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	<title>Archives des Afrique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Afrique - Kapitalis</title>
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		<title>Football &#124; L’équipe de Tunisie s’enlise dans la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 13:02:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[FTF]]></category>
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		<category><![CDATA[Mouine Chaabani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe de Tunisie de football semble s’installer dans une crise crise chronique que son actualité vient confirmer jour après jour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/football-lequipe-de-tunisie-senlise-dans-la-crise/">Football | L’équipe de Tunisie s’enlise dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que ses résultats catastrophiques se suivent et se ressemblent et que ses supporters ne cessent de la persifler, à juste titre, l’équipe de Tunisie de football semble s’installer dans une crise crise chronique que son actualité vient confirmer jour après jour.</em></strong></p>



<span id="more-19728677"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours après les deux matchs nuls peu glorieux des Aigles de Carthage contre deux équipes africaines de seconde voire de troisième rang (1-1 contre l’Ouganda et 2-2 contre le Botswana), qui plus est à domicile, au stade Hammadi Agrebi de Radès, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, la Fédération tunisienne de football (FTF) vient d&rsquo;annoncer, dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre, qu’après consultation du sélectionneur national et en accord avec la Fédération malienne de football, il a été décidé d’annuler le match amical international qui était programmé pour le samedi 3 octobre au stade de Radès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision semble dictée par l’ambiance délétère au sein de l’équipe où plusieurs joueurs ne montrent plus d’enthousiasme à continuer à jouer au sein d’un groupe sans âme et devant un public qui ne rate aucune occasion pour les huer et même les insulter sur les réseaux sociaux pour ce qu’il considère comme un manque d’engagement et une nonchalance de leur part, ou même un mépris impardonnable pour les couleurs nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout compte fait, les principaux responsables de cette situation sont les membres du bureau directeur de la FTF et c’est leur démission collective et l’élection d’un nouveau bureau qui pourraient, peut-être, aider à mettre fin à la chute et relancer l’équipe sur des bases plus saines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau coach Mouine Chaabani, qui arrive au plus mauvais moment, n’a pas pu remettre du lien dans un groupe désarticulé ni du cœur et de l’enthousiasme dans le jeu d’une équipe blasée et défaitiste. C’est lui, au final, le grand perdant de toute cette mascarade qui a trop duré.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.  </strong></p>
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		<item>
		<title>Hammamet accueille le championnat d’Afrique de golf 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/hammamet-accueille-le-championnat-dafrique-de-golf-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:16:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Dardouri]]></category>
		<category><![CDATA[Baha Boulakmine]]></category>
		<category><![CDATA[Golf Citrus]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Ben Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Rabeh Bedoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le golf Citrus à Hammamet va accueillir  pour la 1ère fois le Championnat d’Afrique de golf, du 14 au 17 octobre 2026.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Fédération tunisienne de golf (FTG), créée en 1992, va accueillir pour la première fois de son histoire les plus grands golfeurs du continent africain au golf Citrus à Hammamet, pour le Championnat d’Afrique de golf, du 14 au 17 octobre 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19651361"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sera un grand rendez-vous pour tous les joueurs amateurs de golf sur le sol africain soucieux de réaliser un bon chemin pouvant les mener au circuit pro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition tunisienne connaitra un nombre record de participants avec la présence de 19 pays&nbsp;(Algérie, Botswana, Cameroun, Egypte, Gabon, Ghana, Kenya, Libye, Ile Maurice, Maroc, Réunion, Afrique du Sud, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe et Tunisie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie accueillera par la même occasion l’assemblée générale de la Confédération africaine de golf (CAG) qui se tiendra le vendredi 16 octobre a Hammamet et qui devra élire le nouveau bureau exécutif de l’instance africaine pour le mandat 2026-2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les dirigeants du golf en Afrique, bon nombre d’invités parmi les responsables du golf mondial seront également présents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Appelée à défendre les couleurs nationales à cet important rendez-vous, la sélection tunisienne poursuit sa préparation au Golf Citrus Hammamet. Rabeh Bedoui, Baha Boulakmine et Aziz Dardouri effectuent des séances quotidiennes sous la férule de l’entraineur national Hatem Nasr, alors que Mehdi Ben Youssef se prépare d’arrache pied aux Etats-Unis afin d’être fin prêt le jour J.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité d’organisation est, lui aussi, au four et au moulin ces derniers temps en vue d’assurer le meilleur séjour possible aux hôtes de la Tunisie ainsi que le succès à cet événement sportif continental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une conférence de presse se tiendra pour présenter l’événement est prévue le 14 octobre au Golf Citrus, juste avant le démarrage des compétitions.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>TABC &#124; Nouveau bureau, nouvelle feuille de route</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/tabc-nouveau-bureau-nouvelle-feuille-de-route/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 09:33:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
