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	<title>seif eddine yahia, auteur/autrice sur Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>Hammamet : Maqam Roads et Arroug explorent le patrimoine musical tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Aug 2018 16:39:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph: Festival de Carthage). Pour son concert du 8 août 2018, le Festival de Hammamet a accueilli Zied Zouari et sa formation Maqam Roads ainsi que Badreddine Dridi et son groupe Arroug. Deux ensembles puisant leur inspiration dans le patrimoine musical tunisien pour en ressortir un résultat à leur image. Par Seif-Eddine Yahia Deux concerts, deux...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-169387 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/cover-article-arroug.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph: Festival de Carthage).</em></p>
<p><strong><em>Pour son concert du 8 août 2018, le Festival de Hammamet a accueilli Zied Zouari et sa formation Maqam Roads ainsi que Badreddine Dridi et son groupe Arroug. Deux ensembles puisant leur inspiration dans le patrimoine musical tunisien pour en ressortir un résultat à leur image.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-169384"></span></p>
<p>Deux concerts, deux ambiances, une base commune : c’est ce que proposait le Festival de Hammamet avec les concerts des deux formations <em>Maqam Roads</em> et Arroug dirigées respectivement par Zied Zouari et par Badreddine Dridi.</p>
<p>Alors que le premier concert proposait un voyage reposant dans les méandres du maqam, le second offrait une mise en avant collégiale et festive du patrimoine arabo-berbère propre à la Tunisie.</p>
<h3><strong>Maqam Roads : un quatuor pour une réflexion musicale</strong></h3>
<p>Pour le premier concert de la soirée, Zied Zouari s’est présenté armé de son violon et entouré de trois musiciens de talent : Julien Tekeyan à la batterie et aux percussions, Abdurrahman Tarikci à la basse et Ghassel à la guitare électrique.</p>
<p>Le groupe a souhaité utiliser le maqam, style musical commun aux mondes arabe, turc, indien et même chinois, comme fil conducteur de ce concert. Au maqam, le violoniste et compositeur a ajouté des éléments issus du jazz, du stambali, du mezoued et même parfois de la pop afin de proposer une œuvre complexe et inédite.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-169388 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/zouari-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Maqam Roads (Ph: Festival de Carthage).</em></p>
<p>Le concert a commencé par une improvisation du violoniste à mi-chemin entre un scat de jazzman et un beatbox. Après cette improvisation vocale, le public a eu droit à un très long solo du batteur Julien Tekeyan. Un solo en début de concert qui, en plus des réglages effectués pendant la performance, a peut-être ralenti le rythme du concert et conduit à ce que le public mette un peu plus de temps à entrer dans l’univers du groupe.</p>
<p>La formation a continué le concert avec « <em>Tale of Krishnamurti</em>« , une composition mixant influences tunisiennes et indiennes. Zied Zouari a d’ailleurs expliqué que la philosophie de Krishnamurti, penseur indien du XXe siècle, avait eu une grande influence sur sa philosophie, et sur sa manière d’appréhender la musique. Un son apaisant et relaxant qui s’est bien enchaîné avec les morceaux « <em>Air from India »</em> et <em>« Lettre à Ikbal »</em>.</p>
<p>Après 3 chansons et un solo de violon, l’ambiance a commencé à se décanter quand le groupe s’est dirigé vers le stambali et le patrimoine de Sfax et de Zarzis. Le compositeur a finalement réussi à amener le public dans son univers après un début de concert un peu poussif. Il a terminé sa prestation par « <em>Egyptian notice</em>« .</p>
<p>Le compositeur, dans son œuvre, a souhaité mixer une base tunisienne à des influences venues de plus loin. Le maqam étant un style ouvert, le groupe a pu bénéficier des influences arméniennes et turques grâce à certains de ses musiciens.</p>
<p>Chaque instrumentiste a pu démontrer sa virtuosité et sa sensibilité lors des longs passages en solo qui lui étaient alloués. Cependant, on avait parfois l’impression que cette mise en avant des solos masquait une petite difficulté à proposer un motif commun où chaque musicien parvient à entrer harmonieusement en communication avec les autres membres du groupe.</p>
<h3><strong>Arroug : aux racines afro-berbères de la musique tunisienne</strong></h3>
<p>Après une prestation finalement de bonne qualité malgré un début difficile, <em>Maqam Roads</em> a laissé sa place au groupe <em>Arroug</em> pour la seconde partie du spectacle.</p>
<p>Depuis trois ans maintenant, Badreddine Dridi et son groupe Arroug cherchent à défendre les origines afro-berbères de la musique tunisienne. En puisant dans le stambali, l’aâroubi ou la musique sahraoui, Arroug offre une démarche militante de défense d’un patrimoine musical parfois mis de côté.</p>
<p>Au-delà de la démarche artistique, Badreddine Dridi et son groupe proposent avant tout une expérience musicale et scénique vibrante et inclusive. Le but étant de faire comprendre au public que la musique issue de ce patrimoine laissé de côté est très proche des musiques actuelles les plus populaires en Afrique du Nord comme le Gnawa, le chaabi ou même le raï. Tout cela ayant pour objectif de redonner à cette musique une place de choix dans le paysage artistique national.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-169394 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/dridi-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Arroug à Hammamet (Ph: Festival de Hammamet)</em></p>
<p>Sur scène, le groupe a proposé une formation de huit musiciens. Badreddine à la guitare est accompagné de son batteur et co-compositeur Mohamed Khachnaoui, d’un bassiste, d’un autre guitariste et d’un ensemble comprenant nay, gambra, wtar et mezoued.</p>
<p>Le concert d’Arroug a débuté par l’hymne « <em>Ana tounsi</em> » suivi de « <em>Sahraoui »</em> et de « <em>Mazelt Bjoudi</em>« . Des influences gnawa, une orchestration intelligente, une rythmique funky et une énergie communicative : il n’en fallait pas plus pour recevoir l’approbation du public qui est rapidement devenu acteur du concert.</p>
<p>Le groupe a ensuite enchaîné avec des morceaux comme »<em>Zambala</em> » ou « <em>Goumari »</em> en alternant les solos des différents instrumentistes et les morceaux chorales où chaque musicien était mis en valeur au moment adéquat.</p>
<p>Le concert s’est terminé de la meilleure des manières avec un public dansant et une explosion d’applaudissements pour un groupe ayant proposé un concert vivant et orchestré avec talent.</p>
<p>Les deux formations sur scène ce soir-là, étaient très différents dans leur manière de penser et de faire de la musique : pensée comme une invitation à la contemplation pour <em>Maqam Roads</em> la musique est au contraire pensée pour le mouvement selon <em>Arroug</em>.</p>
<p>Cependant, ces deux groupes puisent dans des sources communes, et c’est ce qui était peut-être le plus intéressant dans ce concert : la manière dont deux sensibilités et deux parcours musicaux différents parviennent à se réapproprier un patrimoine commun.</p>
<p>Badreddine Dridi et Zied Zouari représentent les deux faces d’une même pièce. Zouari a cherché à produire un spectacle axé autour de la contemplation, tandis que Dridi a cherché à créer une musique vivante et dansante. Deux méthodes qui se complètent pour un spectacle qui aura eu le double mérite de faire passer le public par plusieurs états et de faire redécouvrir des pans entiers de notre patrimoine musical.</p>
<h3><strong>Mise en avant du patrimoine tunisien à Hammamet</strong></h3>
<p>La mise en avant de ce patrimoine a constitué un des axes majeurs de ce 54<sup>e</sup> Festival de Hammamet et il est important de saluer le courage des programmateurs et de l’équipe organisatrice du festival. Par des choix audacieux et réfléchis, ce festival a réussi à montrer que des genres musicaux parfois marginalisés par le passé avaient une vraie puissance fédératrice et une qualité indéniable sur scène.</p>
<p>Le patrimoine musical national a été mis en avant à plusieurs reprises au cours de ce festival. Outre, le concert du 8 août, il y a aussi eu la performance remarquable de Zouheir Gouja et de son show « <em>Yinna 2018&Prime;</em> en juillet. Une œuvre en trois mouvements où le compositeur revisitait les grands classiques du mezoued, du chaabi algéro-tunisien et du stambali. Pour arriver à cela, le compositeur s’était entouré d’une formation de neuf musiciens mixant instruments traditionnels et contemporains et d’un trio vocal exceptionnel afin de proposer un spectacle élégant et musicalement très riche.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-169397 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/gouja.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Zouheir Gouja et sa formation lors du spectacle « Yinna 2018 ».</em></p>
<p>Les trois formations ont notamment cherché à mettre en avant le stambali et le mezoued mais ce qui est intéressant c’est de voir ce qu’ils en ont fait. A partir d’une base similaire, trois résultats totalement différents ont été obtenus. Zouheir Gouja, lors de son concert du 15 Juillet, avait développé un spectacle élégant mettant en avant la virtuosité de ses neuf musiciens et la pureté des trois voix l’accompagnant. Le musicien et musicologue a aussi, au cours de ce show, mis en avant la place centrale de la Tunisie dans les échanges musicaux entre les peuples en mettant en avant les influences subsahariennes, européennes et orientales existant en latence dans la musique tunisienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’Algérino fait salle comble à Carthage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/11/lalgerino-fait-salle-comble-a-carthage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Aug 2018 07:17:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un des événements de ce 54e Festival international de Carthage avait lieu le mardi 7 août 2018 dans un amphithéâtre complet. Venu tout droit de Marseille, L’Algérino avait avec lui un public acquis à sa cause et une série de tubes efficaces. Par Seif-Eddine Yahia Loin d’être un débutant dans la musique, L’Algérino totalise déjà 20...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-168690 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/alg-second.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Un des événements de ce 54<sup>e</sup> Festival international de Carthage avait lieu le mardi 7 août 2018 dans un amphithéâtre complet. Venu tout droit de Marseille, L’Algérino avait avec lui un public acquis à sa cause et une série de tubes efficaces.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-168689"></span></p>
<p>Loin d’être un débutant dans la musique, L’Algérino totalise déjà 20 ans de carrière. Originaire de Marseille, le rappeur a débuté dans le label «<em>361 Records</em>» d’Akhenaton, figure tutélaire du rap sudiste. Dans ce vivier qu’était le label du leader d’IAM, L’Algérino a côtoyé les Psy4 de la Rime (le groupe de Soprano et d’Alonzo), le chanteur Saïd ou le groupe Chiens de Paille. Il y a enregistré son premier album avant de voler de ses propres ailes. Après s’être essayé à plusieurs sous-genres, et après une traversée du désert, l’Algérino est devenu un des leaders de la nouvelle scène rap marseillaise actuelle aux côtés de SCH, JUL, NAPS ou Soprano.</p>
