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	<title>Archives des accords d’Abraham - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des accords d’Abraham - Kapitalis</title>
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		<title>L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:08:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel impact aura l’incident du vol de Flydubai sur la confiance des Israéliens dans la destination des Emirats arabes unis ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19735639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du <em><a href="https://www.ft.com/content/08109881-f33c-43e0-9dc6-fc3a00d4e35b?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em>, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>FT</em>, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté <em>«des moyens de renforcer leurs relations»</em>, ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par <em>Axios</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les accords d’Abraham suscitent une controverse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté <em>«toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le <em>FT</em> a commenté : <em>«Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie rompt ses relations avec les Emirats arabes unis pour protester contre la stratégie de déstabilisation qu'ils mènent à ses frontières. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ancrée dans une diplomatie du chéquier et adossée à une alliance de revers avec Israël et le Maroc, la monarchie d’Abou Dhabi multiplie les ingérences du Yémen au Sahel. Face à cette stratégie de déstabilisation et à la guerre hybride menée contre ses frontières, l’Algérie oppose une doctrine intangible de souveraineté, de non-alignement et de résilience historique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19679172"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de rappel, les Émirats et Israël ont établi leurs relations diplomatiques le 15 septembre 2020 lors de la signature des Accords d’Abraham à la Maison-Blanche. Curieusement, par pure coïncidence ou parce que parfois le hasard fait mal les choses, il y a moins d’un siècle à peine, Israël et les Émirats arabes unis n’existaient pas. Ils ont surgi le premier du néant et le deuxième du désert et ont fait du chemin. L’histoire diplomatique du Moyen-Orient moderne reste profondément marquée par le retrait britannique au début du siècle dernier : de cette même empreinte sont nés deux États aux trajectoires diamétralement opposées, Israël en 1947 et les Émirats arabes unis en 1971.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Israël fait partie des puissances nucléaires de fait et dispose de plus de 300 ogives nucléaires. C’est un État surarmé qui compte sur le soutien quasi total des États-Unis, lesquels lui fournissent les armes les plus modernes et les plus ultrasophistiquées. Le territoire sur lequel se trouve cet État a été spolié à la Palestine. Après le retrait de la Grande-Bretagne, qui avait renoncé à son mandat en 1947, les Nations unies avaient partagé le territoire pour donner naissance à un État juif et un État arabe avec la bénédiction de Washington. La première guerre israélo-arabe (1948-1949) avait permis à cet État d’agrandir encore son territoire au détriment de celui de l’État arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis, quant à eux, ont été créés il y a tout juste 55 ans, en 1971. Issus du regroupement d’un noyau de peuplades et de confédérations tribales dispersées le long de la Côte des Trèves, les Émirats n’éveillaient, jusqu’aux années 1960, que peu d’intérêt international. Comme d’autres régions de la péninsule, cette société n’avait connu que la tyrannie de la pauvreté ; désormais, elle doit s’accommoder de celle de la richesse. Non point cette richesse qui provient d’une révolution industrielle ou de cet effort gigantesque qu’accomplit une société sur elle-même pour se soustraire au déterminisme de la nature — du génie de ses ingénieurs et de ses ouvriers comme en Europe ou au Japon lors de leurs révolutions industrielles —, mais celle-là même qui est le produit direct de la rente pétrolière. À partir de cette époque, événements politiques et pétroliers vont se succéder à une allure vertigineuse, telle une machine en folie que personne ne pouvait plus arrêter. Avec la manne pétrolière, les Émiratis ont vu se multiplier leurs richesses, leurs partisans et leurs courtisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tente bédouine à la démesure géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la trajectoire actuelle des Émirats arabes unis, il faut d’abord saisir le vertige psychologique qui a saisi ce pouvoir. En l’espace d’une seule génération, les Émiratis sont passés d&rsquo;un dénuement pastoral absolu — celui des tentes et des caravanes de chameaux — à une opulence insolente matérialisée par des gratte-ciels de cent étages. Cette métamorphose fulgurante a engendré une véritable euphorie de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce saut temporel et technologique sans transition a nourri un besoin viscéral de reconnaissance, compensant la jeunesse de l’État par une verticalité architecturale et financière spectaculaire. Porté par cette richesse monumentale, le pouvoir d’Abou Dhabi s’est laissé griser par une forme d’hubris géopolitique. Ce sentiment d’invulnérabilité pousse aujourd’hui ses dirigeants à croire que la puissance financière permet de tout régenter, des alliances économiques aux destins des nations millénaires du monde arabe. C’est précisément ce tournis de la richesse qui explique l’agressivité de leur diplomatie et leur volonté de bousculer des équilibres régionaux complexes, au risque de la démesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie de la démesure ne surgit pas du néant ; elle réactive, sous des formes modernes, des codes comportementaux profondément ancrés dans l’histoire de la péninsule. Avant l’ère pétrolière, la survie dans ce désert hostile dictait des règles strictes, où la razzia et le contrôle forcé des routes commerciales et des caravanes constituaient la norme. L’adage populaire <em>«Chassez le naturel, il revient au galop»</em> trouve ici une résonance singulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les paravents technologiques et les fonds souverains d’Abou Dhabi, subsiste le réflexe atavique de s’accaparer les richesses d’autrui par la force ou l’ingérence. Qu’il s’agisse de monopoliser la gestion des ports stratégiques de la mer Rouge et d’Afrique, d’exploiter les ressources de pays en crise comme le Yémen ou le Soudan, ou de déstabiliser des économies régionales, la logique demeure identique. La prédation économique contemporaine n’est que la continuation, en costume de diplomate et en col blanc, des anciennes traditions de brigandage du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la vitrine financière de Dubaï et les investissements technologiques étalés par Abou Dhabi se cache ainsi un activisme régional qui s’apparente à une véritable métastase géopolitique. Du Yémen à la Libye, en passant par le Soudan et le Sahel, la diplomatie émiratie s’est traduite par une méthode constante : la déstabilisation et la fragmentation des États souverains. Cette ingérence permanente a fini par provoquer une onde de choc au Maghreb : le 10 septembre 2026, l’Algérie a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, sommant leur ambassadeur de quitter le territoire sous 48 heures et fermant son espace aérien aux appareils émiratis. En dénonçant une accumulation d’actes hostiles, Alger tirait les conséquences logiques d’une doctrine devenue incompatible avec la stabilité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection extérieure ne repose pourtant sur aucun socle national réel. Dépourvue de profondeur démographique et d’armée pléthorique, la monarchie d’Abou Dhabi a dû sous-traiter l’intégralité de sa sécurité et de sa projection de force : recrutement de mercenaires étrangers, cadres militaires occidentaux intégrés au commandement et financement massif de milices locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’interventionnisme par procuration a connu une accélération brutale dans le sillage des soulèvements populaires de 2011, vécus à Abou Dhabi comme une menace existentielle pour la survie du régime. Pour étouffer dans l&rsquo;œuf toute dynamique démocratique ou alternative politique dans le monde arabe, la monarchie a projeté son appareil hybride bien au-delà du Golfe. La normalisation scellée avec Israël en 2020 est venue parachever cette construction : un calcul d’un pragmatisme froid visant à s’adosser au bouclier sécuritaire et technologique de l’axe israélo-américain pour poursuivre ses ingérences régionales sans en payer le prix diplomatique.