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	<title>Archives des Amine Kessaci - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Amine Kessaci - Kapitalis</title>
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		<title>Marseille debout pour Mehdi Kessaci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 06:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Payan]]></category>
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		<category><![CDATA[Mehdi Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de 7 000 personnes ont répondu à l’appel des Kessaci et ont participé à une marche blanche pour Mehdi, assassiné au cœur de Marseille.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Marseille a marché. Pas seulement pour un hommage, mais pour dire non à la violence qui tue dans les rues, à la criminalité qui ronge la ville, à l’oubli qui tente d’effacer les vies fauchées. Samedi 22 novembre 2025, près de 7 000 personnes ont répondu à l’appel des Kessaci et ont participé à une marche blanche pour Mehdi, assassiné en plein jour, au cœur de Marseille.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi &nbsp;</strong></p>



<span id="more-17962742"></span>



<p>Le cortège, silencieux mais déterminé, avançait vers le rond-point Claudie Darcy, là où Mehdi a été tué. Des bougies, des œillets, des t-shirts blancs : autant de gestes symboliques qui transformaient la douleur en force collective. Les habitants de tous âges, de tous quartiers, marchaient côte à côte, partageant une même indignation.</p>



<p>Amine Kessaci, frère de Mehdi et militant écologiste engagé contre le narcotrafic, avait préparé un message enregistré. Sa voix, à la fois tendre et ferme, résonnait dans la foule : <em>«Retenez son nom, mille fois répétez son nom, qu’il ne tombe pas dans l’oubli. Pour nos quartiers, pour nos familles, levons-nous. Debout ! Debout ! Debout !»</em> Ce n’était pas seulement un hommage, mais un appel à la dignité et à la résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop de familles pleurent en silence</h2>



<p>La mère de Mehdi, Ouassila, a pris la parole. Sa voix, tremblante mais forte, a porté dans la foule : <em>«Que direz-vous à vos enfants et à vos mères ? Sont-elles fières de vous comme je suis fière de mes enfants, de mon fils ?»</em> Elle a dénoncé la violence qui frappe les innocents et la passivité des pouvoirs publics : <em>«Trop d’innocents tombent ou sont tombés. Trop de familles pleurent en silence.»</em> Des mots simples, directs, qui ont fait trembler le silence de la marche.</p>



<p>Marseille n’était pas là pour seulement rendre hommage. Elle était là pour montrer sa force, son refus de céder à la peur. Juliette, 52 ans, formatrice, témoigne :<em> «À force d’abandonner nos quartiers, voilà ce qui arrive. Cette marche, c’est pour que nos enfants n’aient plus peur de marcher dehors.»</em> Fabienne Vie, orthophoniste, ajoute : <em>«Il y a deux Marseille : celle qui vit dans la violence et celle qui continue malgré tout. Il faut sortir de cette inconscience.»</em></p>



<p>Des responsables politiques, de la gauche à l’extrême droite, étaient présents, mais c’est la voix des habitants qui dominait. Benoît Payan, maire de Marseille, a rappelé que Mehdi avait été tué pour intimider sa famille : <em>«Mais nous ne céderons pas à la peur.»</em> Dans cette marche blanche, la peur n’avait pas sa place.</p>



<p>Le narcotrafic n’est pas un problème lointain, il est là, dans les rues, dans les familles. Sophie, venue de Champigny-sur-Marne, insiste : <em>«Ce n’est pas seulement Marseille, c’est partout. Le narcotrafic gangrène notre société.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le symbole d’une ville debout</h2>



<p>Amine Kessaci et les participants rappellent que la lutte contre la violence ne peut se réduire à la répression : elle exige prévention, justice sociale et solidarité.</p>



<p>La marche blanche s’est terminée par un recueillement au lieu où Mehdi a été assassiné. Fleurs et bougies ont été déposées, et les slogans de la famille résonnaient encore : <em>«Pour nos vies, levons-nous. Plus d’égalité, moins de criminalité.»</em> La douleur s’est transformée en force collective, la mémoire en symbole d’engagement.</p>



