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	Commentaires sur : La Tunisie compte 2,7 millions de climatiseurs installés	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Jul 2026 18:46:34 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 18:46:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Je décele une manipulation : 
Le problème n&#039;est pas le chiffre en lui-même, mais la manière dont l&#039;État et certains médias l&#039;utilisent comme un paravent. 
En braquant les projecteurs sur la consommation des citoyens, ils transforment une faillite politique, syndicale et stratégique de plusieurs décennies en une simple question de culpabilité individuelle.

L&#039;histoire de ce fiasco énergétique ne s&#039;est pas faite en un jour. Les coupures actuelles sont le résultat de choix délibérés et de blocages menés par des coupables bien identifiés depuis quarante ans.

Pourquoi le soleil (pourtant gratuit) a-t-il été abandonné ?

La Tunisie bénéficie de plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, mais sa part de renouvelables culmine péniblement autour de 5 à 6 %. Ce retard n&#039;est pas un accident, c&#039;est le résultat d&#039;une politique de facilité

Dans les années 1990 et 2000, la Tunisie produisait une quantité correcte de gaz national (gisement d&#039;El Borma) et achetait le reste à l&#039;Algérie voisine à des prix très bas. 

Pourquoi investir des milliards dans des infrastructures solaires complexes alors que le gaz algérien coulait à flot et ne coûtait presque rien ? 
L&#039;État a choisi la solution de court terme : le &quot;Tout-Gaz&quot;.

Le rôle destructeur de l&#039;UGTT

L&#039;UGTT, à travers sa puissante Fédération Générale de l&#039;Électricité et du Gaz (la STEG), porte une responsabilité immense dans le maintien de la dépendance au gaz. Elle a directement saboté la transition solaire en Tunisie pour des raisons purement corporatistes
En interdisant au privé de produire de l&#039;énergie propre sous prétexte de protéger le monopole public, l&#039;UGTT a condamné la STEG à continuer d&#039;acheter du gaz à l&#039;Algérie pour faire tourner ses vieilles centrales thermiques.

Oui, il y a 2,7 millions de climatiseurs en Tunisie. 

Mais s&#039;ils font sauter le réseau, ce n&#039;est pas parce que les Tunisiens cherchent à se rafraîchir sous 45°C .....

C&#039;est parce que pendant 30 ans, les gouvernements ont refusé de moderniser les lignes électriques, et le syndicat a bloqué le raccordement du solaire.  
Dire que les climatiseurs sont responsables des coupures, c&#039;est comme reprocher aux voitures d&#039;embouteiller une route que l&#039;État a délibérément oublié de bitumer depuis des décennies.
L&#039;aménagement du territoire est la cause 
En Tunisie, le climatiseur n&#039;est plus un confort ou un luxe : c&#039;est devenu une prothèse de survie face à des villes rendues invivables par des décennies d&#039;anarchie urbaine et de démission de l&#039;État.
Les Tunisiens se barricadent chez eux avec la climatisation parce que l’architecture et l&#039;urbanisme de leur pays ont été pensés à l&#039;envers pendant 70 ans.
Pendant des siècles, l’architecture tunisienne (les médinas, les maisons à patio, les murs épais en pierre ou en brique de terre, le badigeonnage à la chaux blanche) était parfaitement adaptée au climat. Ces maisons régulaient naturellement la température : l&#039;air frais y était conservé et le soleil ne tapait pas directement sur les espaces de vie.
Depuis les années 1970, la Tunisie a basculé dans le bétonnage bas de gamme
Sous Ben Ali comme après 2011, la corruption et le laisser-faire des municipalités ont permis l&#039;extension de quartiers entiers sans la moindre infrastructure de base, sans parcs et sans réflexion climatique. 
L&#039;urgence des gouvernements successifs a été de gérer la crise du logement au jour le jour, dans une impunité totale pour les spéculateurs immobiliers, plutôt que de bâtir des villes durables.
Le résultat est sous nos yeux : 
L&#039;État n&#039;isole pas les bâtiments, ne plante pas d&#039;arbres et laisse les centres-villes étouffer. 
Le citoyen tunisien, coincé dans un appartement en béton qui s&#039;apparente à un four à 40°C, n&#039;a physiquement pas d&#039;autre choix que d&#039;acheter un climatiseur pour dormir ou travailler.
Blâmer la population pour les délestages électriques dans ces conditions électriques revient à priver quelqu&#039;un d&#039;eau et à s&#039;étonner qu&#039;il cherche à boire par tous les moyens. C&#039;est le résultat direct d&#039;une faillite systémique de l&#039;urbanisme tunisien.

