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	<title>Archives des accords d’Abraham - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des accords d’Abraham - Kapitalis</title>
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		<title>La barbarie occidentale, encore et toujours !</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 06:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir commis un génocide contre les Palestiniens, les américano-israéliens lancent un nouvel épisode de barbarie contre l’Iran.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/la-barbarie-occidentale-encore-et-toujours/">La barbarie occidentale, encore et toujours !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir commis un génocide contre le peuple palestinien, et ce malgré une réprobation planétaire, la coalition américano-israélienne a entamé un nouvel épisode de barbarie contre l’Iran et le Liban, où chaque jour des civils innocents, personnes âgées, femmes et enfants, meurent sous un déluge de fer et de feu.</em></strong> <strong><em>La civilisation occidentale dans toute sa splendeur. </em></strong><em>(Photo : Israël bombarde la banlieue sud de Beyrouth. Le Liban entré dans la guerre malgré lui). </em> </p>



<p><strong>Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-18449718"></span>



<p>Cette coalition criminelle mène des raids aériens d’une intensité sans précédent contre un pays qui a osé lui tenir tête et défier ses ambitions de domination. L’Iran est coupable d’avoir refusé d’être au service des intérêts stratégiques américano-sionistes au Moyen-Orient, de disposer d’une force militaire lui permettant de constituer un potentiel adversaire pour l’État d’Israël sioniste et de perturber ainsi la fausse quiétude d’une région que l’on croyait domptée par les accords d’Abraham, sur fond de menaces et chantages.</p>



<p>Rappelons, à cet égard, qu&rsquo;après la chute de l&rsquo;Egypte de Nasser, de l&rsquo;Irak de Saddam, de la Libye de Kadhafi et de la Syrie des Assad père et fils, l’Iran a été, durant les trois dernières décennies, le seul pays du Moyen-Orient à afficher clairement sa volonté de s’émanciper de toute tutelle étrangère, en faisant confiance à ses cadres nationaux et à leur savoir-faire technologique, notamment en matière d’armement. Et il y a partiellement réussi. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dernier des résistants</h2>



<p>Malgré l’embargo dont il fut victime, ce pays a mené une politique d’indépendance nationale qui s’est traduite par des réalisations scientifiques et militaires que les Occidentaux, et à leur tête les États-Unis, Israël, et leurs vassaux arabes du Golfe, ont perçues comme une menace pour leurs intérêts stratégiques au Moyen-Orient et, au-delà, en Asie centrale.</p>



<p>À travers les bombardements massifs de l’Iran, on cherche surtout à détruire cette volonté d’émancipation vis-à-vis de l’Occident arrogant et dominateur et à perpétuer la dépendance et la soumission à un ordre international dicté par les puissances d’hier et qui cherchent à le rester indéfiniment.</p>



<p>Le silence de Moscou, qui mène une guerre difficile contre l’Ukraine, la neutralité calculée de la Chine, soucieuse de conforter son avance technologique dans tous les domaines, et la déliquescence morale de la presque totalité des régimes arabes leur auront grandement facilité la tâche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ennemi à abattre</h2>



<p>Pour toutes ces raisons, et pour beaucoup d’autres encore, l’Iran est devenu l’irréductible ennemi à abattre. Qu’il ait ou non arrêté l’enrichissement de son uranium, qu’il ait ou non avancé dans les négociations avec ses adversaires américano-sionistes, l’Iran aurait de toute façon subi l’agression dont il est aujourd’hui victime. Cette agression n’est, en fait, que le point d’orgue d’un plan longuement mûri par Israël et les États-Unis, qui ont orchestré une campagne médiatique de dénigrement&nbsp;contre l’Iran et sa supposée puissance militaire, axant leurs attaques sur le du régime des mollahs, assimilé à tort ou à raison à une dictature sanguinaire.</p>



<p>Cela est en partie vrai et prouvé, mais justifie-t-il une agression militaire menée en dehors de tout cadre légal et au mépris du droit international&nbsp;? Et qui met le peuple iranien en tenaille entre, d’un côté, un régime dictatorial qui réprime brutalement toute contestation, et de l’autre, une coalition américano-israélienne qui frappe aveuglément et sans répit.</p>



<p>Les raids impressionnants sur l’Iran et le Liban, où les cibles sont aussi bien militaires que civiles, n’épargnant ni femmes, ni enfants, ni écoliers, se multiplient.</p>



<p>L’Occident soi-disant civilisé et défenseur des droits et des libertés se range derrière l’État génocidaire d’Israël pour s’attaquer aux <em>«hordes fanatisées»</em> de l’Iran, un prétexte tout trouvé pour détruire ce pays et imposer définitivement sa domination à un Moyen-Orient qui n’a pas fini de voir couler le sang de ses populations.</p>



<p><em>* Médecin.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NaFrVXdZMA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/">Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/embed/#?secret=u2fi6xp6ka#?secret=NaFrVXdZMA" data-secret="NaFrVXdZMA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Devant les milliards des Saoud, c’est désormais Trump d’Arabie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/devant-les-milliards-des-saoud-cest-desormais-trump-darabie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump na pas encore fait la danse du ventre devant Mohammed Ben Salmane, mais cela ne saurait tarder. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Difficile de trouver plus cupide et plus vénal que Donald Trump ! On dit que l’argent est le nerf de la guerre mais chez le président américain c’est le nerf des relations internationales tout court. Face au gros chèque saoudien, le locataire de la Maison Blanche a disculpé en direct l’héritier Mohamed ben Salmane de toute responsabilité dans l’assassinat du journaliste J<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amal Khashoggi</a>. Il a aussi annoncé la vente de 48 avions de chasse F-35 dont la vente était liée jusque-là à la normalisation avec Israël et a décidé de pousser encore plus le partenariat stratégique avec Riyad. Bref, la lune de miel de Trump d’Arabie agace même les Israéliens !</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17949531"></span>



<p>Le journal arabophone londonien <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d8%ae%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%82%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%a8%d9%8a%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d9%84%d9%82%d8%a7%d8%a1-%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%85%d8%a8-%d9%88%d8%a8%d9%86-%d8%b3%d9%84%d9%85%d8%a7%d9%86/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al Arabi</a> est revenu sur cette visite en passant au peigne fin aussi bien sa forme que son fond car l’accueil en grande pompe de l’hôte saoudien a donné le ton de cette visite qui se veut historique. </p>



<p>Fait rare, le président américain a accueilli, mardi 18 novembre 2025, le prince héritier saoudien lors d’une cérémonie grandiose qui a eu lieu sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. D’habitude, ce lieu est réservé aux accueils des visites d’État ! L’événement comprenait une revue des honneurs militaires, une salve de coups de canon et un survol d’avions de chasse américains.</p>



<p>Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur le renforcement des liens de sécurité et la coopération nucléaire civile. Ben Salmane s’est engagé à porter les investissements saoudiens dans l’économie américaine de 600 milliards de dollars à 1 000 milliards de dollars, tandis que Trump a confirmé un nouvel accord de défense et son approbation de la vente d’avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite.</p>



<p>Une garde d’honneur militaire américaine a escorté le cortège du prince héritier jusqu’à la pelouse sud où Trump l’a accueilli à son arrivée. Les deux dirigeants ont ensuite levé les yeux vers les avions de chasse qui survolaient la zone avant que Trump n’accompagne son hôte à l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géopolitique de l’argent</h2>



<p>D’habitude cet accueil prestigieux n’est réservé qu’à certains chefs d’État. Or, Ben Salman est toujours prince héritier et le chef d’État saoudien c’est son père le roi Salman. Cette exception protocolaire en dit long sur la place qu’occupe l’Arabie saoudite dans la géopolitique de M. Trump, une géopolitique dictée avant tout par les intérêts financiers.</p>



