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	<title>Archives des Ayatollah Khomeini - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>Iran &#124; L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:07:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La survie du régime des ayatollahs en Iran dépend largement de celle des Gardiens de la révolution qui en est le pilier armé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/iran-lultime-bataille-des-gardiens-de-la-revolution/">Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18433583"></span>



<p>Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-iranian-force-built-to-defend-the-regime-now-faces-the-ultimate-test-8a1a2cfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact.&nbsp;</p>



<p>Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Etat dans l’Etat</h2>



<p>À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.</p>



<p>Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.</p>



<p>La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d&rsquo;autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.</p>



<p>Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un État militaire plus fermé</h2>



<p>Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. <em>«Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé»</em>.</p>



<p>Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à <em>«s’intégrer pacifiquement»</em> et à <em>«collaborer»</em> avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. <em>«Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un noyau dur d’irréductibles</h2>



<p>Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.</p>



<p>Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.</p>



<p>Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.</p>



<p>Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : <em>«Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»</em>.&nbsp;</p>



<p>À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.</p>



<p>Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait <em>«extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol»</em>. Il ajoute : <em>«Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple».</em>&nbsp;</p>



<p>Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de «défense mosaïque»</h2>



<p>Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de <em>«défense mosaïque»</em>, qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.</p>



<p>Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d&rsquo;une campagne militaire prolongée.</p>



<p>Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs.&nbsp;</p>



<p>Le <em>WSJ</em> rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.</p>



<p>Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de <em>«s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie»</em>. Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.</p>



<p>Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.</p>



<p>Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei.&nbsp;</p>



<p>Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis <em>«une leçon inoubliable»</em>. Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.</p>



<p>Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L3RpO0SF3a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=gwuHgmPCEt#?secret=L3RpO0SF3a" data-secret="L3RpO0SF3a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Présidents américains : Le bon, la brute, le truand (Partie II: décadence)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2024 06:33:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs locataires de la Maison blanche sont tombés morts pour la patrie ou poussés à la sortie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/01/presidents-americains-le-bon-la-brute-le-truand-partie-ii-decadence/">Présidents américains : Le bon, la brute, le truand (Partie II: décadence)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des mandats ensanglantés qui cachent un profond malaise au sein de la société américaine. La charge de la présidence semble être lourde à porter; elle nuit profondément à la santé physique et mentale de ses présidents. Plusieurs locataires de la Maison blanche sont tombés morts pour la patrie ou poussés à la sortie. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohsen Redissi</strong></p>



<span id="more-11806022"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Hiroshima et Nagasaki garderont à jamais les stigmates de deux bombes nucléaires larguées sur une population innocente. Des décisions souveraines prises par le président Harry S. Truman, 33e président (1945-1953), et chef des armées. Des jours durant le ciel de l’empire du Soleil levant est assombri par la persistance de nuages nucléaires. Un débarquement aurait eu un lourd tribut en vies humaines chez les forces alliées.</p>



<p>Richard Nixon, 37e président (1969-1974), un président mauviette qui a pris la poudre d&rsquo;escampette en 1974; une première dans l’histoire d’une présidence toujours en effervescence. Il a voulu avoir des oreilles plus longues en plaçant des mouchards dans les bureaux de ses adversaires politiques. C’est l&rsquo;affaire du <em>Watergate</em>, une offense assez grave pour que le Congrès entame une procédure de destitution. Secoué, il a préféré démissionner au tout début d&rsquo;une procédure d&rsquo;<em>impeachment</em>, plutôt que faire face à ses accusateurs. Déchu, il aurait perdu sa pension présidentielle, la garde rapprochée et bien d’autres avantages. Dans tous les cas, il a perdu l’honneur de partir la tête haute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ardeurs des va-t-en-guerre</h2>



<p>La Loi sur les pouvoirs de guerre, <em>War Powers Resolution</em>, a été votée en 1973 pour mettre fin aux ardeurs du va-t-en-guerre de présidents belliqueux. Un trait commun à la plupart d’entre eux. L’armée a bombardé le Cambodge pendant plus d&rsquo;un an; le président Nixon n’a pas vu l&rsquo;intérêt d’avertir le Congrès. La nouvelle loi oblige le président d’obtenir l’autorisation du Congrès avant d’engager l’armée dans des opérations militaires à l&rsquo;étranger pour plus de soixante jours. Une procédure souvent négligée ou bafouée par des présidents qui mouillent dans des eaux troubles, puis réclament la bénédiction du Congrès.</p>