		<category><![CDATA[Mondher Khanfir]]></category>
		<category><![CDATA[TABC]]></category>
		<category><![CDATA[Tucad]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Loukil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Renouvellement des instances dirigeantes du TABC et présentation de sa nouvelle feuille de route stratégique à l’horizon 2030.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a tenu, samedi 12 septembre 2026 à Tunis, son 2ᵉ Congrès, marqué par la tenue de son assemblée générale ordinaire élective, le renouvellement de ses instances dirigeantes et la présentation de sa nouvelle feuille de route stratégique à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<span id="more-19644864"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Après plus d’une décennie consacrée à la construction de l’organisation et au développement de sa présence en Afrique, le TABC ouvre ainsi un nouveau cycle autour d’une ambition&nbsp;: un deuxième mandat pour consolider les acquis et transformer l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau mandat vise également à préparer progressivement la relève, favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants et hisser le TABC parmi les trois organisations économiques de référence sur le continent africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décennie d’action au service de l&rsquo;Afrique </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créé en 2015, le TABC s’est progressivement imposé comme une plateforme de rapprochement entre les entreprises tunisiennes et les marchés africains, en développant son action autour des grands événements économiques internationaux, des missions économiques sur le continent, des rencontres B2B et B2G et de la construction d’un réseau de partenaires africains et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le TABC affiche un bilan significatif : 11 années d’action, 9 éditions du Financing Investment and Trade in Africa (Fita), 37 pays africains couverts, 43 missions économiques, 4 500 adhérents cumulés, 47 000 participants aux différents événements, 80 délégations étrangères accueillies, près de 25 000 rencontres B2B et B2G, 103 conventions et partenariats et près de 90 pays représentés dans les événements organisés par le TABC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réalisations constituent le résultat d’un travail collectif porté par les différents bureaux exécutifs, les équipes du TABC, ses adhérents ainsi que ses nombreux partenaires institutionnels, économiques et financiers en Tunisie, en Afrique et à l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, le président du TABC, Anis Jaziri, a tenu à rendre hommage et à exprimer sa reconnaissance aux membres du bureau exécutif sortant, pour leur engagement et leur contribution à la construction et au rayonnement de l’organisation durant les dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision 2030 : changer d’échelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de ces acquis, le TABC entend désormais franchir une nouvelle étape.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Vision TABC 2030 prévoit de faire évoluer progressivement l’organisation de son rôle historique de mise en relation et d’accompagnement des entreprises vers un modèle capable de contribuer à l’identification, la structuration, le financement et la réalisation de projets en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation a commencé en 2025 avec le lancement du Tunisia Consortium for African Development (Tucad), fédérant des entreprises et expertises tunisiennes autour des infrastructures et des grands projets structurants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le TABC prévoit le déploiement progressif de nouveaux consortiums sectoriels, notamment ST2A dans les technologies et la transformation numérique, TACTE dans l’enseignement supérieur et la formation, TH2A dans le tourisme, ainsi que des consortiums dédiés à la santé et à l’industrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de fédérer les compétences tunisiennes au sein d&rsquo;offres intégrées et solutions globales capables de répondre aux besoins croissants du continent en matière d’infrastructures, de technologie, de capital humain, de santé, de tourisme et d’industrialisation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="863" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-1024x863.jpg" alt="" class="wp-image-19644912" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-1024x863.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-300x253.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-768x647.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-580x489.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-860x725.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030-1160x978.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Vision-TABC-2030.jpg 1535w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Vision TABC 2030 comporte également une dimension financière. Le think tank prévoit ainsi la mise en place de Virunga Investment Partners (VIP), une banque d’affaires destinée notamment à accompagner la structuration financière, la levée de fonds et le financement des projets portés par cet écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’horizon 2030, une fois les différents consortiums et mécanismes mis en place, l’ambition est de structurer l’ensemble au sein d’une TABC Holding, destinée à assurer la gouvernance, la coordination et le développement de cet écosystème, qui sera introduite simultanément à la BVMT, la Bourse de Tunis, et à la BRVM, la Bourse régionale des valeurs mobilières dont le siège est à Abidjan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le TABC entend ainsi passer progressivement d’une logique de promotion des opportunités africaines à une logique de construction et de financement de projets, en mobilisant les entreprises, les compétences, les investisseurs et les institutions financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son nouveau bureau exécutif et sa Vision 2030, le TABC entend poursuivre son engagement pour renforcer la présence économique tunisienne en Afrique et contribuer plus directement à la transformation