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	Commentaires sur : En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Aug 2026 14:51:58 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : Juba 2		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57583</link>

		<dc:creator><![CDATA[Juba 2]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 14:51:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57583</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57384&quot;&gt;OgreTunisien&lt;/a&gt;.

&#039;Algérie jalouse du Maroc et de la Tunisie ?
Le Maroc est un pays en plein désastre :
pas de nourriture, pas de soins de santé, pas d&#039;éducation, pas de logements.
Quant à la Tunisie, sa population survit grâce à la générosité algérienne. Gaz naturel, électricité, nourriture : tout cela vous est fourni par l&#039;Algérie.
Alors, Tunisiens, ne soyez pas ingrats, car viendra un jour où un nouveau gouvernement algérien mettra fin à tout cela.

Modérateur : Les Marocains et les Tunisiens ne possèdent pas les richesses pétrolières et gazières de l&#039;Algérie, mais, malgré leurs difficultés, ils vivent beaucoup mieux que les Algériens, car ils ont développé des activités économiques diversifiée : agriculture, industrie, services, etc. Ce qui n&#039;existe pas, ou à l&#039;état embryonnaire, en Algérie. Venez chez nous apprendre comment travailler, créer, produire et exporter. La vie de rentiers est très courte.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57384">OgreTunisien</a>.</p>
<p>&lsquo;Algérie jalouse du Maroc et de la Tunisie ?<br />
Le Maroc est un pays en plein désastre :<br />
pas de nourriture, pas de soins de santé, pas d&rsquo;éducation, pas de logements.<br />
Quant à la Tunisie, sa population survit grâce à la générosité algérienne. Gaz naturel, électricité, nourriture : tout cela vous est fourni par l&rsquo;Algérie.<br />
Alors, Tunisiens, ne soyez pas ingrats, car viendra un jour où un nouveau gouvernement algérien mettra fin à tout cela.</p>
<p>Modérateur : Les Marocains et les Tunisiens ne possèdent pas les richesses pétrolières et gazières de l&rsquo;Algérie, mais, malgré leurs difficultés, ils vivent beaucoup mieux que les Algériens, car ils ont développé des activités économiques diversifiée : agriculture, industrie, services, etc. Ce qui n&rsquo;existe pas, ou à l&rsquo;état embryonnaire, en Algérie. Venez chez nous apprendre comment travailler, créer, produire et exporter. La vie de rentiers est très courte.  </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57465</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:15:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Tunisie de Habib Bourguiba, prise au dépourvu et disposant de capacités logistiques et de transport militaire très limitées, a immédiatement sollicité l&#039;aide de la France et du Maroc.

Si la France s&#039;est gardée d&#039;intervenir directement en première ligne dans les combats pour éviter l&#039;accusation d&#039;« intervention coloniale », son aide a été le moteur de la reprise en main rapide de la situation.
L&#039;implication française a provoqué la fureur de Muammar Kadhafi. Dès le 4 février 1980, des manifestants incités par le régime libyen ont incendié l&#039;ambassade de France à Tripoli et le centre culturel français de Benghazi, poussant Paris à rappeler son ambassadeur

Le roi Hassan II a été l&#039;un des alliés les plus virulents de Bourguiba durant cette crise.
Dès le déclenchement des affrontements, le Maroc a mis à disposition des avions de transport et des hélicoptères pour prêter main-forte à l&#039;armée tunisienne. Bien que la reprise rapide de Gafsa (le 3 février) ait rendu leur intervention directe sur le terrain moins nécessaire, les moyens de l&#039;armée marocaine sont restés prépositionnés et prêts à intervenir.
En se positionnant très fermement aux côtés de Tunis, le Maroc a pesé d&#039;un grand poids diplomatique au Maghreb. Cela mettait en garde la Libye (et par ricochet l&#039;Algérie) contre les risques d&#039;une escalade militaire régionale majeure