<p>Au cours de sa visite à la Maison Blanche, Ben Salmane s’est entretenu avec Trump dans le Bureau ovale où ce dernier a annoncé que Washington vendrait des avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite dans le cadre d’un accord similaire à celui conclu avec Israël. Ce serait la première fois que les États-Unis vendent ces avions de chasse à l’Arabie saoudite, marquant un tournant important dans la politique américaine. Cet accord pourrait potentiellement modifier l’équilibre militaire au Moyen-Orient et mettre à l’épreuve ce que Washington appelle jusque-là <em>«l’avantage militaire qualitatif d’Israël»</em>, seul pays de la région à posséder à ce jour des F-35. Jusque-là, les États-Unis faisaient miroiter aux Saoudiens qu’ils ne leur vendraient des F-35 que s’ils reconnaissaient officiellement Israël.&nbsp;</p>



<p>Lors de sa rencontre avec Ben Salmane dans le Bureau ovale, Trump a confirmé que les États-Unis étaient parvenus à un accord de défense avec l’Arabie saoudite, que la plupart des experts estiment similaire au récent accord avec le Qatar sur lequel nous sommes revenus dans notre article du 24 octobre dernier intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/">«Nouveau traité en gestation entre Washington et Riyad»</a></em>. Si c’est effectivement le cas, toute agression contre l’Arabie saoudite sera considérée comme une agression contre les États-Unis.&nbsp;</p>



<p>Le président américain a, également, indiqué avoir discuté des accords d’Abraham avec Ben Salmane et s’est dit convaincu d’avoir reçu une réponse positive. Le prince héritier a répondu que l’Arabie saoudite souhaitait participer à ces accords qui prévoient la normalisation des relations avec Israël mais aussi garantir une voie claire vers une solution à deux États.</p>



<p>M. Trump a laissé entendre qu’un accord nucléaire civil avec l’Arabie saoudite était aussi envisageable. La réunion a, on l’imagine, porté aussi sur l’aspect économique, M. Trump affirmant que l’économie américaine était en excellente santé. Prenant note de l’accord de l’Arabie saoudite d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis, il a déclaré :<em> «Je tiens à vous remercier d’avoir accepté d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis. Et comme il est mon ami, ce montant pourrait atteindre mille milliards de dollars… Je vais m’en occuper»</em>. Le prince héritier a répondu que l’Arabie saoudite augmenterait ses investissements aux États-Unis à mille milliards de dollars.</p>



<p>Trump a également abordé la question iranienne, affirmant que <em>«le pays souhaitait parvenir à un accord avec Washington même s’ils prétendent le contraire et se disant ouvert aux négociations»</em>. Le prince héritier saoudien a affirmé que cela serait dans l’intérêt de l’Iran et de la région, soulignant qu’il ferait tout son possible pour y parvenir.</p>



<p>Lors du dîner, le président américain a fait une autre annonce de taille qui a ravi son hôte : <em>«Ce soir, je suis ravi d’annoncer que nous poussons notre coopération militaire à des sommets encore plus élevés en désignant officiellement l’Arabie saoudite comme un allié majeur non-membre de l’Otan, ce qui est quelque chose de très important pour eux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vente des F-35 agace Israël&nbsp;</h2>



<p>L’annonce par Trump de la vente d’avions de chasse furtifs F-35 à l’Arabie saoudite a provoqué un choc en Israël. Le journal de droite <em>Maariv</em> a employé le terme <em>«coup de tonerre»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>Maariv</em> considère que cette vente de F-35 à l’Arabie saoudite ne se limite pas à une simple transaction d’armement. Elle empiète sur un domaine jusqu’ici réservé à un seul pays de la région : Israël. Certes, les États-Unis continuent d’affirmer qu’ils protégeront l’avantage militaire qualitatif d’Israël mais tout expert en sécurité sait que cette supériorité est relative et non garantie à vie. Dès lors qu’un pays voisin acquiert l’accès à des avions de chasse de cinquième génération (même de façon limitée, comme le minimisent les proches du Premier ministre), la supériorité aérienne d’Israël n’est plus assurée.</p>



<p>Le fait que Trump soit prêt à franchir un tel pas soulève une question troublante : Washington considère-t-il toujours Israël comme un atout stratégique irremplaçable ou comme un pays important, certes, mais qui n’est plus au centre de la politique américaine dans la région ?</p>



<p>Aux yeux de l’administration américaine actuelle, stabiliser l’Arabie saoudite, coopérer avec elle et freiner toute autre influence régionale est peut-être aussi important aujourd’hui que l’enthousiasme fervent pour l’exclusivité israélienne dans le ciel du Moyen-Orient.</p>



<p><em>Maariv</em> estime que les États-Unis adoptent désormais une vision stratégique globale du Moyen-Orient et non pas une vision d’un prisme israélien.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JY0aRskiwM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/">Affaire Khashoggi : Trump fait prévaloir la realpolitik</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Khashoggi : Trump fait prévaloir la realpolitik » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/embed/#?secret=OC0YY27f2Y#?secret=JY0aRskiwM" data-secret="JY0aRskiwM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 10:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le 1er président syrien depuis 80 ans à être reçu à la Maison-Blanche.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le premier président syrien depuis l’indépendance du pays à être reçu à la Maison-Blanche. Le pays du Levant longtemps partenaire stratégique de l’URSS puis de la Fédération de Russie change de camp et se positionne dans le giron américain. Le passé djihadiste du nouvel homme fort de la Syrie n’inquiète pas les Américains qui se réjouissent de ce revirement stratégique en leur faveur et font preuve comme souvent de pragmatisme, un pragmatisme partagé car Al-Charaa, soucieux de sauvegarder son pouvoir et de s’assurer les bonnes grâces de la première puissance mondiale qu’il combattait jadis, fait tout pour satisfaire l’Oncle Sam.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17888583"></span>



<p>La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/11/10/trump-sharaa-syria-sanctions-assad-islamic-state-al-qaeda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse d’Alexandra Sharp dans laquelle elle affirme que la visite du président syrien à Washington acte un bouleversement de l’ordre régional.</p>



<p>Lundi 10 novembre 2025, le président Donald Trump a reçu Al-Charaa à la Maison Blanche marquant ainsi la première visite d’un président syrien à Washington depuis près de 80 ans. Cette rencontre entre le président américain et le nouveau maître de Damas représente une amélioration significative des relations avec ce pays autrefois ostracisé.</p>



<p>Il y a moins d’un an, les États-Unis offraient une récompense de 10 millions de dollars pour toute information permettant la capture d’Al-Charaa en raison de ses liens avec Al-Qaïda. Cependant, après le renversement du dictateur Bachar El-Assad en décembre dernier, lors d’une opération menée par des combattants fidèles à Al-Charaa, ce dernier a transformé son image et celle de la Syrie sur la scène internationale, se positionnant comme un allié potentiel de l’Occident et spécifiquement des États-Unis. La Syrie qui a été longtemps dans le camp anti-américain durant le règne de la famille Assad a effectué un revirement stratégique en se positionnant désormais dans le camp américain.&nbsp;</p>



<p>Le Conseil de sécurité de l’Onu a déjà levé certaines sanctions imposées à Al-Charaa et à des membres de son gouvernement, en vue d’une coopération internationale accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Un combattant au passé glorieux»</em></h2>



<p>Après leur première rencontre en mai à Riyad, le président américain n’a pas tari d’éloge sur Al-Charaa, le décrivant comme un<em> «homme fort»</em> et <em>«un combattant au passé glorieux»</em>. Al-Charaa espère exploiter cette image d’homme fort pour conclure un accord avec les États-Unis et obtenir la levée définitive des sanctions américaines contre la Syrie.</p>



<p>En 2019, Trump avait imposé des sanctions en vertu de la loi César pour punir Damas des violations massives des droits de l’homme commises sous le régime d’Assad. Mais en juin, il a levé ces sanctions par décret, invoquant la nécessité de donner au peuple syrien la possibilité de se reconstruire.&nbsp;</p>



<p>Lundi, Trump a semblé vouloir satisfaire les exigences d’Al-Charaa en annonçant que le Trésor américain lèverait la plupart des sanctions contre la Syrie, à l’exception de celles liées aux transactions avec la Russie et l’Iran. Cependant, Al-Charaa recherche une solution permanente, ce qui nécessiterait une loi du Congrès, et les législateurs américains semblent réticents à accéder à une telle demande à moins que Damas ne remplisse plusieurs conditions, comme la garantie du pluralisme religieux dans le pays et l’amélioration des relations avec Israël.</p>



