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	<title>Archives des 3e République - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des 3e République - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie fête le 64e anniversaire d&#8217;une république qui reste à construire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jul 2021 11:56:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la veille du 64e anniversaire de la proclamation de la république, la situation en Tunisie est extrêmement grave, le peuple devenant de plus en plus incontrôlable et réclamant de reprendre en main sa souveraineté. Saura-t-il s&#8217;en servir pour mettre les bases d&#8217;une troisième république, en allant véritablement dans le sens de la mise en...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Lamine-Bey-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-357141"/><figcaption><em>Lamine Bey et Habib Bourguiba, peu de temps avant l&rsquo;abolition de la monarchie et la proclamation de la république, le 25 juillet 1957, une république qui reste encore à construire. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>A la veille du 64e anniversaire de la proclamation de la république, la situation en Tunisie est extrêmement grave, le peuple devenant de plus en plus incontrôlable et réclamant de reprendre en main sa souveraineté. Saura-t-il s&rsquo;en servir pour mettre les bases d&rsquo;une troisième république, en allant véritablement dans le sens de la mise en œuvre des valeurs républicaines, toujours proclamées mais pour l&rsquo;essentiel non encore réalisées? Cette fois-ci, tout porte à croire qu&rsquo;il le fera sans les partis qui ont conduit le pays au désastre&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-357139"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>



<p>Outre la date du 20 mars 1956 qui correspond à la proclamation de l&rsquo;indépendance de la Tunisie, il est deux autres grandes dates inscrites à jamais dans l&rsquo;histoire contemporaine de la nation: celle du 25 juillet 1957 avec la proclamation par l&rsquo;Assemblée nationale constituante de l&rsquo;abolition de la monarchie husseïnite et de l&rsquo;instauration de la république et celle du 14 janvier 2011 baptisée «révolution de la liberté et de la dignité»&#8230;</p>



<p>Si les contextes intérieurs, politique et social, de ces deux événements historiques majeurs sont très différents, leurs auteurs et buts sont quasi identiques: le peuple et sa quête permanente de la démocratie, de la liberté, de la dignité, de la justice sociale, du développement et d&rsquo;un Etat civil fondé sur la souveraineté du peuple et garantissant les droits de l&rsquo;homme dans leur acceptation universelle.</p>



<p>La première date, celle du 25 juillet 1957, a consacré l&rsquo;abolition de la monarchie beylicale et proclamé, pour la première fois dans l&rsquo;histoire triplement millénaire du pays, que la Tunisie est désormais une république, que le peuple est souverain, que le pouvoir originel lui appartient et qu&rsquo;il l&rsquo;exerce à travers ses représentants élus au suffrage universel.</p>



<p>Pour le peuple, ce choix répond aux sacrifices énormes qu&rsquo;il a consentis durant des siècles. Il consacre sa décision de s&rsquo;affranchir définitivement du régime monarchique, de l&rsquo;arbitraire, des injustices, des brimades et de la pauvreté, endurées durant 252 ans sous le régime beylical et la colonisation française de 1881 à 1956.</p>



<p>Ce choix souverain a été consacré dans la Constitution du 1er juin 1959 qui a opté pour un État civil basé sur les principes et valeurs humaines universellement reconnues.</p>



<p>En 54 ans, du 25 juillet 1957 au 13 janvier 2011, la première république, sous l&rsquo;autorité des gouvernements successifs de Habib Bourguiba, le père de la nation et le fondateur de l&rsquo;Etat moderne, et de son successeur Zine El-Abidine Ben Ali, à partir du 7 novembre 1987, la Tunisie, certes tenue d&rsquo;une main, a fait des progrès énormes et est rapidement passé du statut d&rsquo;un pays exsangue, sous-développé, foncièrement pauvre à celui d&rsquo;un pays organisé, structuré, émancipé, sûr de lui-même, économiquement pré-émergent et politiquement écouté dans son environnement géopolitique et dans les instances internationales..</p>



<p>Même si son bilan dans le domaine des libertés civiles et politiques individuelles et publiques laissait à désirer et que des dérives ont été enregistrées, cela ne saurait en toute objectivité occulter les réalisations importantes de notre pays dans les domaines économiques et sociaux qui sont reconnues par les institutions économiques internationales, réalisations qui ont transformé profondément la physionomie du pays et impacté favorablement son image et son statut sur le plan international.</p>