Un document vidéo historique illustre les déclarations d&#039;époque du roi Hassan II affirmant le soutien militaire ferme et inconditionnel du Maroc envers le peuple tunisien lors des événements de Gafsa : 
Déclarations du roi Hassan II sur le soutien du Maroc à la Tunisie (1980).
https://www.youtube.com/watch?v=J4ZMkCDz0VA]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Tunisie de Habib Bourguiba, prise au dépourvu et disposant de capacités logistiques et de transport militaire très limitées, a immédiatement sollicité l&rsquo;aide de la France et du Maroc.</p>
<p>Si la France s&rsquo;est gardée d&rsquo;intervenir directement en première ligne dans les combats pour éviter l&rsquo;accusation d&rsquo;« intervention coloniale », son aide a été le moteur de la reprise en main rapide de la situation.<br />
L&rsquo;implication française a provoqué la fureur de Muammar Kadhafi. Dès le 4 février 1980, des manifestants incités par le régime libyen ont incendié l&rsquo;ambassade de France à Tripoli et le centre culturel français de Benghazi, poussant Paris à rappeler son ambassadeur</p>
<p>Le roi Hassan II a été l&rsquo;un des alliés les plus virulents de Bourguiba durant cette crise.<br />
Dès le déclenchement des affrontements, le Maroc a mis à disposition des avions de transport et des hélicoptères pour prêter main-forte à l&rsquo;armée tunisienne. Bien que la reprise rapide de Gafsa (le 3 février) ait rendu leur intervention directe sur le terrain moins nécessaire, les moyens de l&rsquo;armée marocaine sont restés prépositionnés et prêts à intervenir.<br />
En se positionnant très fermement aux côtés de Tunis, le Maroc a pesé d&rsquo;un grand poids diplomatique au Maghreb. Cela mettait en garde la Libye (et par ricochet l&rsquo;Algérie) contre les risques d&rsquo;une escalade militaire régionale majeure</p>
<p>Un document vidéo historique illustre les déclarations d&rsquo;époque du roi Hassan II affirmant le soutien militaire ferme et inconditionnel du Maroc envers le peuple tunisien lors des événements de Gafsa :<br />
Déclarations du roi Hassan II sur le soutien du Maroc à la Tunisie (1980).<br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=J4ZMkCDz0VA" rel="nofollow ugc">https://www.youtube.com/watch?v=J4ZMkCDz0VA</a></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57464</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 10:01:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57464</guid>

					<description><![CDATA[La gestion de crise selon Bourguiba : 
Le président Habib Bourguiba et son Premier ministre Hédi Nouira voulaient éviter à tout prix l&#039;alliance ouverte ou tacite d&#039;Alger et de Tripoli pour enserrer la Tunisie. 
En dédouanant officiellement le président algérien Chadli Bendjedid, Tunis offrait à Alger une &quot;porte de sortie honorifique&quot;. Cela a permis de focaliser l&#039;opprobre diplomatique et la contre-offensive exclusivement sur le régime de Muammar Kadhafi. 

Grâce à cette neutralisation diplomatique de l&#039;Algérie, la Tunisie a pu demander et obtenir immédiatement une aide militaire française (transports de troupes, couverture aérienne et logistique) et un soutien logistique marocain sans que cela ne déclenche une réaction hostile de l&#039;armée algérienne à sa frontière. 

La tribune de Mr Cherfouh parue dans Kapitalis :
- Utilise une vérité diplomatique de surface (les déclarations publiques de Hédi Nouira) pour masquer une réalité de terrain documentée par les services de sécurité (la logistique transfrontalière via Tébessa).
- Reprend l&#039;argument classique de la &quot;porosité&quot; pour exonérer la Sécurité militaire algérienne de toute responsabilité, alors même que les archives sécuritaires tunisiennes qualifient ce franchissement de &quot;laisser-faire stratégique&quot;.
- Cherche à préserver le dogme de l&#039;alliance fraternelle en traitant toute remise en cause de ce récit officiel comme une tentative de &quot;diabolisation&quot; ou une manœuvre visant à nuire aux intérêts tunisiens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La gestion de crise selon Bourguiba :<br />
Le président Habib Bourguiba et son Premier ministre Hédi Nouira voulaient éviter à tout prix l&rsquo;alliance ouverte ou tacite d&rsquo;Alger et de Tripoli pour enserrer la Tunisie.<br />
En dédouanant officiellement le président algérien Chadli Bendjedid, Tunis offrait à Alger une « porte de sortie honorifique ». Cela a permis de focaliser l&rsquo;opprobre diplomatique et la contre-offensive exclusivement sur le régime de Muammar Kadhafi. </p>
<p>Grâce à cette neutralisation diplomatique de l&rsquo;Algérie, la Tunisie a pu demander et obtenir immédiatement une aide militaire française (transports de troupes, couverture aérienne et logistique) et un soutien logistique marocain sans que cela ne déclenche une réaction hostile de l&rsquo;armée algérienne à sa frontière. </p>
<p>La tribune de Mr Cherfouh parue dans Kapitalis :<br />
&#8211; Utilise une vérité diplomatique de surface (les déclarations publiques de Hédi Nouira) pour masquer une réalité de terrain documentée par les services de sécurité (la logistique transfrontalière via Tébessa).<br />
&#8211; Reprend l&rsquo;argument classique de la « porosité » pour exonérer la Sécurité militaire algérienne de toute responsabilité, alors même que les archives sécuritaires tunisiennes qualifient ce franchissement de « laisser-faire stratégique ».<br />
&#8211; Cherche à préserver le dogme de l&rsquo;alliance fraternelle en traitant toute remise en cause de ce récit officiel comme une tentative de « diabolisation » ou une manœuvre visant à nuire aux intérêts tunisiens.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57463</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 09:55:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57463</guid>

					<description><![CDATA[@ A. Cherfouh

Concernant Hédi Nouira et Habib Bourguiba, le pouvoir tunisien de l&#039;époque a sciemment concentré ses attaques publiques sur la Libye. 
Pointer du doigt l&#039;Algérie aurait risqué d&#039;ouvrir un second front diplomatique et militaire ingérable pour la Tunisie. Mettre en avant les déclarations de Nouira permet donc aux défenseurs de la position algérienne de s&#039;appuyer sur une caution politique tunisienne d&#039;époque pour dédouaner Alger.

