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	<title>Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Kapitalis</title>
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		<title>Türk interpelle la Tunisie sur les droits et les libertés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/turk-interpelle-la-tunisie-sur-les-droits-et-les-libertes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 13:06:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[LTDH]]></category>
		<category><![CDATA[Mourad Zeghidi]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Volker Türk]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Hani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un responsable de l'Onu déplore une  tendance en Tunisie à recourir à des sanctions judiciaires pour restreindre les droits. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/turk-interpelle-la-tunisie-sur-les-droits-et-les-libertes/">Türk interpelle la Tunisie sur les droits et les libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé la Tunisie à mettre fin à la répression croissante qui cible les organisations de la société civile, les journalistes, les défenseurs des droits humains, les figures de l’opposition, les militants et les membres du pouvoir judiciaire, par le biais de poursuites pénales et d’entraves administratives.</em></strong></p>



<span id="more-18742263"></span>



<p><em>«La répression et les restrictions continues de l’espace civique par les autorités tunisiennes portent atteinte aux droits des personnes protégés par la Constitution du pays et ses obligations internationales en matière de droits humains»</em>, a déclaré M. Türk, dans n communiqué publié ce jeudi 7 mai 2026.</p>



<p>Parmi les exemples les plus récents de cette répression figurent les suspensions temporaires d’importantes organisations de défense des droits humains et de la société civile, lit-on encore dans le communiqué, qui précise que, mardi 5 mai, un tribunal a suspendu l’organisation internationale Avocats Sans Frontières pour 30 jours, invoquant un manquement réglementaire.</p>



<p>Cette décision intervient quelques jours après une suspension similaire prononcée contre la Ligue tunisienne des droits de l’homme.</p>



<p>Les autorités invoquent souvent des irrégularités de financement et d’audit pour justifier ces suspensions, qui peuvent paralyser complètement le travail essentiel des organisations en matière de droits humains.</p>



<p><em>«Nous constatons une tendance croissante des autorités tunisiennes à recourir à des sanctions judiciaires pour restreindre l’exercice du droit à la liberté d’association, sans tenir compte des principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité requis pour que de telles restrictions soient admissibles»</em>, a souligné le responsable onusien.</p>



<p>Parallèlement, les restrictions gouvernementales imposées aux médias continuent de s’intensifier. Le 24 avril, le journaliste Zied El Hani a été arrêté en vertu d’une loi qui criminalise de manière vague l’utilisation des réseaux de télécommunications pour <em>«nuire à autrui»</em>. Il demeure en détention provisoire. Vingt-huit autres journalistes, dont Mourad Zeghidi, ont été arrêtés l’année dernière, jugés et condamnés à diverses peines de prison pour des faits liés à leur activité professionnelle, sur la base des dispositions formulées en termes généraux d’un décret-loi de 2022 <em>«relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information et de communication»</em>, et d’autres textes législatifs.</p>



<p><em>«J’exhorte les autorités tunisiennes à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues ou emprisonnées pour avoir exprimé leurs opinions, protégées par le droit international des droits de l’homme, et à lever toutes les restrictions arbitraires aux libertés d’expression et d’association»</em>, a déclaré le Haut-Commissaire, ajoutant que l’absence d’une cour constitutionnelle fonctionnelle demeure une lacune institutionnelle majeure pour garantir des garanties effectives en matière de droits de l’homme.</p>



<p><em>«Les restrictions aux libertés fondamentales doivent demeurer exceptionnelles, fondées sur un droit clair, nécessaires et proportionnées à la poursuite d’un objectif légitime, non discriminatoires et assorties d’une procédure régulière et d’un contrôle judiciaire effectif. Le respect de l’État de droit en Tunisie exige des garanties institutionnelles renforcées, la protection de l’espace civique et une réforme législative inclusive et fondée sur les droits, conformément aux engagements internationaux du pays en matière de droits humains»</em>, souligne Türk.</p>



<p>«Les acquis démocratiques et en matière de droits humains de la Tunisie après 2011 doivent être préservés et non progressivement remis en cause», a-t-il rappelé, ajoutant que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme encourage les efforts déployés par les législateurs tunisiens pour modifier le décret-loi de 2022, utilisé pour criminaliser certaines formes d’expression protégées, notamment la critique des responsables publics.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>33 524 étrangers disposent d’une carte de séjour en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/33-524-etrangers-disposent-dune-carte-de-sejour-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 12:48:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens]]></category>
		<category><![CDATA[Carte de séjour]]></category>
		<category><![CDATA[étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Italiens]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>3 524 étrangers résident légalement en Tunisie. Les plus importantes communautés sont algérienne, française, italienne et marocaine.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/33-524-etrangers-disposent-dune-carte-de-sejour-en-tunisie/">33 524 étrangers disposent d’une carte de séjour en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le ministère de l’Intérieur, 33 524 étrangers disposaient, au 9 avril 2026, d’une carte de séjour valide en Tunisie. La communauté algérienne est la plus importante avec 7 626 résidents (23 %), suivie des Français (5 792, soit 18 %), des Italiens (14 %) et des Marocains (10 %).</em></strong></p>



<span id="more-18742169"></span>



<p>Dans sa réponse à une question écrite du député Ghassan Yamoun, le ministère précise que les principales raisons de résidence en Tunisie sont le mariage mixte, l’investissement, l’emploi, les études et la retraite.</p>



<p>Les ressortissants des pays arabes représentent 43 % des étrangers résidents, une part largement liée aux mariages mixtes. Dans ce cadre, 4 029 cartes de séjour ont été délivrées à des Algériens et 1 185 à des Marocains.</p>



<p>Les Européens constituent 40 % des résidents étrangers, principalement des investisseurs et des retraités. Parmi ces derniers, 2 962 sont Italiens, contre 646 dans le cadre de l’emploi et de l’investissement.</p>



<p>Pour les Français, 1 017 cartes ont été délivrées pour des motifs professionnels et 1 861 pour la retraite.</p>
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		<item>
		<title>Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 12:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Grira]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien ministre Ridha Grira condamné à une peine de 14 ans de prison dans une affaire de corruption et de faux et usage de faux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/">Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien ministre Ridha Grira et un autre accusé à une peine de 14 ans de prison dans une affaire de corruption et de faux et usage de faux, alors qu’il était ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, rapporte <a href="https://www.mosaiquefm.net/fr/national-tunisie/1515747/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison">Mosaïque FM</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18742082"></span>



<p>Né en 1955, Ridha Grira est ingénieur diplômé de l’Ecole centrale de Paris. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité entre 1992 et 2011. </p>



