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	<title>Archives des Atef Hannachi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Atef Hannachi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : banque centrale, inflation et taux directeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 07:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque centrale de Tunisie serait mieux inspirée d’étudier les autres méthodes de contrôle de l’inflation sans freiner la croissance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour maîtriser l’inflation, la Banque centrale de Tunisie (BCT) recourt principalement à l’outil du taux directeur qu’elle a augmenté à plusieurs reprises pour atteindre 8%, </em></strong><strong><em>le 28 novembre 2024, soit le niveau le plus élevé depuis au moins 2006</em></strong><strong><em>, et ce en suivant le principe de Fisher qui date de 1911.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Atef Hannachi</strong> *</p>



<span id="more-15031476"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>


<p>Toutefois, ce mécanisme a abouti à des effets néfastes sur l’économie tunisienne, où le recours au crédit bancaire constitue la principale source de financement que ce soit en matière d’investissement ou de consommation. Aussi la baisse des investissements a-t-elle ralenti la croissance économique.</p>



<p>Actuellement, le taux effectif global pour la majorité des catégories de crédit dépasse les 10% et ce détaillé comme suit&nbsp;:</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="630" height="375" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Taux-interet.jpg" alt="" class="wp-image-15031572" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Taux-interet.jpg 630w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Taux-interet-300x179.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Taux-interet-580x345.jpg 580w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px" /></figure></div>


<p></p>



<p>Même la formule de bonification de crédit d’investissement par l’Etat n’a pas favorisé l’investissement, étant donné la complexité des procédures.</p>



<p>Cette situation a ralenti le recours au crédit par les opérateurs et une récession de l’encours de crédit à l’économie.</p>



<p>On se demande pourquoi la BCT ne cherche-t-elle pas d’autres moyens pour contrôler l’inflation, d’autant que l’augmentation du taux d’intérêt directeur a des effets néfastes sur l’économie.</p>



<p>On sait, par ailleurs, que les banques centrales peuvent avoir aussi comme objectif de soutenir la croissance économique. Cet objectif peut être atteint en même temps que la stabilité des prix, on parlera alors d’un mandat dual (ou double mandat) comme celui de la Réserve fédérale américaine&nbsp;:&nbsp;lutter contre l’inflation tend à réduire la croissance économique et soutenir la croissance tend à créer de l’inflation.</p>



<p>Toutefois, il existe des moyens non-traditionnels pour lutter contre l’inflation tous en favorisant la croissance surtout en Tunisie où le recours à la dette bancaire pour l’investissement est primordial surtout en période de crise comme le cas de la Tunisie</p>



<p>Nous identifions quatre instruments :</p>



<p><strong>1- Racheter des obligations de l’Etat</strong> : la banque centrale achète massivement sur les marchés financiers des actifs dont principalement des obligations émises par les États. Elle favorise ainsi directement ou indirectement la relance de la demande en soutenant la politique fiscale et permet de faire baisser les taux d’intérêt. Par exemple, la BCE a acheté pour près de 3 milliards d’euros d’actifs.</p>



<p><strong>2- Assouplir les garanties acceptés des institutions de crédit</strong>&nbsp;: La banque centrale peut également,&nbsp;avec un assouplissement qualitatif (qualitative easing),&nbsp;modifier la qualité des collatéraux qu’elle accepte lors de ses opérations.&nbsp;Les institutions financières détentrices d’actifs à risque, c’est-à-dire dont la probabilité de défaut est élevée comme ce fut le cas des obligations de l’État grec pendant la crise de la dette souveraine, se voient dans l’impossibilité d’émettre de nouveaux prêts. En échangeant ces actifs contre de la liquidité, ces institutions peuvent à nouveau émettre des crédits aux agents économiques.</p>



<p><strong>3- Favoriser le refinancement auprès de la BCT</strong>&nbsp;: la banque centrale&nbsp;peut mettre en place des taux d&rsquo;intérêt négatifs&nbsp;lors de ses opérations de refinancement comme ce fut le cas au Danemark dès juillet 2012. Les banques sont ainsi rémunérées lors de leurs emprunts, favorisant l’émission de crédit.</p>



