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	<title>Archives des Abdel Fattah Al-Burhan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Abdel Fattah Al-Burhan - Kapitalis</title>
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		<title>La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:09:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les informations confirment la présence de camps d'entraînement de milices soudanaise en Libye financés par les Emirats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/">La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des combattants des Forces de soutien rapide (FSR), soutenues par les Émirats arabes unis, s’entraînent en Libye et précisément dans la partie contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar. Le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19124095"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Salon <a href="https://www.telegraph.co.uk/global-health/terror-and-security/uae-backed-sudan-rebels-training-in-libya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a>, une nouvelle investigation révèle que des combattants des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises sont entraînés à l’utilisation de drones, de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes dans un réseau de camps secrets en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée par l’organisation néerlandaise à but non lucratif <em>Lighthouse Reports</em>, indique que le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’appuie sur des entretiens avec des déserteurs des FSR et des officiers de l’Armée nationale libyenne (ANL), ainsi que sur l’analyse de sources ouvertes, pour révéler que des combattants soudanais sont entraînés par des mercenaires colombiens soutenus par les Émirats arabes unis et des soldats libyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée en collaboration avec <em>Sudan War Monitor</em>, une équipe de journalistes et de chercheurs travaillant sur des sources ouvertes, et <em>Evident Media</em>, une organisation d’investigation visuelle, vient étayer les preuves de plus en plus nombreuses suggérant que la guerre au Soudan s’est transformée en une guerre par procuration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, <em>Reuters</em> a révélé que des milliers de combattants des FSR avaient été entraînés dans un camp secret en Éthiopie. Les Émirats sont également accusés depuis des années de soutenir les FSR, allégations qu’Abou Dhabi réfute systématiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre nouveaux camps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des enquêteurs néerlandais ont identifié quatre camps jusqu’alors inconnus dans l’est de la Libye, une zone contrôlée par le maréchal Haftar, commandant de l’ANL soutenu par les Émirats et dirigeant de facto d’environ la moitié du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’un de ces sites, connu sous le nom de Camp 17, une installation de l’ANL située à une vingtaine de kilomètres de Benghazi, un déserteur des FSR et des sources libyennes ont déclaré que des mercenaires étrangers entraînaient des combattants soudanais, transportés en Libye par voie terrestre et aérienne, à l’utilisation de drones et de systèmes d’armes lourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un déserteur des FSR se présentant comme Ahmed a affirmé avoir passé trois mois au camp. Il a ajouté que les instructeurs n’étaient ni libyens ni soudanais, étaient fortement tatoués, parlaient anglais et occupaient une place particulière dans ce camp. Il a expliqué que les recrues croyaient que ces instructeurs étaient colombiens et que les Émirats les avaient amenés et payaient leurs salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux rapports publiés ces dernières années indiquent que les Émirats ont financé des centaines de mercenaires colombiens, dont certains adolescents, pour combattre aux côtés des FSR sur le front soudanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le gouvernement soudanais a informé le Conseil de sécurité de l’Onu que des sociétés de sécurité privées émiraties, dont le groupe <em>Global Security Services </em>(GSSG), basé à Abou Dhabi, étaient à l’origine du recrutement de ces mercenaires sud-américains.