<p>Dans cette scène marseillaise, L’Algérino s’est spécialisé dans un sous-genre quelque peu méprisé et souvent appelé le «<em>rap de chicha»</em>. Caractérisé par des rythmes festifs, par la légèreté des thèmes abordés et par un recours massif à l’autotune, ce genre est actuellement un de ceux dont les chiffres de ventes et d’écoute sont les plus élevés des deux côtés de la Méditerranée.</p>
<h3>Tubes, autotune et public en ébullition</h3>
<p>Avec plusieurs tubes de l’été à son actif, L’Algérino venait clairement en terrain conquis à Carthage. Le théâtre était rempli une heure et demi avant le début du show et le public donnait de la voix à chaque apparition du chanteur sur les écrans de la scène du festival.</p>
<p>Accompagné d’un DJ nommé Carlton Banks, en hommage au légendaire cousin de Will Smith dans <em>« Le Prince de Bel Air</em> » et de Dédé Maestro aux claviers, L’Algérino a fait son entrée sur scène face à un théâtre rempli comme rarement.</p>
<p>Fidèle à ses habitudes, il est venu avec «<em>la coupe à Elvis</em>» et vêtu de sa célèbre chemise à motifs Versace le rapprochant de deux de ses influences musicales : 2pac et Rachid Taha.</p>
<p>Pour commencer ce concert d’une heure et demi, L’Algérino a souhaité frapper fort en reprenant un de ses succès les plus récents : « <em>Va Bene »</em> qui a notamment servi de bande-son au dernier film <em>« Taxi 5 »</em> de Franck Gastambide. Un tube repris par tous qui a permis de démarrer le concert dans les meilleures conditions.</p>
<p>Le rappeur a enchaîné avec son tube de l’été dernier, « <em>Les menottes »</em>, une des chansons qui avait contribué à populariser l’expression «<em>Tching Tchang Tchong</em>» avec  «Tchiki Tchiki» de PNL. L’emploi de cette expression ambiguë avait d’ailleurs fait l’objet d’une analyse intéressante de la part du journaliste Shkyd dans Yard. <a href="https://yard.media/dire-tching-tchang-tchong-devenu-cool-grace-rap-francais/">Un article que je vous invite  à lire</a>.</p>
<p>Carthage a continué à s’enflammer avec <em>« Banderas »</em>, « <em>Diggy Style »,</em> « <em>Princes de la Ville », </em>trois morceaux clairement écrits pour donner envie de rouler les vitres baissées sur la Corniche de Marseille entre le Prado et la plage des Catalans.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-168691" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/alg-cover.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ph. Festival international de Carthage.</em></p>
<h3><strong>Des influences venues des deux bords de la Méditerranée</strong></h3>
<p>A la fin de<em> « Princes de la Ville »</em>, le natif des quartiers Nord de Marseille en a profité pour reprendre le refrain de <em>« Didi »</em> de Cheb Khaled. Le chanteur a mis en avant ses origines algériennes à plusieurs reprises au cours du spectacle, en rendant notamment hommage au rossignol du Raï, cheb Hasni assassiné en 1994.</p>
<p>Dans le rap français du milieu des années 2000 au début des années 2010, le Maghreb uni était un des thèmes récurrents pour la plupart des rappeurs d’origine maghrébine. L’Algérino n’a pas fait exception à la règle a fait aussi ce qu’il a appelé «<em>un hymne pour le rassemblement maghrébin</em>» mais qui sonnait plus comme une revendication identitaire chaouie. Avec son titre « <em>Bawa »</em>, interprété sur scène, L’Algérino a rejoint les défenseurs de l’identité Chaouie en France à l&rsquo;image de Mohamed Mazouni.</p>
<p>L’Algérino, qui avait la fâcheuse tendance de parler de lui à la troisième personne pendant les interludes du concert, a repris des morceaux plus anciens comme « <em>Sur la tête de ma mère »</em>, un des gros succès de l’année 2010.</p>
<p>Le rappeur marseillais a interprété d’autres morceaux un peu moins connus et plus intimistes de son répertoire comme « S<em>i tu savais » </em>ou « <em>ça va aller »</em>, une version <em>« low-cost »</em> et autotunée de « <em>Petit Frère</em> » d’IAM.</p>
<p>Pour compléter le spectacle, L’Algérino a cherché à diversifier les styles musicaux proposés en faisant quelques incursions dans le reggae ou le merengue, nous montrant par la même occasion les limites de son utilisation de l’autotune en concert.</p>
<p>Au niveau des textes, on était généralement sur quelque chose d’assez festif avec des paroles qui n’ont pas prétention à révolutionner le genre ou à concurrencer les grandes plumes du rap français. Cependant, sur quelques morceaux, on a eu droit à de bonnes surprises, comme des citations tirées de « <em>C’est arrivé près de chez vous »</em> ou des références à « <em>Gomorra » </em>qui est, rappelons-le, une très grande série.</p>
<p>L’Algérino a interprété son dernier succès en date : « <em>Panama »</em> qui totalise déjà plus de 70 millions de vues sur Youtube. Le public, dans son ensemble, a repris en chœur le refrain de ce tube. On a donc entendu entre 10 et 15.000 personnes de tous les âges, des enfants aux personnes du troisième âge chanter les paroles suivantes : «<em>Elle fait la meuf docile, mais c’est une vraie Sheytana/ </em><em>Tu la ramènes à l’hôtel, elle dit qu’elle a ses ragnagnas.»</em></p>
<p>Une scène assez surréaliste, face à laquelle je ne peux que reprendre les mots d&rsquo;un journaliste célèbre qui disait: «<em>Après avoir vu ça, je pense qu&rsquo;on peut mourir en paix. Le plus tard possible mais on peut mourir tranquille.» </em></p>
<p>La soirée s’est terminée comme elle a commencé avec « <em>Va Bene</em> » et « <em>Les menottes »</em> que L&rsquo;Algérino a interprétés avec le drapeau tunisien sur les épaules.</p>
<p>Le rappeur est venu sur la scène de Carthage armé d’une fanbase solide et d’une série de tubes connus par le plus grand nombre. La ferveur du public a aidé au succès d’un show qui était par ailleurs plutôt bien réglé, dynamique et en adéquation avec ce qu’on attendait. On peut ne pas être fan de la musique de L’Algérino mais on doit lui reconnaître un vrai talent scénique et un sens du tube imparable.</p>
<p>Tout comme Booba l’an dernier à la même époque, le Marseillais a rempli le théâtre et a généré une ambiance incroyable, montrant au passage que le rap français était une des valeurs sûres du festival en termes de ventes.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9ihr7XCjR9"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/11/festival-de-carthage-el-hadhra-de-jaziri-dans-toute-sa-splendeur/">Festival de Carthage : ‘‘El Hadhra’’ de Jaziri dans toute sa splendeur</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Festival de Carthage : ‘‘El Hadhra’’ de Jaziri dans toute sa splendeur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/11/festival-de-carthage-el-hadhra-de-jaziri-dans-toute-sa-splendeur/embed/#?secret=Xu8qWUa7R8#?secret=9ihr7XCjR9" data-secret="9ihr7XCjR9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="h5XHB8DRzm"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/10/les-etoiles-de-palestine-a-carthage/">Succès pour les « Etoiles de la Palestine » à Carthage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Succès pour les « Etoiles de la Palestine » à Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/10/les-etoiles-de-palestine-a-carthage/embed/#?secret=SjZH85KZHJ#?secret=h5XHB8DRzm" data-secret="h5XHB8DRzm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LzVHhMrRyq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/30/festival-de-carthage-willy-william-en-service-minimum/">Festival de Carthage : Willy William en service minimum</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Festival de Carthage : Willy William en service minimum » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/30/festival-de-carthage-willy-william-en-service-minimum/embed/#?secret=DB23daO5Z6#?secret=LzVHhMrRyq" data-secret="LzVHhMrRyq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Succès pour les « Etoiles de la Palestine » à Carthage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/10/les-etoiles-de-palestine-a-carthage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Aug 2018 08:47:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Festival international de Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi soir, 6 août 2018, à Carthage avait lieu le concert «Les Etoiles de la Palestine» où Amal Murkus et Ameer Dandan ont chanté leur amour pour leur pays  face à un public qui n’a pas manqué de rappeler la fraternité unissant les peuples tunisien et palestinien. Par Seif-Eddine Yahia L’année 2018 a été des plus...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/10/les-etoiles-de-palestine-a-carthage/">Succès pour les « Etoiles de la Palestine » à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-168469" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/FIC-Palestine-Cover.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Lundi soir, 6 août 2018, à Carthage avait lieu le concert «Les Etoiles de la Palestine» où Amal Murkus et Ameer Dandan ont chanté leur amour pour leur pays  face à un public qui n’a pas manqué de rappeler la fraternité unissant les peuples tunisien et palestinien.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-168399"></span></p>
<p>L’année 2018 a été des plus compliquées pour le peuple palestinien. En plus de la commémoration des 70 ans de la Nakba, l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem et la reconnaissance par ces derniers de la ville trois fois sainte comme capitale d’Israël, la population a aussi subi de nombreuses pertes humaines lors de la «<em>Marche du Retour</em>» (127 morts et plus de 3500 blessés pour rappel). Ça et d’autres choses ont fait de cette année une des plus sombres de l&rsquo;histoire pour la cause palestinienne. Mais malgré la noirceur du tableau, le peuple palestinien continue à affirmer son droit à l’existence et à l’autodétermination avec courage et dignité.</p>
<p>Le concert des Etoiles de la Palestine intervient dans ce contexte à la fois pour mettre en avant certains des plus grands talents de la Palestine tout en rappelant que des liens forts unissent le peuple tunisien au peuple palestinien.</p>
<h3><strong>Deux grandes voix au service d’une cause encore plus grande</strong></h3>
<p>Les têtes d’affiche de cette soirée de gala étaient la célèbre chanteuse Amal Murkus et le vainqueur d’Arab Idol Ameer Dandan, qui est très vite devenu un des grands espoirs de la chanson palestinienne.</p>
<p>Pour ce concert, la Palestine avait envoyé une délégation comprenant certains de ses artistes les plus talentueux, puisqu’en plus d’Amal Murkus et d’Ameer Dandan, le public de Carthage a eu droit aux prestations d’un orchestre de talent mêlant musiciens tunisiens et palestiniens sous la direction de Nabil Zammit. A cela s’ajoutaient également les performances de la troupe de danse traditionnelle «<em>Assil»</em> venue directement de Ramallah.</p>
<p>L’entrée du grand orchestre s’est faite, accompagnée par les vers du poème de Mahmoud Darwish <em>«Comment guérir de l’amour de la Tunisie?»</em>. Poème rappelant simplement et sobrement le lien historique fort unissant les deux pays.</p>
<p>Deux chœurs (un féminin et un masculin) et un orchestre d’une vingtaine de musiciens dont 8 pour la seule section des violons et violoncelles ainsi qu’un qanoun, un nay et un clavier : c’est la formation proposée par cet orchestre face à une audience où drapeaux palestiniens et keffiehs se comptaient ce soir-là par dizaines.</p>
<h3>Amal Murkus en levée de rideau</h3>
<p>Amal Murkus porte l’étendard de la musique palestinienne partout dans le monde en mixant des éléments issus du folklore palestinien à des styles musicaux aussi divers que le jazz, la folk ou la pop.</p>