et au développement du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Liste des membres du BE (2026-2031)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Anis Jaziri (président)&nbsp;; Sami Driss (vice-président)&nbsp;; Mondher Khanfir (VP chargé du think tank)&nbsp;; Walid Loukil (VP chargé des relations internationales)&nbsp;; Nadia Yaich (secrétaire générale)&nbsp;; Skander Hadj Mabrouk (trésorier)&nbsp;; Meriem Ben Salah ( responsable du pôle finances)&nbsp;; Moncef Gloulou (responsable du pôle BTP)&nbsp;; Salma Abid Mnif (responsable du pôle juridique et droit privé)&nbsp;; Skander Handous (responsable du pôle IT)&nbsp;; Slaheddine Hellara (responsable du pôle éducation et formation)&nbsp;; Chiraz Azizi (responsable du pôle transition écologique &amp; développement durable)&nbsp;; Jamil Korked (responsable du pôle transition énergétique)&nbsp;; Nesrine Lachkar (responsable du pôle communication)&nbsp;; Dr Bassem Allani (responsable du pôle santé).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fIzjxNnEiW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lingenieur-tunisien-au-coeur-de-la-transformation-de-lafrique/">L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lingenieur-tunisien-au-coeur-de-la-transformation-de-lafrique/embed/#?secret=zbiytei5ke#?secret=fIzjxNnEiW" data-secret="fIzjxNnEiW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/tabc-nouveau-bureau-nouvelle-feuille-de-route/">TABC | Nouveau bureau, nouvelle feuille de route</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lingenieur-tunisien-au-coeur-de-la-transformation-de-lafrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 07:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Jaziri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ingénieur tunisien s’impose aujourd’hui comme un moteur clé du développement industriel et économique de l’Afrique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lingenieur-tunisien-au-coeur-de-la-transformation-de-lafrique/">L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ingénieur tunisien s’impose aujourd’hui comme un moteur clé du développement industriel et économique de l’Afrique. C’est le constat central du forum organisé par le think tank Tunisia Africa Business Council (TABC), samedi 12 septembre 2026 à Tunis, en marge de son assemblée générale ordinaire. L’événement a réuni un parterre d’experts, de décideurs et d’acteurs de terrain autour d’un objectif clair : dépasser la simple prestation technique pour faire de l’ingénierie tunisienne un partenaire stratégique et durable des grandes transitions du continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-19636081"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture, le président du TABC, Anis Jaziri a retracé le parcours de son organisation. Chiffres à l’appui, le bilan impressionne : 4 500 adhérents, 43 missions déployées dans 37 pays, 9 éditions de la conférence internationale Financing Investment &amp; Trade in Africa (Fita), 25 rencontres B2B/B2G et 103 conventions signées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais M. Jaziri ne souhaite pas en rester là. Tout en reconnaissant les freins actuels — notamment le manque de réseaux structurés et d’accompagnement —, il a dévoilé une feuille de route audacieuse pour le TABC : le lancement d’une banque d’affaires à l’horizon 2029, couplé à une double introduction en bourse de sa holding à Tunis et Abidjan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la compétence isolée à l’offre intégrée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), Mohsen Gharsi, a apporté un éclairage sans détours sur la situation des compétences nationales. Sur 106 000 ingénieurs inscrits à son organisation, plus de 45 000 exercent à l’étranger. En Afrique subsaharienne, les jeunes diplômés font souvent face à de réels obstacles : absence de soutien public, difficultés à mobiliser des garanties bancaires et trajets complexes faute de lignes aériennes directes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19636187" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/TABC-Ordre-des-Ingenieurs-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em> L’ingénieur tunisien est en passe de devenir un partenaire stratégique et durable des grandes transitions en Afrique.</em></strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Animé par Anis Morai, le panel principal a réuni plusieurs figures majeures du secteur — Jamel Ksibi (FNTP), Hassen Zargouni (Sigma Conseil), Sami Driss (Comet), Saïd Drira (Scet) et Mourad Mastouri (Adenit) — pour fixer les conditions du succès collectif :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire ses preuves chez soi :</strong> M. Ksibi a rappelé que l’aventure continentale repose sur des bases solides. À l’image du chantier emblématique de l’autoroute Hammamet-Enfidha, une entreprise doit d’abord s’imposer sur son marché national avant de prétendre rayonner à l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miser sur la Data et les solutions intelligentes :</strong> Hassen Zargouni a plaidé pour une évolution vers l’ingénierie augmentée. L’Afrique change vite ; exporter des compétences ne suffit plus, il faut proposer des solutions intégrées et guidées par la donnée pour répondre aux défis d’urbanisme, de mobilité et de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>S’implanter durablement :</strong> s’appuyer sur la simple exportation de marchandises depuis Tunis ne suffit plus pour conquérir le continent. C’est le diagnostic sans appel dressé par M. Driss, fort de son expérience de terrain. Selon lui, les marchés africains privilégient désormais l’ancrage local : ils recherchent des partenaires investis, capables de produire sur place, de créer des emplois pour les ouvriers, techniciens et cadres locaux, et d’assurer le transfert de compétences par la formation Pour illustrer ce virage stratégique, le dirigeant a cité l’exemple révélateur du marché algérien. Lorsque l’Algérie a fermé ses frontières aux importations de matériels roulants, le groupe Comet — déjà implanté localement — s’est retrouvé en position de force, devenant le seul acteur en mesure de répondre immédiatement à la demande nationale. Une démonstration claire qu’en Afrique, la présence industrielle physique sur le