<p>Sous le leadership de Bourguiba, le pays a connu trois révolutions silencieuses&nbsp;: la première concerne la femme avec l&rsquo;adoption du Code du statut personnel qui a consacré l&rsquo;égalité entre les sexes et affranchi la femme de la tyrannie de l&rsquo;homme et de la société patriarcale; la deuxième concerne l&rsquo;éducation qui a été ouverte à tous sans exclusive et de manière gratuite; et la troisième concerne les services de santé fournis gracieusement pour tous et l&rsquo;institution des programmes de planning des naissances. Ces trois révolutions ont transformé foncièrement la société tunisienne et l&rsquo;ont émancipée faisant progressivement de la Tunisie un pays ouvert et moderne.</p>



<p>Le régime de Ben Ali a continué sur la même lancée. Ses scores dans le domaine économique confirmés par les organismes internationaux étaient assez bons, mais les richesses engrangées par le pays étaient inéquitablement réparties entre les régions et les classes sociales&#8230; L&rsquo;autoritarisme excessif de son régime, le manque flagrant de libertés civils et politiques, la montée fulgurante des inégalités sociales et économiques ont précipité le soulèvement populaire, déclenché le 17 décembre 2010 et causé l&rsquo;effondrement du régime le 14 janvier 2011, inaugurant l&rsquo;entrée de la Tunisie, avec la bénédiction de puissances étrangères, dans une nouvelle ère baptisée <em>«révolution de la liberté et de la dignité».</em></p>



<p>Depuis le 14 janvier 2011, la nouvelle classe politique toutes tendances confondues et les islamistes du mouvement Ennahdha en particulier, qui se sont accaparé depuis le pouvoir, se sont réclamés de la «deuxième république». Ils n&rsquo;ont eu de cesse de réclamer haut et fort leur attachement à la démocratie, aux droits de l&rsquo;homme, aux libertés individuelles et publiques, à la justice sociale, proclamant leur volonté de construire un État civil fondé sur la citoyenneté, les droits de l&rsquo;homme et la justice sociale et rompant définitivement avec la tyrannie.</p>



<p>Et c&rsquo;est à l&rsquo;aune de ces valeurs consacrées expressément dans la Constitution de janvier 2014 rédigée par cette nouvelle classe politique qu&rsquo;il faudra évaluer aujourd&rsquo;hui le bilan de la décennie post-révolution et les apports réels de cette classe politique dans l&rsquo;édification de la deuxième république&#8230;</p>



<p>Dans ce cadre, force est de constater que le bilan de ces dix dernières dans la quasi totalité des domaines est foncièrement négatif. A l&rsquo;exception de la liberté d&rsquo;expression, et qui est souvent sujette à des remises en question, aucun des objectifs autour desquels s&rsquo;est bâti cette deuxième république n&rsquo;a été atteint.</p>



<p>La situation générale dans tous les domaines (politique, économique sanitaire, financière, social, psychique est très médiocre. Tous les indicateurs sont au rouge.</p>



<p>Marqué par une instabilité politique et sociale chronique, le pays a connu en dix ans huit chefs de gouvernement dont aucun n&rsquo;a été en mesure de relever les grands défis économiques et sociaux auxquels il fait face: ralentissement économique, baisse de l&rsquo;investissement, hausse de l&rsquo;endettement extérieur, chômage, criminalité, insécurité, cherté de la vie, prolifération des revendications sociales, flambée de la migration irrégulière&#8230;</p>



<p>La Tunisie souffre aujourd&rsquo;hui de problèmes endémiques en tous genres d&rsquo;une intensité qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais connue auparavant, offrant au monde l&rsquo;image d&rsquo; un pays fatigué, asthénique sans repères enfoncé dans des crises de leadership politique sur fond de luttes effrénées pour le pouvoir et pâtissant de difficultés innombrables qui semblent gagner de jour en jour en complexité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays exaspéré menace explosion</h2>



