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	<title>Archives des Autoroute Donald Trump - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Autoroute Donald Trump - Kapitalis</title>
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		<title>L’autoroute Donald J. Trump, colonne vertébrale du Sahara occidental</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 07:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La voie express Tiznit-Dakhla a été baptisée Autoroute Donald J. Trump» par le roi Mohammed VI. Derrière la flatterie, des calculs politiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/18/lautoroute-donald-j-trump-colonne-vertebrale-du-sahara-occidental/">L’autoroute Donald J. Trump, colonne vertébrale du Sahara occidental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«La voie express Tiznit-Dakhla a été baptisée Autoroute Donald J. Trump», l’annonce a été faite par Maghreb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse officielle marocaine, quand elle a rendu publique une lettre envoyée par le roi Mohammed VI le 2 juillet 2026 au président américain pour annoncer sa décision. Le souverain y souligne vouloir ainsi remercier M. Trump pour sa «reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc en 2020 sur son Sahara qui restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains. En hommage à ce témoignage d’amitié et de paix, j’ai pris la décision de baptiser l’une des infrastructures routières les plus importantes du royaume du nom d’Autoroute Donald J. Trump». L’ouvrage s’étend sur 1055 kilomètres, ce qui en fait la plus longue infrastructure routière d’Afrique. Suffisant pour satisfaire la folie de grandeur du président américain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19664374"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler qu’en décembre 2020, Trump avait apporté son soutien à un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations du Maroc avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine américain <a href="https://www.politico.com/news/magazine/2026/09/13/morocco-trump-highway-middle-east-01041989" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a> a publié une enquête de Memphis Barker intitulée <em>«L’avenir du Sahara occidental passe par l’autoroute Donald J. Trump»</em>, une voie de 1 055 kilomètres qui semble jouer un rôle inhabituel dans la stratégie du président pour le Moyen-Orient. Pour le Royaume chérifien, cette autoroute au nom du président américain qui a reconnu sa souveraineté sur le Sahara occidental est une illustration de la domination exercée sur ce territoire et du bras de fer que le royaume est en train de remporter à l’international concernant cet épineux dossier. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette voie, anciennement connue sous le nom de Route Nationale 1, est la plus longue du Maroc et d’Afrique. Elle a été rebaptisée en l’honneur de Trump par le roi Mohammed VI, en signe de reconnaissance au président américain qui a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son voyage sur cette route, qui porte encore son nom d’origine, l’autoroute Tiznit-Dakhla, dont la première phase débute dans la région de Guelmim-Oued Noun, le journaliste américain n’a remarqué ni le nom de Trump ni un drapeau américain. <em>«Oui, j’en ai entendu parler dans les journaux»</em>, a déclaré le propriétaire d’un café routier où s’arrêtent les camions. Un autre homme, Ibrahim, a grommelé : <em>«C’est la politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barker indique que parmi tous les hôtels, lieux de divertissement et cryptomonnaies portant le nom de Donald J. Trump, aucun n’égale cette autoroute en termes d’importance géopolitique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière le discours flatteur se cache un rêve plus grand</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, le roi Mohammed VI annonçait son projet de construction d’une autoroute plus longue que toutes celles existantes dans le pays. Il affirmait que cette voie renforcerait la position du Sahara comme pôle économique et reconnecterait le Maroc à ses racines africaines mais elle poursuivait également un objectif plus ambitieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du <em>«Plan de développement des régions du Sud»</em>, nom officiel donné par le régime au Sahara occidental, le roi a présenté un plan visant à consolider le contrôle marocain sur le territoire. Il a également promis de construire des ports, de lancer des programmes de protection sociale et d’intégrer les Sahraouis au tissu social marocain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Politico</em> ajoute que derrière ce discours flatteur pour les Nations Unies se cache un rêve plus grand. Depuis que la France et l’Espagne ont abandonné leurs protectorats marocains dans les années 1950, la dynastie alaouite au pouvoir, dont le roi Mohammed VI est le vingt-troisième monarque, a une priorité : la reconquête du Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région est riche en ressources naturelles, du phosphate aux poissons mais cette volonté de reconquête du Sahara occidental trouve son origine dans le sentiment que les colonisateurs européens, en se retirant, ont tracé arbitrairement