<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des APC - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/apc/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/apc/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 09 Nov 2018 09:31:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des APC - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/apc/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’Activité privée complémentaire (APC) : Arrogance, péculat et cupidité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/09/lactivite-privee-complementaire-apc-arrogance-peculat-et-cupidite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/09/lactivite-privee-complementaire-apc-arrogance-peculat-et-cupidite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Nov 2018 09:27:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activité privée complémentaire]]></category>
		<category><![CDATA[APC]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=183019</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Activité privée complémentaire (APC) est l’un des véritables maux volontairement inavoués de la santé publique en Tunisie, un secteur en déshérence, phagocyté par une poignée de praticiens cupides, avec la complicité de pouvoirs publics complaisants et coupables. Par Dr Fathi El Younsi * Les cancres d’hier devenus innovateurs et savants d’aujourd’hui, qui s’approprient des initiatives...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/09/lactivite-privee-complementaire-apc-arrogance-peculat-et-cupidite/">L’Activité privée complémentaire (APC) : Arrogance, péculat et cupidité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-63143" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Hopital-medecins-tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’Activité privée complémentaire (APC) est l’un des véritables maux volontairement inavoués de la santé publique en Tunisie, un secteur en déshérence, phagocyté par une poignée de praticiens cupides, avec la complicité de pouvoirs publics complaisants et coupables.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Fathi El Younsi</strong> *</p>
<p><span id="more-183019"></span></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183020 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Dr-Fathi-El-Younsi.jpg" alt="" width="200" height="165" />Les cancres d’hier devenus innovateurs et savants d’aujourd’hui, qui s’approprient des initiatives dont ils ne saisissent ni les tenants ni les aboutissants, se prenant tout d’un coup pour des donneurs de leçon et des acteurs déterminants dans la réforme et la restructuration du secteur de la santé publique, s’indignant notamment de ne pas avoir été invités à des réunions notoires telles que celle consacrée au dialogue sociétal sur les politiques de santé ou de ne pas avoir été sollicités pour occuper le poste de directeur d’une institution de santé publique, sont en fait des vermines destructrices, reliquats d’un temps révolu, qui gangrènent le secteur et le jettent sans pitié dans la poubelle déjà trop pleine de cette malencontreuse et déplorable révolution qui leur a donné la possibilité de s’exprimer et de répandre leur obscène besogne.</p>
<h3>APC : une activité aussi illégale que corrompue</h3>
<p>Toutes les caractéristiques de prestations exécrables sont actuellement réunies au sein de certaines structures hospitalières jadis considérées comme les plus prestigieuses du pays et une véritable fierté tant sur le plan national qu’international, du retard quotidien de la plupart d’un personnel soignant irrémédiablement démotivé jusqu’à l’incompétence flagrante de certains médecins pourtant hautement diplômés mis volontairement et abusivement par des chefs de service sans scrupule à la tête de secteurs clés des services, médecins beaucoup plus intéressés par leur cupidité à travers une Activité privée complémentaire (APC) aussi illégale et corrompue, dilapidant et exploitant avec une totale insouciance les biens publics, que lucrative à outrance, n’en ratant pas un seul jour, même pendant leur congé officiel (au vu et au su de l’administration locale !).</p>
<p>Pis encore, certains de ceux là sont en plus animés d’un désir ardent de satisfaire des ambitions politiques, ne ménageant aucun effort, malgré leur passé sulfureux et leurs mœurs douteuses, de se faire une <em>«place au soleil»,</em> au sein d’un conseil municipal fraîchement élu ou au sein d’un parti influent sur la scène politique, massacrant au passage la médecine et l’ensemble de ses fondements les plus nobles. Et nos compères déchaînés continuent paisiblement, malgré leur investiture officielle d’une haute fonction extra-hospitalière et du haut de leur arrogance, à effectuer tous les jours une dense activité privée complémentaire sous l’œil bienveillant de toutes les autorités concernées, arguant la non-publication du décret d’application du nouveau code des collectivités locales qui s’éternise (comme tant d’autres)… dans les tiroirs de la présidence du gouvernement, plus de 5 mois après la tenue des élections municipales ! Quelle réputation d’ores et déjà affichée par nos municipalités! Lutte contre la corruption ou exploitation de celle-ci à des fins purement politiciennes? Quant au choix de la Tunisie et de son avenir par rapport à la corruption et son enracinement déjà formulé par le passé, il est tout à fait légitime d’en douter et de le remettre totalement en question !</p>
<h3>L’enseignement de la médecine affecté par le fléau du mercenariat</h3>
<p>Ce fléau redoutable qui ruine tout le système de santé du pays va jusqu’à affecter l’enseignement de la médecine à travers la création illicite et non contrôlée de cycles de formation et de plateformes dans le secteur privé en vue de la préparation des étudiants en 4e année du deuxième cycle des études médicales au concours national de résidanat qui constitue l’un des concours majeurs dans la carrière médicale, exploitant encore une fois la vénalité et la stupidité de cette pseudo-élite en lui offrant une rémunération suffisamment conséquente pour créer un engouement sur ces sites de formation.</p>
<p>Ce mercenariat profondément dégradant et avilissant est en grande partie à l’origine de la malversation et de la lamentable fuite, habilement étouffée, des sujets d’examen observée au dernier concours de résidanat du mois de décembre 2017, événement jamais observé depuis l’institution de ce concours en 1977.</p>
<p>Et comme la corruption ne connaît pas de limites, le désastre s’est propagé à la formation des infirmiers dans le secteur privé à travers le recrutement dissimulé d’infirmiers de la santé publique qui, en plus de leur fonction quotidienne au sein des services hospitaliers dans lesquels ils sont affectés depuis plusieurs années, se voient attribuer, en contrepartie d’une rémunération juteuse non déclarée, la responsabilité de l’encadrement des étudiants inscrits dans ces structures privées devant valider leur stage de formation au sein des structures publiques de santé; cette validation est honteusement entérinée par les chefs de service concernés, illustrant de façon caricaturale le fameux dicton <em>«Tel maître, tel valet…»</em></p>