<p>Tous les sondages le désignent comme la personnalité la plus appréciée par les Américains toutes catégories confondues. Il est issu du milieu des arts et des spectacles où jouer un rôle est un métier. Il est l’homme de la plaine et l’homme providence chaque fois qu&rsquo;il se trouve au devant de la scène.</p>



<p>L’Ayatollah Khomeini libère les diplomates américains après 444 jours de captivité qui sont reçus en grand pompe le jour de l’intronisation de Ronald Reagan, 40e président (1981-1989). Des rapports secrets l’accusent d’avoir troqué leur libération pour faire perdre les élections à Jimmy Carter, 39e président (1977-1981) et jouer un nouveau rôle, celui du libérateur. </p>



<p>Un trafic d’armes, <em>Irangate</em>, éclate en 1986 sous son deuxième mandat. Reagan a violé l&#8217;embargo en fournissant des armes à l&rsquo;Iran, son ennemi juré, dans sa guerre contre l’Irak en échange de la libération des otages. Armer et voir les deux puissances du Moyen-Orient s&rsquo;affaiblir consolide les assises américaines et réconforte Israël dans sa domination. Les fruits de la vente d’armes datant de la fin de la guerre du Viêt Nam ont financé les opposants au gouvernement socialiste du Nicaragua, les <em>Contras</em>. Reagan trouve en son Lieutenant-colonel Oliver North son bouc émissaire qui reconnaît les faits; Reagan est ainsi blanchi. Un Machiavel à souhait.</p>



<p>L’armée américaine, sous ses ordres, largue environ 60 tonnes de bombes dans un raid de vingt minutes sur Tripoli le 15 avril 1986 en représailles à un attentat à la bombe attribué à la Libye dans une discothèque à Berlin fréquentée par les GIs. Averti par une chancellerie amie, Mouammar Kadhafi et sa famille se réfugient dans les bunkers de sa résidence à Bab Al-Azizia. Le guide était visé; il représentait l’instabilité sur la scène internationale et un danger pour les pays fragiles.</p>



<p></p>



<p>Le tort commis par le président Bill Clinton, 42e président (1993-2001), est d’avoir menti dans l&rsquo;exercice de sa fonction dans une affaire personnelle, le <em>Monicagate</em>. Le Sénat majoritairement démocrate a gelé la procédure de destitution. Kenneth Starr, le procureur indépendant, l’a malmené en direct pendant des heures. Il ne manquait au président Bill Clinton dans son interrogatoire que la description de son anatomie intime. </p>



<p>On lui reconnaîtra cependant plusieurs actions louables, et notamment d&rsquo;avoir participé au succès des accords d&rsquo;Oslo entre les Israéliens et les Palestiniens et d&rsquo;avoir tenté de faire accepter à Yasser Arafat et à Yitzhak Rabin un plan de paix qui aurait pu mettre fin au conflit au Proche-Orient. Nous payons encore aujourd&rsquo;hui les conséquences catastrophiques de cet échec. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le ciel tombe sur la tête des Américains</h2>



<p>Le ciel est tombé sur la tête de George W. Bush, 43e président (2001-2009). Deux avions détournés s&rsquo;écrasent sur les tours jumelles du <em>World Trade Center</em>, symboles de la réussite de la ville de New York. Un troisième avion sur le Pentagone. Les attentats du 11 septembre 2001 ont ouvert une ère de guerre tous azimuts contre le terrorisme. L&rsquo;Afghanistan est détruit, accusé d&rsquo;être un havre de paix pour les terroristes de tous bords. Vingt ans d’occupation militaire n’ont servi qu’à creuser le fossé. Les troupes américaines quittent l’Afghanistan sous les ordres de Trump; moins d’une semaine après le départ du dernier contingent, les Taliban entrent à Kaboul en triomphateurs sans coup férir.</p>