Les rapports de la Sûreté nationale tunisienne ont reconstitué le parcours des insurgés. 
Si l&#039;entraînement financier et militaire s&#039;est déroulé en Libye, une faction clé du commando (menée par Ezzedine Chérif) a fait transit par l&#039;aéroport d&#039;Alger après un passage à Beyrouth et Rome. Ils ont ensuite voyagé par la route jusqu&#039;à Tébessa (ville frontière algérienne) avant d&#039;entrer en Tunisie. 

L&#039;impossibilité de la simple &quot;porosité&quot; : 
Pour les responsables tunisiens de l&#039;époque, l&#039;argument de la simple « porosité du désert » avancé par Alger ne résistait pas à l&#039;analyse militaire. La frontière algéro-tunisienne au niveau de Tébessa était l&#039;une des zones les plus militarisées et surveillées de la région par la Sécurité militaire (SM) algérienne. Le passage d&#039;un commando lourdement armé et transportant du matériel militaire n&#039;a pu se faire sans, au minimum, une complicité passive ou un aveuglement ordonné par des éléments de la SM algérienne (alors sous l&#039;influence des réseaux &quot;boumédiénistes&quot;).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>@ A. Cherfouh</p>
<p>Concernant Hédi Nouira et Habib Bourguiba, le pouvoir tunisien de l&rsquo;époque a sciemment concentré ses attaques publiques sur la Libye.<br />
Pointer du doigt l&rsquo;Algérie aurait risqué d&rsquo;ouvrir un second front diplomatique et militaire ingérable pour la Tunisie. Mettre en avant les déclarations de Nouira permet donc aux défenseurs de la position algérienne de s&rsquo;appuyer sur une caution politique tunisienne d&rsquo;époque pour dédouaner Alger.</p>
<p>Les rapports de la Sûreté nationale tunisienne ont reconstitué le parcours des insurgés.<br />
Si l&rsquo;entraînement financier et militaire s&rsquo;est déroulé en Libye, une faction clé du commando (menée par Ezzedine Chérif) a fait transit par l&rsquo;aéroport d&rsquo;Alger après un passage à Beyrouth et Rome. Ils ont ensuite voyagé par la route jusqu&rsquo;à Tébessa (ville frontière algérienne) avant d&rsquo;entrer en Tunisie. </p>
<p>L&rsquo;impossibilité de la simple « porosité » :<br />
Pour les responsables tunisiens de l&rsquo;époque, l&rsquo;argument de la simple « porosité du désert » avancé par Alger ne résistait pas à l&rsquo;analyse militaire. La frontière algéro-tunisienne au niveau de Tébessa était l&rsquo;une des zones les plus militarisées et surveillées de la région par la Sécurité militaire (SM) algérienne. Le passage d&rsquo;un commando lourdement armé et transportant du matériel militaire n&rsquo;a pu se faire sans, au minimum, une complicité passive ou un aveuglement ordonné par des éléments de la SM algérienne (alors sous l&rsquo;influence des réseaux « boumédiénistes »).</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr A.Cherfouh		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57458</link>

		<dc:creator><![CDATA[Dr A.Cherfouh]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 07:24:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57458</guid>

					<description><![CDATA[@ Modérateur
Accuser un État d&#039;être &quot;déstabilisateur&quot;, reprocher un manque d&#039;aide aux voisins ou utiliser le terme de &quot;négationnisme&quot; ne constitue pas une démonstration historique. Ce sont des jugements moraux et des attaques personnelles qui détournent du sujet initial.

L&#039;analyse historique ne repose pas sur des généralisations idéologiques, mais sur des faits. Concernant le raid de Gafsa (1980), la responsabilité du régime libyen s&#039;appuie sur des preuves factuelles et sur les conclusions des autorités tunisiennes de l&#039;époque elles-mêmes. Attribuer un acte armé précis sans preuve
matérielle relève du parti pris, non de la rigueur factuelle.