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tSqx8enX71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/embed/#?secret=fPhJRr1rJI#?secret=tSqx8enX71" data-secret="tSqx8enX71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le devoir de soumission et la faillite du parapluie sécuritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système qui sévit dans la région du Proche-Orient affiche une apparence institutionnelle — des gouvernements et des assemblées aux ordres —, mais il recouvre une réalité géopolitique tangible : un axe américano-israélien omniprésent et omniscient. Vers cette réalité convergent en fait, tous les fils qui animent et motivent les gesticulations des hommes et des rouages apparemment investis du pouvoir de décision au Proche-Orient. Cette convergence constitue la matrice du système américano-israélien. Elle fut longtemps recouverte d’un flou artistique savamment entretenu, destiné à donner l’illusion d’une répartition rationnelle des rôles dans la gestion des affaires régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’axe américano-israélien n’a pas d’alliés au Proche-Orient ; il n’a que des vassaux. La plupart des États arabes semblent avoir oublié cette réalité historique, ignorant le célèbre avertissement d’Henry Kissinger : <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les pressions conjointes de Washington et de Tel-Aviv — qui les contraignent à s’aligner contre l’Iran —, des pays en principe souverains se laissent réduire à la triste condition de satellite. Face à cet axe, beaucoup de dirigeants arabes ont adopté un réflexe de vassal et une attitude de servile soumission. En bradant leur indépendance et leur souveraineté nationales, ils ont franchi la ligne qui sépare le partenaire de l’inféodé, l’allié de la simple marionnette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une question fondamentale se pose aujourd’hui : en quoi a réellement servi cette prétendue protection ? L’épreuve des récents développements régionaux en dévoile toute l’illusion. Conçues à l’origine pour dissuader l’Iran et protéger les monarchies du Golfe, des installations comme la base aérienne d’Al Dhafra ou la base d’Al Minhad aux Émirats arabes unis accueillent d’importants contingents et équipements américains. Dans le cadre des escalades actuelles, ces infrastructures se sont transformées, malgré elles, en rampes de lancement et en plateformes de soutien logistique ou opérationnel pour les forces américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réplique iranienne ne s’est pas fait attendre. Bien que le président iranien, Masoud Pezeshkian, ait explicitement déclaré que Téhéran n’avait <em>«aucun problème»</em> avec ses voisins du Golfe comme les Émirats, la présence militaire américaine à leurs frontières est perçue par l’Iran comme une menace directe et une justification légitime pour cibler ces installations en guise de représailles aux attaques américano-israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences stratégiques de cet engrenage sont cinglantes : au lieu de constituer un bouclier protecteur, les bases américaines ont agi comme de véritables aimants à missiles. Cette situation pousse désormais les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe à réévaluer leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de Washington. Constatant l’extrême vulnérabilité de leur territoire, plusieurs pays de la région explorent aujourd’hui de nouvelles options diplomatiques et tentent d’initier des discussions directes avec Téhéran pour préserver leur propre sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les états-majors de Tel-Aviv, le constat demeure purement comptable : les Émirats arabes unis ne constitueront jamais la moindre menace militaire. Sans profondeur stratégique et bridée par une population nationale numériquement marginale, la monarchie ne risquera jamais de contester la suprématie israélienne. Pour l’État hébreu, la normalisation ne relève donc aucunement d’une alliance entre égaux, mais de l’intégration d’un auxiliaire financier et diplomatique parfaitement aligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En laissant Abou Dhabi étendre ses tentacules au Yémen, au Soudan ou dans la Corne de l’Afrique, Israël applique une politique de laisser-faire méthodique. Ce rôle de sous-traitant sert les intérêts de Tel-Aviv : la diplomatie émiratie s’attelle à morceler les États arabes centraux, traquer l’opposition politique et verrouiller les voies maritimes, accomplissant la besogne sans qu’Israël n’ait à exposer ses propres soldats. En contrepartie, l’appareil sécuritaire israélien fournit à Abou Dhabi ses technologies de surveillance et son parapluie d’influence à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence s’appuie sur une alliance d’intérêts où la ressource financière du Golfe offre la logistique matérielle à une logique de domination et de démantèlement des souverainetés. Comment les Émirats ne fascineraient-ils pas ? Pour séduire les cœurs et les esprits, Abou Dhabi se présente avec le visage affable d’une société accueillante, jouissant d’une opulence qui éclaire le monde arabe et promet la prospérité. Devenu maître des symboles, cet État se présente avec la séduisante apparence des enchanteurs de toujours. Mais derrière ce discours sur sa prétendue stature géopolitique se dessine la réalité d’un simple exécutant, au service d’une stratégie qui divise les pays arabes, neutralise la cause palestinienne et consolide l’hégémonie de son nouvel allié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Afrique comme laboratoire de l&rsquo;ingérence émiratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le continent africain que l’expansionnisme émirati déploie ses effets les plus destructeurs. Sous le couvert d’investissements, d’aide humanitaire ou de coopération sécuritaire, Abou Dhabi a méthodiquement étendu son ombre sur le Soudan, la Libye et la Corne de l’Afrique. La méthode ne varie jamais : repérer des factions armées ou des hommes forts en rupture de ban, les inonder de capitaux et d’équipements militaires, puis verrouiller en échange les infrastructures névralgiques et les ressources du sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan, cette politique de parrainage a viré au désastre. Le soutien logistique et armé massif accordé aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti alimente un conflit d’une violence inouïe. Les rapports d’experts des Nations unies et des ONG documentent un circuit économique parfaitement rodé : Dubaï sert de plaque tournante pour le blanchiment et le commerce de l’or extrait des zones de combat, dont les revenus financent de nouvelles cargaisons d’armes, tout en visant le contrôle direct du littoral de Port-Soudan sur la mer Rouge. Parallèlement, l’injection de fonds souverains émiratis dans les économies occidentales sert de bouclier diplomatique pour acheter la complaisance internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réputation de plaque tournante du blanchiment et des capitaux suspects déborde désormais largement le continent africain et le Moyen-Orient : le rappel récent de l’ambassadeur de Bulgarie aux Émirats, sur fond d’enquêtes anticorruption visant des sociétés écrans et des vols en jet privé au profit d’oligarques sanctionnés, en offre une illustration européenne frappante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Libye, le choix d’Abou Dhabi s’est porté sur le maréchal Khalifa Haftar. Au mépris des embargos de l’Onu, la monarchie a financé des ponts aériens, livré des drones de combat et acheminé des contingents de mercenaires pour appuyer l’offensive contre Tripoli, cherchant à bloquer toute transition démocratique et à mettre la main sur les mannes pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l&rsquo;Afrique, l’ingérence prend la forme d’un verrouillage portuaire et sécuritaire. En contournant l’État central somalien pour signer des accords directs avec les régions du Somaliland et du Puntland, Abou Dhabi a sciemment fragilisé l’équilibre politique local afin de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb et d’assujettir le commerce maritime régional à ses propres intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qzS4DnhzRZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=a2Wo3fgseU#?secret=qzS4DnhzRZ" data-secret="qzS4DnhzRZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’Axe de revers : Israël-Émirats-Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Soudan et la Libye, le pouvoir émirati a étendu ses manœuvres au Sahel. Du Mali au Niger, Abou Dhabi s’est immiscé dans un espace frontalier hautement inflammable, instrumentalisant la fragilité des juntes militaires locales pour y installer ses réseaux d’influence. Sous couvert d’aide financière, la monarchie injecte des capitaux qui ravivent les tensions communautaires, contraignant Alger à maintenir une vigilance militaire constante sur un périmètre stratégique immense : l’Algérie partage en effet plus de 6 385 kilomètres de frontières terrestres avec ses sept pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces pays limitrophes connaissent une période de grande instabilité — conflits fratricides, tensions ethniques, prolifération de groupes terroristes et crises migratoires d’une ampleur dramatique. Cette ceinture d’instabilité représente une menace permanente pour la région subsaharienne et le Maghreb. Pour préserver son intégrité territoriale, l’Algérie doit mobiliser des ressources considérables afin de contrecarrer les effets déstabilisateurs subis par ces populations déplacées et contenir les flux d&rsquo;insécurité importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alger, ces agissements s’inscrivent dans la réalité matérielle d’une alliance de revers formalisée dans le sillage des Accords d’Abraham de 2020. La répartition des rôles s’y opère avec une rigueur limpide. D’une part, Israël assure la fourniture d’équipements de pointe, notamment des logiciels d’infiltration cybernétique comme Pegasus, des drones de combat et des systèmes de guerre électronique. D’autre part, Abou Dhabi assume le rôle de bailleur de fonds global en mobilisant sa manne pétrolière pour financer ces contrats tout en activant ses relais diplomatiques. Enfin, le Maroc offre son territoire pour maintenir une pression politique et militaire continue sur la frontière occidentale de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie de fait s’est matérialisée par des actes précis visant à imposer un fait accompli contraire au droit international : ouverture de représentations diplomatiques fictives à Laâyoune, accords de défense autorisant la présence de cadres militaires israéliens au Maroc et soutien financier à des foyers d’instabilité au Sahel. Face à cette géopolitique du fait accompli, l’Algérie oppose la force du droit international : le principe inaliénable de l’intangibilité des frontières héritées de la décolonisation, le respect des résolutions de l’Onu et le refus absolu de toute ingérence étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activisme d’Abou Dhabi ne réussit pas à masquer les faiblesses structurelles du modèle émirati. La diplomatie du chéquier et la sous-traitance sécuritaire ne fabriquent pas une puissance géopolitique durable. Dépourvu de profondeur territoriale et de légitimité historique, l’État émirati repose sur un équilibre extrêmement fragile. Son économie dépend entièrement du dessalement d’eau de mer, des flux logistiques internationaux et de sa réputation bancaire. Il suffirait d’une étincelle dans le Golfe pour que la narration de la stabilité s’effondre et que les capitaux s’envolent. Dès qu’il se heurte à des États nationaux structurés, le modèle révise d’ailleurs rapidement ses prétentions. L’arbitrage saoudien en a offert la preuve : lorsque Riyad a exigé la fin de ses manœuvres autonomes, Abou Dhabi