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	<title>Archives des aide militaire - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des aide militaire - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 10:51:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide américaine]]></category>
		<category><![CDATA[aide militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[USAID]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mauvaise nouvelle pour les pays en développement bénéficiant jusque-là de l’aide américaine, comme la Tunisie: l'ouragan Trump pointe à l'horizon. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mauvaise nouvelle pour les pays en développement bénéficiant jusque-là de l’aide américaine, comme la Tunisie : l&rsquo;ouragan Trump pointe à l&rsquo;horizon.</em></strong> <strong><em>Tout indique, en effet, que cette aide va être suspendue, repensée et recalibrée selon les diktats de la nouvelle administration.</em></strong> <strong><em>Il y aurait certainement des gagnants et, surtout, des perdants. </em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-15283722"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Le secrétaire d’État américain aux Affaires Étrangères, Marco Rubio, a ordonné l’arrêt immédiat de pratiquement tous les programmes d’aide étrangère en cours en attendant d’examiner s’ils sont conformes aux politiques du président Donald Trump, indique un câble interne vu par le <a href="https://www.ft.com/content/45fc5347-7f2c-4a99-9d4e-e561eb5a9285" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>. Une revue doit être faite dans 85 jours, et en attendant, tout est arrêté, stoppé net.</p>



<p>La Tunisie, qui pourrait être concernée par cette révision, risque de perdre quelques programmes d’aides de l’USAID et des programmes spécifiques (militaires et investissements divers). Finie la philanthropie et les dons non conditionnels.</p>



<p>La décision affectera les contrats d’assistance internationale administrés par Washington, y compris par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars et couvrant des pays du monde entier.</p>



<p>Trump s’insurge contre <em>«l’industrie de l’aide étrangère»</em></p>



<p>Dans le câble envoyé au département d’État et à l’USAID vendredi 24 janvier 2025, Rubio a déclaré que tous les nouveaux décaissements d’aide étrangère devaient être suspendus et que les agents de négociation des contrats et les agents de subventions devaient <em>«émettre immédiatement des ordonnances d’arrêt de travail&#8230; jusqu’à ce que le secrétaire déterminera, après un examen»</em>.</p>



<p>La période d’examen devrait durer jusqu’à 85 jours, laissant le sort de centaines de contrats d’aide étrangère aux États-Unis, qui valaient plus de 70 milliards de dollars au cours de l’exercice 2022, potentiellement dans les limbes pendant trois mois.</p>



<p>Rubio a également ordonné que toute aide étrangère versée par l’intermédiaire d’une agence ou d’un département soit approuvée par le secrétaire d’État, ce qui centraliserait l’examen de tous les programmes d’aide internationale au niveau de son bureau.</p>



<p>Le câble de Rubio met en œuvre un décret signé par Trump lors de son premier jour au pouvoir. Le nouveau président dénonce <em>«l’industrie de l’aide étrangère et la bureaucratie»</em> comme <em>«non alignées sur les intérêts américains et dans de nombreux cas contraires aux valeurs américaines»</em>, et demandé la suspension de l&rsquo;aide.</p>



<p>Dans les premiers jours de son deuxième mandat à la Maison Blanche, Trump a pris des mesures agressives pour remodeler et rediriger toutes les agences du gouvernement américain pour mettre en œuvre ses politiques.</p>



<p>Les agences scientifiques telles que les National Institutes of Health ont également suspendu les subventions en attendant l’examen par la nouvelle administration, ce qui a alarmé les chercheurs.</p>



<p>Il y a quelques exceptions à l’ordonnance de gel de l’aide de Rubio, parmi lesquelles des <em>«renonciations approuvées»</em> pour le financement militaire pour Israël et l’Égypte, ainsi que pour l’aide alimentaire d’urgence étrangère.</p>



<p>Mais l’ordonnance a précisé qu’en plus de suspendre les contrats nouveaux et en cours, les agences gouvernementales américaines, y compris l’USAID, doivent cesser de publier des propositions de projets d’aide étrangère.</p>



<p>Les diktats de la nouvelle administration Trump</p>



<p>Plus tôt cette semaine, Rubio a déclaré que Trump lui avait demandé <em>«de placer notre intérêt national fondamental comme la mission directrice de la politique étrangère américaine»</em>, affirmant que parmi ses principales priorités étaient de freiner la migration de masse et de supprimer les politiques climatiques qui <em>«affaiblissent»</em> l’Amérique.</p>



<p><em>&nbsp;«Chaque dollar que nous dépensons, chaque programme que nous lançons et chaque politique que nous poursuivons doivent être justifiés par la réponse à trois questions simples : Cela rend-il l’Amérique plus sûre? Cela rend-il l’Amérique plus forte? Est-ce que cela rend l’Amérique plus prospère?»</em></p>



<p>Tout indique que la générosité de l’aide américaine aux pays pauvres, comme la Tunisie, va être repensée, re-calibrée selon les diktats de la nouvelle administration Trump. Chaque dollar alloué à l’aide internationale devient un levier pour servir les intérêts et exigences américaines. Une nouvelle période s’annonce!</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>À suivre</em></strong></p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZXeQ72xm6Ri9znfwz1bHf2IPv1Ws1Sv0Ty7UL3WhexWcWIO2tn0FDvbtJherKr9XyPtbUI9Dj8yVq_vHfo_fivG6jugqI4QuJvduSM-tOg2cTsOxYd9QGu6HCuucFROF0NMEawOS8Dz010eJRv8dfy3HhWIm7eiceJf-MBLUPzyfw&amp;__tn__=-UK-R" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/la-tunisie-sera-t-elle-affectee-par-la-revision-de-laide-americaine/">La Tunisie sera-t-elle affectée par la révision de l’aide américaine?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment réagiraient les Etats-Unis à l’élection de Saïed en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/comment-reagiraient-les-etats-unis-a-lelection-de-saied-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 12:50:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[aide militaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamala Harris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il serait intéressant de voir comment Joe Biden se positionnera par rapport à l'élection de Kaïs Saïed et s’il va le féliciter publiquement ou non.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/comment-reagiraient-les-etats-unis-a-lelection-de-saied-en-tunisie/">Comment réagiraient les Etats-Unis à l’élection de Saïed en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la réélection du président Kaïs Saïed en Tunisie avec 90,6% des voix et un taux de participation de 28,8% dans une compétition électorale caractérisée par la présence de seulement trois candidats en lice, il serait intéressant de voir comment Joe Biden se positionnera et s’il félicitera publiquement Saïed ou non.</em></strong></p>



<span id="more-14140297"></span>



<p>C’est la question que pose Alissa Pavia, directrice associée du programme Afrique du Nord au Centre Rafik Hariri et des programmes Moyen-Orient du groupe de réflexion américain Atlantic Council, rappelant qu’en 2014, le président Barak Obama n’avait pas publiquement félicité Abdelfattah Al-Sissi en Égypte, alors que le Département d’État américain s’est contenté d’en prendre note.</p>



