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	Commentaires sur : Le CRLDHT dénonce «l’inhumanité, étendard des prisons en Tunisie»	</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 04 Oct 2026 14:24:23 +0000</lastBuildDate>
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		Par : Tranntoll		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tranntoll]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 14:24:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Meuh non, la Tunisie est bien plus grande en 2026, plus riche et plus démocratique qu’en 2010 sous l’infâme dictature bourguibo-benaliesque. Halte aux tentative de démoralisation et de présentation perverse des faits ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Meuh non, la Tunisie est bien plus grande en 2026, plus riche et plus démocratique qu’en 2010 sous l’infâme dictature bourguibo-benaliesque. Halte aux tentative de démoralisation et de présentation perverse des faits &#8230;</p>
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		Par : HatemC		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[HatemC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 22:28:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ils avaient une occasion historique. Ils ont surtout livré une bataille pour le pouvoir.

Il y a une chose que l&#039;on oublie trop facilement dans le débat actuel sur les conditions de détention des anciens responsables politiques.

Après la révolution de 2011, une partie de ceux qui étaient jusque-là dans l&#039;opposition a obtenu ce que des générations de Tunisiens avaient espéré : l&#039;accès au pouvoir et la possibilité de transformer le pays.

Ils avaient devant eux un chantier immense : réformer l&#039;État, moderniser l&#039;administration, libérer l&#039;économie, créer des emplois, réduire les inégalités régionales, combattre réellement la corruption et construire des institutions solides.

La Banque mondiale constatait déjà quelques années après la révolution que le système économique n&#039;avait pas fondamentalement changé et que les aspirations économiques de la population restaient largement insatisfaites. Plus tard, elle soulignait que l&#039;instabilité politique et l&#039;absence de vision économique commune avaient ralenti les réformes structurelles.

C&#039;est là que se trouve le véritable gâchis.

La révolution avait ouvert une fenêtre historique. Mais au lieu de faire de la transformation du pays la priorité absolue, la vie politique s&#039;est progressivement enfermée dans les luttes partisanes, les coalitions fragiles, la conquête et la conservation du pouvoir.

Et les accusations de corruption, de conflits d&#039;intérêts et de clientélisme qui ont marqué la période post-2011 ont profondément alimenté la défiance des Tunisiens envers leurs dirigeants.

Aujourd&#039;hui, certains de ceux qui ont exercé le pouvoir sont emprisonnés et dénoncent leurs conditions de détention.

Leurs droits doivent être respectés. Leur dignité doit être garantie.

Mais cela ne doit pas empêcher de poser une question fondamentale :

Lorsqu&#039;ils avaient le pouvoir de changer la Tunisie, qu&#039;en ont-ils réellement fait ?

Car une révolution ne réussit pas simplement parce qu&#039;elle renverse un régime.

Elle réussit lorsqu&#039;elle transforme la vie des citoyens.

Et c&#039;est peut-être cette promesse-là qui reste, encore aujourd&#039;hui, la grande dette de l&#039;après-2011.

Ils avaient le pouvoir de transformer la Tunisie.
Ils ont surtout transformé le pouvoir en enjeu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ils avaient une occasion historique. Ils ont surtout livré une bataille pour le pouvoir.</p>
<p>Il y a une chose que l&rsquo;on oublie trop facilement dans le débat actuel sur les conditions de détention des anciens responsables politiques.</p>
<p>Après la révolution de 2011, une partie de ceux qui étaient jusque-là dans l&rsquo;opposition a obtenu ce que des générations de Tunisiens avaient espéré : l&rsquo;accès au pouvoir et la possibilité de transformer le pays.</p>
<p>Ils avaient devant eux un chantier immense : réformer l&rsquo;État, moderniser l&rsquo;administration, libérer l&rsquo;économie, créer des emplois, réduire les inégalités régionales, combattre réellement la corruption et construire des institutions solides.</p>
<p>La Banque mondiale constatait déjà quelques années après la révolution que le système économique n&rsquo;avait pas fondamentalement changé et que les aspirations économiques de la population restaient largement insatisfaites. Plus tard, elle soulignait que l&rsquo;instabilité politique et l&rsquo;absence de vision économique commune avaient ralenti les réformes structurelles.</p>
<p>C&rsquo;est là que se trouve le véritable gâchis.</p>
<p>La révolution avait ouvert une fenêtre historique. Mais au lieu de faire de la transformation du pays la priorité absolue, la vie politique s&rsquo;est progressivement enfermée dans les luttes partisanes, les coalitions fragiles, la conquête et la conservation du pouvoir.</p>
<p>Et les accusations de corruption, de conflits d&rsquo;intérêts et de clientélisme qui ont marqué la période post-2011 ont profondément alimenté la défiance des Tunisiens envers leurs dirigeants.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, certains de ceux qui ont exercé le pouvoir sont emprisonnés et dénoncent leurs conditions de détention.</p>
<p>Leurs droits doivent être respectés. Leur dignité doit être garantie.</p>
<p>Mais cela ne doit pas empêcher de poser une question fondamentale :</p>
<p>Lorsqu&rsquo;ils avaient le pouvoir de changer la Tunisie, qu&rsquo;en ont-ils réellement fait ?</p>
<p>Car une révolution ne réussit pas simplement parce qu&rsquo;elle renverse un régime.</p>
<p>Elle réussit lorsqu&rsquo;elle transforme la vie des citoyens.</p>
<p>Et c&rsquo;est peut-être cette promesse-là qui reste, encore aujourd&rsquo;hui, la grande dette de l&rsquo;après-2011.</p>
<p>Ils avaient le pouvoir de transformer la Tunisie.<br />
Ils ont surtout transformé le pouvoir en enjeu.</p>
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