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	<title>Archives des Anna Mahjar-Barducci - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Anna Mahjar-Barducci - Kapitalis</title>
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		<title>Les mots de l&#8217;hospitalité dans la langue arabe</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 06:12:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un dicton célèbre dit que l’invité est sacré, mais la langue arabe nous rappelle de bénir aussi l’hébergeur qui offre l’hospitalité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/19/les-mots-de-lhospitalite-dans-la-langue-arabe/">Les mots de l&rsquo;hospitalité dans la langue arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Quand on parle d’immigration, on ne peut s’empêcher de parler de culture de l’accueil. Il est intéressant de noter que, dans la langue arabe, la culture de l’hospitalité implique non seulement ceux qui l’offrent, mais aussi ceux qui la reçoivent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Anna Mahjar-Barducci </strong>*</p>



<span id="more-10956918"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Anna-Mahjar-Barducci.jpg" alt="" class="wp-image-10956964" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Anna-Mahjar-Barducci.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Anna-Mahjar-Barducci-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Anna-Mahjar-Barducci-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Dans les langues occidentales, on traduit «<em>ahlan wa sahlan</em>» avec le terme <em>«bienvenu»</em>, mais cette traduction simplifie à l’excès le sens de cette salutation. «<em>Ahlan wa Sahlan</em>» signifie littéralement <em>«tu es en famille et la voie pour toi vers chez nous est ouverte, lisse, facile»</em>. Le mot «<em>ahlan</em>» vient du mot «<em>ahl</em>», qui signifie aussi famille ou personnes faisant partie d’une même communauté. L’une des plus hautes formes d’hospitalité consiste à dire à l’invité qu’il ne sera pas traité comme un étranger, mais comme un membre de sa propre famille. «<em>Sahlan</em>» dérive en revanche du mot «<em>sahl</em>», qui signifie<em> «facile»</em> ou <em>«simple»</em>, en indiquant que la route pour l’invité est ouverte et simple à parcourir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’ouvrir aux appartenances de l’Autre</h2>



<p>La réponse à la salutation de bienvenue est «<em>Ahlan Bik/i/um</em>». «<em>Bik</em>» peut être traduit par <em>«en toi»</em>, donc l’invité, qui est accueilli avec la phrase «<em>ahlan wa sahlan</em>», répond : <em>«en toi, je vois ma famille»</em>.&nbsp;C’est-à-dire que puisque la personne, qui m’héberge, est devenue ma famille, moi, l’hôte (personne invitée), je m’engage à la respecter. C’est ça le sens de l’hospitalité : s’ouvrir aux appartenances de l’Autre, en établissant un lien familial et de respect entre celui qui offre et celui qui reçoit l’accueil.</p>



<p>En conséquence, les politiques d’accueil devraient impliquer les deux parties. Ce n’est pas un hasard si le mot <em>«hôte»</em> en français désigne à la fois l’hébergeur et la personne invitée, car ils sont les deux faces de la même médaille (c’est-à-dire l’hospitalité).</p>



<p>En matière d’immigration, on parle souvent de ce que devraient faire ceux qui offrent l’hospitalité, mais peu des devoirs que devraient avoir ceux qui la reçoivent. S’établir dans un nouveau pays signifie se redéfinir, qui comporte s’ouvrir à l’Autre et aussi devenir l’Autre.</p>



<p>Pour cette raison, l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf suggère aux immigrés de s’imprégnerez de la culture du pays d’accueil. <em>«Je ne pense pas qu’un pays d’accueil soit une feuille blanche où chacun pose ses bagages.&nbsp;On arrive dans un pays, on a des droits et des devoirs. Le devoir de s’intégrer, le droit de s’intégrer»</em>, a dit Maalouf. Après tout, s’intégrer signifie ajouter des appartenances à notre identité, qui – comme Maalouf suggère – <em>«se construit et se transforme tout au long de l’existence»</em>. Car l’identité est faite de multiples appartenances, il n’y a pas de contradiction si on dit qu’on aime le pays qui nous accueille sans jamais oublier celui d’où l’on vient. Donc, l’intégration ne représente pas une perte d’identité, mais, au contraire, ça implique <em>«ajouter une nouvelle partie à un tout pour former un tout plus complet»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’invité est sacré mais l’hébergeur est aussi béni</h2>



<p>Une autre façon intéressante de dire <em>«bienvenue»</em> en arabe est «<em>marhaba</em>» et la réponse à cette salutation est «<em>marhabtayn</em>». En arabe, la racine du mot «<em>marhaba</em>» est «<em>rahiba</em>», ce qui signifie : <em>«il a accueilli l’invité dans un lieu spacieux»</em> (Il y a des théories selon lesquelles le mot «<em>marhaba</em>» viendrait du syriaque, mais ça… c’est une autre histoire). Cependant, la personne qui reçoit l’hospitalité répond «<em>marhabtayn</em>» (la forme duelle en arabe), qui signifie : <em>«Je t’offre un double</em> <em>marhaba</em>», ou mieux dit, l’invité fera preuve du double de la générosité qui lui a été accordée. Un dicton célèbre dit que l’invité est sacré, mais la langue arabe nous rappelle de bénir aussi l’hébergeur qui offre l’hospitalité.</p>