<p><strong>4- S’appuyer sur une communication adéquate&nbsp;:</strong>&nbsp;en transmettant aux agents économiques des informations sur sa politique monétaire future, la banque centrale est mieux à même de faire baisser les taux d’intérêt sur le moyen et long terme.</p>



<p>Malheureusement, la BCT elle utilise uniquement le modèle classique du taux directeur pour contenir l&rsquo;inflation sans se soucier de la croissance qu&rsquo;elle ralentit ainsi. Elle serait mieux inspirée d’étudier les autres méthodes de contrôle de l’inflation sans freiner la croissance comme elle fait depuis plusieurs années.</p>



<p><em>* Expert comptable.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XDaVU0Dwv6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/06/tunisie-la-hausse-automatique-du-taux-dinteret-directeur-aggravera-la-situation/">Tunisie: la hausse automatique du taux d’intérêt directeur aggravera la situation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie: la hausse automatique du taux d’intérêt directeur aggravera la situation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/06/tunisie-la-hausse-automatique-du-taux-dinteret-directeur-aggravera-la-situation/embed/#?secret=gnPXqHU2F7#?secret=XDaVU0Dwv6" data-secret="XDaVU0Dwv6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face au spectre du crash immobilier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/la-tunisie-face-au-spectre-du-crash-immobilier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 06:57:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atef Hannachi]]></category>
		<category><![CDATA[Foprolos]]></category>
		<category><![CDATA[habitat]]></category>
		<category><![CDATA[logement]]></category>
		<category><![CDATA[matériaux de construction]]></category>
		<category><![CDATA[promoteurs immobiliers]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des solutions urgentes sont attendues de l'Etat tunisien pour relancer le secteur moribond de l'immobilier au bord du crash.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le secteur de la promotion immobilière en Tunisie est en pleine crise et souffre notamment de la forte baisse des ventes. Le nombre d’achats d’habitats reste minime face à une offre qui demeure en totale inadéquation avec le pouvoir d’achat des Tunisiens. Des solutions urgentes sont attendues de l&rsquo;Etat pour relancer un secteur moribond.  </strong></p>



<p><strong>Atef Hannachi *</strong></p>



<span id="more-14047889"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>


<p>Le logement occupe une place importante dans les dépenses des ménages. Selon les dernières statistiques de l’INS de 2023, il représente 30% du budget des familles.</p>



<p>Selon les statistiques de 2014 du ministère de l’Habitat, 17,7% des habitations sont vides soit 582 000 unités. Ce taux élevé s’est aggravé au cours des dernières années marquées par la crise.</p>



<p>Pour ne rien arranger, le volume des transactions immobilières a connu une forte contraction au cours des premiers mois de 2024. Les transactions relatives aux terrains ont chuté de 13,6% et aux villas de 6,9%, et les ventes d’appartements ont diminué de 23,3% par rapport au dernier trimestre de 2023.</p>



<p>Il est à signaler aussi que la demande d’acquisition de logements sociaux dépasse de très loin l’offre, avec quelque 230 000 demandes pour seulement 2 000 logements disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Foprolos ne suffit plus  </h2>



<p>Face à cette situation, l’Etat intervient à travers le programme Foprolos des logements sociaux. Le ministre de l’Equipement et de l’Habitat a fait part de sa volonté de réexaminer le financement des logements, et ce réexamen qui se fera en concertation avec le Foprolos. L’idée est d’élever à 70 ans l’âge maximal pour l’obtention d’un crédit, de prolonger l’échéance de paiement de ce type de crédit à 30 ans et de baisser le taux d’autofinancement, eu égard la situation financière difficile des citoyens. Serait-ce suffisant pour relancer une machine presque totalement grippée? Qu&rsquo;on nous permette d&rsquo;en douter, et pour cause&#8230;  </p>



<p>Les promoteurs immobiliers passent eux aussi par une situation financière difficile. Ils financent leurs projets par des crédits bancaires et répercutent les intérêts bancaires sur les prix des logements. D’où donc la hausse des prix des logements neufs, dont les coûts sont aggravés par la hausse des prix des matériaux de construction. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une crise structurelle </h2>