terrain constitue le meilleur rempart face aux aléas réglementaires</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Allier expérience et humilité :</strong> riche d’un ancrage de 45 ans et d’une présence dans 30 pays africains, M. Drira aborde le continent avec l’humilité du pionnier : pour lui, chaque nouveau marché représente à la fois une conquête et une école. Fort de cette maturité de terrain, il souligne la haute estime dont jouit l’ingénieur tunisien à l’échelle internationale. Une réussite continentale qui s’accompagne d’une fidélité intègre envers la patrie, prouvant qu’il est possible de rayonner à travers l’Afrique tout en gardant des racines profondément ancrées en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former dès l&rsquo;université :</strong> M. Mastouri a mis en avant le rôle primordial de l’Enit (15 000 diplômés). Pour lui, la réussite en Afrique passe par l’ouverture académique et l’accueil des étudiants du continent, bâtissant ainsi dès la formation des réseaux de confiance durables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19636169" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Anis-Jaziri-TABC-AGO-2026.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Anis Jaziri ne manque pas d&rsquo;ambition pour le TABC. </em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une fois la séance levée pour céder la place aux travaux de l’assemblée élective, M. Jaziri s’est exprimé sur les perspectives d’expansion continentale. Interrogé sur son état d’esprit quant à la poursuite de cette dynamique en Afrique, il s’est montré résolument confiant et serein. Pour le dirigeant, la clé du succès ne doit rien au hasard : elle repose avant tout sur une planification rigoureuse des objectifs stratégiques et sur l’alignement précis des moyens déployés pour les atteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lingenieur-tunisien-au-coeur-de-la-transformation-de-lafrique/">L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>IA &#124; Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/07/ia-afrique-et-monde-arabe-face-au-defi-de-lexecution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:35:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[AI-Forward Summit 2026]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmin-Hammamet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d'intelligence artificielle, l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition, mais davantage d’un défaut d’exécution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/07/ia-afrique-et-monde-arabe-face-au-defi-de-lexecution/">IA | Afrique et monde arabe face au défi de l’exécution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Yasmine Hammamet, du 7 au 10 septembre 2026, l’Afrique et le monde arabe se retrouvent autour du AI-Forward Summit 2026, organisé par l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), sous l’égide de la Ligue des États arabes, en collaboration avec le ministère tunisien des Technologies de la Communication.</em></strong> <strong><em>Le thème retenu —&nbsp;«Façonner l’avenir de l’intelligence : de la vision à la valeur»&nbsp;— résume à lui seul le véritable enjeu de cette nouvelle étape de la révolution numérique. Car l’Afrique et le monde arabe ne souffrent pas d’un déficit d’ambition. Ils souffrent davantage d’une dette d’exécution.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-19590165"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La question n’est plus seulement de savoir s’il faut investir dans l’intelligence artificielle, développer les infrastructures numériques ou élaborer des stratégies nationales. La question décisive est désormais de savoir si ces ambitions peuvent être transformées en capacités opérationnelles, mesurables et souveraines. Autrement dit : comment passer de la vision à la valeur ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cadre est déjà posé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union africaine a franchi une étape importante avec l’adoption de sa stratégie continentale sur l’intelligence artificielle. De leur côté, les pays arabes multiplient les stratégies nationales, les investissements dans les infrastructures numériques, les initiatives de recherche et les programmes consacrés à l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cadre stratégique existe donc. Les priorités sont identifiées : développement des compétences, recherche et innovation, disponibilité des données, infrastructures numériques, gouvernance, coopération régionale et soutien à l’écosystème privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une difficulté structurelle demeure. L’Afrique reste confrontée à un déficit considérable en matière de puissance de calcul, de données et de compétences spécialisées. Le monde arabe dispose, pour sa part, de capacités financières, énergétiques et infrastructurelles importantes, mais reste confronté à la nécessité de transformer ces moyens en capacités technologiques et industrielles durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément dans cette complémentarité que se trouve une opportunité stratégique. L’Afrique apporte ses talents, ses marchés, ses besoins et son potentiel de croissance. Le monde arabe dispose de capitaux, d’infrastructures, d’énergie et de capacités d’investissement. Entre les deux existe un espace de coopération encore largement sous-exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux pièges menacent aujourd’hui les stratégies africaines et arabes d’IA. Le premier est celui de la dépendance technologique. Adopter rapidement des solutions disponibles sur le marché peut permettre d’obtenir des résultats visibles à court terme. Mais une dépendance excessive aux infrastructures, aux modèles, aux plateformes et aux fournisseurs extérieurs peut progressivement réduire la capacité de décision stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second piège est plus subtil : l’illusion d’agilité. Multiplier les pilotes, les plateformes, les démonstrateurs et les projets expérimentaux peut donner l’impression d’une transformation rapide. Mais une succession de <em>«proof of concept»</em> ne constitue pas une transformation structurelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur n’est pas le nombre de projets