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	<title>Archives des annulation de la dette - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des annulation de la dette - Kapitalis</title>
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		<title>Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine</title>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2021 11:50:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En réalisant l’union économique et monétaire africaine, nous pourrons nous donner les moyens d’avoir de réelles politiques d’investissements pour doper notre croissance économique future, ce qui nous libérera de la priorisation, comme nous l’impose aujourd’hui la contrainte de «confiance» des bailleurs de fonds, de la réduction des déficits ou de la dettes, au profit de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Impression-Monnaie-1.jpg" alt="" class="wp-image-349758"/></figure></div>



<p><strong><em>En réalisant l’union économique et monétaire africaine, nous pourrons nous donner les moyens d’avoir de réelles politiques d’investissements pour doper notre croissance économique future, ce qui nous libérera de la priorisation, comme nous l’impose aujourd’hui la contrainte de «confiance» des bailleurs de fonds, de la réduction des déficits ou de la dettes, au profit de dépenses judicieuses d’investissements dans les domaines d’avenir qui sont l’éducation, le numérique et la santé.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ould Amar Yahya</strong> *</p>



<span id="more-349740"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure></div>



<p>La crise de la Covid-19 a été un facteur accélérateur et amplificateur d’une situation économique africaine, antérieurement déjà dégradée. Le sujet d’actualité est la relance de ces économies africaines après cette crise. Et dans ce contexte, des voix s’élèvent pour demander l’annulation des dettes afin de soulager les budgets de certains pays et de leur éviter des défauts conduisant à des effondrements économiques, eu égard à la dégradation de leur situation macroéconomique.</p>



<p>Certains considèrent qu’une partie de ces dettes a été contractée par des dictateurs pour des achats d’armes et à des fins de détournements de fonds publics (appelée <em>«dette honteuse»</em>), une autre partie «illégale» contractée sans respect des lois et une autre <em>«illégitime»</em> car ne finançant pas de projets d’intérêt général; et que l’annulation de ces dettes serait économiquement profitable, dans la mesure où cela supprimerait à court terme le risque d’augmentation des impôts et donc favoriserait l’investissement.</p>



<p>Comme il n’y a pas assez d’offres de financements des bailleurs de fonds pour relancer la croissance des économies africaines permettant de baisser de facto le ratio dettes sur PIB, que les marges de manœuvres budgétaires de ces pays sont limitées, la solution de l’annulation de la dette pourrait sembler séduisante, d’autant que certaines dettes moralement et économiquement contestables engagent la responsabilité de nos générations futures. Un problème d’équité ou une question de spoliation entre générations !</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’annulation de la dette est-elle la meilleure solution ?</h3>



<p>Dans l’histoire, les annulations de dettes les plus connues remontent à la dynastie d’Hammourabi en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J-C. Ces annulations étaient annuelles à chaque printemps et concernent toutes les dettes. Une fête est organisée pour la destruction des tablettes sur lesquelles étaient inscrites les dettes.</p>



<p>Les décrets d’annulation des dettes du dernier gouverneur de la dynastie Hammourabi, Ammisaduqa, précisent que <em>«si un créancier a accaparé un bien par la pression, il doit le restituer et/ou le rembourser en entier, faute de quoi il devait être mis à mort».</em></p>



<p>Plus récemment en 1902, le monde se rappelle du blocus naval imposé par la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie au Venezuela qui n’avait pas pu ou n’a pas voulu payer ses dettes.</p>



<p>Le traitement radical pour supprimer la dette était donc la spoliation ou la guerre.</p>



<p>Heureusement pour les prêteurs et les emprunteurs de nos jours, ce type de contraintes a cédé la place à des accords contractuels relevant plus de l’arbitrage que du monopole de la force…, même si l’inflation continue de jouer son rôle de spoliation…</p>



<p>Il est bien évidemment essentiel, dans le contexte de crise actuelle, de ne pas céder au confort <em>«courtermiste»,</em> mais fortement préjudiciable aux Etats, qui est l’annulation de la dette, à moins qu’il n’y ait plus de marge de manœuvre budgétaire et que le risque de défaut de paiement soit réel.</p>



