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	<title>Archives des Bagdad - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 17 Oct 2025 21:35:13 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Bagdad - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Festival du théâtre de Bagdad &#124; Prix du meilleur acteur pour Hammouda Ben Hassine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/festival-du-theatre-de-bagdad-prix-du-meilleur-acteur-pour-hammouda-ben-hassine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 20:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Festival internationa]]></category>
		<category><![CDATA[Hamouda Ben Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[Prix du meilleur acteur]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Tunisien Hammouda Ben Hassine a remporté le Prix du meilleur acteur lors de la sixième édition du Festival international du théâtre de Bagdad. Hammouda Ben Hassine a été récompensé pour son rôle dans la pièce de théâtre « Jacaranda », écrite par Abdelhalim Massoudi, mise en scène par Nizar Saïdi et produite par l’Établissement...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/festival-du-theatre-de-bagdad-prix-du-meilleur-acteur-pour-hammouda-ben-hassine/">Festival du théâtre de Bagdad | Prix du meilleur acteur pour Hammouda Ben Hassine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Tunisien Hammouda Ben Hassine a remporté le Prix du meilleur acteur lors de la sixième édition du Festival international du théâtre de Bagdad.</em></strong></p>



<span id="more-17687988"></span>



<p>Hammouda Ben Hassine a été récompensé pour son rôle dans la pièce de théâtre « Jacaranda », écrite par Abdelhalim Massoudi, mise en scène par Nizar Saïdi et produite par l’Établissement du Théâtre National Tunisien.</p>



<p>Après la remise des prix aux lauréats, hier soir, Hammouda Ben Hassine a été félicité par les artistes tunisiens ainsi que par le ministère des Affaires culturelles, pour cette nouvelle distinction et pour sa prestation saluée par le jury et le public lors du Festival de Bagdad.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/17/festival-du-theatre-de-bagdad-prix-du-meilleur-acteur-pour-hammouda-ben-hassine/">Festival du théâtre de Bagdad | Prix du meilleur acteur pour Hammouda Ben Hassine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saïed dénonce le «silence international suspect» face aux crimes d’Israël en Palestine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/05/saied-denonce-le-silence-international-suspect-face-aux-crimes-disrael-en-palestine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 11:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qods Al-Charif]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Shia’ Al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[peuple palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[sommet arabe]]></category>
		<category><![CDATA[territoire occupé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed réaffirme la position inébranlable de la Tunisie quant au droit du peuple palestinien à libérer chaque centimètre carré de son territoire occupé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/05/saied-denonce-le-silence-international-suspect-face-aux-crimes-disrael-en-palestine/">Saïed dénonce le «silence international suspect» face aux crimes d’Israël en Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Premier ministre irakien Mohammed Shia’ Al-Sudani a renouvelé au président Kaïs Saïed son invitation pour assister aux travaux du 34<sup>e</sup> Sommet arabe et du 5<sup>e</sup> Sommet pour le développement économique et social, qui se tiendront à Bagdad le 17 mai courant.</em></strong></p>



<span id="more-16403779"></span>



<p>L’appel téléphonique de l’Irakien, reçu dimanche soir, 4 mai 2025, a également été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer la position inébranlable de la Tunisie quant au droit du peuple palestinien à libérer chaque centimètre carré de son territoire occupé et à établir son État pleinement souverain avec Al-Qods Al-Charif pour capitale, selon un communiqué de la présidence.</p>



<p>Le président a souligné que les crimes commis par les forces d’occupation sionistes contre le peuple palestinien, notamment les meurtres, les déplacements et la privation des biens de première nécessité, y compris l’eau, entraînant la mort de dizaines d’enfants de faim et de soif, visent non seulement à l’extermination, mais aussi à écraser la volonté de libération, un objectif que l’entité occupante n’atteindra jamais, indique encore le communiqué. Il ajoute&nbsp;: <em>«Lorsqu’un peuple réclame sa libération, la victoire lui appartient, quelles que soient l’ampleur des défis et l’énormité des sacrifices.»</em></p>



<p>Le président a souligné la nécessité de s’unir derrière une position commune face au silence international suspect et à la violation des principes les plus fondamentaux du droit humanitaire.</p>



<p><em>«Une position unifiée et une voix arabe collective sont la seule voie pour mettre fin à ces crimes et à cette situation inhumaine, contre lesquels le monde entier s’est élevé»</em>, a-t-il déclaré dans le même communiqué.</p>



<p>On ne sait pas si le président Saïed va honorer de sa présence le prochain sommet arabe. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la voix de Kaïs Saïed tranche, par son attachement aux droits non négociables des Palestiniens, avec la mollesse de celles de la majorité de ses pairs arabes, dont beaucoup entretiennent des rapports officiels et/ou officieux avec l’Etat d’Israël. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.   </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/05/saied-denonce-le-silence-international-suspect-face-aux-crimes-disrael-en-palestine/">Saïed dénonce le «silence international suspect» face aux crimes d’Israël en Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Prince de Copenhague’’ de Muniam Alfaker</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/22/le-poeme-du-dimanche-prince-de-copenhague-de-muniam-alfaker/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[Muniam Alfaker]]></category>
		<category><![CDATA[poète irakien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Muniam Alfaker (منعم الفقير) est poète, dramaturge et traducteur irakien vivant au Danemark.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/22/le-poeme-du-dimanche-prince-de-copenhague-de-muniam-alfaker/">Le poème du dimanche : ‘‘Prince de Copenhague’’ de Muniam Alfaker</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1953 à Bagdad, Muniam Alfaker (منعم الفقير) est poète, dramaturge et traducteur irakien vivant au Danemark.</em></strong></p>



<span id="more-13998927"></span>



<p>Proche des milieux palestiniens, il passe par le Maroc, le Liban et la Syrie et s’installe au Danemark en 1986, où il vit.</p>



<p>Auteur d’une soixantaine d’ouvrages, son œuvre est couronnée de nombreuses distinctions littéraires, traduite dans plusieurs langues. Il est une figure importante du paysage littéraire danois où ses œuvres sont enseignées dans les milieux scolaires.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Je me dirige vers</em></p>



<p><em>La destitution de la mort</em></p>



<p><em>Pour que passe la vie</em></p>



<p><em>Moi</em></p>



<p><em>Prince de Copenhague</em></p>



<p><em>Emporté par les brises</em></p>



<p><em>Du côté des roses</em></p>



<p><em>Elu par les papillons</em></p>



<p><em>Pour qui ont voté les fleurs</em></p>



<p><em>Nommé par le printemps</em></p>



<p><em>Prince des champs</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="408" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-1024x408.jpg" alt="" class="wp-image-13999361" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-1024x408.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-300x120.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-768x306.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-1536x612.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-580x231.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-860x343.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2-1160x462.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Muniam-AlFeker-2.jpg 1802w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p></p>