<p>Les chefs de service eux-mêmes et les comités médicaux dont ils font partie sont profondément impliqués dans ce constat alarmant, soit par leur passivité manifeste, se gardant d’émettre le moindre avis et donnant libre cours à ces pratiques néfastes, soit pour certains d’entre eux, par leur incompétence (formation et spécialisation incompatible avec l’orientation médicale du service ou du pseudo-laboratoire de recherche dont ils ont la responsabilité), leur népotisme avec installation d’un milieu de travail hostile s’apparentant à une véritable guerre des clans, et leur indécence vis-à-vis de certains honnêtes collaborateurs jadis très proches mais jugés aujourd’hui trop audacieux, et vis-à-vis des malades, touchés, en tant que citoyens à part entière, dans leur droit inaliénable à la santé et dans leur dignité, conduisant certains, dans un profond sentiment de désespoir, à se suicider à l’intérieur même de ces institutions hospitalières, suicides soigneusement occultés par les autorités concernées pour dissimuler abjectement leur profonde incompétence.</p>
<h3>Une insulte à la médecine, à la science et à l’éthique</h3>
<p>Enfin, certains, forts de leur ignoble arrogance, continuent à trôner depuis la nuit des temps, bien au-delà de l’âge légal de la retraite, sur des services en déliquescence absolue, profitant largement de tous les avantages que le poste leur confère et jouissant d’une complicité et d’une complaisance manifeste de toutes les autorités locales et gouvernementales qui continuent à publier régulièrement, sur le Journal officiel de la république tunisienne (Jort), des listes interminables de personnes reconduites après l’âge légal de la retraite sans la moindre raison valable ! Pourquoi donc s’arrêter en si bon chemin, celui de la soumission et du populisme, si précieux pour les prochaines échéances électorales… ! Tout se passe comme si leur présence était extrêmement précieuse et indispensable à la survie de l’institution qui, en réalité, est en train de s’effondrer et de s’éteindre peu à peu après avoir pourtant connu des années de gloire qui resteront à jamais gravées dans la mémoire de ceux qui ont eu la chance et l’honneur d’y avoir exercé et appris leur métier.</p>
<p>Feront-ils en un an, deux ans… ou même cinq ans de prolongation tout ce qu’ils ont été manifestement incapables de réaliser en 35 ou 40 années de carrière ?</p>
<p>Soyons sérieux pour une fois et arrêtons de crétiniser et de sous-estimer l’intelligence du peuple tunisien!</p>
<p>Reconduire pour la quatrième année consécutive des personnes qui ont tout fait pour salir et massacrer de valeureuses institutions de l’Etat ne serait qu’une insulte et un odieux crime commis à l’ égard des illustres fondateurs de ces institutions, à l’égard de la médecine et de la science d’une façon générale et surtout à l’ égard des patients qui se trouvent profondément lésés dans leur droit le plus élémentaire, celui d’accéder à des soins de qualité dans le respect de la personne et de sa dignité.</p>
<p>Le citoyen tunisien doit par ailleurs savoir que le plus grand établissement public de santé (EPS) du pays fonctionne depuis plus d’un an sans directeur général officiellement nommé par les autorités compétentes; cette situation, qui relève beaucoup plus de la fiction ou de l’insolite, et qui ne semble pas inquiéter grand monde parmi les premiers responsables de l’institution, est en fait une amère réalité supplémentaire vécue au quotidien avec toutes ses conséquences péjoratives sur la qualité des soins, l’assiduité et la discipline du personnel, la sécurité des malades et du personnel soignant, l’hygiène, l’acquisition et la disponibilité du matériel, la maintenance…</p>
<p>Le directeur de l’institution en question, démis à juste titre de ses fonctions pour manquement grave à sa mission, a été promu le lendemain (soulignant ainsi l’ineptie et le mode de fonctionnement du gouvernement actuel !!) à travers un communiqué officiel du ministère de la Santé, pour occuper un autre poste taillé sur mesure, celui de veiller à la mise à niveau et à la modernisation des établissements publics de santé du pays au sein du ministère de la Santé (sic !). Le peu d’intérêt accordé par la personne en question notamment à l’absence de directeur général à la tête du plus grand EPS du pays depuis plus d’un an, dont elle mesure beaucoup plus que quiconque la gravité, n’a de ce fait rien de surprenant et reste en parfaite harmonie avec la valeur intrinsèque de l’individu choisi pour y veiller, à moins que ce dernier, fort de cette nouvelle fonction, ne continue sournoisement et avec toute la discrétion requise d’en assurer virtuellement, on ne sait pour quelle raison majeure, la direction… et persister honteusement à servir les anciens compagnons de route pour les gratifier de leur soutien indéfectible!</p>
<h3>Une élite médicale de pacotille hautement coupable</h3>
<p>Incompétence, insouciance ou encore irresponsabilité (pour ne pas dire autre chose… !) tous azimuts, vers quels horizons sombres nous conduisez-vous ?</p>
<p>Rien d’étonnant à l’immense crise et au désarroi dans lesquels la plupart des institutions publiques de santé sont plongées. Tout le monde sait et rien ne sert de faire semblant de l’ignorer, que c’est précisément cette élite médicale de pacotille hautement coupable, dictant, avec la complicité de toutes les autorités locales, ministérielles et gouvernementales, sa loi telle une coterie ou plutôt une véritable organisation mafieuse imposant une terrifiante omerta, qui est la principale responsable de l’état d’extrême délabrement constaté et de l’environnement malsain imposé aux rares âmes encore consciencieuses et audacieuses, prêtes à tous les sacrifices et à relever tous les défis pour que vive l’hôpital public et reste la référence de qualité en matière de santé dans le pays pour toutes les générations à venir.</p>
<p>Ces médecins, qui ont décidé contre vents et marées de rester dans le secteur public pour œuvrer courageusement et sans relâche à récupérer la dignité perdue du médecin et de son malade, s’attirant souvent la foudre des critiques, font et feront la fierté de ce pays parcequ’ils refusent catégoriquement ce système de plus en plus corrompu qui fait du fricotage, de la cupidité et du péculat sa principale devise.</p>
<p>Citoyens tunisiens, les établissements publics de santé vous appartiennent pleinement ; il est de votre droit d’en exiger le minimum de qualité dans les services rendus et de votre devoir de contribuer par tous les moyens à en exorciser le mal qui les hante pour mettre fin à cette macabre mascarade insidieusement cautionnée par les plus hautes autorités du pays !</p>
<p>La pseudo-amélioration de l’infrastructure souvent avérée de mauvaise qualité, la multiplication des moyens d’investigation qui se retrouvent en grande partie réservés à l’APC, l’institution du dossier médical informatisé dont l’APC est scandaleusement exempte… ne sont en fait que des prétendus <em>«mesurettes»</em> derrière lesquelles se cache un gouvernement couard et vulnérable, et ne suffiront jamais à résoudre définitivement le problème. Ils ne représenteront qu’une microgoutte de bienveillance dans l’océan de la corruption et de l’indifférence qui règnent en maître absolu des lieux et que tout gouvernement honnête, patriotique, audacieux et fort, mettant l’intérêt commun et la compétence au-dessus de toute considération, doit réellement combattre en priorité et avec toute la détermination requise, car le mal incrusté, quelque soit l’importance des moyens mis à sa disposition, ne génère jamais rien d’autre que du mal, et n’en sortira que davantage renforcé dans son effroyable nuisance!</p>
