Auto électrique | Dongfeng Box bouscule les Européennes de son segment 

Alors que les amateurs des citadines électriques ont les yeux rivés sur les futures Renault 5 E-Tech et Peugeot e-208, une petite inconnue venue de Chine commence à faire parler d’elle en Europe. Son nom : Dongfeng Box, une citadine 100 % électrique qui ne paye pas de mine, mais qui commence déjà à bousculer les habitudes du marché automobile européen, avec des commodités, des performances et des prix défiant toute concurrence. Elle est déjà la voiture électrique la plus immatriculée en Tunisie en 2026.

Habib Glenza, à Lodz.

Ce modèle est le premier véhicule de la marque chinoise Dongfeng commercialisé en Europe, sur le très stratégique segment B, celui des Clio, 208 et bientôt Renault 5 électrique. Et il ne se contente pas d’exister : il dépasse déjà en ventes des rivales comme la Fiat Grande Panda sur le marché espagnol, avec un rapport prix/équipement qui fait réfléchir. Et quand on regarde son tarif et ce qu’il offre de série, on comprend pourquoi Renault et Peugeot ont une nouvelle raison de s’en méfier.

La citadine électrique chinoise bouscule le segment B

Le Dongfeng Box est une petite berline à hayon 100 % électrique, pensée d’abord pour la ville et les trajets périurbains. Sous son capot, on trouve une batterie LFP de 42,3 kWh qui alimente un moteur de 70 kW, soit 95 ch, pour un couple de 160 Nm envoyé aux roues avant. Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 10,6 s et une vitesse de pointe de 140 km/h, des valeurs en phase avec une utilisation quotidienne tranquille. L’autonomie homologuée atteint 310 km selon le cycle WLTP.

La gamme Box est presque figée, avec très peu d’options en dehors des couleurs. Dongfeng mise sur la stratégie du «tout de série» pour son électrique abordable. Résultat, cette petite citadine chinoise arrive en concessions espagnoles avec un équipement qui ferait rougir plus d’une compacte :

– multiples airbags frontaux, latéraux et rideaux ;

– jantes alliage de 17 pouces et projecteurs full LED avec feux de jour LED ;

– tableau de bord numérique de 5 pouces et écran tactile central de 12,5 pouces avec USB, Bluetooth et radio numérique ;

– climatisation automatique, vitres électriques, accès et démarrage sans clé, verrouillage centralisé à distance ;

– sellerie en simili-cuir, accoudoir central avant, sièges avant chauffants, ventilés et à réglages électriques ;

– volant multifonction en cuir réglable en hauteur ;

– régulateur de vitesse adaptatif avec limiteur, aide au démarrage en côte ;

– capteurs de stationnement avant et arrière, caméra de vision 360° ;

– alerte de franchissement de ligne, alerte de trafic arrière transversal, surveillance de la pression des pneus ;

– système d’appel d’urgence e-Call.

Sur une citadine électrique, voir des sièges ventilés, une caméra 360° ou un régulateur adaptatif proposés d’office reste assez rare. C’est justement ce cocktail d’autonomie correcte, de prestations de confort et d’aides à la conduite qui commence à attirer des clients en Europe, là où les modèles européens misent plus souvent sur des packs et des options payantes.

Le prix sous 20 000 € inquiète Renault et Peugeot

Le vrai séisme pour les constructeurs européens vient du prix. En tarif catalogue, le Dongfeng Box est affiché à 27 265 € sur le marché espagnol, hors promotions. Les offres repérées actuellement appliquent un rabais qui atteint 8 890 €, ce qui ramène le prix de vente à 18 375 €.

Autrement dit, une citadine électrique bien équipée, avec plus de 300 km d’autonomie WLTP, passe sous la barre des 18 500 €.

La remise reste soumise à conditions, avec mention de disponibilité limitée et de financement obligatoire, et n’a pas de valeur contractuelle, mais le signal envoyé au marché est clair.

À ce niveau de tarif réel, le Dongfeng Box se retrouve frontalement face aux futures Renault 5 E-Tech et Peugeot e-208, mais aussi aux Citroën ë-C3 et Fiat Grande Panda électrique, dans un segment B qui s’électrifie à toute vitesse. Le fait qu’il surpasse déjà la Fiat Grande Panda en immatriculations en Espagne montre que des clients sont prêts à tenter l’aventure avec une marque chinoise quand le rapport prix/équipement s’envole. Les premiers crash-tests européens ont toutefois attribué au modèle une note de 3 étoiles, un point faible dont les constructeurs français ne manqueront pas de se servir pour défendre leurs citadines, même si la pression exercée par un tel ticket d’entrée sur le marché de l’électrique reste bien réelle.

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