<p>A la chute de Zine El Abidine Ben Ali et sa fuite en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011, il était ministre de la Défense. Ses déboires judiciaires ont commencé depuis cette date et ne semblent pas près de finir. Il a notamment été accusé d’octroi illégal de terrains à Carthage et de cession illégale d’un bien appartenant à l’État et de changement de sa nature.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/">Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Football &#124; Des arbitres autrichiens pour Espérance &#8211; Club Africain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/football-des-arbitres-autrichiens-pour-esperance-club-africain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 12:11:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Christian-Petru Ciochirca]]></category>
		<category><![CDATA[Club Africain]]></category>
		<category><![CDATA[Espérance sportive de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[FTF]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’arbitre autrichien Christian-Petru Ciochirca dirigera le derby de Tunis entre l’Espérance de Tunis et le Club Africain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/football-des-arbitres-autrichiens-pour-esperance-club-africain/">Football | Des arbitres autrichiens pour Espérance &#8211; Club Africain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Direction nationale de l’arbitrage de la Fédération tunisienne de football (FTF) a désigné l’arbitre autrichien Christian-Petru Ciochirca pour le derby de la Capitale, entre l’Espérance sportive de Tunis et le Club Africain, dimanche 10 mai 2026, à 16 heures, dont dépendra largement l’issue du championnat de Ligue 1 que les deux clubs briguent sérieusement.</em></strong></p>



<span id="more-18741996"></span>



<p>Christian-Petru Ciochirca aura pour assistants, Maximilan Weiss et Michael Obritzberger, alors que le 4<sup>e</sup> arbitre sera Hamza Jaïed.</p>



<p>Par ailleurs, les deux Autrichiens Harald Lechner et Roland Brandner ont été désignés pour la VAR.</p>



<p>Voici les désignations d’arbitres pour la 29<sup>e</sup> journée :</p>



<p><strong>Vendredi 8 mai 2026 :<br></strong>&#8211; Stade tunisien – Union sportive de Ben Guerdane (Montassar Belarbi)<br>&#8211; Avenir sportif de Soliman – Avenir sportif de Gabès (Mohamed Ali Karouia)<br>&#8211; Olympique de Béja – Jeunesse sportive d’El Omrane (Hosni Naïli)<br>&#8211; Jeunesse sportive kairouanaise – Union sportive monastirienne (Achraf Haraketi)</p>



<p><strong>Samedi 9 mai 2026 :<br></strong>&#8211; Avenir sportif de la Marsa – Club sportif sfaxien (Bassem Belaïd)<br>&#8211; Etoile sportive du Sahel – Club athlétique bizertin (Houssem Ben Sassi)<br>&#8211; Espérance sportive de Zarzis – Etoile sportive de Metlaoui (Abdelhamid Badreddine)</p>



<p><strong>Dimanche 10 mai 2026 :<br></strong>Espérance sportive de Tunis – Club Africain (Christian-Petru Ciochirca).</p>



<p>Tous les matches commencent à 16h00.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/football-des-arbitres-autrichiens-pour-esperance-club-africain/">Football | Des arbitres autrichiens pour Espérance &#8211; Club Africain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La stratégie du déni &#124; Kamel Ghribi n’est pas (encore) candidat !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/la-strategie-du-deni-kamel-ghribi-nest-pas-encore-candidat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 10:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[GKSD Investment Holding]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Ghribi]]></category>
		<category><![CDATA[succession]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En feignant de démentir ses ambitions présidentielles, Kamel Ghribi cherche en réalité à bien les enraciner dans l tête des Tunisiens.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/la-strategie-du-deni-kamel-ghribi-nest-pas-encore-candidat/">La stratégie du déni | Kamel Ghribi n’est pas (encore) candidat !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après un article publié le 1<sup>er</sup> mai 2026 par le quotidien italien <a href="https://www.ilfoglio.it/esteri/2026/05/01/news/si-cerca-il-successore-di-saied-nella-tunisia-senza-soldi-ne-diritti--324363">‘‘Il Foglio’’</a> autour des scénarios possibles de succession du président Kaïs Saïed, plusieurs noms d’hommes d’affaires tunisiens ont commencé à circuler, parmi lesquels celui de Kamel Ghribi. Deux jours plus tard, le président de GKSD Investment Holding publiait un vrai faux démenti sur les réseaux sociaux. Mais à la fin de la lecture, une question demeure&nbsp;: avons-nous réellement entendu un refus… ou commencé à imaginer une possibilité&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong></p>



<span id="more-18741500"></span>



<p>À un moment où les mots ne sont jamais tout à fait innocents, un discours surgit pour affirmer&nbsp;: <em>«Je ne suis pas candidat»</em>. Pourtant, quelque chose, dans la tonalité, dans l’agencement des phrases, dans ce qui est dit comme dans ce qui demeure suspendu entre les lignes, ouvre une autre interrogation&nbsp;: un démenti est-il toujours un refus&nbsp;? Ou peut-il devenir, parfois, une autre manière d’entrer en scène&nbsp;?</p>



<p>À première lecture, le texte apparaît comme une tentative d’apaisement, une manière de mettre fin aux spéculations. Mais en s’en approchant davantage, on découvre un mécanisme plus subtil. Le discours ne ferme pas totalement l’hypothèse&nbsp;: il la réorganise. Il calme la rumeur tout en lui donnant une forme plus structurée, presque plus durable dans l’imaginaire collectif.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EhboOLd2Gd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/les-messages-codes-de-rome-a-la-tunisie/">Les messages codés de Rome à Carthage</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les messages codés de Rome à Carthage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/les-messages-codes-de-rome-a-la-tunisie/embed/#?secret=gxb8pQkORg#?secret=EhboOLd2Gd" data-secret="EhboOLd2Gd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un registre plus implicite</h2>



<p>Comme l’a montré Jacques Lacan, le déni ne supprime pas le sens&nbsp;; il le reconfigure. Dire <em>«je ne suis pas candidat»</em> ne signifie pas nécessairement la disparition de l’idée. Cela peut aussi déplacer cette idée vers un registre plus implicite, plus symbolique, mais parfois plus puissant.</p>



<p>Dans une expérience devenue célèbre, on demandait à des participants de ne surtout pas penser à un ours blanc. Plus ils tentaient de chasser l’image, plus celle-ci revenait avec insistance dans leur esprit.</p>



<p>Le déni produit souvent un effet rebond&nbsp;: ce que l’on cherche à éloigner devient parfois encore plus présent. Ironique, n’est-ce pas&nbsp;?</p>



<p>Dans le champ politique, ce phénomène donne au discours de démenti une fonction particulière. À force de répéter qu’une hypothèse n’existe pas, le langage peut contribuer, malgré lui, à l’installer davantage dans l’espace mental collectif. Le refus ne supprime pas nécessairement la représentation&nbsp;; il peut aussi participer à sa consolidation symbolique.</p>