<p><em>* Professeur hospitalo-universitaire.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HoBB5plsUf"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/">Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/embed/#?secret=piWQZZHHc2#?secret=HoBB5plsUf" data-secret="HoBB5plsUf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RbKmlYUpz9"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/">Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/embed/#?secret=sjSGzi7oVb#?secret=RbKmlYUpz9" data-secret="RbKmlYUpz9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XxbustMK40"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/embed/#?secret=fAdlF1erGB#?secret=XxbustMK40" data-secret="XxbustMK40" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/09/lactivite-privee-complementaire-apc-arrogance-peculat-et-cupidite/">L’Activité privée complémentaire (APC) : Arrogance, péculat et cupidité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/09/lactivite-privee-complementaire-apc-arrogance-peculat-et-cupidite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Activité privée complémentaire : Donkey shot et Don Quichotte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/02/activite-privee-complementaire-donkey-shot-et-don-quichotte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/02/activite-privee-complementaire-donkey-shot-et-don-quichotte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2018 09:22:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activité privée complémentaire]]></category>
		<category><![CDATA[APC]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Aïdi]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=141459</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paradoxe de la médecine en Tunisie : un jeune médecin ne peut plus s’installer dans son pays et partira à l’étranger parce que des médecins fonctionnaires de l’Etat ont la haute main sur le secteur libéral. Par Dr Mounir Hanablia * Une fois encore, je me vois contraint de sortir de ma réserve pour m’exprimer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/02/activite-privee-complementaire-donkey-shot-et-don-quichotte/">Activité privée complémentaire : Donkey shot et Don Quichotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-142533" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Angioplastie.jpg" alt="" width="640" height="480" /></p>
<p><em><strong>Paradoxe de la médecine en Tunisie : un jeune médecin ne peut plus s’installer dans son pays et partira à l’étranger parce que des médecins fonctionnaires de l’Etat ont la haute main sur le secteur libéral.</strong></em></p>
<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-141459"></span></p>
<p>Une fois encore, je me vois contraint de sortir de ma réserve pour m’exprimer relativement à de récents événements dont la scène professionnelle a été le théâtre, plus précisément à la clinique Taoufik de Tunis, où un collègue, professeur de médecine, fonctionnaire civil exerçant à l’hôpital militaire de Tunis, avait été pris en flagrant délit d’exercice illégal de la médecine par l’inspection de la Santé publique, c&rsquo;est-à-dire en dehors de ses horaires reconnus d’activité privée complémentaire.</p>
<h3>Un droit de cuissage hérité de la dictature</h3>
<p>En fin de compte, une fois encore, une fois de plus, l’administration publique a démontré qu’en matière d’activité privée complémentaire, son principal souci n’était pas de faire respecter la loi, et le professeur en question, jouissant d’une impunité de fait , ne s’est pas fait faute de railler ses détracteurs , en les qualifiant de <em>«Don Quichotte»</em>, et les accusant même d’avoir cherché à lui nuire en le filmant à son insu et en transmettant à l’inspection des documents prouvant sa culpabilité… une chasse aux sorcières a subséquemment été déclenchée par l’administration de la clinique, par le biais de sa direction médicale, pour en expulser les coupables.</p>
<p>Evidemment, ayant déjà eu maille à partir avec mon collègue il y a quelques semaines, et étant nommément contre l’activité privée complémentaire (APC) des professeurs, un véritable droit de cuissage hérité de la dictature, dans une société qui se prétend démocratique, de telles accusations, pour peu qu’elles ne me visent pas, ce qui n’est pas le cas, ne me laissent pas indifférent…</p>
<p>Avant d’y répondre, il m’a paru nécessaire d’abord de replacer les faits dans leur contexte avéré. A dire vrai, mon collègue n’en est pas à un paradoxe près : démocrate qui use – mal – de l’intimidation contre ses contradicteurs; défenseur de la réputation de la profession portant préjudice à ses collègues; patriote convaincu et au service d’intérêts étrangers, en l’occurrence un fonds d&rsquo;investissement international basé à Dubaï; défenseur des sit-inneurs d’El-Kamour, à Tataouine, exprimant son mépris pour ses collègues chômeurs; familier des plateaux télévisés, mais qualifiant la liberté d’expression de journalisme d’investigation; civil œuvrant dans une institution qui ne l’est pas; fonctionnaire de l’Etat passant une bonne partie de son temps dans une institution privée; partisan de Samia Abbou mais s’opposant à ceux qui dénoncent les scandales médicaux.</p>
<h3>Des malades issus de l’hôpital public adressés vers le secteur privé</h3>
<p>Le cher professeur de médecine possède apparemment une personnalité à facettes multiples qui ne l’empêche pas de disposer d’une clientèle considérable à la clinique Taoufik, naturellement aux dépens de ses collègues libéraux qui n’ont jamais été professeurs ou assistants, dont beaucoup possèdent pourtant plus d’expérience que lui, ou sont simplement, aussi compétents, sinon plus, de l’avis même de ses propres initiateurs, à l’hôpital français où il avait exercé. Simplement c’est le titre académique de l’intéressé, celui de professeur, qui fait la différence dans un pays cultivant le sens hiérarchique. Un titre d’ailleurs bien commode puisqu’il permet à des fonctionnaires de la santé publique d’adresser vers le secteur privé des malades issus de l’hôpital public sans encourir les soupçons de corruption qui pèsent depuis l’affaire des stents sur la profession, tout en bénéficiant d’un appui précieux dans les jurys d’examens.</p>
<p>Mais il n’y a pas que cela : le cher professeur fait appel à ses collègues du service qui eux n’ont pas le droit à l’activité privée, dans les interventions qui ne sont pas de son ressort, et cela naturellement constitue un autre nœud d’intérêts, bien entendu contre ceux de ses collègues libéraux.</p>
<p>Le dernier élément, le plus important évidemment, est la volonté de l’Etat tunisien d’attirer les investisseurs étrangers, dont les Emirats arabes unis (EAU) constituent l’une des principales cibles, et à ce titre, il semble que l’administration tunisienne n’ait pas l’intention de déplaire aux investisseurs de ce pays qui se sont portés acquéreurs d’établissements de santé privée, comme la clinique Taoufik, et qui désirent réaliser des bénéfices en Tunisie; y compris au détriment des lois du pays, et des intérêts des médecins qui y exercent.</p>