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uqLiwJGfzi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/">Soudan | Al-Burhan courtise Washington</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Al-Burhan courtise Washington » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/embed/#?secret=ebHniNWbYx#?secret=uqLiwJGfzi" data-secret="uqLiwJGfzi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Entraînement aux armes lourdes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a déclaré : <em>«Je faisais partie des groupes chargés de l’entraînement au maniement des armes lourdes»</em>. Il a ajouté : <em>«Ils nous entraînaient au maniement des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes multiples et des RPG»</em>. Et d’indiquer que le camp servait de plateforme logistique majeure: <em>«Tout le matériel et les approvisionnements envoyés pour soutenir la guerre arrivaient dans ce camp»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, le matériel militaire entre en Libye par le port de Benghazi ou par des avions-cargos qui atterrissent sur des bases militaires du pays, avant d’être transporté vers le sud, dans des zones proches de la frontière soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les tentatives des autorités libyennes pour dissimuler ces opérations, des membres des FSR ont publié des milliers de vidéos sur les réseaux sociaux depuis le début du conflit en avril 2023 entre le chef d’état-major de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan, et son ancien adjoint, le commandant des FSR Hemedti Dagalo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vidéo montre huit combattants des FSR se reposant dans le désert et saluant la caméra, tandis qu’une autre montre deux jeunes hommes en uniforme militaire descendant des dunes de sable à l’aide d’un objet métallique qui semble être une portière de voiture cassée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources au sein de l’ANL ont confirmé à <em>Lighthouse Reports</em> que la formation des membres des FSR par des instructeurs étrangers se poursuit au camp 17.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a précisé que les instructeurs étrangers forment d’abord les soldats libyens, qui à leur tour forment les Soudanais. Il a ajouté : <em>«Au début, les Colombiens formaient les Libyens, puis, une fois la formation maîtrisée, ils ont pris en charge celle des Soudanais. Nous, nous nous contentions d’observer pendant l’entraînement des Libyens»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une présence russe également</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les Colombiens n’étaient pas les seuls présents sur les bases libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre transfuge des FSR, ayant séjourné dans la région de Jufra, en Libye centrale, a déclaré que le personnel russe était responsable du commandement opérationnel de la base, tandis que les Libyens géraient l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a ajouté qu’il avait constamment vu arriver des armes, des véhicules militaires et des caisses de munitions par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart du matériel ne portât aucun marquage, il a précisé qu’un véhicule blindé arborait l’inscription suivante : <em>«Made in UAE»</em> (Fabriqué aux Émirats arabes unis). Il a ajouté : <em>«Tout est émirati. Les Émirats soutiennent les FSR. Ils acheminaient les armes par avion de leur pays jusqu’ici, et de là, nous les réceptionnions et les transportions au Soudan»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont déclaré avoir vérifié le récit d’Ahmed en analysant des images satellites du camp 17, des photographies aériennes des zones d’entraînement et des parcs à véhicules, ainsi que des vidéos publiées provenant du sud de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également identifié la présence de véhicules Toyota Land Cruiser 79, les mêmes véhicules que ceux précédemment liés par les enquêteurs de l’Onu à des transferts d’armes présumés des Émirats aux FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que ces véhicules apparaissaient fréquemment dans des vidéos liées aux FSR, ainsi que dans des zones de rassemblement en Libye, ce qui a été considéré comme la preuve de l’existence d’un réseau d’approvisionnement organisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont également analysé des milliers de vidéos publiées sur <em>TikTok</em>, <em>Facebook</em> et <em>Telegram</em>, affirmant qu’elles confirmaient une étroite coopération entre l’ANL et les FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commandant des FSR, Dagalo, apparaissait fréquemment dans ces vidéos aux côtés du maréchal Haftar.