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	<title>Archives des Ali Bécheur - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Ali Bécheur - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Ali Bécheur publie un 8e roman : ‘‘Du sel dans la bouche’’</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Sep 2023 10:40:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Comar]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ali Bécheur vient de publier son huitième roman ‘‘Du sel dans la bouche’’.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/ali-becheur-publie-un-8e-roman-du-sel-dans-la-bouche/">Ali Bécheur publie un 8e roman : ‘‘Du sel dans la bouche’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ali Bécheur, avocat de profession et romancier de vocation, vient de publier son huitième roman ‘‘Du sel dans la bouche’’ (éditions Taos, août 2023, Paris, France). Ce n’est pas mal pour un auteur venu relativement tardivement à l’écriture romanesque.</em></strong></p>



<span id="more-9807283"></span>



<p>Né à Sousse en Tunisie, Ali Bécheur a fait des études à Tunis et à Paris. Diplôme en sciences criminelles, il a mené une carrière d’enseignant en droit et d’avocat, avant de venir à l’écriture littéraire. </p>



<p>Son premier roman, <em>‘‘De Miel et d’aloès’’</em>, il l’a publié aux éditions Cérès, à Tunis,&nbsp;en 1989. Il avait alors 50 ans et eut un fervent accueil public couronné par le Prix Comar du roman tunisien, le premier d&rsquo;une série. Car il publiera six autres romans tous couronnés de succès&nbsp;: <em>‘Les Rendez-vous manqués’’ </em>(Cérès, 1994); <em>‘‘Jours d&rsquo;adieu’’</em>&nbsp;(Cérès,&nbsp; 1996, Prix Comar 1997); <em>‘‘Tunis blues’’ </em>(Clairefontaine,&nbsp; 2002); <em>‘‘Le Paradis des femmes’’</em> (Elyzad,&nbsp;2006, Prix Comar 2006); <em>‘‘L’Attente’’ </em>(Cérès,&nbsp; 2007); <em>‘‘Chems Palace’’ </em>&nbsp;(Elyzad,&nbsp;2014);<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-lendemains-dhier-dali-becheur-le-moi-le-pere-et-le-saint-pays/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>‘‘Les Lendemains d’hier’’</em></a> (Elyzad,&nbsp; 2017, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prix Comar 2018</a>).</p>



<p>Quand on lit les récits-fictions d’Ali Bécheur, un goût de sel vous vient aux lèvres : celui des larmes cachées et de la vie qui espère, celui des rages face à l’injustice et celui de la peau pendant l’amour, et celui des rivages de la Méditerranée.</p>



<p>Les villes et la nature, enfer et paradis, sont le décor de ses conflits intérieurs qui nous invitent au voyage, entre spleen et sensualité, entre Paris et la Tunisie. Les hantises d’Ali Bécheur sont portées par une langue qui coule, telle l’eau bouillante d’une rivière charriant limon, cailloux et branches enlacées. Le corps n’est jamais loin, les souvenirs toujours vivaces et les sens exultent. &nbsp; </p>



<p><strong>Extrait&nbsp;</strong>: <em>«C’est un rite. Tous les jours, il va s’asseoir sur le sable, au ras des vagues qui viennent y mourir avec un sourire d’écume, pour voir l’avalanche de lumière décliner à l’aplomb de l’horizon et finir par s’y immerger, comme un navire chavirant dont on aperçoit encore les superstructures avant qu’elles ne s’engloutissent au fond de l’eau, à l’instant où le ciel se fane. Il se dit qu’il cherchera en vain l’ailleurs, c’est nulle part, une utopie. Que sa vie n’aura été qu’un songe éveillé, un leurre, un miroir aux alouettes. Qu’il serait temps qu’il se réveille et qu’enfin il soit vivant. Mais comment? Et puis un soir, c’est à peine s’il discerne sa présence, une silhouette se découpant à contre-jour sur la mer assombrie, où le ressac bouillonne d’on ne sait quelle colère. Elle revient jour après jour, s’asseyant à chaque fois un peu plus près et il voit qu’elle n’est pas une ombre chinoise, mais une femme. À quoi joue-t-elle ? D’un soir à l’autre, l’écart s’amenuisant, il se dit que c&rsquo;est une tekeza, diseuse de bonne aventure, à en juger par sa mélia d’un rouge passé et le grand châle qui l’enveloppe jusqu’au bas des reins. Elle va tenter de me soutirer un peu de pognon en me racontant une histoire apprise par cœur, que je vais gagner un tas de fric, que je serai célèbre et que j’épouserai une princesse des Mille et une nuits. D’accord. Je lui donnerai quelques pièces et elle ira plus loin se trouver un autre pigeon…»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="u9zxLMP0st"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-lendemains-dhier-dali-becheur-le-moi-le-pere-et-le-saint-pays/">‘‘Les