<p>Sharp considère que la levée des sanctions américaines contre Damas est essentielle à la réintégration de la Syrie au sein du marché financier mondial.</p>



<p>Al-Charaa a quant à lui affirmé que les investissements étrangers sont indispensables pour renforcer le système de santé du pays et reconstruire ses infrastructures vitales, dévastées par treize années de guerre civile.</p>



<p>Le président syrien sollicite également des financements étrangers pour la reconstruction, dont le coût est estimé par la Banque mondiale à au moins 216 milliards de dollars.</p>



<p>Washington veut aussi tirer profit de son nouveau partenaire. Trump lui a demandé de rejoindre une coalition de 89 nations pour lutter contre l’État islamique (EI) qui demeure une menace réelle. On estime à 2 500 le nombre de combattants de l’EI toujours actifs en Syrie et en Irak.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Trump Tower à Damas</h2>



<p>Trump espère également étendre les accords d’Abraham et normaliser les relations diplomatiques avec Israël, ce qui permettrait le déploiement de troupes américaines sur la base aérienne de Mezzeh et la construction de la Trump Tower en plein cœur de Damas.</p>



<p>Washington voit là une occasion de consolider une révision positive de l’ordre régional en intégrant pleinement la Syrie post-Assad à leur camp. Voir la Syrie, principal pays du Levant, dans le giron américain et prendre ses distances avec la Russie et l’Iran a toute son importance.&nbsp;</p>



<p>Le passé djihadiste de M. Al-Charaa n’est pas un problème pour M. Trump et pour les Américains qui sont connus par leur pragmatisme et ne sont animés que par la recherche permanente de leurs intérêts. De plus, le cas du nouveau dirigeant syrien ne constitue pas un précédent. Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine, était considéré comme un terroriste par les États-Unis. En devenant une figure clé des accords d’Oslo de 1993, il n’était plus perçu comme tel et a été intégré au sein de la communauté internationale. Passer du statut de paria à celui de fréquentable est tout à fait possible.&nbsp;</p>



<p>À part le revirement stratégique pro-américain, Washington ainsi que ses alliés dans la région souhaitent que Damas, sous la direction d’Al-Charaa, deviendra un partenaire dans la lutte contre le trafic de drogue qui a fait des ravages au sein de la jeunesse de nombreux pays voisins, faisant de beaucoup de jeunes des toxicomanes.</p>



<p>En définitive, les attentes sont grandes et seul l’avenir nous dira si la lune de miel va se poursuivre et jusqu’à quand?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ik4VOjHEwe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=4tMzdklKe3#?secret=Ik4VOjHEwe" data-secret="Ik4VOjHEwe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Après Gaza, la Cisjordanie &#124; La Palestine au marché des dupes</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 10:11:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis viennent de franchir une ligne décisive en annonçant qu’ils ne s’opposeront pas à l’annexion de la Cisjordanie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/apres-gaza-la-cisjordanie-la-palestine-au-marche-des-dupes/">Après Gaza, la Cisjordanie | La Palestine au marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’est plus permis de se bercer d’illusions. Les derniers masques sont tombés : le respect du droit international ne viendra plus de Washington. La Maison-Blanche vient de franchir une ligne décisive en annonçant qu’elle ne s’opposera pas à l’annexion de la Cisjordanie. Une déclaration** faite au cœur même du drame de Gaza, alors que des milliers d’innocents périssent. Quelle autre manière plus crue d’exprimer au monde arabe, de l’Atlantique au Golfe, que son sort ne pèse pas dans la balance des grandes décisions ?</em></strong></p>



<p><strong>Khemais Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17382868"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce qui se joue dépasse les simples calculs diplomatiques. C’est l’esprit même des accords d’Abraham qui se trouve trahi. Car ces accords se voulaient porteurs d’une promesse : celle d’une normalisation sur la base d’une paix juste, fondée sur la solution des deux États. L’idée était simple, presque naïve dans sa clarté : débarrassez vos sociétés des extrémistes, Israël fera de même, et tous ensemble, vous avancerez vers un avenir pacifié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une balance faussée</h2>



<p>Or, que reste-t-il aujourd’hui de cette promesse ? Une balance faussée. D’un côté, un plateau débordant : trillions de dollars pour le médiateur, chèque en blanc pour les ambitions territoriales d’Israël, tolérance implicite pour les violations du droit. De l’autre côté, un plateau si vide qu’il en devient invisible : ni État palestinien, ni sécurité, ni dignité. Juste un silence lourd et une succession d’humiliations. Pire encore : le déplacement des Palestiniens de leur territoire national et sa transformation en une <em>«Riviera»</em> promise à d’autres.</p>



<p>Mais réduire l’avenir arabe à ce constat amer serait une erreur. L’histoire ne s’arrête pas là. Car, dans le fracas de ces injustices, une vérité demeure : il n’est pas trop tard. Ce n’est pas la fin de l’Histoire. Le choix n’est pas seulement entre l’effacement et la survie résignée. Les peuples arabes possèdent encore des cartes, et leur pouvoir n’est pas éteint.</p>



<p>D’abord, sur le plan international, les soutiens existent et se multiplient. De nombreux peuples, des sociétés civiles, des intellectuels, des voix libres refusent la normalisation de l’injustice. L’opinion mondiale, lorsqu’elle n’est pas étouffée par la propagande, reconnaît la légitimité de la cause palestinienne et réclame le respect du droit.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes.jpg" alt="" class="wp-image-17382908" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Occupation-Cisjordanie-en-4-cartes-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>L’occupation israélienne de la Palestine en 4 cartes.  </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Être ou disparaître ?</h2>



<p>Ensuite, sur le plan interne, il faut apprendre à regarder le verre non comme à moitié vide, mais comme à moitié plein. Les ressources humaines, culturelles, économiques du monde arabe sont considérables. Ce qui manque n’est pas la matière première du renouveau, mais la volonté commune, la discipline collective, la vision partagée.</p>



<p>Il est encore possible de transformer la douleur en force, l’humiliation en levier, l’épreuve en ferment d’unité. À condition de dépasser les calculs étroits, les querelles intestines et les divisions qui n’ont servi qu’à ouvrir des brèches dans nos murailles.</p>



<p>Car le véritable dilemme n’est pas <em>«être ou ne pas être»</em>. Cette formule, déjà trop théâtrale, appartient au passé. Le dilemme actuel est autrement plus radical : être, ou disparaître.</p>



<p>Être, c’est retrouver la confiance en soi, miser sur ses propres forces, mobiliser ses ressources et renouer avec l’esprit d’indépendance. Disparaître, c’est continuer à déléguer son destin à d’autres, à attendre que justice vienne de ceux qui ne l’ont jamais rendue.</p>



<p>L’heure est donc venue de trancher : serons-nous condamnés à l’effacement, ou saurons-nous écrire nous-mêmes la page suivante de notre histoire ?</p>



<p><em>«Toute la puissance et l’argent, toutes les armes et la propagande du monde ne peuvent plus cacher la blessure qu’est la Palestine. Une plaie par laquelle saigne le monde entier, y compris Israël»</em>, disait Arundhati Roy, dans son discours de remerciement, le 10 octobre 2024 à Londres, pour sa distinction par le prix Pen Pinter.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<p><em>** L’administration Trump pourrait ne pas s’opposer au projet de colonisation quasi-totale de la Cisjordanie, actuellement en discussion à haut niveau en Israël, selon des responsables israéliens au courant des échanges avec le secrétaire d’État Marco Rubio. Un tel feu vert, s’il était confirmé et suivi d’actes, aurait pour conséquence d’anéantir définitivement, ou presque, les perspectives d’un État palestinien.</em></p>