<p>La crise sanitaire sans précédent qui a fait à ce jour environ 18000 décès du Covid-19 est venue donner le coup de grâce à une classe politique débordée, dépassée et qui semble prête à tout pour rester au pouvoir.</p>



<p>Le pays en ébullition prend pour cibles ses gouvernants notamment les dirigeants du parti islamiste Ennahdha accusés d&rsquo;incompétence et de prédation. Le peuple et l&rsquo;élite intellectuelle comme la société civile réclament de plus en plus avec insistance de revoir de fond en comble tout le système politique érigé par la Constitution de janvier 2014 qui a mis l&rsquo;Etat et la société carrément dans l&rsquo;impasse&#8230; et conduit aux aux nombreusx échecs que vit le pays depuis dix ans.</p>



<p>Tous insistent sur l&rsquo;échec de la deuxième république et réclament le passage en douceur à la troisième république car tous savent que le changement est devenu inéluctable, la situation générale dans le pays ne pouvant continuer de la sorte.</p>



<p>La sagesse réclame que ce changement se déroule dans les plus brefs délais de façon pacifique, pour anticiper les troubles et mouvements sociaux de grande ampleur qui pourront ébranler plus que jamais les institutions de l&rsquo;Etat et mettre davantage en péril la sécurité de la nation.</p>



<p>La situation est extrêmement grave, le peuple devenant de plus en plus incontrôlable et réclamant de reprendre en main sa souveraineté. Mais saura-t-il s&rsquo;en servir pour mettre les bases d&rsquo;une véritable république, la troisième, de la manière qu&rsquo;il jugera appropriée et loin de toutes les manipulations politiciennes, de manière à aller véritablement dans le sens de la mise en œuvre des valeurs républicaines, toujours proclamées mais pour l&rsquo;essentiel non encore réalisées? Cette fois-ci, tout porte à croire qu&rsquo;il le fera sans les partis qui ont conduit le pays au désastre&#8230; même si certains parmi eux veulent faire accréditer l&rsquo;idée contraire. Du chemin reste encore à faire par le peuple pour construire la république qui demeure toujours un idéal à atteindre&#8230;</p>



<p><em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GwvaBokzMP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-la-guerre-contre-le-covid-19-alimente-de-graves-conflits-politiques/">Tunisie : La guerre contre le Covid-19 alimente de graves conflits politiques</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La guerre contre le Covid-19 alimente de graves conflits politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/22/tunisie-la-guerre-contre-le-covid-19-alimente-de-graves-conflits-politiques/embed/#?secret=3zrSdAr79H#?secret=GwvaBokzMP" data-secret="GwvaBokzMP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dejnGAPbrL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/covid-19-les-raisons-dune-gestion-calamiteuse-par-trois-gouvernement-successifs/">Covid-19-Tunisie : Les raisons d&rsquo;une gestion calamiteuse par trois gouvernement successifs</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19-Tunisie : Les raisons d&rsquo;une gestion calamiteuse par trois gouvernement successifs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/19/covid-19-les-raisons-dune-gestion-calamiteuse-par-trois-gouvernement-successifs/embed/#?secret=70IKinoKFT#?secret=dejnGAPbrL" data-secret="dejnGAPbrL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Blocage politique et institutionnel en Tunisie : Que peut faire le président Kaïs Saied ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/blocage-politique-et-institutionnel-en-tunisie-que-peut-faire-le-president-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2021 11:34:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Charles De Gaule]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ben Jaâfar]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les conséquences de la crise politique à la tête de l’Etat en Tunisie sont dramatiques : un pays à la dérive, un Etat en déliquescence, une économie en déshérence, une paupérisation galopante pour la majorité des citoyens, une société gangrenée par une corruption tentaculaire et, pour ne rien arranger, une pandémie en phase de recrudescence...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/blocage-politique-et-institutionnel-en-tunisie-que-peut-faire-le-president-kais-saied/">Blocage politique et institutionnel en Tunisie : Que peut faire le président Kaïs Saied ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-346034"/></figure></div>