<p>La position à l’égard de la Tunisie sera tributaire du résultat des prochaines élections présidentielles aux États-Unis. Une éventuelle victoire de Donald Trump ou de Kamala Harris pourrait avoir des implications importantes pour la Tunisie et l’Afrique du Nord, explique Alissa Pavia à l’agence italienne <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2024/10/08/pavia-su-elezione-saied-interessante-vedere-posizione-biden_541bd0b3-adb0-4730-a711-a101b5b5fba1.html">Ansa</a>. <em>«Trump se présente comme un leader pragmatique, avec une vision isolationniste dans le domaine militaire et une politique étrangère basée principalement sur la realpolitik plutôt que sur le soutien aux réformes de gouvernance et à la protection des droits de l’homme»</em>, explique l’analyste, soulignant que <em>«cela pourrait influencer la Tunisie de plusieurs manières»</em>.<em> «D’un côté, il ne serait pas reproché à Saïed sa répression politique contre ses opposants et les médias. D’un autre côté, l’isolationnisme de Trump le conduirait à réduire au minimum l’aide économique et politique à la Tunisie. Cependant, il est probable qu’il maintienne les subventions militaires actuelles pour surveiller la situation au Sahel»</em>, explique Pavia. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14140323" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Alissa-Pavia.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>L&rsquo;analyste italienne enchaîne : <em>«Harris, en revanche, aurait une approche différente, moins isolationniste et plus centrée sur les droits civiques. Elle pourrait adopter une position plus critique envers Saïed, condamnant publiquement ses actions. Cependant, il est peu probable qu’elle retire l’aide militaire </em>[des Etats-Unis à la Tunisie]<em>, car elle est consciente de la grave situation au Sahel et de ses implications pour la région et pour les alliés américains»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2024/10/08/pavia-su-elezione-saied-interessante-vedere-posizione-biden_541bd0b3-adb0-4730-a711-a101b5b5fba1.html">Ansa</a>). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/comment-reagiraient-les-etats-unis-a-lelection-de-saied-en-tunisie/">Comment réagiraient les Etats-Unis à l’élection de Saïed en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Américains ont-ils été sensibles aux arguments de Chahed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/16/les-americains-ont-ils-ete-sensibles-aux-arguments-de-chahed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jul 2017 13:39:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les Etats-Unis ne voient-ils pas de manière plus favorable la Tunisie depuis les élections démocratiques tenues en 2014 ? Décryptage… Par Yassine Essid Le voyage fut l’une des pièces maîtresse de la modernisation. Les politiciens commencèrent très rapidement à multiplier les déplacements vers l&#8217;étranger. L’envoi d&#8217;ambassades et de délégations, qui passèrent les océans en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/16/les-americains-ont-ils-ete-sensibles-aux-arguments-de-chahed/">Les Américains ont-ils été sensibles aux arguments de Chahed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-106458" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Youssef-Chahed-Etats-Unis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Pourquoi les Etats-Unis ne voient-ils pas de manière plus favorable la Tunisie depuis les élections démocratiques tenues en 2014 ? Décryptage…</em> </strong></p>
<p>Par<strong> Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-106457"></span></p>
<p>Le voyage fut l’une des pièces maîtresse de la modernisation. Les politiciens commencèrent très rapidement à multiplier les déplacements vers l&rsquo;étranger. L’envoi d&rsquo;ambassades et de délégations, qui passèrent les océans en direction de l’Occident – Europe et États-Unis –, se multiplièrent de manière exponentielle. Cette activation de la diplomatie était surtout motivée par la nécessité de négocier des traités de commerce, de passer commande d&rsquo;armements, d’entreprendre des démarches pour obtenir une aide économique ou de faire reconnaître, aux yeux des puissances la légitimité d&rsquo;un pouvoir.</p>
<p>Les choses n’ont pas beaucoup changé, en dépit du développement ahurissant des nouvelles techniques de communication. Et téléphonie mobile, internet, vidéoconférence n’ont pas éliminé les échanges directs entre les êtres humains, ni mis à mal la valeur des prises de contacts personnels pour défendre la cause d&rsquo;un État à l&rsquo;étranger, évoquer des sujets épineux, faire-valoir les intérêts communs, interpeller les interlocuteurs étrangers sur l’urgence et la gravité d’une situation, ou leur rappeler les nombreux secteurs ouverts aux opportunités d’investissement.</p>
<p><strong>Coupe claire dans l’aide bilatérale</strong></p>
<p>Pour des raisons évidentes, bien que non publiquement avouées, la récente visite de Youssef Chahed aux Etats-Unis fait suite aux coupes claires annoncées dans le budget de la diplomatie américaine. Il y est question d’une baisse drastique de 28% des ressources financières du département d&rsquo;État en charge de l’assistance attribuée par la première puissance mondiale à des pays toujours vulnérables économiquement et militairement. Victime collatérale de cette austérité budgétaire, la Tunisie, habituée de longue date à tendre à chaque fois la sébile pour s’en sortir, s’est retrouvée, au même titre que la Maroc, l’Algérie, l’Irak, la Jordanie, pénalisée à son tour par ces mesures d’économie.</p>
<p>L&rsquo;aide bilatérale, gérée par l&rsquo;Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), relève essentiellement de deux catégories : l’assistance économique et l’assistance militaire. Seul le revenu par habitant, bas ou moyen, détermine l’éligibilité des pays récipiendaires à cette aide. Or, la Tunisie, malgré ses grandes difficultés économiques et son extrême fragilité en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme islamiste, voit sa dotation pour l’année fiscale 2018 réduite à la portion congrue : 45 millions de dollars comparés aux 142 millions alloués en 2016, soit une allocation insoutenable, diminuée respectivement de 82% pour l’assistance militaire et sécuritaire et de 33% pour ce qui est de l’aide économique.</p>
<p>Ce programme, de par sa sévérité, a fait dire à certains représentants du Congrès, Démocrates autant que Républicains, outrés par ces réductions drastiques, qu’une telle loi, est à leurs yeux déjà mort-née, car elle porte atteinte au leadership américain, traduit une politique à la fois dévastatrice et de courte vue qui ne manquera pas de compromettre l’objectif, pourtant résolument affirmé par le nouveau président, d’engager une lutte tous azimuts contre le terrorisme où qu’il se trouve.</p>
<p><strong>Echec en matière de croissance </strong></p>
<p>Les raisons des futures modifications du montant et de l&rsquo;orientation de l&rsquo;aide américaine sont de deux sortes. La première, moins largement admise, concerne les aides économiques appréciées à la lumière de l’échec de nombreux pays en développement en matière de croissance. Car bien des nations, qui bénéficièrent naguère d’un accès aux prêts préférentiels de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), et pour lesquels l’aide étrangère est devenue une source de revenus permanente et sûre, rechignent toujours à se soumettre à l’impératif d’entamer les nécessaires réformes structurelles : établir des plans financiers à long terme, réduire les dépenses publiques, chercher de nouveaux moyens de financer le développement, se servir de l’aide pour financer l’investissement plutôt que la consommation, s’assurer des ressources fiscales stables, réduire l’endettement extérieur, et bien d’autres mesures aussi contraignantes qu’impopulaires.</p>
<p>La seconde forme est de nature militaire. Pendant la guerre froide, les préoccupations relatives à l’influence soviétique en Afrique et au Proche-Orient orientaient le choix des pays bénéficiaires au même titre que les objectifs pour lesquels l&rsquo;aide était allouée. Dans la mesure où les nombreux et coûteux engagements américains contre le radicalisme islamiste s’étaient avérés peu productifs et la menace terroriste bien éloignée du sol américain, il est devenu beaucoup plus difficile de trouver des justifications convaincantes à une modification des programmes d&rsquo;aide à l&rsquo;étranger, susceptibles de recueillir le soutien unanime de l’élite politique américaine.</p>
<p>Dès lors, les déboires constatés en matière de croissance économique et le coût exorbitant des interventions militaires en faveur de pays incapables de financer eux-mêmes leurs investissements publics, de profiter de l&rsquo;extraordinaire croissance des flux de capitaux internationaux en attirant les investisseurs étrangers à la recherche de nouveaux marchés, et encore moins de se défendre contre les menaces extérieures, ne représentent plus un argument sérieux à même de persuader un public d’Américains, de plus en plus rétifs à l’aide internationale, d&rsquo;apporter leur soutien à des montants d&rsquo;assistance devenant importants année après année.</p>
<p><strong>L’aide au développement n’est plus impérative</strong></p>
<p>Autant de raisons qui font que l’aide au développement n’apparaît plus aux yeux de nombreux pays occidentaux aussi impérative. Autant de raisons susceptibles également d’influencer un Congrès à majorité républicaine qui devrait logiquement maintenir des pressions à la baisse sur le déficit budgétaire. Quant aux quelques voix clairsemées des partisans de la politique d’assistance au sein même de l’administration, elles ne sauraient couvrir les pressions, plus difficiles à détourner, des adeptes d’une baisse de la dépense publique qui mettent régulièrement en avant la réforme de la politique de l’aide étrangère des Etats-Unis.</p>
<p>On comprend mal, dans ce cas, les cris d’orfraie, entendus ici ou là, sur l’injustice générée par ces restrictions budgétaires, bien qu’elles soient en totale conformité avec le slogan de campagne, tant réitéré par Donald Trump à l’adresse de ses électeurs, celui de <em>«l’Amérique d’abord»</em>.</p>