IA lancés. C’est le nombre de processus effectivement transformés, de délais réellement réduits, de coûts maîtrisés, de décisions améliorées et de services rendus plus efficacement aux citoyens et aux entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, point d’articulation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’arrive pas à cette échéance les mains vides. Elle dispose d’un capital scientifique et technique important, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une stratégie nationale d’intelligence artificielle couvrant la période 2026-2030. Elle dispose également d’une expérience accumulée dans la transformation numérique de l’administration. Mais sa position géographique et son histoire lui confèrent surtout une capacité particulière : celle de faire dialoguer plusieurs espaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est africaine, arabe et méditerranéenne. Et elle est également connectée à l’Europe. Cette position peut devenir un véritable avantage géoéconomique dans la construction des chaînes de valeur numériques et technologiques de demain. Mais cela suppose de dépasser la logique de simple interface.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit pouvoir devenir un nœud d’exécution, capable de connecter talents, recherche, entreprises, capitaux, marchés et infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de la période actuelle. Automatiser un mauvais processus ne le rend pas meilleur. Le numériser peut même parfois accélérer ses dysfonctionnements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’introduire l’intelligence artificielle, il faut donc poser des questions beaucoup plus fondamentales : Pourquoi ce processus existe-t-il sous cette forme ? Quels sont ses points de blocage ? Quelles étapes peuvent être supprimées ? Quelles données sont réellement nécessaires ? Qui prend la décision ? Où se situent les doublons ? Quels contrôles sont utiles et lesquels ne produisent aucune valeur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable révolution de l’IA ne commencera donc pas nécessairement par l’algorithme. Elle commencera souvent par la réingénierie organisationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prochain saut ne sera pas uniquement technologique. Il sera organisationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté commence par la donnée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’économie algorithmique, la donnée devient une infrastructure stratégique. Il ne suffit plus de disposer de grandes quantités de données. Il faut savoir les qualifier, les sécuriser, les classifier, les partager lorsque cela est pertinent et les protéger lorsqu’elles sont sensibles. Il faut également garantir leur traçabilité, leur qualité et leur interopérabilité. Cela suppose une véritable architecture de gouvernance de la donnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle afro-arabe, cette question prend une dimension supplémentaire. Comment favoriser la coopération et les échanges de données sans compromettre la souveraineté des États ? Comment développer des standards compatibles ? Comment permettre la circulation de données nécessaires à la recherche et à l’innovation tout en protégeant les données sensibles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne peut pas être uniquement nationale. Elle doit également être interopérable et coopérative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté des données devient ainsi le socle de la souveraineté algorithmique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique dispose de talents. Le monde arabe également. Mais former davantage d’ingénieurs, de <em>data scientists</em> ou de spécialistes de l’IA ne suffira pas. Le véritable enjeu consiste à transformer les compétences individuelles en capacités institutionnelles et industrielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un expert isolé ne constitue pas une capacité nationale. Une capacité apparaît lorsque l’expertise est intégrée dans des équipes, des processus, des infrastructures, des projets et des mécanismes de décision capables de produire durablement des résultats. Il faut donc passer d’une logique de formation à une logique de mobilisation du capital humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrations, les entreprises, les universités, les startups et les centres de recherche doivent pouvoir travailler ensemble autour de problèmes concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle afro-arabe, cette approche ouvre un potentiel considérable : programmes de recherche communs, mobilité des talents, plateformes technologiques partagées, financement de startups et développement de solutions adaptées aux réalités régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est pas seulement de produire des experts. Il est de construire des organisations capables de les retenir, de les faire coopérer et de transformer leur expertise en valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gouverner par les résultats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est probablement ici que se jouera la différence entre une stratégie ambitieuse et une stratégie réellement transformatrice. Les indicateurs de demain ne devraient pas seulement mesurer le nombre de plateformes développées, de conventions signées ou de projets lancés. Ils devraient mesurer les délais administratifs effectivement réduits ; les coûts réellement économisés ; les processus réorganisés ; les services améliorés ; les données rendues interopérables ; les compétences effectivement mobilisées ; les entreprises et startups intégrées aux chaînes de valeur ; et les gains de productivité réalisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut donc plus compter les projets IA. Il faut compter les processus transformés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique suppose également une gouvernance capable d’identifier rapidement les projets en retard, de réallouer les ressources lorsque cela est nécessaire et d’arrêter ceux qui ne produisent pas les résultats attendus. L’exécution devient alors elle-même un objet de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le véritable potentiel stratégique apparaît. L’objectif ne devrait pas être simplement de créer un marché afro-arabe pour