<p><em>«Aucun propos n’a été prononcé de ma part»</em>. Mais cette phrase ne dit pas&nbsp;: <em>«Je ne serai jamais candidat»</em>. Elle affirme seulement l’absence de déclaration officielle. Et c’est précisément là que s’installe une zone d’indétermination. Le silence devient moins un refus qu’une suspension du positionnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La reconstruction de soi</h2>



<p>Nous ne sommes donc plus dans un simple exercice de clarification. Ce qui se joue ici relève d’une reconstruction de soi dans l’espace public. Peu à peu, la figure de l’homme d’affaires se transforme&nbsp;: elle s’élargit vers celle d’un homme d’Etat en puissance, d’un acteur politique potentiel, d’un bienfaiteur de l’humanité. Le discours ne décrit plus uniquement une fonction professionnelle&nbsp;; il produit progressivement une identité politique potentielle.</p>



<p>À ce niveau, le processus rejoint ce que Pierre Bourdieu désignait comme une forme de pouvoir symbolique&nbsp;: la capacité des mots à créer du positionnement dans un champ social et politique. Les déclarations publiques ne se contentent pas de commenter la réalité&nbsp;; elles fabriquent aussi des places possibles à l’intérieur de celle-ci.</p>



<p>Cette dynamique apparaît avec encore plus de force lorsqu’est évoquée la crise de l’oxygène. L’événement n’est pas mobilisé comme un simple fait sanitaire, mais comme une scène symbolique. Une scène d’asphyxie collective dans laquelle une figure intervient au moment où les autres semblent incapables d’agir. Dans l’analyse psychologique du discours, ce type de récit produit une image&nbsp;: celle du<em> «sauveur»</em>, celui qui apparaît lorsque le système vacille. Et cette image devient, avec le temps, une forme de légitimité implicite.</p>



<p>Mais le statut symbolique n’est jamais fixe&nbsp;: il bascule avec les effets du pouvoir. Comme celui qui se présente comme victime, une fois au pouvoir, devient persécuteur au nom de la <em>«justice»</em> ou de la <em>«réparation»</em>. De la même manière, celui qui est initialement perçu comme <em>«sauveur»</em> peut rapidement devenir un <em>«bourreau»</em> lorsqu’il met en œuvre des réformes qui bouleverseront les équilibres existants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c1OzbnAmeG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/tunisie-saied-repond-a-ceux-qui-evoquent-sa-succession/">Tunisie | Saïed répond à ceux qui évoquent sa succession    </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Saïed répond à ceux qui évoquent sa succession     » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/tunisie-saied-repond-a-ceux-qui-evoquent-sa-succession/embed/#?secret=ZBLGKHldu5#?secret=c1OzbnAmeG" data-secret="c1OzbnAmeG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Réseaux, relations et connexions</h2>



<p>Un autre élément traverse le texte&nbsp;: la figure du <em>«pont»</em>. Le pont n’appartient jamais totalement à un seul espace. Il relie. Entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’économie et le politique, entre le local et l’international.</p>



<p>Cette position intermédiaire ne renvoie pas seulement à une fonction stratégique&nbsp;; elle révèle aussi une structure psychologique particulière&nbsp;: une forte capacité à négocier, à créer des alliances, à circuler entre différents espaces de pouvoir et d’influence. Ce type de personnalité construit souvent son efficacité à travers les réseaux, les relations et la capacité de connexion entre les mondes.</p>



<p>Mais cette configuration comporte également ses risques. L’excès de gestion des équilibres peut conduire à une dilution de la décision, à une dépendance indirecte vis-à-vis des cercles d’influence environnants, ou encore à une forme de flou stratégique dans les moments nécessitant un affrontement frontal et des positions plus nettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mise en scène de soi</h2>



<p>Parallèlement, on observe que l’apparition publique n’est jamais totalement spontanée&nbsp;; elle s’inscrit dans une gestion du regard des autres, dans une construction de l’image adaptée aux attentes de l’espace social. C’est précisément ce que Erving Goffman analysait à travers la notion de mise en scène de soi.</p>



<p>Dès lors, une question centrale émerge&nbsp;: sommes-nous face à un homme de pouvoir ou à un homme d’influence&nbsp;?</p>



<p>Son discours semble pencher vers la seconde figure&nbsp;: celle d’un acteur capable de relier, de négocier, de créer des alliances, de maintenir des équilibres et de créer des espaces de circulation entre différents champs de pouvoir et d’influence. Mais cette même posture soulève une interrogation plus profonde&nbsp;: que devient ce type de leadership lorsque la politique cesse d’être un espace de médiation pour devenir un espace de confrontation&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Kamel Ghribi par lui-même  </h2>



<p><em><strong>Dans un second «démenti» publié hier, mercredi 6 mai 2026, sur sa page Facebook, et reproduit ci-dessous en fac-similé, Kamel Ghribi vante son parcours et énumère ses qualités de leadership. Et demande aux Tunisiens de ne pas «surinterpréter» ses déclarations ! Les prend-il (déjà?) pour des cons ?</strong></em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Kamel-Ghribi.jpg" alt="" class="wp-image-18741520" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Kamel-Ghribi.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Kamel-Ghribi-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Kamel-Ghribi-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Kamel-Ghribi-580x435.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/la-strategie-du-deni-kamel-ghribi-nest-pas-encore-candidat/">La stratégie du déni | Kamel Ghribi n’est pas (encore) candidat !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand Hannibal est «Denzélé» !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 09:56:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[afrocentrisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Fuqua]]></category>
		<category><![CDATA[Denzel Washington]]></category>
		<category><![CDATA[Hannibal Barca]]></category>
		<category><![CDATA[netflix]]></category>
		<category><![CDATA[Puniques]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Ridley Scott]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le choix de Denzel Washington pour incarner le général carthaginois Hannibal, dans une production Netflix, alimente la polémique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Certaines thèses «afrocentristes» tiennent à ce que tout ce qui est africain soit de couleur noire, mais elles sont largement rejetées par la communauté scientifique faute de preuves archéologiques ou historiques. La polémique resurgit avec le choix de l’acteur Denzel Washington pour incarner le personnage du général carthaginois Hannibal, dans une production Netflix.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama *</strong></p>



<span id="more-18741337"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au moment où nous avons besoins de corriger certaines versions faussées de l’histoire, la production cinématographique participe parfois à la confusion des esprits. Le cinéma, par sa force émotionnelle, s’emploie à remplacer la réalité historique dans l’esprit du public. Il est vrai que le film historique n’est pas un documentaire, mais une interprétation qui peut réussir ou échouer. Le danger survient quand le spectateur oublie que le réalisateur pourrait avoir une <em>«intention»</em> artistique ou politique qui prime sur la véracité des faits. Ce débat est crucial, car il oppose la nécessité de la rigueur historique à la liberté artistique et narrative du cinéma. Si le cinéma a le pouvoir de faire revivre le passé, il peut parfois participer à la confusion ou à la réécriture biaisée de l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des anachronismes flagrants</h2>