<p><em>Le sujet divise cependant le cercle rapproché de Trump, qui n’a pour l’instant rien confirmé à ce sujet. Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, s’y opposerait afin de ne pas anéantir le travail diplomatique en cours et de ne pas détériorer les relations arabo-américaines. Les Émirats arabes unis ont d’ailleurs déjà averti les États-Unis que la mise en œuvre d’un tel projet d’expansion territoriale constituerait une ligne rouge quant à leur respect des accords d’Abraham.</em></p>



<p><em>Le plan du ministre des colonies d’extrême droite Smotrich prévoit en effet l’annexion de 82 % de la Cisjordanie (déjà occupée illégalement à 50 % aujourd’hui). Six villes/zones palestiniennes de la région en seraient exclues et se retrouveraient chacune dans une situation d’isolement identique à celle de Gaza.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Aazg4dtiGk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/le-tsunami-israelien-silencieux-pour-avaler-la-cisjordanie/">Le tsunami israélien silencieux pour avaler la Cisjordanie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le tsunami israélien silencieux pour avaler la Cisjordanie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/le-tsunami-israelien-silencieux-pour-avaler-la-cisjordanie/embed/#?secret=aYvYStR2nq#?secret=Aazg4dtiGk" data-secret="Aazg4dtiGk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/apres-gaza-la-cisjordanie-la-palestine-au-marche-des-dupes/">Après Gaza, la Cisjordanie | La Palestine au marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 05:54:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Joie des Syriens après la levée des sanctions par le président Trump. Ce geste a un coût que le président Al-Charâa doit payer.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La lune de miel entre l’administration Trump et le président syrien Ahmed Al-Charaa se poursuit. Après avoir rencontré le président américain à Riyad en mai, Al-Charaa est attendu à la Maison-Blanche début septembre. Toutefois, Washington a six exigences: la normalisation avec Israël, l’expulsion des combattants étrangers sur laquelle les Américains se montrent désormais moins rigides, l’expulsion des combattants palestiniens, le démantèlement des réseaux iraniens, la destruction des armes chimiques et empêcher la résurgence de l’État islamique qui continue de constituer une menace sérieuse.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16971603"></span>



<p>Une enquête publiée par le <em><a href="https://www.nytimes.com/2025/07/01/world/europe/syria-sanctions-trump.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em> (NYT) indique que l’administration Trump a levé la plupart des sanctions contre la Syrie ce qui est un signe de bonne volonté envers le nouveau pouvoir dirigé par Al-Charaa. Cependant, ce rapprochement diplomatique n’est pas un chèque en blanc, il est conditionné par la satisfaction de certaines exigences spécifiques des États-Unis. </p>



<p>La décision de lever les sanctions a été saluée par le peuple syrien dont plus de 90% de la population vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Cependant, certaines sanctions levées par Trump vont nécessiter l’approbation du Congrès ce qui ne sera pas&nbsp;difficile à obtenir étant donné que le président dispose de la majorité aussi bien dans la Chambre des représentants que dans le Sénat et que les démocrates souhaitent donner sa chance au nouveau pouvoir syrien.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Normalisation avec Israël</h2>



<p>L’enquête du <em>NYT</em> confirme que les États-Unis attendent du gouvernement syrien qu’il prenne des mesures sérieuses pour normaliser ses relations avec Israël ce qui impliquerait dans un premier temps la signature d’un accord garantissant la cessation de toutes les hostilités entre les deux pays.</p>



<p>Washington espère que la Syrie adhérera à terme aux Accords d’Abraham à l’instar des Émirats arabes unis, du Maroc, de Bahreïn et du Soudan.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IxkioIGOSc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/">Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie │ Quel avenir pour les compagnons d’armes étrangers d’Ahmed Al-Charaa? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/04/syrie-%e2%94%82-quel-avenir-pour-les-compagnons-darmes-etrangers-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=BPe6OFXuif#?secret=IxkioIGOSc" data-secret="IxkioIGOSc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Départ des <em>«terroristes étrangers»</em></h2>



<p>Selon le journal américain, le président Trump a exigé l’expulsion des combattants étrangers arrivés en Syrie depuis 2011 craignant qu’ils ne soient impliqués dans la planification d’attentats terroristes à l’étranger.</p>



<p>Cependant, Al-Charaa a rejeté les premières demandes américaines d’expulser les combattants ou de les séparer de ses forces. Il a d’ailleurs déjà commencé à les intégrer à sa nouvelle armée. Son gouvernement maintient que leur retour dans leur pays est quasiment impossible soit parce que ces pays refusent de les accueillir, soit en raison du risque de les voir exécutés.</p>



<p>Le gouvernement syrien de transition a également averti que l’isolement des combattants en Syrie pourrait engendrer des divisions internes et fragiliser le nouveau régime.</p>



<p>Après que Trump ait initialement exigé le départ de <em>«tous les terroristes étrangers»</em> de Syrie, Washington a ensuite reculé exigeant seulement une transparence totale sur leur localisation.&nbsp;</p>



<p>Le <em>NYT</em> explique qu’un grand nombre de ces combattants avaient auparavant combattu au sein d’Al-Qaïda en Syrie qu’Al-Charaa a fondé et dirigé pendant des années avant d’annoncer sa scission en 2016. Des milliers d’entre eux sont restés au sein de la formation du futur président syrien Hayat Tahrir Al-Cham ou dans d’autres formations loyalistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b06rkuCTQd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=7VATgV4ZF5#?secret=b06rkuCTQd" data-secret="b06rkuCTQd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture des liens avec les Palestiniens</h2>



<p>Autre exigence, les Américains attendent également de la Syrie qu’elle rompe ses liens avec les groupes armés palestiniens notamment le mouvement du Jihad islamique, une demande saluée par Israël. Le gouvernement syrien a déjà pris les premières mesures en arrêtant deux hauts responsables du mouvement en avril dernier.</p>



<p>Le journal américain ajoute que la Syrie est confrontée à un dilemme concernant l’expulsion des chefs et combattants palestiniens car aucun pays n’est disposé à les accueillir. Le Liban et les pays voisins refusent de les accueillir par crainte de tensions ou d’attaques israéliennes.</p>



<p>Démantèlement des réseaux iraniens</p>



<p>Les États-Unis exigent également le démantèlement des réseaux affiliés à l’Iran sur leur territoire. Cette exigence n’est pas difficile à obtenir du fait que le président Al-Charaa considère l’Iran et le Hezbollah comme des partenaires du régime du président déchu Bachar el-Assad qu’il a combattu. Cependant, selon le <em>NYT</em>, ce processus pourrait nécessiter l’aide de services de renseignement étrangers.</p>



<p>Le journal américain indique que la destruction des armes chimiques est également une priorité absolue pour les États-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9BSpdpwyCr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/">Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Ahmed Al-Charaa, les Américains mélangent le miel et le fiel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/avec-ahmed-al-charaa-les-americains-melangent-le-miel-et-le-fiel/embed/#?secret=J92D29lgom#?secret=9BSpdpwyCr" data-secret="9BSpdpwyCr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Démantèlement des stocks d’armes chimiques</h2>



<p>Le programme chimique syrien a débuté dans les années 1970 et les scientifiques syriens ont réussi à constituer des stocks de sarin, de chlore et de gaz moutarde dont certains ont été utilisés contre des civils pendant les 13 années de guerre civile sous Al-Assad.</p>



<p>Cela a conduit à un accord en 2013 qui a permis à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) relevant des Nations Unies d’envoyer des inspecteurs fermer 27 sites liés à la production de ces armes.</p>



<p>Le nouveau gouvernement syrien a invité des experts internationaux et a coopéré pour partager des informations sur les stocks restants. Les experts estiment qu’il existe environ 100 sites cachés ce qui rend l’accès et la destruction de ces stocks particulièrement difficiles.</p>



<p>Prévenir la résurgence de Daech est également une priorité pour Washington, qui exige du gouvernement syrien qu’il contrôle les camps et les prisons où sont détenus les combattants de Daech, lesquels sont toujours sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), formées par des Kurdes soutenus par les États-Unis.</p>



<p>La Maison-Blanche espère que le nouveau gouvernement assumera la responsabilité de la fermeture des camps abritant les familles des combattants de Daech et préparera le terrain pour la réinsertion ou l’expulsion de leurs résidents malgré la fragilité des infrastructures sécuritaires syriennes dans ces zones.</p>