<p><em>Je pousserai l’Histoire</em></p>



<p><em>A&nbsp; regretter</em></p>



<p><em>Son passé militaire</em></p>



<p><em>Lui ornerai</em></p>



<p><em>L’amour de la course au plaisir</em></p>



<p><em>Pas de vie sans plaisir</em></p>



<p><em>Je réveillerai toutes les consciences</em></p>



<p><em>Les libèrerai</em></p>



<p><em>De l’illusion de la satisfaction</em></p>



<p><em>L’inviterai</em></p>



<p><em>A un festin de réprimandes</em></p>



<p></p>



<p><em>Je suis l’Histoire</em></p>



<p><em>Enrôlée dans un front</em></p>



<p><em>Prêtre dans un temple</em></p>



<p><em>Matériels de guerre</em></p>



<p><em>Habits d’empereur</em></p>



<p><em>Citadelle élevée</em></p>



<p><em>Où prédomine un roi</em></p>



<p><em>Je serai cour quand il se lève</em></p>



<p><em>Salle quand il s’assoit</em></p>



<p><em>Chambre pour son désir</em></p>



<p><em>Cuisine pour son appétit</em></p>



<p></p>



<p><em>Je secouerai</em></p>



<p><em>De l’histoire la poussière des combats</em></p>



<p><em>Je laverai ses deux mains du sang</em></p>



<p><em>Afin&nbsp;qu’elles deviennent</em></p>



<p><em>Propres valables</em></p>



<p><em>Pour être serrées</em></p>



<p></p>



<p><em>Je laisserai les femmes</em></p>



<p><em>Dans l’amour et le plaisir</em></p>



<p><em>Promettre</em></p>



<p><em>L’Histoire est apte à l’amour</em></p>



<p></p>



<p><em>Je suis l’Histoire</em></p>



<p><em>Mon théâtre est le terrain de la guerre</em></p>



<p><em>Les sabres</em></p>



<p><em>Les flèches</em></p>



<p><em>Les fusils</em></p>



<p><em>Les batailles</em></p>



<p><em>Mes accessoires</em></p>



<p><em>L’entrechoc des épées</em></p>



<p><em>Le fracas de la paix</em></p>



<p><em>Le gémissement des tués</em></p>



<p><em>Les cris des tueurs</em></p>



<p><em>Ma symphonie</em></p>



<p></p>



<p><em>Je suis l’Homme</em></p>



<p><em>Je ne vaux pas une brique</em></p>



<p><em>Dans le mur d’un temple</em></p>



<p><em>Ni une toile dans un musée</em></p>



<p><em>Je suis moins cher</em></p>



<p><em>Qu’un coup d’une arme</em></p>



<p><em>Ou une explosion de grenade</em></p>



<p><em>Mon sang</em></p>



<p><em>Etalé raconte une gloire</em></p>



<p><em>Rapidement devenue légende</em></p>



<p><em>Parfois je descends du singe</em></p>



<p><em>Parfois d’une poignée de terre</em></p>



<p><em>Je&nbsp; me mets droit en chair</em></p>



<p><em>Ou chair et sang</em></p>



<p><em>Qui ne reconnaissent</em></p>



<p><em>Ni terre ni eau</em></p>



<p><em>Ou une illusion qui plagie</em></p>



<p><em>Le trait de la vérité</em></p>



<p><em>Je sais que je suis une valeur</em></p>



<p></p>



<p><em>Qui ne vaut pas ses valeurs</em></p>



<p><em>Moi prince de Copenhague</em></p>



<p><em>Une Histoire</em></p>



<p><em>Où l’amour n’équivaut la guerre</em></p>



<p><em>Un cahier pour la déroute des baisers</em></p>



<p><em>La supériorité du silence</em></p>



<p><em>La brisure de la parole</em></p>



<p><em>Moi libre</em></p>



<p><em>Dans un monde prisonnier</em></p>



<p></p>



<p><em>Je suis le prince de Copenhague</em></p>



<p><em>Isolé sans isolement</em></p>



<p><em>Arrivant sans appel</em></p>



<p><em>Vivant sans vie</em></p>



<p><em>Sans mort je meurs</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Extraits traduits de l’arabe par</em> <strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong><em>‘‘Amir Copenhagen’’ (Le Prince de Copenhague), éd. Arwiqa, Le Caire, 2019. (Remerciements à l’auteur)</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/22/le-poeme-du-dimanche-prince-de-copenhague-de-muniam-alfaker/">Le poème du dimanche : ‘‘Prince de Copenhague’’ de Muniam Alfaker</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Le poète au paradis’’ de Fadhil Al-Azzawi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/11/le-poeme-du-dimanche-le-poete-au-paradis-de-fadhil-al-azzawi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/11/le-poeme-du-dimanche-le-poete-au-paradis-de-fadhil-al-azzawi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhil Al-Azzawi]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Kirkouk]]></category>
		<category><![CDATA[poète irakien]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11578004</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fadhil Al-Azzawi est poète, universitaire, journaliste et traducteur irakien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/11/le-poeme-du-dimanche-le-poete-au-paradis-de-fadhil-al-azzawi/">Le poème du dimanche : ‘‘Le poète au paradis’’ de Fadhil Al-Azzawi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fadhil Al-Azzawi est poète, universitaire, journaliste et traducteur irakien, qui vit en Allemagne où il a trouvé refuge depuis une trentaine d’années.</em></strong> <em>(Fadhil Al-Azzawi et le poète et traducteur Tahar Bekri). </em>  </p>



<span id="more-11578004"></span>



<p>Né en 1940 à Kirkouk (Irak), Al-Azzawi a poursuivi ses études à Bagdad, puis à Leipzig. Il quitta l’Irak en 1977, après plusieurs séjours en prison. Il vit aujourd’hui à Berlin où il se consacre à l’écriture.</p>



<p>Ayant publié plus de trente ouvrages de poésie, roman et essais, l’œuvre d’Al-Azzawi est traduite dans des différentes langues.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Ce qui m’ennuie le plus, alors que j’ai consacré ma vie</em></p>



<p><em>à courir après les illusions, mirage après mirage</em></p>



<p><em>et atteint un âge avancé</em></p>



<p><em>Est d’entendre celui qui vient, frapper à ma porte,</em></p>



<p><em>Afin de m’accompagner,</em></p>



<p><em>Malgré moi.</em></p>



<p><em>Vers le paradis</em></p>



<p><em>En&nbsp; récompense de mon bon comportement dans ce monde</em></p>



<p><em>Et pour voir sous les arbres des anges en rang à droite et à gauche</em></p>



<p><em>Criant mon nom&nbsp;:</em></p>



<p><em>Alléluia:</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>*</em></p>



<p><em>La tête haute je marche comme un paon déplumé</em></p>



<p><em>Lentement</em></p>



<p><em>Sur un tapis rouge qui s’étend au loin</em></p>



<p><em>Où des tambours et des cymbales</em></p>



<p><em>Sont frappés pour ma personne</em></p>



<p><em>Et comme un coureur victorieux aux Jeux Olympiques</em></p>



<p><em>Des prêtres simplets me soulèvent</em></p>



<p><em>Sur leurs épaules</em></p>



<p><em>Vont au Tigre de vin et l’Euphrate de miel des montagnes</em></p>



<p><em>Où l’on voit des jeunes avec des plateaux en or</em></p>



<p><em>Remplis de fruits de toutes sortes</em></p>



<p><em>Et des courtisanes et des houris dans un film sacré</em></p>



<p><em>Exposant leurs beautés, sans pudeur&nbsp;:</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>*</em></p>