<p>Son feu secrétaire d’Etat Colin Powell est l’héros d’une mièvre mascarade devant le Conseil de sécurité des nations unies. Il s&rsquo;évertue à démontrer que Saddam Hussein possède des armes de destruction massive ouvrant la voie à l’invasion, puis à la destruction totale de l’Irak. Un alibi pour les alliés pour se débarrasser d’une menace, Saddam Hussein. Son deuxième mandat, il le doit à son frère gouverneur de Floride à l’époque en mettant fin au décompte d’un vote contesté en faveur de son aîné.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Watergate</em>, l’<em>Irangate </em>comme la <em>Russia-Gate</em>, sont des affaires obscures et sordides dans lesquelles trempent les présidents américains à la recherche d’une victoire facile par tous les moyens. Donald Trump, 45e (2017-2021), est soupçonné d’avoir comploté avec les Russes pour influencer l’issue des élections; il conteste même le résultat. Il accuse le camp adverse de fraudes et engage plusieurs recours devant la justice. Ses sympathisants répondent à son appel. Armes aux poings, ils prennent le Capitole d’assaut le jour de la confirmation de la victoire de Joe Biden, 46 président (2021-&#8230;). Le sang a coulé et des morts sont à déplorer. Les deux présidents sont candidats à la prochaine élection présidentielle, le 4 novembre 2024. Tempête à l&rsquo;horizon&#8230; </p>



<p>Le précédent locataire de la Maison Blanche est le premier président à être visé par deux procédures de destitution et le premier à être mis à l&rsquo;index. Ses comptes sur plusieurs réseaux sociaux sont fermés pour incitation à la violence. Dans une autre affaire, des enquêteurs gouvernementaux ont trouvé des documents classés secrets dans les toilettes de sa résidence à Mar-a-Lago, Miami.</p>



<p>La présidence américaine est une institution difficile à atteindre. Un mécanisme complexe d’observatoires, d’organes gouvernementaux et indépendants veillent au grain. Les présidents réussissent par la grandeur de leur âme, d’autres trébuchent et tombent à cause de leur maladresse. Leur rêve américain est brisé et tourne souvent au cauchemar.</p>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><thead><tr><td><strong>Rang</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong> Heurts et malheurs des présidents américains 1789-2024             </strong></td><td> <strong>Cas</strong>        </td><td><strong>Année</strong><strong></strong></td></tr></thead><tbody><tr><td>7</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Andrew Jackson</td><td>&nbsp; T</td><td>1835</td></tr><tr><td>9</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">William Henry Harrison&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; M</td><td>1841</td></tr><tr><td>12</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Zachary Taylor&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; M</td><td>1850</td></tr><tr><td>16</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Abraham Lincoln&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; A</td><td>1865</td></tr><tr><td>20</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">James A. Garfield&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; A</td><td>1881</td></tr><tr><td>25</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">William McKinley&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; A</td><td>1901</td></tr><tr><td>26</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Theodore Roosevelt</td><td>&nbsp; T</td><td>1912</td></tr><tr><td>29</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Warren G. Harding&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td><td>&nbsp; M</td><td>1923</td></tr><tr><td>32</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Franklin Delano Roosevelt</td><td>&nbsp; M</td><td>1945&nbsp;&nbsp;</td></tr><tr><td>35</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">John Fitzgerald Kennedy</td><td>&nbsp; A</td><td>1963</td></tr><tr><td>17</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Andrew Johnson<strong></strong></td><td>&nbsp; D</td><td>1867</td></tr><tr><td>37</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Richard Nixon</td><td>&nbsp; D</td><td>1974</td></tr><tr><td>40</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Ronald Reagan</td><td>&nbsp; T</td><td>1981</td></tr><tr><td>42</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Bill Clinton</td><td>&nbsp; D</td><td>1998</td></tr><tr><td>45</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Donald Trump</td><td>&nbsp; D</td><td>2019 2021</td></tr><tr><td>46</td><td class="has-text-align-left" data-align="left">Joe Biden</td><td>&nbsp; D</td><td>2023</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em>A</em></strong><em>: assassiné; <strong>D</strong>: tentative de destitution; <strong>M</strong>: mort dans l&rsquo;exercice; <strong>T</strong>: tentative d’assassinat.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> A</em></strong><em>: 4 présidents assassinés: Abraham Lincoln, James A. Garfield, William McKinley, John Fitzgerald Kennedy.</em></p>



<p><strong><em>D</em></strong><em>: 6 tentatives de destitution: Andrew Johnson, Richard Nixon, Bill Clinton, Donald Trump (2 fois), Joe Biden.</em><em></em></p>



<p><strong><em>M</em></strong><em>: 5 morts dans l&rsquo;exercice de leur fonction: William Henry Harrison, Zachary Taylor, Warren G. Harding, Franklin Delano Roosevelt.</em><em></em></p>



<p><strong><em>T</em></strong><em>: 3 tentatives d’assassinat: Andrew Jackson, Theodore Roosevelt, Ronald Reagan.   </em></p>



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