<p>Très grande voix, Amal Murkus est aussi reconnue pour son activisme politique en faveur non seulement de la Palestine, des femmes dans le monde arabe mais aussi des Arabes restés sur leurs terres après 1948.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-168470" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/murkus-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Amal Murkus (Ph. Festival de Carthage).</em></p>
<p>Pour ce concert, la chanteuse a puisé dans son répertoire propre et dans le patrimoine musical palestinien interprétant des titres tels que <em>«Ya Ba La La»,</em> «<em>Sawt el-maraa» </em>ou <em>«Gharib fi madina baida»,</em> titre issu de la bibliographie de Mahmoud Darwish.</p>
<p>Amal Murkus a terminé son tour de chant par une réinterprétation du titre «<em>Hasta Siempre»</em>, l’hymne à la mémoire de Che Guevara, rappelant au passage, son engagement politique très marqué à gauche.</p>
<h3><strong>Ameer Dandan: une réussite pour sa première venue </strong></h3>
<p>Trois ans après Muhammad Assaf, c’est un autre gagnant d’Arab Idol qui est monté sur la scène du Festival de Carthage pour la première fois de sa carrière. Son arrivée sur scène a permis au public déjà galvanisé par la prestation de Mme Murkus de passer un cap supplémentaire en termes d’ambiance.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-168472" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/dandan-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ameer Dandan (Ph. Festival de Carthage).</em></p>
<p>Le chanteur à la voix d’or a repris certains de ses titres les plus connus comme «<em>Sakker kalamek»</em> ou «<em>Ya batal», </em>hymne à la Palestine dont le clip avait d’ailleurs été tourné dans les rues de Jérusalem-Est. Le chanteur n’a par ailleurs pas omis de mettre en avant certaines chansons tirées du folklore palestinien comme «<em>Ween a Ramallah».</em></p>
<p>Le show de M. Dandan s’est terminé par une reprise du classique <em>«Yak dillali»</em> du chanteur populaire tunisien Hédi Habbouba. Une réinterprétation qui a littéralement embrasé le théâtre antique de Carthage.</p>
<h3><strong>Dabké sur scène et dans le public</strong></h3>
<p>Présents lors de deux tableaux différents à la fois pour Amal Murkus et pour Ameer, les danseurs de la troupe «<em>Assil» </em> ont participé à l’élévation du niveau d’ambiance par des prestations alliant Dabké traditionnelle et figures acrobatique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-168473" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/danse-palestine-article.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La troupe Assil en pleine action.</em></p>
<p>L’ambiance lors de cette soirée était au partage et à la fraternité, et lors de la prestation d’Amer Dandan, la Dabké se dansait non seulement sur scène grâce à la troupe, mais aussi dans les tribunes du théâtre. Lors des dernières chansons, trois des danseurs de la compagnie ont d’ailleurs rejoint les danseurs les plus chevronnés du public pour une session de Dabké incroyable et totalement improvisée.</p>
<p>La dernière chanson, <em>«Yak dillali»</em> a été le prétexte à une explosion finale de joie et de ferveur, explosion au cours de laquelle les drapeaux palestiniens flottaient un peu partout dans le ciel de Carthage.</p>
<p>Le spectacle proposé par l’orchestre, la troupe et les interprètes a été, ce soir-là d’une très grande qualité. Les talents vocaux d’Amal Murkus et d’Ameer Dandan, la virtuosité des musiciens de l’orchestre et le talent de la troupe se sont conjugués pour offrir un show unique,  mais ce que l’on peut aussi retenir de cette soirée, c’est incontestablement l’amitié indéfectible qui lie les deux peuples.</p>
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		<title>Carlos Nuñez et sa gaïta séduisent le public de Hammamet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/carlos-nunez-et-sa-gaita-seduisent-le-public-de-hammamet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Aug 2018 08:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[mezoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph. Festival de Hammamet). Le festival Hammamet accueillait Carlos Nuñez, multi-instrumentiste galicien et explorateur de genre musicaux méconnus du grand public. Ce dernier a offert, jeudi 2 août 2018, un voyage dans l’espace et le temps qui s’est terminé en apothéose sur scène. Par Seif-Eddine Yahia Cantonnée à des stéréotypes véhiculés  entre autres choses par le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/06/carlos-nunez-et-sa-gaita-seduisent-le-public-de-hammamet/">Carlos Nuñez et sa gaïta séduisent le public de Hammamet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167687 size-full aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-1.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph. Festival de Hammamet).</em></p>
<p><strong>Le festival Hammamet accueillait Carlos Nuñez, multi-instrumentiste galicien et explorateur de genre musicaux méconnus du grand public. Ce dernier a offert, jeudi 2 août 2018, un voyage dans l’espace et le temps qui s’est terminé en apothéose sur scène. </strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-167686"></span></p>
<p>Cantonnée à des stéréotypes véhiculés  entre autres choses par le cinéma hollywoodien, la musique espagnole est rarement appréciée dans sa diversité. Souvent ramenée au flamenco et à la musique andalouse, la culture espagnole est une mosaïque renfermant de merveilleux secrets que Carlos Nuñez a tenté de dévoiler au cours de ce concert.</p>
<h3><strong>Une musique galicienne marquée par l&rsquo;influence celte</strong></h3>
<p>Originaire de Galice, Carlos Nuñez a eu à cœur, depuis le début de sa carrière, de mettre en avant le patrimoine musical propre à sa région. Bordée par l’Océan Atlantique, la Galice a bénéficié, au cours de son histoire, d&rsquo;une grande influence venant des pays anglo-saxons. Cette influence a laissé des traces jusque dans la musique traditionnelle de cette région et dans les instruments utilisés pour la pratiquer.</p>
<p>C’est avec sa gaïta (ou gaïda), cornemuse typique du nord-ouest de l’Espagne et accompagné de trois autres musiciens que Carlos Nuñez est monté sur la scène de Hammamet. Un quatuor composé d’un percussionniste, d’un guitariste et d’une violoniste, en plus de M. Nuñez qui était à la fois flûtiste et joueur de gaïda en fonction des morceaux.</p>
<p>Pendant tout le spectacle, le musicien s’est fait conteur et historien, expliquant au public d’où venaient les morceaux qu’ils allaient entendre. Carlos Nuñez et son groupe ont proposé un voyage dans l’espace et dans le temps avec des compositions remontant parfois au XIIIe siècle ou des morceaux venus d’Amérique du Sud, région du monde où la gaïda a été exportée à l&rsquo;arrivée des explorateurs espagnols et portugais.</p>
<p>Une partie des morceaux joués était directement puisée dans les répertoires celtiques d&rsquo;Irlande ou d&rsquo;Ecosse, afin de créer un trait d’union entre le patrimoine galicien et les musiques celtiques plus connues dans le reste du monde.</p>
<p>Kiana, la violoniste du groupe originaire des Etats-Unis, a quant à elle revisité les titres celtiques les plus connues du répertoire nord-américain, partie du monde où cette musique s’est exportée grâce à l’arrivée massive des migrants irlandais au point que le pays fait aujourd’hui partie des scènes les plus actives de la musique celtique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167689 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-2.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kiana, la violoniste, lors de la chanson finale du concert.</em></p>
<p>Le public a aussi eu droit à une réinterprétation des Boléros de Maurice Ravel. Ce dernier s’était en effet inspiré d’un air traditionnel galicien qu’il avait repris pour le faire connaître au reste du monde.</p>
<p>En plus du voyage et de l&rsquo;aspect pédagogique du concert, de nombreuses surprises étaient au rendez-vous lors de cette soirée : une improvisation du batteur sur une valise Samsonite, une session de gigue pour la violoniste Kiana, un apprentissage des subtilités du rythme du fandango ou encore l’entrée en scène d’un groupe de mezoued pour accompagner le quatuor à la fin du concert.</p>
<h3><strong>Un mélange </strong>Celtico-tunisien</h3>
<p>Carlos Nuñez n’était pas venu sur le sol tunisien depuis près de dix ans et un concert à Sidi Bou Saïd. Cependant, l’artiste avait déjà remarqué que des rapprochements entre la Tunisie et le patrimoine culturel celte.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167688 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-3.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Gaïta espagnole et mezoued tunisien (Ph. festival de Hammamet).</em></p>
<p>Après un clin d’œil au nom de la bière nationale tunisienne (« <em>Celtia »</em> : ça ne s’invente pas), le musicien a fait monter sur scène une formation de mezoued pour l&rsquo;accompagner. Les musiciens des deux groupes ont réussi à saisir les points communs entre deux musiques a priori assez différentes. Après une improvisation de la formation de mezoued qui a fait se lever le public de Hammamet, les deux groupes se sont livrées à un dialogue musical improvisé où chacun a su intelligemment trouver sa place.</p>
<p>Notons que cette partie du spectacle a été travaillée en une dizaine de minutes à peine, juste avant le début du concert. En outre,  les deux groupes ne s’étaient jamais rencontrés par le passé mais l’écoute, la compréhension mutuelle et sans doute aussi la connaissance encyclopédique de l’histoire de la musique de M. Nuñez ont fait de cette rencontre un des temps forts du concert.</p>
<p>Toujours dans cette logique d’échange et de partage, Carlos Nuñez a profité de sa dernière chanson pour faire monter tout le public sur scène afin d’exécuter une danse traditionnelle bretonne, transformant la scène et les tribunes du théâtre en une immense piste.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167690 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/nunez-4.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Carlos Nuñez transformant la scène du festival en piste de danse.</em></p>
<p>Un final qui a fait office d’apothéose pour un concert à la fois intelligent et sensible, où Carlos Nuñez a réussi à partager ses influences et ses découvertes musicales dans une vraie logique d’échange.</p>