<p>Cette marche blanche a montré que Marseille refuse l’injustice. Mehdi Kessaci n’est plus seulement un nom, il est devenu le symbole d’une ville debout, d’une communauté qui refuse la peur et exige justice. Ce n’était pas seulement une marche : c’était un acte de résistance, une promesse que la vie, la mémoire et la dignité triompheront toujours sur la violence.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YgPLKLlXne"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/">Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/embed/#?secret=lrf54Wadvg#?secret=YgPLKLlXne" data-secret="YgPLKLlXne" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Marseille &#124; Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 06:20:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
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		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bessone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le meurtre, jeudi à Marseille, du jeune frère de Amine Kessaci — militant marseillais engagé contre le narcotrafic —, affole les enquêteurs. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/">meurtre</a>, jeudi 13 novembre 2025, à Marseille, de Mehdi Kessaci (20 ans), jeune frère de Amine Kessaci — militant marseillais engagé contre le narcotrafic —, près de cinq ans après le meurtre par balles de son grand frère, Brahim</em></strong>,<strong><em> affole les enquêteurs et oblige la justice française à envisager des scénarios jusque‑là rarement exprimés aussi ouvertement.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17910136"></span>



<p>Le Parquet de Marseille a annoncé l’ouverture d’une enquête pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, qui laisse entendre que des moyens importants ont été mobilisés dans cette exécution.&nbsp;</p>



<p>La victime, âgée d’environ 20 ans, <em>«totalement inconnue des services de police et de justice»</em>, selon le procureur Nicolas Bessone, venait de garer son véhicule dans le 4ᵉ arrondissement de Marseille lorsqu’une moto s’est portée à sa hauteur et qu’un passager arrière a ouvert le feu à plusieurs reprises. Plusieurs étuis de calibre 9 mm ont été retrouvés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assassinat d’avertissement</h2>



<p>La particularité de cette affaire tient à trois éléments : d’abord, le profil de la victime — sans antécédent — ce qui infirme immédiatement l’hypothèse d’une guerre interne aux trafics ; ensuite, le lien avec Amine Kessaci, connu pour sa lutte contre les réseaux de drogue, ce qui place l’affaire hors du cadre habituel des règlements de comptes ; enfin, la qualification juridique retenue et la piste d’un <em>«message adressé»</em> évoquée par le parquet. Ce dernier a reconnu que l’hypothèse <em>«n’était pas exclue»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ce triple faisceau conduit à envisager que les auteurs aient voulu frapper non seulement un jeune homme mais envoyer un signal à toute une communauté, et particulièrement à Amine Kessaci. L’idée d’un assassinat <em>«d’avertissement»</em> ou <em>«d’intimidation»</em> est aujourd’hui prise au sérieux par les enquêteurs.&nbsp;</p>



<p>La communication du parquet mérite l’attention : en qualifiant l’affaire de <em>«bande organisée» </em>et en évoquant l’hypothèse d’un message criminel, le parquet indique qu’il ne s’agit pas d’un homicide isolé mais d’un acte structuré. Cette posture vise à mobiliser les outils de la justice contre les systèmes criminels, mais aussi à envoyer un message aux habitants de la cité : l’État ne tolérera pas que s’installe l’impunité ou la peur. Au‑delà de l’émotion, c’est une stratégie de cadrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte marseillais</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Cependant, la prudence reste de mise. Le parquet insiste : <em>«Aucun lien direct établi à ce jour entre l’engagement d’Amine Kessaci et le meurtre de son frère»</em>. Il s’agit donc d’une enquête ouverte dans plusieurs directions, sans présupposer de réponse.&nbsp;</p>