<p>En conséquence, les programmes d&rsquo;engagement et d&rsquo;assistance de la diplomatie américaine doivent être compris à l’aune de ce souci, exprimé d’abord par Trump, qui a rappelé qu’<em>«il était grand temps de rendre prioritaire la sécurité et le bien-être des Américains et de demander au reste du monde de faire plus d’effort et payer sa juste part»</em>. Un engagement rendu encore plus explicité dans les propos du secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, pour qui seuls primeront désormais la sécurité nationale, les intérêts économiques et les valeurs de la démocratie américaine. Par «intérêts économiques», il faut entendre le souci de remplacer l’aide militaire par des prêts ou subventions censés servir exclusivement à l’achat d’armements de fabrication américaine.</p>
<p>Cette idée de transformer la nature de l’assistance militaire étrangère en prêts remboursables profiterait autant aux contribuables qu’aux industriels de l’armement.</p>
<p>Reste que tout cela demeure tributaire de la capacité des pays demandeurs à rembourser ces prêts car les cas de défaillances pour insolvabilité en la matière n’ont cessé de se répéter depuis 1985.</p>
<p><strong>La transition démocratique décrédibilisée par ses errements </strong></p>
<p>Voyons maintenant ce que le chef de gouvernement avait emporté dans sa gibecière afin de persuader les autorités américaines du bien-fondé de sa démarche outre-Atlantique?</p>
<p>D’abord l’argument politique. Une aide financière substantielle favoriserait inévitablement une transition en douceur vers la démocratie et l’économie de marché. La promotion de la démocratie dans le monde arabe, thème privilégié de la première administration Barak Obama, via Hilary Clinton, a certes accéléré la chute du régime Ben Ali, mais son remplacement par une «<em>troïka</em>» d’obédience islamiste s’avéra catastrophique. Ainsi, grâce à son statut de valeur intouchable, la démocratie d’Ennahdha, qualifiée alors en transition et largement soutenue par les autorités américaines, n’aurait servi qu’à cautionner la violence meurtrière, les abus du pouvoir politique, les aides détournées, le détournement des fonds publics et de l’aide étrangère à des fins personnelles, les violations des libertés individuelles, sur simple invocation de son nom.</p>
<p>Il est difficile de ne pas tenir compte des régimes politiques démocratiques dont la souveraineté provient d&rsquo;un mandat en bonne et due forme que le peuple confie à ses dirigeants par des élections libres et régulières. Néanmoins, cet idéal est souvent battu en brèche par la dure réalité politique et économique. A elle seule la démocratie ne peut pas acheter la reconnaissance internationale tant que perdure la corruption, le népotisme, la division, l’injustice, et l’absence de cohésion nationale envers les problèmes épineux que traverse le pays. Bref, tous les attributs d’une démocratie représentative en régression.</p>
<p>Vient ensuite l’argument sécuritaire. Le retour prochain des jihadistes tunisiens des zones libérées, la frontière poreuse avec la Libye, les cellules dormantes embusquées sur tout le territoire, le harcèlement constant des forces de sécurité, font que la Tunisie est, des pays du Maghreb, le plus exposé aujourd’hui à un terrorisme nourri en permanence par la contrebande et le grand banditisme.</p>
<p>Des justifications qui pourraient sembler raisonnables et convaincantes au vu de la visite solennelle de Chahed au Pentagone et ses entretiens avec les hauts fonctionnaires du département d&rsquo;Etat et de la Maison Blanche. Or, il leur manque cruellement l’art, devenu si rare chez les dirigeants actuels, de manipuler les craintes de Washington au point de changer la politique interne du gouvernement des Etats-Unis et recueillir par conséquent des montants d’aides plus significatifs au moment même où ils ne constituent plus un outil essentiel de la diplomatie américaine.</p>
<p><strong>Les méthodes de gouvernance en question</strong></p>
<p>La Tunisie se retrouve dans une situation bien paradoxale : gouvernée par un régime politique pluraliste et seul rescapée du Printemps arabe, elle n’est toujours pas capable d’inciter ses partenaires internationaux à prendre enfin conscience de l’importance stratégique de sa géographie dans la lutte contre l’Etat islamique (Daêch), ni de l’amplitude des effets de ses difficultés économiques sur la gouvernance démocratique.</p>
<p>La démocratisation de la Tunisie, dont se sont fait l&rsquo;écho les médias étrangers et le débat qu’elle a suscité au sein de l’élite politique à Washington, a-t-elle sensibilisé davantage les Américains aux arguments défendus par le Premier ministre?</p>
<p>L’environnement démocratique induit un contexte idéologique nouveau qui permet d’examiner les méthodes de gouvernance sous un jour différent. Or, les Américains ne voient pas de manière plus favorable la Tunisie depuis les élections démocratiques tenues en 2014. Ils la verront toutefois avec plus d’intérêt une fois que l’économie saura répondre aux lois de la bonne gouvernance qui ouvrira le chemin vers la croissance économique et rendra par conséquent l’assistance étrangère moins urgente voire inutile. C’est pour cela que Trump ne s’est pas gêné de réduire l’aide américaine en dépit de la menace terroriste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/16/les-americains-ont-ils-ete-sensibles-aux-arguments-de-chahed/">Les Américains ont-ils été sensibles aux arguments de Chahed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Pentagone réceptif au lobbying tunisien contre les coupes d’aide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2017 12:00:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Chahed a reçu un soutien encourageant du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, lors de son séjour à Washington visant à éviter la réduction de l’aide US à la Tunisie. Par Jack Detsch * Youssef Chahed a choisi de faire de sa visite au Pentagone la première étape de son déplacement officiel aux Etats-Unis,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/11/le-pentagone-receptif-au-lobbying-tunisien-contre-les-coupes-daide/">Le Pentagone réceptif au lobbying tunisien contre les coupes d’aide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-105737" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Chahed-Matis-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Youssef Chahed a reçu un soutien encourageant du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, lors de son séjour à Washington visant à éviter la réduction de l’aide US à la Tunisie.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Jack Detsch </strong>*</p>
<p><span id="more-105736"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-105739 size-full" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/JackDetsch.jpg" alt="" width="200" height="200" />Youssef Chahed a choisi de faire de sa visite au Pentagone la première étape de son déplacement officiel aux Etats-Unis, soulignant là l’importance des relations tuniso-américaines à un moment où la jeune démocratie est confrontée à la menace terroriste à l’intérieur de ses frontières et aux retombées de l’instabilité en Libye voisine. Le succès du voyage du chef de gouvernement tunisien aux Etats-Unis dépendra, dans très large mesure, de sa capacité à inverser la proposition faite par le nouveau locataire de la Maison Banche de réduire de 82% l’aide militaire américaine à la Tunisie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Message reçu par le Pentagone</strong></p>
<p>Dans une tribune, publiée le week-end dernier par l’agence United Press International (UPI), M. Chahed a écrit: «<em>Nous souhaitons pouvoir compter sur un soutien régulier de nos partenaires stratégiques aux Etats-Unis. (…) Pour l’Amérique et toutes les nations qui ont intérêt à voir la Tunisie mener à bien son expérience démocratique, parier sur la Tunisie signifie être du bon côté de l’Histoire.»</em></p>
<p>Mattis semble avoir été réceptif à cet argument. Selon un communiqué sur cette rencontre, le secrétaire à la Défense a salué <em>«le leadership de la Tunisie dans la promotion de la sécurité et la stabilité dans la région d’Afrique du nord»</em> et <em>«exprimé son souhait d’une coopération plus étroite en matière de défense.»</em></p>
<p><em>«Les deux responsables ont évoqué l’importance du partenariat militaire américano-tunisien, la situation sécuritaire en Tunisie et l’assistance à la lutte anti-terroriste»,</em> poursuit ce compte-rendu lu à la presse. <em>«Ils ont aussi salué les progrès accomplis et l’étendue de la formation militaire, l’échange de renseignements et la coopération en matière de défense entre les deux pays.»</em></p>
<p>Jim Mattis a <em>«affirmé l’engagement des Etats-Unis pour un soutien continu de la Tunisie.»</em></p>
<p>Depuis le début du Printemps arabe, en 2011, la Tunisie a fortement compté sur le gouvernement des Etats-Unis pour renforcer son armée. D’importants contrats d’armements ont été signés, y compris notamment la cession de patrouilleurs de gardes-côtes et la vente d’hélicoptères Black Hawk devant servir dans des opérations anti-terroristes. L’administration de Barack Obama a également attribué à la Tunisie le statut privilégié d’allié majeur non-membre de l’Otan, lui accordant ainsi la position de pays prioritaire en matière de coopération sécuritaire.</p>
<p>Sharan Grewal, doctorant à l’Université de Princeton, a déclaré à <em>‘‘Al-Monitor’’</em> qu’en 2016 l’aide militaire des Etats-Unis à la Tunisie a représenté près de 10% du budget du ministère tunisien de la Défense. La Tunisie souhaite que les Etats-Unis aident au financement, l’an prochain, de l’installation d’un système de surveillance électronique le long du mur frontalier avec la Libye.</p>
<p><strong>«Pourquoi diable réduire cette aide?»</strong></p>
<p>Nombre d’observateurs estiment que les coupes d’aide étrangère proposées par Donald Trump pourraient porter notamment préjudice à la capacité de la Tunisie à faire front au danger que représente l’organisation terroriste de l’Etat islamique (EI, Daêch).</p>
<p>Sarah Yerkes, collaboratrice principale auprès de la Carnegie Endowment for International Peace et ancienne responsable du Pentagone, a écrit récemment: <em>«L’EI est présent à la frontière (de la Tunisie, ndlr), et cette administration nous dit qu’elle a fait de la lutte contre Daêch une priorité cruciale de la sécurité nationale. (…) Si vous êtes vraiment sérieux en affirmant cela, pourquoi diable réduiriez-vous l’aide</em> (à la Tunisie, ndlr)?»</p>