<p>Autrement dit la complaisance dont continue à bénéficier le cher professeur, et lui permettant de violer les règlements, et de défier ses contradicteurs est d’ordre purement politique, mais elle a néanmoins des conséquences d’ordre médical : mon collègue semble tout au dessus des lois du pays que des contraintes physiologiques liés à la fatigue, et des lois de la physique liées aux radiations ionisantes. Il est disponible à tout moment pour prendre en charge les urgences que lui confie la clinique.</p>
<h3>Au mépris des normes et des risques</h3>
<p>Jeudi avant-dernier, selon ce qui m’a été rapporté, il aurait réalisé 14 angioplasties dans la journée; en admettant qu’il eût réalisé son activité de professeur hospitalo-universitaire (il est quand même payé pour cela), il faut considérer qu’il a possède les ressources physiques et psychologiques pour assurer un tel nombre d’actes avec des tabliers de plomb sur le dos pesant au minimum 1 kg, toute la concentration pour assurer avec succès des actes à haut risque; généralement pour un médecin normalement constitué, au bout de 6 actes, on est lessivé, et ceux qui possèdent une activité aussi intense travaillent en équipes de 2 à 3 médecins.</p>
<p>Le super-professeur, lui, en enchaînant 14 angioplasties coronaires d’affilée, ne travaille qu’avec la collaboration du surveillant de la salle, pour des raisons que l’on devine aisément, et ne semble de ce fait prendre en compte ni le risque que sa propre santé encourt, ni celle de son patient. Il faut savoir que la dose annuelle autorisée pour un médecin exerçant dans les radiations ionisantes, sur 5 ans, est d’environ 100 mSv, la dose annuelle ne devant pas dépasser, durant ces 5 ans, 50 mSv.</p>
<p>Un autre problème se pose, celui de l’assurance professionnelle : en principe tout médecin exerçant des actes à risque pour le patient est tenu de contracter une assurance professionnelle, et naturellement celle-ci ne couvre qu’un exercice professionnel légal; l’activité du super-professeur à la clinique Taoufik, elle, ne respecte pas les horaires réglementaires de l’APC, et c’est là un fait qui a été dument établi.</p>
<p>D’où la question incontournable : dans une activité à haut risque ne respectant pas toujours la réglementation en vigueur, qui sera responsable le jour où, inévitablement, le coup de chien, dont pâtira un patient, surviendra?</p>
<p>En fin de compte, mon collègue n’est que l’incarnation d’un nœud d’intérêts associant l’Etat tunisien, des investisseurs émiratis, ses collègues du service, quelques collègues du privé impliqués plus qu’il n’eut fallu dans les affaires, des correspondants discrets des hôpitaux publics. Un nœud d’intérêts qui associé à ses titres universitaires a contribué à l’élaboration d’un mythe, celui de ses compétences professionnelles hors pair.</p>
<p>Mon collègue n’est pas manchot de ses mains, c’est une évidence. Sauf qu’il n’est pas le seul à l’être, loin de là. Faut-il pour autant situer TOUTE cette affaire sur le plan d’un combat entre collègues se disputant les malades? C’est évidemment la thèse dont lui-même et tous ses commanditaires ont un intérêt à convaincre l’opinion publique.</p>
<h3>Des médecins publics ont la haute main sur le secteur libéral</h3>
<p>En réalité, la médecine libérale, pour dire les choses prosaïquement, est-ce qu’elle est avec l’APC, et un certain nombre de ses membres sont loin d’être des saints. Pourtant le fait est là : elle l’est d’autant moins avec l’APC.</p>
<p>Ce qui n’était à l’origine qu’une faveur révocable accordée par le ministère est devenu pour les postulants un droit acquis, et c’est un fait qu’aujourd’hui aucun ministre de la Santé n’oserait mécontenter l’ensemble de la corporation universitaire en remettant en cause son droit au privé. Aucune loi n’en limite le nombre, ils ne sont pas soumis aux contraintes matérielles et financières de leurs collègues libéraux, et ils ont le pouvoir de recruter à tour de bras dans les hôpitaux et d’en exiger la contrepartie en malades dans les cliniques.</p>
<p>L’activité d’un seul parmi eux, le professeur en question, prive 20 cardiologues de chances de s’installer dans le privé et de gagner honorablement leur vie, à un moment où l’Etat s’efforce d’empêcher les jeunes médecins d’émigrer sous des cieux plus cléments.</p>
<p>Ils ne sont pas non plus soumis aux mêmes lois fiscales; aucune réglementation ne fixe un minimum à déclarer pour un APC, contrairement aux médecins libéraux, ainsi que le stipule l’article 44 alinéa 2 du code de l’impôt sur les revenus des personnes physiques et morales, leur faisant obligation de ne pas déclarer moins que les salaires de leurs homologues de la santé publique.</p>
<p>Il n’ y a pas de loi faisant obligation à un APC de ne pas déclarer moins que son collègue en question par exemple, et les conséquences en sont énormes : un jeune médecin ne peut plus s’installer dans une grande ville et partira en Allemagne parce que, et c’est un comble, des médecins fonctionnaires de l’Etat ont la haute main sur le secteur libéral, associés à ses membres qui dénués de scrupules sont assez effrontés pour les tenir en respect en usant des moyens tristement connus qui confèrent à la médecine tunisienne son aspect actuel glauque de cour des miracles.</p>
<p>En conclusion, la loi sur l’APC est mauvaise parce qu’au sein d&rsquo;une même profession, elle crée deux catégories de citoyens qui n’ont ni les mêmes droits, ni les mêmes chances d’accès aux ressources, et la seule garantie qu’elle concède aux médecins du privé et aux malades et étudiants des hôpitaux, est sa limitation dans la durée.</p>
<p>Pourtant, l’administration ne la faisant pas respecter, et s&rsquo;abstenant de prendre des sanctions lorsque les irrégularités sont clairement établies, elle est allègrement violée, et aucune mesure n&rsquo;est jamais prise contre l’établissement complice; il a fallu des faits graves et un ministre relativement volontariste comme Saïd Aïdi pour que des mesures soient prises à l’encontre de ces établissements responsables, des mesures qui ont d’ailleurs été ultérieurement révoquées.</p>
<p>Pour conclure je répondrai à l’accusation de mon collègue: ne me rendant jamais à la clinique Taoufik, je n’ai matériellement pas eu l’opportunité de le prendre en film, ni de détourner des documents l’impliquant.</p>