<p>Le contexte marseillais amplifie la gravité de l’affaire. Marseille est depuis des années secouée par des violences liées à l’industrie de la drogue, et cet assassinat aux caractéristiques <em>«hors norme»</em> pourrait symboliser un nouveau palier. Comme l’indique un responsable policier cité par la presse, <em>«tous les six mois, ils mettent la barre un peu plus haut dans l’horreur»</em>.&nbsp;</p>



<p>Pour les habitants, cette exécution dans un quartier jusque‑là perçu comme <em>«calme»</em> renforce un sentiment de fragilité. Le fait que la victime ait voulu rejoindre les forces de l’ordre donne à l’affaire une portée morale inquiétante : un jeune, sans histoire, pris dans une dynamique criminelle contre laquelle il ne luttait pas directement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La violence pour imposer le silence</h2>



<p>L’enjeu est maintenant double : pour l’enquête, il s’agit d’identifier la chaîne complète — du tireur à l’éventuel commanditaire — en exploitant les caméras, les témoignages, les écoutes et la traçabilité des armes. Pour la société, il s’agit de percevoir la nature de l’acte : était‑ce une erreur de cible ou bien un acte calculé visant un symbole ? Le parquet penche pour cette dernière lecture mais refuse de l’affirmer avant les résultats.</p>



<p>À Marseille, les yeux sont désormais tournés vers l’avancement de l’instruction. Le procureur a clairement planté le décor : <em>«Si l’hypothèse d’un assassinat d’intimidation se confirme, on aura franchi une étape supplémentaire, une dimension nouvelle»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cette affaire marque potentiellement un tournant. Elle ne se réduit plus à un acte de violence parmi d’autres mais interroge la capacité de l’État à protéger les personnes engagées, à donner une réponse ferme et visible à ceux qui utilisent la violence pour imposer le silence. Pour la ville de Marseille, c’est un défi posé à son État de droit.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fEwCXIm86I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/">Marseille | Le second frère d’Amine Kessaci abattu en plein jour</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marseille | Le second frère d’Amine Kessaci abattu en plein jour » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/embed/#?secret=52Qqc8haX9#?secret=fEwCXIm86I" data-secret="fEwCXIm86I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Quand la violence ronge les quartiers &#124; Le cri d’Amine Kessaci</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/quand-la-violence-ronge-les-quartiers-le-cri-damine-kessaci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 08:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers populaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amine Kessaci a écrit un livre à la mémoire de son frère, Brahim, mort brûlé dans une voiture par des narcotrafiquants à Marseille. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/quand-la-violence-ronge-les-quartiers-le-cri-damine-kessaci/">Quand la violence ronge les quartiers | Le cri d’Amine Kessaci</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Brûlé dans une voiture. C’est ainsi que Brahim, le frère d’Amine Kessaci, a été exécuté à Marseille, victime d’un règlement de comptes sordide lié au narcotrafic. Une fin brutale, indigne, qui aurait pu n’être qu’une statistique de plus dans les pages de faits divers. Mais pour Amine, ce frère n’était pas seulement une victime, il était un être humain, une trajectoire brisée, une vie qui comptait. Alors il a choisi de prendre la plume.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17525638"></span>



<p>Le livre de Kessaci, <em>‘‘Marseille, essuie tes larmes – Vivre et mourir en terre de narcotrafic’’</em> (à paraître le 2 octobre 2025 aux éditions Le Bruit Du Monde), s’ouvre sur une lettre adressée à Brahim. Une lettre d’amour et de révolte, écrite pour maintenir le lien avec celui que la violence a arraché. Mais c’est aussi un cri politique et social. Kessaci refuse l’oubli, refuse l’anonymat des morts broyés par un système mafieux. En écrivant, il tente de rendre à son frère une dignité que le feu des trafiquants voulait effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un récit personnel qui devient collectif</h2>