lendemains d’hier’’ d’Ali Bécheur : Le moi, le père et le saint-pays</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les lendemains d’hier’’ d’Ali Bécheur : Le moi, le père et le saint-pays » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-lendemains-dhier-dali-becheur-le-moi-le-pere-et-le-saint-pays/embed/#?secret=8LfkAc76cJ#?secret=u9zxLMP0st" data-secret="u9zxLMP0st" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/vient-de-paraitre-les-litteratures-du-maghreb-en-langue-russe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Feb 2022 09:16:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahhab Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Memmi]]></category>
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		<category><![CDATA[Faouzi Mellah]]></category>
		<category><![CDATA[littératures du Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Tlili]]></category>
		<category><![CDATA[Prof. Svetlana Projogina]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un ouvrage volumineux (400 p.) consacré aux littératures du Maghreb et aux auteurs de langue française vient de paraître à Moscou, à l’Institut des études de l’Orient-Académie des Sciences, par l’académicienne Prof. Svetlana Projogina. Les oeuvres de nombreux écrivains y sont étudiées et analysées. Figurent les auteurs, entre autres, Taos Amrouche, Ali Bécheur, Azouz Begag,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/vient-de-paraitre-les-litteratures-du-maghreb-en-langue-russe/">Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Litteratures-tunisiennes-en-russe.jpg" alt="" class="wp-image-381971"/></figure></div>



<p><strong><em>Un ouvrage volumineux (400 p.) consacré aux littératures du Maghreb et aux auteurs de langue française vient de paraître à Moscou, à l’Institut des études de l’Orient-Académie des Sciences, par l’académicienne Prof. Svetlana Projogina. </em></strong></p>



<span id="more-381970"></span>



<p>Les oeuvres de nombreux écrivains y sont étudiées et analysées. Figurent les auteurs, entre autres, Taos Amrouche, Ali Bécheur, Azouz Begag, Tahar Ben Jelloun, Tahar Bekri, Maïssa Bey, Rachid Boudjedra, Nina Bouraoui, Albert Camus, Driss Chraïbi, Mohammed Dib, Tahar Djaout, Assia Djebar, Nabile Farés, Mouloud Feraoun, Malek Haddad, Yasmina Khadra, Mohamed Khaïreddine, Abdelatif Laâbi, Mouloud Mammeri, Abdelwahhab Meddeb, Faouzi Mellah, Albert Memmi, Rachid Mimouni, Malika Mokaddem, Boualem Sansal, Leila Sebbar, Ahmed Séfrioui, Jean Sénac, Abdelhak Serhane, Mustapha Tlili, Kateb Yacine.</p>



<p>Le titre français de l’ouvrage pourrait être&nbsp;traduit ainsi : «Le temps de ne pas vivre et de ne pas mourir».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/25/vient-de-paraitre-les-litteratures-du-maghreb-en-langue-russe/">Vient de paraître : Les littératures du Maghreb en langue russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Manouba : 4e Congrès de littérature maghrébine d’impression française</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/04/manouba-4e-congres-de-litterature-maghrebine-dimpression-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Dec 2018 07:58:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 4e Congrès international de littérature maghrébine d’impression française se tiendra 6, 7 et 8 décembre 2018, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba, Université de Tunis. À ce congrès organisé par le «Laboratoire de recherches : études maghrébines, francophones, comparées et médiation culturelle», et qui se donne pour objectif...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/04/manouba-4e-congres-de-litterature-maghrebine-dimpression-francaise/">Manouba : 4e Congrès de littérature maghrébine d’impression française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187118" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Congres-Litterature-maghrebine.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le 4e Congrès international de littérature maghrébine d’impression française se tiendra 6, 7 et 8 décembre 2018, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba, Université de Tunis.</strong></em></p>
<p><span id="more-187117"></span></p>