<p>Malgré les coupes proposées par l’administration Trump, la présence lors de l’entretien Chahed-Mattis de hauts cadres du Pentagone, y compris le conseiller principal du secrétaire américain à la Défense, laisse comprendre que les Etats-Unis gardent leur engagement à considérer la Tunisie comme un allié militaire de première importance.</p>
<p><em>«Cela indique clairement</em>, selon Sarah Yerkes,<em> qu’ils prennent cette rencontre au sérieux. Il ne s’agit simplement d’une séance de photos. Ils abordent la chose du point de vue stratégique à plus long terme. Ce n’est pas un conflit qui va finir. C’est quelque chose dans lequel les Etats-Unis ont tout intérêt à s’investir.»</em></p>
<p>Outre cet intérêt entretenu par Pentagone, la Tunisie a vu un nombre disproportionné de ses citoyens rejoindre les rangs de l’EI en Irak et en Syrie, semant ainsi l’inquiétude qu’à leur retour ces djihadistes mèneraient des attaques dans leur propre pays ou en voyageant en Europe.</p>
<p><em>«La Tunisie exporte le nombre le plus important de combattants étrangers dans le monde arabe»</em>, déclare Ben Fishman, chercheur à l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient et ancien responsable de Conseil américain de la Sécurité nationale, qui ajoute: <em>«C’est là qu’un programme d’aide sécuritaire et de sécurité des frontières devrait aller de pair avec un soutien économique. Décider de réduire à zéro cet appui aurait des conséquences dévastatrices.»</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Article traduit de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>* Jack Detsch est correspondant au Pentagone pour ‘Al-Monitor’.</em></p>
<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/07/tunisia-prime-minister-chahed-washington-pentagon-lobby-aid.html"><em>‘‘Al-Monitor’’</em></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/11/le-pentagone-receptif-au-lobbying-tunisien-contre-les-coupes-daide/">Le Pentagone réceptif au lobbying tunisien contre les coupes d’aide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Chahed aux Etats-Unis : La réduction de l’aide américaine en question</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2017 13:06:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Youssef Chahed se rendra aux Etats-Unis ce dimanche 9 juillet 2017, visite qui coïncide avec la réduction de l’aide américaine à la Tunisie envisagée par Donald Trump. Par Conor McCormick-Cavanagh * L’administration de Donald Trump entend mettre en œuvre un ensemble de changements majeurs en matière d’aide à l’étranger. Annoncé en mai dernier et prévu d’être...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/07/chahed-aux-etats-unis-la-reduction-de-laide-americaine-en-question/">Chahed aux Etats-Unis : La réduction de l’aide américaine en question</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-105221" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Tunisie-Etats-Unis-reduction-aide.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Youssef Chahed se rendra aux Etats-Unis ce dimanche 9 juillet 2017, visite qui coïncide avec la réduction de l’aide américaine à la Tunisie envisagée par Donald Trump.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Conor McCormick-Cavanagh </strong>*</p>
<p><span id="more-105220"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-105222 size-full" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Conor-McCormick.png" alt="" width="200" height="200" />L’administration de Donald Trump entend mettre en œuvre un ensemble de changements majeurs en matière d’aide à l’étranger. Annoncé en mai dernier et prévu d’être voté l’automne prochain, le projet de budget des opérations étrangères américaines pour l’année fiscale 2018 prévoit de réduire de manière drastique le budget du département d’Etat pour la Tunisie. L’on s’attend à ce que cette enveloppe soit ramenée d’un peu plus de 177 millions de dollars pour l’année fiscal 2016 à seulement 54,5 millions de dollars, soit une réduction d’à peu près 30% par rapport au précédent budget.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Coupe sombre pour la Tunisie, largesses pour… Israël</strong></p>
<p>En tant qu’unique véritable démocratie de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du nord (Mena), même si, par certains aspects, cette expérience reste limitée, la Tunisie verra ainsi son budget chuter, alors l’assistance américaine offerte à des pays non-démocratiques comme la Jordanie et l’Egypte ne baissera que dans une mesure très légère, selon le projet de budget proposé.</p>
<p>L’enveloppe d’aide à Israël, elle, demeure inchangée, à 3,1 milliards de dollars.</p>
<p>Ces coupes budgétaires – ou leur absence, ainsi qu’il est le cas pour Israël – met en évidence cette obsession qu’entretient l’administration Trump avec l’anti-terrorisme et la question sécuritaire, plutôt qu’avec des démarches diplomatiques plus souples. Et même à ce niveau, les choses se compliquent puisque, ainsi que l’a rappelé Sarah Yerkes de la fondation Carnegie Endowment for International Peace, dans <em>‘‘The Hill’’</em> le 20 juin dernier, l’administration Trump entend transformer l’aide militaire des Etats-Unis à la Tunisie de subvention en prêt, compliquant ainsi les relations entre les deux pays.</p>
<p>Le projet de budget propose également de réduire de 62% l’enveloppe allouée à l’Initiative de partenariat pour le Moyen-Orient (Mepi, en anglais), qui pourrait imposer des restrictions à un certain nombre de programmes d’échange pour les jeunes Tunisiens. Ces programmes ciblent précisément la formation d’étudiants et de jeunes adultes tunisiens en techniques d’encadrement, avec l’intention de les préparer à être à l’avenir des acteurs principaux dans une Tunisie allant de l’avant.</p>
<p>Ahmed Medyen, 28 ans, ancien bénéficiaire d’un de ces programmes d’échange, a déclaré à <em>‘‘Al-Monitor’’</em> que «<em>ces programmes ont le mérite de servir d’égalisateur de chances pour les étudiants des pays en développement; ils leur permettent de nourrir de grands rêves et de voyager sans restrictions.</em>»</p>
<p>Malheureusement pour les jeunes Tunisiens intéressés de poursuivre leurs études aux Etats-Unis grâce à ce type de programmes d’échange, ces coupes budgétaires américaines semblent être inévitables. En termes de programmes internes, cet accent mis sur la priorité antiterroriste, au détriment de tout le reste, est surprenant puisque plusieurs des programmes que les Etats-Unis soutiennent en Tunisie s’attaquent aux racines mêmes de ce qui pousse certaines personnes à rejoindre les rangs de groupes extrémistes comme l’Etat islamique (EI), notamment l’exclusion des jeunes.</p>
<p>L’ambassade des Etats-Unis à Tunis œuvre sur la formation professionnelle et l’acquisition de compétences, organise des ateliers et réunit des étudiants de la langue anglaise en provenance de toutes les régions de la Tunisie, de façon à leur permettre d’avoir accès à diverses opportunités d’instruction. En d’autres termes, l’ambassade américaine travaille précisément sur l’inclusion des jeunes de la meilleure manière possible. Les agents de l’ambassade estiment que cette tâche est particulièrement importante puisque les sentiments d’exclusion et le manque d’opportunités peuvent mener les jeunes gens vers l’extrémisme, surtout en Tunisie, pays qui a contribué par milliers au nombre de combattants étrangers qui ont rejoint l’EI.</p>
<p><strong>Les diplomates américains embarrassés</strong></p>
<p>Le politologue Youssef Chérif s’inquiète que ces réductions de l’aide américaine à la Tunisie interviennent à un moment où les autres partenaires politiques et économiques du pays – l’Union européenne, le Qatar et la Turquie – sont eux-mêmes en butte à leurs propres difficultés sérieuses – le Brexit, la crise du Golfe et la situation politique difficile turque, par exemple. L’analyste ne manque de rappeler les avantages importants que la Tunisie a pu tirer du soutien des Etats-Unis. «<em>La société civile tunisienne a connu un développement spectaculaire grâce à l’aide et au financement américains; des centaines de jeunes étudiants tunisiens ont eu la chance de poursuivre leurs études aux Etats-Unis, à la faveur de nombreux programmes d’échange; et même des réformes structurelles ont été mises en œuvre dans les systèmes administratifs et économiques tunisiens, dans une très large mesure par le biais de prêts et de subventions américains</em>», déclare-t-il à<em> ‘‘Al-Monitor’’.</em></p>
<p>Le travail de l’ambassade des Etats-Unis et de l’Agence américaine pour le développement international en Tunisie ne représente qu’une petite contribution à l’effort collectif fourni par le gouvernement et la société civile tunisiens et les acteurs internationaux. Cependant, en rapport avec le volume du budget de l’Etat américain dans son ensemble, ce dont la Tunisie a besoin reste une petite enveloppe qui peut avoir un impact très positif.</p>
<p>Contacté par ‘<em>‘Al-Monitor’</em>’, les responsables de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, pour souci de neutralité partisane traditionnelle, ont choisi de ne pas se prononcer sur le projet de budget 2018 de l’Etat américain. La représentation diplomatique américaine préfère se limiter à avancer des argumentaires génériques du genre: «<em>Ce changement d’approche du budget n’implique pas un changement de la politique des Etats-Unis à l’égard de la Tunisie, ni un changement dans l’axe du partenariat nous liant à la Tunisie et aux forces armées tunisiennes. La Tunisie demeure un partenaire loyal et important pour les Etats-Unis.</em>»</p>
<p>Même si le personnel de l’ambassade américaine à Tunis opte pour le silence et l’esquive, il est évident que, désormais, sa position est loin d’être confortable. Ainsi que l’indique Youssef Chérif, <em>«l’aide américaine au développement et le soutien sécuritaire des Etats-Unis à la Tunisie, au lendemain de la révolution de 2011, ont appuyé la transition du pays d’un régime des plus dictatoriaux du monde vers une démocratie des plus prometteuses.»</em> Alors qu’ils expriment toujours leur appui rhétorique à la cause tunisienne, le travail des membres de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis est devenu plus difficile, étant donné le projet de budget de l’administration Trump mettra nettement moins de moyens à la disposition de la mission diplomatique américaine.</p>
<p>Des responsables compétents œuvrent au sein du département d’Etat américain. Et l’administration Trump devrait mettre à leur disposition les instruments et les fonds dont ils ont besoin de façon à ce qu’ils exercent leurs fonctions de la meilleure manière. Autrement, il ne nous resterait qu’à souhaiter que la Tunisie poursuive sur la voie du progrès et de la réussite, seule – même si cela se passe avec une aide américaine moins importante.</p>