<p>Pourtant, je ne m’en cache pas, si j’avais été en mesure de le faire je n’aurais pas hésité un seul instant, et cela aurait été pour moi un immense plaisir de le faire mettre sous pression par l’administration; afin qu’il apprenne une fois pour toutes à respecter les lois et à ne pas mépriser ses collègues. Et il vaut encore mieux que l’administration se charge de faire respecter les lois, et non pas les particuliers. Le véritable sage est celui qui ne dédaigne pas les leçons. Mais mon collègue ne l’est visiblement pas.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p><em>** La rédaction a préféré ne pas citer nommément le professeur de médecine en question pour éviter de personnaliser un débat sur une problématique qui pourrit la médecine libérale en Tunisie : les abus commis par certains professeurs en médecine au nom de l’APC.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IMTX6Oynyg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/">Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/embed/#?secret=knr6R8Ap3e#?secret=IMTX6Oynyg" data-secret="IMTX6Oynyg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9KzaqtsAIb"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/">Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/embed/#?secret=zSYFhuntSD#?secret=9KzaqtsAIb" data-secret="9KzaqtsAIb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VGWwN4XQ0n"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/embed/#?secret=XlXh17jBiO#?secret=VGWwN4XQ0n" data-secret="VGWwN4XQ0n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/02/activite-privee-complementaire-donkey-shot-et-don-quichotte/">Activité privée complémentaire : Donkey shot et Don Quichotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/02/activite-privee-complementaire-donkey-shot-et-don-quichotte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2018 08:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activité privée complémentaire]]></category>
		<category><![CDATA[APC]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=133315</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un professeur de médecine pratiquant l’activité privée complémentaire (APC) condamne au chômage 20 de ses collègues médecins libéraux. Par Dr Mounir Hanablia * L’affaire des stents périmés a proprement secoué le champ de la cardiologie tunisienne et continue de faire des remous. Des personnes ont été arrêtées et l’enquête, aux mains du pôle judiciaire financier,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/">Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-127983" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Cardiologues.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Un professeur de médecine pratiquant l’activité privée complémentaire (APC) condamne au chômage 20 de ses collègues médecins libéraux.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-133315"></span></p>
<p>L’affaire des stents périmés a proprement secoué le champ de la cardiologie tunisienne et continue de faire des remous. Des personnes ont été arrêtées et l’enquête, aux mains du pôle judiciaire financier, se poursuit normalement.</p>
<p>Mais alors qu’elle semble cibler principalement le champ de l’activité libérale, le ministère de la Santé Publique a apparemment décidé de réformer l’activité privée complémentaire (APC) des professeurs en médecine. Dans quelle mesure ?</p>
<p>On l’ignore encore, mais il semble que les nouvelles décisions provoquent le mécontentement, en particulier auprès des cardiologues.</p>
<h3>Aux sources d’une polémique</h3>
<p>L’échange polémique survenu récemment sur facebook, entre un Professeur de médecine, et un personnage taisant son identité derrière un pseudo, Ranjeet Singh, semble cependant, à travers la rancœur qu’elle traduit, en révéler plus sur le discours et les relations de pouvoir à l’œuvre à l’intérieur du champ de la cardiologie.</p>
<p>Cette polémique avait été déclenchée par une remarque ironique concernant la réussite au concours de professorat d’une cardiologue membre du bureau directeur de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire (STCCCV), et à laquelle ledit professeur a jugé devoir répondre. De quelle manière ? En accusant son auteur d’avoir <em>«démoli»</em> ses collègues, d’être un dépressif désœuvré mais néanmoins nullement désargenté, passant ses journées à se défouler en publiant des articles dans un cabinet médical, <em>«au cas où il en disposerait»</em> selon lui, ce qui serait d’après lui <em>«injuste»</em>.</p>
<p>Cette dernière remarque particulièrement désobligeante ne peut dans la cardiologie, en Tunisie, que s’adresser à moi-même puisque, à ma connaissance, il y a eu une période révolue où je m’étais consacré uniquement aux actes médicaux dans les cliniques en négligeant et en fermant mon cabinet nullement rentable (cela ne fait pas de moi un criminel), que je suis le seul à publier régulièrement des articles sur les journaux électroniques, et que dans une lettre récente adressée au ministère de la Santé publique, je me suis plaint de l’injustice constituée par la concurrence déloyale à laquelle l’APC des professeurs soumettait la médecine libérale, alors même qu’une loi fiscale faisait obligation au spécialiste libéral de ne pas gagner moins que le salaire d’un médecin spécialiste de la fonction publique, et le soumettait éventuellement à un redressement fiscal.</p>
<p>Mais, apparemment, mon collègue, me soupçonnant d’être Ranjeet Singh, allait continuer dans la même voie en l’accusant d’avoir avec sa femme, accompagné un collègue, Faiçal Derbel, à Mumbai, en Inde, pour <em>«acheter des rubis???!</em>», alors qu’il travaillait avec lui, et qu’il cosignait ses rapports.</p>
<h3>Le procureur de la cardiologie</h3>
<p>A mon avis et jusqu’à présent, jamais quelqu’un n’avait publiquement livré en pâture au public le nom de ce collègue, qui malgré tout, demeure, et jusqu’à preuve du contraire, innocent.</p>
<p>Ce feu roulant d’accusations allait se conclure par un véritable défi, lancé au dénommé Ranjeet Singh (moi même?), celui de révéler sa véritable identité devant les 450 cardiologues de l’association, afin qu’ils connaissent le nom véritable <em>«de celui qui veut les faire lyncher en public»</em> (sic).</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de savoir faire face à ce flot d’accusations et d’insinuations malveillantes, qui est ou non Ranjeet Singh; de toutes les manières la justice est en train de faire son travail et révélera toutes les connivences et les avantages délictueux, sinon le bien-fondé ou non d’accusations de diffamation.</p>
<p>Le plus remarquable c’est d’abord que le Professeur s’arroge le pouvoir de parler au nom de 450 à 500 cardiologues, et d’agir comme un procureur de la cardiologie, afin de démasquer, et de désigner à leur vindicte, celui qui veut leur perte, <em>«le cardiologue chômeur devenu journaliste d’investigation»</em> (quelle déchéance !!!).</p>
<p>On voit bien une fois encore qui il vise. Et le Professeur, le grand universitaire d’extraction modeste arrivé à la force du poignet, exerçant dans l’un des hôpitaux les plus prestigieux, a semblé en fait désireux de fédérer l’ensemble de la profession autour de sa personne et contre un ennemi commun, moi-même (Ranjeet Singh???) qui, depuis un an et demi, n’ai pas cessé de dénoncer l’abîme dans lequel la profession avait été entraînée, non seulement par les pratiques d’un certain nombre de collègues, mais aussi par la gestion désastreuse de la communication avec le public, réalisée par le bureau de la Société de Cardiologie.</p>
<p>En principe la défense des intérêts moraux de la profession est du ressort exclusif du Conseil national de l’Ordre des médecins. Mais apparemment le professeur a décidé de lui substituer, dans le domaine de la cardiologie, sa propre autorité.</p>
