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	Commentaires sur : Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le grand reniement de l’été 1962	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>
		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 11:15:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Passeports de la liberté, canons du mépris : ce que l&#039;Algérie doit à la Tunisie

On ne remerciera jamais assez la Tunisie pour son soutien indéfectible à la cause algérienne. 
Entre 1958 et 1962, la jeune République tunisienne n’a pas seulement partagé son territoire et ses ressources …. elle a prêté sa propre souveraineté à un peuple en lutte, allant jusqu’à habiller les héros de la Révolution de sa propre identité nationale.

L’épopée de l’équipe de football du FLN en offre la preuve la plus éclatante. 
Sans la décision audacieuse de Tunis de délivrer des passeports tunisiens aux déserteurs du championnat français, cette glorieuse « diplomatie du ballon rond » se serait éteinte avant même de commencer.
En ces années de plomb, l’Algérie indépendante n’existait pas encore juridiquement et ne pouvait émettre aucun document officiel. Traqués par la justice française comme déserteurs, sous la menace permanente d’une arrestation ou d’une extradition dès le franchissement d&#039;une frontière, les joueurs algériens étaient condamnés à l’immobilité. 

C&#039;est la Tunisie de Habib Bourguiba qui a brisé ce siège. En leur octroyant la nationalité et la protection de ses passeports ordinaires ou de service, Tunis a permis à ces ambassadeurs en crampons d’outrepasser le boycott de la FIFA, d&#039;arpenter le monde et d’imposer la voix de l&#039;Algérie en Europe de l&#039;Est, en Asie et dans le monde arabe.
Sans ce parapluie diplomatique et légal offert au péril de sa propre sécurité, l&#039;équipe du FLN serait restée assignée à résidence, incapable de porter le drapeau de la Révolution sur la scène internationale.
Pourtant, cette générosité sans réserve s&#039;est heurtée, dès l’été 1962, au cynisme le plus absolu. 

À peine les armes du colonisateur déposées, l&#039;Armée des frontières et le nouveau pouvoir d&#039;Alger répondaient aux légitimes revendications territoriales tunisiennes par le déploiement de leurs blindés. 

Une poignante ironie de l&#039;Histoire …. ceux qui parcouraient le monde sous passeport tunisien ont fini par renier la main qui les avait nourris, protégés et légitimés ... HC]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Passeports de la liberté, canons du mépris : ce que l&rsquo;Algérie doit à la Tunisie</p>
<p>On ne remerciera jamais assez la Tunisie pour son soutien indéfectible à la cause algérienne.<br />
Entre 1958 et 1962, la jeune République tunisienne n’a pas seulement partagé son territoire et ses ressources …. elle a prêté sa propre souveraineté à un peuple en lutte, allant jusqu’à habiller les héros de la Révolution de sa propre identité nationale.</p>
<p>L’épopée de l’équipe de football du FLN en offre la preuve la plus éclatante.<br />
Sans la décision audacieuse de Tunis de délivrer des passeports tunisiens aux déserteurs du championnat français, cette glorieuse « diplomatie du ballon rond » se serait éteinte avant même de commencer.<br />
En ces années de plomb, l’Algérie indépendante n’existait pas encore juridiquement et ne pouvait émettre aucun document officiel. Traqués par la justice française comme déserteurs, sous la menace permanente d’une arrestation ou d’une extradition dès le franchissement d&rsquo;une frontière, les joueurs algériens étaient condamnés à l’immobilité. </p>
<p>C&rsquo;est la Tunisie de Habib Bourguiba qui a brisé ce siège. En leur octroyant la nationalité et la protection de ses passeports ordinaires ou de service, Tunis a permis à ces ambassadeurs en crampons d’outrepasser le boycott de la FIFA, d&rsquo;arpenter le monde et d’imposer la voix de l&rsquo;Algérie en Europe de l&rsquo;Est, en Asie et dans le monde arabe.<br />
Sans ce parapluie diplomatique et légal offert au péril de sa propre sécurité, l&rsquo;équipe du FLN serait restée assignée à résidence, incapable de porter le drapeau de la Révolution sur la scène internationale.<br />
Pourtant, cette générosité sans réserve s&rsquo;est heurtée, dès l’été 1962, au cynisme le plus absolu. </p>
<p>À peine les armes du colonisateur déposées, l&rsquo;Armée des frontières et le nouveau pouvoir d&rsquo;Alger répondaient aux légitimes revendications territoriales tunisiennes par le déploiement de leurs blindés. </p>
<p>Une poignante ironie de l&rsquo;Histoire …. ceux qui parcouraient le monde sous passeport tunisien ont fini par renier la main qui les avait nourris, protégés et légitimés &#8230; HC</p>
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		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 11:03:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Quand Tunis faisait jouer l&#039;Algérie avant l&#039;Algérie

L’Histoire retiendra qu’avant d’être une puissance souveraine, la diplomatie sportive algérienne a eu un berceau : Tunis. 