<p>En effet, l’annulation de la dette d’un pays est synonyme d’<em>«Etat en faillite»</em>, incapable d’honorer ses engagements, avec toutes les conséquences fâcheuses pour l’avenir de son développement. Dans un tel cas, comment relancer une économie sans argent avec une impossibilité de réemprunter à court terme (état en faillite pour les préteurs et investisseurs). C’est un scénario catastrophe qui conduirait inévitablement à une fuite des capitaux, un abandon des investisseurs, un engrenage des déficits, une perte de confiance en la monnaie se traduisant par une série de glissements/dépréciations de celle-ci, une inflation et une augmentation dans le moyen/long terme du coût des emprunts futurs durant des années.</p>



<p>Le cas argentin est parlant, depuis 1990 avec sept plans d’austérité et une annulation de 70% de sa dette en 2005, le pays n’a pas connu de décollage économique et en 2000 il était obligé de restructurer de nouveau plus de 66 milliards de dollars de dettes…</p>



<p>L’annulation de dettes n’est pas une mesure de relance de l’activité économique.</p>



<p>Cela ne signifie pas qu’on ne doit pas restructurer sa dette pour prévenir les défauts des états et éviter les dégâts que causeraient des plans d’austérité instantanée et brutale, mais d’opter pour une solution alternative viable et pérenne, excluant les remèdes inopérants depuis la décennie des indépendances africaines, plus de soixante années dans un tunnel de sous-développement sans espoir de sortie. Et ce malgré les aides et conseils du FMI, de la Banque Mondiale, des Institutions de développement, ainsi que l’Europe des 27 membres, principal partenaire du continent avec un stock d’investissements directs étrangers (IDE) en Afrique s’élevant à plus de 230 milliards d’euros, soit plus de cinq fois les stocks des États-Unis ou de la Chine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour une monnaie unique et de marchés financiers africains</h3>



<p>L’Afrique doit mettre en place une coalition de pays, comme celles contre Daech ou contre les groupes armés au Sahel, pour accélérer la mise en place d’une union économique et monétaire afin d’avoir sa propre devise pour supprimer sa dépendance à la dette en monnaie étrangère; ses marchés financiers (monétaire, obligataires, dérivés…) pour répondre aux besoins des investisseurs, maîtriser le risque d’inflation ; et de réels leviers de stabilisation macroéconomique (taux de change, taux d’intérêt…)</p>



<p>Pour comprendre l’importance pour l’Afrique d’avoir sa propre devise, prenons le cas de pays comme les Etats-Unis, le Japon, l’Europe, le Royaume-Uni ou la Suisse, leurs dettes publiques peuvent certes, dans certains cas, leur engendrer des difficultés conjoncturelles, mais elles ne peuvent constituer un danger pour leurs économies, contrairement aux pays africains avec des monnaies locales inconvertibles.</p>



<p>La dette japonaise dépasse les 240% du PIB, elle ne pèse aujourd’hui nullement sur la capacité du pays à emprunter. Tant qu’un pays peut se faire financer sur le marché, il peut rembourser ses dettes (roulement par émission d’une nouvelle dette pour rembourser celle qui arrive à échéance, puisqu’un Etat a une durée de vie infinie… une cavalerie impunie).</p>



<p>Si demain le continent le plus riche du monde qu’est l’Afrique a sa propre devise et libellant ses exportations dans sa monnaie, nos Etats n’auront pas de difficultés d’emprunter dans leur propre monnaie. Ils émettront sur leurs marchés financiers des obligations à des taux d’intérêt qu’ils auront fixés.</p>



<p>L’Afrique n’aura pas à proposer une alternative rémunératrice à sa devise si elle décide de la fixer même à taux zéro, et pour emprunter elle ne payera pas non plus les taux du marché puisqu’elle contrôlera la courbe des taux et que le taux d&rsquo;intérêt des obligations d&rsquo;État est un choix politique.</p>



<p>Les marchés financiers africains joueront pleinement leur rôle d’arbitre et de sanctions de la crédibilité de la politique économique suivie; ils seront le thermomètre de la confiance des créanciers de la capacité à augmenter les impôts ou à réduire les dépenses publiques dans une Union africaine solidaire.</p>