<p>Derrière la douleur intime, l’auteur ouvre une réflexion plus large. Comment en est-on arrivé là ? Comment la drogue et ses réseaux ont-ils pu prendre une telle place dans l’économie, dans les imaginaires, dans les rêves de jeunesse ? Pourquoi certains croient-ils encore aux mirages d’argent rapide et de puissance, au prix de leur liberté et de leur vie ?</p>



<p>La force du livre est de ne pas se limiter à un constat. À travers ses mots, Amine raconte la complexité d’une réalité trop souvent réduite à des clichés. Dans les quartiers populaires, explique-t-il, les habitants vivent sous la pression constante du narcotrafic. L’argent facile séduit, mais la peur domine. La violence ne s’arrête pas aux protagonistes des trafics : elle se diffuse, elle enferme les familles, elle gangrène le quotidien.</p>



<p>Amine restitue avec précision ce climat : des cages d’escalier transformées en zones de deal, des jeunes happés par le système, des familles impuissantes. Mais il met aussi en lumière les résistances. Car vivre en terre de narcotrafic, ce n’est pas seulement subir, c’est aussi lutter. Chaque jour, des habitants choisissent de dire non, de protéger leurs enfants, de maintenir un fil de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une écriture directe, sans concession</h2>



<p>Le style d’Amine Kessaci frappe par sa sincérité. Pas de lyrisme inutile, mais une écriture claire, tendue, traversée d’émotion. Son récit est celui d’un jeune homme qui refuse de baisser les bras. Sa colère n’est pas stérile : elle s’accompagne d’une volonté d’analyse, de compréhension, presque de pédagogie.</p>



<p>Là où certains se contenteraient de dénoncer, lui questionne. Il interroge le rôle de la société, de l’État, de l’école, de la police. Il met à nu les contradictions : comment croire à l’égalité quand des quartiers entiers sont laissés à l’abandon, livrés à la loi des trafiquants ? Comment prétendre au mérite quand les horizons semblent bouchés pour toute une jeunesse ?</p>



<p>Si ce livre bouleverse, c’est aussi parce qu’il est porté par un parcours singulier. Amine Kessaci n’est pas seulement un écrivain qui témoigne. Il est un militant, un acteur de terrain. Depuis plusieurs années, il s’est engagé à travers son association Conscience, qu’il a fondée pour améliorer la vie dans les quartiers populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du drame intime à l’engagement collectif</h2>



<p>La mort de son frère a renforcé cette détermination. Loin de céder au désespoir, il a choisi d’agir. Ce livre est la continuation de ce combat : transformer la douleur en parole publique, la mémoire en outil de lutte.</p>



<p>Amine Kessaci est né et a grandi dans le quartier nord de Frais-Vallon, à Marseille, au sein d’une famille d’origine algérienne. Très tôt, il s’engage dans la vie citoyenne, participant aux mobilisations étudiantes avant de fonder l’association Conscience, active aujourd’hui dans plus de 35 villes et comptant près de 3 000 adhérents. La mort de son frère Brahim, assassiné en 2020 dans un règlement de comptes lié au narcotrafic, a marqué un tournant dans sa vie. Avec <em>‘‘Marseille, essuie tes larmes’’</em>, son premier livre, il mêle récit intime et analyse sociale, transformant une tragédie personnelle en cri d’alerte collectif.</p>



<p>Ce que raconte Kessaci dépasse largement les frontières marseillaises. Son témoignage résonne dans toutes les sociétés confrontées à la montée des trafics et à l’exclusion sociale. Le narcotrafic n’est pas qu’une question de criminalité : il est le symptôme d’un abandon, d’un effritement des solidarités, d’une perte de perspectives pour une jeunesse entière.</p>



<p>À travers le portrait de son frère et le récit de son quartier, Amine met en lumière des enjeux universels : l’égalité, la dignité, le droit de vivre sans peur. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il veut secouer, réveiller, obliger à regarder en face ce que beaucoup préfèrent ignorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre nécessaire</h2>