<p>De plus, les partisans américains de la Tunisie devraient se tenir au courant du prochain débat du Congrès sur le projet de budget de l’administration Trump, qui se tiendra l’automne prochain. Le lobbying en faveur du maintien du même niveau d’aide américaine à la Tunisie n’influencera le budget de l’Etat américain que dans très faible mesure, mais, une chose est sûre, il produit des dividendes énormes en matière de progrès continu pour la Tunisie.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Texte traduit de l’anglais par</em><strong> Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>* Conor McCormick-Cavanagh, contributeur basé à Tunis pour le compte d’Al-Monitor. Il commente notamment les affaires politiques et culturelles dans la région Mena.</em></p>
<p><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://www.al-monitor.com/pulse/en/originals/2017/07/tunisia-united-states-aid-budget-cuts.html"><em>‘‘Al Monitor’’</em></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/07/chahed-aux-etats-unis-la-reduction-de-laide-americaine-en-question/">Chahed aux Etats-Unis : La réduction de l’aide américaine en question</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Lutte anti-terroriste: Les Etats-Unis ont besoin de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/26/lutte-anti-terroriste-les-etats-unis-ont-besoin-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2017 08:38:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision de l’administration Trump de réduire de façon drastique l’aide des Etats-Unis à la Tunisie pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Par Sarah Yerkes * Le projet de budget 2018 de l’administration Trump, qui propose de réduire l’aide financière à la Tunisie, représente non seulement un écart flagrant par rapport à la détermination proclamée du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/26/lutte-anti-terroriste-les-etats-unis-ont-besoin-de-la-tunisie/">Lutte anti-terroriste: Les Etats-Unis ont besoin de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-24961" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/Tunisie-Etats-Unis1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La décision de l’administration Trump de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/ladministration-trump-propose-de-reduire-laide-a-la-tunisie/">réduire de façon drastique l’aide des Etats-Unis à la Tunisie </a>pourrait avoir des conséquences fâcheuses.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;">Par<strong> Sarah Yerkes</strong> *</p>
<p><span id="more-103399"></span></p>
<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-103400" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/Sarah-Yerkes.jpg" alt="" width="200" height="133" />Le projet de budget 2018 de l’administration Trump, qui propose de réduire l’aide financière à la Tunisie, représente non seulement un écart flagrant par rapport à la détermination proclamée du 45e président des Etats-Unis de «<em>démolir et détruire</em>» l’organisation terroriste de l’Etat islamique (EI, Daêch), mais il pourrait également avoir de très graves conséquences pour les Américains et leurs alliés. Diminuer l’assistance militaire destinée à un pays qui se trouve aux premières lignes de la guerre contre Daêch est à la fois malavisé et dangereux.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le pays n’est pas aussi sûr qu’il ne paraît</strong></p>
<p style="text-align: left;">Cette proposition de budget, qui baisse de 67% l’assistance à la Tunisie, constitue un des aspects les plus troublants de l’aide étrangère de l’actuelle administration républicaine. Le projet de réduction soumis au Congrès ramènerait à zéro le compte de financement militaire étranger, car il transforme le soutien militaire américain à la Tunisie d’un plan de subventions en un programme de prêts.</p>
<p style="text-align: left;">Depuis la révolution de 2011, il a été bien établi que les Etats-Unis ont joué un rôle crucial dans le renforcement de la sécurité de la Tunisie. L’aide américaine et celle des pays européens ont non seulement mis à la disposition de la police et de l’armée tunisiennes des équipements dont elles avaient grandement besoin, mais elles ont également contribué à la professionnalisation et à une formation poussée des forces de sécurité de ce pays dans la lutte anti-terroriste. Ce soutien a aussi permis à la Tunisie d’ériger un mur frontalier avec la Libye, afin de combattre la contrebande de marchandises et les infiltrations de personnes indésirables.</p>
<p style="text-align: left;">En outre, en 2015, le président Obama a désigné la Tunisie comme allié majeur non-membre de l’Otan – un privilège accordé à seulement 15 autres pays – et cette décision du prédécesseur de Donald Trump avait pour objectif de consolider le partenariat sécuritaire américano-tunisien.</p>
<p style="text-align: left;">Bien que la Tunisie n’ait subi aucune attaque terroriste depuis plus d’un an, le pays n’est pas aussi sûr qu’on pourrait de le croire. C’est plutôt le contraire qui est vrai, car la Tunisie continue d’être soumise à une double menace: celle de l’EI, qui opère à partir de la Libye voisine, et celle des groupes affiliés à Al-Qaïda, qui agissent le long de la frontière tuniso-algérienne.</p>
<p style="text-align: left;">Il y a également cette autre réalité: les ressortissants tunisiens représentent le contingent le plus important des combattants étrangers qui ont rejoint les rangs de Daêch en Irak et en Syrie. A présent, la Tunisie ne sait pas trop comment traiter les centaines de ces combattants qui reviennent au pays, après avoir servi et acquis de l’expérience militaire dans ces zones de conflit du Moyen-Orient.</p>
<p style="text-align: left;">Ajoutons à tout cela, les mouvements de protestation qui secouent le sud de la Tunisie. Bien que n’étant pas directement liés au terrorisme, ces troubles ont semé l’instabilité dans les régions reculées du pays. Cette grogne sociale, qui dure depuis de nombreuses semaines et qui traduit un sentiment croissant de frustration chez les jeunes Tunisiens, permet à la machine du recrutement extrémiste de tourner à plein régime.</p>
<p style="text-align: left;">Hormis l’aide militaire étrangère, le projet de budget 2018 de la nouvelle administration américaine prévoit une modeste enveloppe de 14,6 millions de dollars (soit plus de 36,2 millions de dinars tunisiens, MDT, ndlr), répartis entre trois catégories de comptes sécuritaires, mais ce montant représente une réduction significative comparé aux 21,4 millions de dollars (soit 53 MDT, Ndlr) alloués l’an dernier à ces mêmes catégories d’aide et il ne répondra d’aucune manière aux besoins sécuritaires de la Tunisie.</p>
<p style="text-align: left;">Etant donné les nombreux défis auxquels la Tunisie est confrontée, il est clair que les besoins d’assistance sécuritaire de ce pays restent élevés – et ils seraient peut-être bien plus grands qu’ils n’ont jamais été!</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Ce qui se passe en Tunisie ne s’arrête pas en Tunisie</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’administration Trump et les membres du congrès des Etats-Unis devraient se soucier de la sécurité de la Tunisie, non pas parce que ce pays est <em>«la seule success story du Printemps arabe</em>» — un maître mot que l’on invoque pour obtenir le soutien à la cause tunisienne — mais parce que l’instabilité en Tunisie est une menace directe aux intérêts des Américains et de nos alliés en Afrique du nord et en Europe. Le général Thomas Waldhauser, commandant de l’Africom (le Commandement américain pour l’Afrique, Ndlr), a récemment déclaré devant le sénat des Etats-Unis que l’instabilité en Afrique du nord <em>«pourrait être, à court terme, la menace la plus sérieuse pour les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés»</em> en Afrique et <em>«Daêch en Libye demeure une menace régionale déterminée à frapper les intérêts des Etats-Unis et à cibler les ressortissants américains.»</em></p>
<p style="text-align: left;">Par conséquent, il est capital pour notre sécurité nationale d’aider la Tunisie à tenir à distance Daêch, plutôt que diminuer les capacités d’action anti-terroriste de la Tunisie.</p>
<p style="text-align: left;">En outre, plusieurs des récentes attaques terroristes menées en Europe ont des liens directs l’EI en Afrique du nord. Un ressortissant tunisien résidant en France, qui était inspiré sinon aidé par l’organisation terroriste, a tué plus de 80 personnes le soir du 14 juillet 2016, à Nice. Et un demandeur d’asile tunisien, dont la requête a été refusée par les autorités allemandes, a tué 12 personnes, lors de l’attentat du marché de Noël à Berlin, le 19 décembre 2016.</p>
<p style="text-align: left;">Enfin, la démarche adoptée par la nouvelle administration envers la Tunisie est une erreur, car elle pourrait tout simplement coûter aux contribuables américains nettement plus qu’elle n’en économiserait. La Tunisie, qui traverse actuellement une crise économique profonde, pourrait ne pas être capable d’accepter les modalités et les conditions de prêts qui lui sont offertes. Du coup, ainsi que le faisait observer récemment le <em>‘‘Wall Street Journal’’</em>, nombre de responsables du département d’Etat s’inquiètent que le changement vers des prêts pourrait pousser certains bénéficiaires comme la Tunisie à s’adresser à des pays comme la Russie ou la Chine pour satisfaire leurs besoins militaires.</p>
<p style="text-align: left;">Bien que les prêts puissent sembler être des outils économiques, en obligeant les pays bénéficiaires à <em>«dépenser doublement»</em> — premièrement, en se procurant du matériel militaire américain et, deuxièmement, en remboursant l’argent qu’ils ont emprunté pour ces achats —, sur le long terme, les conséquences de cette méthode ne sont pas claires. Si la Tunisie acceptait les conditions du prêt, il n’y aurait aucune garantie qu’elle puisse le rembourser. Plus tard, si la Tunisie se trouvait dans l’incapacité d’honorer ses engagements au titre des prêts contractés, les Etats-Unis se trouveraient impliqués dans un programme d’allègement de la dette plus coûteux, effaçant ainsi les économies initialement prévues.</p>