<p><strong><em>Les conséquences de la crise politique à la tête de l’Etat en Tunisie sont dramatiques : un pays à la dérive, un Etat en déliquescence, une économie en déshérence, une paupérisation galopante pour la majorité des citoyens, une société gangrenée par une corruption tentaculaire et, pour ne rien arranger, une pandémie en phase de recrudescence et contre laquelle les pouvoirs publics semblent désarmés. Que peut faire le président Kaïs Saïed  ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Abderrahman Jerraya</strong> *</p>



<span id="more-346799"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Abderrahman-Jerraya.jpg" alt="" class="wp-image-346800"/></figure></div>



<p>On a beau se dire qu’on se sent peu concernés par les chamailleries que se livrent les deux têtes de l’Etat à savoir le président de la république et celui de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le chef du gouvernement étant sinon l’otage de ce dernier, du moins son obligé. Et pour cause, la majorité des Tunisiens est accaparée par des soucis quotidiens. À l’ère de la Covid-19, c’est leur gagne-pain qui est menacé. Pour d’autres, c’est l’effet psychologique du confinement auquel s’ajoute l’angoisse d’être contaminés. Enfin pour d’autres, c’est le dilemme entre braver le virus ou succomber au spectre de la faim. Ainsi, ils ne peuvent qu’être des spectateurs résignés,déçus,trahis, voire indignés face à ces querelles dont ils n’ont cure. D’autant que les messages qui leur sont adressés sont loin d’être rassurants, étant souvent contradictoires, inintelligibles, déroutants, n’inspirant pas confiance. Et qui plus est, prononcés sur un ton parfois solennel, grandiloquent, accusateur envers les corrompus. Lénifiant, doucereux ou au contraire fielleux, agressif, menaçant, partisan des <em>«deux poids deux mesures»</em>. Hésitant, parfois péremptoire, déterminé, traduisant l’expression <em>«j’y suis, j’y reste</em>».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ponts sont coupés entre les trois protagonistes à la tête de l&rsquo;Etat </h3>



<p>L’on comprend qu’avec de tels monologues et de telles postures, la rupture est consommée, les ponts sont coupés entre les trois protagonistes. Tout au moins entre les deux têtes de l’exécutif et entre le président de la république et celui de l’ARP.</p>



<p>Les conséquences en sont dramatiques, certes aggravées par une pandémie en phase de recrudescence. Un pays à la dérive, un Etat en déliquescence, une économie en déshérence, une paupérisation galopante pour la majorité des Tunisiens, une société gangrénée par une corruption tentaculaire.</p>



<p>Voilà où nous en sommes depuis un certain temps avec :</p>



<p>1) un président de la république atypique, Kaïs Saïed, indépendant de tout parti, nourrissant l’idée de changer tout le système politique de fond en comble, en préconisant lui substituer un autre dont la cheville ouvrière sera constituée par des comités populaires élus à l’échelle de la<em> «imada»</em> (sous-préfecture). Dans l’immédiat, il se contente lorsque, l’occasion se présente, de proposer des chefs de gouvernement qui lui soient acquis, feignant d’ignorer que le pouvoir de faire et de défaire les gouvernements se trouve au Bardo et non à Carthage;</p>



<p>2) un président de l’ARP, Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha, qui s’emploie à poursuivre avec persévérance un projet de jeunesse visant la mise en place d’un système politique basé sur le califat. Et à cette fin, tous les moyens étaient bons. Il fallait d’abord être aux commandes. Il y est parvenu grâce à une constitution (<em>«la meilleure du monde»,</em> disait Mustapha Ben Jaâfar, ancien président de l’Assemblée nationale constituante) et une loi électorale élaborées sur mesure lui permettant de conquérir le pouvoir et de s’y maintenir.</p>



<p><em>Last but no least</em>, il s’ingénie à se mettre derrière un paravent, une personnalité sans étiquette, une marionnette pour ne pas avoir à assumer les aléas et déconvenues du pouvoir. Pour lui l’important, c’est d’avoir la main sur deux ministères régaliens : la Justice et l’Intérieur; et de placer ses sbires dans des institutions et organismes publics même en sureffectif.</p>



<p>L’on comprend dès lors pourquoi les indicateurs économiques sont au rouge alors que la masse salariale des fonctionnaires a atteint des proportions considérables, phénomène, paraît-il, unique dans le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment sortir de l’impasse institutionnelle et de la crise socio-économique ?</h3>