<p>Le développement économique passe par le financement par l’endettement public des infrastructures et les services publics (santé, éducation…). Sans dette nous serons tous pauvres.</p>



<p>Aussi la dette publique (via le budget) permet de réduire le coût des fluctuations de la production par rapport à son niveau potentiel (cas de faiblesse du taux de croissance, de faillites d’entreprises…). C’est un levier d’ajustement de l’épargne dans l’économie et de maîtrise du coût de financement des dépenses publiques <em>«irrégulières»</em> afin de ne pas peser sur les prélèvements constants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le taux d’endettement a-t-il un seuil nuisible ?</h3>



<p>Il n’y a pas d’unanimité sur la mesure de l’endettement. En Europe la dette publique couvre le périmètre de l’ensemble des administrations publiques mais n’inclut pas les intérêts courus non échus ni les fluctuations des cours des obligations, ni les engagements futurs tels les retraites de fonctionnaires (plusieurs centaines de milliards d’euros)…</p>



<p>Au Etats-Unis, on tient compte des intérêts payables de la dette. Ce qui représente en appliquant la méthode européenne une différence de plus de 20 mille milliards de dollars !</p>



<p>Au Canada, les engagements futurs relatifs aux régimes de retraites sont comptabilisés dans la dette publique.</p>



<p>L’indicateur d’endettement le plus utilisé est le ratio dettes sur PIB qui est totalement aberrant, cela revient à considérer qu’un gouvernement d’un pays puisse <em>«spolier» </em>la totalité des revenus de ses habitants pour faire face à ses dettes. Il aurait été plus approprié d’utiliser le ratio dettes sur budget…</p>



<p>Aussi, cette mesure est non pertinente, elle ne permet pas de comparaisons internationales puisque les calculs de dettes diffèrent d’un pays à l’autre. Et pour nos pays africains ne faudrait-il pas, également, inclure dans le PIB l’économie informelle, ce qui réduirait ce taux d’endettement ?</p>



<p>A vrai dire, le <em>«seul avantage»</em> de ce ratio d’endettement, au-delà du fait qu’il supprime les effets de l’inflation et du change, il favorise surtout les grandes économies. Ce qui est une certaine sanction pour nous Africains…</p>



<p>L’économie n’est pas une science exacte et ses analyses ne peuvent être comparées aux lois indiscutables de Coulomb en électrostatique, du mouvement de Newton ou de Cauchy en optique…</p>



<p>Dans l’histoire, les économistes se sont souvent trompés.</p>



<p>Malthus et Ricardo n’ont pas compris que le progrès technique pourrait sortir les ouvriers de leur situation de pauvreté en permettant des augmentations de leurs salaires.</p>



<p>Après la crise de 1929, les économistes de l’époque croyaient qu’en abaissant les salaires, cela réduirait le chômage.</p>



<p>Il y a à peine une cinquantaine d’années, les Keynésiens croyaient à une relance par la demande, sans se rendre compte que le contexte économique avait changé et que leur préconisation conduit à l’inflation</p>



<p>Enfin, pour répondre à la question posée, il n’y a pas de seuil d’endettement précis au-delà duquel le défaut d’un Etat devient certain, puisque celui-ci dépend de nombreux paramètres et de la situation économique de chaque pays.</p>



<p>Cela ne signifie pas qu’un pays peut s’endetter indéfiniment.</p>



<p>Pour pouvoir poursuivre son développement, un Etat doit être financièrement solvable, avec pour corollaire d’avoir un compte courant soutenable. Plus précisément, les excédents primaires anticipés doivent permettre de faire face au coût du service de la dette.</p>



<p>La condition de soutenabilité ne veut pas dire que le pays doit avoir des comptes extérieurs équilibrés. Une économie dont le taux de croissance du PIB est supérieur au taux d’intérêt de sa dette peut avoir un déficit courant permanent puisque son taux d’endettement (dettes sur PIB) est maîtrisé (constant ou décroissant).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le traitement de nos dettes africaines</h3>