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Démentis</strong> <strong>officiels</strong> peu convaincants </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités est-libyennes ont nié que les FSR opèrent depuis le territoire libyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur une éventuelle collaboration entre des unités de l’ANL et les FSR, le lieutenant Fatah Ihneish, de la brigade Subul al-Salam, a répondu : <em>«Non, ce ne sont que des rumeurs propagées par des personnes cherchant à attiser les tensions entre les armées soudanaise et libyenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR ont également rejeté les accusations selon lesquelles elles recevraient un soutien militaire étranger ou exploiteraient des camps d’entraînement hors du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa al-Din Naqd, porte-parole de l’administration Tasis, affiliée aux FSR, a déclaré : <em>«De nombreuses allégations sont fausses et nous avons publié des communiqués les démentant»</em>. Interrogé directement sur les camps d’entraînement en Libye, il a répondu : <em>«Nous sommes totalement autonomes. Nos camps d’entraînement sont situés à l’intérieur de nos frontières»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a nié avoir apporté un soutien militaire ou financier à quelque partie que ce soit dans le conflit soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evolution de la situation sur le terrain </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de cette enquête intervient alors que les informations faisant état d’une attaque imminente des FSR contre El Obeid, capitale de l’État du Kordofan du Nord, devenu le nouveau front du conflit, se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a averti que la ville était au bord d’une catastrophe humanitaire, compte tenu du recours croissant aux drones par les Forces de soutien rapide pour cibler les infrastructures civiles et perturber les services essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement britannique est de nouveau critiqué pour sa gestion de la crise soudanaise. Nathaniel Raymond, directeur exécutif du Laboratoire de recherche en sciences humaines de l’École de santé publique de Yale, a déclaré la semaine dernière au Parlement britannique que Londres s’était jusqu’alors abstenue de prendre des mesures plus décisives par crainte de nuire à ses relations avec les Émirats. Il a ajouté que la Grande-Bretagne était idéalement placée pour empêcher le massacre qui a fait quelque 60 000 morts à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, en octobre dernier, mais qu’elle n’avait pas agi avec suffisamment de fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raymond a souligné que la Grande-Bretagne, chargée de rédiger les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu sur le Soudan et de coordonner la réponse du Conseil, demeure <em>«le meilleur espoir au monde»</em> pour prévenir de nouvelles atrocités au Soudan.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IuR2WxIBOW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=kW20bkamr3#?secret=IuR2WxIBOW" data-secret="IuR2WxIBOW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Soudan &#124; Al-Burhan courtise Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump après trois de guerre civile sanglante qui l’oppose aux Forces de soutien rapide (FSR) conduites par Hemedti Dagalo et qui sont responsables de génocide et de crimes de guerre. Cependant, cette volonté de se rapprocher avec Washington bute sur deux obstacles, d’abord les liens avec Téhéran qui a fourni des drones décisifs dans la reconquête du territoire par l’armée régulière mais aussi les liens de cette dernière avec des factions proches des Frères Musulmans.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19012924"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-16/sudan-ditches-iran-weapons-courting-us-support-for-ending-war?embedded-checkout=true">Bloomberg</a> a publié une enquête de Simon Marks et Mohamed Al-Amin indiquant que l’armée soudanaise a réduit ses achats d’armes iraniennes. Cette enquête, citant des sources bien informées, précise que cette réduction des achats d’armes auprès de l’Iran s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’armée régulière pour obtenir le soutien des États-Unis lors des prochaines négociations visant à mettre fin à la guerre civile qui dure depuis trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> indique que les drones et autres armements fournis par la République islamique à l’armée soudanaise ont contribué à la reconquête de territoires dans ce conflit qui a fait plus de 100 000 morts et qui implique des puissances étrangères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner les faveurs de Trump</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le soutien apporté par l’Iran constitue un obstacle pour l’armée régulière soudanaise dans ses efforts pour gagner les faveurs du président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources citées par <em>Bloomberg</em>, parmi lesquelles des diplomates régionaux et un haut responsable de la sécurité soudanaise, ayant tous requis l’anonymat, ont déclaré que l’armée soudanaise a informé les États-Unis qu’elle ne dépend plus de l’Iran pour son approvisionnement en armes et qu’elle souhaite démontrer sa fiabilité en tant que partenaire dans le processus