<p>Dans ce cadre, le choix de Denzel Washington pour incarner Hannibal dans le film Netflix relève plus d’une démarche artistique et commerciale simpliste que d’une volonté de rigueur historique. Antoine Fuqua, réalisateur et producteur du film, a d’ailleurs déclaré que <em>«le talent et le charisme de l’acteur priment sur la ressemblance physique exacte»</em>&nbsp;!</p>



<p>Dans l’imaginaire collectif hollywoodien actuel, il existe une tendance à vouloir représenter l’Afrique ancienne et actuelle comme exclusivement peuplée de personnes à la peau noire. Ce choix s’inscrit dans un mouvement de <em>«réappropriation»</em> des figures du continent africain par la diaspora afro-américaine. Netflix cherche souvent à toucher un public global en mettant en avant la diversité, même si cela crée des anachronismes flagrants par rapport à la réalité historique méditerranéenne.</p>



<p>Déjà, dans <em>Gladiator</em> 2, on ne voit pas Macrinus, mais Denzel Washington en costume. Cela donne l’impression qu’il ne s’est pas adapté à l’univers du film. Ses mimiques, ses rires et sa gestuelle appartiennent au XXI<sup>e</sup> siècle. Alors que le premier <em>Gladiator</em> était empreint de gravité et de réalisme brut, le Macrinus de Denzel apporte une dose de théâtralité presque béate. Cette interprétation peut donner l’impression que l’acteur ne prend pas le film au sérieux, transformant un drame historique en une sorte de spectacle excentrique qui manque de poids émotionnel. Son style très marqué et son refus de se plier aux codes du <em>«film d’époque» </em>traditionnel ont créé une rupture de ton qui l’a sorti de l’histoire. Le manque de crédibilité historique du personnage de Macrinus est un point soulevé par de nombreux historiens et spectateurs. Bien que basé sur un véritable empereur romain, la version de Ridley Scott prend d’énormes libertés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NVZeR3WIxb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/hannibal-ennemi-de-la-rome-antique-etait-il-noir/">Hannibal, ennemi de la Rome antique, était-il noir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hannibal, ennemi de la Rome antique, était-il noir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/02/hannibal-ennemi-de-la-rome-antique-etait-il-noir/embed/#?secret=a0AiJE5R8G#?secret=NVZeR3WIxb" data-secret="NVZeR3WIxb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le vrai et le faux Macrinus</h2>



<p>Dans le film, Macrinus est un ancien esclave de peau noire qui s’est élevé par la force et l’astuce pour devenir marchand d’armes et propriétaire de gladiateurs. Alors qu’en réalité il n’a jamais été ni esclave ni noir. Il était issu de la classe des chevaliers (l’ordre équestre), une élite sociale juste en dessous des sénateurs. C’était aussi un juriste talentueux et un avocat renommé avant de devenir préfet du prétoire (chef de la garde impériale) sous Caracalla. Il n’y a aucune preuve historique que Macrinus ait eu un quelconque lien avec le monde des gladiateurs ou le commerce des armes. Son ascension était purement politique et administrative. On le voit manipuler activement l’empereur et même participer physiquement à sa chute dans un cadre spectaculaire.</p>



<p>Le vrai Macrinus était né vers 165 apr. J.-C. à Césarée de Maurétanie (actuelle Cherchell), il est issu d’une famille équestre, mais pas de la haute noblesse patricienne. Sous Caracalla, il devient donc préfet du prétoire, commandant la prestigieuse garde prétorienne, ce qui fait de lui l’un des hommes les plus puissants de Rome avant de prendre le pouvoir. Après avoir conspiré et fait assassiner Caracalla, il devient empereur en 217, marquant une rupture majeure dans la tradition impériale. Fait ironique par rapport au film, le vrai Macrinus a été le premier empereur à ne jamais mettre les pieds à Rome durant son règne (qui a duré 14 mois), préférant rester à Antioche.</p>



<p>Pour un spectateur qui connait l’histoire, chaque anachronisme agit comme un rappel que tout est factice. Denzel Washington a lui-même reconnu ces inexactitudes, admettant avoir créé sa propre trame de fond pour le personnage afin de servir le récit plutôt que la vérité historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réalité historique et raccourci hollywoodien</h2>



<p>Ces incongruités nuisent à la <strong>qualité de l’histoire,</strong> quand un film s’appuie sur des noms réels mais réécrit totalement leur trajectoire, il perd en poids dramatique et en cohérence.</p>



<p>En faisant de Macrinus un ancien esclave <em>«vengeur»</em>, le scénario utilise un cliché de fiction. Réduire l’ascension vers le trône à une simple affaire de commerce de gladiateurs transforme une lutte de pouvoir historique en une intrigue de série B. Le film finit par ressembler à une version fantasmée de Rome plutôt qu’à une reconstitution.</p>



<p>On a l’impression que Ridley Scott utilise à chaque fois l’Antiquité comme un simple décor interchangeable plutôt que comme un cadre rigoureux. En transformant des figures historiques complexes en archétypes (le marchand malin, les empereurs fous), le film sacrifie la profondeur psychologique. La réalité historique est souvent plus nuancée et surprenante que les raccourcis hollywoodiens.</p>



<p>Le film échoue car il ne respecte pas la vérité organique de son sujet. En voulant rendre l’histoire plus <em>«cinématographique»</em>, Ridley Scott l’a vidée de sa substance et de sa crédibilité.</p>



<p>Beaucoup de Tunisiens considèrent que le fait d’attribuer une peau noire à Hannibal est une forme de négation de leur propre identité et de leur héritage punique/berbère. Si le choix d’un Hannibal <em>«Denzelé»</em> fait réagir, c’est parce qu’il touche à une frontière fragile entre liberté artistique et vérité historique.</p>



<p>Il existe une confusion moderne chez les <em>«profanes»</em>, surtout outre-Atlantique, qui consiste à penser que tout ce qui vient du continent africain est noir. Comme Carthage est en Tunisie actuelle, certains de leurs producteurs font ce raccourci, ignorant l’histoire. La confusion vient souvent d’une interprétation moderne du terme <em>«Africain»</em>.</p>



<p>Le risque de l’anachronisme, en transformant Hannibal en <em>«Denzel»</em> pour des raisons de diversité est ridicule, car cela efface la réalité de ce qu’il était : un Punique.</p>



<p>En voulant rendre hommage à l’Afrique, on finit parfois par occulter la véritable identité des populations du Maghreb antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nez droit, cheveux bouclés et profil aquilin</h2>