<p>En réalisant notre Union économique et monétaire africaine, notre dette ne pourrait plus être érigée en problème ou un danger pour nos pays africains, son traitement pourrait se faire :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>à moindre coût avec une croissance économique soutenue par notre future Banque centrale africaine, via des taux de refinancement appropriés pour notre système bancaire et des rachats de dettes souveraines;</li><li>un allongement des maturités de nos dettes pour réduire le poids de leurs charges, favorisé par une politique de taux décidée par notre Banque centrale africaine dans l’intérêt des économies du continent et tenant compte de leurs situations;</li><li>une émission de titres de dette sur nos marchés financiers africains en remplacement des financements actuels, contraignants en termes de conditions et de montants auprès des quelques institutions dont les ressources sont limitées face à l’ampleur de nos besoins d’investissement et de croissance</li><li>une monétisation, si nécessaire, de nos dettes auprès de notre Banque centrale africaine.</li></ul>



<p>En réalisant notre union économique et monétaire, nous pourrons nous donner les moyens d’avoir de réelles politiques d’investissements pour doper notre croissance économique future, ce qui nous libèrera de la priorisation, comme nous l’impose aujourd’hui la contrainte de «confiance» des bailleurs de fonds, de la réduction des déficits ou de la dettes, au profit de dépenses judicieuses d’investissements dans les domaines d’avenir qui sont l’éducation, le numérique et la santé.</p>



<p>Nous serons un continent indépendant, respecté qui maîtrisera son destin et qui pèsera sur l’avenir du monde.</p>



<p>Ayons la volonté et le courage de changer le cours de notre histoire, histoire qui nous a tant malmenés.</p>



<p><em>* Directeur du développement international dans un groupe bancaire à Paris, France.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SZIzp0r22j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/">Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les peuples africains transformeront-ils la crise de la Covid en opportunités ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/09/les-peuples-africains-transformeront-ils-la-crise-da-la-covid-en-opportunites/embed/#?secret=qpXc6Aye4F#?secret=SZIzp0r22j" data-secret="SZIzp0r22j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>  </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCVKxPTaoC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/26/le-sommet-de-la-honte-des-dirigeants-arabes/">Le sommet de la honte des dirigeants arabes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le sommet de la honte des dirigeants arabes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/07/26/le-sommet-de-la-honte-des-dirigeants-arabes/embed/#?secret=NJ6BX74tl6#?secret=VCVKxPTaoC" data-secret="VCVKxPTaoC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/22/plaidoyer-pour-une-union-economique-et-monetaire-africaine/">Plaidoyer pour une union économique et monétaire africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Appel pour l’annulation des dettes des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 07:57:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[accords de «libre-échange»]]></category>
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		<category><![CDATA[mesures d’austérité néolibérales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nombre croissant d’appels internationaux provenant des mouvements sociaux plaident en faveur de l’arrêt des paiements de dettes publiques par les pays du sud à faible revenu, afin de débloquer les fonds nécessaires pour lutter efficacement contre la propagation de Covid-19 et pour affronter ses répercussions économiques et sociales. N’attendant rien de concret des déclarations...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/appel-pour-lannulation-des-dettes-des-pays-dafrique-du-nord-et-du-moyen-orient/">Appel pour l’annulation des dettes des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Annulation-de-la-dette.jpg" alt="" class="wp-image-300008"/></figure>



<p><strong><em>Un nombre croissant d’appels internationaux provenant des mouvements sociaux plaident en faveur de l’arrêt des paiements de dettes publiques par les pays du sud à faible revenu, afin de débloquer les fonds nécessaires pour lutter efficacement contre la propagation de Covid-19 et pour affronter ses répercussions économiques et sociales.</em></strong></p>



<span id="more-300007"></span>



<p>N’attendant rien de concret des déclarations des institutions financières internationales, du G20, des chefs des grandes puissances ou autres, compte tenu des expériences passées et de la primauté des intérêts économiques et géopolitiques dans les relations internationales, des organisations de la zone (Mena / région arabe) ont développé une déclaration, première étape d’un plaidoyer pour l’annulation des dettes et l’abandon des accords de <em>«libre-échange»</em> dans leurs pays en ces temps difficiles.</p>