<p>Face à la diminution des ventes, les promoteurs se trouvent dans l’incapacité de payer les banques et leurs dettes sont classées comme impayées au niveau de la banque centrale, alors que les banques continuent de facturer les intérêts et pénalités de retard, aggravés par l’augmentation des taux d’intérêt.</p>



<p>Cette situation a affaibli le pouvoir d’achat des ménages diminuant ainsi l’épargne et les profits des banques qui se trouvent piégées par le déséquilibre du marché de l’habitat.</p>



<p>Aussi est-il recommandé à l’Etat d’intervenir pour tenter de remédier à cette crise structurelle car le programme Foprolos ne peut plus, à lui seul, résoudre le problème de l’habitat en Tunisie, alors que le spectre d’un crash immobilier se profile à l’horizon. Par exemple, une amnistie immobilière des pénalités de retard aiderait à diminuer les prix de vente des logements, à relancer les achats et à faire redémarrer la chaine économique. D&rsquo;autres pistes doivent être explorées, car la situation risque de dégénérer davantage pour devenir incurable.  </p>



<p><em>* Expert comptable.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/24/la-tunisie-face-au-spectre-du-crash-immobilier/">La Tunisie face au spectre du crash immobilier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, le FMI et les Brics</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 09:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds, le FMI ou les Brics. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/">La Tunisie, le FMI et les Brics</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds, le FMI ou les Brics, mais de renouer avec une croissance forte, nécessaire pour espérer attirer des soutiens financiers internationaux, et pour cela il n’y a pas d’autre choix que de mettre en œuvre les réformes structurelles déjà décidées, en essayant d’en atténuer les coûts sociaux.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Atef Hannachi </strong>*</p>



<span id="more-7516315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Atef-Hannachi.jpg" alt="" class="wp-image-200261"/></figure></div>


<p>En pleine crise économique, qui a dégénéré en instabilité politique à l’échelle internationale, marquée notamment par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la Tunisie, elle aussi aux prises avec une crise politique et économique, semble exiger un traitement privilégié dans ses négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) pour un nouveau programme de prêt de 1,9 milliard de dollars.</p>



<p>Rappelons que l’histoire des rapports entre la Tunisie et ses deux principaux bailleurs de fonds – FMI et Banque mondiale (BM) – durant les soixante dernières années peut être divisée en trois grandes périodes. Les premières opérations de la BM s’inscrivent dans les choix <em>«socialisants»</em> de la Tunisie en matière de développement qui dominent la période 1961-1969.</p>



<p>Durant ces années, Ben Salah instaure le primat de l’industrie comme moteur du développement. À la fin des années 60, la BM est à la fois un des principaux créanciers de la Tunisie et un soutien non négligeable à la politique tunisienne de développement à tendance industrialisante menée sous la houlette de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tournant libéral des années 1970</h2>



<p>Les deux institutions accueillent toutefois avec satisfaction le tournant libéral de 1969-1970: la priorité en Tunisie est désormais donnée aux exportations et le secteur privé est convié à participer massivement à cette seconde étape de l’industrialisation.</p>



<p>Au cours de ces deux périodes, les rapports entre Tunis et les bailleurs de fonds ne changent pas profondément de nature. C’est, en fait, la décennie 80 qui inaugure une profonde mutation dans la nature de ces relations: la détérioration de la situation économique tunisienne coïncide avec le triomphe d’un néolibéralisme dont la BM et le FMI se font les champions, ce qui réduit la capacité de négociation des Tunisiens et renforce les exigences des deux organisations. La Tunisie depuis 1983 est obligée d’accepter la conditionnalité aggravée et l’intervention directe dans la gestion de ses affaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CeaoOt3QXY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/">Tunisie-FMI: restarter les logiciels!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI: restarter les logiciels! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/tunisie-fmi-restarter-les-logiciels/embed/#?secret=Tv0IemQCSz#?secret=CeaoOt3QXY" data-secret="CeaoOt3QXY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Après la révolution de 2011, c’est avec le gouvernement de Youssef Chahed qui a commence le programme de réforme économique national financé par la BM et le FMI, programme qui n’a pas abouti à réaliser la croissance escompté ni d’ailleurs à la mise en œuvre des réformes structurelles convenues et sur lesquelles notre pays s’était engagé.</p>