de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable de la sécurité a indiqué que l’armée soudanaise prend désormais conscience que son alliance avec l’Iran a permis à ses rivaux des FSR conduites par le génocidaire Hemedti Dagalo de la dépeindre comme une force extrémiste à motivation religieuse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLEQcldali"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/">Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/embed/#?secret=RTVp2YGltC#?secret=zLEQcldali" data-secret="zLEQcldali" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette source a ajouté que la stratégie actuelle consiste à rétablir une coopération plus étroite avec les États-Unis et l’Arabie saoudite. Washington a imposé des sanctions l’année dernière au chef d’état-major de l’armée, Al-Burhan, l’accusant de déstabiliser le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont désigné les Frères musulmans soudanais comme une organisation terroriste étrangère, les identifiant comme le Mouvement islamique soudanais, dont les membres ont autrefois dirigé le pays. Sa branche armée est la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik, alliée à l’armée régulière soudanaise, que les États-Unis accusent de perpétrer des exécutions de masse de civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récent revirement met en lumière le conflit entre les efforts de paix au Soudan et la confrontation de Washington avec Téhéran. Les États-Unis mènent les efforts de médiation pour un cessez-le-feu dans la guerre civile soudanaise, tout en ayant mené simultanément une guerre contre l’Iran, la même puissance qui a armé l’armée soudanaise, ainsi que des forces supplétives au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël observe le revirement avec intérêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> ajoute qu’Israël a manifesté un vif intérêt pour l’évolution de la situation au Soudan et la prise de distance de l’armée vis-à-vis de l’Iran. Le gouvernement soudanais soutenu par l’armée s’est engagé en 2020 à normaliser ses relations avec Israël. À l’époque, le conflit entre l’armée et les FSR n’avait pas encore éclaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les islamistes au Soudan restent liés à l’Iran : <em>«Les islamistes soudanais continuent d’entraver les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre actuelle, maintiennent des liens avec le gouvernement iranien, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et reçoivent de sa part un soutien technique»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik a nié tout lien avec l’Iran et a réaffirmé son engagement à opérer sous le commandement de l’armée. Le responsable soudanais a déclaré qu’Al- Burhan avait récemment pris des mesures pour mettre à la retraite des généraux de l’armée perçus comme trop favorables aux islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée soudanaise a renoué ses relations avec l’Iran fin 2023 après une interruption de près de sept ans, période durant laquelle Khartoum avait privilégié l’Arabie saoudite. Ce rapprochement avait conduit l’Iran à fournir des drones d’attaque au Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de médiation répétés des États-Unis et d’autres pays n’ont pas permis de mettre fin à la guerre que les Nations Unies ont qualifiée de pire crise humanitaire au monde. Les pourparlers impliquant des puissances régionales influentes sont au point mort en raison de désaccords sur le rôle que chaque camp devrait jouer au sein d’un éventuel gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux responsables étrangers, connaissant bien les livraisons iraniennes précédentes, ont déclaré qu’aucun signe de soutien récent n’avait été constaté. Le responsable de la sécurité a ajouté que le gouvernement soudanais se tourne désormais vers la Turquie comme source d’assistance alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des extrémistes religieux </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources proches du dossier ont indiqué que la Turquie avait déjà fourni au Soudan des drones TB2 et des munitions. Cependant, le gouvernement soudanais a refusé de commenter ces informations ainsi que les exportations d’armes par des entreprises privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et d’autres pays accusent les FSR d’avoir commis un génocide pendant la guerre. Ces derniers décrivent régulièrement l’armée soudanaise comme gangrenée par des extrémistes religieux. L’armée soudanaise, des organisations de défense des droits humains et des experts de l’Onu ont affirmé que les Émirats arabes unis soutenaient les FSR. Abou Dhabi a démenti ces accusations à plusieurs reprises, affirmant ne soutenir aucun camp et qu’un cessez-le-feu immédiat et une transition