<p>À ce congrès organisé par le <em>«Laboratoire de recherches : études maghrébines, francophones, comparées et médiation culturelle»</em>, et qui se donne pour objectif de <em>«permettre aux chercheurs de lire autrement les littératures du Maghreb»</em>, on annonce la participation de nombreux chercheurs et critiques académiques de Tunisie, Maroc, Algérie et France, notamment Samia Kassab, Ahlem Ghayaza, Abdelaziz Kacem, Habib Ben Salha, Badreddine Ben Henda, Wafa Bsaïs Ourari, Ines Ben Redjeb, Ridha Ben Hamouda, Jamila Ayaou, Ahmed Kharraz, Djihed Charef, Rym Abdelhak, Ahmed Chabchoub, Faycel Ltifi, Sanae El Ouardirhi, Faten Ben Aïssa, Hend Soudani, Samir Marzouki, Sanae Ghouati, Adel Habbassi, Saad Faycel, Faten Béjaoui, Hédia Khaddar, Radia Benslimane, Massia Ait Ouarab, Lamia Oucherif, Hafida Aït Mokhtar, Ilhem Saïda, Ali Bécheur, Goucem Nadira Khodja, Leïla Bouzenada, Mhamed Sayadi, Lobna Ben Salem, Alya Baccar Bornaz, Ahmed Draeif, Karima Jouida, Yacoub Gherissi, Béchir Garbouj, Kacem Basfao, Abbès Ben Mahjouba, Sélim Lâfif, Mondher Temmami, Khaoula Hosni, Walid Sliman, Ibtihel Ben Hmed, Tarek Hamdani, Sana Alaya Seghair et Hanène Harrazi Ksontini.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/04/manouba-4e-congres-de-litterature-maghrebine-dimpression-francaise/">Manouba : 4e Congrès de littérature maghrébine d’impression française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les Prix Comar ouvrent le débat sur la vitalité du roman tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/28/les-prix-comar-ouvrent-le-debat-sur-la-vitalite-du-roman-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 May 2018 19:03:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Assurances Comar]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Ben Yedder]]></category>
		<category><![CDATA[prix Comar d’Or]]></category>
		<category><![CDATA[roman tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année à pareille période, le Assurances Comar organisent une soirée pour débattre avec les lauréats des Prix Comar d’Or du roman tunisien en langues arabe et française, en présence des écrivains, des critiques littéraires et des éditeurs. Par Imed Bahri Pour ne pas déroger à cette bonne habitude, la soirée s’est tenue, vendredi dernier,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/28/les-prix-comar-ouvrent-le-debat-sur-la-vitalite-du-roman-tunisien/">Les Prix Comar ouvrent le débat sur la vitalité du roman tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-156692" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Soiree-Comar-Or-2018-Ban.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Chaque année à pareille période, le Assurances Comar organisent une soirée pour débattre avec les lauréats des Prix Comar d’Or du roman tunisien en langues arabe et française, en présence des écrivains, des critiques littéraires et des éditeurs.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-156691"></span></p>
<p>Pour ne pas déroger à cette bonne habitude, la soirée s’est tenue, vendredi dernier, 25 mai 2018, dans le joli écrin de la Cité de la Culture, flambant de lumières et dont le public ramadanesque dégageait une joie de vivre toute contagieuse.</p>
<p>La soirée s’est déroulée à la salle Sophie El Goulli, qui porte le nom d’une universitaire, historienne d’art, et surtout d’une écrivaine, auteure de plusieurs recueils de poésie et de romans, notamment <em>‘‘Les mystères de Tunis’’</em> et, <em>‘‘Hashtart’’</em>, roman historique inspiré de la légende de Carthage, qui remporta le prix spécial du jury du Comar d’Or, en 2004. Ce n’était sûrement pas une coïncidence, mais un clin d’œil de Kaouther Kridane, la secrétaire général des prix Comat d’Or.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-156694" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Salle-Sophie-El-Goulli.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h3>Les entreprises au service de la culture nationale</h3>
<p>Aux côtés des auteurs primés, deux hommes (Ali Bécheur, Comar d’Or pour <em>‘‘Les lendemains d’hier’’</em>, et Ridha Ben Hamouda, Prix spécial du jury pour <em>‘‘La Marmite d’Ayoub’’</em>) et deux femmes (Khairia Boubtan, Comar d’Or pour <em>‘‘Ibnat Al-Jahim’’</em>, et Safia Gam Ben Abdeljalil, Prix Découverte du premier roman pour <em>‘‘Laita Chahdan’’</em>), la troisième femme, Ines Abassi (Prix spécial du jury pour <em>‘‘Menzel Bourguiba’’</em>), s’étant absentée ce soir-là.</p>
