Une étude scientifique menée entre mai 2018 et décembre 2019, auprès de 1 042 femmes ayant une moyenne d’âge de 33,3 ans, employées dans des entreprises affiliées au groupement de médecine du travail du gouvernorat de Sousse, a mis en évidence l’impact significatif du stress professionnel sur la qualité de vie et la santé mentale des femmes travaillant dans le secteur privé en Tunisie.
Pour parer à cette situation, l’étude préconise le renforcement des mécanismes de soutien et de gestion du stress au sein de l’environnement de travail.
Les résultats, présentés par l’agence Tap, mettent en évidence un niveau élevé de stress professionnel chez 14,4 % des femmes, tandis que 11,3 % d’entre elles souffraient d’un stress professionnel associé à un isolement social.
En ce qui concerne la qualité de vie, l’indice moyen de santé physique perçue chez les participantes s’est établi à 38,83 points, contre 43,19 points pour l’indice de santé mentale ; à titre de comparaison, une situation normale correspond à un indice compris entre 50 et 70 points, tandis que la situation idéale atteint 100 points.
La santé mentale est apparue comme l’aspect le plus affecté, l’étude ayant relevé une détérioration de la qualité de vie mentale chez 86,8 % des participantes.
L’étude conclut que le stress professionnel constitue un facteur déterminant de la qualité de vie perçue chez les femmes travaillant dans le secteur privé en Tunisie, en raison de ses répercussions sur leur santé mentale et physique ainsi que sur l’équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle.
Elle préconise la mise en place de mesures de soutien psychosocial et de gestion du stress professionnel au sein des entreprises, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, afin de favoriser le bien-être des travailleuses et d’atténuer les effets négatifs du stress lié au travail.
I. B.



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