les frontières du Maroc, les jugeant trop étroites pour un pays dont la domination s’étendait autrefois au sud (à travers le Mali, la Mauritanie et le Sénégal) et à l’est (à travers des parties de l’Algérie actuelle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours de 2015 commémorant le 40<sup>e</sup> anniversaire de la Marche Verte, lors de laquelle 350 000 personnes ont franchi la frontière pour se réfugier au Sahara occidental et ont contraint l’Espagne, qui contrôlait le territoire depuis longtemps, à accélérer son retrait, le roi Mohammed VI a déclaré : <em>«J’ai décidé de consacrer tous les moyens disponibles à la restauration de l’intégrité territoriale du Royaume»</em>. Grâce à ces dépenses massives, totalisant environ 8 milliards de dollars, il espère surmonter le principal obstacle qui freine encore l’expansion du Maroc à&nbsp;savoir la réticence du peuple sahraoui à rejoindre le Maroc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahara occidental gardé par 100 000 soldats marocains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La région est le théâtre d’une guerre intermittente menée par le Maroc contre le Front Polisario, qui revendique l’indépendance du territoire. Les affrontements militaires se déroulent généralement à l’abri des regards, derrière une digue de sable de trois mètres de haut qui traverse le désert. Construite dans les années 1980 et toujours gardée par 100 000 soldats marocains, cette zone est l’une des plus minées au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa lettre à Trump confirmant le nouveau nom de l’autoroute, le roi Mohammed VI a exprimé sa profonde gratitude. Il a écrit que la décision du président en 2020 de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental <em>«restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains»</em>. En retour, le roi a normalisé les relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, une mesure controversée dans un pays où la population soutient fortement la cause palestinienne. Cependant, cette initiative s’est avérée bien plus fructueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant l’intervention de Trump, la question de la souveraineté définitive sur le Sahara occidental restait en suspens sous l’égide des Nations Unies, qui avaient tenté, sans succès, de réunir les conditions d’un référendum après avoir négocié un cessez-le-feu en 1991. Suite à la reconnaissance de Trump, la situation a commencé à évoluer en faveur du Maroc. La France, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne soutiennent désormais le projet du roi d’accorder <em>«l’autonomie»</em> au Sahara occidental sous son autorité. La plupart des États africains et arabes ont déjà donné leur accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En baptisant la route du nom de Trump, le roi a rappelé aux derniers opposants, notamment le Front Polisario et ses alliés algériens, le soutien de la Maison-Blanche à la revendication de souveraineté du Maroc. Le président américain a écrit sur Truth Social : <em>«J’espère emprunter un jour cette grande route et j’espère bientôt!»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Politico a également indiqué que le Maroc interdisait depuis des années l’accès au Sahara occidental aux journalistes étrangers non accompagnés. En mai 2025, deux journalistes italiens, déguisés en touristes, ont été arrêtés à l’entrée de Laâyoune, capitale administrative de la région, puis conduits vers le nord et expulsés. Un journaliste espagnol avait subi le même sort quelques semaines auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les autorités marocaines ont récemment commencé à inviter des personnalités politiques occidentales à visiter la ville et la compagnie aérienne low-cost Ryanair propose désormais des <em>«aventures marocaines»</em> à Dakhla, la péninsule située à l’extrémité sud de l’Autoroute Donald Trump, qui se positionne comme une destination prisée des kitesurfeurs. À la surprise générale des Sahraouis, le réalisateur britannico-américain Christopher Nolan y a tourné des scènes de son film <em>‘‘Odyssey’’</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une atmosphère pesante dans les «territoires du Sud»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, le gouvernement attire les Marocains vers le sud grâce à des impôts plus bas, des salaires plus élevés, des subventions sur l’alimentation et le carburant, et la promesse d’un meilleur niveau de vie. On estime aujourd’hui que la majorité des quelque 600 000 habitants de la région sont originaires du nord. Cela suffirait, si le droit de vote à un éventuel référendum était étendu aux personnes arrivées après 1974, comme le souhaite Rabat, afin de faire basculer le vote en sa faveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Memphis Barker a constaté une atmosphère pesante à Laâyoune, malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles tous ces investissements portent leurs fruits, même si les <em>«territoires du Sud»</em> ne représentent qu’un faible pourcentage de l’économie globale, estimé à environ 4% du PIB. Ce pourcentage est toutefois en augmentation, la région de Laâyoune a enregistré la plus forte croissance économique parmi les régions du pays en 2024, 