<p style="text-align: left;">Mais indépendamment de la capacité ou de la disponibilité de la Tunisie à accepter l’approche proposée par la nouvelle administration américaine au sujet de l’aide militaire, tourner le dos à la Tunisie, là précisément, pourrait avoir la terrible signification que vaincre et détruire Daêch est une priorité —tant que quelqu’un d’autre se charge d’en payer les frais.</p>
<p style="text-align: right;">Tribune traduite de l’anglais par <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Source</strong></em>: <a href="http://thehill.com/blogs/pundits-blog/international-affairs/338472-we-need-tunisia-in-the-fight-against-isis"><em>‘‘The Hill’’.</em></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>*Sarah Yerkes est actuellement collaboratrice émérite auprès du Center for Middle East Policy et membre du Council on Foreign Relations International Affairs. Elle a servi auparavant au sein de la section planification du Département d’Etat américain, où elle s’est spécialisée dans les Affaires nord-africaines. Elle a également été membre du staff chargé des dossiers palestinien et israélien, dans ce même département. Sarah Yerkes a occupé la fonction de consultante géopolitique auprès de la Direction de la planification et des politiques stratégiques (J5) au sein du Pentagone.</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
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<p><em><strong>Article lié: </strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/ladministration-trump-propose-de-reduire-laide-a-la-tunisie/"><em>L’administration Trump propose de réduire l’aide à la Tunisie</em></a></p>
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<p>Lutte anti-terroriste: Les Etats-Unis ont besoin de la TunisieLa décision de l’administration Trump de réduire de façon drastique l’aide des Etats-Unis à la Tunisie pourrait avoir des conséquences fâcheuses.Par Sarah Yerkes *Le projet de budget 2018 de l’administration Trump, qui propose de réduire l’aide financière à la Tunisie, représente non seulement un écart flagrant par rapport à la détermination proclamée du 45e président des Etats-Unis de «démolir et détruire» l’organisation terroriste de l’Etat islamique (EI, Daêch), mais il pourrait également avoir de très graves conséquences pour les Américains et leurs alliés. Diminuer l’assistance militaire destinée à un pays qui se trouve aux premières lignes de la guerre contre Daêch est à la fois malavisé et dangereux. Le pays n’est pas aussi sûr qu’il ne paraîtCette proposition de budget, qui baisse de 67% l’assistance à la Tunisie, constitue un des aspects les plus troublants de l’aide étrangère de l’actuelle administration républicaine. Le projet de réduction soumis au Congrès ramènerait à zéro le compte de financement militaire étranger, car il transforme le soutien militaire américain à la Tunisie d’un plan de subventions en un programme de prêts.Depuis la révolution de 2011, il a été bien établi que les Etats-Unis ont joué un rôle crucial dans le renforcement de la sécurité de la Tunisie. L’aide américaine et celle des pays européens ont non seulement mis à la disposition de la police et de l’armée tunisiennes des équipements dont elles avaient grandement besoin, mais elles ont également contribué à la professionnalisation et à une formation poussée des forces de sécurité de ce pays dans la lutte anti-terroriste. Ce soutien a aussi permis à la Tunisie d’ériger un mur frontalier avec la Libye, afin de combattre la contrebande de marchandises et les infiltrations de personnes indésirables. En outre, en 2015, le président Obama a désigné la Tunisie comme allié majeur non-membre de l’Otan – un privilège accordé à seulement 15 autres pays – et cette décision du prédécesseur de Donald Trump avait pour objectif de consolider le partenariat sécuritaire américano-tunisien.Bien que la Tunisie n’ait subi aucune attaque terroriste depuis plus d’un an, le pays n’est pas aussi sûr qu’on pourrait de le croire. C’est plutôt le contraire qui est vrai, car la Tunisie continue d’être soumise à une double menace: celle de l’EI, qui opère à partir de la Libye voisine, et celle des groupes affiliés à Al-Qaïda, qui agissent le long de la frontière tuniso-algérienne. Il y a également cette autre réalité: les ressortissants tunisiens représentent le contingent le plus important des combattants étrangers qui ont rejoint les rangs de Daêch en Irak et en Syrie. A présent, la Tunisie ne sait pas trop comment traiter les centaines de ces combattants qui reviennent au pays, après avoir servi et acquis de l’expérience militaire dans ces zones de conflit du Moyen-Orient.    Ajoutons à tout cela, les mouvements de protestation qui secouent le sud de la Tunisie. Bien que n’étant pas directement liés au terrorisme, ces troubles ont semé l’instabilité dans les régions reculées du pays. Cette grogne sociale, qui dure depuis de nombreuses semaines et qui traduit un sentiment croissant de frustration chez les jeunes Tunisiens, permet à la machine du recrutement extrémiste de tourner à plein régime.Hormis l’aide militaire étrangère, le projet de budget 2018 de la nouvelle administration américaine prévoit une modeste enveloppe de 14,6 millions de dollars (soit plus de 36,2 millions de dinars tunisiens, MDT, ndlr), répartis entre trois catégories de comptes sécuritaires, mais ce montant représente une réduction significative comparé aux 21,4 millions de dollars (soit 53 MDT, Ndlr) alloués l’an dernier à ces mêmes catégories d’aide et il ne répondra d’aucune manière aux besoins sécuritaires de la Tunisie. Etant donné les nombreux défis auxquels la Tunisie est confrontée, il est clair que les besoins d’assistance sécuritaire de ce pays restent élevés – et ils seraient peut-être bien plus grands qu’ils n’ont jamais été!Ce qui se passe en Tunisie ne s’arrête pas en TunisieL’administration Trump et les membres du congrès des Etats-Unis devraient se soucier de la sécurité de la Tunisie, non pas parce que ce pays est «la seule success story du Printemps arabe» — un maître mot que l’on invoque pour obtenir le soutien à la cause tunisienne — mais parce que l’instabilité en Tunisie est une menace directe aux intérêts des Américains et de nos alliés en Afrique du nord et en Europe. Le général Thomas Waldhauser, commandant de l’Africom (le Commandement américain pour l’Afrique, Ndlr), a récemment déclaré devant le sénat des Etats-Unis que l’instabilité en Afrique du nord «pourrait être, à court terme, la menace la plus sérieuse pour les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés» en Afrique et «Daêch en Libye demeure une menace régionale déterminée à frapper les intérêts des Etats-Unis et à cibler les ressortissants américains.»   Par conséquent, il est capital pour notre sécurité nationale d’aider la Tunisie à tenir à distance Daêch, plutôt que diminuer les capacités d’action anti-terroriste de la Tunisie. En outre, plusieurs des récentes attaques terroristes menées en Europe ont des liens directs l’EI en Afrique du nord. Un ressortissant tunisien résidant en France, qui était inspiré sinon aidé par l’organisation terroriste, a tué plus de 80 personnes le soir du 14 juillet 2016, à Nice. Et un demandeur d’asile tunisien, dont la requête a été refusée par les autorités allemandes, a tué 12 personnes, lors de l’attentat du marché de Noël à Berlin, le 19 décembre 2016.    Enfin, la démarche adoptée par la nouvelle administration envers la Tunisie est une erreur, car elle pourrait tout simplement coûter aux contribuables américains nettement plus qu’elle n’en économiserait. La Tunisie, qui traverse actuellement une crise économique profonde, pourrait ne pas être capable d’accepter les modalités et les conditions de prêts qui lui sont offertes. Du coup, ainsi que le faisait observer récemment le ‘‘Wall Street Journal’’, nombre de responsables du département d’Etat s’inquiètent que le changement vers des prêts pourrait pousser certains bénéficiaires comme la Tunisie à s’adresser à des pays comme la Russie ou la Chine pour satisfaire leurs besoins militaires.Bien que les prêts puissent sembler être des outils économiques, en obligeant les pays bénéficiaires à «dépenser doublement» — premièrement, en se procurant du matériel militaire américain et, deuxièmement, en remboursant l’argent qu’ils ont emprunté pour ces achats —, sur le long terme, les conséquences de cette méthode ne sont pas claires. Si la Tunisie acceptait les conditions du prêt, il n’y aurait aucune garantie qu’elle puisse le rembourser. Plus tard, si la Tunisie se trouvait dans l’incapacité d’honorer ses engagements au titre des prêts contractés, les Etats-Unis se trouveraient impliqués dans un programme d’allègement de la dette plus coûteux, effaçant ainsi les économies initialement prévues.Mais indépendamment de la capacité ou de la disponibilité de la Tunisie à accepter l’approche proposée par la nouvelle administration américaine au sujet de l’aide militaire, tourner le dos à la Tunisie, là précisément, pourrait avoir la terrible signification que vaincre et détruire Daêch est une priorité —tant que quelqu’un d’autre se charge d’en payer les frais.Tribune traduite de l’anglais par Marwan ChahlaArticle lié: L’administration Trump propose de réduire l’aide à la Tunisiehttp://kapitalis.com/tunisie/2017/06/09/ladministration-trump-propose-de-reduire-laide-a-la-tunisie/Source: ‘‘The Hill’’. http://thehill.com/blogs/pundits-blog/international-affairs/338472-we-need-tunisia-in-the-fight-against-isis *Sarah Yerkes est actuellement collaboratrice émérite auprès du Center for Middle East Policy et membre du Council on Foreign Relations International Affairs. Elle a servi auparavant au sein de la section planification du Département d’Etat américain, où elle s’est spécialisée dans les Affaires nord-africaines. Elle a également été membre du staff chargé des dossiers palestinien et israélien, dans ce même département. Sarah Yerkes a occupé la fonction de consultante géopolitique auprès de la Direction de la planification et des politiques stratégiques (J5) au sein du Pentagone.**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/26/lutte-anti-terroriste-les-etats-unis-ont-besoin-de-la-tunisie/">Lutte anti-terroriste: Les Etats-Unis ont besoin de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie reçoit plus de fusils que de démocratie (1/2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 May 2016 11:04:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A un moment où les Etats-Unis ont affecté à la Tunisie une aide militaire de près de 100 millions de dollars, les entreprises d’armements américaines se frottent les mains. Par Sam Kimball * Aux premières heures du 7 mars dernier, un groupe de djihadistes de l’organisation de l’Etat islamique (EI, Daêch) a envahi la ville frontalière...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/09/la-tunisie-recoit-plus-de-fusils-que-de-democratie-12/">La Tunisie reçoit plus de fusils que de démocratie (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>A un moment où les Etats-Unis ont affecté à la Tunisie une aide militaire de près de 100 millions de dollars, les entreprises d’armements américaines se frottent les mains.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Sam Kimball </strong>*</p>