Modérateur : Il y a des faits documentés par les historiens. Et des aveux de responsable algériens. Pas de la propagande politique. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>@ Modérateur<br />
Accuser un État d&rsquo;être « déstabilisateur », reprocher un manque d&rsquo;aide aux voisins ou utiliser le terme de « négationnisme » ne constitue pas une démonstration historique. Ce sont des jugements moraux et des attaques personnelles qui détournent du sujet initial.</p>
<p>L&rsquo;analyse historique ne repose pas sur des généralisations idéologiques, mais sur des faits. Concernant le raid de Gafsa (1980), la responsabilité du régime libyen s&rsquo;appuie sur des preuves factuelles et sur les conclusions des autorités tunisiennes de l&rsquo;époque elles-mêmes. Attribuer un acte armé précis sans preuve<br />
matérielle relève du parti pris, non de la rigueur factuelle.</p>
<p>Modérateur : Il y a des faits documentés par les historiens. Et des aveux de responsable algériens. Pas de la propagande politique. </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr A.Cherfouh		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57451</link>

		<dc:creator><![CDATA[Dr A.Cherfouh]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 22:57:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57451</guid>

					<description><![CDATA[@ Modérateur 

Je comprends la sensibilité tunisienne sur cet épisode tragique, tout comme la volonté de souligner les tensions politiques d&#039;Alger à cette époque. Cependant, il faut distinguer la complexité d&#039;un pouvoir et la responsabilité d&#039;un acte armé. Des tensions internes, des diplomaties à plusieurs vitesses ou des politiques contradictoires existent dans tous les gouvernements du monde (y compris à Alger à Tunis ou ailleurs ) ; en faire une spécificité algérienne pour expliquer l&#039;attaque de Gafsa relève du raccourci analytique. Sur le plan stratégique, aucun groupe à Alger — même opposé à Chadli — n&#039;avait d&#039;intérêt à aider la Libye de Kadhafi à s&#039;implanter en Tunisie, Kadhafi représentant une menace d&#039;instabilité directe pour l&#039;Algérie elle-même. L&#039;opération de Gafsa est restée une initiative 100 % libyenne qui a tiré parti de la porosité naturelle du désert, ce qui est d&#039;ailleurs la conclusion à laquelle sont arrivées les autorités tunisiennes de l&#039;époque (notamment Hédi Nouira) en disculpant l&#039;Algérie. Discuter des rivalités internes d&#039;un gouvernement est légitime, mais imputer la responsabilité d&#039;un raid clandestin sur la seule base d&#039;incohérences politiques générales relève de la conjecture, pas de la démonstration historique.

Modérateur : Bien sûr, on trouve toujours une entité vague sur qui se défausser de ses responsabilités. Non, ce n&#039;est pas moi, c&#039;est lui ! Comme des enfants. Un Etat assume ses actes. Et cela commence par la reconnaissance des abus qu&#039;il commet, pas par le négationnisme. L&#039;Algérie n&#039;a pas toujours aidé ses voisins à se construire. Elle a souvent joué un rôle déstabilisateur dans la région. Et ce n&#039;est pas faire offense à la vérité que de le dire afin que cela se sache.   ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>@ Modérateur </p>
<p>Je comprends la sensibilité tunisienne sur cet épisode tragique, tout comme la volonté de souligner les tensions politiques d&rsquo;Alger à cette époque. Cependant, il faut distinguer la complexité d&rsquo;un pouvoir et la responsabilité d&rsquo;un acte armé. Des tensions internes, des diplomaties à plusieurs vitesses ou des politiques contradictoires existent dans tous les gouvernements du monde (y compris à Alger à Tunis ou ailleurs ) ; en faire une spécificité algérienne pour expliquer l&rsquo;attaque de Gafsa relève du raccourci analytique. Sur le plan stratégique, aucun groupe à Alger — même opposé à Chadli — n&rsquo;avait d&rsquo;intérêt à aider la Libye de Kadhafi à s&rsquo;implanter en Tunisie, Kadhafi représentant une menace d&rsquo;instabilité directe pour l&rsquo;Algérie elle-même. L&rsquo;opération de Gafsa est restée une initiative 100 % libyenne qui a tiré parti de la porosité naturelle du désert, ce qui est d&rsquo;ailleurs la conclusion à laquelle sont arrivées les autorités tunisiennes de l&rsquo;époque (notamment Hédi Nouira) en disculpant l&rsquo;Algérie. Discuter des rivalités internes d&rsquo;un gouvernement est légitime, mais imputer la responsabilité d&rsquo;un raid clandestin sur la seule base d&rsquo;incohérences politiques générales relève de la conjecture, pas de la démonstration historique.</p>
<p>Modérateur : Bien sûr, on trouve toujours une entité vague sur qui se défausser de ses responsabilités. Non, ce n&rsquo;est pas moi, c&rsquo;est lui ! Comme des enfants. Un Etat assume ses actes. Et cela commence par la reconnaissance des abus qu&rsquo;il commet, pas par le négationnisme. L&rsquo;Algérie n&rsquo;a pas toujours aidé ses voisins à se construire. Elle a souvent joué un rôle déstabilisateur dans la région. Et ce n&rsquo;est pas faire offense à la vérité que de le dire afin que cela se sache.   </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr A.Cherfouh		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57435</link>

		<dc:creator><![CDATA[Dr A.Cherfouh]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 10:30:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57435</guid>