<p>Les pièces de monnaie d’époque représentent Hannibal sous des traits méditerranéens classiques. Les portraits officiels sur les monnaies et les bustes inspirés de l’époque le montrent avec des traits typiquement méditerranéens ou hellénistiques (nez droit, cheveux bouclés). Les pièces de monnaie frappées par les Barcides en Espagne montrent un homme au visage rasé, aux cheveux bouclés et au profil aquilin.</p>



<p>Les auteurs comme Hérodote, Polybe ou Tite-Live décrivaient souvent les caractéristiques physiques des peuples dits <em>«exotiques»</em>. Ils mentionnaient les cheveux crépus ou la peau sombre des Éthiopiens (terme désignant alors les populations subsahariennes). Si Hannibal avait été noir de peau, les auteurs romains auraient pu utiliser cette différence physique. Si Hannibal avait eu des traits radicalement différents de ceux des Méditerranéens, un auteur comme Tite-Live, qui détaille pourtant minutieusement ses habitudes alimentaires et ses vêtements, l’aurait très probablement mentionné.</p>



<p>Or, ils le traitent toujours comme un adversaire de culture punique. Quand les Romains croisaient des personnes aux traits subsahariens, ils utilisaient des termes précis (comme <em>Aethiops</em>). Le fait qu’ils désignent Hannibal simplement comme <em>Afer</em> (Africain de la province de Carthage) ou <em>Punicus</em> indique qu’il s’insérait dans la norme visuelle du monde méditerranéen de l’époque. Pour les historiens, si Hannibal avait été de peau noire, ce fait aurait été une telle <em>«curiosité»</em> pour les chroniqueurs de l’époque qu’il serait apparu dans au moins un récit.</p>



<p>Dans l’Antiquité, être Africain désignait un habitant de la province d’<em>Africa</em> (le Nord de l’Afrique actuelle). En latin, <em>Afer</em> désigne une origine géographique (la région de Carthage) et non une caractéristique raciale. À l’époque, les Romains et les Grecs étaient très attentifs aux différences physiques, qu’ils notaient sans forcément y attacher de préjugés raciaux modernes, mais par simple souci de description.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Richesse occultée de la civilisation punique</h2>



<p>Une fois qu’un visage est associé à un nom (Denzel Washington en Hannibal), il devient très difficile de déconstruire cette image par des preuves archéologiques plus tard. C’est une simplification binaire qui ramène l’histoire à une opposition <em>«Noir vs Blanc»</em>, on occulte la richesse des civilisations berbères, puniques ou maures. Cela donne l’impression que l’Afrique du Nord n’a pas d’histoire propre et qu’elle doit être<em> «empruntée»</em> par d’autres cultures pour exister à l’écran. Si la science (ADN, numismatique) dit une chose et que les médias dominants en montrent une autre, cela peut amener les jeunes à croire que <strong><em>«</em></strong><em>chacun a sa vérité»</em>.</p>



<p>Le débat actuel est souvent alimenté par des enjeux politiques contemporains plutôt que par de nouvelles découvertes historiques. L’analyse de l’ADN ancien des populations de Carthage apporte des réponses claires.</p>



<p>Les chercheurs ont analysé des restes humains provenant de nécropoles puniques à Carthage (en Tunisie) et en Sardaigne. La population carthaginoise était un mélange cosmopolite. Une part importante de l’ADN est liée aux populations berbères autochtones.</p>



<p>Concernant la question du teint, ces études montrent que les Carthaginois partageaient le profil génétique des populations méditerranéennes classiques. Leur apparence était très proche des populations actuelles du sud de l’Europe et du nord de l’Afrique. L’ADN n’indique pas de mélange significatif avec des populations d’Afrique subsaharienne à cette époque au sein de l’élite punique.</p>



<p>Ces données permettent de clore le débat sur une base objective. Elles confirment que Carthage était un pont génétique entre l’Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe.</p>



<p>Les références clés des études scientifiques, notamment publiées dans la revue <em>Nature</em>, qui traitent du profil génétique des Carthaginois et confirment leur aspect méditerranéen. L’étude majeure de <em>Nature</em> (2025), la plus récente et la plus vaste à ce jour sur le sujet. Elle révèle l’analyse de 210 génomes anciens provenant de 14 sites puniques (Tunisie, Sicile, Sardaigne, Espagne). Les Carthaginois étaient génétiquement cosmopolites, un mélange de populations autochtones d’Afrique du Nord (Berbères), de populations de l’Égée (Grèce) et de Sicile. Elle confirme que l’élite et le peuple de Carthage s’inscrivaient dans le profil génétique du bassin méditerranéen central et occidental.</p>



<p>Par ailleurs, l’étude sur le <em>«Jeune homme de Byrsa»</em> (2016) a marqué un tournant en séquençant le premier génome complet d’un individu carthaginois du VI<sup>e</sup> siècle av. J.-C. (<em>A European Mitochondrial Haplotype Identified in Ancient Phoenician Remains from Carthage, North Africa</em>, étude publiée dans <em>Plos One</em> (2016). Elle révèle que l’individu (surnommé <em>«Ariche»</em>) appartenait à l’haplogroupe rare U5b2c1, une lignée maternelle d’origine européenne (péninsule Ibérique). Cela prouve l’existence de mariages et de mélanges précoces entre les colons puniques et les populations méditerranéennes locales.</p>



<p>Les études sur la continuité en Sardaigne et au Liban (2018- <em>Ancient DNA of Phoenician remains indicates discontinuity in the settlement history of Ibiza</em>, publiée dans Scientific Reports (Nature Publishing Group) (2018), montrent que les réseaux commerciaux carthaginois servaient de <em>«courroie de transmission»</em> génétique entre le Levant, l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud. Les marqueurs génétiques retrouvés correspondent systématiquement à des populations méditerranéennes et non subsahariennes. Ces publications démontrent que Carthage n’était pas une enclave isolée, mais un véritable brassage méditerranéen. L’absence de marqueurs génétiques subsahariens significatifs dans ces échantillons renforce la thèse d’une apparence physique proche de celle des Tunisiens actuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme de révisionnisme culturel</h2>



<p>Malheureusement, nous assistons à une forme de révisionnisme culturel. Cette tendance risque de nuire à la compréhension de l’histoire par les jeunes générations. C’est l’inquiétude majeure des historiens et des éducateurs. Le risque est de transformer l’histoire en une matière malléable au service de l’idéologie ou du divertissement, au détriment des faits.</p>



<p>Ce qui choque davantage pour Hannibal, c’est que cela donne l’impression que l’on <em>«réécrit»</em> le passé pour coller à des idéologies politiques modernes comme l’afrocentrisme.</p>