<p>Le dernier délai pour la <strong><a href="https://docs.google.com/forms/u/0/d/e/1FAIpQLScYoLb9IOs8ykpJBNCKgN4484gGDTNH-JO2ciZGVVjaJxcdow/formResponse" target="_blank" rel="noreferrer noopener">signature de cette déclaration</a></strong> est fixé pour le lundi 25 mai 2020.</p>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading"><strong>Appel des peuples, organisations, mouvements et réseaux militants d&rsquo;Afrique du Nord et du Moyen-Orient/région arabe Pour l&rsquo;annulation de la dette et l&rsquo;abandon des accords de «libre-échange»</strong></h3>



<p>Pour faire face à la pandémie de Corona et à ses graves conséquences : la nécessité de rompre avec les outils de domination impérialiste sur nos peuples : endettement et accords de <em>«libre-échange»</em>.</p>



<p>Les populations d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient/région arabe sont confrontées à une grande épreuve face à cette crise sanitaire mondiale causée par la pandémie du virus corona. Cette dernière a révélé l’ampleur des dégâts du capitalisme sur l’humanité et la nature. Les classes dominantes tentent de garantir les profits des grandes entreprises et des banques aux dépens des salarié-e-s et des petits producteurs. Ceux-ci se trouvent en première ligne pour assurer la production, risquant leur vie dans les pires conditions d’exploitation. Les impératifs du confinement augmentent leur souffrance en l’absence d’une santé publique détruite par des décennies de politiques néolibérales. Ce sont surtout les femmes qui font les frais de cette situation exceptionnelle, que ce soit sur le lieu de travail ou à la maison.</p>



<p>Les expériences de luttes populaires se sont accumulées depuis plus de quarante ans contre les politiques de néocolonialisme, de dépendance et d’échange inégal que nous imposent les centres de décision impérialistes, avec la complicité des gouvernements et des régimes politiques dans nos pays. Elles ont pris de l’ampleur avec le processus révolutionnaire qui a commencé sa première phase à la fin 2010 -début 2011 avec la révolution en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Libye et en Syrie, et sa seconde à la fin 2018 – début 2019 avec les révolutions au Soudan, en Algérie, au Liban et en Irak. Les masses ont exprimé dans les rues et sur les places leurs aspirations à s’émanciper de l’oppression et du despotisme, et ont réclamé la liberté et la justice sociale.</p>



<p>Nous, organisations, mouvements et réseaux de lutte représentant les différentes couches populaires : ouvriers-ères, femmes, jeunes, nationalités et minorités opprimées, nous nous accrochons aux revendications de ce processus révolutionnaire et nous nous efforçons de les réaliser. Nous ne permettrons pas que la pandémie de corona soit utilisée pour consolider la contre-révolution et mettre fin à nos aspirations démocratiques. Nous n’accepterons pas non plus la poursuite des mesures d’austérité néolibérales qui généralisent la pauvreté et le chômage et établissent un cadre général d’inégalité sociale. Plus que jamais, et de façon très urgente, le contexte actuel souligne la nécessité d’intensifier la solidarité et la réflexion collective pour jeter les bases d’une société alternative de liberté, de dignité et de justice sociale, valeurs que nos peuples réclament depuis longtemps.</p>



<p><strong>Mobilisons-nous pour annuler la dette publique</strong></p>



<p>L’endettement public constitue un système de pillage de nos richesses et d’asservissement de nos peuples par l’impérialiste mondial. Le service de la dette absorbe chaque année les budgets sociaux de nos pays. Les dépenses de santé publique sont nettement inférieures aux minimums fixés par l’Organisation mondiale de la santé. Il est nécessaire de cesser de rembourser la dette publique pour libérer les liquidités nécessaires afin de faire face à l’épidémie de corona et à l’aggravation de la crise sociale et économique. De même, il faut mettre un terme à toute forme de privatisation des services publics. La priorité doit être donnée au développement d’un secteur de santé publique qui garantisse des services médicaux gratuits et de qualité. </p>



<p>La revendication d’annulation de la dette extérieure a toujours fait partie des revendications populaires dans notre région depuis la crise de la dette et les programmes d’ajustement structurel qui ont suivi au début des années 80. Des campagnes ont été organisées en Tunisie et l’Égypte pour l’annulation des dettes odieuses contractées par les dictateurs qui ont été évincés par les révolutions. Des initiatives ont vu le jour au sein du récent mouvement de contestation populaire au Liban, appelant à la suspension du paiement de la dette et à la mise en place d’un programme de réformes sociales, alimentaires et de protection sociale pour la population.</p>