<p>En prenant place à la tribune et en participant à la rencontre du début jusqu’à la fin, Hakim Ben Yedder, directeur général des Assurances Comar, et Lotfi Belhaj Kacem, directeur général adjoint, ont tenu à souligner l’intérêt que leur entreprise accorde à ce prix qui est (déjà ?) à sa 22e édition. Ils se sont d’ailleurs félicités de l’impact positif des Prix Comar sur le développement du roman tunisien dans les deux langues, l’arabe et le français, ainsi que sur l’activité éditoriale au cours des deux dernières décennies. Ils ont également appelé les autres entreprises à s’intéresser également à la culture, à la littérature et aux arts, de manière à contribuer au rayonnement de la culture tunisienne dans la diversité de ses expressions et de ses inspirations.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-156695" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Hakim-Ben-Yedder-Lotfi-Haj-Kacem.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hakim Ben Yedder et Lotfi Haj Kacem.</em></p>
<p>La rencontre fut une occasion pour les auteurs pour parler de leurs œuvres primées, de leur expérience personnelle avec l’écriture romanesque, de leurs relations avec les éditeurs, les critiques et les lecteurs, en répondant au passage aux interrogations de certains présents.</p>
<h3>Paroles d’écrivains</h3>
<p>Ali Bécheur, recordman du Comar d’Or, puisqu’il en a remporté le troisième cette année, a évoqué son expérience avec la densité de la langue, la précision des mots qui se font poésie, la musique des phrases qui se déploient dans le texte, et le rythme et la respiration du récit devenant témoignage de l’être et reconfiguration du monde. Grâce au travail de la mémoire, celle de l’écrivain qui se conjugue à celle des mots, le présent cesse d’exister. Il devient un passé qui se déploie dans l’avenir. D’où le titre de son roman</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-156696" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Khairia-Boubtan-Ali-Bechur.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Khairia Boubtan et Ali Becheur.</em></p>
<p>Ridha Ben Hamouda, de son côté, a osé une comparaison pour le moins surprenante entre l’écrivain et le rugbyman, l’écriture exigeant autant d’abnégation, de dévouement, de dépense et de sacrifice de soi, autant de fatigue et de sueur, que ceux exigés d’un joueur de rugby. Mais l’effort ici n’est pas synonyme de corvée ou de douleur, mais de plaisir et de joie, plaisir et joie de la création où l’être traduit ses plus secrètes pulsions.</p>
<p>Dans leurs réponses aux interrogations des écrivains, dont certains n’ont pas été primés, les membres du jury ont insisté sur un point qui nous semble importants. Certains livres présentés aux prix ne sont pas des romans, c&rsquo;est-à-dire des œuvres de fiction avec une histoire, une intrigue et des personnages, mais des témoignages personnels et des récits de souvenirs. Ces textes, qui n’appartiennent pas au genre, n’entrent pas dans la course pour l’obtention du prix, ont-ils expliqué.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-156697" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Ali-Becheur-Sassi-Ben-Halima.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ali Becheur et Sassi Ben Halima.</em></p>
<p>Autre point important souligné : les éditeurs devraient faire davantage d’effort pour parfaire leur travail d’édition, pas toujours irréprochable, notamment en soignant la mise en page, la conception des couvertures et, surtout, la correction linguistique. Car, certains livres présentés au concours présentent des erreurs d’orthographe et, surtout, beaucoup de coquilles. Ce qui pénalise les écrivains et réduit leurs chances de remporter le prix.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OxOaEecqzf"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/">Littérature : Ali Bécheur remporte le prix Comar d’Or du roman de langue française</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Littérature : Ali Bécheur remporte le prix Comar d’Or du roman de langue française » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/embed/#?secret=uvA4jW5KiA#?secret=OxOaEecqzf" data-secret="OxOaEecqzf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/28/les-prix-comar-ouvrent-le-debat-sur-la-vitalite-du-roman-tunisien/">Les Prix Comar ouvrent le débat sur la vitalité du roman tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Cité de la Culture : Soirée avec les lauréats des prix littéraires Comar d’Or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 May 2018 09:35:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Comar d'Or]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ben Yedder]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid ben Yedder, président du Groupe Amen, remettant son prix à Ali Bécheur. Dans le cadre de la 22e édition des prix littéraires Comar d’Or, Comar Assurances organise une rencontre avec les lauréats, les participants, les membres des deux jurys de cette dernière édition des prix, avec les journalistes et les amateurs du roman tunisien....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-151447" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Rachid-Ben-Yedder-Comar-Ali-Becheur.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rachid ben Yedder, président du Groupe Amen, remettant son prix à Ali Bécheur.</em></p>