<p>Washington ne se préoccupe pas outre mesure de la manière dont Al-Charaa gouverne la Syrie en interne mais s’attache plutôt à garantir que cette gouvernance soit cohérente avec les intérêts régionaux des États-Unis&#8230; et d’Israël. C’est le facteur décisif dont dépendra l’amélioration des relations avec Damas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pm5MZep4C4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=jssVFCYVlT#?secret=Pm5MZep4C4" data-secret="Pm5MZep4C4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 05:13:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ahmed Al-Charaa, la Syrie opère un revirement stratégique aussi bien sur les plans géopolitique et économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après quinze ans d’une guerre civile dévastatrice et de sanctions économiques qui l’ont saignée à blanc et qui ont épuisé son peuple, la Syrie n’est plus sur le ban des nations. Mardi 13 mai 2025, le président américain a décidé de lever les sanctions qui excluaient la Syrie du système bancaire international, qui l’empêchaient d’exporter et qui interdisaient tout investissement étranger. Le lendemain, il a rencontré le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa. En contrepartie de cette réhabilitation internationale, le pays du Levant a opéré un revirement stratégique aussi bien sur le plan géopolitique que sur le plan économique.&nbsp;<br></em></strong><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16566116"></span>



<p>Dans une enquête publiée par le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/syria-damascus-sanctions-trump-3bm3rgjdh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, David Charter et Samer Al-Atrush reviennent sur l’entretien historique de 33 minutes entre le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa et le président Donald Trump qui s’est tenu dans la matinée du mercredi 14 mai 2025 à Riyad et sur les raisons qui ont motivé le locataire de la Maison Blanche à lever les sanctions qui étranglent la Syrie depuis 15 ans. Il semble que l’ouverture d’Al-Charaa sur une future normalisation avec Israël et son positionnement anti-iranien ont été décisifs. </p>



<p>Le profil d’ancien djihadiste du nouveau président syrien n’a pas gêné Trump. Celui qui dirigeait auparavant Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) a rompu ses liens avec Al-Qaïda mais son nom n’a pas été encore retiré de la liste américaine des terroristes. Cependant, en déclarant qu’il souhaitait reconnaître Israël et rejoindre les accords d’Abraham, que Trump considère comme sa première réussite en matière de politique étrangère, il a caressé le président américain dans le sens du poil.&nbsp;</p>



<p>Selon une source bien informée, Al-Charaa a toutefois précisé au président américain qu’avant de lancer l’opération de normalisation avec l’État hébreu, il souhaitait parvenir à stabiliser son pays. A 42 ans, il a rencontré Trump en présence du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé à la réunion par téléphone. Le prince héritier saoudien et le président turc qui sont les véritables parrains régionaux du nouvel homme fort de la Syrie ont joué un rôle clé pour convaincre Trump de lever les sanctions contre la Syrie.</p>



<p>Le <em>Times</em> rapporte aussi qu’Al-Charaa n’a pas l’intention de contester le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan, le territoire stratégiquement important occupé en 1967, ni la zone tampon que l’Etat hébreu a établie après l’effondrement du régime d’Al-Assad.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="46dOwcVLVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/embed/#?secret=XFYCCNDfLN#?secret=46dOwcVLVh" data-secret="46dOwcVLVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’influence iranienne</h2>



<p>Outre la normalisation avec Israël, la position anti-iranienne d’Al-Charaa a toute son importance pour Washington. Que la Syrie, pays à l’emplacement stratégique au Moyen-Orient et déterminant dans la géopolitique régionale, soit en dehors de la sphère d’influence de la République islamique ne peut qu’arranger les États-Unis. Le journal britannique assure que cette posture anti-iranienne a rapproché Al-Charaa des Américains. Il s’en est déjà pris à l’influence de Téhéran et de ses groupes mandataires au Moyen-Orient, les accusant de déstabiliser la région. L’année dernière, il a déclaré que l’influence de l’Iran avait décliné et qu’elle est revenu à ce qu’elle était 40 ans en arrière après le renversement du régime de Bachar Al-Assad et l’effondrement de son armée. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, il a également déclaré: <em>«En éliminant les milices et en empêchant l’influence iranienne en Syrie, nous servons les intérêts de la région»</em>.</p>



<p>Le président syrien semble avoir séduit Trump. S’exprimant dans l’avion présidentiel, en route pour Doha, ce dernier a déclaré aux journalistes qu’Al-Charaa était <em>«un jeune homme séduisant, un homme dur, avec un passé solide, un passé très solide. Un combattant»</em>. Il s’est également dit honoré de lever les sanctions contre la Syrie pour lui donner un nouveau départ. Il estime qu’Al-Charaa a une chance de remettre sur pied la Syrie.&nbsp;</p>



<p>Interrogé sur la possibilité de construire une Trump Tower à Damas après qu’Al-Charaa eut formulé cette proposition à des médiateurs, Trump a répondu: <em>«Non, je n’en ai pas entendu parler. Il faudra attendre un peu que la situation se calme dans le pays. Je pense qu’il en a les moyens, c’est un véritable leader. Il est vraiment remarquable»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BgUoyZjM5P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=YTxLIoEoNi#?secret=BgUoyZjM5P" data-secret="BgUoyZjM5P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le revirement stratégique de la Syrie</h2>



<p>Trump a également appelé la Syrie à coopérer avec les États-Unis sur les questions de lutte contre le terrorisme, notamment l’expulsion des <em>«terroristes palestiniens»</em>, terme par lequel les États-Unis désignent les factions palestiniennes présentes en Syrie à savoir le Jihad islamique et le Front de libération de la Palestine. Il semble que cet appel déjà formulé il y a quelques semaines ait trouvé son écho à Damas puisque des arrestations dans les rangs de ces deux factions ont eu lieu.</p>



<p>Le président américain a également demandé au président intérimaire syrien la prise en charge des prisons où sont incarcérés les membres de l’EI et leurs familles qui sont jusque-là sous le contrôle des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Al-Charaa a exprimé sa volonté de donner aux entreprises américaines l’accès aux ressources naturelles du pays notamment dans les secteurs du pétrole et du gaz. Il voulait impliquer le président Trump dans un plan Marshall pour la reconstruction de la Syrie et dans le cadre duquel les entreprises américaines et européennes recevraient des contrats préférentiels aux dépens de la Chine et d’autres puissances.</p>



<p>En s’inscrivant dans la voie de la normalisation avec Israël qu’encourage Washington, en sortant la Syrie de l’Axe pro-iranien et en ouvrant son pays à l’économie de marché et en favorisant les entreprises occidentales, Ahmed Al-Charaa a opéré tout simplement un revirement stratégique. C’est une rupture dans l’Histoire contemporaine de la Syrie qui a longtemps été l’alliée régional de l’Union soviétique puis de la Fédération de Russie, qui fut une pièce maîtresse de l’Axe de la Résistance (axe pro-iranien) et dont l’économie a été jusque-là étatiste. Al-Charaa a obtenu la levée des sanctions et les Occidentaux, surtout les Américains, ont désormais un pays stratégique du Moyen-Orient dans leur giron.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kGQzHv6ASL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=m9VSCP0oSg#?secret=kGQzHv6ASL" data-secret="kGQzHv6ASL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/pour-seduire-trump-ahmed-al-charaa-a-opere-un-revirement-strategique/">Pour séduire Trump, Ahmed Al-Charaa a opéré un revirement stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Syrie &#124; Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 07:40:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Cory Mills]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Sebastian Gorka]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Deux députés américains Cory Mills et Marlin Stutzman dans les rues de Damas. La normalisation est en marche. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parfois, le soutien vient de là où on l’attend le moins. Alors que certains membres de l’administration Trump demeurent opposés à un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa, des membres du Congrès proches du président Trump et faisant partie de son mouvement Maga (Make America Great Again, Rendre à l’Amérique sa grandeur) soutiennent une normalisation des relations avec Damas mais ce qui est vraiment surprenant c’est que les Évangéliques américains, noyau dur de l’électorat Trump, ainsi que des rabbins plaident pour ce rapprochement. Ce soutien pourrait faire balancer la position américaine en faveur du nouvel homme fort de la Syrie. </em></strong><em>(Ph. Deux députés américains Cory Mills et Marlin Stutzman dans les rues de Damas.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16411872"></span>