les technologies développées ailleurs. Il devrait être de construire progressivement une capacité de production technologique afro-arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie investir ensemble dans les infrastructures de calcul&nbsp;; développer des capacités de recherche et de développement&nbsp;; créer des mécanismes de financement adaptés&nbsp;; développer des standards compatibles&nbsp;; favoriser la circulation des compétences&nbsp;; construire des solutions adaptées aux langues, aux administrations, aux économies et aux réalités sociales de la région&nbsp;; et surtout, connecter ces capacités à des marchés réels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération ne doit donc plus seulement porter sur les déclarations, les conférences ou les accords institutionnels. Elle doit produire des systèmes opérationnels communs. C’est à cette condition que la coopération afro-arabe pourra devenir un véritable levier de puissance technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se construit par des infrastructures maîtrisées, des données gouvernées, des compétences mobilisées, des processus réinventés et des projets effectivement exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi le débat sur l’intelligence artificielle doit désormais dépasser la fascination technologique. L’enjeu n’est pas simplement de savoir quels modèles seront les plus puissants. Il est de savoir quelles nations et quels écosystèmes seront capables de transformer ces technologies en capacités d’action&nbsp;; une administration qui traite plus rapidement les demandes&nbsp;; une entreprise qui améliore sa productivité&nbsp;; un système de santé qui exploite mieux ses données&nbsp;; une université qui transforme davantage sa recherche en innovation&nbsp;; une industrie qui intègre réellement l’IA dans ses chaînes de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce niveau que l’intelligence artificielle cesse d’être une promesse pour devenir une infrastructure de souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la vision à la valeur : le véritable test</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le AI-Forward Summit 2026 de Yasmine Hammamet constitue une nouvelle étape importante dans cette réflexion. Mais le véritable test commencera après les conférences. Il commencera lorsque les déclarations d’intention se transformeront en feuilles de route, les feuilles de route en projets, les projets en systèmes et les systèmes en résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu n’est donc pas seulement de multiplier les stratégies. Il est de construire une capacité d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de marchés. Le monde arabe ne manque ni de capitaux, ni d’infrastructures, ni de capacités d’investissement. La question est désormais de savoir si ces atouts peuvent être transformés en une force technologique collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté IA ne sera peut-être pas celle d’un pays isolé. Elle pourra aussi être celle d’écosystèmes capables de maîtriser ensemble la donnée, le calcul, le talent et l’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Yasmine Hammamet peut ainsi émerger une ambition qui dépasse le seul cadre d’un sommet : faire de l’espace afro-arabe non pas seulement un marché de consommation des technologies conçues ailleurs, mais un espace de&nbsp;production, de déploiement et de création de valeur technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations et les régions ne seront pas seulement départagées par leurs modèles d’intelligence artificielle, leurs infrastructures de calcul ou leurs annonces. Elles le seront par leur capacité à transformer l’intelligence en puissance, et la puissance en résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que commence la véritable épreuve du feu de l’exécution IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, plateforme pour accéder aux marchés européen et africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 09:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéronautique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[composants automobiles]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fipa]]></category>
		<category><![CDATA[investissements extérieurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le renforcement du rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent davantage le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.</em></strong></p>



<span id="more-19542378"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré à l’agence Nova Jelel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (Tia).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le responsable, <em>«les investissements internationaux en Tunisie ont atteint 1,929 milliard de dinars (environ 580 millions d’euros) à la fin du premier semestre 2026, enregistrant une croissance de 11,5 % par rapport à la même période en 2025, de 41,7 % par rapport à 2024 et de 58,8 % par rapport à 2023»</em>. La Tunisie se confirme ainsi comme un marché aux perspectives particulièrement intéressantes pour les investisseurs étrangers, et notamment italiens, grâce à un ensemble de facteurs qui renforcent progressivement son attractivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proximité géographique et culturelle avec l’Italie, alliée à une main-d’œuvre jeune, qualifiée et compétitive, permet aux entreprises de développer une présence industrielle étroitement intégrée à leurs activités en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays dispose en outre de filières industrielles solides et d’un potentiel croissant dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, allant des composants automobiles aux équipements électriques et électroniques, en passant par l’aéronautique et les énergies renouvelables. Sa position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent encore le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain. Dans ce contexte, la présence déjà bien ancrée des entreprises italiennes constitue un atout supplémentaire ; elle crée un écosystème de compétences, de fournisseurs et de relations industrielles qui facilite les nouvelles implantations et favorise, selon les experts, la consolidation d’un partenariat économique appelé à se développer davantage, souligne M. Tebib.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/31/la-tunisie-plateforme-pour-acceder-aux-marches-europeen-et-africain/">La Tunisie, plateforme pour accéder aux marchés européen et africain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>« La plage nous appartient à tous » &#124; Campagne de nettoyage et de sensibilisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 23:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Anged]]></category>