<p>La démarche derrière le concert de Carlos Nuñez est profondément militante. En mettant en avant ces traditions régionales et ces particularismes méconnus propres à sa région, le joueur de gaïta cherche à connecter les histoires millénaires des différentes régions du mondes, loin des stéréotypes figés dans le temps et sources de divisions entre les peuples, notamment dans cette Europe parfois coupée de ses racines.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nsYJH1SLuD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/">« La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/embed/#?secret=FRyZQUrbWu#?secret=nsYJH1SLuD" data-secret="nsYJH1SLuD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0EDtgN9GdG"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/kusturica-a-hammamet-un-merveilleux-moment-de-fete/">Kusturica à Hammamet : Un merveilleux moment de fête</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kusturica à Hammamet : Un merveilleux moment de fête » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/24/kusturica-a-hammamet-un-merveilleux-moment-de-fete/embed/#?secret=guztPS9fgo#?secret=0EDtgN9GdG" data-secret="0EDtgN9GdG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MZHwBKArEu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/">Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/embed/#?secret=mizfnI5P6s#?secret=MZHwBKArEu" data-secret="MZHwBKArEu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Gospel pour 100 voix a vu les choses en grand pour conquérir Carthage</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/04/gospel-pour-100-voix-a-vu-les-choses-en-grand-pour-conquerir-carthage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Aug 2018 06:58:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph. Festival de Carthage). Pour l’avant-dernier concert du mois de juillet, la troupe de Gospel pour 100 voix s’est littéralement emparée du théâtre antique de Carthage. Un show complet et une énergie communicative. Par Seif-Eddine Yahia Pour l’un des derniers concerts du mois, le festival de Carthage proposait au public de redécouvrir le monde du gospel en compagnie de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/04/gospel-pour-100-voix-a-vu-les-choses-en-grand-pour-conquerir-carthage/">Gospel pour 100 voix a vu les choses en grand pour conquérir Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167497 size-full aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/gospel-cover.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph. Festival de Carthage).</em></p>
<p><strong><i>Pour l’avant-dernier concert du mois de juillet, la troupe de Gospel pour 100 voix </i></strong><strong><i>s’est littéralement emparée du théâtre antique de Carthage. Un show complet et une énergie communicative.</i></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-167490"></span></p>
<p>Pour l’un des derniers concerts du mois, le festival de Carthage proposait au public de redécouvrir le monde du gospel en compagnie de la troupe internationale Gospel pour 100 voix<em>.</em> L’occasion de redécouvrir que ce style musical était avant tout une expérience à vivre en prise directe avec des interprètes à la fois talentueux et habités.</p>
<h3><strong>La mère de toutes les musiques modernes</strong></h3>
<p>Au début du film de 1992 « <em>Sister Act 2</em> » réalisé par Bill Duke, un des élèves de sœur Marie-Clarence, Frankey en l’occurrence, résumait de façon lapidaire certains des clichés généralement associés au gospel dans l’imaginaire collectif. Pour lui, ce n’était que des <em>«ringards en toges chantant des chansons religieuses que personne n’écoute»</em>. Pendant tout le reste du film, au moyen de concerts exceptionnels et d’un sens inné de la pédagogie, la religieuse interprétée par Whoopi Goldberg s’attache à déconstruire tous ces clichés et à montrer à tous ces jeunes que le gospel est beaucoup plus proche des styles musicaux qu’ils affectionnent (New-jack, rap, RNB…).</p>
<p>Le gospel est effectivement la mère de toutes les musiques du XXe siècle venues d’Amérique du Nord.</p>
<p>Aux États-Unis, le gospel et le negro spiritual ont été les premiers moyens par lesquels les populations afro-américaines ont exprimé leur mal-être d’esclaves et leur rêve d’une vie meilleure. Le negro spiritual servait également de message codé permettant aux esclaves américains de communiquer entre eux sans se faire réprimander par leurs maîtres.</p>
<p>L’histoire confondue de ces deux styles de musique est très riche, et ces mouvements sont à l’origine de toutes les évolutions musicales ultérieures : le blues, le jazz, le rock, la soul, et plus proche de nous encore, le hip hop.</p>
<p>Cette parenté du gospel avec les musiques actuelles constituait un des axes centraux du spectacle proposé par <em>Gospel pour 100 voix </em>à Carthage. La troupe a intelligemment apporté des éléments issus de tous les styles pour proposer un show moderne et éclectique tout en gardant cette identité de style propre aux formations gospel.</p>
<h3><strong>50 personnes sur scène pour un show spectaculaire</strong></h3>
<p>Créée en 1998 à l’occasion des 150 ans de l’abolition de l’esclavage, la troupe G<em>ospel pour 100 voix</em> compte plus de 50 membres de 25 nationalités différentes. Ces chanteurs, musiciens et performers ont en commun l’amour de la musique et l’envie de transmettre un message d’amour et de foi au reste du monde.</p>
<p>La formation proposée à Carthage avait de quoi impressionner. Afin d’offrir un show complet, en plus de la quarantaine de choristes, le groupe ne comptait pas moins de 6 chanteurs solistes, 6 danseurs, et un groupe de musiciens comprenant un percussionniste, un batteur, un clavier, un bassiste et deux guitaristes afin de fournir, ce qu’on a coutume d’appeler un «s<em>how à l’américaine</em>» devant un public venu en nombre.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167500 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/gospel-danse.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph. Festival international de Carthage).</em></p>
<p>Le premier morceau de ce concert de plus de deux heures a bénéficié d’une orchestration funk mettant en avant les synthétiseurs et les percussions autant que les danseurs venus dès le départ donner le ton à un concert rempli d’énergie.</p>
<h3><strong>Une soliste superstar nommée Jean Carpenter</strong></h3>
<p>Présent à tous les morceaux, le chœur de 40 chanteurs dirigé par Malik Young, a offert une prestation de haute volée, tant sur le plan des placements vocaux que sur celui des chorégraphies et du jeu de scène.</p>
<p>Au cours des deux heures de spectacle, les solistes se sont relayés pour accompagner cette immense chorale qui était la vraie star de la soirée tout en proposant des univers musicaux différents.</p>
<p>Parmi les différents solistes présents sur scène, il en est une qui a réussi à captiver toute la salle et à capter toute la lumière. Il s’agit de la chanteuse américaine Jean Carpenter, dont le jeu de scène, les performances habitées, dignes d’un James Brown au sommet de son art, et les interactions pleines d’humour ont séduit le public. Comme elle l’a dit elle-même, ce soir-là à Carthage, nous étions tous dans son église.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167499 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/gospel-carpenter.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Jean Carpenter: soliste vedette de la troupe (Ph. Festival international de Carthage).</em></p>
<p>C’est notamment elle qui a expliqué au public le concept du groupe, ainsi que le programme de la soirée mélangeant le gospel, au rock, au jazz ou au rap dans une véritable explosion d‘amour.</p>
<p>La voix de Dominique Magloire, une autre soliste, a aussi créé un vent de frisson par sa pureté et sa puissance mais d’une manière générale tous les solistes ont été bons et ont offert une véritable complémentarité de styles lors de leurs différentes prestations.</p>
<p>Des classiques du gospel et du negro spiritual tels que « <em>The battle of Jericho</em>« , ou « <em>Down by the riverside</em> » ont été interprétés en medley. Cela a précédé une reprise d’<em>« I’ve got my mind set on you »</em> de Georges Harrison dans une version où les paroles ont été modifiées pour mettre en avant l’amour du Seigneur. L’importance de la prière, la foi en Dieu, ou l’amour du prochain ont été autant de sujets abordés dans les chansons proposées par la troupe.</p>
<p>Une partie du spectacle a également été interprétée en swahili avec une chorégraphie mettant en avant l’histoire douloureuse de l’esclavage ainsi que celle de l’émancipation des Afro-Américains. Un détour par la Nouvelle-Orléans a également été fait avec une reprise de « <em>When the Saints go Marchin in</em>« .</p>
<p>Avant le grand final, Jean Carpenter a interprété une chanson intitulée « <em>Change »</em> : une version moins funky que celle de Barry White, et moins engagée que celle de 2pac mais une chanson pleine d&rsquo;émotion qui a fait un grand effet lors de ce concert.</p>
<p>Cette soirée ne pouvait se terminer autrement que par une reprise du titre de gospel le plus célèbre au monde, à savoir « <em>Oh Happy Days</em>« . L’interprétation de ce titre a permis à toute la troupe (solistes compris) de se retrouver sur scène au même moment afin de communier une dernière fois avec le public.</p>
<p>Ces deux heures et demi de concert sont passées à une allure folle en raison de la diversité des ambiances, de la qualité des morceaux et de la justesse vocale des choristes et des solistes. A l&rsquo;image de Marie-Clarence dont nous parlions au début de cet article, la troupe, menée par Malik Young et Jean Carpenter, a permis au public de se laisser porter par une énergie incroyable et d&rsquo;oublier tout ce qu&rsquo;il savait ou pensait savoir sur le gospel avant de venir.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aYG46GM8MC"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/03/kendji-girac-fait-un-carton-plein-au-theatre-romain-de-carthage/">Kendji Girac fait un carton plein au théâtre romain de Carthage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kendji Girac fait un carton plein au théâtre romain de Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/03/kendji-girac-fait-un-carton-plein-au-theatre-romain-de-carthage/embed/#?secret=4gpETFqqXK#?secret=aYG46GM8MC" data-secret="aYG46GM8MC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F3hfn8eeGg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/31/hiba-tawaji-le-charme-du-liban-sinvite-a-carthage/">Hiba Tawaji, le charme du Liban s’invite à Carthage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hiba Tawaji, le charme du Liban s’invite à Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/31/hiba-tawaji-le-charme-du-liban-sinvite-a-carthage/embed/#?secret=szH8HGvktk#?secret=F3hfn8eeGg" data-secret="F3hfn8eeGg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ucuPf5ehsE"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/30/festival-de-carthage-willy-william-en-service-minimum/">Festival de Carthage : Willy William en service minimum</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Festival de Carthage : Willy William en service minimum » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/30/festival-de-carthage-willy-william-en-service-minimum/embed/#?secret=IqowZx3igU#?secret=ucuPf5ehsE" data-secret="ucuPf5ehsE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/04/gospel-pour-100-voix-a-vu-les-choses-en-grand-pour-conquerir-carthage/">Gospel pour 100 voix a vu les choses en grand pour conquérir Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Une usine de carrosserie à Sousse : Mahindra se renforce en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 16:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Feriani]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Inauguration de l&#8217;usine de carrosserie en présence (de gauche à droite) M. Zouari, M. Feriani et M. Chelioui. Un double-événement, vendredi 27 juillet 2018, à Sousse, pour la marque indienne Mahindra et pour son partenaire tunisien, le groupe Zouari : l’inauguration d’une nouvelle usine de carrosserie au sein du complexe Medicars et le lancement de trois nouveaux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/01/une-usine-de-carrosserie-a-sousse-mahindra-se-renforce-en-tunisie/">Une usine de carrosserie à Sousse : Mahindra se renforce en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-167257 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/mahindra-inauguration-cover.png" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Inauguration de l&rsquo;usine de carrosserie en présence (de gauche à droite) M. Zouari, M. Feriani et M. Chelioui.</em></p>