s’est exécuté et s’est retiré sans résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives d’encerclement de cet axe de revers, l’Algérie cherche à desserrer l’étau et à éviter de se retrouver prise en tenaille en déployant une stratégie de neutralisation rigoureuse — le voisin marocain à l’Ouest, les milices libyennes sous perfusion à l’Est et les brasiers sahéliens au Sud. Au Sahel, la diplomatie algérienne a réactivé ses canaux avec Niamey et Bamako, rappelant aux décideurs locaux que la sécurité durable du Sahara dépend de la coopération transfrontalière et non de promesses financières volatiles. Sur le flanc oriental, elle arrive à colmater la brèche : un dispositif militaire étanche le long de la frontière libyenne a contenu tout risque de débordement. Dans ce schéma, la Tunisie s’affirme comme un partenaire souverain et indéfectible : la convergence entre Alger et Tunis consolide un axe de stabilité au nord-est du Maghreb et contribue à préserver cet espace de toute tentative d’ingérence ou de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bouclier algérien :  souveraineté et dignité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses suggérant que l&rsquo;Algérie devrait renoncer à son soutien à la cause palestinienne pour se replier sur ses enjeux intérieurs méconnaissent profondément les fondements de sa doctrine. Hérité de la guerre de libération de 1962, cet engagement envers la justice et la libération des peuples est consubstantiel à l&rsquo;identité politique du pays. Une diplomatie fondée sur des principes demeure le meilleur rempart contre l&rsquo;isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Algérie s&rsquo;est forgée à travers les tempêtes de son histoire. Ce ne sont certainement pas les manœuvres d’un État récent, dépendant de capitaux et de prestataires privés, qui entameront sa trajectoire. En tranchant par la décision du 10 septembre 2026 — la rupture des canaux diplomatiques, l’expulsion de l’ambassadeur émirati et la fermeture de l’espace aérien —, l’Algérie a rappelé une vérité fondamentale : sa souveraineté ne s’achète pas, elle ne se négocie pas et elle ne cédera devant aucun marchand d’illusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;* Médecin algérien au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="172Nm6xu3d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=2AETitoiC1#?secret=172Nm6xu3d" data-secret="172Nm6xu3d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Maroc - Emirats arabes unis - Israël qui agace l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Algérie a justifié la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis par «une accumulation d’actes provocateurs et hostiles» sans pour autant révéler «ces actes». Aucune explication. En réalité, cette rupture n’est pas un différend bilatéral, c’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv qui agace Alger, un axe concurrent et aux intérêts divergents. Le modèle d’influence des Émirats gagne en puissance alors le modèle traditionnel de l’Algérie est confronté à une pression grandissante et ses outils ne sont plus efficaces et adaptées au contexte régional actuel. L’architecture régionale est en pleine mutation et l’influence n’est plus dictée automatiquement par la taille du territoire. La donne a changé et les outils ont évolué.</em></strong> <em>(Photo : Abdelmadjid Tebboune  discute avec Mohammed Ben Zayed , lors du sommet du G7 en Italie le 14 juin 2024).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19649618"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique marocain Amine Ayoub a publié une analyse dans <a href="https://www.ynetnews.com/opinions-analysis/article/hjkzmfxtgx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ynet Global</a>, version anglophone en ligne du journal israélien <em>Yediot Aharonot</em>, dans laquelle il revient sur le divorce houleux entre Alger et Abou Dhabi. Selon lui, lorsque l’Algérie a ordonné à l’ambassadeur des Émirats de quitter son territoire sous quarante-huit heures, le 10 septembre 2026, et a annoncé des restrictions visant les aéronefs militaires et civils immatriculés aux Émirats —tout en exemptant les vols commerciaux jusqu’à la fin de l’année—, cette rupture a immédiatement mis en lumière un réalignement régional plus profond. Les déclarations officielles algériennes ont fait état d’une accumulation d’actes <em>«provocateurs et hostiles»</em>, sans toutefois désigner un incident déclencheur unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux modèles de puissance régionale distincts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a exprimé ses regrets et a dit espérer que cette rupture pourrait, à terme, être annulée. L’absence d’une cause bien déterminée est, en soi, un élément révélateur. Il ne s’agit pas tant d’un différend bilatéral que d’une confrontation ouverte entre deux modèles de puissance régionale distincts, s’étendant de l’Afrique du Nord au Sahel et au Moyen-Orient au sens large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie s’appuie sur un modèle étatique fondé sur l’étendue de son territoire, ses ressources énergétiques, sa capacité militaire et une diplomatie formelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, quant à eux, opèrent selon un modèle en réseau, déployant capitaux, logistique, infrastructures commerciales et partenariats de sécurité ciblés bien au-delà de leurs frontières. Dans des environnements politiques fragmentés, ce modèle en réseau permet de générer un levier d’influence plus rapidement et avec plus de souplesse que le poids géographique traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est devenue de plus en plus manifeste à mesure que l’Algérie et les Émirats ont poursuivi des intérêts divergents sur plusieurs théâtres régionaux au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0ZGAuq4srZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=MyWJ9ZL85B#?secret=0ZGAuq4srZ" data-secret="0ZGAuq4srZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc, ligne de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc en offre l’illustration la plus frappante. Pendant des décennies, la rivalité entre Alger et Rabat a été centrée sur la question du Sahara occidental, l’Algérie apportant un soutien de longue date au Front Polisario. La nature de cette confrontation bilatérale a changé en novembre 2020, lorsque les Émirats ont ouvert un consulat à Laâyoune, dans la partie marocaine du territoire contesté, et exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Cette initiative s’inscrivait dans le contexte de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en a pas résulté une alliance militaire formelle dirigée contre l’Algérie mais plutôt un réseau de plus en plus dense de partenariats qui se chevauchent. Parmi les exemples concrets, on peut citer les investissements émiratis dans les infrastructures et l’énergie au Maroc —notamment des projets majeurs dans les secteurs de l’eau et de l’électricité— ainsi que le développement, depuis 2020, d’une coopération industrielle et de défense entre Rabat et Tel Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de ces initiatives dépasse le simple cadre économique. Selon Amine Ayoub, elles renforcent les capacités du Maroc, approfondissent ses partenariats extérieurs et confèrent à des acteurs tiers des intérêts croissants dans l’environnement stratégique entourant le Sahara occidental, autant de formes d’influence que l’Algérie ne peut aisément contrer par la diplomatie traditionnelle ou des pressions bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc ne fait plus face à l’Algérie en tant que voisin isolé. Cela s’inscrit dans un réseau en pleine expansion reliant Rabat, Abou Dabi, Tel Aviv et Washington. Pour Israël, cet aspect est crucial, car la relation avec le Maroc renforce sa présence stratégique et ses liens de défense vers l’ouest. La coopération avec Rabat étend l’influence d’Israël le long des façades atlantique et méditerranéenne de l’Afrique du Nord, selon des modalités inédites il y a dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La combinaison de la reconnaissance diplomatique, des investissements économiques et de la coopération sécuritaire a modifié l’équilibre des influences aux abords de la frontière occidentale de l’Algérie, sans pour autant nécessiter un pacte militaire formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a des conséquences concrètes sur la manière dont l’Algérie évalue ses options régionales et sur la façon dont les puissances extérieures interagissent avec le Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel, théâtre d’une rivalité plus profonde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une évolution parallèle s’observe au sud de l’Algérie. Alger a longtemps considéré le Sahel comme un terrain privilégié pour la médiation diplomatique. L’Accord d’Alger de 2015 sur le Mali a marqué l’apogée de cette approche, fondée sur des négociations formelles entre États et des engagements institutionnels. Les coups d’État militaires survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023 ont bouleversé le paysage institutionnel sur lequel reposait la diplomatie algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux gouvernements militaires se sont montrés moins réceptifs aux médiations extérieures, perçues comme une entrave à leur souveraineté et plus ouverts à des partenariats alternatifs offrant des ressources sans les mêmes conditions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs extérieurs proposant des ressources flexibles ont investi l’espace ainsi libéré. ​​Les Émirats ont apporté capitaux, projets commerciaux et capacités logistiques dans des zones où l’Algérie misait davantage sur la proximité géographique et une médiation fondée sur la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l’Afrique, les investissements émiratis dans les infrastructures portuaires, aériennes et de sécurité —notamment leur présence de longue date à Berbera dans le Somaliland— ont créé des canaux d’influence opérant largement en dehors des cadres traditionnels de médiation diplomatique. Ces relations confèrent à Abou Dhabi un accès concret et un levier d’action, même là où les institutions politiques formelles sont faibles ou fragmentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste est également visible en Libye. L’Algérie