<p>Au lieu de contrefaire par ces procédés douteux l’histoire des Puniques/Carthaginois, ne serait-il pas plus enrichissant pour ces <em>«afrocentristes»</em> de produire des films sur les puissants empires d’Afrique subsaharienne, comme l’Empire du Mali ou le Royaume de Koush, dont l’histoire est authentiquement noire et largement méconnue. Il y a pourtant des exemples réussis dans le domaine, comme la minisérie de <em>Shaka Zulu</em> qui revient sur le conflit qui a opposé au début du 19<sup>e</sup> siècle&nbsp;Chaka, le roi de la vaste nation zoulou, à l’Empire britannique en pleine expansion en Afrique, ou la récente série <em>Shaka Ilembe</em> (2023) qui est le meilleur choix actuel. Elle privilégie une perspective autochtone, avec des dialogues en zoulou et une attention accrue aux rituels et à l’histoire orale.</p>



<p>En dépit de toutes les critiques, le projet semble avancer, le tournage étant prévu pour l’été 2026, selon des médias spécialisés. Il est désolant de s’investir dans une entreprise parsemée d’autant de carences.</p>



<p>Plusieurs facteurs pourraient effectivement contribuer à transformer ce projet en un sérieux revers, risquant de subir un <em>«review bombing»</em> (vague de notes négatives) massif sur les plateformes.</p>



<p>Il convient de noter que Netflix a déjà connu un contrecoup similaire avec sa série sur Cléopâtre, qui avait enregistré des scores d’audience et de critiques historiquement bas.</p>



<p>Ah si par bonheur, nos chers réalisateurs-producteurs faisaient le pari de produire un film sur le vrai Hannibal&nbsp;! Ainsi, face à la production hollywoodienne, la Tunisie fournirait sa propre version. Un vœu que beaucoup partagent, surtout pour rendre justice à Hannibal Barca, le stratège de génie de Carthage.</p>



<p><em>* Ecrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a0p4yJveon"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/hannibal-et-le-bon-aryen-mythes-et-semites-en-tunisie-et-ailleurs/">Hannibal et le bon aryen : Mythes et sémites en Tunisie et ailleurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hannibal et le bon aryen : Mythes et sémites en Tunisie et ailleurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/hannibal-et-le-bon-aryen-mythes-et-semites-en-tunisie-et-ailleurs/embed/#?secret=y3VAzknam0#?secret=a0p4yJveon" data-secret="a0p4yJveon" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les drones ukrainiens menacent la vie de Poutine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 09:10:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis ? Valery Gerasimov]]></category>
		<category><![CDATA[Fanil Sarfarov]]></category>
		<category><![CDATA[FSB]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’isolement de Poutine s’est accentué et les inquiétudes au Kremlin concernant un coup d’État ou une tentative d’assassinat par drone. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Fédération de Russie a renforcé les mesures de sécurité pour protéger Vladimir Poutine face à la crainte croissante d’attentats alors que le président s’isole de plus en plus et se consacre entièrement à la gestion de la guerre en Ukraine. Ses craintes sont surtout motivées par la performance des drones ukrainiens et un assassinat par drone est redouté.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18741162"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.ft.com/content/fe70c89e-b5d7-4f89-8eb4-83afbe721d7c?syn-25a6b1a6=1">Financial Times</a>, le Service fédéral de protection (FSO), chargé de la protection des hauts responsables russes, a considérablement renforcé ces derniers mois la sécurité autour du chef du Kremlin.</p>



<p>Selon des sources à Moscou et une source proche des services de renseignement européens, Poutine passe plus de temps dans des bunkers souterrains, gérant directement les détails de la guerre, tout en se désintéressant progressivement des affaires civiles.</p>



<p>L’isolement de Poutine s’est accentué ces dernières années, notamment depuis la pandémie de Covid-19 mais les inquiétudes au Kremlin concernant un coup d’État ou une tentative d’assassinat –en particulier par drone– ont fortement augmenté depuis mars, selon la même source.</p>



<p><em>«Le choc de l’attaque de drone ukrainienne « Toile d’araignée » est encore vif»</em>, a déclaré une source au <em>FT</em>. L’année dernière, des drones ukrainiens ont ciblé des bases aériennes russes dans des régions de l’extrême nord du pays.</p>



<p>Les inquiétudes sécuritaires se sont également accrues après l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis en janvier, selon une autre source.</p>



<p>En réponse, les services de sécurité ont renforcé leurs mesures. Poutine a réduit ses apparitions publiques et les contrôles sur ses visiteurs sont devenus plus rigoureux.</p>



<p>Le président et sa famille ne se rendent plus dans leurs résidences de la banlieue de Moscou et de la région de Valdaï. Il passe plus de temps dans des abris, notamment dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie, où il travaille pendant des semaines d’affilée. Les médias d’État ont diffusé des images préenregistrées pour donner l’illusion d’une vie normale.</p>



<p>Les membres de son entourage, y compris les chefs cuisiniers, les photographes et les gardes du corps, ont reçu pour consigne d’éviter les transports en commun, les téléphones portables et les appareils connectés à Internet à proximité de lui. Des systèmes de surveillance ont été installés à leur domicile.</p>



<p>Des sources bien informées suggèrent que les récentes coupures d’Internet à Moscou pourraient être en partie liées aux mesures de protection contre les drones et à la sécurité du président.</p>



<p>Selon des sources du renseignement européen, les forces de sécurité fédérales mènent des recherches approfondies avec des chiens dressés et des agents sont déployés le long des rives de la Moskova en prévision d’une éventuelle attaque de drone.</p>



<p>Ces préoccupations sécuritaires ne concernent pas uniquement Poutine. Lors d’une réunion de sécurité l’année dernière, les agences de sécurité se sont mutuellement rejeté la responsabilité de l’incapacité à protéger les hauts responsables militaires après une série d’attentats liés à l’Ukraine dont l’assassinat du général Fanil Sarfarov.</p>



<p>Lors de cette réunion, le chef du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov a mis en cause le ministère de la Défense qui ne dispose pas d’une unité dédiée à la protection des hauts fonctionnaires, tandis que le chef de la Garde nationale Viktor Zolotov a décliné toute responsabilité, invoquant des ressources limitées.</p>



<p>Finalement, Poutine a chargé le FSB de la protection de dix généraux de haut rang dont trois chefs d’état-major adjoints sous les ordres de Valery Gerasimov.</p>



<p><strong>Il ne veut plus ni voir ni entendre</strong></p>



<p>Le renforcement des mesures de sécurité coïncide avec l’attention quasi exclusive que Poutine porte à la guerre. Selon ses proches, il y consacre environ 70% de son temps. Quant aux autres activités, elles se limitent à de rares rencontres avec des dirigeants étrangers ou à des discussions sur l’économie.</p>



<p>Un initié a expliqué que le seul moyen pour le joindre est d’être impliqué dans la gestion de la guerre.&nbsp;</p>