<p><em>Mais je crie en m’opposant</em></p>



<p><em>        &#8211; Ceci est ce que connait l’éloigné et le proche à mon sujet,</em></p>



<p><em>Comme tous les sages raisonnables,</em></p>



<p><em>Je préfère boire un Scotch, au vin</em></p>



<p><em>Et m’enivre comme d’habitude avec l’odeur</em></p>



<p><em>Du miel visqueux</em></p>



<p><em>Plus que cela je mue vraiment</em></p>



<p><em>De passer mon temps dans l’éternité ivre</em></p>



<p><em>Déambulant dans un paradis</em></p>



<p><em>Même si ses portes sont en or et topaze</em></p>



<p><em>Ses hôtes des prêtres qui ont marché sur l’eau</em></p>



<p><em>Allant et venant</em></p>



<p><em>Et ont chassé avec leurs barbes</em></p>



<p><em>Iblis le Satan</em></p>



<p class="has-text-align-center"><em>*</em></p>



<p><em>Enfin&nbsp; j’entends quelqu’un frapper à ma porte,</em></p>



<p><em>Je crie alors que le cours a atteint le sommet&nbsp;:</em></p>



<p>        <em>&#8211; Que fais-je au paradis&nbsp;?</em></p>



<p><em>Prends-moi mon ami maintenant vers l’enfer et les flammes</em></p>



<p><em>Pour vivre fidèle à ma vie</em></p>



<p><em>Là-bas, là-bas seulement,</em></p>



<p><em>Je pourrai écrire ce que je n’ai pu écrire de mes poèmes</em></p>



<p><em>Et présenter, contestataire, mes plaintes au Maître des Cieux</em></p>



<p><em>Contre toutes les misères du monde&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p><em>Alléluia&nbsp;!</em></p>



<p class="has-text-align-right">Traduit de l’arabe par <strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>(Remerciements à l’auteur)</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yemGlo3YLz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/20/le-poeme-du-dimanche-la-maison-de-cavafy-de-saadi-youssef/">Le poème du dimanche : ‘‘La maison de Cavafy’’ de Saâdi Youssef</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘La maison de Cavafy’’ de Saâdi Youssef » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/20/le-poeme-du-dimanche-la-maison-de-cavafy-de-saadi-youssef/embed/#?secret=T2vbiOcFOx#?secret=yemGlo3YLz" data-secret="yemGlo3YLz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hLAqXEmAqw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/">Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/embed/#?secret=9yaZjiUztA#?secret=hLAqXEmAqw" data-secret="hLAqXEmAqw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Acb0lSjC5u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/">Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/embed/#?secret=e5WdBNG1av#?secret=Acb0lSjC5u" data-secret="Acb0lSjC5u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche : «Poèmes mystiques» de Hussein Mansour Al-Hallaj</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/21/le-poeme-du-dimanche-poemes-mystiques-de-hussein-mansour-al-hallaj/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Aug 2022 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Hussein Mansour Al-Hallaj]]></category>
		<category><![CDATA[poète soufi arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fulgurante figure de la mystique en islam, Al-Hallaj appartient à cette rare pléiade de poètes pour qui la poésie fait un avec la pensée, et la pensée avec l’être, et l’être avec le sublime.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/21/le-poeme-du-dimanche-poemes-mystiques-de-hussein-mansour-al-hallaj/">Le poème du dimanche : «Poèmes mystiques» de Hussein Mansour Al-Hallaj</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né vers 858 et mort le  26 mars 922 à Bagdad, Hussein Mansour Al-Hallaj est un mystique persan soufi d&rsquo;obédience sunnite. Il est l&rsquo;auteur d&rsquo;une œuvre poétique abondante visant à renouer avec la pure origine du Coran et son essence orale et littéraire.</em></strong><em> (Martyr d&rsquo;Al-Hallaj à travers des miniatures persanes).</em></p>



<span id="more-3258633"></span>



<p>Fulgurante figure de la mystique en islam, Al-Hallaj appartient à cette rare pléiade de poètes pour qui la poésie fait un avec la pensée, et la pensée avec l’être, et l’être avec le sublime.</p>



<p>Al-Hallâj étant l’un des plus grands mystiques de tous les temps, l’unité de la pensée, de la poésie et de l’être chez lui trouve sa justification dans une expérience de la totalité qui sert à exprimer une relation unique à l’Unique. Une expérience profonde et totale où l’âme coexiste avec le corps, la raison avec ce qui la nie, la finitude de la mort avec l’horizon de la résurrection, et où le cœur et l’imagination, portés par cette force transfiguratrice qu’est l&rsquo;amour, deviennent des moyens de connaissance.</p>



<p>Al-Hallaj voyagea beaucoup et fut prédicateur en Iran, puis en Inde et jusqu’aux frontières de la Chine. Rentré à Bagdad, il est suspecté aussi bien par les sunnites que par les chiites pour ses idées mystiques (recherche de l&rsquo;amour divin et de l&rsquo;union de l&rsquo;âme et de Dieu) et son influence sur les foules. Il est — faussement — accusé d&rsquo;avoir participé à la révolte des Zanj, mais sa condamnation proprement dite résulte du fait qu&rsquo;il avait proclamé publiquement <em>«Je suis la Vérité (Dieu)»</em> (<em>« Ana al haqq »</em>), ce qui était vu comme une hérésie, aussi bien dans le sunnisme que dans le chiisme.</p>



<p>Cette affirmation, si elle ne doit théoriquement pas être publique, n&rsquo;est pas incongrue dans le milieu soufi où ce genre de propos est considéré comme émanant d&rsquo;un homme qui, <em>«fondu»</em> dans l&rsquo;<em>«océan de la divinité»</em>, possède un rang spirituel très élevé. Les traductions de Louis Massignon viennent appuyer cette thèse, la plupart des versets du <em>Diwan</em> de Hallaj traitant de la <em>«science de l&rsquo;Unité»</em> (panthéisme).</p>



<p>Ne voulant pas renier ses propos publics, Hallaj est condamné à mort et crucifié à Bagdad le 27 mars 922, la recherche d&rsquo;une relation directe avec Dieu étant perçue par l&rsquo;islam officiel comme une rupture intolérable de la charia. Il restera un des plus célèbres condamnés soufis et son supplice sera mentionné de nombreuses fois, par exemple dans les écrits de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/le-poeme-du-dimanche-letre-humain-est-une-auberge-de-djalal-ad-din-rumi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rûmî</a>.</p>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading">Extrait 1</h2>



<p><em>Dieu en témoigne ! Qu’aucun soleil ne se lève ni se couche<br>Sans que Ton amour soit uni à mes souffles</em></p>



<p><em>Et que je ne m’isole pour m’entretenir avec autrui<br>Sans que Tu ne sois mon entretien avec autrui</em></p>



<p><em>Et que triste ou joyeux je ne T’invoque<br>Sans que Tu sois dans mon cœur parmi mes doutes</em></p>