a généralement privilégié les institutions formelles et les processus soutenus par l’Onu visant la réconciliation nationale. À l’inverse, les Émirats ont entretenu des liens plus étroits avec les forces militaires de l’Est associées à Khalifa Haftar, privilégiant des objectifs sécuritaires ciblés au détriment de règlements politiques globaux. Cette divergence d’approche ne relève pas de la simple tactique, elle reflète deux conceptions distinctes de l’exercice de l’influence dans des contextes politiques fragmentés où l’autorité de l’État est contestée ou incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Soudan accentue cette même divergence. Les Émirats ont fait face à de graves accusations de la part d’enquêteurs de l’Onu et de Human Rights Watch concernant des réseaux assurant la logistique et le soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), Abou Dabi dément fermement avoir apporté un tel soutien. Au-delà du différend sur ces accusations précises, cet épisode illustre une tendance plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des environnements politiques fragmentés, les capitaux, la logistique et les réseaux informels peuvent générer un levier d’influence plus rapidement que la médiation diplomatique traditionnelle. Pour l’Algérie, cela représente un défi majeur, alors que les États africains fragiles deviennent le théâtre d’une concurrence accrue pour l’influence extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, bénéficiaire discret</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que l’angle israélien constitue l’élément le plus déterminant de cette rupture, bien qu’il faille l’aborder avec précaution. Il considère qu’Israël n’est pas à l’origine de la rupture entre Alger et Abou Dabi mais cette que rupture renforce une configuration régionale dans laquelle le Maroc et les Émirats sont de plus en plus liés à Israël, tandis que l’Algérie demeure en marge de ce réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Accords d’Abraham ne se limitaient pas à de simples accords commerciaux bilatéraux. Ils ont jeté les bases de partenariats croisés dans les domaines du renseignement, de la sécurité maritime, de la défense aérienne et des technologies de défense. L’intensification de la coopération entre Israël, le Maroc et les Émirats a tissé une toile de plus en plus dense de relations sécuritaires couvrant certaines parties de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces relations englobent une coopération industrielle dans le domaine de la défense, le partage de renseignements sur les menaces communes et une coordination des positions diplomatiques sur des questions régionales clés. L’Algérie, qui applique une politique stricte de non-normalisation et place la question palestinienne au cœur de son identité régionale, reste en dehors de ce réseau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et Washington dans tout ça !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique américaine doit éviter de considérer l’Algérie et les partenaires des Accords d’Abraham comme des piliers interchangeables de sa stratégie en Afrique du Nord. L’Algérie demeure un fournisseur d’énergie important pour l’Europe et conserve un rôle dans certains dispositifs de lutte antiterroriste. Toutefois, sa posture stratégique est limitée par une doctrine d’autonomie et par des liens étroits en matière de défense avec des fournisseurs non occidentaux. Selon les données du Sipri*, la Russie a représenté 48% des importations d’armes majeures de l’Algérie entre 2020 et 2024, alors même que le volume global des importations d’armes algériennes a diminué en valeur absolue sur cette période, chutant d’environ 73% par rapport au quinquennat précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son analyse, Amine Ayoub estime que Washington aurait tout intérêt à accorder une importance accrue au réseau Maroc-Israël-Émirats en tant que cadre émergent pour la sécurité régionale, le commerce et la coopération technologique, tout en maintenant un engagement pragmatique avec l’Algérie lorsque les intérêts américains l’exigent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’encourager les partenaires à la prudence sur les théâtres d’opérations africains fragiles afin que les rivalités n’exacerbent pas les conflits et ne profitent pas, en fin de compte, aux acteurs hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne doit pas être d’isoler l’Algérie de façon permanente. Il s’agit de reconnaître que l’architecture régionale est en pleine mutation et d’aligner la politique américaine sur les partenaires les plus disposés et les plus aptes à approfondir la coopération concrète en matière de sécurité et d’intérêts économiques communs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfUsJw4pNg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/">Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d&rsquo;Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d’Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/embed/#?secret=ZPiFon8m53#?secret=EfUsJw4pNg" data-secret="EfUsJw4pNg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un ordre régional en mutation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre l’Algérie et les Émirats ne signifie pas l’effondrement de la diplomatie arabe. Elle confirme que l’influence régionale ne se transmet plus automatiquement par la taille du territoire ou une hiérarchie formelle. Le pouvoir se génère de plus en plus grâce à la mobilité des capitaux, aux infrastructures commerciales, aux réseaux logistiques et aux partenariats de sécurité adaptatifs qui transcendent les frontières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie conserve des atouts considérables : son territoire, ses ressources énergétiques, une armée puissante et des décennies d’expérience diplomatique. Ces atouts demeurent pertinents. Toutefois, ils se traduisent moins efficacement en ce levier d’influence transfrontalier propre aux puissances agissant en réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre Alger et Abou Dhabi n’a pas engendré le nouvel ordre régional, elle a mis en lumière l’ampleur de l’érosion de l’ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage dont bénéficie Israël ne réside donc ni dans une nouvelle alliance spectaculaire ni dans un gain militaire immédiat. Il tient à l’expansion constante d’un réseau stratégique dans une région où la position de l’Algérie est de plus en plus contestée. Dans la nouvelle configuration qui se dessine en Afrique du Nord et en Méditerranée orientale, le Maroc et les Émirats arabes unis renforcent leurs liens avec Tel Aviv, tandis que l’Algérie s’éloigne davantage de cette dynamique émergente. C’est pourquoi, selon Amine Ayoub, Israël s’impose comme le vainqueur discret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* L’indice ou les bases de données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) mesurent les dépenses militaires mondiales, le volume des transferts d’armes et la production d’armements à travers des rapports de référence.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Révélations &#124; Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:35:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmadinejad est actuellement assigné à résidence en Iran après que les les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est une bombe. Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/13/us/politics/israel-mahmoud-ahmadinejad-iran.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé ce lundi 13 juillet 2026 que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été recruté par le Mossad ! Les Israéliens ont commencé à s’intéresser à lui quand ses relations se sont dégradées avec le défunt Guide suprême Ali Khamenei. Ahmadinejad a été empêché à trois reprises de se présenter de nouveau à l’élection présidentielle ce qui a nourri chez lui un profond ressentiment contre le régime et a forgé sa conviction que son retour au pouvoir ne pourrait avoir lieu qu’avec la chute de ce régime. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19221788"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête intitulée <em>«Dans les coulisses de l’opération secrète d’Israël pour recruter Ahmadinejad»</em> et menée par quatre journalistes Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Farnaz Fassihi et Ronen Bergman, le <em>New York Times</em> a révélé, lundi 13 juillet 2026, que l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad est assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution après que les autorités iraniennes ont découvert ses contacts avec Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal américain, Israël a mené pendant des années une opération secrète visant à recruter Ahmadinejad dans le but de l’installer à la tête de l’Iran après la chute du régime. L’enquête s’appuie sur des sources américaines, israéliennes et iraniennes connaissant les détails de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2024, un haut responsable du gouvernement hongrois de l’époque a demandé au professeur Gergely Deli, président de la Ludovika University of Public Service (Université Ludovica de l’administration publique) à Budapest, d’inviter Ahmadinejad à une conférence sur le changement climatique. Selon Deli, on lui a indiqué que cette conférence servirait en réalité de couverture à des discussions secrètes entre Ahmadinejad et des responsables des services de renseignement israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses craintes de nuire à sa propre réputation et à celle de l’université, il accepta, estimant que si les deux parties étaient disposées à dialoguer, il fallait leur en donner l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête rapporte que les gardes du corps d’Ahmadinejad ont déclaré qu’il avait réussi à disparaître au moins deux fois durant sa visite pour assister à de longues réunions. Interrogé, il affirma rencontrer des professeurs d’université. Lors de la conférence, Ahmadinejad prononça un discours en anglais, évoquant <em>«l’humanité commune»</em> et un <em>«ordre mondial en mutation»</em>. Il surprit l’auditoire en ne commençant pas son discours par un verset du Coran. Comme il l’avait fait tout au long de sa présidence, il offrit même au recteur de l’université un exemplaire du ‘‘<em>Livre des Rois</em>’’ * du grand poète persan du X<sup>e</sup> siècle Ferdowsi et reçut de sa main l’emblème de l’université.