<p>Dans le contexte de la crise de corona, les appels à la suspension du paiement de la dette publique des pays du Sud se sont multipliés au niveau mondial. Par conséquent, nous devons continuer à nous mobiliser au niveau de notre région pour imposer un moratoire unilatéral et souverain sur le remboursement de la dette dans nos pays qui sont menacés par une catastrophe humanitaire en raison de l’absence de conditions pour faire face à l’épidémie de corona.</p>



<p>Un contrôle populaire doit également être établi sur les fonds qui seront libérés par la suspension des paiements, et qui doivent être consacrés en priorité aux besoins de santé et au soutien des couches sociales les plus touchées par la crise de corona. Le moratoire sur les remboursements doit être accompagné de la mise en place d’un mécanisme d’audit de la dette publique qui permettrait à la majorité des citoyen-nes d’être impliqués dans l’identification des parties illégitimes, odieuses et illégales de ces dettes, qui doivent être répudiées.</p>



<p>Les ressources ainsi libérées seront affectées à la mise en œuvre de mesures économiques, sociales et environnementales qui se fondent sur les besoins fondamentaux de la classe ouvrière, des petits producteurs et des couches marginalisées en général.</p>



<p>L’annulation de la dette publique entraînera inévitablement la nécessité de rompre avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Ces deux institutions ont toujours soutenu les régimes dictatoriaux dans notre région, se sont alignées sur les grandes puissances impérialistes et l’État sioniste d’Israël afin de freiner le processus révolutionnaire, et ont continué à aggraver l’endettement et à adapter nos économies pour servir les multinationales et les grands spéculateurs financiers à l’échelle mondiale. L’émancipation de nos peuples du despotisme sera incomplète sans cette rupture avec les centres de décision impérialistes.</p>



<p><strong>Et les dettes privées illégitimes</strong></p>



<p>Le paiement de la dette publique se fait au détriment de la détérioration des conditions sociales de la majorité des classes populaires et ouvrières et de la faiblesse de leurs revenus annuels. Cette situation les oblige à leur tour à emprunter auprès des banques, des institutions de crédit de logement, de consommation et de microcrédit à des taux d’intérêt élevés.</p>



<p>Dans le contexte de la crise économique exacerbée par le déclenchement de la pandémie de corona, le chômage va augmenter et les difficultés de ces couches à couvrir leurs frais de subsistance, de santé et d’éducation vont s&rsquo;accroître. L’endettement des petits producteurs, tels que les petits paysans, qui vivent un grave processus d’appauvrissement menaçant leur propre existence, sera exacerbé. D&rsquo;où la nécessité de demander la suspension du paiement de ces dettes privées, d’organiser une campagne populaire pour enquêter sur toutes les formes de pillage et les conditions injustes imposées par les institutions du secteur financier, et d’examiner les fondements de l’illégitimité et de l’illégalité de ces prêts pour exiger leur annulation.<br>Nationalisation / socialisation du secteur bancaire</p>



<p>Pour mettre l’accent sur les priorités sociales et environnementales, il est crucial d’établir un système d’emprunt public sans intérêt plutôt que de promouvoir des prêts avec des intérêts qui augmentent les profits pour le capital financier. Cela suppose à son tour la socialisation du secteur bancaire, c’est-à-dire la confiscation sans aucune compensation des principaux actionnaires des banques, et son rattachement au secteur public sous contrôle populaire. </p>



<p>La socialisation a un contenu beaucoup plus radical que la nationalisation, qui peut se limiter à l’achat par l’État des actions des grands capitalistes à des prix élevés. C’est ce contenu radical qui a été fortement mis en avant par le récent mouvement de contestation populaire au Liban en réclamant la chute du despotisme des banques, la chute de l’oligarchie au pouvoir, la condamnation des hauts fonctionnaires corrompus et la construction d’une économie basée sur la justice sociale.</p>



<p><strong>Annuler les accords de «libre-échange», dont les accords de libre-échange approfondis et complet</strong></p>



