L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a appelé les pouvoirs législatif et exécutif à renforcer le soutien aux agriculteurs et aux marins-pêcheurs, à réunir toutes les conditions d’une meilleure production, et à adopter des mesures et des mécanismes capables de protéger les filières nationales et de renforcer leur résilience. Ces actions visent à contribuer à la souveraineté alimentaire, à soutenir l’économie nationale et à préserver les intérêts des producteurs.
Dans un communiqué publié par son bureau exécutif national à l’issue de sa réunion périodique tenue hier, mercredi 30 septembre 2026, à son siège, l’organisation syndicale a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties prenantes afin de garantir un démarrage réussi de la campagne céréalière 2026-2027, en assurant, notamment, la disponibilité des intrants agricoles — en particulier les semences et les engrais — ainsi que leur bonne distribution et leur acheminement vers les bénéficiaires dans les délais impartis, limitant ainsi les pratiques de monopole et de spéculation tout en créant les conditions propices à la réussite de la saison.
Il a réitéré son appel à annoncer, dès le début de la campagne, une augmentation du prix de référence à la réception des céréales, afin d’offrir aux agriculteurs une visibilité claire, de les inciter à étendre les superficies cultivées et de soutenir la production nationale, renforçant ainsi l’autosuffisance et réduisant le recours aux importations.
Concernant la filière des dattes, l’Union a souligné la nécessité d’une coordination précoce entre les différentes parties prenantes et de la mise en œuvre de mesures garantissant les ressources financières indispensables aux opérations de stockage, de commercialisation et d’exportation. Ces actions doivent contribuer à une gestion optimale de la récolte, à l’équilibre entre l’offre et la demande, à la stabilité des prix ainsi qu’à la pérennité de la filière, lui permettant de préserver sa position et de continuer à jouer son rôle dans l’économie nationale.
Par ailleurs, l’Utap a exprimé son opposition aux importations inconsidérées de fruits et légumes, en raison des répercussions directes qu’elles pourraient avoir sur les filières de production nationales et les intérêts des producteurs, appelant à revoir la stratégie d’importation afin de répondre aux besoins du marché sans nuire à la production locale, de protéger les agriculteurs contre une concurrence déloyale et de garantir la pérennité de l’activité et de la production.

Concernant la filière de l’huile d’olive, l’Union a indiqué qu’elle suivait de près l’évolution du marché mondial en termes de production et de prix. Elle a appelé les producteurs à faire preuve de prudence dans les opérations de récolte et de commercialisation, et à ne pas se laisser entraîner par des rumeurs visant à faire chuter les prix à la production, à influencer le marché et à porter préjudice aux intérêts des producteurs.
L’Office de l’huile a également été appelé à assumer son rôle national en suivant l’évolution du marché et en prenant les mesures nécessaires pour contribuer à la stabilité des prix et à la protection des intérêts des producteurs.
Concernant le secteur de la pêche, l’Utap a exprimé son indignation face à l’exclusion délibérée, par l’autorité de tutelle, des professionnels du secteur des commissions techniques traitant des questions maritimes, soulignant que la présence des professionnels et de leurs représentants dans les différents processus de concertation et d’élaboration des décisions relatives au secteur est indispensable pour garantir l’efficacité de ces décisions et leur adéquation avec la réalité du métier.
Elle a également réaffirmé son refus des décisions unilatérales susceptibles de porter préjudice au service public maritime et aux intérêts des professionnels, tout en réitérant son attachement au dialogue, à la concertation et à l’adoption d’une approche participative pour traiter les dossiers en question.
I. B.



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