<p>L’analyste politique Andreï Kolesnikov estime que Poutine <em>«ne veut plus ni voir ni entendre»</em> et qu’il s’appuie presque entièrement sur les services de sécurité qui contrôlent désormais la plupart des aspects de la vie dans le pays.</p>



<p>Ce détachement a engendré un mécontentement croissant en Russie, alimenté par la lassitude de la guerre et l’aggravation des crises internes.</p>



<p>Selon des sondages officiels et indépendants, la popularité de Poutine a chuté à son plus bas niveau depuis l’automne 2022, date à laquelle il a annoncé une mobilisation partielle.</p>



<p><strong>Des restrictions sur Internet</strong></p>



<p>Les réseaux sociaux regorgent de publications critiquant le gouvernement pour les restrictions d’accès à Internet, les taxes et autres mesures économiques.</p>



<p>L’une des critiques les plus virulentes provient d’une vidéo publiée par Victoria Bonya, influenceuse russe qui réside à Monaco suivie par 12,9 millions d’abonnés sur Instagram, dans laquelle elle déclare que <em>«les gens ont peur de lui»</em>. La vidéo a recueilli plus de 1,5 million de <em>«j’aime»</em>, incitant le Kremlin à reconnaître l’avoir visionnée.</p>



<p>Suite à cela, Poutine s’est exprimé publiquement pour la première fois sur les restrictions d’internet, appelant les autorités à <em>«expliquer les choses au public»</em> plutôt que de simplement interdire l’accès sans rien dire.&nbsp;</p>



<p>Le 27 avril, Poutine a effectué sa deuxième apparition publique de l’année, en visitant une école de gymnastique à Saint-Pétersbourg. Une vidéo le montrait en train d’interagir avec un groupe de jeunes filles, une scène que les analystes ont interprétée comme une tentative de projeter une image de proximité avec le peuple.</p>



<p>Cependant, la diminution de ses apparitions publiques –contre au moins 17 l’année précédente– témoigne d’un renforcement des mesures de sécurité et d’une moindre attention portée aux questions intérieures.</p>



<p><em>«Le fossé entre ce que Poutine souhaite aborder et ce que l’on attend de lui se creuse»</em>, a déclaré l’analyste Tatiana Stanovaya, prévenant que des vagues de mécontentement populaire risquent de s’amplifier dans les prochains mois.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/les-drones-ukrainiens-menacent-la-vie-de-poutine/">Les drones ukrainiens menacent la vie de Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le CRLDHT demande la libération de Zied El Hani  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 08:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[article 86]]></category>
		<category><![CDATA[code des télécommunications]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Zied El Hani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT plaide «Pour la liberté de Zied El Hani, pour la liberté de la presse, pour le droit de déranger». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/le-crldht-demande-la-liberation-de-zied-el-hani/">Le CRLDHT demande la libération de Zied El Hani  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a publié, le 6 mai 2026, un <a href="https://crldht.com/pour-la-liberte-de-zied-el-heni-pour-la-liberte-de-la-presse-pour-le-droit-de-deranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> intitulé «Pour la liberté de Zied El Hani, pour la liberté de la presse, pour le droit de déranger» où il exprime «sa profonde préoccupation et son inquiétude face au jugement attendu dans l’affaire du journaliste Zied El Hani», ce jeudi 7 mai.</em></strong></p>



<span id="more-18740955"></span>



<p><em>«Dans le cadre de cette affaire, Zied El Hani a été arrêté le 24 avril 2026, à la suite de déclarations qu’il a faites lors d’une intervention à la Faculté de droit de Tunis, au cours de laquelle il a critiqué des décisions judiciaires concernant ses collègues journalistes. Il a ensuite été poursuivi pour ‘‘atteinte à autrui’’ ou ‘‘diffamation’’ en lien avec ces propos, avant d’être placé en détention»</em>, rappelle l’Ong tunisienne basée à Paris, en affirmant que <em>«cette arrestation s’inscrit dans un contexte plus large marqué par une intensification des poursuites contre les journalistes et les voix critiques en Tunisie.»</em></p>



<p>L’Ong estime que l’accusation portée contre le journaliste, à savoir <em>«l’atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunication»</em>, ne correspond pas à la réalité et que les faits reprochés à El Hani <em>«relèvent clairement de l’exercice d’un journalisme libre» </em>et de<em> «l’expression d’une opinion libre, constructive et nécessaire à l’émergence d’une société consciente et équilibrée.»</em></p>



<p>Tout en soulignant <em>«le droit des Tunisiennes et des Tunisiens à être libres, leur droit à déranger, et leur droit à être des citoyens à part entière»</em>, le CRLDHT demande <em>«la libération immédiate de Zied El Hani, ainsi que de tous les journalistes détenus en raison de leurs opinions; l’abandon de toutes les charges liées à la liberté d’expression et à l’exercice du journalisme ; et la fin de l’instrumentalisation des lois, notamment l’article 86 du Code des télécommunications, pour restreindre la liberté de la presse»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/le-crldht-demande-la-liberation-de-zied-el-hani/">Le CRLDHT demande la libération de Zied El Hani  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Droit international ou droit occidental ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/le-droit-international-ou-droit-occidental/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 06:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Etat palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[ordre néocolonial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce qu’il y a deux droits internationaux, l’un qui justifie l’agression et l’autre qui interdit de se défendre ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/le-droit-international-ou-droit-occidental/">Droit international ou droit occidental ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si les dirigeants occidentaux veulent la paix, il faut qu’ils acceptent qu’il n’y ait qu’un seul droit international qui condamne l’agression d’où qu’elle vienne, qu’ils donnent une autorité à l’Onu et qu’ils redessinent les frontières d’Israël pour permettre la naissance d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale.</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi</strong> *</p>



<span id="more-18740552"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>En se défendant, l’Iran viole le droit international, mais Israël et les Etats-Unis, en agressant l’Iran, défendent le droit international. Est-ce qu’il y a deux droits internationaux ou un seul ? Il semble bien qu’il y en ait deux. L’un qui justifie l’agression et l’autre qui interdit de se défendre. Cette myopie qui fait voir double est en fait une conséquence pathologique du racisme.</p>



<p>Comme hier dans les colonies où les indigènes n’étaient pas des sujets de droit, aujourd’hui dans la communauté internationale, il y a des Etats souverains et des Etats semi-souverains. Dans ce cas, il faudra deux Onu : celle de l’Occident et celle des victimes potentielles de l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conception néocoloniale des relations internationales</h2>



<p>A Washington, Berlin, Londres, Paris&#8230;, le droit n’est pas considéré comme universel, et doit être limité à l’Occident. L’ordre colonial géopolitique s’est écroulé dans les années 1950 et 1960, mais il persiste dans la pratique des dirigeants occidentaux sous la forme d’une conception néocoloniale des relations internationales.</p>