<p><em><strong>Dans le cadre de la 22e édition des prix littéraires Comar d’Or, Comar Assurances organise une rencontre avec les lauréats, les participants, les membres des deux jurys de cette dernière édition des prix, avec les journalistes et les amateurs du roman tunisien.</strong></em></p>
<p><span id="more-155191"></span></p>
<p>La rencontre se tiendra le vendredi 25 mai 2018, à 21h30, à la Cité de la Culture, avenue Mohamed V, à Tunis.<br />
Rappelons que les lauréats de cette éditions sont, pour la langue arabe, <em>‘‘Ibnat Al-Jahim’’</em> de Khairia Boubtan (Comar d’Or), <em>‘‘Menzel Bourguiba’’</em> d’Ines Abassi (Prix spécial du jury) et <em>‘‘Laita Chahdan’’</em> de Safia Gam Ben Abdeljalil (Prix Découverte pour le premier roman).</p>
<p>Pour la langue française, les lauréats sont <em>‘‘Les lendemains d’hier’’</em> d’Ali Bécheur (Comar d’0r) et <em>‘‘La Marmite d’Ayoub’’</em> de Ridha Ben Hammouda (Prix spécial du jury).</p>
<p>Rappelons que le Prix Découverte pour le premier roman n’a pas été décerné cette année.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dH2BttgSNO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/">Littérature : Ali Bécheur remporte le prix Comar d’Or du roman de langue française</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Littérature : Ali Bécheur remporte le prix Comar d’Or du roman de langue française » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/embed/#?secret=MxCjVUiNST#?secret=dH2BttgSNO" data-secret="dH2BttgSNO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>‘‘Les lendemains d’hier’’ d’Ali Bécheur : Le moi, le père et le saint-pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 May 2018 20:24:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Comar d'Or]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez Ali Bécheur, Comar d’Or 2018 du roman tunisien de langue française pour ‘‘Les lendemains d’hier’’, l’écriture est une machine qui explore le temps et débobine le rouleau d’une vie. Le but escompté ne vise nullement à retrouver le temps perdu, mais s’applique plutôt à combler le silence et à faire parler l’indicible et le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/05/les-lendemains-dhier-dali-becheur-le-moi-le-pere-et-le-saint-pays/">‘‘Les lendemains d’hier’’ d’Ali Bécheur : Le moi, le père et le saint-pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-152629" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Ali-Becheur-Les-lendemains.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Chez Ali Bécheur, Comar d’Or 2018 du roman tunisien de langue française pour ‘‘Les lendemains d’hier’’, l’écriture est une machine qui explore le temps et débobine le rouleau d’une vie. Le but escompté ne vise nullement à retrouver le temps perdu, mais s’applique plutôt à combler le silence et à faire parler l’indicible et le refoulé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Kamel Ben Ouanès</strong></p>
<p><span id="more-152627"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-152630 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Kamel-Ben-Ouanes.jpg" alt="" width="200" height="165" />Dans ce cas, le but escompté ne vise nullement à retrouver le temps perdu, mais s’applique plutôt à combler le silence et à faire parler l’indicible et le refoulé. Et le roman n’est pas une cogitation sur la vocation de l’écrivain artiste, comme chez Proust, mais poursuit un autre projet : recomposer, tel un puzzle, le destin d’un pays (la Tunisie), l’histoire du père et de la famille et finalement, en toile de fond, le roman d’apprentissage du narrateur.</p>
<p>Aussi est-ce pour cette raison que l’écriture happe dans son déploiement tout ce qui concourt à l’édifice du projet romanesque : des éléments d’histoire, des données ethnographiques, des considérations psychosociales et des confessions intimes, secrètes, parfois fantasmées.</p>
<h3>Une terre palimpseste</h3>
<p>Tous les grands épisodes de l’histoire moderne de la Tunisie sont passés en revue, de la grande guerre 14-18, jusqu’à l’avènement de la révolution en 2011, en passant par la lutte de libération nationale, avec toujours en arrière-fond des silhouettes dont le destin a forgé la mémoire collective : Bourguiba, Habiba Msika, la foule des Croisés brandissant la statue de la Vierge à l’ouverture du Congrès eucharistique.</p>