					<description><![CDATA[@ Dr Mounir Hanablia 

 En janvier 1980, Slimane Hoffmann dirigeait la commission des relations internationales du FLN ; il n&#039;avait plus de fonction opérationnelle dans l&#039;armée ou les services secrets.
 L&#039;attaque survient un an après l&#039;élection de Chadli Bendjedid, qui cherchait à apaiser les relations avec la Tunisie. Une telle opération aurait contredit sa diplomatie.
 Le Premier ministre tunisien de l&#039;époque (Hédi Nouira) a officiellement disculpé l&#039;Algérie. Le passage du commando s&#039;explique par la porosité des frontières désertiques, non par une directive d&#039;Alger.« C&#039;est faux, c&#039;est absolument faux ! Certains ont essayé d&#039;insinuer que le gouvernement algérien a plus ou moins parrainé l&#039;opération. C&#039;est absolument faux et je l&#039;affirme avec force.
De la même manière que certains terroristes  du 11 septembre ont utilisé des visas canadiens ou le territoire canadien comme point de passage discret vers les États-Unis, le commando de Gafsa a exploité la vaste frontière désertique algérienne pour s&#039;infiltrer en Tunisie sans passer par la frontière directe libyo-tunisienne, beaucoup plus surveillée.
 Le transit d&#039;un groupe armé ou d&#039;individus dangereux par un pays ne signifie pas que le gouvernement de ce pays est complice ou sponsor de l&#039;opération. Ni le Canada n&#039;était complice d&#039;Al-Qaïda, ni l&#039;État algérien sous Chadli Bendjedid n&#039;était le commanditaire du commando libyen.
 Dans les deux cas, les assaillants ont profité des vulnérabilités aux frontières (porosité du désert d&#039;un côté, contrôles frontaliers civils ordinaires de l&#039;autre) à l&#039;insu des autorités centrales.
Le cas des attentats de Paris en novembre 2015 illustre exactement le même principe :
La cellule terroriste s&#039;est organisée, armée et préparée en Belgique (notamment à Molenbeek) avant de traverser la frontière pour frapper la France, en profitant de l&#039;absence de contrôles frontaliers stricts.
 Personne n&#039;a jamais accusé l&#039;État belge d&#039;être le parrain ou le complice des attentats. Il s&#039;agissait d&#039;un manque de vigilance, de failles dans les services de renseignement et de l&#039;opportunisme de réseaux clandestins, et non d&#039;une politique d&#039;État
Les exemples de la Belgique (2015), du Canada (2001) et de l&#039;Algérie (1980) illustrent le même principe  : un territoire de transit n&#039;a jamais valu accord ou complicité de l&#039;État traversé.

Modérateur : Qui a dit que le pouvoir algérien a toujours été un bloc indistinct ? Vous semblez le penser. Naïvement du reste. Le pouvoir algérien a toujours été traversé par des divisions et des ambitions opposées. Et cela se traduit souvent par des politiques pas toujours cohérentes. Notamment vis-à-vis de la Tunisie.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>@ Dr Mounir Hanablia </p>
<p> En janvier 1980, Slimane Hoffmann dirigeait la commission des relations internationales du FLN ; il n&rsquo;avait plus de fonction opérationnelle dans l&rsquo;armée ou les services secrets.<br />
 L&rsquo;attaque survient un an après l&rsquo;élection de Chadli Bendjedid, qui cherchait à apaiser les relations avec la Tunisie. Une telle opération aurait contredit sa diplomatie.<br />
 Le Premier ministre tunisien de l&rsquo;époque (Hédi Nouira) a officiellement disculpé l&rsquo;Algérie. Le passage du commando s&rsquo;explique par la porosité des frontières désertiques, non par une directive d&rsquo;Alger.« C&rsquo;est faux, c&rsquo;est absolument faux ! Certains ont essayé d&rsquo;insinuer que le gouvernement algérien a plus ou moins parrainé l&rsquo;opération. C&rsquo;est absolument faux et je l&rsquo;affirme avec force.<br />
De la même manière que certains terroristes  du 11 septembre ont utilisé des visas canadiens ou le territoire canadien comme point de passage discret vers les États-Unis, le commando de Gafsa a exploité la vaste frontière désertique algérienne pour s&rsquo;infiltrer en Tunisie sans passer par la frontière directe libyo-tunisienne, beaucoup plus surveillée.<br />
 Le transit d&rsquo;un groupe armé ou d&rsquo;individus dangereux par un pays ne signifie pas que le gouvernement de ce pays est complice ou sponsor de l&rsquo;opération. Ni le Canada n&rsquo;était complice d&rsquo;Al-Qaïda, ni l&rsquo;État algérien sous Chadli Bendjedid n&rsquo;était le commanditaire du commando libyen.<br />
 Dans les deux cas, les assaillants ont profité des vulnérabilités aux frontières (porosité du désert d&rsquo;un côté, contrôles frontaliers civils ordinaires de l&rsquo;autre) à l&rsquo;insu des autorités centrales.<br />
Le cas des attentats de Paris en novembre 2015 illustre exactement le même principe :<br />
La cellule terroriste s&rsquo;est organisée, armée et préparée en Belgique (notamment à Molenbeek) avant de traverser la frontière pour frapper la France, en profitant de l&rsquo;absence de contrôles frontaliers stricts.<br />
 Personne n&rsquo;a jamais accusé l&rsquo;État belge d&rsquo;être le parrain ou le complice des attentats. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un manque de vigilance, de failles dans les services de renseignement et de l&rsquo;opportunisme de réseaux clandestins, et non d&rsquo;une politique d&rsquo;État<br />
Les exemples de la Belgique (2015), du Canada (2001) et de l&rsquo;Algérie (1980) illustrent le même principe  : un territoire de transit n&rsquo;a jamais valu accord ou complicité de l&rsquo;État traversé.</p>
<p>Modérateur : Qui a dit que le pouvoir algérien a toujours été un bloc indistinct ? Vous semblez le penser. Naïvement du reste. Le pouvoir algérien a toujours été traversé par des divisions et des ambitions opposées. Et cela se traduit souvent par des politiques pas toujours cohérentes. Notamment vis-à-vis de la Tunisie.  </p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr Mounir Hanablia		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57431</link>