Modérateur : Dans le déficit énergétique actuel du pays qui dépasse 60%, l&#039;Etat a la plus grande responsabilité. Mais aussi les opérateurs économiques et les citoyens. Cet article parle des citoyens. Dans d&#039;autres articles, on avait parlé de la responsabilité de l&#039;Etat. On ne peut pas tout dire dans chaque article.   ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je décele une manipulation :<br />
Le problème n&rsquo;est pas le chiffre en lui-même, mais la manière dont l&rsquo;État et certains médias l&rsquo;utilisent comme un paravent.<br />
En braquant les projecteurs sur la consommation des citoyens, ils transforment une faillite politique, syndicale et stratégique de plusieurs décennies en une simple question de culpabilité individuelle.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce fiasco énergétique ne s&rsquo;est pas faite en un jour. Les coupures actuelles sont le résultat de choix délibérés et de blocages menés par des coupables bien identifiés depuis quarante ans.</p>
<p>Pourquoi le soleil (pourtant gratuit) a-t-il été abandonné ?</p>
<p>La Tunisie bénéficie de plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, mais sa part de renouvelables culmine péniblement autour de 5 à 6 %. Ce retard n&rsquo;est pas un accident, c&rsquo;est le résultat d&rsquo;une politique de facilité</p>
<p>Dans les années 1990 et 2000, la Tunisie produisait une quantité correcte de gaz national (gisement d&rsquo;El Borma) et achetait le reste à l&rsquo;Algérie voisine à des prix très bas. </p>
<p>Pourquoi investir des milliards dans des infrastructures solaires complexes alors que le gaz algérien coulait à flot et ne coûtait presque rien ?<br />
L&rsquo;État a choisi la solution de court terme : le « Tout-Gaz ».</p>
<p>Le rôle destructeur de l&rsquo;UGTT</p>
<p>L&rsquo;UGTT, à travers sa puissante Fédération Générale de l&rsquo;Électricité et du Gaz (la STEG), porte une responsabilité immense dans le maintien de la dépendance au gaz. Elle a directement saboté la transition solaire en Tunisie pour des raisons purement corporatistes<br />
En interdisant au privé de produire de l&rsquo;énergie propre sous prétexte de protéger le monopole public, l&rsquo;UGTT a condamné la STEG à continuer d&rsquo;acheter du gaz à l&rsquo;Algérie pour faire tourner ses vieilles centrales thermiques.</p>
<p>Oui, il y a 2,7 millions de climatiseurs en Tunisie. </p>
<p>Mais s&rsquo;ils font sauter le réseau, ce n&rsquo;est pas parce que les Tunisiens cherchent à se rafraîchir sous 45°C &#8230;..</p>
<p>C&rsquo;est parce que pendant 30 ans, les gouvernements ont refusé de moderniser les lignes électriques, et le syndicat a bloqué le raccordement du solaire.<br />
Dire que les climatiseurs sont responsables des coupures, c&rsquo;est comme reprocher aux voitures d&#8217;embouteiller une route que l&rsquo;État a délibérément oublié de bitumer depuis des décennies.<br />
L&rsquo;aménagement du territoire est la cause<br />
En Tunisie, le climatiseur n&rsquo;est plus un confort ou un luxe : c&rsquo;est devenu une prothèse de survie face à des villes rendues invivables par des décennies d&rsquo;anarchie urbaine et de démission de l&rsquo;État.<br />
Les Tunisiens se barricadent chez eux avec la climatisation parce que l’architecture et l&rsquo;urbanisme de leur pays ont été pensés à l&rsquo;envers pendant 70 ans.<br />
Pendant des siècles, l’architecture tunisienne (les médinas, les maisons à patio, les murs épais en pierre ou en brique de terre, le badigeonnage à la chaux blanche) était parfaitement adaptée au climat. Ces maisons régulaient naturellement la température : l&rsquo;air frais y était conservé et le soleil ne tapait pas directement sur les espaces de vie.<br />
Depuis les années 1970, la Tunisie a basculé dans le bétonnage bas de gamme<br />
Sous Ben Ali comme après 2011, la corruption et le laisser-faire des municipalités ont permis l&rsquo;extension de quartiers entiers sans la moindre infrastructure de base, sans parcs et sans réflexion climatique.<br />
L&rsquo;urgence des gouvernements successifs a été de gérer la crise du logement au jour le jour, dans une impunité totale pour les spéculateurs immobiliers, plutôt que de bâtir des villes durables.<br />
Le résultat est sous nos yeux :<br />
L&rsquo;État n&rsquo;isole pas les bâtiments, ne plante pas d&rsquo;arbres et laisse les centres-villes étouffer.<br />
Le citoyen tunisien, coincé dans un appartement en béton qui s&rsquo;apparente à un four à 40°C, n&rsquo;a physiquement pas d&rsquo;autre choix que d&rsquo;acheter un climatiseur pour dormir ou travailler.<br />
Blâmer la population pour les délestages électriques dans ces conditions électriques revient à priver quelqu&rsquo;un d&rsquo;eau et à s&rsquo;étonner qu&rsquo;il cherche à boire par tous les moyens. C&rsquo;est le résultat direct d&rsquo;une faillite systémique de l&rsquo;urbanisme tunisien.</p>
<p>Modérateur : Dans le déficit énergétique actuel du pays qui dépasse 60%, l&rsquo;Etat a la plus grande responsabilité. Mais aussi les opérateurs économiques et les citoyens. Cet article parle des citoyens. Dans d&rsquo;autres articles, on avait parlé de la responsabilité de l&rsquo;Etat. On ne peut pas tout dire dans chaque article.   </p>
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		<title>
		Par : ourwa		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/18/la-tunisie-compte-27-millions-de-climatiseurs-installes/#comment-57150</link>