<p>Dans une enquête sur la relation toujours en gestation entre les États-Unis et le nouveau pouvoir syrien, <em><a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2025/05/01/donald-trumps-syria-policy-is-still-a-work-in-progress" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> affirme que la politique américaine envers la Syrie n’a pas encore été définie ou qu’elle est en train de l’être. Parmi les partisans du président Trump, certains poussent pour une normalisation des relations quand d’autres maintiennent leur défiance. </p>



<p>Le magazine britannique est revenu sur la visite effectuée par deux membres républicains influents du Congrès à Damas. La vue des deux membres de la Chambre des représentants déambulant dans la vieille ville sortait de l’ordinaire. Portant des Ray-Ban et une veste élégante, Cory Mills, un vétéran décoré de la guerre en Irak et un fervent soutien du mouvement Maga représente la Floride. Il était accompagné de son collègue Marlin Stutzman, représentant de l’Indiana, un ardent défenseur de la hausse des tarifs douaniers imposés par Trump le mois dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Syrie pourrait rejoindre les accords d’Abraham</h2>



<p>Personne ne s’attendait à ce que ces deux membres du Congrès en particulier deviennent des défenseurs du dialogue avec un État dirigé par un homme qui était auparavant un membre éminent d’Al-Qaïda.</p>



<p>Les deux Américains ont quitté la Syrie convaincus que les États-Unis devraient collaborer avec Ahmed Al-Charaa et ont considéré qu’il fallait concilier optimisme et prudence dans cette collaboration. Mills a déclaré que le nouveau dirigeant syrien lui avait laissé entendre que, dans de meilleures circonstances, la Syrie pourrait un jour rejoindre les accords d’Abraham, qui, lors du premier mandat de Trump, ont permis l’établissement de relations diplomatiques officielles entre Israël et plusieurs pays arabes en 2020.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k8s5SGWivh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la levée des sanctions contre la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/embed/#?secret=pKfBA99nbh#?secret=k8s5SGWivh" data-secret="k8s5SGWivh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans les coulisses, les participants affirment que la visite a été un énorme succès.</p>



<p>Comparé à l’enthousiasme des deux membres du Congrès, le gouvernement américain tarde pour sa part à réagir aux changements en Syrie. Alors que les Européens ont commencé à lever les sanctions contre la Syrie et à rouvrir leurs ambassades dans la capitale Damas, les États-Unis n’ont offert qu’un allègement limité des sanctions même si le blocus en cours paralyse la vie des Syriens forçant des personnes à fouiller les poubelles et laissant Damas dans l’obscurité à l’exception de quelques heures d’électricité par jour.</p>



<p>Les Américains suscitent également des inquiétudes parmi les donateurs potentiels notamment les Syriens à l’étranger et les États du Golfe quant au transfert de fonds pour commencer la reconstruction du pays et envoyer de l’aide humanitaire. En outre, les États-Unis n’ont pas encore ouvert leur ambassade à Damas ni envoyé de diplomates sur place.</p>



<p>Le magazine britannique estime que les faucons de la Maison Blanche et du Parti républicain, y compris Sebastian Gorka, le conseiller de Trump en matière de lutte contre le terrorisme, et Tulsi Gabbard, la directrice de la sécurité intérieure, ne sont pas convaincus par les métamorphoses d’Al-Charaa et insistent pour traiter le dossier syrien comme un dossier de lutte contre le terrorisme. <em>«Ils ne voient que le Ahmed Al-Charaa qui était jadis en Irak»</em>, a déclaré un homme d’affaires chrétien syro-américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des évangéliques et des rabbins se disent séduits</h2>



<p>Cependant, d’autres ont exprimé le désir d’ouverture et d’engagement en faveur du nouveau régime en particulier les chrétiens évangéliques et les juifs syriens en Amérique.</p>



<p>Récemment, Johnnie Moore, un pasteur évangélique proche de Trump, et le rabbin Abraham Cooper du Centre Simon Wiesenthal pour les droits de l’homme ont rencontré le ministre syrien des Affaires étrangères Asâad Al-Sheibani à New York. <em>«C’était plus convaincant que ce à quoi je m’attendais»</em>, a déclaré le pasteur Moore qui a ajouté: <em>«Il faut qu’il y ait une croissance économique rapide en Syrie car la sécurité économique est liée à la sécurité nationale et, par conséquent, à la paix régionale»</em>.</p>



<p>Moore prévoit d’ailleurs de conduire prochainement une délégation d’évangéliques et de rabbins à Damas.</p>



<p>Les évangéliques pensent que les dirigeants religieux pourraient réussir là où d’autres ont échoué à persuader le président Trump d’assouplir les sanctions et de s’engager avec le nouveau gouvernement. Toutefois Israël, qui bénéficie d’un soutien fiable de la part des évangéliques américains, pourrait ne pas être convaincu. Il a d’ailleurs appelé à une position ferme envers Al-Charaa.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1lIMgZfqnf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/">Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la Syrie est-elle le nouveau casse-tête d’Israël? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/pourquoi-la-syrie-est-elle-le-nouveau-casse-tete-disrael/embed/#?secret=99szEYLqYU#?secret=1lIMgZfqnf" data-secret="1lIMgZfqnf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«En ce qui concerne la Syrie, les évangéliques ont beaucoup d’influence»</em>, explique David Lesch, historien du Moyen-Orient à l’Université Trinity au Texas, qui a exhorté le nouveau gouvernement syrien à travailler avec les chefs religieux américains.</p>



<p>En avril dernier, Trump a nommé Mark Walker, un membre républicain du Congrès et pasteur évangélique, comme ambassadeur pour la liberté religieuse, une décision qui pourrait avoir un impact significatif sur la politique américaine. Lors d’une conférence des donateurs qui s’est tenue au siège de l’Union européenne à Bruxelles en mars, les États-Unis ont présenté huit demandes au gouvernement syrien notamment l’aide à la recherche des Américains disparus en Syrie (en particulier Austin Tice, le journaliste emprisonné), l’interdiction pour les combattants étrangers de rejoindre le nouveau gouvernement et la désignation du Corps des gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste.</p>



<p>Bien que les défenseurs américains du nouveau régime aient été déçus en décembre lorsqu’un certain nombre de combattants étrangers ont été nommés au ministère de la Défense, ils reconnaissent en privé que Damas a fait des progrès sur d’autres questions.</p>



<p>La visite de Mills et Stutzman à Damas pourrait conduire à davantage de délégations américaines non officielles.</p>



<p>Si Ahmed Al-Charaa parvient à convaincre les républicains et les évangéliques partisans du mouvement Maga de ses bonnes intentions, notamment en ce qui concerne les chrétiens, il sera peut-être du côté de l’Amérique mais la politique de Trump est encore en cours d’élaboration.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/06/syrie-les-evangeliques-americains-pour-un-rapprochement-avec-ahmed-al-charaa/">Syrie | Les Évangéliques américains pour un rapprochement avec Ahmed Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Meloni réussira-t-elle à infléchir la position des Etats-Unis à l’égard de la Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/meloni-reussira-t-elle-inflechir-la-position-des-etats-unis-a-legard-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 10:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La séance de confirmation de l’ambassadeur Bill Bazzi par le sénat américain sera un indicateur du sentiment des dirigeants américains au sujet de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/meloni-reussira-t-elle-inflechir-la-position-des-etats-unis-a-legard-de-la-tunisie/">Meloni réussira-t-elle à infléchir la position des Etats-Unis à l’égard de la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La séance de confirmation de l’ambassadeur Bill Bazzi par le sénat américain, dont la date n’a pas encore été annoncée, sera un véritable indicateur du sentiment de la classe politique américaine au sujet de la situation en Tunisie sous ses multiples facettes et les lignes directrices de la mission du nouvel ambassadeur américain en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-16247204"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Le nouvel ambassadeur américain à Tunis Bill Bazzi, désigné par le président Donald Trump, devra être confirmé par le sénat, selon l’article 2 (section 2) de la constitution américaine qui stipule que le président nommera les ambassadeurs … avec le consentement et conseil du sénat.</p>



