La Tunisie doit accroître la part d’huile d’olive bio et conditionnée dans ses exportations

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive biologique sont en hausse : entre janvier et fin août 2026, elles ont atteint 45 550,6 tonnes, générant des recettes de 596,8 millions de dinars, soit environ 180,8 millions d’euros.

C’est ce qu’indiquent les données de l’Observatoire national de l’agriculture tunisien (Onagri), selon lesquelles, par rapport à la même période en 2025, les volumes ont augmenté de 18,5 % et les recettes de 19,7 %.

L’huile d’olive représente ainsi 87,7 % en volume et 89,2 % en valeur de l’ensemble des exportations tunisiennes de produits biologiques.

Au total, sur les huit premiers mois de l’année, les exportations de produits bio ont atteint 51 924,3 tonnes pour une valeur de 669,2 millions de dinars (environ 202,8 millions d’euros).

La vente d’huile en vrac encore largement prédominante

Si l’on considère la campagne oléicole 2025-2026, de novembre 2025 à fin août 2026, la Tunisie a exporté 53 023,3 tonnes d’huile biologique pour une valeur de 699,65 millions de dinars (environ 212 millions d’euros). En glissement annuel, les quantités ont augmenté de 8,4 % et les recettes de 5,2 %.

La vente d’huile en vrac reste largement prédominante : 49 699,6 tonnes, soit près de 94 % du total, pour environ 644 millions de dinars (l’équivalent de 195,2 millions d’euros).

En revanche, l’huile conditionnée ne représente que 3 320,9 tonnes, générant des recettes d’environ 55,5 millions de dinars (16,8 millions d’euros).

L’Italie confirme sa position de principal marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, absorbant 39 % des volumes exportés au cours de la campagne, devant l’Espagne (26 %), les États-Unis (23 %), la France (8 %) et l’Arabie saoudite (2 %).

Au total, le produit tunisien a atteint 34 pays répartis sur cinq continents grâce à 59 exportateurs. Ces chiffres confirment également une caractéristique structurelle du secteur : malgré la croissance des exportations de produits biologiques, le conditionné ne représente qu’un peu plus de 6 % des volumes, tandis que la majeure partie de la valeur provient toujours de la vente en vrac.

Pour mieux valoriser l’huile d’olive tunisienne, il covient d’augmenter la part des huiles bio et conditionnées dans les exportations, qui reste encore anecdotique et peu gratifiante.  

I. B.

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