<p><em>Et que de soif je ne m’apprête à boire de l’eau<br>Sans que je voie une image de Toi dans ma coupe</em></p>



<p><em>Ah ! si je pouvais, j’irais à Toi<br>Courant sur le visage ou marchant sur la tête</em></p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Extrait 2</strong></p>



<p><em>Je vis mon Seigneur, avec l’œil de mon cœur,</em><em><br>Et Lui dis&nbsp;: Qui es-Tu</em><em> </em><em>? Il me dit&nbsp;: Toi</em><em> </em><em>!</em></p>



<p><em>Mais, pour Toi, le “où” ne sait trouver un lieu,<br>Il n’y a pas de “où” repérable, du moment qu’il s’agit de Toi !</em></p>



<p><em>Et il n’y a pas d’image venant de Toi, dans la durée,<br>Qui permette d’apprendre où Tu es !</em></p>



<p><em>Puisque Tu es Celui qui embrasse tout lieu,<br>Et passe au-​delà de tout lieu, où donc es-Tu, Toi ?</em></p>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading">Extrait 3</h2>



<p>J’ai un Bien-Aimé que je visite dans les solitudes<br>Présent et absent aux regards</p>



<p><em>Tu ne me vois pas L&rsquo;écouter avec l’ouïe<br>pour comprendre les mots qu’Il dit<br>Mots sans forme ni prononciation</em><br><em>Et qui ne ressemblent pas à la mélodie des voix<br></em><br><em>C’est comme si en m’adressant à Lui<br>Par la pensée, je m’adressais à moi-même<br></em><br><em>Présent et absent, proche et lointain<br>Les figures des qualificatifs ne peuvent Le contenir<br>Il est plus près que la conscience pour l’imagination<br>Et plus caché que les pensées évidentes</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AfabenBpNs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/le-poeme-du-dimanche-letre-humain-est-une-auberge-de-djalal-ad-din-rumi/">Le poème du dimanche : «L’être humain est une auberge» de Djalâl ad-Dîn Rûmî</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «L’être humain est une auberge» de Djalâl ad-Dîn Rûmî » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/le-poeme-du-dimanche-letre-humain-est-une-auberge-de-djalal-ad-din-rumi/embed/#?secret=SXzbaIYQKg#?secret=AfabenBpNs" data-secret="AfabenBpNs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CDb74zFrNA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/le-poeme-du-dimanche-la-liqueur-fauve-de-abdullah-ibn-al-mutazz/">Le poème du dimanche: «La liqueur fauve» de Abdullah Ibn Al-Mu&rsquo;tazz</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: «La liqueur fauve» de Abdullah Ibn Al-Mu&rsquo;tazz » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/le-poeme-du-dimanche-la-liqueur-fauve-de-abdullah-ibn-al-mutazz/embed/#?secret=OVh9WCxPS2#?secret=CDb74zFrNA" data-secret="CDb74zFrNA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aq4D8LwelV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/le-poeme-du-dimanche-chants-de-la-nuit-extreme-de-al-maarri/">Le poème du dimanche : «Chants de la nuit extrême» de Al-Maârri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Chants de la nuit extrême» de Al-Maârri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/le-poeme-du-dimanche-chants-de-la-nuit-extreme-de-al-maarri/embed/#?secret=2tFgB8YNeL#?secret=aq4D8LwelV" data-secret="aq4D8LwelV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/21/le-poeme-du-dimanche-poemes-mystiques-de-hussein-mansour-al-hallaj/">Le poème du dimanche : «Poèmes mystiques» de Hussein Mansour Al-Hallaj</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le poème du dimanche: «La liqueur fauve» de Abdullah Ibn Al-Mu&#8217;tazz</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/le-poeme-du-dimanche-la-liqueur-fauve-de-abdullah-ibn-al-mutazz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 06:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdullah Ibn Al-Mu&#039;tazz]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Kitab Al-Badi]]></category>
		<category><![CDATA[poète arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Samarra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prince descendant d'une dynastie régnante au 9e siècle à Bagdad, Abdullah Ibn Al-Mu'tazz un poète arabe de premier plan et l'un des plus anciens théoriciens de la littérature arabe.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Abdullah Ibn Al-Mu&rsquo;tazz est un poète arabe de premier plan, auteur du « Kitab al-Badi », une des premières études des formes de la poésie arabe du point de vue de la théorie de la littérature et de la critique littéraire.</em></strong></p>



<span id="more-3016230"></span>



<p>Né dans la famille califale (il est l&rsquo;arrière-arrière-petit-fils d&rsquo;Hâroun Ar-Rachîd, fils d&rsquo;Al-Mutazz et d&rsquo;une femme d&rsquo;origine byzantine), Ibn Al-Mu&rsquo;tazz est né le 1er novembre 861 à Samarra et décédé le 17 décembre 908 à Bagdad.</p>



<p>II connaît une enfance marquée par les conspirations byzantines du califat abbasside : son grand-père, le calife Jafar Al-Mutawakkil, est assassiné quand il n&rsquo;a que six semaines, et huit ans plus tard, son père est également assassiné. Le garçon échappe à cette purge en se réfugiant à La Mecque avec sa grand-mère.</p>



<p>À son retour à Bagdad, il s&rsquo;éloigne de la politique et connaît la vie hédoniste d&rsquo;un jeune prince. C&rsquo;est durant cette époque qu&rsquo;il écrit sa poésie consacrée aux plaisirs dont il est familier. Son<em> Kitab Al-Badi</em>, qui est également composé à cette époque, jette les bases pour de futures études de la poésie par des universitaires arabes.</p>



<p>Bien que réticent, on le persuade d&rsquo;endosser le rôle du calife de la dynastie abbasside après la mort prématurée de son cousin Al-Muktafi en 908. On espère qu&rsquo;il mette un terme aux intrigues qui avaient empoisonné la dynastie, en vain : il ne réussit à gouverner qu&rsquo;une seule journée et une seule nuit (il est ainsi connu sous le nom de<em> «calife d&rsquo;un jour»</em>), avant qu&rsquo;il ne soit contraint de se cacher pour éviter une conspiration menée par le vizir Ibn Al-Hasan Al-Abbas. Il est néanmoins retrouvé et étranglé.</p>



<p><em>Le diable a dompté mon âme charnelle<br>jusqu&rsquo;à la mettre hors d’elle, alors que naguère encore<br>toutes choses lui étaient soumises.</em></p>



<p>C<em>ombien de foi n’ai-je rêvé de la sainteté !<br>Mais le vin vieux distribué à la ronde<br>par un joli paon en a décidé autrement.</em></p>



<p><em>De la boisson du Sacrifice le diacre chrétien<br>recommande l’usage : zélé serviteur<br>du tabernacle et garde des saints prêtres…</em></p>



<p><em>Sang de Jésus pour le chrétien,<br>le Mage y voit un feu<br>libéré de sa chaleur.</em></p>



<p>Pour moi, à leur encontre, ce n’est rien de moins<br>qu’un astre : celui d’aimable fortune<br>qu’ont quitté peines et malheurs.</p>