<p><span id="more-49501"></span></p>
<p>Aux premières heures du 7 mars dernier, un groupe de djihadistes de l’organisation de l’Etat islamique (EI, Daêch) a envahi la ville frontalière du sud-est tunisien de Ben Guerdane, véritable plaque tournante de la contrebande en tout genre située à une trentaine de kilomètres de la Libye voisine. La confrontation qui s’en est suivie a fait plus d’une cinquantaine de morts…</p>
<p>Réagissant instantanément à cette tentative d’invasion de Daêch, le président Béji Caïd Essebsi a déclaré que tout le peuple tunisien était en guerre contre <em>«cette barbarie»</em> et ces<em> «rats que nous exterminerons.»</em></p>
<p>L’attaque contre Ben Guerdane n’était que le dernier incident d’une série d’attentats terroristes qui ont sérieusement secoué la Tunisie et ébranlé ses certitudes notamment avec l’attentat, le 18 mars 2015, du Musée national du Bardo, qui a coûté la vie à 21 personnes, et la tuerie de l’hôtel Riu Imperial Marhaba, le 26 juin 2015 à Sousse, qui a fait 38 victimes.</p>
<p><strong>Washington triple ses dépenses militaires en Tunisie</strong></p>
<p>Face à ce danger qui ne semble plus quitter la réalité quotidienne de la <em>success story</em> tunisienne, la réponse immédiate des Etats-Unis a été d’ouvrir toutes grandes les vannes de son assistance militaire à ce petit pays d’Afrique du nord.</p>
<p>Trois semaines après l’attaque du Bardo, Washington a annoncé sa décision de tripler ses dépenses militaires en Tunisie et d’assumer la charge de former les forces armées tunisiennes. Cette annonce est intervenue dans la foulée d’une coopération militaro-sécuritaire américano-tunisienne en nette progression: au nom de la lutte anti-terroriste, l’on estime que la Tunisie devrait recevoir, en 2016, des équipements militaires et sécuritaires d’une valeur de 81,9 million de dollars, comprenant notamment 12 hélicoptères Black Hawk, dont 8 seront livrés au courant de l’année, des missiles Hellfire, des mitrailleuses, des lunettes de vision nocturne et bien d’autres matériels…</p>
<p>La requête budgétaire présentée par la Maison Blanche auprès du Congrès américain pour venir en aide à la Tunisie sera donc, pour l’année 2016, d’environ 100 millions de dollars (soit près de 200 millions de dinars tunisiens, Ndlr). Ce volume représente une augmentation de l’aide militaire américaine à la Tunisie de 200% par rapport à 2014, année où cette assistance se situait à 32,9 millions de dollars, selon les chiffres du Security Assistance Monitor (SAM), le département-veille de l’aide militaire américaine du Centre pour la politique internationale (Center for International Policy, CIP) – et la croissance de cet appui militaire américain serait de 350% par rapport aux années qui ont précédé la Révolution!</p>
<p>L’octogénaire président Béji Caïd Essebsi pourrait ne pas être seulement intéressé par la lutte anti-terroriste; il serait peut-être tenté, selon certains observateurs, de détricoter les acquis démocratiques de la Révolution de jasmin. Par conséquent, l’intérêt croissant que les Etats-Unis portent à leurs relations militaro-sécuritaires avec la Tunisie pourrait, logiquement, mener au renforcement de la machine répressive de l’Etat tunisien. (…)</p>
<p>Malgré les nombreux signaux d’alarme rappelant qu’il y a un risque sérieux de dérapage du processus démocratique tunisien, les Etats-Unis ne s’en laissent pas conter: inflexible, le président Barack Obama a pris la décision, en juillet dernier, d’accorder à la Tunisie le statut d’allié majeur non-membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) qui confère au pays un accès plus étendu et plus facile à l’aide militaire américaine et un examen et une approbation plus rapides de l’attribution de fonds militaires américains à la Tunisie.</p>
<p><strong>Le mystère du bureau de la Lockheed à Tunis</strong></p>
<p>Interrogé sur le danger de voir ce matériel militaire vendu ou donné par les Etats-Unis à la Tunisie utilisé à des fins de répression interne, un responsable du Département d’Etat a répondu par e-mail (à <em>‘‘Foreign Policy’’</em>, Ndlr): <em>«Lorsque le gouvernement des Etats-Unis a eu connaissance de certaines violations des droits humains, nous avons demandé au gouvernement tunisien de les corriger au plus vite. En outre, nous sommes convaincus que le Tunisiens sont eux-mêmes tout à fait conscients du fait que ces corrections, le respect des droits de l’Homme et la primauté de l’Etat de droit dans leur pays sont des éléments vitaux à la préservation de leurs acquis démocratiques. Dans ce contexte, l’amélioration de la reddition de comptes des services de sécurité et la promotion de l’Etat de droit jouent un rôle très important.»</em></p>
<p>Questionné, également, sur les raisons qui pourraient pousser le département d’Etat à faire exception à sa règle de conduite en poursuivant la fourniture de son aide militaire à la Tunisie, malgré les abus de pouvoir commis par les autorités tunisiennes, le responsable a écrit:<em> «Sans jouer à ce jeu des supputations, je peux affirmer qu’en général nous prenons en considération un bon nombre de facteurs et de critères dans l’évaluation de l’assistance que nous fournissons aux autres pays.»</em></p>
<p>Pourtant, il demeure indéniable que le gouvernement tunisien, étant donné la situation difficile que traverse actuellement le pays, semble accorder beaucoup plus d’intérêt à la sécurité qu’à la démocratie. Entre 2011 et 2016, le budget du ministère de la Défense a été augmenté bien plus que celui de tous les autres départements –avec une croissance annuelle moyenne de 21%. Une loi des finances complémentaire, juillet 2015 – au lendemain de l’attentat de Sousse – a augmenté le budget de la Défense de plus de 153 millions de dollars. Evidemment, pareille somme peut paraître dérisoire comparée aux dépenses militaires américaines, mais ce chiffre représente une augmentation de 7,3% du budget total du ministère tunisien de la Défense pour l’année 2016.</p>
<p><strong>C’est seulement du SAV…</strong></p>
<p>Ainsi, avec des dépenses militaires accrues, des achats d’armements et une dépendance des Etats-Unis en matière d’équipements militaires, il semble que le sort est scellé et la tendance est bel et bien établie. Et les industriels américains de la défense ont déjà flairé le gibier: la Lockheed Martin, par exemple, a ouvert une représentation en Tunisie, la Lockheed Martin Global, Inc.–Tunisia Branch, selon le Registre tunisien des entreprises (RTE), qui l’a annoncé le 25 août 2015. (…)</p>
<p>Pourtant, la Lockheed Martin nie l’ouverture de cette représentation en Tunisie. John Neilson, directeur des communications chez Lockheed pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a écrit dans un e-mail à <em>‘‘Foreign Policy’’ (‘FP’)</em>: <em>«Lockheed Martin n’a pas de représentation à Tunis, et nous n’envisageons d’en ouvrir une là-bas.»</em></p>
<p>Neilson ajoute dans cette correspondance à <em>‘‘FP’’</em> que les équipements militaires vendus à la Tunisie ne sont pas directement fournis par les soins de la Lockheed elle-même; c’est le programme des Ventes militaires étrangères du gouvernement des Etats-Unis qui a la charge de cette tâche. Cela implique que la Lockheed produit le matériel militaire et c’est le gouvernement américain qui assume la responsabilité de la livraison. Neilson explique que les activités de la Lockheed en Tunisie <em>«se limitent principalement à des services après-vente que nous fournissons à nos clients»</em> pour des produits tels les C-130J Hercules, ces avions de transport militaire fabriqués par la Lockheed Martin et utilisés par l’armée de l’air tunisienne.</p>
<p>Certaines informations indiquent, pourtant, que la Lockheed Martin faisait partie d’une délégation d’entreprises américaines qui ont pris part, à Tunis, le 14 avril dernier, aux travaux qui ont réuni la Chambre de commerce arabo-américaine et la Chambre de commerce américaine en Tunisie – en présence de nombreux représentants d’autres entreprises de défense américaines.</p>
<p>L’aide américaine à laquelle Neilson fait référence est sensée être soumise à des conditions bien précises. La porte-parole du Département d’Etat Michelle Baldanza a assuré à ‘<em>‘FP’</em>’ que le Pentagone mettrait immédiatement un terme à l’aide (des Etats-Unis, Ndlr) en cas de coup d’Etat, mais elle a refusé de se prononcer sur le cas de la répression interne. Mme Baldanza a déclaré que dans le cas où il est prouvé qu’un coup d’Etat a bien eu lieu, le gouvernement des Etats-Unis se trouverait dans l’obligation légale de suspendre son assistance sécuritaire.</p>
<p>Cette promesse, cependant, est moins rassurante que Michelle Baldanza ne le prétend. En 2013, Abdelfettah Al-Sissi, alors ministre égyptien de la Défense, a mené un coup d’Etat militaire, démis le président islamiste élu Mohamed Morsi, tué plus de 1000 sympathisants de ce dernier et placé sous les verrous plusieurs milliers de citoyens égyptiens. Et, pendant un an et demi, le gouvernement des Etats-Unis a subi la dure épreuve de la manœuvre diplomatique et du dilemme politique pour éviter de qualifier l’accession au pouvoir d’Al-Sissi de putsch. (…)</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>A suivre…</strong></em></p>
<p><em>Synthèse et traduction de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><em>* Sam Kimball est journaliste free-lance.</em></p>