		<category><![CDATA[Apal]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage]]></category>
		<category><![CDATA[plage]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[WWF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Agence de protection et d&#8217;aménagement du littoral (Apal), en partenariat avec l&#8217;Agence nationale de gestion des déchets (Anged) et le Fonds mondial pour la nature (WWF Afrique du Nord) et le ministère de l&#8217;Environnement, lance la campagne nationale de sensibilisation à la propreté des plages. Sous le slogan « La plage nous appartient à tous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/la-plage-nous-appartient-a-tous-campagne-de-nettoyage-et-de-sensibilisation/">« La plage nous appartient à tous » | Campagne de nettoyage et de sensibilisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Agence de protection et d&rsquo;aménagement du littoral (Apal), en partenariat avec l&rsquo;Agence nationale de gestion des déchets (Anged) et le Fonds mondial pour la nature (WWF Afrique du Nord) et le ministère de l&rsquo;Environnement</em></strong>,<strong><em> lance la campagne nationale de sensibilisation à la propreté des plages.</em></strong></p>



<span id="more-19442667"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le slogan « La plage nous appartient à tous : une heure suffit pour la nettoyer », cette initiative conjointe prévoit trois grands rassemblements éco-citoyens étalés sur le mois d&rsquo;août 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première action se tiendra le 16 août sur la plage de Gammarth, suivie le 23 août par celle de Nabeul, avant de s&rsquo;achever le 26 août sur le littoral de Sousse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme de ces journées mobilisatrices, des opérations manuelles de nettoyage et de tri des déchets seront organisées avec l&rsquo;archivage des données collectées dans le cadre du projet « Adopt a Beach ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs prévoient également des sessions d&rsquo;information axées sur la réduction des plastiques à usage unique, la préservation de la biodiversité marine, la protection des tortues et la valorisation des Aires Marines et Côtières Protégées (AMCP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autre part, des ateliers ludiques, des jeux interactifs ainsi que des activités culturelles et sportives destinées aux enfants et aux familles sont prévus lors de ces journées, indique encore le WWF Afrique du Nord.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ceuta &#124; Miroir d’un monde déséquilibré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 06:28:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Ceuta]]></category>
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		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> L'actualité de ces derniers jours à Ceuta  rappelle que les migrations ne disparaissent jamais sous l’effet des seuls barbelés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/ceuta-miroir-dun-monde-desequilibre/">Ceuta | Miroir d’un monde déséquilibré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les images de Ceuta **, l’enclave espagnole en terre africaine, reviennent régulièrement hanter les écrans. Des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes franchissent une frontière, parfois au péril de leur vie, tandis que d’autres sont rapidement reconduits vers leur pays. L’actualité de ces derniers jours, avec des dizaines de milliers de passages suivis d’un retour massif vers le Maroc, rappelle une évidence : les migrations ne disparaissent jamais sous l’effet des seuls barbelés. Elles ne font que changer de visage.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-19354954"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat public se focalise souvent sur les chiffres, les contrôles aux frontières ou les conséquences politiques de ces mouvements. Pourtant, la véritable question est ailleurs : pourquoi tant de personnes sont-elles prêtes à quitter leur foyer, leur famille, leur culture et parfois leur dignité pour tenter leur chance de l’autre côté d’une frontière ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le démographe et sociologue François Héran rappelle avec raison que l’immigration doit être abordée avec rigueur, en s’appuyant sur des faits plutôt que sur les émotions ou les slogans. Les données méritent d’être examinées avec précision, sans exagération ni minimisation. C’est à cette condition que le débat démocratique peut échapper aux caricatures et aux surenchères populistes, qui font le lit de l&rsquo;extrême droite raciste et xénophobe en Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La richesse mondiale répartie de manière inégale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les statistiques se cache une réalité plus profonde. Depuis des décennies, la richesse mondiale est répartie de manière profondément inégale. Une partie importante de l’humanité demeure exclue des bénéfices de la mondialisation, alors même que les moyens de communication lui montrent quotidiennement le niveau de vie auquel elle n’a pas accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique paie un tribut particulièrement lourd à cette injustice. Continent riche en ressources naturelles, en jeunesse et en potentiel humain, elle continue pourtant à voir une partie de ses enfants chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent pas chez eux : un emploi, un avenir, une sécurité ou simplement l’espoir d’une vie meilleure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun mur, aucune clôture, aucune politique de refoulement ne pourra durablement contenir une espérance plus forte que la peur. L’histoire de l’humanité montre que les migrations accompagnent les