<p>Pourquoi avoir choisi ce moment particulier, après un an et demi de philippiques dans les journaux électroniques?</p>
<p>Probablement parce qu’il a estimé son propre prestige terni par les nouvelles mesures prises par le ministère contre l’APC, limitant sa propre liberté de mouvements ainsi que ses revenus, et qu’il a jugé nécessaire de se construire, auprès de ses collègues et de ses correspondants, une nouvelle prééminence, une nouvelle légitimité, particulièrement face aux cardiologues libéraux dont beaucoup, sans l’affirmer ouvertement, demeurent toujours profondément opposés à l’intrusion des hospitaliers dans la médecine privée.</p>
<p>Le Professeur, face à une affaire pourtant aux mains de la justice, et ne concernant qu’une poignée de délinquants en blouses blanches, le fameux gang des cardiologues, a parlé de lynchage public de l’ensemble de la profession, afin de salir ceux qui, en dénonçant ces pratiques, apparaissaient honnêtes, de terroriser la totalité de ses collègues, et de leur faire comprendre que si l’APC était supprimée, c’est toute la profession qui coulerait avec les hospitaliers, et que plus personne ne les défendrait.</p>
<p>Et c’est bien de cela qu’il s’agit, ce qui a poussé le Professeur à réagir, se manifester, insulter, terroriser ses collègues, et, cerise sur le gâteau, accuser autrui d’incompétence au point de leur préférer les guérisseurs, ce n’est pas la défense de leurs intérêts professionnels, mais la perspective de la modification de son propre statut dans l’activité privée par l’autorité de tutelle. A moins que ce ne fût son hostilité innée à mon égard qui me vaut depuis des années d’être ignoré par lui les rares fois où l’on se croise.</p>
<h3>Ces médecins libéraux qu’on accule au chômage</h3>
<p>Mais afin d’en revenir à Ranjeet Singh (moi, ainsi que lui m’en accuse implicitement?), sa réponse au défi lancé contre lui de révéler son identité sous peine d’être un lâche, allait être subtile, et sibylline. Il accepterait de le faire, si de son côté, le Professeur publiait ses déclarations d’impôts issues de ses activités privées complémentaires.</p>
<p>Bien sûr, ce dernier s’en abstiendrait, mais il allait néanmoins fournir un renseignement capital et, à bien des égards, fatal; ces revenus là équivalaient ainsi qu’il le reconnaissait lui-même à celui <em>«d’une entreprise employant largement plus de vingt personnes»</em> (sic !). Autrement dit, sans débourser un rond, sans prendre un seul risque, sans se soumettre à la concurrence à laquelle lui-même soumettait les médecins libéraux, et sans créer un seul emploi, alors même que les hôpitaux publics accusent un déficit financier sans précédent, et que le pays traverse une situation sociale et financière des plus délicates, le Professeur avouait, en toute bonne conscience, priver d’emploi 20 personnes, tout en disposant, en plus, de son salaire confortable issu de la fonction publique.</p>
<p>Or, c’est là que l’expression qui l’a mis hors de lui, <em>«que d’étoiles au firmament de la cardiologie !»</em> prend toute sa signification: dans cinq ans, ce nouveau professeur de cardiologie, dont on venait de fêter si chaudement le succès, soumettrait sa demande d’APC au ministère de la Santé publique, et sa présence dans son service public deviendrait aussi virtuelle que celle de ses prédécesseurs. Et c’est en définitive cela qu’il faut retenir : chaque APC, disposant pourtant d’un salaire confortable dans le secteur public, prive en fait potentiellement le pays de 20 emplois, ainsi que le Professeur l’a lui-même avoué, et quelquefois, de 20 cardiologues.</p>
<p>En conclusion, la question ici posée n’est pas le mépris démontré par mon collègue pour la liberté d’expression, qualifiée de journalisme d’investigation, ou pour les chômeurs, ou pour ceux qui gagnent moins; ce n’est pas non plus de savoir, qui est qui sur facebook, qui a travaillé avec qui, qui est allé avec qui en Inde ou ailleurs, et a acheté quoi; cela ainsi que toute autre accusation est désormais du ressort de la justice, qui fera toute la lumière en temps voulu et agira en conséquence.<br />
Ce que je peux affirmer c’est que depuis 2013 et, contrairement au Professeur et à d&rsquo;autres de ses collègues, je n’ai plus travaillé dans le cathétérisme avec qui que ce soit, ni été pris en charge par un fournisseur dans un congrès, et que personnellement je ne dispose pas d’un compte en devises.</p>
<p>La question n’est pas non plus la menace purement chimérique de lynchage public de 500 cardiologues, ainsi que l’a affirmé mon collègue. Non ! Le problème c’est le droit accordé, au nom de compétences mythiques, à des fonctionnaires publics salariés, de priver chacun son pays de 20 emplois dans le secteur privé, et de le revendiquer fièrement, à une époque où les citoyens en ont le plus grand besoin. Est-ce là le sens du sacrifice ou de la solidarité vanté par monsieur le chef du gouvernement?</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="unwZ9IUNuA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/">Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Médecine tunisienne : Entre appât du gain et respect de la vie humaine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/04/medecine-tunisienne-entre-appat-gain-respect-de-vie-humaine/embed/#?secret=5nHqvR4oYl#?secret=unwZ9IUNuA" data-secret="unwZ9IUNuA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qRdozUT3DT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/embed/#?secret=pWAtDeuTyh#?secret=qRdozUT3DT" data-secret="qRdozUT3DT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UWzY8wT6sX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/">Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les cardiologues libéraux à la croisée des chemins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/13/les-cardiologues-liberaux-a-la-croisee-des-chemins/embed/#?secret=5cj8X6aqtN#?secret=UWzY8wT6sX" data-secret="UWzY8wT6sX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/">Tunisie : Activité privée complémentaire et chômage des médecins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/16/tunisie-activite-privee-complementaire-et-chomage-des-medecins/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 16:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activité privée complémentaire]]></category>
		<category><![CDATA[APC]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[cardiologues]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=129599</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé. Par Mounir Hanablia * La justice est en train de marquer des points décisifs contre le « gang des cardiologues », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-129603" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Youssef-Chahed-Medecins.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-129599"></span></p>
<p>La justice est en train de marquer des points décisifs contre le «<em> gang des cardiologues</em> », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et tout dernièrement, d’un fournisseur de stents, ainsi qu’on vient de l’apprendre. L’un des principaux poseurs de stents périmés et membre du gang serait en fuite, en Algérie. La brigade économique a par ailleurs mis à nu les connexions existant entre le gang, bien connu dans la profession sous le nom de «<em>Dawaech</em>», et le fournisseur arrêté. D’autres arrestations seraient imminentes. L’enquête impliquerait également les directions de plusieurs cliniques. L’un des Pdg d’un grand établissement de Tunis a démissionné il y a quelques jours mais on ignore si cela est lié à l’affaire. Et bien sûr, c’est la panique dans la corporation.</p>