		<dc:creator><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 00:45:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57431</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57412&quot;&gt;Dr A.Cherfouh&lt;/a&gt;.

D&#039;ailleurs même Ben Ali , alors Directeur Général de la Sécurité, mis au courant  , se borna à emprisonner l&#039;informateur sans anticiper l&#039;attaque de Gafsa comme il devait le faire , et devint ainsi suspect de complicité . Cela lui valut quelques années d&#039;exil en Pologne et au Maroc...dans les services diplomatiques .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57412">Dr A.Cherfouh</a>.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs même Ben Ali , alors Directeur Général de la Sécurité, mis au courant  , se borna à emprisonner l&rsquo;informateur sans anticiper l&rsquo;attaque de Gafsa comme il devait le faire , et devint ainsi suspect de complicité . Cela lui valut quelques années d&rsquo;exil en Pologne et au Maroc&#8230;dans les services diplomatiques .</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr Mounir Hanablia		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57430</link>

		<dc:creator><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 00:35:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57430</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57412&quot;&gt;Dr A.Cherfouh&lt;/a&gt;.

il est incontestable qu&#039;une partie de l&#039;appareil sécuritaire algérien ( colonel Slimane Hoffman) ait trempé dans l&#039;affaire de Gafsa. Confronté à cette réalité, le Président Chadli promit que cela ne se reproduirait plus jamais. Mais les relations internationales sont ainsi. En 1985 le SDECE français fit exploser le rain bow warrior en Nouvelle Zélande. Les deux pays ne sont pas devenus ennemis pour autant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57412">Dr A.Cherfouh</a>.</p>
<p>il est incontestable qu&rsquo;une partie de l&rsquo;appareil sécuritaire algérien ( colonel Slimane Hoffman) ait trempé dans l&rsquo;affaire de Gafsa. Confronté à cette réalité, le Président Chadli promit que cela ne se reproduirait plus jamais. Mais les relations internationales sont ainsi. En 1985 le SDECE français fit exploser le rain bow warrior en Nouvelle Zélande. Les deux pays ne sont pas devenus ennemis pour autant.</p>
]]></content:encoded>
		
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		<item>
		<title>
		Par : HatemC		</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/#comment-57423</link>

		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 18:24:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19355069#comment-57423</guid>

					<description><![CDATA[Pour terminer Mr 
Vous présentez l&#039;Algérie comme le « garant sécuritaire exclusif » et le « bienfaiteur énergétique » de la Tunisie, vous semblez nier ou de minimiser la provenance algérienne de la menace djihadiste en Tunisie. 
Or, la généalogie des groupes armés opérant dans les montagnes de l&#039;Ouest tunisien (Chaambi, Salloum, Samama) est directement liée au maquis algérien.

Origine de la Phalange Okba Ibn Nafaâ : 
Cette Katiba (rattachée à AQMI) a été fondée et dirigée par des cadres algériens aguerris issus du GSPC/AQMI. 
Son chef fondateur, Lokman Abou Sakhr (de son vrai nom Khaled Chaïbi), ainsi que son successeur Mourad Chaïbi, étaient tous deux de nationalité algérienne et vétérans de la « Décennie noire ».

Mécanisme de transfert : 
Après la pression militaire subie dans le nord et l&#039;est de l&#039;Algérie à la fin des années 2000, les cadres d&#039;AQMI ont sciemment déplacé leurs sanctuaires vers la zone frontalière tuniso-algérienne, profitant du flou sécuritaire post-2011 en Tunisie pour y implanter des cellules.