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LysIeYYNR8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=bGer3eyIIx#?secret=LysIeYYNR8" data-secret="LysIeYYNR8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La mue d’Ahmadinejad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deli admet avoir servi d’intermédiaire pour faciliter des réunions secrètes. Selon des sources américaines, l’ancien chef du Mossad David Barnea s’était personnellement rendu à Budapest pour rencontrer Ahmadinejad. Le Mossad a ensuite informé la CIA qu’Israël avait financé ses frais d’hébergement et de voyage ces dernières années et que des responsables du renseignement israélien l’avaient rencontré à plusieurs reprises hors d’Iran. Selon l’enquête, Ahmadinejad, qui a été président de l’Iran de 2005 à 2013 et considéré à l’époque comme l’une des figures les plus importantes de la ligne dure –partisan du programme nucléaire iranien, appelant régulièrement à la destruction d’Israël– a progressivement modifié son image après avoir quitté ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête indique qu’Ahmadinejad a commencé à adoucir son discours anti-israélien, critiquant l’appareil sécuritaire et la corruption gouvernementale. Il a adopté une apparence plus occidentalisée, appris l’anglais, rencontré fréquemment des civils et s’est présenté comme un homme politique plus modéré. Selon l’un de ses anciens conseillers, Abdolreza Davari, la motivation d’Ahmadinejad n’était pas l’argent mais plutôt le désir de revenir au pouvoir. Un proche collaborateur a déclaré au journal qu’après avoir été disqualifié de la course présidentielle à trois reprises, Ahmadinejad avait conclu qu’il ne pouvait pas revenir au pouvoir tant que le régime en place resterait en fonction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renverser le régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la même source, Ahmadinejad craignait qu’en cas de guerre et de renversement du régime, les États-Unis et Israël choisissent d’installer un opposant exilé depuis l’étranger. C’est pourquoi il s’est présenté comme quelqu’un capable de diriger le pays de l’intérieur, à l’instar de Boris Eltsine en Russie au lendemain de la chute de l’URSS. La même source a affirmé qu’Ahmadinejad avait déclaré à ses conseillers que s’il dirigeait de nouveau l’Iran, le pays reconnaîtrait Israël et normaliserait ses relations avec ce pays dans le cadre des accords d’Abraham négociés par le président Donald Trump.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux sources sécuritaires israéliennes, les services de renseignement israéliens ont suivi de près l’escalade des tensions entre Ahmadinejad et le Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables du régime, notamment après son inéligibilité répétée à la présidence. Parallèlement, selon des sources iraniennes, les services de renseignement des Gardiens de la révolution ont commencé à douter de sa loyauté bien avant ses contacts avec les Israéliens, précisément quand il a&nbsp;adressé des messages publics à Trump en 2017 puis au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visite au Guatemala</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’enquête, les premiers contacts entre Ahmadinejad et Israël auraient eu lieu lors de sa visite au Guatemala en 2023, où il était invité à participer à une conférence sur l’environnement. Les autorités iraniennes ont tenté de l’empêcher de quitter le pays mais après qu’il se soit barricadé à l’aéroport pendant des heures et ait rendu l’incident public, il a finalement été autorisé à partir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, l’opération a culminé fin février de cette année, au début du conflit israélo-iranien. Ce récit journalistique indique qu’une attaque israélienne a endommagé la résidence d’Ahmadinejad à Téhéran, précisément le bâtiment de sécurité et son véhicule blindé. Peu après, une Peugeot noire est arrivée sur les lieux, Ahmadinejad y est monté et a pris la fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources américaines et iraniennes ont affirmé que la voiture transportait des agents du Mossad qui l’ont conduit vers un lieu secret en Iran. Cependant, selon ces mêmes sources, Ahmadinejad aurait été déçu par l’opération de sauvetage et le plan visant à le réinstaller au pouvoir. Il a ensuite quitté les lieux dans des circonstances mystérieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à cela, il est allégué que les services de renseignement iraniens ont commencé à enquêter sur ses liens avec Israël et ont recueilli de nombreux renseignements sur ses activités. Selon quatre sources iraniennes de haut rang citées dans l’enquête, Ahmadinejad a été retrouvé et il est actuellement assigné à résidence par les services de renseignement des Gardiens de la révolution, après que les autorités ont rassemblé des preuves de ses contacts avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrestation, il n’était pas apparu en public jusqu’à la semaine dernière, lorsqu’il a brièvement assisté aux funérailles du Guide suprême Ali Khamenei. Des vidéos de la cérémonie le montrent debout, la tête baissée, entouré de gardes du corps. Les anciens présidents iraniens Hassan Rouhani et Mohammad Khatami n’ont pas assisté aux obsèques. Le Mossad n’a pas répondu aux questions du <em>NYT</em> à ce sujet, de même qu’un porte-parole d’Ahmadinejad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Livre des Rois ou Shâhnâmeh est une épopée retraçant l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à l’arrivée de l’Islam.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N00YVeJA3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=cwGgWl76NP#?secret=N00YVeJA3v" data-secret="N00YVeJA3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Donald Trump, un maître chanteur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/12/donald-trump-un-maitre-chanteur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 10:58:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Accords d’Abraham de Donald Trump sont à nouveau remis à l’ordre du jour :  un couteau sur la gorge des monarques du Golfe.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-19213902"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre obéissance et rejet </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/15/sahara-occidental-contre-normalisation-avec-israel-a-quand-ceuta-et-melilla-et-a-quels-prix-1/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marocanité du Sahara occidental</a>. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l&rsquo;autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PrxOGoWG3N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/">Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/embed/#?secret=cWwVcmuDnt#?secret=PrxOGoWG3N" data-secret="PrxOGoWG3N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La loi du plus fort est toujours la meilleure </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? <em>That’s the question</em>!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur <em>Truth Social</em> «<em>J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham</em>.» Au minimum&nbsp;? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <em>«situation très complexe»</em> que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «<em>minimum»</em> pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres <em>«shah»</em> à fouetter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l&rsquo;Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>
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		<title>Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La divulgation par les Israéliens de la visite de Benjamin Netanyahu aux Emirats a irrité les Émiratis qui l’ont démentie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/">Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! <a href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/05/reckless-act-netanyahu-sparks-uae-fury-claiming-secret-visit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Monitor</a> indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782907"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxAI6OqjT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=4QBLBEdakR#?secret=TxAI6OqjT6" data-secret="TxAI6OqjT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Un acte irresponsable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à <em>Al-Monitor</em>, sous couvert d’anonymat : <em>«Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant»</em>. Cela a produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : <em>«Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis»</em>. Le communiqué ajoute :<em> «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : <em>«Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accords d’Abraham et renforcement des liens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2a3rwVZvQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=PMLRjSfh73#?secret=2a3rwVZvQa" data-secret="2a3rwVZvQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Coopération à des niveaux sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à <em>Al-Monitor</em> sous couvert d’anonymat : <em>«Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout s’est (momentanément) effondré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable israélien : <em>«Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État»</em>. Il a ajouté : <em>«Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : <em>«Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien a déclaré : <em>«Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’<em>Al-Monitor</em>, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. <em>«Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront»</em>, a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. <em>«Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant»</em>, a ajouté la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. <em>«À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu»</em>, a déclaré la source politique israélienne. <em>«Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Th3bdhK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=KcCkHb2VUi#?secret=w9Th3bdhK9" data-secret="w9Th3bdhK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Émirats]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[missiles balistiques]]></category>