<p>Certes des initiatives ont été proposées ici et là pour sortir de l’impasse institutionnelle et de la crise socio-économique dans lesquelles se débat le pays. Mais elles n’ont guère de chance d’aboutir eu égard aux divergences, dissensions, malveillances dont font état la plupart des acteurs politiques. Pour avoir un climat assaini où ne prévaut que l’intérêt supérieur du pays, il faut les mettre hors-jeu, toutes tendances confondues. Ils ont perdu toute crédibilité auprès de leurs électeurs respectifs. En témoigne leur classement dans les sondages d’opinion. À deux exceptions près, celle d’Ennahdha, un parti ayant un référent religieux n’obéissant pas aux critères d’évaluation habituellement utilisés et celle du Parti destourien libre (PDL), un parti dans l’opposition.</p>



<p>Alors Comment faire? En s’appuyant naturellement sur une procédure légale à savoir le recours à la voie du référendum. À supposer qu’une telle disposition ait été prévue par la présente constitution, il suffirait que le président de la république prenne lui-même l’initiative. Lui seul a la légitimité et les prérogatives pour en décider. À lui, donc, de charger un comité d’experts en droit constitutionnel avec pour mission de rédiger en leur âme et conscience deux documents : l’un portant sur un projet de constitution et l’autre sur un projet de loi électorale. Lesquels seront finalisés par un comité plus élargi comprenant, outre les membres de la rédaction des documents susmentionnés, des spécialistes venus d’autres horizons et mandatés par les instances dont ils relèvent (association de juristes, d’avocats, des composantes de la société civile …) de telle manière que tous les corps constitués soient représentés. Une fois achevés dans les délais impartis, ces documents dûment motivés seront portés à la connaissance du peuple sur lesquels il sera appelé à se prononcer par voie de référendum.</p>



<p>Il est entendu que le projet de constitution doit être clair, sans ambiguïté pour toutes les dispositions qu’il comporte et plus particulièrement quant au régime politique retenu. Pour ce qui est du projet de loi électorale, il doit viser, entre autres, à restreindre le nombre des partis pour faire en sorte que seulement un petit nombre d’entre eux parvienne à être présent au parlement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le changement par voie la référendaire ou la 3e République </h3>



<p>La procédure qui vient d’être décrite est donnée à titre indicatif. L’on peut procéder autrement. L’essentiel c’est qu’il soit achevé en quelques mois; car il y a péril en la demeure!</p>



<p>Bien informée sur les intentions et les enjeux qui sous-tendent l’appel à voter, il y a de fortes chances que le peuple se prononce majoritairement pour le <em>«oui»</em>, pour le changement.</p>



<p>En 1958, Charles De Gaule en sa qualité de président du conseil des ministres n’avait pas agi autrement. Prenant acte de l’incurie du régime parlementaire jusque-là en vigueur dans son pays, il n’avait pas hésité à lui substituer un régime présidentiel inaugurant par-là l’avènement de la 5e République. C’était un véritable tournant, en termes aussi bien de gouvernance et de redressement socio-économique que de visions géostratégiques prometteuses. Ainsi, la France a connu depuis, en peu d’années, à la fois stabilité politique, croissance économique, progrès social, et retrouvé sa grandeur et son rayonnement d’antan.</p>



<p>En lançant une telle initiative, le président de la république prendra rendez-vous avec l’Histoire, donnera de l’espoir aux Tunisiens. Il sera le sauveur de la Tunisie qui lui sera à jamais reconnaissante.</p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/25/blocage-politique-et-institutionnel-en-tunisie-que-peut-faire-le-president-kais-saied/">Blocage politique et institutionnel en Tunisie : Que peut faire le président Kaïs Saied ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le pays est bloqué par son système politique, vivement la 3e République !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/18/tunisie-le-pays-est-bloque-par-son-systeme-politique-vivement-la-3e-republique/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2020 14:53:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En quelques jours, trois personnalités politiques et pas des moindres ont fait le même diagnostic : la Tunisie est dans l’impasse et son problème principal n’est pas économique ni social ni sanitaire, mais politique. Car le pays est totalement bloqué par son système politique. Par Imed Bahri Ce fut d’abord Kaïs Saïed qui a fait...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Saied-Taboubi-Marzouk.jpg" alt="" class="wp-image-299542"/><figcaption><em>Kaïs Saïed / Noureddine Taboubi / Mohsen Marzouk.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En quelques jours, trois personnalités politiques et pas des moindres ont fait le même diagnostic : la Tunisie est dans l’impasse et son problème principal n’est pas économique ni social ni sanitaire, mais politique. Car le pays est totalement bloqué par son système politique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-299541"></span>