politique étaient essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR et l’armée ont toutes deux joué un rôle déterminant dans le régime dictature d’Omar el-Béchir au Soudan, renversé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ses forces régulières, l’armée a mobilisé d’autres groupes combattants, notamment d’anciens militants pro-démocratie et des islamistes. Le département d’État américain affirme que les Frères musulmans ont fourni plus de 20 000 combattants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLoU6L1Rdw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=BodAQx9unp#?secret=KLoU6L1Rdw" data-secret="KLoU6L1Rdw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le Soudan, la grande tragédie oubliée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 08:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre civile au Soudan a fait plus de 150 000 morts et condamne plus de 10 millions de personnes au déplacement forcé. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plus de 150 000 morts, plus de 10 millions de personnes condamnés au déplacement forcé sur une population de 49 millions, 25 millions en proie à la famine et aux violences notamment sexuelles sur les mineurs. Les Soudanais subissent l’horreur depuis 16 mois et précisément depuis le 15 avril 2023 à cause d’une guerre pour le pouvoir qui s’éternise entre deux alliés d’hier devenus des ennemis irréductibles en l’occurrence Abdel Fattah Al-Burhan qui dirige l’armée régulière, les Forces armées soudanaises (FAS), et Mohamed Hamdan Degalo qui dirige la puissante formation paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR). Une tragédie hélas oubliée et qui ne bénéficie pas de l’attention du monde.</em></strong> (Illustration : la guerre civile au Soudan condamne 10 millions de personnes au déplacement forcé). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13982076"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce conflit soudanais s’est greffé un conflit régional car les puissances régionales et internationales qui soutiennent l’un des deux belligérants lorgnent les richesses de ce pays et en premier lieu l’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Soudan est devenu le théâtre d’une guerre par procuration pour des puissances cyniques et cupides qui n’ont que faire de la tragédie insupportable et interminable du peuple soudanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Financial Times</a> a publié un enquête préparée par Andres Schipani dans laquelle il affirme que la guerre civile au Soudan s’est transformée en un champ de bataille international dans lequel les pays se battent pour l’influence et l’exploitation des sources d’or du Soudan et pour sa situation stratégique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de l’enquête, Schipani a fait référence à un garçon de 15 ans rencontré dans la ville d’Omdurman qui frissonnait chaque fois qu’il entendait le bruit des coups de feu. Cette année, il jouait au football sur un terrain lorsqu’il a été arrêté par des miliciens affiliés aux FSR. Il a été emprisonné avec plusieurs garçons de son âge et ils ont été exploités en étant initialement utilisés pour servir les combattants FSR comme laver et repasser leurs vêtements et cirant leurs chaussures et après ils ont été violés. Ensuite, ils ont été forcés de se battre contre l’armée soudanaise, ont reçu des stimulants et ont été placés dans une voiture pour les emmener sur le champ de bataille du sud de Khartoum où ils ont pu échapper à une attaque surprise d’un drone et l’armée soudanaise les a arrêtés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le garçon, qui se trouve maintenant dans une maison sûre dans la ville d’Omdurman, a déclaré: <em>«J’aurais aimé que cette guerre n’éclate pas»</em>. D’autant qu’elle s’est transformée, depuis le 15 avril 2023, en une guerre féroce dans laquelle deux généraux en désaccord sur le pouvoir mènent des combats fratricides&nbsp;: Al-Burhan et Dagalo, dit Hemedti, dont les forces sont accusées d’opérations de nettoyage ethnique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crimes de guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux hommes s’étaient associés pour renverser Omar Al-Bashir en 2019. Mais ils se disputent désormais le butin, alors que les responsables américains estiment que la guerre a jusqu’à présent tué plus de 150 000 personnes. Tous deux sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre alors que les Nations Unies ont prévenu que le Soudan était confronté à une crise sans précédent avec plus de 10 millions de personnes déplacées soit un cinquième de la population du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La moitié des 49 millions d’habitants souffre de faim et d’insécurité alimentaire, les pires conditions que le