<p>L’espace littéraire s’érige par conséquent en un réceptacle où sont recueillis pêle-mêle des scènes de la vie quotidienne, des tableaux saisissants de certaines villes comme Sousse, ville natale de l’auteur, Tunis, ou encore Paris. Puis des portraits d’hommes et de femmes façonnés, pétris par les vicissitudes de l’Histoire : l’instituteur, le médecin, l’avocat, le militant politique, le colon, les amis.</p>
<p>Il se profile, tout le long de cette géographie humaine, une irréductible ligne de démarcation mettant face-à-face deux villes (l’arabe et l’européenne), deux langues (l’arabe et le français), deux cultures, celle des Prépondérants et celle des bougnoules.</p>
<p>Toute cette matière recueillie illustre la complexité du réel, la volte-face des destins, et la part invisible et enfouie dans les strates souterrains de l’identité, dans un pays qui est (c’est son caractère majeur), <em>«une terre, palimpseste immémorial des héritages qui y ont gravé leurs emblèmes et leurs langages, la carthaginoise marchande, la romaine monumentale, la vandale guerrière et l’islamique calligraphiant des arabesques de dômes et de minarets»</em> (P141).</p>
<h3>Réordonner le matériau disparate de la mémoire</h3>
<p>Exhumer tout cela ne coule pas de source, mais exige une laborieuse besogne de composition. Le narrateur a beau rencontrer «un autre je, un bout d’adolescent qui surgirait sur le tapis vert de la pelouse», il n’en demeure pas moins incapable de capter l’intégralité des souvenirs, car la mémoire est poreuse, souvent affectée par des coins d’ombres, des cases vides et des brisures de silence. Ce qui est de nature à conférer au texte une composition fragmentaire qui le morcelle et le démembre. Périlleuse démarche qui aurait pu réduire le roman à une forme fracturée, fêlée, n’eut été le souci de l’auteur de donner une unité et une cohérence à ce magma d’éléments bigarrés. Cela nous rappelle ce mot célèbre de Flaubert dans sa correspondance : <em>«travaille, médite surtout, condense ta pensée, tu sais que les beaux fragments ne font rien; l&rsquo;unité, l&rsquo;unité, tout est là !»</em>.</p>
<p>L’Unité, voilà le maître mot, la règle qui doit régir l’ensemble du projet romanesque afin de créer des correspondances et des résonances entre les parties fragmentées du texte, mais encore entre les périodes de l’Histoire. La preuve que le temps romanesque ne peut être saisi dans sa juste valeur selon un ordre chronologique, mais au gré d’une sélection subjective structurée autour d’un jeu de rapprochements ou de contiguïté d’épisodes historiques différents.</p>
<h3>Toute vie est un récit</h3>
<p>Mais comment reconstituer ce matériau disparate de la mémoire ? Là, la réponse du narrateur est tranchante. Pas d’autre alternative que de recourir à l’imagination : <em>«On en vient à s’inventer une enfance, faute de la retrouver. Le temps ne se retrouve que dans l’imagination»</em> (P. 16). C’est une loi quasi ontologique, puisque chaque fois que le doute s’installe, s’ouvrent devant nous, les conjectures, les supputations, donc <em>«les portes de l’imaginaire»</em> (P246). Mieux encore, cette absence ou évanescence des souvenirs est assumée par l’auteur, revendiquée, voire exigée ne serait-ce que pour répondre à un idéal créatif : <em>«Je rêve d’une mémoire vide, pour faire de la place aux souvenirs futurs. Souvenirs, parfums éventés»</em> (107).</p>
<p>C’est autour de l’oxymore de souvenir futur (qui fait écho à l’oxymore du titre <em>‘‘Les lendemains d’hier’’</em>), que se construit le roman, en tant que réécriture de l’histoire, refonte du réel, réinvention d’un monde libéré de la pesanteur des contingences et nourri par les effluves de l’imaginaire : <em>«Toute vie est un récit, pétri dans la pâte de l’imaginaire»</em> (p263).</p>
<p>Nous mesurons par là même l’ambition de l’œuvre et son aspiration à contenir la totalité du monde, en associant le visible et l’invisible, le concret et le supposé, la perception et l’impression. Là, l’auteur n’est pas loin de repenser les modalités du savoir encyclopédique.<br />
En effet, reconstituer l’histoire d’un pays, composer le portrait du père, ou dessiner les contours de l’itinéraire du je, emprunte la même règle, celle qui consiste à vouer une passion irréductible aux mots et à éprouver un ardent désir d’explorer les riches potentialités de la langue. En effet, en s’appliquant avec précision à nommer les choses et les objets est une manière de donner une texture tangible aux éléments et une présence sensorielle au réel. Dans ce cas, le savoir encyclopédique ne serait que l’autre face du déploiement d’une certaine performance linguistique et lexicale. Le narrateur se veut à la fois botaniste, ethnographe, historien, psychologue, sociologue, archéologue, lexicologue, etc.</p>