<p><strong><em>Un double-événement, vendredi 27 juillet 2018, à Sousse, pour la marque indienne Mahindra et pour son partenaire tunisien, le groupe Zouari : l’inauguration d’une nouvelle usine de carrosserie au sein du complexe Medicars et le lancement de trois nouveaux modèles de véhicules.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-167212"></span></p>
<p>Présent depuis 2013 en Tunisie, la marque automobile indienne Mahindra continue son implantation sur le territoire tunisien en étroite collaboration avec le groupe Zouari.</p>
<p>Vendredi dernier devait marquer un tournant pour l’activité de l’entreprise indienne en Tunisie, avec deux actualités majeures. La première concerne l’inauguration d’une nouvelle usine de carrosserie pour Mahindra au sein du complexe de montage Medicars à Akouda. La seconde concerne le lancement de trois nouveaux modèles de véhicules dans une volonté affichée de diversifier l’offre produit afin de conquérir un peu plus le marché tunisien tout en ayant des vues sur le reste de l’Afrique du Nord.</p>
<h3><strong>Visite de la nouvelle usine de carrosserie</strong></h3>
<p>Dans sa volonté de renforcer son investissement sur le territoire tunisien après une présence de près de six ans, l’entreprise Mahindra a décidé d’investir dans une usine de carrosserie destinée à accroître la part de production des véhicules sur le territoire (réduisant ainsi la part des pièces du véhicules directement importées). Cette nouvelle usine a été créée afin de compléter l&rsquo;usine d&rsquo;assemblage des véhicules Mahindra existant depuis 2013 à Akouda.</p>
<p>L&rsquo;inauguration de cette usine de carrosserie et la visite des autres unités de la chaîne de montage se sont faites en présence du ministre de l’Industrie et des PME Slim Feriani, du gouverneur de Sousse Adel Chelioui, d’Hafedh Zouari, président et fondateur du groupe Zouari, et d’Arvind Matthew, responsable de opérations internationales au siège de Mahindra.</p>
<p>Cette usine de carrosserie intègre le complexe Medicars de montage de véhicule. Ce complexe intègre également une chaîne de montage capable de produire et d’assembler entre 2500 et 3000 véhicules Mahindra par an.</p>
<p>L’ouverture de cette nouvelle usine est le résultat d’un investissement de 10 millions de dinars tunisiens (MDT) s’ajoutant aux 32 MDT d’investissement initial, nécessaires au lancement en 2013 de la première chaîne de montage à Akouda.</p>
<p>Cet investissement complémentaire a été rendu possible notamment en raison des dispositions de l’article 14 de la loi de finance de 2004 sur l’exonération de droits de douanes pour les matières premières et produits semi-finis destinés à être assemblés sur le territoire tunisien.</p>
<p>C&rsquo;est notamment dans ce complexe industriel d&rsquo;Akouda que sont assemblés les nouveaux modèles de véhicules qui ont également été présentés au cours de la même soirée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167259" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/mahindra-CIO.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>M. Matthew: Mahindra s&rsquo;intéresse au marché nord-africain.</em></p>
<h3><strong>Trois nouveaux modèles destinés au marché tunisien</strong></h3>
<p>Après la visite des usines du complexe Medicars, les équipe de Mahindra et du groupe Zouari ont conjointement présenté les trois nouveaux modèles destinés à compléter la gamme de produits Mahindra en Tunisie. Cette présentation s&rsquo;est faite au Golf Club du Port El Kantaoui.</p>
<p>Au cours de cette soirée, outre la présentation des nouveaux véhicules, les personnes présentes ont également pu écouter les discours des principaux responsables de ces nouveaux investissements, à savoir MM. Zouari, Matthew et Feriani.</p>
<p>Après avoir rappelé que le gouvernorat de Sousse constituait un des pôles historiques liés au développement de l’industrie automobile en Tunisie, M. Feriani a aussi expliqué que l&rsquo;extension du complexe industriel avait été favorisée par des disposition légales favorables au développement de ce type d&rsquo;investissement générateur d&#8217;emplois (comme la loi de finance de 2004 notamment).</p>
<p>Arvind Matthew, directeur des opérations internationales de Mahindra, a, quant à lui, expliqué que cette expansion des unités de production couplée à la sortie de nouveaux modèles s’inscrivait dans la droite ligne de la stratégie historique de Mahindra : celle du développement et de l’expansion en continue en affirmant toutefois que le marché nord-africain comprenait des challenges et des spécificités qu’il était essentiel d’appréhender pour favoriser le développement de la marque.</p>
<p>Lors de notre rencontre avec M. Matthew, celui-ci a également réaffirmé toute la confiance que Mahindra portait au groupe Zouari dans la gestion des activités du conglomérat sur le sol tunisien. Par ailleurs, M. Matthew a explicité le fait que l’objectif pour Mahindra était, à terme, de devenir leader sur le segment  des «Pick-up», actuellement dominé, entre autres, par Isuzu, en Tunisie.</p>
<p>La présentation des nouveaux véhicules allait de pair celle du plan de communication de la compagnie et notamment des spots de publicité destinés à promouvoir les nouveautés de la marque.</p>
<p>La première de ces nouveautés, le <strong>New Pick-up</strong>, constitue une mise à jour des modèles de Pick-ups avec lesquels la marque s&rsquo;est faite connaître auprès du public tunisien. Ce véhicule est destiné à un public à la fois de professionnel (notamment dans le domaine agricole) et au grand public. Disponible en 2 ou 4 portes, ce véhicule est vendu à partir de 43 900 Dinars TTC.</p>
<p>Une nouveauté de taille apparaît avec le modèle <strong>KUV 100</strong> puisque Mahindra propose, pour la première fois en Tunisie, un SUV (Véhicule Utilitaire Sport) de 5 places destiné à un public plutôt jeune et urbain avec des véhicules dont le prix d’achat commence à 30.000 DT.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-167264" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/mahindra-KUV100.png" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le nouveau modèle KUV100.</em></p>
<p>Le <strong>KUV 500</strong> a aussi été dévoilé au cours de la soirée. Ce SUV à 4 roues motrices de sept places voit son prix d’achat débuter à 98.800 DT TTC.</p>
<h3><strong>Un point d’ancrage en Afrique du Nord</strong></h3>
<p>M. Matthew l’a expliqué en point presse, Mahindra a déjà une longue histoire en Tunisie. C’est la raison pour laquelle la firme a préféré ce pays à l’Algérie ou au Maroc pour le développement de son activité et la fabrication de certains éléments de ses véhicules, contrairement à Renault ou Peugeot qui ont fait de ces deux pays leurs priorités pour des raisons de taille de marché et d’attractivité.</p>
<p>Le pourcentage des éléments de chaque véhicule effectivement fabriqué sur le sol tunisien est actuellement de 24%. L’ambition affichée à travers cette campagne d’investissement est de faire passer cette part à 30% dans un horizon proche afin de pouvoir exporter plus facilement vers les autres pays de la zone Afrique du Nord.</p>
<p>Les propos de M. Matthew rejoignent l’ambition affichée par Slim Feriani de faire de la Tunisie une plateforme d’exportation vers le reste de l’Afrique.</p>
<p><strong> </strong>Sur le continent africain, Mahindra possède déjà des implantations au Nigéria (pour exporter vers la zone Afrique de l’Ouest) et en Afrique du Sud (pour l&rsquo;export dans la zone australe du continent). Les premiers résultats de ces investissements et de la politique de diversification de la production pourront être examinés à partir de l&rsquo;année 2019.</p>
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		<title>Festival de Carthage : Willy William en service minimum</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/30/festival-de-carthage-willy-william-en-service-minimum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jul 2018 07:59:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[DJ]]></category>
		<category><![CDATA[Festival international de Carthage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi 25 juillet 2018, jour de fête nationale en Tunisie, et jour de passage de Willy William au Festival international de Carthage. Le public a eu droit à un show médiocre tant sur le plan musical que visuel. par Seif-Eddine Yahia Auteur compositeur, interprète et DJ, Willy William était en concert à Carthage pour un spectacle...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_166898" aria-describedby="caption-attachment-166898" style="width: 626px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-166898" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/ww-bon-format-.png" alt="" width="626" height="380" /><figcaption id="caption-attachment-166898" class="wp-caption-text"><em>Willy William derrière ses platines (Ph. Festival de Carthage).</em></figcaption></figure>
<p><strong><em>Mercredi 25 juillet 2018, jour de fête nationale en Tunisie, et jour de passage de Willy William au Festival international de Carthage. Le public a eu droit à un show médiocre tant sur le plan musical que visuel.</em></strong></p>
<p>par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-166897"></span></p>
<p>Auteur compositeur, interprète et DJ, Willy William était en concert à Carthage pour un spectacle d’une heure et demi. Avant son entrée sur scène, la voix de la speakerine indiquait que «<em>partout où il passait, il faisait la différence». </em>Un message qui, au vu du show présenté, pouvait s’apparenter à de la publicité mensongère.</p>
<h3><strong>Chansons pour clubs et tubes de l&rsquo;été</strong></h3>
<p>Willy William a commencé au sein du Collectif Métissé, un groupe connu pour fournir à intervalles réguliers des tubes de l’été mélangeant paroles insipides, chorégraphies simplistes et mélodies entêtantes pour campings et clubs de vacances.</p>
<p>Après avoir été à bonne école, Willy William se lance dans une carrière solo avec des titres calibrés pour les rotations sur les radios et dans les discothèques comme « <em>Ego »</em> et « <em>Te Quiero »</em>.</p>
<p>Avant même le début du show, on part avec un a priori quelque peu négatif en raison du passé du chanteur en groupe ou en solo, mais dans ce genre d’événements on a souvent de bonnes surprises, car certains artistes optant pour des recettes faciles en studio compensent par un jeu de scène impressionnant ou une capacité à capter la lumière en concert… Sauf que là, ce n’était absolument pas le cas.</p>
<h3><strong>Service minimum et massacre de classiques</strong></h3>
<p>« <em>Banana Boat Song »,</em> le standard d’Harry Belafonte, que tous les fans de Beetlejuice et de Lil Wayne ont aussi reconnu, a servi d&rsquo;introduction à ce concert. Un moyen efficace de faire monter la température dans le public avant l&rsquo;arrivée du DJ-chanteur.</p>
<p>Pour son entrée en scène devant un amphithéâtre rempli, Willy a repris (et massacré) le classique de Sting « <em>Englishman in New York »</em> dans un anglais plus qu’approximatif. Willy a ensuite interprété ses deux tubes <em>« Ego »</em> et <em>« Te Quiero »</em> sur la scène du théâtre romain, qui en a vu passer de bien meilleurs.</p>
<p>Pas de musiciens, pas d’effet de mise en scène, ni d’accompagnement : pour ses interprétations, Willy William s’est contenté de chanter, souvent faux, sur une bande pré enregistrée avant d’enchaîner sur un set de DJ d’une heure et demi, entrecoupé par des séquences d’animation dignes des GO de Club Med. Rien d’autre.</p>