grands déséquilibres économiques et politiques. Elles en sont souvent la conséquence plus que la cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable réponse ne réside donc pas uniquement dans le renforcement des frontières. Elle suppose un effort international beaucoup plus ambitieux en faveur du développement, de l’éducation, de la stabilité politique, de la création d’emplois et d’un partage plus équitable des richesses. Permettre à chacun de vivre dignement dans son pays reste la politique migratoire la plus humaine, la plus efficace et la moins coûteuse à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un ordre international plus juste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que les écarts de richesse continueront de se creuser entre les régions du monde, les mouvements migratoires resteront une réalité durable. On pourra en modifier les itinéraires, en ralentir les flux ou en déplacer les points de passage, mais on n’en supprimera jamais les causes profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les événements de Ceuta ne constituent donc pas une exception. Ils sont le symptôme d’un monde dont les déséquilibres n’ont jamais été véritablement corrigés. Tant que cette injustice perdurera, la migration demeurera moins un problème à résoudre qu’un appel à construire un ordre international plus juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Entre le 30 et le 31 juillet 2026, près de 50 000 à 60 000 migrants, en grande majorité des jeunes hommes et des adolescents, ont traversé illégalement la frontière depuis le Maroc, en forçant le passage par la terre et par la mer dans des conditions chaotiques. Cet afflux massif, marqué par des dizaines de morts en mer, a entraîné l’envoi de l’armée par Madrid et un renforcement des contrôles frontaliers en Europe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:25:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amad Diallo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Tour d'horizon des jeunes talents africains en football qui montent, entre grands clubs européens et compétitions locales.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec un contingent inédit de dix équipes engagées, la Coupe du monde 2026 a offert au football africain une occasion unique de confirmer les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale. Cette accumulation de jeunes talents change la façon de suivre leurs trajectoires, et un <a href="https://foot-africa.com/">site</a> comme Foot Africa permet justement de garder un œil sur leurs statistiques et leurs prochains matchs.</em></strong></p>



<span id="more-19305880"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces jeunes footballeurs africains prometteurs évoluent dans les grands championnats européens, d&rsquo;autres restent loin des projecteurs. Le point commun de cette génération: une marge de progression rare et une capacité à changer de dimension en quelques mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une génération qui pèse déjà en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains noms circulent bien au-delà des frontières africaines. Amad Diallo impressionne à Manchester United par sa vitesse et son sens du dribble, tandis qu&rsquo;Ibrahim Maza affole les recruteurs depuis son passage du Hertha au Bayer. Ayyoub Bouaddi s&rsquo;installe comme titulaire à Lille malgré son jeune âge, et Yan Diomande confirme au RB Leipzig les espoirs placés en lui. Un joueur africain n&rsquo;a désormais plus besoin d&rsquo;attendre longtemps pour peser sur un match au sommet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques profils à retenir dans cette vague:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amad Diallo, vitesse et percussion balle au pied</li>



<li>El Hadji Malick Diouf, latéral gauche solide</li>



<li>Ousmane Diomandé, défenseur central posé et fiable</li>



<li>Relebohile Mofokeng, ailier sud-africain plein de vivacité</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pépites qui sortent des sentiers battus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres talents progressent loin des grands clubs, dans des ligues peu suivies. Ibrahim Mbaye s&rsquo;impose déjà au <a href="https://www.psg.fr/football-masculin/effectif" rel="nofollow">Paris Saint-Germain</a> après une formation discrète au Sénégal, pendant que Lamine Camara dirige l&rsquo;entrejeu sénégalais avec un calme rare pour son âge. Noah Sadiki enchaîne les titularisations en Belgique et alterne les postes au milieu sans jamais paraître dépassé. Un talent africain peut éclore n&rsquo;importe où sur le continent avant de rejoindre l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq profils à ne pas perdre de vue:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ibrahim Mbaye, ailier sénégalais du PSG</li>



<li>Lamine Camara, métronome discret du milieu</li>



<li>Noah Sadiki, milieu polyvalent en Belgique</li>



<li>Hamza Abdelkarim, jeune pari égyptien à suivre</li>



<li>Chemsdine Talbi, trajectoire inattendue mais suivie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Tous n&rsquo;ont pas encore atteint leur plein potentiel, mais leur progression régulière et les responsabilités qu&rsquo;ils assument déjà en club ou en sélection en font des noms à suivre de près au cours des prochaines saisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle discret des compétitions de jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de cette dynamique se joue loin des caméras, lors des qualifications pour la CAN U20. Ces tournois régionaux permettent à des joueurs formés en Éthiopie, en Algérie ou ailleurs de se faire remarquer avant de signer leur premier contrat. Ce socle explique pourquoi le vivier africain continue de produire des profils complets à un rythme soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le football africain traverse une période où technique, vitesse et maturité précoce se combinent chez toute une génération. Entre joueurs installés en Europe et talents en construction ailleurs, chaque saison redistribue les cartes. Suivre ces parcours dans la durée reste le meilleur moyen de comprendre l&rsquo;avenir du football sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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