7,4 %, selon les chiffres officiels. Elle affiche également le taux de pauvreté le plus bas du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PIB par habitant s’élève à 74 000 dirhams (7900 dollars américains), soit plus de deux fois et demie celui de la région de Marrakech, qui attire chaque année un grand nombre de touristes. Les critiques soulignent que plus d’un tiers de cette somme est alloué aux forces de sécurité. Bien que l’on dise généralement que les Sahraouis qui se sont retirés de la vie politique ne subissent aucune discrimination sur le marché du travail, beaucoup peinent encore à trouver un emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chômage dans la région a atteint 22% en 2024, un taux nettement supérieur à la moyenne nationale de 13%. Un Sahraoui a déclaré : <em>«C’est une farce. Ils construisent tout ça mais nous n’en profitons pas. Ni du phosphate ni du poisson ni des tomates»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le nord du pays, certains Marocains se demandent si toutes ces dépenses consacrées aux régions du sud n’ont pas contribué au désespoir qui s’est emparé d’autres parties du pays, poussant de nombreux jeunes à traverser la frontière à la nage pour rejoindre Ceuta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mouvement indépendantiste du Sahara s’essouffle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le mouvement indépendantiste du Sahara occidental s’essouffle. En 2010, Rabat a écrasé le dernier grand défi à son autorité : un immense campement de protestation rassemblant 20 000 personnes aux abords de Laâyoune. Ses leaders étudiants sont désormais emprisonnés. Il ne reste du mouvement de protestation populaire dans la ville que des graffitis effacés à la hâte –<em>«Libérez les prisonniers»</em>– et de brefs rassemblements menés par des femmes, comme les chants qui ont suivi l’élimination du Maroc de la Coupe du monde en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Militairement, le Front Polisario est lui aussi en perte de vitesse. Il est impuissant face aux drones marocains, qui anéantissent facilement les combattants qui sillonnaient les dunes à bord de Land Cruisers équipés de lance-roquettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Richard Duke Buchan, fut l’un des premiers hauts responsables américains à fouler le sol de Laâyoune. Sur sa plateforme X, il publia une photo de lui devant le grand et impeccable McDonald’s de la ville, accompagnée du message suivant : <em>«Des tajines du désert aux doubles hamburgers américains, Laâyoune a tout pour plaire»</em>. Il conclut sa publication par : <em>«Sahara marocain, j’adore !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, Rabat espère obtenir davantage –peut-être un consulat américain à part entière à Laâyoune– mais surtout, la poursuite du dialogue diplomatique pour résoudre le conflit persistant concernant le statut contesté du Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riccardo Fabiani, directeur pour l’Afrique du Nord à l’International Crisis Group, affirme que le projet de rattachement du Sahara occidental accapare <em>«80 à 90 % de l’attention de tous les ministères»</em> et que les pressions américaines détermineront la suite des événements étant donné que Washington est le principal interlocuteur sur la question du Sahara occidental aux Nations Unies et le renouvellement du mandat de la mission, prévu le 31 octobre, pourrait mettre un terme définitif à cette opération de maintien de la paix vieille de 35 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Massad Boulos, envoyé spécial du président Trump pour les affaires arabes et africaines, mène des négociations directes et rares, entre l’Algérie, le Maroc et le Front Polisario. Il pourrait exercer une pression accrue sur les opposants à Rabat pour qu’ils acceptent le plan d’autonomie du roi, allant jusqu’à menacer de désigner le Front comme organisation terroriste, l’excluant ainsi de facto du processus de négociation. Il pourrait même relancer la demande du Maroc d’un vote sur le statut du Sahara occidental à l’AG de l’Onu, un vote que des années d’efforts diplomatiques ont déjà assuré au Maroc une victoire probable. Le mois dernier encore, la Colombie a déclaré son soutien total à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, Rabat a poussé 8 000 migrants à travers la frontière vers Ceuta pour protester contre la prise en charge médicale par l’Espagne de Brahim Ghali, le dirigeant de 76 ans du Front Polisario. <em>Politico</em> indique que le dernier afflux datant de cet été, bien plus important, semble être spontané cependant, la décision du Maroc de ne pas entraver le passage des migrants suggère une volonté de satisfaire et de plaire à la Maison-Blanche qui considère le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez comme l’incarnation de tous les maux de l’Europe : partialité anti-israélienne, soutien à l’immigration et insuffisance des dépenses de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/18/lautoroute-donald-j-trump-colonne-vertebrale-du-sahara-occidental/">L’autoroute Donald J. Trump, colonne vertébrale du Sahara occidental</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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