<p>* <em>Chercheuse maroco-italienne.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Article de l&rsquo;auteure dans Kapitalis: </em></h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6Pl7StMR5A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/10/iran-le-hijab-un-instrument-de-controle-politique/">Iran : le hijab, un instrument de contrôle politique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran : le hijab, un instrument de contrôle politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/10/iran-le-hijab-un-instrument-de-controle-politique/embed/#?secret=VYvs26MuFS#?secret=6Pl7StMR5A" data-secret="6Pl7StMR5A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Iran : le hijab, un instrument de contrôle politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 08:11:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au contraire des Tunisiennes qui portaient le voile pour protester contre la dictature de Ben Ali, les Iraniennes défient les ayatollahs en retirant leur foulard.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/10/iran-le-hijab-un-instrument-de-controle-politique/">Iran : le hijab, un instrument de contrôle politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement aux jeunes femmes tunisiennes qui, au milieu des années 2000, portaient le voile pour protester contre la dictature de Ben Ali, les Iraniennes défient aujourd&rsquo;hui les ayatollahs en retirant leur foulard.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Anna Mahjar-Barducci</strong> *</p>



<span id="more-4474569"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Anna-Maria-Barducci.jpg" alt="" class="wp-image-4474582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Anna-Maria-Barducci.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Anna-Maria-Barducci-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Anna-Maria-Barducci-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le hijab est un outil politique utilisé par la République islamique d’Iran pour garder une emprise stricte sur sa population. Les sources coraniques recommandent aux femmes de porter des vêtements modestes, mais il n’y a aucune mention spécifique du type de vêtement. Pourtant, le hijab est présenté comme un précepte religieux, même si, de facto, c&rsquo;est un instrument politique.</p>



<p>Dans un célèbre discours des années 1950, le président panarabiste égyptien Gamal Abdel Nasser évoquait sa rencontre avec le Guide suprême des Frères musulmans et la requête de ce dernier d’imposer le port du hijab.<em> «La première chose qu’il a demandée, c’est que le port du hijab soit rendu obligatoire en Égypte et que chaque femme marchant dans la rue soit tenue de porter un foulard. Chaque femme qui marche!»</em>, s’indignait Nasser. Cela décrit parfaitement la stratégie séculaire et ouvertement pratiquée par l’islam politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le hijab domine l’espace visuel</h2>



<p>Sur une note personnelle, en 2007, j’étais en visite en Tunisie, qui à l’époque était encore sous le pouvoir de l’autocrate laïc Zine El Abidine Ben Ali. La principale opposition et menace à son régime était représentée non seulement par la société civile démocratique, mais principalement par les islamistes.</p>



<p>Lors de ma visite, une professeure d’université tunisienne m’a expliqué que de nombreuses jeunes femmes avaient commencé à porter le hijab en signe d’opposition au régime de Ben Ali. Elle avait dit que ces femmes (dont beaucoup venaient de familles pro-Bourguiba) avaient décidé de porter le hijab en tant que déclaration politique, afin de dominer l’espace visuel – c’est-à-dire que chaque hijab vu en public était une victoire claire et visible pour le les islamistes contre la dictature laïque de Ben Ali, et contre le concept même de laïcité.</p>



<p>La même tactique est employée à présent par la République islamique d’Iran. Le hijab domine l’espace visuel comme symbole contre la sécularisation et l’occidentalisation.</p>



<p>Depuis plus d’un an et demi, les Iraniens de tout l’Iran protestent contre la pénurie d’eau, de nourriture, d’emplois et de respect des droits de l’homme. Craignant de perdre son contrôle, le régime a décidé de renforcer encore son emprise sur la population. Pour cette raison, le président Ebrahim Raisi a publié un décret en août dernier sur la loi iranienne sur <em>«le hijab et la chasteté»</em>, ajoutant une liste de nouvelles restrictions au code vestimentaire iranien pour les femmes.</p>



<p>Cependant, à la suite du meurtre de Mahsa Amini, la jeune femme qui a été arrêtée et battue à mort par la <em>«police des mœurs»</em> pour ne pas avoir porté <em>«correctement»</em> son hijab, les manifestations ont resurgi dans tout le pays avec une intensité accrue.</p>



<p>Les femmes en particulier sont descendues dans la rue sous le slogan <em>«Les femmes, la vie, la liberté»</em> et elles brûlent courageusement leurs hijabs, qu’elles sont obligées de porter depuis la révolution islamique de 1979 et qui sont le symbole politique le plus puissant du régime iranien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des femmes est central</h2>



<p>Au contraire, des jeunes femmes de la Tunisie de Ben Ali, les Iraniennes défient les ayatollahs en retirant leur foulard.</p>



<p>Une fois que les hijabs ne seront plus vus dans les rues – une fois que les femmes iraniennes auront dégagé l’espace visuel de ce symbole – ii deviendra clair que la République islamique, son idéologie et ses messages sont sur le point de crouler.</p>



<p>De ce fait, dans ce soulèvement contre le régime, le rôle des femmes est central. Les dictatures ne peuvent pas survivre, du moins pas pour longtemps, sans leurs symboles, et aucun symbole politique islamique n’est plus puissant, oppressant et identifiable que le hijab. Ainsi, une fois que les Iraniennes retireront le hijab, pilier de la dictature, la République islamique finira par s’effondrer. </p>



<p>* <em>Journaliste italienne d’origine marocaine.</em></p>
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