<p>Ce qui rend nerveux la classe politique américaine, et celle qui lui est subordonnée en Europe, c’est que l’hégémonie américaine est contestée et parfois efficacement. L’ordre mondial basé sur l’invincibilité des porte-avions est dépassé. Un drone de 10 000 dollars peut neutraliser un porte-avions de 3 milliards de dollars.</p>



<p>Par ailleurs, la mondialisation économique a au moins un avantage : le marché capitaliste mondial n’aime pas la guerre. C’est ce qu’a compris l’Iran en fermant le détroit d’Ormuz. Outre son armée, Téhéran est protégé par les bourses de Wall Street, Francfort, Londres, Paris&#8230;</p>



<p>Les propos incohérents de Trump, déclarant parfois que la guerre est finie, et une autre fois qu’il pourra raser l’Iran révèlent sa peur de voir le prix du pétrole s’envoler à 150 dollars. Avec ce prix, les Républicains perdront et le Sénat et la Chambre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guerres extérieures et politiques intérieures</h2>



<p>Les guerres extérieures ne sont plus des événements de la politique étrangère. Elles font désormais partie des politiques intérieures, parce que les peuples, y compris le peuple américain, sont contre les guerres d’agression.</p>



<p>Si les dirigeants occidentaux veulent la paix, il faut qu’ils acceptent qu’il n’y ait qu’un seul droit international qui condamne l’agression d’où qu’elle vienne, qu’ils donnent une autorité à l’Onu et qu’ils redessinent les frontières d’Israël pour permettre la naissance d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale. L’ordre mondial postcolonial ne peut être géré avec une mentalité néocoloniale.</p>



<p>* <em>Professeur à l&rsquo;Institut des études politiques de l&rsquo;Université de Lyon.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7uZpQhgUjC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/">L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/embed/#?secret=e3I2j9MqSp#?secret=7uZpQhgUjC" data-secret="7uZpQhgUjC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Creative Tunisia, levier de développement de l’artisanat en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 06:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Creative Tunisia]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[Onudi]]></category>
		<category><![CDATA[Tounes Wijhetouna]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Clôture de Creative Tunisia, un projet de soutien au secteur de l’artisanat et du design en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/creative-tunisia-levier-de-developpement-de-lartisanat-en-tunisie/">Creative Tunisia, levier de développement de l’artisanat en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Creative Tunisia, un projet de soutien au secteur de l’artisanat et du design en Tunisie à travers le renforcement des chaînes de valeur, a été clôturé lors d&rsquo;une cérémonie officielle, <strong><em>le 5 mai 2026,</em></strong> au Palais des Congrès à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-18740445"></span>



<p>Ce projet est financé par l’Union européenne (UE) et la Coopération italienne et mis en œuvre par l’Onudi en partenariat avec l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat) dans le cadre du programme européen&nbsp;Tounes Wijhetouna.</p>



<p>La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme, ainsi que&nbsp;Rana Taha,&nbsp;coordonnatrice résidente des Nations Unies en Tunisie, Giuseppe Perrone,&nbsp;ambassadeur de l’UE, Luigi Gentile,&nbsp;chargé d’affaires à l’ambassade d’Italie, Leila Msellati,&nbsp;directrice générale de l’Onat et&nbsp;Lassaad Ben Hassine,&nbsp;représentant pays de l&rsquo;Onudi.</p>



<p>Cet événement qui a réuni plus de 400 participants a été l’occasion de revenir sur les réalisations majeures du projet et de mettre en lumière son impact concret.</p>



<p>Les allocutions officielles ont souligné l’importance stratégique des industries culturelles et créatives dans le développement économique durable et inclusif de la Tunisie.</p>



<p>Les interventions ont unanimement salué le rôle structurant du projet&nbsp;Creative Tunisia&nbsp;dans la modernisation du secteur, le renforcement des capacités des artisans et l’amélioration de leur accès aux marchés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcement des capacités des artisans</h2>



<p>Un temps fort de la soirée a été consacré à la présentation des résultats du projet, illustrés par une vidéo de capitalisation et l’intervention du chef de projet, Talel Sahmim. Cette séquence a permis de retracer les principales réalisations depuis 2019, notamment le développement d’une nouvelle approche de développement économique territoriale, le renforcement des capacités des artisans, designers et étudiants, la professionnalisation des entreprises, l’intégration de la culture du design, l’amélioration des infrastructures existantes et le développement de nouvelles opportunités commerciales.</p>



<p>Le projet a également introduit et consolidé des bonnes pratiques durables telles que la collaboration entre artisans et designers, la valorisation des produits, l’amélioration continue de la qualité, ainsi que des stratégies d’accès aux marchés nationaux et internationaux adaptées à chaque chaine de valeur.</p>



<p>Le projet Creative Tunisia a permis en chiffres de renforcer et structurer 17 chaînes de valeur, avec un ancrage territorial couvrant 18 gouvernorats. Il a également accompagné 18 associations actives dans les secteurs de l’artisanat et du design, contribué à la mise en place de 6 hubs créatifs, et bénéficié à plus de 3 000 acteurs, parmi lesquels artisans, designers, entreprises artisanales et étudiants.</p>



<p>L’événement a également mis en lumière des expériences concrètes à travers des focus thématiques, illustrant la pertinence de l’approche territoriale et collaborative du projet. Des témoignages de bénéficiaires ont permis de donner une dimension humaine à ces résultats, en partageant des parcours de transformation d’entreprises artisanales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers la pérennisation des dynamiques enclenchées</h2>



<p>La question de la durabilité des acquis a occupé une place centrale, avec un focus sur le rôle des hubs créatifs dans la pérennisation des dynamiques enclenchées. Ces espaces apparaissent aujourd’hui comme des leviers essentiels pour accompagner l’innovation, favoriser les synergies entre acteurs et soutenir la compétitivité du secteur à long terme.</p>



<p>La cérémonie s’est conclue par un message de clôture de Providence Mavubi, directrice division Agro- business et développement infrastructure à l’Onudi,&nbsp;soulignant les perspectives futures et la nécessité de capitaliser sur les acquis du projet. Une remise symbolique de cadeaux aux partenaires a marqué la reconnaissance des contributions de chacun à la réussite de cette initiative.</p>



<p>En marge des temps officiels, les participants ont été invités à découvrir une exposition retraçant les réalisations du projet entre 2019 et 2026, à travers une sélection de produits artisanaux, ainsi que des supports visuels et audiovisuels.</p>



<p>Creative Tunisia&nbsp;s’impose aujourd’hui comme une référence en matière de valorisation de l’artisanat et du design, contribuant à renforcer l’attractivité et le rayonnement de la Tunisie sur les marchés nationaux et internationaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/creative-tunisia-levier-de-developpement-de-lartisanat-en-tunisie/">Creative Tunisia, levier de développement de l’artisanat en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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