En avril 1958, en pleine préparation de la Coupe du monde en Suède, lorsque les stars algériennes du championnat français quittent la France dans la clandestinité pour former l&#039;équipe du FLN, c’est la Tunisie de Habib Bourguiba qui leur ouvre grand ses portes.

Organisée en secret par le FLN et Mohamed Boumezrag pour faire entendre la voix de la révolution, cette « équipe nationale » trouve à Tunis un accueil immédiat et des infrastructures d&#039;entraînement, disputant ses toutes premières rencontres au Stade Vélodrome ( actuel stade el Menzah ) ou à Géo-André (actuel Stade Chedly Zouiten).

Ce geste dépassait le simple acte de courtoisie. 
En hébergeant « le Onze de l’Indépendance », la jeune République tunisienne a sciemment accepté le coût du martyr politique : chantage diplomatique, sanctions économiques et suspension par les instances internationales. 
Sans la décision de la Tunisie d&#039;abriter le QG de l&#039;équipe algérienne et de fournir les passeports tunisiens nécessaires à ses déplacements, et sans l&#039;audace de sa fédération de football qui a bravé les interdictions de la FIFA pour organiser ces rencontres, cette diplomatie du ballon rond — forte de plus de 80 matchs disputés à travers le monde entre 1958 et 1962 — n&#039;aurait jamais pu exister.
Ce soutien sportif illustre à quel point la Tunisie a servi de plateforme politique, logistique et culturelle globale pour légitimer la lutte d&#039;indépendance algérienne. 

La Tunisie n’a pas seulement partagé son pain et ses terres avec les réfugiés et les combattants de l&#039;ALN …. elle a prêté son nom, sa voix et sa sécurité pour que l’Algérie existât déjà sur la scène internationale. De la tragédie de Sakiet Sidi Youssef en 1958 jusqu’à l’asile offert au Gouvernement provisoire (GPRA), le peuple tunisien a payé au prix fort, en sang et en souveraineté, sa fraternité avec la révolution algérienne.

Pourtant, le réveil de l’été 1962 offre l’un des visages les plus cyniques de la realpolitik post-coloniale.

Au lendemain de la proclamation de l’indépendance algérienne, la Tunisie ne réclamait aucune conquête ni annexion … elle sollicitait simplement l’application d’un accord moral et juridique, signé dans l’honneur le 6 juillet 1961 par Ferhat Abbas. Il s&#039;agissait de restituer ou de renégocier les parcelles sahariennes (notamment autour de la borne 233 et du secteur d&#039;El Borma) coupées du territoire tunisien et rattachées unilatéralement à l&#039;Algérie française par la cartographie coloniale. 

Bourguiba avait refusé de marchander avec la France coloniale, préférant s&#039;entendre « entre frères » une fois la tempête passée.
La réponse du nouveau pouvoir algérien — le « Clan d’Oujda » et l&#039;Armée des frontières menée par Boumédiène et Ben Bella — ne fut ni la négociation, ni la reconnaissance, mais le mépris des armes.

À peine sorties du maquis tunisien où elles avaient trouvé refuge, nourries et équipées pendant des années, les colonnes blindées de l’Armée des frontières se sont déployées le long du tracé tunisien. Les canons ne visaient plus l’occupant d’hier, mais le voisin bienfaiteur d&#039;hier. 