		<category><![CDATA[Spectro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël a livré des systèmes d’armement avancés aux Émirats arabes unis afin de l’aider à se défendre contre l'Iran. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La lune de miel ne fait que durer entre Tel Aviv et Abou Dhabi. Durant la guerre israélo-américaine contre l&rsquo;Iran, les Émirats arabes unis -qui symbolisent le contre-projet et l’antithèse de la République islamique- ont été le pays du Golfe qui a le plus subi des attaques de missiles et de drones iraniens mais Israël n’a pas tardé à fournir à son meilleur ami du monde arabe des lasers de pointe et des systèmes de défense sophistiqués pour contrer les attaques de l’Iran. Plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de l’exploitation de ce matériel ont été également déployés. Aujourd’hui, les Émiratis ne tarissent pas d’éloge sur leurs amis israéliens et accusent les pays arabes de ne pas les avoir défendus.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18732719"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/6247449b-5a73-47a8-8cd4-c8ef295e6776?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> a révélé qu’Israël a livré des systèmes d’armement avancés, dont un système laser sophistiqué, aux Émirats arabes unis afin d’aider cet État du Golfe à se défendre contre les violentes attaques de missiles et de drones iraniens. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’importance d’être un ami d’Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce déploiement constitue l’un des premiers exemples de coopération significative en matière de défense entre les deux pays, qui n’entretenaient pas de relations diplomatiques officielles avant les accords d’Abraham de 2020, négociés par le président américain Donald Trump. Selon un responsable régional, cela démontre <em>«l’importance d’être un ami d’Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après deux sources proches du dossier, Israël a rapidement déployé un système de surveillance léger, le Spectro, qui a permis aux Émirats de détecter les drones entrants, notamment les drones Shahed, jusqu’à une distance de 20 kilomètres.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xmJoaZ4Wvd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=opGxmEq1MX#?secret=xmJoaZ4Wvd" data-secret="xmJoaZ4Wvd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a également livré une version du système de défense laser Iron Beam, selon une source proche du dossier et une autre informée des préparatifs d’activation du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce laser, capable de détruire les missiles à courte portée ainsi que les drones, a été utilisé pour la première fois par Israël en début d’année pour se défendre contre les projectiles tirés par le Hezbollah depuis le Liban. Le déploiement des systèmes Iron Beam et Spectro aux Émirats n’avait pas été divulgué auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux armes, considérées comme défensives, sont venues compléter le système Iron Dome (Dôme de fer), également déployé aux Émirats, accompagné de plusieurs dizaines de militaires israéliens chargés de son exploitation, selon des sources proches du dossier. Axios a été le premier média à révéler le déploiement d’Iron Dome.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des militaires israéliens aux Emirats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un système d’armes supplémentaire a également été déployé dans cet État du Golfe, ainsi que des renforts militaires israéliens, a indiqué une source informée. <em>«Il y a un nombre important de soldats sur le terrain»</em>, a ajouté cette source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sollicités par le <em>FT</em>, Elbit Systems, fabricant du système Spectro, et Rafael Advanced Defense Systems, principal concepteur du système Iron Beam, ont refusé de commenter. Le ministère israélien de la Défense s’est également refusé à tout commentaire et les Émirats n’ont pas répondu à notre demande de commentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a également partagé des renseignements substantiels et opportuns concernant les préparatifs d’une attaque de missiles à courte portée menée depuis l’ouest de l&rsquo;Iran contre les Émirats. Cet État arabe a subi de plein fouet la contre-attaque iranienne lors de la guerre conjointe américano-israélienne contre la République islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a lancé plus de 500 missiles balistiques et 2 000 drones sur les Émirats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nP0TyShrkn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/la-normalisation-entre-les-emirats-et-israel-saccelere/">La normalisation entre les Émirats et Israël s&rsquo;accélère</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La normalisation entre les Émirats et Israël s&rsquo;accélère » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/17/la-normalisation-entre-les-emirats-et-israel-saccelere/embed/#?secret=zxzFYVwRkA#?secret=nP0TyShrkn" data-secret="nP0TyShrkn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La grande majorité de ces projectiles ont été interceptés grâce au déploiement par les Émirats de plusieurs systèmes de défense aérienne, dont du matériel de fabrication israélienne, pour contrer les tirs iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rester compétitive, l&rsquo;armée israélienne a récupéré des armes encore au stade de prototype ou non encore pleinement intégrées à ses systèmes radar, <em>«les sortant des stocks et les donnant aux Émiratis»</em>, selon une source proche du dossier. <em>«Nous leur avons confié nos secrets les mieux gardés»</em>, a déclaré une troisième personne informée de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les accords d’Abraham ont normalisé les relations entre Israël et quatre États arabes, dont les Émirats. Israël a développé des liens économiques et militaires croissants avec les Émirats, après leur avoir vendu les systèmes de défense aérienne Barak et Spyder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats, cible prioritaire pour l’Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre qui a suivi l’attaque conjointe américano-israélienne contre l’Iran en février a constitué le premier test majeur et prolongé de l’alliance israélo-émiratie, et les frappes de représailles ont incité Israël à transférer des systèmes de pointe à l’État du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’Abou Dhabi critique les institutions arabes et islamiques pour ce qu’il considère comme une réponse timide à l’agression iranienne, le pays a clairement indiqué qu’il allait désormais approfondir ses liens avec les États-Unis et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable occidental a déclaré que les Émirats étaient une cible prioritaire pour l’Iran, notamment en raison de leur <em>«enthousiasme»</em> à adhérer aux accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les représailles iraniennes dans toute la région, qui ont impliqué des essaims de drones et plusieurs milliers de missiles, ont épuisé les stocks de missiles intercepteurs coûteux des États-Unis, d’Israël et des États du Golfe, dont certains coûtent des millions de dollars et nécessitent des mois de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Centre d’études stratégiques et internationales (The Center for Strategic and International Studies, CSIS) a estimé qu’au moment où l’Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu temporaire, l’armée américaine avait déjà épuisé la moitié de son stock de missiles Thaad et Patriot, les missiles intercepteurs les plus performants de son arsenal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a engendré une demande pour des systèmes d’interception mobiles et peu coûteux, notamment des systèmes développés par l’Ukraine pour contrer les drones de fabrication russe inspirés des drones Shahed iraniens, déployés dans plusieurs pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les drones Shahed se sont révélés difficiles à détecter à l&rsquo;approche de leurs cibles en raison de leur petite taille et de leur faible signature thermique. Les Émirats étudient actuellement un projet de conversion de leur stock existant de milliers de missiles Sidewinder aéroportés en une version terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conversion permettrait aux Émirats de remplacer le système de guidage thermique des Sidewinder par un système de guidage laser passif, qui fonctionnerait conjointement avec le système de surveillance Spectro d’Elbit pour identifier et intercepter les drones Shahed.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VeILaNFJU7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=XRadNfhdkw#?secret=VeILaNFJU7" data-secret="VeILaNFJU7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La barbarie occidentale, encore et toujours !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 06:45:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir commis un génocide contre les Palestiniens, les américano-israéliens lancent un nouvel épisode de barbarie contre l’Iran.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après avoir commis un génocide contre le peuple palestinien, et ce malgré une réprobation planétaire, la coalition américano-israélienne a entamé un nouvel épisode de barbarie contre l’Iran et le Liban, où chaque jour des civils innocents, personnes âgées, femmes et enfants, meurent sous un déluge de fer et de feu.</em></strong> <strong><em>La civilisation occidentale dans toute sa splendeur. </em></strong><em>(Photo : Israël bombarde la banlieue sud de Beyrouth. Le Liban entré dans la guerre malgré lui). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-18449718"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette coalition criminelle mène des raids aériens d’une intensité sans précédent contre un pays qui a osé lui tenir tête et défier ses ambitions de domination. L’Iran est coupable d’avoir refusé d’être au service des intérêts stratégiques américano-sionistes au Moyen-Orient, de disposer d’une force militaire lui permettant de constituer un potentiel adversaire pour l’État d’Israël sioniste et de perturber ainsi la fausse quiétude d’une région que l’on croyait domptée par les accords d’Abraham, sur fond de menaces et chantages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons, à cet égard, qu&rsquo;après la chute de l&rsquo;Egypte de Nasser, de l&rsquo;Irak de Saddam, de la Libye de Kadhafi et de la Syrie des Assad père et fils, l’Iran a été, durant les trois dernières décennies, le seul pays du Moyen-Orient à afficher clairement sa volonté de s’émanciper de toute tutelle étrangère, en faisant confiance à ses cadres nationaux et à leur savoir-faire technologique, notamment en matière d’armement. Et il y a partiellement réussi. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dernier des résistants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’embargo dont il fut victime, ce pays a mené une politique d’indépendance nationale qui s’est traduite par des réalisations scientifiques et militaires que les Occidentaux, et à leur tête les États-Unis, Israël, et leurs vassaux arabes du Golfe, ont perçues comme une menace pour leurs intérêts stratégiques au Moyen-Orient et, au-delà, en Asie centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les bombardements massifs de l’Iran, on cherche surtout à détruire cette volonté d’émancipation vis-à-vis de l’Occident arrogant et dominateur et à perpétuer la dépendance et la soumission à un ordre international dicté par les puissances d’hier et qui cherchent à le rester indéfiniment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le silence de Moscou, qui mène une guerre difficile contre l’Ukraine, la neutralité calculée de la Chine, soucieuse de conforter son avance technologique dans tous les domaines, et la déliquescence morale de la presque totalité des régimes arabes leur auront grandement facilité la tâche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ennemi à abattre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toutes ces raisons, et pour beaucoup d’autres encore, l’Iran est devenu l’irréductible ennemi à abattre. Qu’il ait ou non arrêté l’enrichissement de son uranium, qu’il ait ou non avancé dans les négociations avec ses adversaires américano-sionistes, l’Iran aurait de toute façon subi l’agression dont il est aujourd’hui victime. Cette agression n’est, en fait, que le point d’orgue d’un plan longuement mûri par Israël et les États-Unis, qui ont orchestré une campagne médiatique de dénigrement&nbsp;contre l’Iran et sa supposée puissance militaire, axant leurs attaques sur le du régime des mollahs, assimilé à tort ou à raison à une dictature sanguinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela est en partie vrai et prouvé, mais justifie-t-il une agression militaire menée en dehors de tout cadre légal et au mépris du droit international&nbsp;? Et qui met le peuple iranien en tenaille entre, d’un côté, un régime dictatorial qui réprime brutalement toute contestation, et de l’autre, une coalition américano-israélienne qui frappe aveuglément et sans répit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raids impressionnants sur l’Iran et le Liban, où les cibles sont aussi bien militaires que civiles, n’épargnant ni femmes, ni enfants, ni écoliers, se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Occident soi-disant civilisé et défenseur des droits et des libertés se range derrière l’État génocidaire d’Israël pour s’attaquer aux <em>«hordes fanatisées»</em> de l’Iran, un prétexte tout trouvé pour détruire ce pays et imposer définitivement sa domination à un Moyen-Orient qui n’a pas fini de voir couler le sang de ses populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NaFrVXdZMA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/">Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/embed/#?secret=u2fi6xp6ka#?secret=NaFrVXdZMA" data-secret="NaFrVXdZMA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Devant les milliards des Saoud, c’est désormais Trump d’Arabie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[avions F-35]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jamal Khashoggi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salmane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump na pas encore fait la danse du ventre devant Mohammed Ben Salmane, mais cela ne saurait tarder. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/devant-les-milliards-des-saoud-cest-desormais-trump-darabie/">Devant les milliards des Saoud, c’est désormais Trump d’Arabie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Difficile de trouver plus cupide et plus vénal que Donald Trump ! On dit que l’argent est le nerf de la guerre mais chez le président américain c’est le nerf des relations internationales tout court. Face au gros chèque saoudien, le locataire de la Maison Blanche a disculpé en direct l’héritier Mohamed ben Salmane de toute responsabilité dans l’assassinat du journaliste J<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amal Khashoggi</a>. Il a aussi annoncé la vente de 48 avions de chasse F-35 dont la vente était liée jusque-là à la normalisation avec Israël et a décidé de pousser encore plus le partenariat stratégique avec Riyad. Bref, la lune de miel de Trump d’Arabie agace même les Israéliens !</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17949531"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal arabophone londonien <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d8%ae%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%82%d8%a7%d8%aa-%d9%83%d8%a8%d9%8a%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d9%84%d9%82%d8%a7%d8%a1-%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%85%d8%a8-%d9%88%d8%a8%d9%86-%d8%b3%d9%84%d9%85%d8%a7%d9%86/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al Arabi</a> est revenu sur cette visite en passant au peigne fin aussi bien sa forme que son fond car l’accueil en grande pompe de l’hôte saoudien a donné le ton de cette visite qui se veut historique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Fait rare, le président américain a accueilli, mardi 18 novembre 2025, le prince héritier saoudien lors d’une cérémonie grandiose qui a eu lieu sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. D’habitude, ce lieu est réservé aux accueils des visites d’État ! L’événement comprenait une revue des honneurs militaires, une salve de coups de canon et un survol d’avions de chasse américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur le renforcement des liens de sécurité et la coopération nucléaire civile. Ben Salmane s’est engagé à porter les investissements saoudiens dans l’économie américaine de 600 milliards de dollars à 1 000 milliards de dollars, tandis que Trump a confirmé un nouvel accord de défense et son approbation de la vente d’avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une garde d’honneur militaire américaine a escorté le cortège du prince héritier jusqu’à la pelouse sud où Trump l’a accueilli à son arrivée. Les deux dirigeants ont ensuite levé les yeux vers les avions de chasse qui survolaient la zone avant que Trump n’accompagne son hôte à l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géopolitique de l’argent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’habitude cet accueil prestigieux n’est réservé qu’à certains chefs d’État. Or, Ben Salman est toujours prince héritier et le chef d’État saoudien c’est son père le roi Salman. Cette exception protocolaire en dit long sur la place qu’occupe l’Arabie saoudite dans la géopolitique de M. Trump, une géopolitique dictée avant tout par les intérêts financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de sa visite à la Maison Blanche, Ben Salmane s’est entretenu avec Trump dans le Bureau ovale où ce dernier a annoncé que Washington vendrait des avions de chasse F-35 à l’Arabie saoudite dans le cadre d’un accord similaire à celui conclu avec Israël. Ce serait la première fois que les États-Unis vendent ces avions de chasse à l’Arabie saoudite, marquant un tournant important dans la politique américaine. Cet accord pourrait potentiellement modifier l’équilibre militaire au Moyen-Orient et mettre à l’épreuve ce que Washington appelle jusque-là <em>«l’avantage militaire qualitatif d’Israël»</em>, seul pays de la région à posséder à ce jour des F-35. Jusque-là, les États-Unis faisaient miroiter aux Saoudiens qu’ils ne leur vendraient des F-35 que s’ils reconnaissaient officiellement Israël.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa rencontre avec Ben Salmane dans le Bureau ovale, Trump a confirmé que les États-Unis étaient parvenus à un accord de défense avec l’Arabie saoudite, que la plupart des experts estiment similaire au récent accord avec le Qatar sur lequel nous sommes revenus dans notre article du 24 octobre dernier intitulé <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/">«Nouveau traité en gestation entre Washington et Riyad»</a></em>. Si c’est effectivement le cas, toute agression contre l’Arabie saoudite sera considérée comme une agression contre les États-Unis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a, également, indiqué avoir discuté des accords d’Abraham avec Ben Salmane et s’est dit convaincu d’avoir reçu une réponse positive. Le prince héritier a répondu que l’Arabie saoudite souhaitait participer à ces accords qui prévoient la normalisation des relations avec Israël mais aussi garantir une voie claire vers une solution à deux États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Trump a laissé entendre qu’un accord nucléaire civil avec l’Arabie saoudite était aussi envisageable. La réunion a, on l’imagine, porté aussi sur l’aspect économique, M. Trump affirmant que l’économie américaine était en excellente santé. Prenant note de l’accord de l’Arabie saoudite d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis, il a déclaré :<em> «Je tiens à vous remercier d’avoir accepté d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis. Et comme il est mon ami, ce montant pourrait atteindre mille milliards de dollars… Je vais m’en occuper»</em>. Le prince héritier a répondu que l’Arabie saoudite augmenterait ses investissements aux États-Unis à mille milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également abordé la question iranienne, affirmant que <em>«le pays souhaitait parvenir à un accord avec Washington même s’ils prétendent le