<p>La nomination de l’ambassadeur Bazzi a été communiquée à la commission des affaires étrangères du sénat depuis le 24 mars et attend de se voir fixer une date pour l’audition de confirmation. Cette audition risque d’être houleuse tant la majorité républicaine et la minorité démocrate au sénat ont accumulé des griefs au fil des ans contre la politique intérieure et surtout la politique étrangère de la Tunisie. Il y a surtout une perception américaine d’un militantisme pro-palestinien de la part de notre pays, en démarcation avec le consensus arabe, surtout celui des pays clés de la région, à l’exception d’une Algérie en voie d’endiguement et de marginalisation. Sans parler d’une éventuelle perception d’une proximité suspecte de notre pays avec un Iran en voie d’être réduit à sa plus simple expression après la sérieuse dégradation de son axe de la résistance de Damas à Gaza, au Sud Liban, en passant par le Yémen et autres satellites.</p>



<p>Les sentences prononcées récemment à Tunis à la suite des procès pour atteinte à la sécurité de l’Etat seront très probablement évoquées par les sénateurs américains qui exigeront une évaluation sans ambiguïté par l’administration Trump de la situation politique en Tunisie et une ligne de conduite conforme aux appréciations et désidératas des cercles influents en matière de politique étrangère américaine dans notre région.</p>



<p>On pense principalement aux néoconservateurs avec leur penchant islamiste, aux milieux pro-israéliens avec le credo des accords d’Abraham ainsi qu’au complexe militaro-industriel soucieux de garder la Tunisie dans le giron de l’Otan en raison de sa situation stratégique. Notre pays est situé, en effet, dans le détroit de Sicile (143 km), point de contrôle de tout passage de la Méditerranée orientale, proche du Moyen Orient riche en hydrocarbures et en marchés d’armement, à la Méditerranée occidentale débouchant sur l’océan Atlantique, zone de sécurité existentielle pour l’Occident.</p>



<p>La séance de confirmation de l’ambassadeur Bill Bazzi par le sénat américain, dont la date n’a pas encore été annoncée, sera un véritable indicateur du sentiment de la classe politique américaine au sujet de la situation en Tunisie sous ses multiples facettes et les lignes directrices de la mission du nouvel ambassadeur américain en Tunisie.</p>



<p>S’il y a lieu de s’attendre à une certaine inflexion en raison d’un éventuel lobbying de la part de l’italienne Giorgia Meloni se prévalant d’une certaine proximité personnelle avec le président Trump, et qui semble gagner en popularité en raison de sa politique migratoire et des arrangements conclus notamment avec la Tunisie, il reste que les groupes de pression et d’influence à Washington pourraient se prévaloir d’arguments de nature à surpasser celui  migratoire de notre chère amie italienne.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kcJHkOznes"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/bill-bazzi-je-ressens-une-profonde-affinite-avec-la-tunisie/">Bill Bazzi : «Je ressens une profonde affinité avec la Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bill Bazzi : «Je ressens une profonde affinité avec la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/13/bill-bazzi-je-ressens-une-profonde-affinite-avec-la-tunisie/embed/#?secret=Q7Rdwraj0v#?secret=kcJHkOznes" data-secret="kcJHkOznes" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Abdallah de Jordanie évite la confrontation avec Trump mais ne plie pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 07:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah de Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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		<category><![CDATA[Marwan Muasher]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdallah de Jordanie à été confronté à un exercice diplomatique compliqué face à Donald Trump, mardi 11 février 2025, à la Maison-Blanche.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce fut un exercice diplomatique compliqué auquel à été confronté Abdallah de Jordanie, mardi 11 février 2025 à la Maison-Blanche. Le souverain a été confronté à une équation très particulière, d’un côté il ne devait pas plier face à Donald Trump qui veut imposer son plan de déplacement des Palestiniens de Gaza et d’un autre, il ne pouvait pas entrer en confrontation directe, frontale et publique avec le président de la première puissance mondiale. Lors de la précédente présidence Trump, la Jordanie avait refusé catégoriquement les Accords d’Abraham ce qui avait valu à Abdallah II une animosité de la part du président américain. Le souverain hachémite semble avoir retenu la leçon et a été plus madré cette fois-ci.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri &nbsp;</strong></p>



<span id="more-15528126"></span>



<p>Le magazine <a href="https://www.politico.com/news/2025/02/11/trump-abdullah-gaza-plan-00203602" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a> a publié une analyse d’Eli Stokols dans laquelle il affirme que le roi Abdallah II a utilisé à la fois la flatterie et la subtilité pour tenter de gagner du temps concernant le plan de Donald Trump visant à contrôler Gaza, expulser ses habitants et la transformer en un projet immobilier. Il a été le premier dirigeant arabe à rencontrer Trump après son entrée à la Maison Blanche le mois dernier et depuis qu’il a annoncé son désir de prendre le contrôle de Gaza et de déplacer ses habitants vers la Jordanie et l’Égypte.</p>



<p>Le roi jordanien a diplomatiquement éludé les questions sur le sujet pour tenter d’éviter un désaccord direct et public avec le président Trump. Il a rejeté le plan lorsqu’il a été annoncé et a déclaré aux journalistes à la Maison Blanche qu’il accepterait 2 000 enfants blessés de Gaza. Parallèlement, en ce qui concerne les questions liées au déplacement des Palestiniens vers l’Egypte et la Jordanie, il a renvoyé les journalistes à la proposition sur laquelle travaille la Jordanie avec le reste des pays arabes concernant la reconstruction de Gaza et qui sera présentée ultérieurement à l’administration américaine. Trump a, quant à lui, déclaré, concernant l’accueil des 2000 enfants de Gaza ayant besoin de soins: <em>«C’est vraiment un beau geste, c’est très bien et nous en sommes reconnaissants»</em>.</p>



<p>Eli Stokols estime que la tactique du monarque jordanien dont le pays est le troisième plus grand bénéficiaire de l’aide américaine et qui s’oppose obstinément à devenir une patrie de substitution pour les Palestiniens déplacés a peut-être réussi à apaiser les tensions entre les deux alliés et à gagner du temps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qXYVU15aur"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/joseph-pelzman-lhomme-derriere-le-plan-de-trump-pour-gaza/">Joseph Pelzman, l’homme derrière le plan de Trump pour Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Joseph Pelzman, l’homme derrière le plan de Trump pour Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/joseph-pelzman-lhomme-derriere-le-plan-de-trump-pour-gaza/embed/#?secret=UQNvrNrR7a#?secret=qXYVU15aur" data-secret="qXYVU15aur" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Attendre que l’Égypte présente son plan</h2>



<p><em>Politico</em> estime qu’il existe dans tous les pays arabes une large opposition au déplacement des Palestiniens mais l’Égypte et d’autres pays coordonnent une stratégie régionale visant à satisfaire le désir de Trump d’imposer une solution à la crise humanitaire à Gaza dévastée par 15 mois de guerre avec Israël. Abdallah a tenu à exprimer une volonté plus large de travailler avec Trump, en suggérant que le président pourrait être un homme historique et un artisan de la paix. <em>«Avec tous les défis auxquels nous sommes confrontés au Moyen-Orient, je vois enfin quelqu’un qui peut nous mener jusqu’à la ligne d’arrivée pour parvenir à la stabilité, à la paix et à la prospérité pour nous tous dans la région»</em>, a- t-il déclaré assis à côté de Trump dans le bureau ovale et d’ajouter: <em>«Il est de notre responsabilité collective au Moyen-Orient de continuer à travailler avec vous et à vous soutenir pour atteindre ces nobles objectifs.»</em></p>



<p>Toutefois, le roi Abdallah a refusé de répondre lorsqu’on lui a demandé directement s’il voulait que les États-Unis contrôlent la bande de Gaza indiquant qu’il devait attendre que l’Égypte présente son plan.</p>