<p><em>Quelle perfection cache les jarres à vin !<br>Quelle perfection dans la courbure des coupes,<br>portée à l’absolu par l’offre des jarres !</em></p>



<p><em>Ô mes deux commensaux, versez-moi donc à boire,<br>car l’aube a paru et la cloche de l’église<br>déjà invite à la prière !</em></p>



<p><em>Faites couler la liqueur fauve<br>qui se boit tel un trait de flèche :<br>joyau d’or tout mouillé de perles !</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1MX9H7mqqY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/le-poeme-du-dimanche-chants-de-la-nuit-extreme-de-al-maarri/">Le poème du dimanche : «Chants de la nuit extrême» de Al-Maârri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Chants de la nuit extrême» de Al-Maârri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/le-poeme-du-dimanche-chants-de-la-nuit-extreme-de-al-maarri/embed/#?secret=Z9YgRJaBad#?secret=1MX9H7mqqY" data-secret="1MX9H7mqqY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1A4RtXG8vH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/17/le-poeme-du-dimanche-qui-decouvrira-mes-luttes-et-mes-douleurs-dal-khansa/">Le poème du dimanche : ‘‘Qui découvrira mes luttes et mes douleurs?’’ d’Al-Khansā’</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Qui découvrira mes luttes et mes douleurs?’’ d’Al-Khansā’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/17/le-poeme-du-dimanche-qui-decouvrira-mes-luttes-et-mes-douleurs-dal-khansa/embed/#?secret=Hng6RzeZ0j#?secret=1A4RtXG8vH" data-secret="1A4RtXG8vH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5qZ3xRS886"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/">Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&rsquo;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&rsquo;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/embed/#?secret=gPijWRCWHN#?secret=5qZ3xRS886" data-secret="5qZ3xRS886" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/le-poeme-du-dimanche-la-liqueur-fauve-de-abdullah-ibn-al-mutazz/">Le poème du dimanche: «La liqueur fauve» de Abdullah Ibn Al-Mu&rsquo;tazz</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : «Mieux que fille vaut un garçon» de Abu Nuwas</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/le-poeme-du-dimanche-mieux-que-fille-vaut-un-garcon-de-abu-nuwas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2022 06:24:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abu Nuwas]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Jahiz]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Moutanabbi]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[poère arabe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2467918</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le poète Abu Nuwas disait : «L’homme est un continent, la femme est la mer. Moi j’aime mieux la terre ferme»..</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/24/le-poeme-du-dimanche-mieux-que-fille-vaut-un-garcon-de-abu-nuwas/">Le poème du dimanche : «Mieux que fille vaut un garçon» de Abu Nuwas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong><em>Poète de tous les temps, Abou Nawas est né en 757 à Ahwaz d’un père arabe et d’une mère persane, et mort à Bagdad en 815. «L’homme aux cheveux bouclés ou pendants» est considéré jusqu’à nos jours comme le plus talentueux des poètes arabes et ne le concurrence dans l’estime qu’Al-Mutanabi.</em></strong><em> (Illustration : Statue d&rsquo;Abu Nuwas à Bagdad- Abu Nuwas et son maître Ibn Walibah, peinture du 13e siècle digitalisée).</em></p>



<span id="more-2467918"></span>



<p>L’historien Al-Massoudi mentionnait que <em>«son talent est si grand, qu’il aurait pour ainsi dire fermé les portes de la poésie bachique».</em> Le polygraphe Al-Jahiz a écrit à son propos : <em>«Je n’ai jamais vu personne qui connut mieux le lexique arabe et s’exprimât avec plus de pureté et de douceur, en évitant tout propos désagréable»</em>.</p>



<p>Abu Nuwas a été confronté, dès son jeune âge, à l’amour au masculin. Sa grâce et sa beauté physique lui font découvrir l’amour des hommes mûrs. Son cousin le poète Abou-Oussama, un bel homme blond au teint clair fût attiré par cette beauté et n’hésitait pas à le prendre sous son aile pour lui faire découvrir ce monde où rimes et caresses se côtoient. Plus tard il deviendra à son tour amateur passionné des éphèbes.</p>



<p>Adolescent, il acquière une vaste connaissance approfondie de la littérature et de la poésie arabe. Attiré par les lumières de la ville, il s’installe à Bagdad qui était en plein de son apogée, <em>«la ville la plus grande du monde»</em>. Son arrivée coïncide avec le début du règne du grand calife Haroun Al-Rachid. Grâce à sa réputation et son audace, il est devenu courtisan et poète de la cour. A vrai dire les califes s’entouraient de poètes et de savants.</p>



<p>Il disait : <em>«L’homme est un continent, la femme est la mer. Moi j’aime mieux la terre ferme»</em>.</p>



<p>Ses détracteurs et ses rivaux étaient nombreux, on lui reprochait ses tendances homosexuelles et son vocabulaire parfois trop cru. Mais il a su se protéger grâce à son talent sous l’aile protectrice des souverains. On ne sait pas comment il a fini vraiment sa vie, les versions sont si nombreuses, en prison ou dans une<em> «maison de la sagesse»</em>, personne ne le saura exactement.</p>



<p><em>J’ai quitté les filles pour les garçons<br>et, pour le vin vieux, j’ai laissé l’eau claire.</em></p>



<p><em>Loin du droit chemin j’ai pris sans façon<br>celui du péché, car je préfère.</em></p>



<p><em>J’ai coupé les rênes et sans remords<br>J’ai enlevé la bride avec les mors.</em></p>



<p><em>Me voilà tombé amoureux d’un faon<br>coquet, qui massacre la langue arabe.</em></p>



<p><em>Brillant comme clair de lune son front<br>chasse les ténèbres de la nuit noire.</em></p>



<p><em>Il n’aime porter chemise en coton<br>ni manteau en de poil du nomade arabe.</em></p>



<p><em>Il s’habille court sur ses fines hanches<br>mais ses vêtements ont de longues manches.</em></p>



<p><em>Ses pieds sont chaussés et sous son manteau,<br>le riche brocart offre sa devine.</em></p>



<p><em>Il part en compagne et monte à l’assaut<br>décoche ses flèches et ses javelines.</em></p>



<p><em>Il cache l’ardeur de la guerre et son<br>attitude au feu n’est que magnanime.</em></p>



<p><em>Je suis ignorant en comparaison<br>d’un jeune garçon ou d’une gamine.</em></p>



<p><em>Pourtant comment confondre une chienne qui eut<br>ses règles chaque moi et mit bas chaque année,<br>avec celui que je vois à la dérobée:</em></p>