Prétendre que l&#039;Algérie est le seul garant sécuritaire et un bienfaiteur désintéressé relève de la propagande, non de l&#039;analyse factuelle :

Sur le plan sécuritaire : Les rapports d&#039;International Crisis Group (ICG) et les recherches de Jean-Pierre Filiu prouvent que la Katiba Okba Ibn Nafaâ au Mont Chaambi a été fondée et dirigée par des cadres vétérans d&#039;AQMI issus directement des maquis algériens (tels que Lokman Abou Sakhr). La Tunisie subit depuis 2011 l&#039;exportation d&#039;un terrorisme dont la chaîne de commandement historique prend racine dans les maquis algériens.

L&#039;Institut Français des Relations Internationales (IFRI) / Laboratoire de recherche de l&#039;Armée de l&#039;Air :

Études sur la « géopolitique du terrorisme au Maghreb » démontrant la vulnérabilité symétrique créee par la perméabilité de la frontière et le fait que les chefs opérationnels des maquis tunisiens sont majoritairement des figures de l&#039;islamisme armé algérien.

Sur le plan énergétique : 

Taux de dépendance : La Tunisie dépend à plus de 60% à 65% du gaz algérien pour produire son électricité (via les livraisons de la Sonatrach et les redevances de passage du gazoduc TransMed / Enrico Mattei vers l&#039;Italie).

Levier de pression diplomatique : 
En 2020 et 2022, la Sonatrach a réduit ou menacé de réduire les volumes de livraison de gaz à la STEG (Société Tunisienne de l&#039;Électricité et du Gaz) en raison de retards de paiement, ce qui a provoqué des coupures d&#039;électricité directes en Tunisie. 
Cet outil économique est régulièrement mobilisé lors des tensions diplomatiques ou pour aligner Tunis sur les positions régionales d&#039;Alger.

Les baisses de pression énergétiques lors des contentieux financiers ou diplomatiques prouvent qu&#039;il s&#039;agit d&#039;un outil de pression politique (Realpolitik) et non d&#039;un don fraternel. 
La transition vers le solaire et l&#039;éolien est précisément le chemin nécessaire pour que la Tunisie retrouve sa souveraineté décisionnelle

Les sources académiques et rapports économiques que je vous cite

- Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) / Observatoire Méditerranéen de l&#039;Énergie (OME) :

Rapports sur la Dépendance énergétique et vulnérabilité macroéconomique de la Tunisie. Ils démontrent que la facture gazière algérienne pèse lourdement sur le déficit commercial tunisien et constitue une vulnérabilité souveraine majeure.

- Rapports de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur la Tunisie :

Ces documents d&#039;analyse préconisent d&#039;urgence l&#039;accélération du Plan Solaire Tunisien (PST) afin d&#039;atteindre 35% d&#039;énergie renouvelable, précisément pour extraire le pays du chantage énergétique et de la facture de gaz importé d&#039;Algérie.

- Analyse du centre Carnegie Middle East Center :

Articles d&#039;experts sur la « politique étrangère algérienne et la vassalisation énergétique de ses voisins », expliquant comment l&#039;exportation de gaz et de pétrole remplace les leviers idéologiques d&#039;autrefois pour maintenir la Tunisie dans sa sphère d&#039;influence.

L&#039;analyse portée par l&#039;auteur de l&#039;article repose sur une grille de lecture romancée des relations tuniso-algériennes, fondée sur le dogme de la « fraternité historique » et de la diplomatie des traités imposés. 
Si le maintien d&#039;un partenariat pacifique et équilibré avec l&#039;Algérie demeure une priorité stratégique pour la Tunisie, il est intellectuellement malhonnête de qualifier de « diabolisation » ce qui relève de la simple lucidité historique et de la défense de la souveraineté nationale.