<p>Tout l’enjeu, voire tout le projet romanesque chez Ali Bécheur procède de cette loi performative : les mots donnent naissance aux choses. L’impression et la sensation épousent avec une rigoureuse précision l’expression. Il s’établit ainsi une harmonieuse concordance entre la langue et les éléments. Ce qui a pour conséquence de poétiser le monde, au gré de différentes modalités stylistiques. Tantôt, c’est l’énumération : <em>«C’est avec mes pieds que j’ai appris la géographie du Quartier. Patiemment, obstinément, parmi les flâneurs des berges, les arpenteurs des quais, les butineurs des bouquinistes, les abonnés des troquets, les promeneurs des ponts, les contemplateurs du fil de l’eau, les voyageurs des bateaux-mouches, les maraudeurs du marché aux fleurs, fragrances de magnolias, griseries de lilas, vapeurs de violettes…»</em>. Tantôt, une panoplie de chiasmes : <em>«glacière en hiver et en été fournaise»</em> (P77), <em>«les portes à demi fermées et ouvertes à demi, les verres à moitié pleins et vides à moitié»</em> (p249). Tantôt aussi une litanie d’anaphores.</p>
<h3>La poétisation de l’univers romanesque</h3>
<p>La beauté du style en vue d’une poétisation de l’univers romanesque est une tentative de transcender la crise du sujet, de gommer la fêlure de sa conscience, longtemps réduite à subir l’emprise implacable, celle du père, celle de l’Histoire, donc celle d’un système où on est à la fois le jouet et le témoin.</p>
<p>Dans ce cas, écrire n’est pas seulement une manière de faire le procès de tout cela, mais aussi de déplacer les axes d’intérêt, en permettant au sujet de quitter le territoire des contingences pour habiter le royaume de la langue ou la cité des mots, là où bourgeonnent les images, éclosent les figures, fleurissent les métaphores. Les mots triomphent des maux, voilà l’arme dont s’est emparé le narrateur pour s’inventer un espace de liberté, une voix allègre éprise d’audace qui finit par prononcer, à l’égard du père, un verdict sans appel, à connotation œdipienne : <em>«Je sais ce que tu penses. Que je fabule, que je mens sans vergogne, que je raconte des craques sur ton compte maintenant que tu n’es plus là pour me démentir, que je défigure ta mémoire. La faute à qui ? La faute à ton silence, à la muraille derrière laquelle tu t’es retranché, à ton armure toujours prête, cuirassé de principes, bardé de credo, quand moi ton fils, n’ai cessé de dériver de doute en incertitude, de divaguer d’interrogation en question. J’avais bien les questions- et pas qu’un peu- mais jamais les réponses</em>.» (P123)</p>
<p><em>* Ali Bécheur : ‘‘Les lendemains d’hier’’, éd. Elyzad, Tunis 2017, 267 pages.</em></p>
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		<title>Littérature : Ali Bécheur remporte le prix Comar d’Or du roman de langue française</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/29/litterature-ali-becheur-remporte-le-prix-comar-dor-du-roman-de-langue-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Apr 2018 08:58:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Bécheur]]></category>
		<category><![CDATA[Comar d'Or]]></category>
		<category><![CDATA[roman tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Ben Yedder remettant son prix à Ali Bécheur. La soirée de remise des prix de la 22e édition des prix littéraires Comar d’Or du roman tunisien s’est déroulée hier, samedi 28 avril 2018, au Théâtre municipal de Tunis, dans une ambiance artistique, conviviale et festive. Par Imed Bahri La cérémonie, qui a été aussi...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-151447" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Rachid-Ben-Yedder-Comar-Ali-Becheur.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rachid Ben Yedder remettant son prix à Ali Bécheur.</em></p>
<p><em><strong>La soirée de remise des prix de la 22e édition des prix littéraires Comar d’Or du roman tunisien s’est déroulée hier, samedi 28 avril 2018, au Théâtre municipal de Tunis, dans une ambiance artistique, conviviale et festive.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-151446"></span></p>
