, les grands projets solaires sont financés par des acteurs étrangers parce qu’ils mobilisent :</p>
<p>beaucoup de capital au départ ;<br />
des financements longs (15–25 ans) ;<br />
une capacité à absorber le risque réglementaire ;<br />
un accès à des fournisseurs et banques internationales.<br />
La vraie question n’est pas « étranger ou tunisien ? », mais :</p>
<p>1. Qui possède l’actif ?<br />
Si l’investisseur reste propriétaire 25 ans et rapatrie l’essentiel des bénéfices, l’effet local est limité.</p>
<p>2. Qui construit ?<br />
Entreprises tunisiennes de génie civil ? bureaux d’études ? maintenance ? câblage ? transport ?<br />
3. Qui finance ?<br />
Parce qu’on voit aussi des exemples où le financement et la structuration sont tunisiens. Le projet photovoltaïque de Kairouan financé autour de banques tunisiennes montre qu’un montage plus local est possible.<br />
4. À qui est vendue l’électricité ?<br />
À la STEG ? à des industriels ? avec quel tarif et quelle durée ?<br />
Sans connaître le contrat exact Duferco : un grand parc solaire se raisonne souvent sur 15–25 ans ;<br />
le rendement dépend surtout du prix d’achat garanti de l’électricité, du coût du capital et du risque pays ;<br />
en Tunisie, ce qui attire souvent les investisseurs n’est pas seulement le soleil, mais aussi les concessions, garanties et cadres contractuels.<br />
Il y a aussi une critique structurelle qu’on entend souvent : la Tunisie attire des développeurs internationaux mais a plus de difficulté à faire émerger des champions nationaux intégrés (développement + financement + exploitation + industrie locale). En parallèle, plusieurs cycles d’appels d’offres récents ont attribué une part importante des capacités à des groupes étrangers.<br />
La question stratégique n’est peut-être pas :<br />
« Pourquoi les étrangers investissent ? »<br />
mais plutôt :<br />
« Pourquoi les Tunisiens investissent-ils peu dans les infrastructures productives à long terme alors que l’épargne privée existe ? »<br />
C’est là que se jouent la confiance, la visibilité réglementaire, l’accès au crédit et la capacité industrielle.<br />
La vraie question n’est peut-être pas : « pourquoi des étrangers investissent ? » mais plutôt :<br />
Pourquoi la Tunisie ne crée-t-elle pas davantage de consortiums tunisiens (banques + industrie + STEG + diaspora + fonds souverain) capables de co-investir au lieu de rester uniquement terre d’accueil ?</p>
<p>Modérateur : Comme toujours, vous commentez sans faire l&rsquo;effort de lire, parce que vous croyez tout savoir. Il est bien écrit dans l&rsquo;article que Duferco a un co-investisseur local tunisien dont le nom sera révélé aujourd&rsquo;hui, à la signature du contrat. Ce qui vde de tout intérêt cet interminable commentaire à côté de la plaque. </p>
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