<p><em>Je voudrais tant qu’il vînt me rendre mon salut!<br>Je lui laisse voir toutes mes pensées,<br>sans peur du muezzin et l’imam non plus.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qUfJBA3WGd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/26/le-poeme-du-dimanche-la-geste-hilalienne-sirat-bani-hilal/">Le poème du dimanche : La Geste hilalienne (« Sirat Bani Hilal »)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : La Geste hilalienne (« Sirat Bani Hilal ») » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/26/le-poeme-du-dimanche-la-geste-hilalienne-sirat-bani-hilal/embed/#?secret=EuKWblHzvH#?secret=qUfJBA3WGd" data-secret="qUfJBA3WGd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vAB9O5eegz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/17/le-poeme-du-dimanche-qui-decouvrira-mes-luttes-et-mes-douleurs-dal-khansa/">Le poème du dimanche : ‘‘Qui découvrira mes luttes et mes douleurs?’’ d’Al-Khansā’</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Qui découvrira mes luttes et mes douleurs?’’ d’Al-Khansā’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/17/le-poeme-du-dimanche-qui-decouvrira-mes-luttes-et-mes-douleurs-dal-khansa/embed/#?secret=AdSGXZak53#?secret=vAB9O5eegz" data-secret="vAB9O5eegz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m0bTjvczpq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/">Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&rsquo;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : «Rime de la lettre k» d&rsquo;Abou Al-Hassan Ali Al-Housri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/02/le-poeme-du-dimanche-rime-de-la-lettre-k-dabou-al-hassan-ali-al-housri/embed/#?secret=o1I7EQW7i3#?secret=m0bTjvczpq" data-secret="m0bTjvczpq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Solidarité avec l’Ukraine, dites-vous ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 06:26:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ridha Bouguerra]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les animateurs et envoyés spéciaux des chaînes de télévision et de radio occidentales rivalisent pour condamner la violence de l&#8217;intervention militaire russe en Ukraine et les souffrances des Ukrainiens. Le malaise c&#8217;est que les experts militaires et professeurs de Sciences Po, nous les avons connus beaucoup moins diserts en d’autres circonstances tout aussi dramatiques, lorsque...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Ukraine-Gaza.jpg" alt="" class="wp-image-382605"/><figcaption><em>Le bombardement de Kiev est-il plus dramatique et plus condamnable que ceux de Gaza ou de Bagdad. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les animateurs et envoyés spéciaux des chaînes de télévision et de radio occidentales rivalisent pour condamner la violence de l&rsquo;intervention militaire russe en Ukraine et les souffrances des Ukrainiens. Le malaise c&rsquo;est que les experts militaires et professeurs de Sciences Po, nous les avons connus beaucoup moins diserts en d’autres circonstances tout aussi dramatiques, lorsque les agresseurs étaient blancs et les victimes basanées.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Ridha Bouguerra</strong> *</p>



<span id="more-382604"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Mohamed-Ridha-Bouguerra.jpg" alt="" class="wp-image-138687"/></figure></div>



<p>Depuis bientôt une semaine maintenant, c’est-à-dire depuis le déclenchement des événements en Ukraine, je suis saisi par un sentiment d’écœurement et de dégoût et me sens gagné par l’abattement.</p>



<p>Je précise d’entrée de jeu que je ne juge pas si Poutine a ou non raison de ne pas accepter, à l’instar de Kennedy à l’automne 1962 lors de la crise des fusées soviétiques livrées à Cuba, la présence de missiles américains près de ses frontières et pointés dans la direction de son pays.</p>



<p>Il est également important de noter que je suis solidaire des civils ukrainiens qui sont en train de connaître les affres de la guerre pour avoir personnellement connu, alors que j’étais adolescent, un avant-goût de ces affres en 1961 durant la bataille qui a endeuillé Bizerte, ma ville natale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les généreuses paroles</h2>



<p>Le malaise dont je parlais est provoqué par les commentaires des animateurs et envoyés spéciaux des chaînes de télévision et de radio françaises, par les propos inhabituels dans la bouche d’analystes, politologues, experts militaires et autres professeurs de Sciences Po que nous avons connus beaucoup moins diserts en d’autres circonstances tout aussi dramatiques. </p>



<p>Tous, en ce moment, décrivent par le menu les dégâts <em>«horribles»</em> causés aux civils ukrainiens par la guerre et nous en montrent à longueur de JT des images navrantes : immeubles éventrés par les bombardements et véhicules calcinés ou en proie aux flammes. Des images aussi de pauvres gens entassés dans des sous-sols ou se bousculant pour monter dans un train ou encore à pieds sous la neige sur le chemin de l’exil. Des images surtout de petits enfants apeurés serrés dans les bras de leurs parents et faisant la dure expérience de la guerre. </p>



<p>Ces commentateurs n’oublient pas de nous rappeler les lois de la guerre et la nécessaire protection des habitants dans les zones de combat. Ils font appel aux Droits de l’Homme et nous sortent de bien beaux mots comme éthique, solidarité, valeurs européennes ou résistance à l’envahisseur.</p>



<p>Nous aurions été nombreux, très nombreux à applaudir des deux mains à de telles généreuses paroles, à tant de compassion et à de si beaux élans qui manifestent un soudain et merveilleux réveil chez leurs auteurs du sens de l’humain et de la justice. Il se trouve que tout cela, au contraire, nous révolte, nous serre le cœur et nous donne la nausée ! Car ce sens de l’humain et de la justice nous le découvrons pour la première fois dans la bouche de ces experts avisés. Jamais de telles condamnations de l’agresseur n’ont été exprimées et n’ont retenti sur les ondes des stations de radio et des chaînes en question. Et pourtant ce ne sont pas les occasions qui ont manqué ici !</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indignation à géométrie variable</h2>



<p>Que l’on se souvienne, à titre d’exemples seulement, des 52 jours de bombardements israéliens sur Gaza en 2014, des tas de cadavres en décomposition à Sabra et Chatila, du long siège de Beyrouth par les soldats de Tsahal, du bombardement américain d’Al Amyria à Bagdad qui a coûté la vie, au bas mot dit-on, à six cents personnes qui y avaient trouvé refuge durant l’invasion de l’Irak. </p>



<p>Mais sur quelle planète se trouvaient ces commentateurs et où regardaient-ils lorsque des immeubles ont été transformés, ces dernières années ou ces derniers jours, en monceaux de ruines et de cendres au quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, à Homs, Alep, Tripoli, Beyrouth, Bagdad ou Kaboul ? Ne voient-ils pas, à longueur d’années, de jeunes enfants malmenés, abattus à bout portant même par des soldats surarmés en Cisjordanie ? Leur silence, qui dure depuis des années déjà, signifie-t-il que la vie leur semble normale, voire acceptable, pour près de deux millions de personnes dans cette prison à ciel ouvert qu’est devenue la Bande de Gaza ? Pourquoi la résistance de civils ukrainiens à l’ennemi est-elle légitime et louée alors que celle des Palestiniens est constamment condamnée et assimilée au terrorisme ? Pourquoi doit-on apporter aide et soutien aux réfugiés ukrainiens et refouler manu militari ceux venant de Syrie ou d’Afghanistan ? Pourquoi l’Ukraine a-t-elle droit à l’aide militaire internationale alors que la coalition américaino-anglo-française déverse des bombes sur la Syrie et ne promet aux Syriens, depuis une dizaine d’années, que de la sueur, du sang et des larmes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La suprématie intériorisée de l’Européen </h2>