<figure id="attachment_166900" aria-describedby="caption-attachment-166900" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-166900" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/willy-william.png" alt="" width="500" height="304" /><figcaption id="caption-attachment-166900" class="wp-caption-text"><em>Ph. Festival de Carthage.</em></figcaption></figure>
<p>Ce set musical regroupait des morceaux très connus, et souvent appréciés par le plus grand nombre; morceaux que Willy William n’a pas hésité à salir par des découpages aléatoires, par l’ajout de sirènes inutiles ou par des transitions entre les morceaux absolument ratées. Le DJ prenait par ailleurs un malin plaisir à chanter, faux de surcroît, par-dessus des extraits de titres appréciés du plus grand nombre, comme: « <em>What’s the Difference »</em> de Dr Dre, « <em>Suavemente »</em> d’Elvis Crespo ou <em>« I wanna be Startin’ Something</em> » du regretté Michael Jackson entre autres.</p>
<p>Passant des sons merengue au hip hop ou à l’électro, Willy William a essayé de créer un mix éclectique afin de faire voyager le public. Mais cette version musicale du <em>«tour du monde en 80 jours»</em> se rapprochait plus de la très mauvaise version cinéma de Frank Coraci avec Jackie Chan et Michaël Youn que de l’œuvre originale de Jules Verne.</p>
<p>Ce set infernal s’est terminé par deux chansons : « <em>Respect »</em> d’Aretha Franklin, permettant de mettre un mot sur ce qui avait disparu au cours de cette soirée et « <em>Cotton Eye Joe »</em>, la chanson de Rednex prisée par tous les DJ de mariage de France souhaitant assurer une ambiance festive en fin de cérémonie. Le fait de terminer par cette chanson nous incite à remercier le Seigneur de ne pas avoir eu droit un mix plus long qui se serait terminé à coup sûr par les « <em>Lacs du Connemara »</em>, passage obligé pour tout mauvais DJ souhaitant finir son show en apothéose.</p>
<h3><strong>Des stratagèmes éculés</strong></h3>
<p>Willy William est parvenu à faire danser une grande partie du public, son objectif est donc atteint, je dois le concéder.</p>
<p>Mais n’oublions pas qu’avec des basses saturées, des tours de passe-passe de DJ de mariage et des enceintes poussées au maximum sur un rythme binaire, on peut faire danser beaucoup de monde en proposant le strict minimum.</p>
<p>Si une bonne partie du public était debout pendant le spectacle, cela n’enlève rien à la médiocrité du spectacle proposé par Willy WIliam à Carthage, et s’il a fait danser le public c’est seulement au moyen de stratagèmes de DJ éculés et non en raison de la qualité de son show.</p>
<p>Rappelons que les spectateurs présents ce soir-là ont déboursé entre 30 et 50 dinars selon le placement, pour un des spectacles les plus chers de ce festival.</p>
<p>Qu’ont-ils eu à ce prix ? Un set de DJ mal préparé et musicalement très pauvre, des transitions totalement ratées, un interprète chantant faux par-dessus ses propres morceaux, et des interactions avec le public des plus basiques.</p>
<p>Voilà ce qui a été infligé au public de Carthage, festival qui, rappelons-le est toujours considéré comme un des plus importants d’Afrique. Espérons que ce genre d’erreur de programmation ne se reproduira plus et que les organisateurs du festival ne proposeront plus à l&rsquo;avenir de spectacles venant d’artistes dotés d’un répertoire aussi restreint et d’un jeu de scène aussi pauvre.</p>
<h3><strong>Le pouvoir insoupçonné de la musique de Willy William</strong></h3>
<p>En 1989, les Etats Unis décident de mettre fin au <a href="https://www.bbc.com/news/world-latin-america-40090809">règne du général Noriega au Panama</a>. Pour ne pas se faire capturer par l’armée américaine, Manuel Noriega décide de se réfugier dans l’ambassade du Vatican à Panama City. Noriega étant un fin mélomane, l’armée américaine choisit de mener une campagne de «<em>torture musicale</em>» contre l’ex-dictateur en envoyant dans les haut-parleurs autour de l’ambassade tout ce que «<em>cara de piña</em>» trouvait le plus infâme en termes de musique pour le faire céder. La «<em>torture«</em> dura trois jours avant que Noriega, excédé, ne décide de se rendre.</p>
<p>A l’époque, Willy William n’avait que neuf ans, mais soyez sûrs que s’il avait mixé pour le compte de l’armée américaine comme il l’a fait à Carthage, Manuel Noriega serait sorti au bout d’une heure trente de l’ambassade en demandant pardon pour tous les crimes qu’il avait commis par le passé.</p>
<p>Saluons donc le courage des spectateurs qui ont accepté de se déplacer en ce jour de fête nationale et de payer pour un des concerts les plus décevants du festival.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jul 2018 07:06:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un des auteurs et des metteurs en scène les plus créatifs de la scène italienne actuelle. Ce mardi 24 juillet 2018 à Hammamet, Pippo Delbono a proposé un voyage dans un inconscient torturé en quête de bonheur, le sien. Un moment innovant, déroutant voire perturbant parfois. Par Seif-Eddine Yahia Au moment d’arriver dans l’enceinte...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_166573" aria-describedby="caption-attachment-166573" style="width: 626px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-166573 size-full" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/pippo-tre.png" alt="" width="626" height="380" /><figcaption id="caption-attachment-166573" class="wp-caption-text"><em>Moment de poésie entre Pippo et Bono (Ph. Festival de Hammamet)</em></figcaption></figure>
<p><strong><em>Il est un des auteurs et des metteurs en scène les plus créatifs de la scène italienne actuelle. Ce mardi 24 juillet 2018 à Hammamet, Pippo Delbono a proposé un voyage dans un inconscient torturé en quête de bonheur, le sien. Un moment innovant, déroutant voire perturbant parfois.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif-Eddine Yahia</strong><span id="more-166555"></span></p>
<p>Au moment d’arriver dans l’enceinte du théâtre d’Hammamet ce soir-là, les spectateurs avaient la surprise de découvrir Pippo Delbono en train d’enregistrer les dernières voix de son spectacle qui avait lieu vingt minutes plus tard. Invitant cordialement le public à ne pas parler pendant son enregistrement, l’auteur en est venu à remettre en place un groupe de spectateurs italiens un peu trop bruyants. Dès le départ, le ton était donc donné, cette soirée n&rsquo;allait pas être comme les autres.</p>
<h3><strong>En quête de joie</strong></h3>
<p>Présentée comme une réflexion autour des petites choses de la vie qui peuvent conduire à la joie, cette pièce est aussi et surtout une plongée dans la psyché tourmentée d&rsquo;un Pippo Delbono parti à la recherche d&rsquo;une sensation qu&rsquo;il ne connait plus.</p>
<p>Tout commence avec « <em>Don’t Worry, Be Happy</em> » de Bobby Mc Ferrin en fond pendant que le personnage de <em>Nelson</em> arrose ses plantes. A chaque fois que les lumières se rallument, des fleurs apparaissent sur la scène et remplissent ce qui n’était au départ qu’un simple carré de gazon rappelant dès le départ que le bonheur, comme le dit Voltaire, ne consiste parfois qu’à cultiver son jardin.</p>
<p>Une fois passée cette introduction musicale et colorée, Pippo Delbono entre en scène avec son micro et ses fiches en désordre. Fond poétique et apparence de désordre : c’est ce qui va caractériser toute ce voyage d’une heure trente dans l’esprit de Pippo.</p>
<p>Dans cette pièce, l&rsquo;auteur raconte au spectateur sa quête de la joie. Pour y arriver, il fournit plusieurs pistes, liées à son expérience et à celle de ses amis présents sur scène avec lui.</p>
<p>Après deux tableaux où on découvre les moyens simples qu&rsquo;ont les amis de Pippo pour atteindre cette fameuse joie (danse et jardinage), on plonge enfin dans les méandres de l&rsquo;âme de M. Delbono, et autant vous dire que ce qui s&rsquo;y passe est assez effrayant.</p>
<figure id="attachment_166574" aria-describedby="caption-attachment-166574" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-166574" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/pippo-cinque.png" alt="" width="500" height="304" /><figcaption id="caption-attachment-166574" class="wp-caption-text"><em>Pippo Delbono dans sa prison mentale (Ph. Festival de Hammamet).</em></figcaption></figure>
<p>Enfermé sur scène dans la cage de la dépression et entouré par une armée de démons intérieurs, Pippo cherche tous les moyens possibles pour se sortir de cet état afin d&rsquo;atteindre cette joie inaccessible. Ces démons n’hésitent d&rsquo;ailleurs pas à briser le quatrième mur et à s’aventurer dans le public au même titre que Pippo pour qui cet espace fait partie intégrante de la scène.</p>
<p>Un démon représentant la mort, un autre personnifiant la folie de Pippo, un troisième symbolisant la luxure et un tableau complet de zombies dansants rappelant étrangement un célèbre clip de John Landis sorti dans les années 80: c&rsquo;est ce que Pippo Delbono nous propose pour mettre en scène son état psychologique au début de sa quête.</p>
<h3><strong>Une lutte contre les démons intérieurs</strong></h3>
<p>Peut-on atteindre la joie par la recherche du beau, par l’amitié ou par l’amour ? C’est la question qui est posée tout au long de cette pièce.</p>
<p>Rythmé par des passages de textes d’Arthur Rimbaud ou des aphorismes rappelant ceux de Khalil Gibran sur le rapport de l’homme à la folie, le spectacle alterne les tableaux visuels grandioses et les trouvailles scénaristiques autour de cette quête de la Joie vue comme un Graal.</p>
<p>Pour Pippo, cette quête passe par un chemin douloureux, par un face à face avec ses démons intérieurs mais aussi et surtout par le soutien de ses amis, ceux de sa troupe qui apparaissent comme des bouées de sauvetage tout au long du spectacle.</p>
<p>La troupe de Pippo Delbono possède une particularité que peu de troupes partagent. En effet, elle intègre des personnes qui seraient, en d’autres lieux, marginalisées en raison d’un handicap parfois lourd ou d’un accident de la vie. Nelson, comme cela a été précisé au début du spectacle, était à la rue et sous médicaments à sa première rencontre avec Pippo. A côté de lui, Gianluca, acteur trisomique et Bobo, souffrant de la même forme de nanisme que la star turque Koksal Bäba tout en étant sourd-muet, ont offert une interprétation de grande qualité pendant le spectacle.</p>
<p>L’idée de mettre en scène des personnes atteintes de handicap et de les intégrer pour leur talent est à saluer puisque le monde du spectacle, et plus particulièrement celui du théâtre, reste assez récalcitrant à l’idée de mettre les minorités et les personnes souffrant de handicap sur le devant de la scène.</p>
<p>Son acte est éminemment politique. Par contre, la manière dont Pippo les met en scène à certains moments du spectacle peut dérouter le spectateur mais nous y reviendrons plus bas.</p>
<h3><strong>Pippo et le public : la saveur du malaise</strong></h3>
<p>Les regards dans le public étaient parfois remplis de perplexité face au spectacle proposé et à la narration hors des standards de la pièce. Ma voisine de droite a quitté les travées du théâtre prématurément en me souhaitant «<em>bon courage</em>» tandis que mon voisin de gauche a fini par me demander : «<em>Mais, en vrai, c’était quoi le sujet de la pièce?</em>». La dernière fois que j’avais vu autant de perplexité et d&rsquo;incompréhension dans les yeux d’une personne, c’était au Palais de Tokyo quand un des membres de la sécurité essayait de comprendre pourquoi <a href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2017/04/19/l-artiste-abraham-poincheval-a-reussi-a-faire-eclore-un-uf_5113327_3246.html">Abraham Poincheval</a> couvait des œufs dans une cage en verre pendant 2 semaines.</p>