<h3>La chasse aux malhonnêtes doit se poursuivre</h3>
<p>Apparemment, beaucoup vont devoir se justifier de leurs fortunes très vite établies et du train de vie somptueux qu’ils mènent, ainsi bien sûr que des innombrables voyages et achats à l’étranger avec leurs épouses durant les congrès médicaux, pendant des années.</p>
<p>Bien sûr la profession portera pendant longtemps les stigmates de ce coup de pied dans la fourmilière asséné par la justice. Beaucoup en feront les frais, c’est certain. Il n’en demeure pas moins que cette chirurgie à vif était nécessaire parce que des médecins en sont arrivés avec la plus parfaite bonne conscience à implanter un matériel périmé chez leurs patients, et parce qu’ils ont fait l’amour avec les fournisseurs de stents. Et aujourd’hui, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), qui a financé tout cela, se trouve au bord d’un gouffre financier qui menace non seulement les retraités, mais tout le pays.</p>
<p>Cette affaire a donc pour enjeu beaucoup plus que l’emprise que les médecins entretiennent sur les esprits de leurs patients, ou la concurrence parfaitement déloyale qu&rsquo;ils ont exercée contre leurs collègues respectueux des valeurs médicales. Et d’autre part, malgré son ampleur, elle ne représente que peu de choses par rapport à la partie immergée de l’iceberg, les appels d’offres publics du marché des hôpitaux, depuis l’époque de Ben Ali.</p>
<h3>Quid de l’activité privée complémentaire ?</h3>
<p>Pour peu qu’il continue dans cette voie, l’Etat tunisien tient donc là une occasion inestimable d’éponger une partie non négligeable du déficit financier du pays, et de rétablir la confiance internationale dans la rigueur et l’efficacité de nos institutions.</p>
<p>Toute la question est donc de savoir si les autorités surmonteront la complaisance dont les fonctionnaires ont depuis toujours bénéficié dans ce pays. Le plus difficile n’est en effet pas de récupérer l’argent public sur les malfrats, cela est toujours possible du moment que la volonté politique ne fait pas défaut. Simplement, il faut que l’Etat se débarrasse des clichés réducteurs qui attribuent le mal au seul secteur libéral, et s’attaque aussi à sa racine dans l’hôpital public, dont le fil directeur se nomme l’activité privée complémentaire (APC).</p>
<p>Mais bravo tout de même au chef du gouvernement Youssef Chahed ! Grâce à lui le citoyen sera plus en sécurité dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, ce qui est déjà en soi, énorme.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>23</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les médecins entre le marteau de la justice et l’enclume de la politique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/08/les-medecins-entre-le-marteau-de-la-justice-et-lenclume-de-la-politique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/08/les-medecins-entre-le-marteau-de-la-justice-et-lenclume-de-la-politique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2017 12:54:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[activité privée complémentaire]]></category>
		<category><![CDATA[APC]]></category>
		<category><![CDATA[fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[médecins]]></category>
		<category><![CDATA[stents périmés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=82287</guid>

					<description><![CDATA[<p>La ministre de la Santé abandonne d’obscurs médecins à leur triste sort et laisse les hôpitaux publics à la discrétion des mandarins et des conglomérats d’intérêts privés. Par Dr Mounir Hanablia * Martin Luis Guzman, le grand écrivain mexicain, ami de Pancho Villa, et témoin de la révolution qui, en mettant fin aux 35 ans de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/08/les-medecins-entre-le-marteau-de-la-justice-et-lenclume-de-la-politique/">Les médecins entre le marteau de la justice et l’enclume de la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-82289" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Manif-de-medecins-Kasbah.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La ministre de la Santé abandonne d’obscurs médecins à leur triste sort et laisse les hôpitaux publics à la discrétion des mandarins et des conglomérats d’intérêts privés.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>
<p><span id="more-82287"></span></p>
<p>Martin Luis Guzman, le grand écrivain mexicain, ami de Pancho Villa, et témoin de la révolution qui, en mettant fin aux 35 ans de dictature de Porfirio Diaz, avait bouleversé l’ordre politique dans son pays en 1911, a rapporté dans son livre ‘<em>‘L’Aigle et le Serpent’’</em>, l’événement suivant : les révolutionnaires, après avoir chassé l’armée régulière d’une ville, pour l’occuper, convoquèrent tous les riches notables. Le général révolutionnaire les mit en rang et décréta que chacun parmi eux devrait le lendemain à la même heure s’acquitter d’une rançon importante, sous peine de perdre la vie.</p>
<p>Le lendemain, l’ultimatum étant arrivé à échéance, le général les convoqua pour encaisser la rançon à laquelle chacun avait été condamné. Le premier qu’il appela était en fait un homme pauvre et qui ne possédait pas la somme demandée. Il protesta donc de sa bonne foi et de son incapacité à satisfaire la demande exorbitante du général, et celui-ci ordonna immédiatement qu’il fût fusillé. Ce qui fut fait séance tenante devant tous ses compagnons. Voyant cela, ceux-ci, pris de panique, supplièrent le général de leur accorder un délai supplémentaire pour rapporter l’argent, et le général accéda à leur requête.</p>
<p>Une journée plus tard, le général recevait la totalité de la rançon. Satisfait, il dit alors à son aide de camp que la fermeté finissait toujours par payer. Celui-ci répondit que le citoyen fusillé n’avait pas pu payer parce qu’il était réellement pauvre. Le général répondit : <em>«Je le sais bien! C’est même pour ça qu’il m’a été très utile».</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-82292" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Manifestation-de-medecins-8-fevrier-2017.jpg" alt="Manifestation de médecins 8 février 2017" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation de médecins, le mercredi 8 février 2017 à la Kasbah, à Tunis.</em></p>
<p><strong>Les erreurs médicales en question</strong></p>
<p>Cette histoire me fait évoquer un peu les circonstances ayant entouré l’arrestation préventive des deux confrères travaillant pour le compte du ministère de la Santé publique, suite à des erreurs médicales présumées, sans que l’autorité de tutelle eût daigné lever le petit doigt pour les défendre.</p>