		<dc:creator><![CDATA[ourwa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 13:30:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En supposant qu&#039;un seul climatiseur par foyer où il y aurait 3 personnes , celui se traduit par 2,700 000000 divisés par 3, égalent 0,9 millions d&#039;individus, de foyers . Or ces 2,7 millions de climatiseurs ne concernent pas seulement les foyers privés d&#039;habitation, mais aussi les ervices publics, les université, les écoles, les hôpitaux publics et privés etc... Quel le taux (hors habitations privées) des ces 2,7 millions d&#039;unités? Mystère ! POurquoi ? Parce qu&#039;en Tunisie, c&#039;est une habitude depuis très, très longtemps: on donne des chiffres, vagues et obscurs, on noie le poisson et si vous demandez des précisions, détaillées et LEGITIMES, on vous envoie sue les roses...ou vous colle une amende fiscale, une autre habitude qui avait les beaux jours du régime de Bourguiba et des régimes suvants...
.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En supposant qu&rsquo;un seul climatiseur par foyer où il y aurait 3 personnes , celui se traduit par 2,700 000000 divisés par 3, égalent 0,9 millions d&rsquo;individus, de foyers . Or ces 2,7 millions de climatiseurs ne concernent pas seulement les foyers privés d&rsquo;habitation, mais aussi les ervices publics, les université, les écoles, les hôpitaux publics et privés etc&#8230; Quel le taux (hors habitations privées) des ces 2,7 millions d&rsquo;unités? Mystère ! POurquoi ? Parce qu&rsquo;en Tunisie, c&rsquo;est une habitude depuis très, très longtemps: on donne des chiffres, vagues et obscurs, on noie le poisson et si vous demandez des précisions, détaillées et LEGITIMES, on vous envoie sue les roses&#8230;ou vous colle une amende fiscale, une autre habitude qui avait les beaux jours du régime de Bourguiba et des régimes suvants&#8230;<br />
.</p>
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