<p>La cérémonie, qui a été aussi ponctuée par deux concerts de chants donnés par Maherzia Touil et Karim Chouaib, a été marquée par la présence d’un grand public d’hommes de lettres, d’écrivains, d’artistes et d’éditeurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151448" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Hakim-Ben-Yedder.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hakim Ben Yedder.</em></p>
<p>Etaient également présents les responsables des assurances Comar, et à leur tête Rachid Ben Yedder, président du conseil d&rsquo;administration de Amen Bank, Hakim Ben Yedder, directeur général des Assurances Comar, Rachid Ben Jemia, président d’honneur des Assurances Comar et fondateur du prix Comar d’Or, ainsi que Lotfi Haj Kacem, directeur général adjoint des Assurances Comar et directeur général des assurances Hayett, et la secrétaire générale du prix, qui était au four et au moulin, Kaouther Ridane.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-151449 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Lotfi-Haj-Kacem.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lotfi Haj Kacem.</em></p>
<p>Le ministère des Affaires culturelles était représenté, quant à lui, par Amel Hachana, la cheffe de cabinet du ministre Mohamed Zine El Abidine.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151450" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Rachid-Ben-Jemia.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rachid Ben Jemia remettant son prix à Ines Abassi, Prix spécial du jury du roman de langue arabe. </em></p>
<p>Les membres des deux jurys du roman tunisien dans les deux langues, arabe et française, ont proclamé les noms des romanciers lauréats de cette année 2018.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151451" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Ali-Becheur.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ali Bécheur.</em></p>
<h3>Les romans primés en langue française :</h3>
<p><em><strong>Le Comar d’Or 2018</strong> </em>: <em>‘‘Les lendemains d’hier’’</em> de Ali Bécheur (éd. Elyzad).</p>
<p><em>«En langue exubérante et sur fond de va-et-vient entre le passé et le présent, s’interpénètrent la ‘‘grande histoire’’, celle de la Tunisie depuis même les débuts du ‘‘protectorat’’ jusqu’à nos jours, et la ‘‘petite histoire’’, celle du narrateur, histoire qui se déroule en entrelacs entre la soumission à l’autorité accablante du père et, par moments, la progressive, mais toujours difficile, émancipation à l’égard de ce dernier. Le roman se structure globalement en homologie entre deux réquisitoires, l’un contre la colonisation, l’autre contre la figure d’un père castrateur, la violence du propos étant cependant adoucie par des moments de regret ou de nostalgie»</em>, dira l’écrivain Anouar Aattia, membre du jury, à propos de cet excellent roman de l’un des romanciers francophones tunisiens les plus talentueux, qui remporte ainsi son 3e Prix Comar.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151452" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Ridha-Ben-Hamouda.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ridha Ben Hammouda, prix spécial du jury du roman en langue française. </em></p>
<p><em><strong>Prix spécial du jury 2018</strong> </em>: <em>‘‘La marmite d’Ayoub’’</em> de Ridha Ben Hammouda (éd. Sud Edition).</p>
<p><em>«Roman de structure picaresque et d’inspiration épicurienne : une bande d’amis chasseurs vivent, au cours d’une expédition dans la tunisie profonde, une série d’aventures plus désopilantes les unes que les autres et qui, à un niveau immédiat d’appréhension du récit, se polarisent autour de deux buts (la visite à rendre à la fiancée de l’un d’eux et la mission consistant à débarrasser un village d’une bête monstrueuse, un sanglier ‘‘à barbe blanche’’ qui ravage ses cultures), mais qui, à un niveau plus profond, ponctuent une quête du bonheur, bonheur dont l’essence est insaisissable mais dont les multiples incarnations (comme la passion de la chasse et l’amour charnel) sont ‘‘sublimées’’ par le bonheur culinaire, incarné, ici, par la ‘‘marmite d’Ayoub’’</em>», dira aussi Anouar Attia, romancier et deux fois lauréat du Comar d&rsquo;Or.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-151453" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Comar-Or-arabe-Boubtan.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Khairia Boubtan, lauréate du Comar d&rsquo;Or du roman en langue française. </em></p>
<p>Il convient de préciser, enfin, que le jury n’a pas décerné le 3e prix, ou Prix <em>«Découverte»</em>, attribué au premier roman.</p>
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