<p>Si tant de morts, d’injustices, de massacres, de ruines et dévastations n’avaient pas déjà réveillé le sens de l’humain chez tous ceux que l’on voit actuellement en train de se succéder devant les micros et les caméras de France info ou France 24, n’est-ce pas parce que pour eux l’indignation est à géométrie variable ? Seul l’Européen, l’Occidental en général, en est digne mais non les sous-hommes que sont, consciemment ou inconsciemment à leurs yeux, tous les autres ?</p>



<p>C’est ce deux poids-deux mesures qui donne le haut-le-cœur en raison de tout ce que cela entend comme suprématie intériorisée de l’Européen sur les autres peuples. Avec aussi tout l’esprit colonialiste refoulé mais jamais complètement disparu qui ressurgit encore en 2022 !</p>



<p>* <em>Docteur honoris causa de l&rsquo;Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YNJXh8pLc7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/07/la-greve-des-juges-est-elle-vraiment-legitime/">La grève des juges est-elle vraiment légitime ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La grève des juges est-elle vraiment légitime ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/07/la-greve-des-juges-est-elle-vraiment-legitime/embed/#?secret=9d5jI0IBz8#?secret=YNJXh8pLc7" data-secret="YNJXh8pLc7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kQQh4dY3ej"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/01/face-a-un-peril-imminent-la-tunisie-en-appelle-a-la-baraka-de-ses-saints/">Face à un péril imminent, la Tunisie en appelle à la baraka de ses saints</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face à un péril imminent, la Tunisie en appelle à la baraka de ses saints » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/01/face-a-un-peril-imminent-la-tunisie-en-appelle-a-la-baraka-de-ses-saints/embed/#?secret=7dbV372ecJ#?secret=kQQh4dY3ej" data-secret="kQQh4dY3ej" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gw2ai39GdQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/16/presidentielle-anticipee-lespoir-du-14-janvier-2011-a-t-il-ete-tue-le-16-septembre-2019/">Présidentielle anticipée : L’espoir du 14 janvier 2011 a-t-il été tué le 16 septembre 2019 ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle anticipée : L’espoir du 14 janvier 2011 a-t-il été tué le 16 septembre 2019 ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/16/presidentielle-anticipee-lespoir-du-14-janvier-2011-a-t-il-ete-tue-le-16-septembre-2019/embed/#?secret=4599KG3IjB#?secret=Gw2ai39GdQ" data-secret="Gw2ai39GdQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 08:36:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bagdad]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poète irakien né en 1926 à Bagdad, et décédé le 3 août 1999 à Damas, en Syrie, ce professeur de littérature arabe est l’un des plus grands poètes arabes du 20e siècle. Il a passé sa vie entre la Russie, l’Espagne, le Liban, la Syrie et l’Egypte. Après la guerre du Golfe en 1991, il...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/">Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-176285" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Abdelwaheb-Al-Bayati.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Poète irakien né en 1926 à Bagdad, et décédé le 3 août 1999 à Damas, en Syrie, ce professeur de littérature arabe est l’un des plus grands poètes arabes du 20e siècle. Il a passé sa vie entre la Russie, l’Espagne, le Liban, la Syrie et l’Egypte. Après la guerre du Golfe en 1991, il s’était installé en Jordanie. Il a publié près d’une trentaine de recueils de poésie.</strong> </em></p>
<p style="text-align: center;"><span id="more-176284"></span></p>
<p style="text-align: center;">I</p>
<p style="text-align: left;"><em>Elle dit: L’amant fut au supplice lorsque l’étoile et la mer s’éteignirent. Le fou dit: Attends-moi; reste morte entre les morts et approche-toi du feu de la bougie pour que Dieu nous voie et lise la peur sur mon visage près de ton visage brûlant de fièvre sous le voile des larmes. Viens plus près, tes larmes donnent à mes lèvres le goût du sel marin et la saveur du pain. Attends-moi, dit le fou.</em></p>
<p style="text-align: center;">II</p>
<p style="text-align: left;"><em>Les lauriers et les branches des cyprès cachaient des villes et des étoiles baignant dans le parfum de violette d’une nuit issue des abysses du cœur humain. Une femme nue sur un cheval riait sous l’orage.</em><br />
<em>Attends-moi ! Soudain la mer morte la couvrit d’herbe et d’écume apportée par le vent. Viens plus près, lui dit-il. Mais le hennissement du légendaire cheval océanique vint s’écraser sur le rocher près du rivage. Elle accourut nue avec ses tresses dorées.</em><br />
<em>Les dieux de la folle poésie vinrent pleurer à Delphes le destin des poètes.</em></p>
<p style="text-align: center;">III</p>
<p style="text-align: left;"><em>À l’aube elle peignait la chevelure des vagues</em><br />
<em>Et taquinait les cordes de la lyre.</em></p>
<p style="text-align: center;">IV</p>
<p style="text-align: left;"><em>Avec ses tresses dorées, elle dansait nue sous la pluie.</em></p>
<p style="text-align: center;">V</p>
<p style="text-align: left;"><em>Un orage vert me surprit</em><br />
<em>Lorsque j’étais à mi-chemin de Delphes.</em></p>
<p style="text-align: center;">VI</p>
<p style="text-align: left;"><em>Nous étions quatre : mon guide, le musicien aveugle,</em><br />
<em>Le chantre des dieux sages de l’Olympe et moi.</em></p>
<p style="text-align: center;">VII</p>
<p style="text-align: left;"><em>Sur la mer Égée, les voiles blanches de l’aube</em><br />
<em>Me conduisirent à Delphes.</em></p>
<p style="text-align: center;">VIII</p>
<p style="text-align: left;"><em>Ils me déposèrent, muet et paralysé,</em><br />
<em>Devant la porte du temple.</em><br />
<em>Ils mirent un tournesol sur mon front</em><br />
<em>Et me couvrirent d’un manteau.</em></p>
<p style="text-align: center;">IX</p>
<p style="text-align: left;"><em>Ils dirent: Parle au nom de l’amour</em><br />
<em>Et au nom de Dieu parle</em><br />
<em>Et lis cette inscription préservée derrière l’autel.</em></p>
<p style="text-align: center;">X</p>
<p style="text-align: left;"><em>Un ange ouvrit ma poitrine</em><br />
<em>Et retira un grain de musc noir de mon cœur.</em></p>
<p style="text-align: center;">XI</p>
<p style="text-align: left;"><em>Il dit: Lis. Alors je lus les commandements des dieux de la poésie écrite sur les tablettes.</em><br />
<em>Mes mots remontèrent du puits du malheur des amants martyrs.</em></p>
<p style="text-align: center;">XII</p>
<p style="text-align: left;"><em>Lorsque se couchèrent les étoiles, elle s’allongea nue avec ses tresses d’or sur le sable du rivage, pleura le cheval légendaire de la mer et dessina sur l’horizon des cercles rouges en murmurant au vent:</em><br />
<em>Embrase-toi ! Ô feu de l’amour et marque de ton signe cette nuit éternelle surgie des cités grecques en ruines. Sois un fuseau ardent pour la camisole de l’aube pâle et une clé pour la porte fermée.</em><br />