<p>Pendant le spectacle, l&rsquo;acteur/narrateur a régulièrement joué avec le public, intégrant les tribunes à son espace d&rsquo;expression. Multipliant les allées et venues dans les travées, Pippo harangue parfois la foule et la questionne. «<em>Où est la joie?/ Dove e la gioia?</em>», demande-t-il à un moment de la pièce.</p>
<p>Le charisme de Pippo, son ton professoral, et peut-être aussi l’échange houleux avec les spectateurs juste avant la pièce, ont rendu le public timide quant à d’éventuels échanges avec le narrateur. A un moment toutefois, une spectatrice a essayé de répondre à la question par une tirade personnelle : <em>«La joie, elle est dans les yeux, dans le cœur de celui qui regarde…»</em>. Une tirade interrompue avec autorité par Pippo, qui rappelait ainsi à la spectatrice que c’était SA pièce et qu’il n’était pas spécialement là pour dialoguer avec elle. Il ne manquait que le pop-corn pour savourer pleinement ce moment de vie.</p>
<p>L’autre zone de malaise concerne la manière dont Pippo Delbono a mis en scène certains de ses acteurs. Gianluca, était exceptionnel en clown blanc au milieu d’une mer de vêtements représentant cette <em>Mare Nostrum</em> dans laquelle nombre de migrants, en quête d&rsquo;une vie meilleure, se sont noyés.</p>
<p>Mais avant d’atterrir devant cette mer de vêtements, Gianluca était au centre d’un autre tableau où vêtu, d’une robe bleue et coiffé d’une perruque digne de celle de John Travolta dans « <em>Hairspray »</em>, il interprétait un standard de la variété italienne dans un travestissement grotesque, générant un malaise palpable dans l’assistance.</p>
<p>Bobo, dont nous avons parlé plus haut, a aussi eu droit à ce double traitement à la fois beau et grotesque. Dans un premier tableau, lui et Pippo assis sur un banc, montrent des signes forts d’amitié dans un magnifique décor fait de bateaux en papier illuminé. Une scène belle et touchante à laquelle succède un tableau d’un tout autre acabit : Bobo fête son 81<sup>e</sup> anniversaire entouré par les autres acteurs de la troupe. Tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où Pippo l’invite à parler. Bobo se lance alors dans un discours qui n’est qu’un cri et une série d’onomatopées de 2 minutes car rappelons-le, Bobo est sourd-muet.</p>
<p>Sauf qu’à ce moment-là, personne dans la salle ne le savait puisque Pippo a révélé sa surdité quelques secondes seulement après la fin du cri. Le public, perdu, ne savait pas quoi faire face à la situation et face à ce cri. Certains ont ri, d’autres ont détourné le regard, et d’autres encore ont écouté avec attention.</p>
<p>Faire crier un sourd-muet sans prévenir le public ou travestir une personne souffrant du syndrome de Down, cela pourrait sembler irrespectueux et amoral, dit comme ça et sorti de son contexte. En réalité, ce que Pippo cherche à faire  avec ces moments de malaise, c&rsquo;est destiné à perdre le spectateur, pour l&rsquo;aider à se questionner sur lui-même en générant chez lui des sentiments de malaise et d’incompréhension, choses auxquelles on n’est pas habitué au théâtre.</p>
<figure id="attachment_166575" aria-describedby="caption-attachment-166575" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-166575" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/pippo-due.png" alt="" width="500" height="304" /><figcaption id="caption-attachment-166575" class="wp-caption-text"><em>Pippo et sa troupe.</em></figcaption></figure>
<p>Une narration éclatée, un sens visuel impressionnant, des prises à parti du public et des moments de gêne parfois palpables : tout cela participe de l’ambiance générale que souhaite créer M. Delbono autour de ses pièces. Ce spectacle  a pu en laisser certains perplexes mais Pipo Delbono a proposé une œuvre unique qui n’a laissé personne indifférent et c’était sans doute là le but recherché.</p>
<h3><strong>Du Klaüs Kinski chez Pippo</strong></h3>
<p>Pippo Delbono est une personnalité forte et originale. Cela pouvait se voir à la fois dans cette pièce très personnelle, dans sa relation avec le public mais aussi lors de son point presse après le spectacle. Lors de cette conférence, l’auteur et metteur en scène a développé toute sa pensée avec son habituel sens du spectacle. Entre ses divers problèmes de santé, ses démons intérieurs, sa quête bouddhiste ou la situation actuelle du l’Italie, le metteur en scène a rendu cette conférence étonnante et unique, un peu à l’image de Klaus Kinski au début des années 1990, période où l’acteur était aussi connu pour la qualité de ses films que pour celle de ses conférences de presse qui pouvaient à tout moment basculer sur un coup de sang.</p>
<p>Pippo, à l’image de Klaus, est une personnalité entière et complexe. Cette complexité transpire dans son œuvre, que certains pourront juger dure d’accès en raison de l&rsquo;écriture particulière et des nombreuses références cachées. Mais Pippo Delbono, ce soir-là à Hammamet a surtout proposé une œuvre personnelle honnête et d&rsquo;une grande qualité esthétique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/la-gioia-de-pippo-delbono-un-voyage-surrealiste/">« La Gioia » de Pippo Delbono : un voyage surréaliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Université Centrale : Remise des diplômes à la Cité de la Culture de Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/universite-centrale-remise-des-diplomes-a-la-cite-de-la-culture-de-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2018 07:38:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salle de l’Opéra, en plein cœur de la Cité de la Culture, a accueilli la remise des diplômes de la promotion 2017-2018 dite «Fatima al Fihyriya» de Université Centrale de Tunis en présence notamment de Naziha Abidi, ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfance. Par Seif Eddine Yahia La prestigieuse Cité...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/universite-centrale-remise-des-diplomes-a-la-cite-de-la-culture-de-tunis/">Université Centrale : Remise des diplômes à la Cité de la Culture de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-165978" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/cover-centrale.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>La salle de l’Opéra, en plein cœur de la Cité de la Culture, a accueilli la remise des diplômes de la promotion 2017-2018 dite «Fatima al Fihyriya» de Université Centrale de Tunis en présence notamment de Naziha Abidi, ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfance.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-165977"></span></p>
<p>La prestigieuse Cité de la Culture constituait l’écrin idéal pour la remise des diplômes de l’Université Centrale, une des premières universités privées du pays en termes d’importance et de résultats.</p>
<p>Ce jeudi 19 juillet 2018, la promotion 2017-2018 de l’Université Centrale dite promotion «<em>Fatima al Fihyriya</em>» était donc présente pour une cérémonie de remise des diplômes sous la présidence de Houbel Ajmi, directrice générale de l’Université Centrale.</p>
<p>Animée par Tarek Mrad d’Express FM, la cérémonie était aussi retransmise en direct sur les pages associées à l’Université Centrale sur les différents réseaux sociaux.</p>
<h3><strong>Sous le signe de l’émancipation de la femme</strong></h3>
<p>En nommant cette promotion <em>«Fatima al Fihyryia»</em> du nom de la Kairouannaise fondatrice de la mosquée et de l’Université Al Qaraouyyin à Fès au IXe siècle, l’Université Centrale souhaitait rappeler la place centrale qu’occupe la femme tunisienne dans l’histoire du pays depuis la fondation même de Carthage.</p>
<figure id="attachment_165981" aria-describedby="caption-attachment-165981" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-165981" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Centrale-5.jpg" alt="" width="500" height="466" /><figcaption id="caption-attachment-165981" class="wp-caption-text">Discours de Mme Abidi pendant la cérémonie</figcaption></figure>
<p>Dans ce contexte, Mme Abidi et Mme Ajmi, dans leurs discours respectifs, ont tenu à mettre en avant la place essentielle de la femme dans les luttes actuelles du pays pour le progrès et contre l’obscurantisme tout en rappelant à ces nouveaux diplômés, hommes et femmes que la Tunisie regorgeait de ressources et que «<em>l’herbe n’était pas forcément plus verte ailleurs»</em> pour reprendre les mots de Mme Abidi. Une réponse à la fuite des cerveaux qui sévit en Tunisie, où d’après un rapport de l’OCDE de 2017, près de 95.000 Tunisiens auraient quitté le pays en à peine 6 ans.</p>
<p>Afin de saluer encore une fois le rôle de la femme tunisienne, l’Université a également tenu à honorer la mémoire de Radhia Haddad, militante féministe tunisienne et fondatrice de l‘UNFT (Union nationale de la femme tunisienne). Pour cela, l’Université Centrale lui a remis à titre posthume le trophée <em>«Fatima al Fihyriya»</em>. Ce trophée a été remis à sa fille Neila Haddad, qui en profité pour revenir sur le parcours de sa mère, première femme députée en Tunisie, et à l’origine de nombreuses avancées en termes d’alphabétisation et d’emploi des femmes tunisiennes notamment après l’Indépendance.</p>
<figure id="attachment_165980" aria-describedby="caption-attachment-165980" style="width: 500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-165980" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/centrale-2.jpg" alt="" width="500" height="288" /><figcaption id="caption-attachment-165980" class="wp-caption-text">Leïla Haddad présentant le parcours exceptionnel de Radhia Haddad.</figcaption></figure>
<p>Pour terminer cette suite de discours, Sonia M’Barek, ex-ministre de la Culture, est intervenue brièvement, reprenant notamment une citation d’Averroès : «<em>L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence». </em>Une phrase empli de sagesse qui avait déjà fait son chemin jusqu’aux confins du système Dagobah.</p>
<h3><strong>Remise des diplômes et distinctions pour les meilleures moyennes</strong></h3>
<p>Après les discours des différents directeurs des sections de l’Université Centrale, a eu lieu la remise des diplômes avec une distinction pour le major de promotion de chaque section de l’école.</p>
<p>La cérémonie a commencé avec la remise des diplômes de l’Ecole Polytechnique de Centrale dont le major de promotion, Hena Gbankoro Alassane, jeune étudiant burkinabé, a terminé avec une moyenne de 16,80.</p>
<p>Centrale Business School, a, à son tour, procédé à la remise de ses diplômes avec une distinction particulière pour les deux majors de ses sections : Feriel Tijani et Eya Ben Mansour.</p>
<p>L’Ecole de droit et de sciences politiques de Centrale, dont c’était la première remise de diplômes en tant qu’entité indépendante, a pris le relais. Dans cette section, la major de promotion en licence se nomme Sarrah Chouayed avec une moyenne de 15,01. En Master, la meilleure moyenne revient à Wafa Mahmoudi avec 13,73.</p>
<p>Pour clôturer cette soirée, Centrale Communication a remis les diplômes à ses étudiants. Dans cette section, la meilleure moyenne est revenue à Asma Boukraa avec 16,76.</p>
<h3>Un secteur privé désormais privilégié?</h3>