<p><em>** Le titre est de l’auteur et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em>: <em><a href="http://foreignpolicy.com/2016/04/21/tunisias-getting-more-guns-than-democracy/">‘‘Foreign Policy’’</a>.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/09/la-tunisie-recoit-plus-de-fusils-que-de-democratie-12/">La Tunisie reçoit plus de fusils que de démocratie (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fayçal Gouiaa: «L’aide militaire des Etats-Unis à la Tunisie ne doit pas être réduite»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/07/faycal-gouiaa-laide-militaire-des-etats-unis-a-la-tunisie-ne-doit-pas-etre-reduite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 10:16:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et les Etats-Unis n’ont jamais coopéré aussi étroitement dans la lutte contre le terrorisme, indique l’ambassadeur de Tunisie à Washington. Synthèse traduite de l’anglais par Marwan Chahla Dans deux entretiens accordés à ‘‘Al-Monitor’’, Fayçal Gouiaa a indiqué que, tout au long de ses 25 ans de carrière diplomatique, il n’a jamais été témoin...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/07/faycal-gouiaa-laide-militaire-des-etats-unis-a-la-tunisie-ne-doit-pas-etre-reduite/">Fayçal Gouiaa: «L’aide militaire des Etats-Unis à la Tunisie ne doit pas être réduite»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-42423 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Faycal-Gouia.jpg" alt="Faycal-Gouia" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie et les Etats-Unis n’ont jamais coopéré aussi étroitement dans la lutte contre le terrorisme, indique l’ambassadeur de Tunisie à Washington.</strong></em></p>
<p><em>Synthèse traduite de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-42422"></span></p>
<p>Dans deux entretiens accordés à<a href="http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/03/tunisia-counterterrorism-us-trade-economy-brotherhood-isis.html" target="_blank"><em> ‘‘Al-Monitor’’</em></a>, Fayçal Gouiaa a indiqué que, tout au long de ses 25 ans de carrière diplomatique, il n’a jamais été témoin de relations aussi étroites entre les deux pays.</p>
<p>Quelques jours après le raid américain contre un camp de l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daêch) à Sabratha, en Libye, le mois dernier, le diplomate tunisien a expliqué à <em>‘‘Al-Monitor’’</em> que ce type d’opérations est devenu la nouvelle règle de conduite des nations à travers la région moyen-orientale, et au-delà, dans leur tentative d’unir leurs forces contre l’ennemi terroriste commun.</p>
<p><strong>Il faut ranger les égos nationaux</strong></p>
<p><em>«Nous sommes à une époque et en présence d’une réalité qui encouragent et dictent même à ce que tous les efforts soient unis dans ce combat antiterroriste»</em>, a déclaré M. Gouiaa, ajoutant que <em>«parfois, il faut savoir mettre de côté nos égos nationaux, et peut-être même une partie de notre souveraineté, pour garantir des chances de réussite entières à notre lutte commune.»</em></p>
<p>L’ambassadeur de Tunisie aux Etats-Unis a accordé deux interviews au site américain, une première fois, le 26 février à l’ambassade tunisienne, et une 2e fois le 3 mars à Capitol Hill, alors qu’il accompagnait la présidente de l’Utica, Wided Bouchamaoui, en visite à Washington.</p>
<p>Durant ces discussions, M. Gouiaa a notamment exprimé le souhait que Barack Obama, en cette dernière année de son mandat de président des Etats-Unis, puisse se rendre en Tunisie, qualifiant pareille visite de «hautement symbolique.»</p>
<p>Il a également évoqué les efforts que déploie le gouvernement tunisien dans la lutte contre la corruption et la mise en œuvre de réformes économiques dont la jeune démocratie tunisienne a besoin, en cette étape particulière de son parcours.</p>
<p>Fayçal Gouiaa s’est abstenu de commenter l’introduction à la Chambre des représentants des Etats-Unis d’un projet de loi qualifiant les Frères musulmans de groupe terroriste, mais il a averti contre<em> «les risques de l’amalgame entre l’islamisme politique et celui activiste»</em>, c’est-à-dire le radicalisme islamiste.</p>
<p><em>«Nous devons rendre claire cette distinction qui existe entre les islamistes et les terroristes»</em>, a expliqué M. Gouiaa. <em>«Je pense qu’il est tout à fait normal que dans une démocratie qui se respecte que les partis politiques – qu’ils soient islamistes ou pas – puissent participer à des élections libres, équitables et indépendantes, et qu’ils les remportent s’ils peuvent»,</em> a-t-il précisé.</p>
<p><strong>«Venez en Tunisie pour y faire les meilleures affaires!»</strong></p>
<p>Gardant un optimisme entier quant à l’avenir de la Tunisie, M. Gouiaa n’a pas manqué, cependant, d’avertir que le progrès de l’expérience tunisienne restera incertain, tant que le chaos prévaut en Libye, demandant au département d’Etat américain de revoir sa décision de réduire son aide militaire à la Tunisie – même si, dans le même temps, l’indispensable assistance économique a été augmentée.</p>
<p><em>«C’est ce que les autorités américaines ont fait,</em> indique-t-il.<em> Elles ont accru l’aide économique et baissé l’appui sécuritaire. Désormais, nous lutterons, pour ainsi dire, pour que l’aide militaire américaine à la Tunisie soit renforcée – tout simplement, parce que cette dernière nous est très nécessaire.»</em></p>
<p>Le diplomate de carrière, qui a été à la tête du secrétariat d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères de 2014 à 2015 sous le gouvernement de Mehdi Jomaa, a fait, depuis la prise de ses fonctions à Washington en mai 2015, de l’attraction des investissements américains en Tunisie la priorité de sa mission diplomatique –notamment encourageant la mise en place d’un accord sur le libre échange entre les deux pays.</p>
<p><em>«Indéniablement, la libre circulation des produits et des services est très importante. Elle est, également, autrement plus significative, car elle nous permettra de dire au monde: ‘Vous n’avez rien à craindre. Venez en Tunisie et faites y les meilleures affaires qui puissent exister’»,</em> a-t-il insisté.</p>
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		<title>Tunisie-France: Renforcement du renseignement militaire</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 17:02:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[aide financière]]></category>
		<category><![CDATA[aide militaire]]></category>
		<category><![CDATA[coopération militaire]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La France s&#8217;engage à fournir une aide de 20 millions d&#8217;euros à l&#8217;Armée tunisienne, affectés à l&#8217;équipement des forces spéciales et au renforcement de la coopération dans le domaine du renseignement », a déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian lors d&#8217;une d&#8217;une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense nationale...</p>
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<div class="video"><iframe loading="lazy" id="div1" src="https://www.youtube.com/embed/UqNKeaEsK08?start=3&amp;end=354;rel=0&amp;iv_load_policy=3&amp;showinfo=0&amp;modestbranding=1&amp;fs=1" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
</div>
<p></br><br />
« La France s&rsquo;engage à fournir une aide de 20 millions d&rsquo;euros à l&rsquo;Armée tunisienne, affectés à l&rsquo;équipement des forces spéciales et au renforcement de la coopération dans le domaine du renseignement », a déclaré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian lors d&rsquo;une d&rsquo;une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense nationale Farhat Horchani, tenue lundi 6 octobre à Tunis.</p>
<p>« La sécurité de la Tunisie, c’est aussi la sécurité de la France. Nos destins sont liés, d’autant plus que nos deux pays ont été victimes en 2015 d’attentats sanglants, sans compter ceux qui ont été déjoués. » a-t-il, notamment, ajouté.</p>
<p>Les deux ministres ont procédé, par la même occasion, à la signature d&rsquo;une déclaration d&rsquo;intention portant actualisation de la convention de coopération établie entre les deux pays depuis 1973.</p>
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		<title>Défense: Aide militaire allemande à la Tunisie de 1,2 M€</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 11:48:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennaceur]]></category>
		<category><![CDATA[Essid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Allemagne a promis d&#8217;accorder une aide militaire à la Tunisie de 1,2 million d’euros (2,6 millions de dinars). Le président de la république Béji Caïd Essebsi a reçu, aujourd’hui, au Palais de Carthage, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, en présence du ministre de la Défense, Farhat Horchani. Mme Von der...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/29/defense-aide-militaire-allemande-a-la-tunisie-de-12-me/">Défense: Aide militaire allemande à la Tunisie de 1,2 M€</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8234" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Caid-Essebsi-et-Ursula-Van-Der-Leyne.jpg" alt="Caid-Essebsi-et-Ursula-Van-Der-Leyne" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’Allemagne a promis d&rsquo;accorder une aide militaire à la Tunisie de 1,2 million d’euros (2,6 millions de dinars).</strong></em></p>
<p><span id="more-8233"></span></p>
<p>Le président de la république Béji Caïd Essebsi a reçu, aujourd’hui, au Palais de Carthage, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, en présence du ministre de la Défense, Farhat Horchani.</p>
<p>Mme Von der Leyen, en visite officielle de 2 jours en Tunisie, doit être reçue, aussi, par le chef du gouvernement Habib Essid et le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur.</p>
<p>La ministre allemande, qui est accompagnée, notamment, de 3 généraux (des armées de terre, de la marine et de l’air), a déclaré que l’Allemagne tient à aider la Tunisie dans les domaines de la jeunesse, de la formation, de la sécurité et de l’économie et à la soutenir dans sa transition démocratique.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8235" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Caid-Essebsi-Ursula-Van-Der-Leyne.jpg" alt="Caid-Essebsi-Ursula-Van-Der-Leyne" width="500" height="350" /></p>
<p>Les forces armées tunisiennes recevront de l’Allemagne un dock flottant pour la maintenance des canots, un patrouilleur, 5 camions de marque Unimog, 3000 casques, 700 jumelles de vision nocturne.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/29/defense-aide-militaire-allemande-a-la-tunisie-de-12-me/">Défense: Aide militaire allemande à la Tunisie de 1,2 M€</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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