<p>Lors de la partie publique de sa rencontre avec le roi Abdallah, Trump s’en est tenu à son idée de déplacer deux millions de Palestiniens de Gaza et de transformer la zone en un projet immobilier piloté par les États-Unis bien qu’il ait eu du mal à expliquer comment l’Amérique contrôlerait la zone ou sous quelle autorité, affirmant catégoriquement et à tort que personne ne remettra cela en question.</p>



<p>Trump a également exprimé son optimisme quant au fait que son plan que beaucoup dans la région considèrent comme un nettoyage ethnique apporterait la paix dans une région longtemps en proie à la guerre.</p>



<p><em>«Cela fonctionnera»</em>, a-t-il lancé, promettant que les Palestiniens <em>«vivraient magnifiquement ailleurs»</em>.</p>



<p>Le plus important pour le souverain jordanien est que Trump a renoncé la veille à sa menace de suspendre l’aide. <em>«Nous donnons d’ailleurs beaucoup d’argent à la Jordanie et à l’Égypte. C’est beaucoup pour eux deux mais je n’ai pas besoin de menacer, je pense que nous sommes au-dessus de ça»</em>, a déclaré le président américain, sans vraiment rassurer définitivement son hôte à propos de ce sujet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k7kW7Y2ji0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/embed/#?secret=LaUPc0NRfy#?secret=k7kW7Y2ji0" data-secret="k7kW7Y2ji0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La position agressive de Trump </h2>



<p>En même temps, Trump n’a pas renoncé à sa position plus agressive envers le Hamas qu’il a menacé de l’enfer s’il ne restituait pas neuf détenus supplémentaires d’ici samedi comme promis. Cet ultimatum et la rhétorique menaçante de Trump pourraient aider Israël à créer un prétexte pour mettre fin au très fragile cessez-le-feu avec le Hamas.</p>



<p>Malgré la diplomatie prudente et subtile du souverain jordanien à la Maison Blanche, l’engagement indéfectible de Trump envers un plan que les critiques ont décrit comme trompeur et irréaliste menace la stabilité générale du Moyen-Orient et met un certain nombre d’alliés arabes dans une position difficile. La Jordanie, par exemple, a connu des troubles dans le passé et alors que Trump a longuement parlé de sa vision du Moyen-Orient, Abdallah II n’a montré aucune réaction à la presse présente dans la salle.&nbsp;</p>



<p>Marwan Muasher, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères qui a participé aux négociations du traité de paix jordano-israélien de 1994, a déclaré la semaine dernière qu’accepter un grand nombre de Palestiniens était inacceptable pour son pays et constituerait une menace existentielle. <em>«Ce n’est pas une question économique ou de sécurité pour la Jordanie, c’est une question d’identité»</em>, a déclaré Muasher.</p>



<p>De nombreux Jordaniens sensibles au sort des Gazaouis craignent qu’accepter le plan de Trump équivaudrait à abandonner la création d’un État palestinien et à renier aux Palestiniens leur droit au retour sur la terre qu’ils ont fuie en 1948 et 1967. Ces questions sont au cœur d’un projet de loi soumis au parlement jordanien la semaine dernière visant à interdire le transfert des Palestiniens dans le royaume. Ce projet de loi qui bénéficiera d’un examen prioritaire affirme dans le texte le rejet officiel et populaire de la Jordanie de tout plan visant à déplacer les Palestiniens vers la Jordanie comme patrie de substitution. Le projet de loi stipule explicitement que la Jordanie est aux Jordaniens et la Palestine est aux Palestiniens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les analystes ont émis l’hypothèse que le roi Abdallah aurait averti Trump de l’impact de ses plans sur la région et sa stabilité mais le président américain depuis son entrée en fonction le mois dernier n’a montré aucune réserve dans la pression qu’il exerce sur ses alliés afin qu’ils acceptent ses conditions. Interrogé dans le Bureau ovale sur l’autorité légale sur laquelle les États-Unis peuvent se baser pour prendre le contrôle de Gaza,&nbsp;le président a répondu du tac au tac: <em>«L’autorité américaine»</em>.</p>



<p>Après la fin de l’entretien, le Premier ministre jordanien Jaafar Hassan est intervenu sur CNN et a expliqué que la Jordanie où les réfugiés palestiniens représentent déjà 35% de la population, ne peut se permettre d’en accueillir plus. Il a également déclaré: <em>«On ne peut pas reconstruire Gaza sans les Gazaouis. Nous sommes pour une paix durable, il faut une solution à deux Etats avec les Palestiniens qui restent chez eux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Au lendemain de la rencontre, mercredi 12 février 2025, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt a relayé lors de son point de presse que lors de son entretien avec le président Trump, le roi de Jordanie a indiqué qu’il souhaitait que les Palestiniens restent à Gaza et à œuvrer à y mettre en œuvre des projets de développement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="k7kW7Y2ji0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/embed/#?secret=LaUPc0NRfy#?secret=k7kW7Y2ji0" data-secret="k7kW7Y2ji0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>En quoi la chute du régime syrien concerne aussi la Tunisie    </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 08:37:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chute annoncée du régime de Bachar El-Assad préfigure des bouleversements géostratégiques dont la Tunisie doit tirer de bonnes conclusions pour son avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/en-quoi-la-chute-du-regime-syrien-concerne-aussi-la-tunisie/">En quoi la chute du régime syrien concerne aussi la Tunisie    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chute annoncée du régime de Bachar El-Assad préfigure des bouleversements au Moyen Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans le Sahel africain, ceinture sécuritaire par excellence de la Tunisie, qui doit tirer les conclusions nécessaires des changements en cours pour se replacer dans la nouvelle configuration géostratégique régionale et mondiale.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-14818200"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>La débâcle et l’effondrement désormais inéluctable du régime syrien après l’oblitération quasi-totale de Gaza et l&rsquo;acceptation sous la contrainte par le Hezbollah d’un cessez-le-feu sur les termes soufflés par Israël à l’émissaire américain, annoncent les prémices d’une reconfiguration géostratégique du Moyen-Orient qui n’est pas sans parallèle avec la récente escalade sur le front russo-ukrainien.</p>



<p>En dépit des quelques barouds d’honneur pour essayer en vain de sauver la face, l’Iran et la Russie semblent procéder à un recentrage de leurs priorités stratégiques sur leur périmètre immédiat pour assurer soit la sanctuarisation de son programme nucléaire par l’Iran ou la préservation des acquis de l’opération spéciale russe en Ukraine tout en évitant un dérapage nucléaire mutuellement dévastateur.</p>



<p>Avec la prochaine investiture du président Trump et la très probable relance des accords d’Abraham, ce recentrage stratégique devrait déborder sur l’Afrique du nord et le Sahel africain avec des conséquences sérieuses pour les pays et mouvements qui ont pris l’habitude de compter sur le soutien russe ou iranien.</p>



<p>La Chine, pour sa part, en dépit de son récent statut de géant économique, reste une puissance militaire régionale, incapable pour le moment d’exercer une influence tangible sur les bouleversements en cours dans les zones Mena et sahélienne, ceinture sécuritaire par excellence de la Tunisie, qui doit tirer les conclusions nécessaires des changements en cours pour se replacer dans la nouvelle configuration géostratégique.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TrZCtJO0HH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/06/syrie-comment-hayat-tahrir-al-sham-a-t-il-pu-renaitre-de-ses-cendres/">Syrie : Comment Hay’at Tahrir Al-Sham a-t-il pu renaître de ses cendres?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : Comment Hay’at Tahrir Al-Sham a-t-il pu renaître de ses cendres? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/06/syrie-comment-hayat-tahrir-al-sham-a-t-il-pu-renaitre-de-ses-cendres/embed/#?secret=GLwRREZa7L#?secret=TrZCtJO0HH" data-secret="TrZCtJO0HH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/en-quoi-la-chute-du-regime-syrien-concerne-aussi-la-tunisie/">En quoi la chute du régime syrien concerne aussi la Tunisie    </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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