pays ait connues depuis longtemps. Il s’agit peut-être de la guerre la plus dévastatrice au monde et il n’y a aucun signe d’issue décisive ou de vainqueur clair, encore moins de règlement pacifique. Outre les combattants des pays voisins, cette guerre a attiré une série d’acteurs mondiaux et régionaux, chacun rivalisant d’influence et de pouvoir dans un pays qui est l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QVgJtcuyGw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/">La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/la-tunisie-face-a-lafflux-de-refugies-en-provenance-du-soudan/embed/#?secret=gtHJAx4enc#?secret=QVgJtcuyGw" data-secret="QVgJtcuyGw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>«La guerre dure depuis 16 mois et nous n’en voyons pas la fin»</em>, déclare Clementine Nkweta Salami, la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour le Soudan. <em>«Ce que nous voyons, ce sont des combats, la faim et la maladie»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme c’est le cas dans les guerres en Afrique y compris celle dans l’est de la République démocratique du Congo, les événements au Soudan ont continué à se dérouler sous le radar de l’attention internationale. Les conflits en Ukraine et à Gaza, &nbsp;qui sont des conflits stratégiques aux implications géopolitiques évidentes, ont suscité des sentiments de solidarité et des protestations massives et il y a eu peu d’inquiétudes et de tensions à propos du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela malgré le fait que les enjeux sont importants au Soudan notamment en raison de sa situation au bord de la mer Rouge, à proximité du canal de Suez, le corridor commercial mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie et les pays du Moyen-Orient sont accusés d’injecter de l’argent et des armes dans cette guerre. Ahmed Othman Hamza, gouverneur de l’État de Khartoum, déclare:&nbsp;<em>«Le 15 avril 2023 a tout changé au Soudan et cette guerre est contre le peuple»</em>. Les forces de Hemedti contrôlent désormais certaines zones de son principal fief au Darfour (à l’ouest et au sud-ouest du pays). Il a pris le contrôle de la plupart des zones autour de Khartoum l’année dernière. La capitale est assiégée tandis qu’Al-Burhan et ses forces se replient vers Port-Soudan situé à 670 kilomètres au nord-est de Khartoum. 14 des 18 États du Soudan sont désormais en pleine guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Russes, Ukrainiens et Emiratis de la partie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>FT</em> </a>estime que le contexte géopolitique de cette guerre est complexe. Tandis que des pilotes ukrainiens à la retraite sirotent du jus de mangue et mangent du homard à Port-Soudan aux côtés des dirigeants des forces armées soudanaises, des tireurs d’élite russes entraînent également l’armée de Burhan, selon des officiers des renseignements soudanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, des généraux soudanais affirment que les FSR ont recruté des mercenaires en provenance de République centrafricaine, du Tchad et du Soudan du Sud. Des rapports récents publiés par Amnesty International et Human Rights Watch indiquent que le nombre d’armes fabriquées par plusieurs pays tels que la Chine, l’Iran, la Turquie, la Russie et les Émirats arabes unis augmente au milieu d’appels croissants en faveur d’un élargissement de l’embargo sur les armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables de Port-Soudan confirment que le financement de la machine militaire des forces armées soudanaises provient en partie des exportations d’or en plus de ce qui reste des énormes sociétés commerciales affiliées à l’armée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela est soutenu par les approvisionnements en pétrole russes puisque Moscou a envoyé huit cargaisons de produits pétroliers, pour la plupart du diesel, depuis le début de la guerre. Les experts de l’Onu estiment que les RSF est soutenue par les activités de Hemedti dans le commerce de l’or et par les Émirats arabes unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un comité de l’Onu a présenté ce qu’il a qualifié de preuves <em>«crédibles»</em> selon lesquelles Abou Dhabi fournissait des armes au Soudan. Ce sont des allégations que les Émirats rejettent fermement affirmant qu’ils ont à une position neutre sur la guerre et que ce qui est dit sur leur soutien aux FSR est sans fondement et vise à détourner l’attention des questions fondamentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs internationaux estiment que le soutien des Émirats à Hemedti est motivé par des soupçons à l’égard d’Al-Burhan selon lesquels il serait proche des islamistes, lesquels étaient dominants durant l’ère Al-Bashir. <em>«Les Émirats arabes unis considèrent