<p>Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les relations financières entre Etats sont tributaires de leurs relations diplomatiques et conditionnées par des considérations géostratégiques, l’intérêt commun et l’exigence de loyauté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Brics sont-ils une alternative&nbsp;?</h2>



<p>Actuellement, certains analystes pensent que la Tunisie peut s’adresser au&nbsp;groupe des cinq pays des Brics pour diversifier ses sources de financement. Ce nouveau bailleur de fond dominé par la Chine n’a pas d’historique avec la Tunisie, malgré l’existence de relations commerciales bilatérales avec chacun des pays qui compose le groupe.</p>



<p>Avant de se tourner vers ce nouveau bailleur de fonds, il y a lieu d’analyser ses exigences, les impacts qu’elles pourraient avoir sur les relations de la Tunisie avec ses bailleurs de fonds traditionnels et l’intérêt que les pays composant ce groupe pourraient avoir en Tunisie, étant entendu qu’aucun soutien financier n’est gratuit.</p>



<p>L’ensemble des Brics est constitué de pays émergents, dont deux puissances économiques, la Chine et la Russie, qui s’associent pour se soutenir mutuellement pour faire face au risque de domination de l’Occident.</p>



<p>De 2022 à 2026, la banque de Brics fournira un soutien financier de 30 milliards de dollars aux pays membres, dont 40% des fonds seront utilisés pour ralentir le processus de réchauffement climatique.&nbsp;</p>



<p>Coparrainée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, la Nouvelle banque de développement vise à mobiliser des ressources pour des projets d’infrastructure et de développement durable dans les économies émergentes et les pays en développement tels que ceux membres des Brics, et à servir d’institution financière multilatérale et régionale pour la croissance et le développement mondiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire relance de la croissance &nbsp;</h2>



<p>D’un point de vue financier, les Brics, comme tout bailleur de fonds, exige des pays membres un minimum de croissance économique. Or, selon la BM, la croissance du PIB de la Tunisie pour 2023 devrait avoisiner les 2,3%, avec une variation considérable en fonction de l’avancement des conditions de financement et des réformes structurelles. Une réforme critique consiste à supprimer progressivement les subventions énergétiques, devenues de plus en plus coûteuses, représentant en moyenne 2,1% du PIB au cours de la dernière décennie et ayant bondi à 5,3% en 2022. La croissance étant la garantie de solvabilité d’un pays au regard des bailleurs de fonds, qu’il s’agisse du FMI ou des Brics, on comprend que la tâche de la Tunisie ne sera pas de tout repos pour espérer se financer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LmuoPYBWQV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/la-tunisie-entre-charite-et-sacrifices/">La Tunisie entre charité et sacrifices</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie entre charité et sacrifices » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/12/la-tunisie-entre-charite-et-sacrifices/embed/#?secret=V7BRBfQQRP#?secret=LmuoPYBWQV" data-secret="LmuoPYBWQV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plusieurs pays se sont tournés vers le Brics sans tourner le dos à l’Occident, car il est de leur intérêt de garder de bonnes relations avec toutes les composantes du nouvel ordre international qui est en train de se mettre en place, et ce afin de préserver leur neutralité et éviter tout choc politique avec un bloc ou un autre.</p>



<p>En conclusion, nous pouvons dire que pour la Tunisie, il n’est pas question de choisir entre tel ou tel bailleur de fonds mais de renouer avec une croissance forte, nécessaire pour espérer attirer des soutiens financiers internationaux , et pour cela il n’y a pas d’autre choix que de mettre en œuvre les réformes structurelles déjà décidées, en essayant d’en atténuer les coûts sociaux.</p>



<p>* <em>Expert-comptable.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/19/la-tunisie-le-fmi-et-les-brics/">La Tunisie, le FMI et les Brics</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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