<p>Dans le cas de Gabès, il s’agissait dit-on d’un médecin de la fonction publique qui avait l’habitude, depuis des années, de négocier avec ses patients de l’hôpital leur prise en charge dans une clinique privée de la ville. On a même parlé de mafia et il semble que si l’instruction judiciaire eût été si mal disposée vis-à-vis de l’accusé, en s’empressant de l’écrouer, ce n’est pas parce qu’il y ait eu mort d’homme consécutivement à une erreur médicale, mais bien justement à cause de cela, le transfert du patient vers le privé au bénéfice du médecin suscite habituellement l’hostilité des fonctionnaires de l’Etat pour d’évidentes raisons, dont la moindre n’est pas la violation du code du statut de la fonction publique.</p>
<p>Il se peut donc que la ministre de la Santé publique eût, par là même, voulu faire un exemple en démontrant qu’elle n’était plus disposée à couvrir les errements cupides de certains médecins qui ont terni la réputation de leur profession dans les médias en général et sur les plateaux de télévision en particulier. On peut même concéder à son attitude un certain bien fondé, les faits étant survenus dans un centre de médecine privée, et étant donc détachables du service.</p>
<p>Seulement, comme le dit si bien la jurisprudence administrative, si la faute est détachable du service, le service ne saurait être détaché de la faute; pour la bonne raison que si le médecin n’avait pas été un fonctionnaire de la santé publique, il n’aurait pas eu l’opportunité de convaincre les patients de l’hôpital d’aller se faire soigner dans un établissement du secteur privé. Et donc dans la détermination des responsabilités, et abstraction faite de l&rsquo;erreur du groupage commise par la banque du sang, celle du ministère de la Santé publique ne saurait être ignorée.</p>
<p>Pourquoi le directeur de l’hôpital et le directeur régional de la santé ont-ils toléré un tel état de choses impliquant naturellement un grand nombre de personnes, depuis plusieurs années? Arguer du fait qu’ils n’eussent pas été au courant reviendrait à dire qu’ils ignorassent ce qui se passe dans les établissements dont ils assurent la responsabilité, et dans les établissements privés qui demeurent au moins théoriquement sous la responsabilité du ministère de la Santé publique. Et si le médecin en question est allé opérer ailleurs qu’au sein de l’hôpital, c’est aussi que l’administration de l’établissement privé ne s&rsquo;y opposait nullement, et qu’elle non plus ne pourrait pas prétendre ignorer la provenance des chirurgiens qui fréquentent ses blocs opératoires.</p>
<p>Cela établit déjà à priori beaucoup de responsabilités. Mais on pourrait tout aussi bien s’interroger sur les raisons qui font qu’un médecin de la santé publique s’estimât en droit d’opérer dans un centre privé dont naturellement l’intérêt soit d’augmenter toujours ses recettes par un surcroît d’activités.</p>
<p>Mais pourrait-on reprocher que des pratiques légales à Tunis deviennent subitement illégales à Gabès, Béja, et Kasserine?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-82294" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Manifestation-de-medecins-à-Sousse.jpg" alt="Manifestation de médecins le 8 février 2017 à Sousse. " width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation de médecins, le mercredi 8 février 2017 à Sousse. </em></p>
<p><strong>Les ravages de l&rsquo;activité privée complémentaire</strong></p>
<p>Depuis l’instauration de l’activité privée complémentaire (APC) pour les professeurs en 1995, les hôpitaux publics ont été saignés à blanc, grâce à un détournement presque systématiquement organisé sur une grande échelle vers les centres de médecine privée.</p>
<p>La conséquence en est la situation actuelle, matériellement et financièrement sinistrée, dans laquelle tous ces établissements se trouvent plongés aujourd’hui, ainsi que les opportunités de plus en plus rares offertes aux médecins pour optimiser leurs formations professionnelles.</p>
<p>Pourtant, pourquoi aucun ministre de la Santé publique n’a jamais, jusqu’à ce jour, voulu aborder cette question sous ses aspects éthiques, juridiques, tels celui du conflit d’intérêts, ou financiers?</p>
<p>La seule politique jusqu’à présent poursuivie avec opiniâtreté, et se rapportant à la question, a été celle du laisser-faire. Et on a vu de quelle manière l’affaire des stents périmés a été éludée, il faut dire qu’elle impliquait des proconsuls des multinationales de l’industrie médicale ainsi qu’un grand nombre de centres de soins privés, et de médecins indélicats; les intérêts en jeu étaient d’autant plus importants et sensibles qu’ils risquaient de soulever, en l&rsquo;absence avérée de traçabilité de certains produits médicaux, l’opportunité de la vérification de la validité des marchés publics des hôpitaux, depuis l’époque de Ben Ali.</p>
<p>Dans ces conditions, que des médecins de la fonction publique, dont une jeune résidente, soient jetés en pâture à une opinion publique chauffée à blanc contre l’ensemble d’une profession, et à des juges d’instruction mal disposés, mal informés, et peu au fait des subtilités médicales, ne parait pas issu du hasard, du moment que la ministre de la Santé publique n’a esquissé aucun geste pour défendre les fonctionnaires de son ministère, comme elle en a normalement le devoir.</p>
<p>En abandonnant d’obscurs médecins, qui n’ont même pas bénéficié de la présomption d’innocence, à leur triste sort, afin de s’assurer les faveurs de la <em>vox populi</em>, elle a cru sans doute détourner l’attention du public d’une politique identique à celle de ses prédécesseurs, visant à laisser les hôpitaux sinistrés à la discrétion des mandarins et des conglomérats d’intérêts privés, tout en inspirant la crainte au corps médical de libre pratique, très monté contre certaines clauses de la nouvelle loi de Finances.</p>
<p>On a entendu parmi toutes les inepties qui ont été dites, des critiques concernant le dépôt du corps d&rsquo;un foetus morts dans un carton. Comme si, dans les hôpitaux Tunisiens, on avait l’habitude de délivrer les corps à leurs familles dans des cercueils enguirlandés.</p>
<p>Le décès du Dr Abir Mhamdi, à Oueslatia, au 9e mois de sa grossesse, pendant sa garde à l&rsquo;hôpital, devrait pourtant pousser le ministère de tutelle à apporter, à défaut des condoléances dus à la famille, les éclaircissements nécessaires permettant de comprendre pourquoi cette collègue n&rsquo;avait pas bénéficié du repos que son état de santé eût dû imposer, et la justice à faire preuve d&rsquo;une opiniâtreté comparable à celle dont elle a fait preuve à Sousse ou à Gabès vis-à-vis des inculpés.</p>
<p>On aurait été, en cette triste occasion, en droit d&rsquo;attendre de qui de droit un témoignage de considération et de sympathie pour les efforts et les sacrifices du corps médical dans l&rsquo;accomplissement de ses devoirs.</p>
<p>En fin de compte, comment ne pas se souvenir de la célèbre injonction de Winston Churchill à Neville Chamberlain, après les accords de Munich: <em>«Vous avez siégé ici trop longtemps pour le bien que vous avez apporté. Au nom du ciel, partez!»</em>.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/08/les-medecins-entre-le-marteau-de-la-justice-et-lenclume-de-la-politique/">Les médecins entre le marteau de la justice et l’enclume de la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/08/les-medecins-entre-le-marteau-de-la-justice-et-lenclume-de-la-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