les Frères musulmans comme un acteur important au Soudan et c’est ce qui les motive»</em>, explique un haut diplomate étranger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L0mVcSyDYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/">Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunis condamne fermement le pillage de la résidence de son ambassadeur au Soudan » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/19/tunis-condamne-fermement-le-pillage-de-la-residence-de-son-ambassadeur-au-soudan/embed/#?secret=pptdegTDif#?secret=L0mVcSyDYI" data-secret="L0mVcSyDYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">La guerre a mis en danger les ressources du Soudan, fait dérailler le programme de réformes soutenu par le FMI et affaibli la capacité de Khartoum à rembourser ses créanciers y compris la Chine à un moment où le pays négociait un allègement de sa dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie soudanaise a connu un déclin de 40 % l’an passé selon les estimations de Jibril Ibrahim, ministre des Finances des institutions contrôlées par Al-Burhan. Le Soudan est non seulement le plus grand producteur d’or d’Afrique mais il possède également des ressources qui ne sont pas disponibles dans d’autres pays notamment des zones de terres arables le long du Nil. Plus important encore, sa côte s’étend sur 750 kilomètres le long de la mer Rouge jusqu’au canal de Suez où des pays comme l’Iran, la Russie et les Émirats rivalisent pour prendre pied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le renversement d’Al-Bashir qui continuait d’osciller entre l’Iran et l’Arabie saoudite, Al-Burhan a renforcé ses relations avec les Émirats, l’Arabie saoudite et l’Égypte et est même parvenu à un rapprochement avec Israël. Lorsque le dernier conflit a éclaté, Al-Burhan a commencé à chercher des alliés et les généraux ont rétabli les relations avec Téhéran qui a mis des drones à la disposition de l’armée soudanaise. Un diplomate occidental commente: <em>«Il s’agit désormais d’une guerre au Moyen-Orient qui se déroule en Afrique.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les mercenaires russes du groupe Wagner fournissaient auparavant soutien et formation aux forces FSR de Hemedti, les Russes sont actuellement favorables à Burhan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs militaires soudanais et les responsables russes parlent de relancer les projets visant à permettre l’établissement d’une base navale russe sur la mer Rouge. Suleiman Baldo du Centre soudanais pour la transparence et le suivi politique déclare: <em>«Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie veulent prendre pied au Soudan et&nbsp; la Russie veut l’or soudanais»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accusations contre les deux camps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’envoyé américain pour le&nbsp; Soudan Tom Perello a appelé les pays et les forces jouant un rôle négatif en versant de l’huile sur le conflit soudanais à cesser d’alimenter la guerre et d’armer les belligérants. La guerre a déclenché des massacres qui ont conduit les organisations pénales internationales à ouvrir des enquêtes à leur sujet. Les combattants des FSR sont accusés d’avoir commis des massacres dans la guerre actuelle tout comme les Janjawids ont commis avant eux des massacres au Darfour au début de ce siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le<a href="https://www.ft.com/content/da1c7bd2-3ad9-4a06-8295-e746e4cd3f58" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>FT </em></a>a rapporté qu’une jeune fille de 16 ans avait été kidnappée au début de l’année à Omdurman. Elle a déclaré que les combattants de FSR l’avaient ligotée, battue et violée à plusieurs reprises. Le bruit de la torture a été enregistré pour son frère qui a été arrêté pour collaboration avec l’armée et elle ne l’a jamais revu. Cependant, les deux camps sont accusés de violations selon le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit des accusations principalement portées contre les FSR, l’armée soudanaise est accusée d’attaques contre des civils, des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures. Le procureur général associé au gouvernement militaire, Al-Fatih Muhammad Issa Tayfour, a confirmé que les FSR sont responsables de la majorité des massacres. Un homme d’affaires soudanais a déclaré à leur propos: <em>«Ce qui se passe au Soudan ne s’est pas produit depuis le Moyen Âge et il y a eu plusieurs guerres et guerres civiles dans le monde mais personne n’a fait ce que ces hommes ont fait de manière réfléchie.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/">Le Soudan, la grande tragédie oubliée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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