<p>Ce fut d’abord Kaïs Saïed qui a fait le procès de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) où les querelles quasi quotidiennes empêchent l’examen et l’adoption des projets de lois pourtant urgentes et nécessaires pour la bonne marche du pays. Son diagnostic est sans appel : les députés oublient qu’ils sont les représentants du peuple et au service de ses intérêts exclusifs, et ne se soucient que des intérêts de leurs partis respectifs. La solution ? Il faut que le peuple reprenne son droit, c’est-à-dire le pouvoir de délégation qu’il a donné à ses élus, a-t-il préconisé. Ce qui lui valut une levée de bouclier parmi les députés de la mouvance islamiste et même des menaces de destitution de la part du plus extrémiste d’entre eux, Seifeddine Makhlouf.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie a besoin de sortir d&rsquo;un «système politique pourri»</h3>



<p>Aujourd’hui c’est Mohsen Marzouk, leader de Machrou Tounes, parti d’opposition, qui s’est engouffré dans la brèche. Il n’y a aura aucun changement et aucune amélioration de la situation générale dans le pays dans le cadre du système politique hybride et bâtard mis en place par la Constitution de janvier 2014 et le système électoral en place. Même les opérateurs économiques le disent : le problème n’est pas économique, mais politique, et réside dans le «système politique pourri» actuellement en place, qui bloque tout et empêche les Tunisiens de profiter de leurs atouts, a-t-il déclaré aujourd’hui, lundi 18 mai 2020, dans l’émission ‘‘Midi Show’’ sur Mosïque FM.</p>



<p>Que faire alors pour sortir de cette impasse ? La réponse de Mohsen Marzouk est sans ambages : un faut organiser une conférence nationale consacrée à l’élaboration d’un nouveau contrat social, qui redonne espoir aux citoyens et anticipe une grave crise sociale qui se profile à l’horizon suite à la crise induite par la pandémie du Covid-19.</p>



<p>Le leader de Machrou Tounes n’y va pas par quatre chemins : la Tunisie a besoin d’une Troisième république, la Deuxième née de la révolution du 14 janvier 2011 s’étant révélée non viable et ayant abouti à une impasse. La preuve : en 9 ans, rien ne s’est amélioré, mais tout s’est détérioré et dans pratiquement tous les domaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour un référendum sur la réforme du système politique</h3>



<p>Emboîtant le pas au leader de Machrou Tounes, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a, dans une déclaration à la Radio nationale, aujourd’hui, appelé à mettre fin à l’anarchie régnant actuellement sur la scène politique et notamment aux querelles de prérogatives entre les trois têtes de l’Etat : le président de la république, le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée. <em>«La seule légitimité c’est la souveraineté du peuple et la solution, aujourd’hui, consiste à organiser un référendum sur la réforme du système politique pour mettre fin à l’anarchie et rendre le pouvoir au peuple»,</em> a dit le secrétaire général de l’UGTT.</p>



<p>Difficile de ne pas retrouver dans les mots de Noureddine Taboubi un écho des idées du président Saïed, qui a souvent exprimé des réserves sur le système politique en place dont, en spécialiste de droit constitutionnel, il a toujours souligné et déploré les dysfonctionnements criards.</p>



<p>Reste à savoir si, au sortir d’une grave crise sanitaire, économique et probablement aussi sociale, qui se profile à l’horizon, la Tunisie sera capable, dans les prochaines semaines, de supporter une nouvelle remise à plat, table rase ou page blanche. Un débat national ou même un référendum sur un système politique peut toujours être organisé, encore faut-il que le pays ne soit pas, comme il l’est maintenant, aux prises avec de graves contingences économiques et urgences sociales.</p>
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