<p>L’Université Centrale est une des plus grandes Universités privées de Tunisie en termes en termes de nombre d&rsquo;étudiants et de classement (numéro 1 des universités privées au dernier classement Unirank). Si ses résultats en termes d’intégration de ses étudiants sur le marché du travail sont excellents, le développement des écoles privées pour former les jeunes cadres et les leaders de demain et leur attrait grandissant auprès des nouvelles générations posent question, surtout dans un pays tel que la Tunisie, où la méritocratie et l&rsquo;enseignement supérieur public étaient des fiertés nationales dans ce lointain XXe siècle.</p>
<p>Un excellent documentaire intitulé <em>«<a href="https://boutique.arte.tv/detail/Etudiants_avenir_credit">Etudiants, l’avenir à crédit</a>»</em> et réalisé par Jean-Robert Viallet est sorti en 2016. Ce documentaire revient sur cette libéralisation inquiétante du champ de l’éducation, domaine où les directeurs d’université ont été progressivement remplacés par des CEO et où de nombreux étudiants s’endettent en allant dans le privé pour obtenir un diplôme leur conférant une plus grande sécurité de l’emploi face à une Université publique jugée peu efficace.</p>
<p>Doit-on laisser le secteur privé régir ce domaine pour plus d’efficacité économique ou doit-on au contraire continuer à croire que la santé de l’enseignement supérieur public représente l’honneur et la grandeur d’une nation ?</p>
<p>Le débat reste ouvert mais pour l&rsquo;instant, félicitons simplement les étudiants fraîchement diplômés et leurs familles qui n’ont pas démérité pour l’obtention de ce précieux document. Souhaitons-leur également le meilleur pour le début de leur carrière professionnelle.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HdWw4HInkj"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/universite-centrale-bourses-dexcellence-pour-plus-de-mobilite-internationale/">Université Centrale : Bourses d’excellence pour plus de mobilité internationale</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Université Centrale : Bourses d’excellence pour plus de mobilité internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/universite-centrale-bourses-dexcellence-pour-plus-de-mobilite-internationale/embed/#?secret=P3Y3BPTdD4#?secret=HdWw4HInkj" data-secret="HdWw4HInkj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r68d0ul7TW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/12/universite-centrale-group-des-formations-assurees-par-sciencespo/">Université Centrale Group : Des formations assurées par SciencesPO</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Université Centrale Group : Des formations assurées par SciencesPO » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/12/universite-centrale-group-des-formations-assurees-par-sciencespo/embed/#?secret=BhPbsg3bqQ#?secret=r68d0ul7TW" data-secret="r68d0ul7TW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s7QffPfaS0"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/19/partenariat-entre-universite-centrale-de-tunis-universite-de-rouen/">Partenariat entre Université Centrale de Tunis et Université de Rouen</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Partenariat entre Université Centrale de Tunis et Université de Rouen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/19/partenariat-entre-universite-centrale-de-tunis-universite-de-rouen/embed/#?secret=97IXFFzO9V#?secret=s7QffPfaS0" data-secret="s7QffPfaS0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/23/universite-centrale-remise-des-diplomes-a-la-cite-de-la-culture-de-tunis/">Université Centrale : Remise des diplômes à la Cité de la Culture de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[seif eddine yahia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 16:36:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Ph. Festival de Hammamet). Pour sa première venue à Hammamet, Protoje a proposé un concert de haute volée combinant titres issus de son nouveau projet « A Matter of Time » et morceaux tirés de ses précédents albums, le tout devant un public qui a activement participé à la réussite de ce concert. Par Seif Eddine Yahia...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/20/protoje-the-indiggnation-moment-de-communion-hammamet/">Protoje &#038; The Indiggnation : Moment de communion à Hammamet</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-165732 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/cover-hammamet.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Ph. Festival de Hammamet).</em></p>
<p><strong><em>Pour sa première venue à Hammamet, Protoje a proposé un concert de haute volée combinant titres issus de son nouveau projet « A Matter of Time » et morceaux tirés de ses précédents albums, le tout devant un public qui a activement participé à la réussite de ce concert.</em></strong></p>
<p>Par <strong>Seif Eddine Yahia</strong></p>
<p><span id="more-165704"></span></p>
<p>C’est un théâtre quasiment remplie qui a accueilli Protoje pour sa première venue en Tunisie ce mardi 17 juillet 2018. Dans la foule, plusieurs groupes de fans du chanteur ont permis à la salle de plus facilement entrer dans l&rsquo;univers du chanteur.</p>
<p>Un drapeau du <em>«Lion of Judah»</em>, ancien étendard du royaume d&rsquo;Ethiopie  et symbole adopté par la communauté rasta, flottait dans les premiers rangs du théâtre en plein air, pour rappeler que le reggaeman était clairement en terrain favorable.</p>
<p>Pour rappel, Protoje est, depuis 2010, une des figures de proue de la nouvelle scène reggae en Jamaïque. Il s&rsquo;est fait rapidement connaitre sur la scène internationale par ses collaborations avec Ky-Mani Marley ou avec Don Corleon, célèbre producteur jamaïcain (derrière le tube <em>« Break it Off »</em> de Sean Paul et Rihanna) et cousin de Protoje. Depuis, le reggaeman a tracé son chemin et a sorti quatre albums accueillis favorablement tant par la presse spécialisée que par le public. Le dernier en date, <em>« A Matter of Time »</em> est sorti en juin dernier, et c&rsquo;est aussi pour le défendre sur scène que Protoje et son groupe sont actuellement en tournée mondiale.</p>
<h3><strong>Un public en ébullition avant même l&rsquo;arrivée du chanteur</strong></h3>
<p>Comme il l’avait promis dans <a href="http://Comme il l’avait promis dans l’interview qu’il nous avait accordés, Protoje a mélangé des titres de son dernier album « A Matter of Time » et de ses trois précédents opus, dans un concert pendant lequel, l’artiste et son groupe ont transmis des bonnes vibrations à une assemblée hétéroclite de novices et de fans de l’artiste. Le début du concert s’est fait sans Protoje, qui souhaitait mettre ainsi en avant son talentueux groupe de musiciens. Sur I&amp;I, la formation comprenant un batteur, un bassiste et deux guitaristes (accompagnement, et lead) et un clavier (synthétiseurs et Vocoder) a lancé les hostilités et le public a clairement suivi et c’est sur un tonnerre d’applaudissements que Protoje et ses 2 choristes sont entrés sur scène pour le morceau « Flames ».">l’interview qu’il nous avait accordés,</a> Protoje a mélangé des titres de son dernier album à ceux de ses trois précédents opus, dans un concert pendant lequel l’artiste et son groupe ont transmis des bonnes vibrations à une assemblée hétéroclite de novices et de fans de l’artiste.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-165733 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/IMG_2325.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Protoje &amp; The Indiggnation ont fait vibrer le public du théâtre de plain air. </em></p>
<p>Le début du concert s’est fait sans Protoje, qui souhaitait mettre ainsi en avant son talentueux groupe de musiciens. Sur <em>« I&amp;I »</em>, la formation comprenant un batteur, un bassiste, deux guitaristes (accompagnement, et lead) et un clavier (synthétiseurs et Vocoder) a lancé les hostilités et le public a clairement suivi. C’est donc sous un tonnerre d’applaudissements que Protoje et ses 2 choristes sont entrés sur scène pour le morceau « <em>Flames »</em>.</p>
<h3><strong>Sens de la scène et amour du public</strong></h3>
<p>La suite des morceaux a été l’occasion pour Protoje et son groupe de montrer l’étendue de leurs talents :  orchestration entraînante, interactions multiples avec le public, charisme assez impressionnant et une capacité pour le chanteur et ses choristes à occuper la scène qui n&rsquo;a laissé personne indifférent.</p>
<p>L’interprétation de « <em>Criminal</em> » a été un des grands moments du concert en termes d’ambiance. Des enfants de 5 ans aux quelques grands anciens présents, tous se sont levés pour danser, applaudir et échanger avec l&rsquo;artiste : un de ces moments de communion qui nous font vraiment aimer ce festival.</p>
<p>De danseur sur « <em>Criminal »</em>, le public est ensuite devenu choriste sur les refrains de « <em>Like This »</em>. Plus le concert avançait et plus l&rsquo;entente entre le chanteur et son audience grandissait.</p>
<h3><strong>Une gestion maîtrisée des aléas techniques</strong></h3>
<p>Tout allait donc pour le mieux dans ce concert où Protoje, a enchaîné ses classiques comme « <em>Sudden Flight »</em> ou « <em>Rasta Love »,</em> un de ses premiers tubes en collaboration avec Ky-Mani Marley, fils du grand Bob.</p>
<p>Mais au moment d’interpréter un des meilleurs morceaux de son dernier album, « <em>Mind of A King »</em>, le groupe a fait face à ce qui fait le sel du live : les problèmes techniques. Le morceau a en effet été interrompu à deux reprises en pleine performance.</p>
<p>La musique qui se coupe de manière inexpliquée, laissant les artistes seuls face à leur public, cela pourrait en faire paniquer plus d’un, mais avec l’expérience qui est la sienne, Protoje a réussi à tourner la situation à son avantage en interprétant un morceau quasiment a capella lors de la première coupure et à multiplier les selfies lors de la deuxième interruption. Deux interruptions assez courtes qui n’ont finalement pas eu d’incidence sur le rythme du concert.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-165735 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/pro-2.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Moment d&rsquo;échange avec le public (Ph. Festival de Hammamet).</em></p>
<p>La suite du concert a continué de transporter le public vers d’autres sphères en reprenant <em>« no Guarantee »</em>, <em>« Camera Show » </em>ou <em>« Blood Money », </em>morceau dans lequel il revient sur les maux qui rongent la société jamaïcaine.</p>
<p>Les trois dernières chansons du concert ont encore fait monter la température de quelques degrés, le point culminant étant sans doute l’interprétation de « <em>Hail Rastafary »</em>, où Protoje a fièrement arboré le drapeau tunisien alors que tout le monde dansait sur «<em>One, two, three, the Holy Trinity». </em>Un vrai moment d’échange comme on les aime dans ce genre de festival.</p>
<p>Pendant un peu plus d’une heure, Hammamet était jumelée à Kingston, grâce notamment aux nombreux fans de Protoje présents dans les tribunes. Ces derniers ont réussi à décomplexer le reste de l’audience et à faire en sorte que ce concert de Protoje soit un vrai moment de partage et de communion.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IZMXeWc3lh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/17/echange-avec-protoje-avant-son-concert-a-hammamet/">Entretien avec Protoje avant son concert à Hammamet</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entretien avec Protoje avant son concert à Hammamet » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/17/echange-avec-protoje-avant-son-concert-a-hammamet/embed/#?secret=wYDc6U60JR#?secret=IZMXeWc3lh" data-secret="IZMXeWc3lh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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