<p><em>‘‘Marseille, essuie tes larmes’’</em> est un texte nécessaire, car il donne une voix à ceux que l’on n’entend jamais. C’est aussi un acte de résistance littéraire. En refusant de laisser son frère devenir une statistique, Amine Kessaci rappelle que chaque vie compte. Son écriture est un appel à la justice et à la mémoire.</p>



<p>Le livre bouleverse parce qu’il est authentique. Il montre que derrière chaque drame, il y a une histoire, une famille, des rêves. Mais il va plus loin : il appelle à l’action collective, à la solidarité, à la reconquête des quartiers.</p>



<p>En définitive, ce cri venu des entrailles de Marseille est un cri universel. Amine Kessaci, en s’adressant à son frère, s’adresse à nous tous. Il nous dit qu’il est temps d’essuyer les larmes et de regarder la réalité en face.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/quand-la-violence-ronge-les-quartiers-le-cri-damine-kessaci/">Quand la violence ronge les quartiers | Le cri d’Amine Kessaci</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Maghrébins dans la lutte contre le trafic de drogue à Marseille</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/les-maghrebins-dans-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-a-marseille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 11:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Merad]]></category>
		<category><![CDATA[association Conscience]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[France 3]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[trafic de drogue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film documentaire de la journaliste Anaïs Ines Merad, intitulé ‘‘Marseille, des larmes au combat’’, sera diffusé ce jeudi à 22h50 sur France 3 Paca. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/les-maghrebins-dans-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-a-marseille/">Les Maghrébins dans la lutte contre le trafic de drogue à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le film documentaire réalisé par la journaliste Anaïs Ines Merad, intitulé ‘‘Marseille, des larmes au combat’’, sera diffusé ce jeudi à 22h50 sur France 3 Paca. Ce projet captivant retrace une année de lutte menée par l’association Conscience, aux côtés des familles maghrébines endeuillées par les ravages du trafic de drogue dans les quartiers populaires.</em></strong></p>



<span id="more-14050118"></span>



<p>Pendant douze mois, la caméra d’Anaïs Merad a plongé au cœur de cette réalité tragique, capturant les témoignages poignants des mères ayant perdu leurs enfants, des jeunes pris dans l’engrenage de cette violence, et des habitants des cités qui tentent désespérément de faire entendre leur voix. Le film explore la douleur de ces familles, mais aussi leur résistance face à ce fléau, en dénonçant les conséquences dévastatrices de cette économie souterraine sur les communautés déjà marginalisées.</p>



<p>Au-delà de cette documentation brute sur le quotidien des quartiers touchés par le trafic de drogue, le film met en lumière un mouvement de solidarité et de prise de conscience. Il montre les efforts de l’association Conscience pour mobiliser les jeunes, rassembler les mères endeuillées, et tenter de réunir une ville socialement fracturée.</p>



<p>Ce documentaire a pour vocation de sensibiliser non seulement les habitants des quartiers concernés, mais aussi un public plus large, afin de stimuler un débat public et engager des actions concrètes contre ce phénomène destructeur.</p>



<p>En regardant ce film, le public est invité à réfléchir sur les inégalités sociales et à s’engager dans une dynamique de changement. Le but est de rassembler, au-delà des quartiers, pour trouver des solutions et construire un avenir meilleur, loin de la violence et du désespoir.</p>



<p>Ne manquez pas cette diffusion exceptionnelle sur France 3 Paca, et n’hésitez pas à partager ce film autour de vous. C’est un témoignage puissant, un appel à l’unité et à la solidarité face à une réalité trop souvent ignorée.</p>



<p>Fondée à Marseille, l’association Conscience fondée par Amine Kessaci, qui a perdu son grand frère, retrouvé mort calciné à Marseille, se déploie dans plusieurs villes de France.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djama Guettala</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/les-maghrebins-dans-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-a-marseille/">Les Maghrébins dans la lutte contre le trafic de drogue à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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