La pénurie d’eau minérale en bouteille, apparue dans la seconde moitié du mois de juillet, se prolonge en Tunisie où elle reste visible dans de nombreux supermarchés et points de vente, malgré les annonces répétées d’un retour à la normale qui tarde à se concrétiser. Les assurances données ces dernières semaines par ls responsables du secteur ont été à maintes reprises démenties par la réalité du terrain.
Selon la Chambre syndicale nationale des producteurs de boissons non alcoolisées relevant de l’Utica, la centrale patronale, les difficultés sont principalement liées à la forte hausse de la demande provoquée par les températures élevées, qui a épuisé une grande partie des stocks de réserve. À cela se sont ajoutées des coupures d’électricité à répétition, entraînant des ralentissements et des arrêts sur certaines lignes d’embouteillage. Les 31 unités présentes dans le pays fonctionnent actuellement à pleine capacité, rapporte-t-on.
Les producteurs rejettent l’hypothèse d’une pénurie orchestrée par l’industrie, tandis que les autorités ont intensifié les contrôles visant le stockage anormal et les hausses de prix irrégulières.
La situation demeure particulièrement délicate dans les zones connaissant une forte affluence estivale. Dans le gouvernorat de Nabeul, les autorités ont ordonné mercredi 19 août 2026 la mise sur le marché d’un supplément d’environ 36 000 bouteilles pour pallier les difficultés d’approvisionnement.
Le retour à la normale, initialement prévu sous quelques jours, continue donc de se faire attendre, alors que les producteurs et le ministère du Commerce tentent de rééquilibrer la distribution entre les différents gouvernorats.
La spéculation, si elle existe, elle est à chercher du côté de certains détaillants de quartiers qui échappent à la vigilance – si vigilance il y a – des contrôleurs économiques. Peu nombreux et, surtout, peu efficaces.
I. B.



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