contraire et se disant ouvert aux négociations»</em>. Le prince héritier saoudien a affirmé que cela serait dans l’intérêt de l’Iran et de la région, soulignant qu’il ferait tout son possible pour y parvenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du dîner, le président américain a fait une autre annonce de taille qui a ravi son hôte : <em>«Ce soir, je suis ravi d’annoncer que nous poussons notre coopération militaire à des sommets encore plus élevés en désignant officiellement l’Arabie saoudite comme un allié majeur non-membre de l’Otan, ce qui est quelque chose de très important pour eux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vente des F-35 agace Israël&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce par Trump de la vente d’avions de chasse furtifs F-35 à l’Arabie saoudite a provoqué un choc en Israël. Le journal de droite <em>Maariv</em> a employé le terme <em>«coup de tonerre»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Maariv</em> considère que cette vente de F-35 à l’Arabie saoudite ne se limite pas à une simple transaction d’armement. Elle empiète sur un domaine jusqu’ici réservé à un seul pays de la région : Israël. Certes, les États-Unis continuent d’affirmer qu’ils protégeront l’avantage militaire qualitatif d’Israël mais tout expert en sécurité sait que cette supériorité est relative et non garantie à vie. Dès lors qu’un pays voisin acquiert l’accès à des avions de chasse de cinquième génération (même de façon limitée, comme le minimisent les proches du Premier ministre), la supériorité aérienne d’Israël n’est plus assurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que Trump soit prêt à franchir un tel pas soulève une question troublante : Washington considère-t-il toujours Israël comme un atout stratégique irremplaçable ou comme un pays important, certes, mais qui n’est plus au centre de la politique américaine dans la région ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux de l’administration américaine actuelle, stabiliser l’Arabie saoudite, coopérer avec elle et freiner toute autre influence régionale est peut-être aussi important aujourd’hui que l’enthousiasme fervent pour l’exclusivité israélienne dans le ciel du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Maariv</em> estime que les États-Unis adoptent désormais une vision stratégique globale du Moyen-Orient et non pas une vision d’un prisme israélien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JY0aRskiwM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/">Affaire Khashoggi : Trump fait prévaloir la realpolitik</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Khashoggi : Trump fait prévaloir la realpolitik » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/21/affaire-khashoggi-trump-fait-prevaloir-la-realpolitik/embed/#?secret=OC0YY27f2Y#?secret=JY0aRskiwM" data-secret="JY0aRskiwM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 10:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le 1er président syrien depuis 80 ans à être reçu à la Maison-Blanche.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/">Al-Charaa à la Maison-Blanche, la Syrie dans le giron américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa est le premier président syrien depuis l’indépendance du pays à être reçu à la Maison-Blanche. Le pays du Levant longtemps partenaire stratégique de l’URSS puis de la Fédération de Russie change de camp et se positionne dans le giron américain. Le passé djihadiste du nouvel homme fort de la Syrie n’inquiète pas les Américains qui se réjouissent de ce revirement stratégique en leur faveur et font preuve comme souvent de pragmatisme, un pragmatisme partagé car Al-Charaa, soucieux de sauvegarder son pouvoir et de s’assurer les bonnes grâces de la première puissance mondiale qu’il combattait jadis, fait tout pour satisfaire l’Oncle Sam.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17888583"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/11/10/trump-sharaa-syria-sanctions-assad-islamic-state-al-qaeda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse d’Alexandra Sharp dans laquelle elle affirme que la visite du président syrien à Washington acte un bouleversement de l’ordre régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 10 novembre 2025, le président Donald Trump a reçu Al-Charaa à la Maison Blanche marquant ainsi la première visite d’un président syrien à Washington depuis près de 80 ans. Cette rencontre entre le président américain et le nouveau maître de Damas représente une amélioration significative des relations avec ce pays autrefois ostracisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a moins d’un an, les États-Unis offraient une récompense de 10 millions de dollars pour toute information permettant la capture d’Al-Charaa en raison de ses liens avec Al-Qaïda. Cependant, après le renversement du dictateur Bachar El-Assad en décembre dernier, lors d’une opération menée par des combattants fidèles à Al-Charaa, ce dernier a transformé son image et celle de la Syrie sur la scène internationale, se positionnant comme un allié potentiel de l’Occident et spécifiquement des États-Unis. La Syrie qui a été longtemps dans le camp anti-américain durant le règne de la famille Assad a effectué un revirement stratégique en se positionnant désormais dans le camp américain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de sécurité de l’Onu a déjà levé certaines sanctions imposées à Al-Charaa et à des membres de son gouvernement, en vue d’une coopération internationale accrue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Un combattant au passé glorieux»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après leur première rencontre en mai à Riyad, le président américain n’a pas tari d’éloge sur Al-Charaa, le décrivant comme un<em> «homme fort»</em> et <em>«un combattant au passé glorieux»</em>. Al-Charaa espère exploiter cette image d’homme fort pour conclure un accord avec les États-Unis et obtenir la levée définitive des sanctions américaines contre la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, Trump avait imposé des sanctions en vertu de la loi César pour punir Damas des violations massives des droits de l’homme commises sous le régime d’Assad. Mais en juin, il a levé ces sanctions par décret, invoquant la nécessité de donner au peuple syrien la possibilité de se reconstruire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi, Trump a semblé vouloir satisfaire les exigences d’Al-Charaa en annonçant que le Trésor américain lèverait la plupart des sanctions contre la Syrie, à l’exception de celles liées aux transactions avec la Russie et l’Iran. Cependant, Al-Charaa recherche une solution permanente, ce qui nécessiterait une loi du Congrès, et les législateurs américains semblent réticents à accéder à une telle demande à moins que Damas ne remplisse plusieurs conditions, comme la garantie du pluralisme religieux dans le pays et l’amélioration des relations avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sharp considère que la levée des sanctions américaines contre Damas est essentielle à la réintégration de la Syrie au sein du marché financier mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Charaa a quant à lui affirmé que les investissements étrangers sont indispensables pour renforcer le système de santé du pays et reconstruire ses infrastructures vitales, dévastées par treize années de guerre civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président syrien sollicite également des financements étrangers pour la reconstruction, dont le coût est estimé par la Banque mondiale à au moins 216 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington veut aussi tirer profit de son nouveau partenaire. Trump lui a demandé de rejoindre une coalition de 89 nations pour lutter contre l’État islamique (EI) qui demeure une menace réelle. On estime à 2 500 le nombre de combattants de l’EI toujours actifs en Syrie et en Irak.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Trump Tower à Damas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trump espère également étendre les accords d’Abraham et normaliser les relations diplomatiques avec Israël, ce qui permettrait le déploiement de troupes américaines sur la base aérienne de Mezzeh et la construction de la Trump Tower en plein cœur de Damas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington voit là une occasion de consolider une révision positive de l’ordre régional en intégrant pleinement la Syrie post-Assad à leur camp. Voir la Syrie, principal pays du Levant, dans le giron américain et prendre ses distances avec la Russie et l’Iran a toute son importance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passé djihadiste de M. Al-Charaa n’est pas un problème pour M. Trump et pour les Américains qui sont connus par leur pragmatisme et ne sont animés que par la recherche permanente de leurs intérêts. De plus, le cas du nouveau dirigeant syrien ne constitue pas un précédent. Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine, était considéré comme un terroriste par les États-Unis. En devenant une figure clé des accords d’Oslo de 1993, il n’était plus perçu comme tel et a été intégré au sein de la communauté internationale. Passer du statut de paria à celui de fréquentable est tout à fait possible.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À part le revirement stratégique pro-américain, Washington ainsi que ses alliés dans la région souhaitent que Damas, sous la direction d’Al-Charaa, deviendra un partenaire dans la lutte contre le trafic de drogue qui a fait des ravages au sein de la jeunesse de nombreux pays voisins, faisant de beaucoup de jeunes des toxicomanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, les attentes sont grandes et seul l’avenir nous dira si la lune de miel va se poursuivre et jusqu’à quand?</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ik4VOjHEwe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/">Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que les États-Unis attendent d’Ahmed Al-Charaa » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/ce-que-les-etats-unis-attendent-dahmed-al-charaa/embed/#?secret=4tMzdklKe3#?secret=Ik4VOjHEwe" data-secret="Ik4VOjHEwe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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