L&#039;intérêt supérieur de la Tunisie ne consiste pas à accepter un rapport de vassalité sous couvert de fraternité, mais à regarder l&#039;histoire en face, avec maturité et pragmatisme, pour bâtir une relation d&#039;égal à égal basée sur le respect strict de la souveraineté de chacun.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour terminer Mr<br />
Vous présentez l&rsquo;Algérie comme le « garant sécuritaire exclusif » et le « bienfaiteur énergétique » de la Tunisie, vous semblez nier ou de minimiser la provenance algérienne de la menace djihadiste en Tunisie.<br />
Or, la généalogie des groupes armés opérant dans les montagnes de l&rsquo;Ouest tunisien (Chaambi, Salloum, Samama) est directement liée au maquis algérien.</p>
<p>Origine de la Phalange Okba Ibn Nafaâ :<br />
Cette Katiba (rattachée à AQMI) a été fondée et dirigée par des cadres algériens aguerris issus du GSPC/AQMI.<br />
Son chef fondateur, Lokman Abou Sakhr (de son vrai nom Khaled Chaïbi), ainsi que son successeur Mourad Chaïbi, étaient tous deux de nationalité algérienne et vétérans de la « Décennie noire ».</p>
<p>Mécanisme de transfert :<br />
Après la pression militaire subie dans le nord et l&rsquo;est de l&rsquo;Algérie à la fin des années 2000, les cadres d&rsquo;AQMI ont sciemment déplacé leurs sanctuaires vers la zone frontalière tuniso-algérienne, profitant du flou sécuritaire post-2011 en Tunisie pour y implanter des cellules.</p>
<p>Prétendre que l&rsquo;Algérie est le seul garant sécuritaire et un bienfaiteur désintéressé relève de la propagande, non de l&rsquo;analyse factuelle :</p>
<p>Sur le plan sécuritaire : Les rapports d&rsquo;International Crisis Group (ICG) et les recherches de Jean-Pierre Filiu prouvent que la Katiba Okba Ibn Nafaâ au Mont Chaambi a été fondée et dirigée par des cadres vétérans d&rsquo;AQMI issus directement des maquis algériens (tels que Lokman Abou Sakhr). La Tunisie subit depuis 2011 l&rsquo;exportation d&rsquo;un terrorisme dont la chaîne de commandement historique prend racine dans les maquis algériens.</p>
<p>L&rsquo;Institut Français des Relations Internationales (IFRI) / Laboratoire de recherche de l&rsquo;Armée de l&rsquo;Air :</p>
<p>Études sur la « géopolitique du terrorisme au Maghreb » démontrant la vulnérabilité symétrique créee par la perméabilité de la frontière et le fait que les chefs opérationnels des maquis tunisiens sont majoritairement des figures de l&rsquo;islamisme armé algérien.</p>
<p>Sur le plan énergétique : </p>
<p>Taux de dépendance : La Tunisie dépend à plus de 60% à 65% du gaz algérien pour produire son électricité (via les livraisons de la Sonatrach et les redevances de passage du gazoduc TransMed / Enrico Mattei vers l&rsquo;Italie).</p>
<p>Levier de pression diplomatique :<br />
En 2020 et 2022, la Sonatrach a réduit ou menacé de réduire les volumes de livraison de gaz à la STEG (Société Tunisienne de l&rsquo;Électricité et du Gaz) en raison de retards de paiement, ce qui a provoqué des coupures d&rsquo;électricité directes en Tunisie.<br />
Cet outil économique est régulièrement mobilisé lors des tensions diplomatiques ou pour aligner Tunis sur les positions régionales d&rsquo;Alger.</p>
<p>Les baisses de pression énergétiques lors des contentieux financiers ou diplomatiques prouvent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un outil de pression politique (Realpolitik) et non d&rsquo;un don fraternel.<br />
La transition vers le solaire et l&rsquo;éolien est précisément le chemin nécessaire pour que la Tunisie retrouve sa souveraineté décisionnelle</p>
<p>Les sources académiques et rapports économiques que je vous cite</p>
<p>&#8211; Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) / Observatoire Méditerranéen de l&rsquo;Énergie (OME) :</p>
<p>Rapports sur la Dépendance énergétique et vulnérabilité macroéconomique de la Tunisie. Ils démontrent que la facture gazière algérienne pèse lourdement sur le déficit commercial tunisien et constitue une vulnérabilité souveraine majeure.</p>
<p>&#8211; Rapports de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur la Tunisie :</p>
<p>Ces documents d&rsquo;analyse préconisent d&rsquo;urgence l&rsquo;accélération du Plan Solaire Tunisien (PST) afin d&rsquo;atteindre 35% d&rsquo;énergie renouvelable, précisément pour extraire le pays du chantage énergétique et de la facture de gaz importé d&rsquo;Algérie.</p>
<p>&#8211; Analyse du centre Carnegie Middle East Center :</p>
<p>Articles d&rsquo;experts sur la « politique étrangère algérienne et la vassalisation énergétique de ses voisins », expliquant comment l&rsquo;exportation de gaz et de pétrole remplace les leviers idéologiques d&rsquo;autrefois pour maintenir la Tunisie dans sa sphère d&rsquo;influence.</p>
<p>L&rsquo;analyse portée par l&rsquo;auteur de l&rsquo;article repose sur une grille de lecture romancée des relations tuniso-algériennes, fondée sur le dogme de la « fraternité historique » et de la diplomatie des traités imposés.<br />
Si le maintien d&rsquo;un partenariat pacifique et équilibré avec l&rsquo;Algérie demeure une priorité stratégique pour la Tunisie, il est intellectuellement malhonnête de qualifier de « diabolisation » ce qui relève de la simple lucidité historique et de la défense de la souveraineté nationale.</p>
<p>L&rsquo;intérêt supérieur de la Tunisie ne consiste pas à accepter un rapport de vassalité sous couvert de fraternité, mais à regarder l&rsquo;histoire en face, avec maturité et pragmatisme, pour bâtir une relation d&rsquo;égal à égal basée sur le respect strict de la souveraineté de chacun.</p>
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