Face à une Tunisie militairement modeste qui avait tout misé sur l&#039;instruction et le développement, le régime d&#039;Alger a opposé la brutalité d&#039;un fait accompli … ce que la France avait tracé, l&#039;Algérie le conserverait par la force.
L&#039;histoire de l&#039;été 1962 ne raconte pas seulement le reniement d&#039;une signature au bas d&#039;un traité. Elle raconte comment la générosité d&#039;un peuple et l’asile offert à des frères d’armes ont été balayés, dès les premiers jours de la liberté, par la loi du plus fort.... HC]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Tunis faisait jouer l&rsquo;Algérie avant l&rsquo;Algérie</p>
<p>L’Histoire retiendra qu’avant d’être une puissance souveraine, la diplomatie sportive algérienne a eu un berceau : Tunis. </p>
<p>En avril 1958, en pleine préparation de la Coupe du monde en Suède, lorsque les stars algériennes du championnat français quittent la France dans la clandestinité pour former l&rsquo;équipe du FLN, c’est la Tunisie de Habib Bourguiba qui leur ouvre grand ses portes.</p>
<p>Organisée en secret par le FLN et Mohamed Boumezrag pour faire entendre la voix de la révolution, cette « équipe nationale » trouve à Tunis un accueil immédiat et des infrastructures d&rsquo;entraînement, disputant ses toutes premières rencontres au Stade Vélodrome ( actuel stade el Menzah ) ou à Géo-André (actuel Stade Chedly Zouiten).</p>
<p>Ce geste dépassait le simple acte de courtoisie.<br />
En hébergeant « le Onze de l’Indépendance », la jeune République tunisienne a sciemment accepté le coût du martyr politique : chantage diplomatique, sanctions économiques et suspension par les instances internationales.<br />
Sans la décision de la Tunisie d&rsquo;abriter le QG de l&rsquo;équipe algérienne et de fournir les passeports tunisiens nécessaires à ses déplacements, et sans l&rsquo;audace de sa fédération de football qui a bravé les interdictions de la FIFA pour organiser ces rencontres, cette diplomatie du ballon rond — forte de plus de 80 matchs disputés à travers le monde entre 1958 et 1962 — n&rsquo;aurait jamais pu exister.<br />
Ce soutien sportif illustre à quel point la Tunisie a servi de plateforme politique, logistique et culturelle globale pour légitimer la lutte d&rsquo;indépendance algérienne. </p>
<p>La Tunisie n’a pas seulement partagé son pain et ses terres avec les réfugiés et les combattants de l&rsquo;ALN …. elle a prêté son nom, sa voix et sa sécurité pour que l’Algérie existât déjà sur la scène internationale. De la tragédie de Sakiet Sidi Youssef en 1958 jusqu’à l’asile offert au Gouvernement provisoire (GPRA), le peuple tunisien a payé au prix fort, en sang et en souveraineté, sa fraternité avec la révolution algérienne.</p>
<p>Pourtant, le réveil de l’été 1962 offre l’un des visages les plus cyniques de la realpolitik post-coloniale.</p>
<p>Au lendemain de la proclamation de l’indépendance algérienne, la Tunisie ne réclamait aucune conquête ni annexion … elle sollicitait simplement l’application d’un accord moral et juridique, signé dans l’honneur le 6 juillet 1961 par Ferhat Abbas. Il s&rsquo;agissait de restituer ou de renégocier les parcelles sahariennes (notamment autour de la borne 233 et du secteur d&rsquo;El Borma) coupées du territoire tunisien et rattachées unilatéralement à l&rsquo;Algérie française par la cartographie coloniale. </p>
<p>Bourguiba avait refusé de marchander avec la France coloniale, préférant s&rsquo;entendre « entre frères » une fois la tempête passée.<br />
La réponse du nouveau pouvoir algérien — le « Clan d’Oujda » et l&rsquo;Armée des frontières menée par Boumédiène et Ben Bella — ne fut ni la négociation, ni la reconnaissance, mais le mépris des armes.</p>
<p>À peine sorties du maquis tunisien où elles avaient trouvé refuge, nourries et équipées pendant des années, les colonnes blindées de l’Armée des frontières se sont déployées le long du tracé tunisien. Les canons ne visaient plus l’occupant d’hier, mais le voisin bienfaiteur d&rsquo;hier. </p>
<p>Face à une Tunisie militairement modeste qui avait tout misé sur l&rsquo;instruction et le développement, le régime d&rsquo;Alger a opposé la brutalité d&rsquo;un fait accompli … ce que la France avait tracé, l&rsquo;Algérie le conserverait par la force.<br />
L&rsquo;histoire de l&rsquo;été 1962 ne raconte pas seulement le reniement d&rsquo;une signature au bas d&rsquo;un traité. Elle raconte comment la générosité d&rsquo;un peuple et l’asile offert à des frères d’armes ont été balayés, dès les premiers jours de la liberté, par la loi du plus fort&#8230;. HC</p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Dr Mounir Hanablia		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 01:00:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Les frontières ne sont effectivement pas tracées avec les bons sentiments et les promesses vertueuses. Bourguiba aurait il été naïf ainsi que le suggère Mr l&#039;Ambassadeur?

Modérateur : L&#039;auteur n&#039;a pas parlé de naïveté. Il a clairement expliqué que l&#039;ALN a retourné les armes contre ses anciens hôtes: Bourguiba a signé (presque) sous la contrainte des armes. Il voulait éviter un conflit entre deux jeunes Etats nouvellement indépendants. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les frontières ne sont effectivement pas tracées avec les bons sentiments et les promesses vertueuses. Bourguiba aurait il été naïf ainsi que le suggère Mr l&rsquo;Ambassadeur?</p>
<p>Modérateur : L&rsquo;auteur n&rsquo;a pas parlé de naïveté. Il a clairement expliqué que l&rsquo;ALN a retourné les armes contre ses anciens hôtes: Bourguiba a signé (presque) sous la contrainte des armes. Il voulait éviter un conflit entre deux jeunes Etats nouvellement indépendants. </p>
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