<p>Les accords de <em>«libre-échange»</em> sont des accords néocoloniaux qui ont été imposés à nos peuples. Ils aggravent la dépendance et les déficits commerciaux, accroissent notre dépendance à l’égard des importations de denrées alimentaires en provenance des marchés spéculatifs mondiaux et détruisent les activités productives paysannes et les possibilités d’emploi permanent.</p>



<p>Ces accords ont généralisé la domination des multinationales et d’une partie du grand capital local sur les secteurs économiques rentables, sur les services publics, y compris la santé et les médicaments, et ont assuré la protection de leurs <em>«droits»</em> par le biais des lois sur la propriété intellectuelle et les brevets.</p>



<p>La<em> «nouvelle génération»</em> d’accords de libre-échange comprend tous les domaines économiques, sociaux, culturels et environnementaux, comme c’est le cas de l’accord de libre-échange complet approfondi (Aleca) pour la Tunisie qui connait quelques mobilisations pour empêcher la signature imminente de cet accord et aussi pour le Maroc. Ainsi, les accords de<em> «libre-échange»</em> constituent, avec les dettes publiques, les outils de la domination impérialiste sur nos pays. Ils doivent être abolis et nous devons proposer des alternatives autour d&rsquo;une coopération commerciale qui réponde aux besoins des peuples et qui soit fondée sur l&rsquo;égalité, la justice et la complémentarité.</p>



<p>Ces alternatives doivent donner la priorité aux canaux d’échange à petite échelle et localisés au Nord et au Sud, et renforcer les relations directes entre producteurs et consommateurs. Pour y parvenir, il faut construire une économie locale indépendante, centrée sur la souveraineté alimentaire et fondée sur la démocratie et la solidarité. Il est donc nécessaire de renforcer la rupture avec les institutions du capital mondial, y compris aussi l&rsquo;Organisation mondiale du commerce.</p>



<p>Nous, les signataires de cet appel, et en soutien aux acquis des soulèvements populaires pour la démocratie, la liberté et la justice sociale dans notre région, nous revendiquons :</p>



<p>-une suspension unilatérale et souveraine du paiement de la dette publique, et l’allocation des fonds à la santé publique, et au soutien des couches vulnérables touchées par la crise de corona,</p>



<p>-un audit citoyen de la dette publique pour déterminer ses parties illégitimes, odieuses et illégales et imposer leur répudiation,</p>



<p>-une suspension du paiement des dettes privées des familles populaires, des petits producteurs, des petits paysans et des salarié-e-s, envers les banques, les institutions de crédit de logement, de la consommation et les institutions de microcrédit,</p>



<p>-un examen de toutes les formes de pillage et les conditions injustes imposées par les institutions du secteur financier dans les contrats de prêts privés, et mettre en évidence leur illégitimité et leur illégalité pour exiger leur annulation,</p>



<p>-une annulation des accords de<em> «libre-échange»</em> et l’accord de libre-échange complet approfondi pour la Tunisie et le Maroc,</p>



<p>-la rupture avec le trio au service du capital mondial : la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce.<br>Nous appelons également à :</p>



<p>-la mise en place d’un large comité populaire pour l’audit de la dette de nos pays au niveau régional qui inclue toutes les couches de la société, les associations, les syndicats, les réseaux, les partis progressistes, les jeunes, les femmes, les chômeurs, etc,</p>



<p>-soutenir la campagne de rejet de l’accord de libre-échange complet approfondi en Tunisie, et lui donner une dimension régionale,</p>



<p>-organiser une campagne régionale forte, unie dans ses objectifs et son calendrier, pour dénoncer le contenu colonial des accords de libre-échange ainsi que le pillage des richesses de nos peuples par la dette,</p>



<p>-organiser un forum populaire, qui se tiendra après la fin de la crise du virus Corona en Afrique du Nord et au Moyen-Orient/région arabe, pour approfondir le débat et échanger des expériences afin d&rsquo;élargir la lutte contre la dette et les accords de <em>«libre-échange»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/appel-pour-lannulation-des-dettes-des-pays-dafrique-du-nord-et-du-moyen-orient/">Appel pour l’annulation des dettes des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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