<em>Ô gouttes de pluie baignant toute forêt,</em><br />
<em>Consumez-vous dans l’amour.</em><br />
<em>Elle dessina sur le sable des yeux et des lèvres</em><br />
<em>Et une main mendiant les gouttes vertes de la pluie.</em><br />
<em>Elle dit: Partons! Le fou dit : Attends-moi; reste morte entre les morts et approche-toi du feu de la bougie pour que Dieu nous voie et lise la peur sur mon visage près de ton visage brûlant de fièvre sous le voile des larmes. Viens plus près, tes larmes donnent à mes lèvres le goût du sel marin et la saveur du pain. Attends-moi, dit le fou.</em></p>
<p style="text-align: center;">XIII</p>
<p style="text-align: left;"><em>Lorsque je quittai Delphes, les dieux de la poésie pure</em><br />
<em>Me bénirent et m’octroyèrent la puissance du mot.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduit de l’arabe par</em> <strong>A. K. El Janabi</strong> et<strong> Mona Huerta</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yEqB5fmA8u"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-poeme-du-dimanche-je-lis-ton-corps-et-me-cultive-de-nizar-qabbani/">Le poème du dimanche : ‘‘Je lis ton corps&#8230; et me cultive’’ de Nizar Qabbani</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Je lis ton corps&#8230; et me cultive’’ de Nizar Qabbani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-poeme-du-dimanche-je-lis-ton-corps-et-me-cultive-de-nizar-qabbani/embed/#?secret=2wpK2ssRhF#?secret=yEqB5fmA8u" data-secret="yEqB5fmA8u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0FKTvrIo21"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/">Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/embed/#?secret=cxiAaebxbJ#?secret=0FKTvrIo21" data-secret="0FKTvrIo21" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/">Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Il y a 200 ans naissait Bahá’u’lláh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/il-y-a-200-ans-naissait-bahaullah/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/il-y-a-200-ans-naissait-bahaullah/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2017 11:13:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Téhéran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bahá’u’lláh et la version anglaise du magazine des Bahá’ís. Cette année, principalement au mois d’octobre, les Bahá’ís du monde entier, tout comme ceux de Tunisie, fêtent le 200e anniversaire de la naissance de Bahá’u’lláh. Par Nicole Rossignol Ben Hamed * Bahá’u’lláh, considéré par ses adeptes comme le dernier des messagers qui au cours de l’histoire...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/il-y-a-200-ans-naissait-bahaullah/">Il y a 200 ans naissait Bahá’u’lláh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Bahá’u’lláh et la version anglaise du magazine des Bahá’ís.</em></p>
<p><em><strong>Cette année, principalement au mois d’octobre, les Bahá’ís du monde entier, tout comme ceux de Tunisie, fêtent le 200e anniversaire de la naissance de Bahá’u’lláh.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Nicole Rossignol Ben Hamed</strong> *</p>
<p><span id="more-120792"></span></p>
<p>Bahá’u’lláh, considéré par ses adeptes comme le dernier des messagers qui au cours de l’histoire ont révélé Dieu à l’humanité, est le fondateur de la Foi bahá’íe.</p>
<p>Bahá’u’lláh s’inscrit dans la succession des messagers divins, Abraham, Krishna, Zoroastre, Moïse, Bouddha, Jésus, et Muḥammad, dont chacun a fondé une religion. Il renouvelle les grands enseignements spirituels des religions antérieures et apporte de nouveaux enseignements pour notre époque, dont le plus important est de reconnaître le messager de Dieu pour notre époque et de suivre ses enseignements.</p>
<p>Sa vie et les événements associés à la naissance de cette nouvelle révélation de Dieu, se passent au 19e siècle, dans le contexte du monde islamique de l’Iran et de l’Empire ottoman.</p>
<p><strong>Le fils de ministre appelé «Père des pauvres»</strong></p>
<p>Bahá’u’lláh est né à Téhéran en Iran, le 12 novembre 1817. Il est le fils de Mirza Buzurg-i-Nuri, riche ministre à la cour royale, dont les origines familiales remontent aux grandes dynasties impériales du passé.</p>
<p>Selon les usages de cette époque, en tant que fils d’un personnage officiel influent, Bahá’u’lláh ne reçoit pas un enseignement formel. Cependant, dès l’âge de quatorze ans, il est connu pour son savoir. Il peut converser sur n’importe quel sujet et résoudre tout problème qui lui est présenté. Il parle de questions religieuses compliquées à des ulémas rassemblés, qui l’écoutent avec beaucoup d’intérêt.</p>
<p>À la mort de son père, il décline le poste ministériel qui lui est proposé, préférant consacrer son énergie à diverses œuvres philanthropiques, ce qui dès les années 1840, lui vaut le surnom de Père des pauvres. Bahá’u’lláh aime également beaucoup la nature et y passe autant de temps qu’il lui est possible, disant : <em>«La campagne est le monde de l&rsquo;âme, la ville est le monde des corps»</em>.</p>
<p>En 1844, un jeune Persan de Shiraz, du nom de Siyyid ‘Alí-Muḥammad, se lève pour proclamer que le Jour de Dieu attendu par toutes les religions, est proche, que l’humanité est à l’aube d’une ère qui verra tous les aspects de la vie et de la connaissance se restructurer, et que sa mission à lui, le Báb, consiste à préparer l’humanité à l’avènement d’un messager universel de Dieu. Ses enseignements se diffusent rapidement.</p>
<p>À peine Bahá’u’lláh prend-t-il connaissance des écrits du Báb qu’il proclame : <em>«[…] celui qui croit au Qur’án, reconnaît son caractère divin, et malgré cela hésite, ne fût-ce qu’un instant, à admettre que ces paroles émouvantes sont dotées du même pouvoir régénérateur, s’est assurément trompé dans son jugement et a dévié loin du sentier de la justice».</em></p>
<p>Alors âgé de 27 ans, il devient vite l’un des disciples les plus écoutés et les plus influents du Báb.<br />
En 1848, Bahá’u’lláh accueille dans le village de Badasht, un rassemblement des plus éminents disciples du Báb, connus sous le nom de bábís. La réunion établit, pour le nombre croissant des croyants, le caractère indépendant de la religion bábíe.</p>
<p>En 1850, le Báb est exécuté et presque tous ses principaux adeptes sont tués par la vindicte populaire attisée par le clergé, ou par les troupes gouvernementales. Bahá’u’lláh est épargné mais en 1852, il est faussement accusé de complicité dans un attentat contre la vie du Shah.</p>
<p>Des personnes influentes lui offrent de le protéger de la colère des ministres du shah, mais il refuse de se cacher et se présente spontanément devant ses accusateurs. Il est alors arrêté et obligé de marcher devant les cavaliers royaux et à leur cadence, sur une distance approximative de 24 kilomètres <em>«‘à pied, enchaîné, tête nue et pieds nus’, sous les rayons implacables du soleil de plein été, jusqu&rsquo;au Síyáh-Chál de Téhéran. En route, il [est] dépouillé à plusieurs reprises de ses vêtements de dessus, couvert de ridicule et criblé de pierres.»</em></p>
<p>C’est dans le Síyáh-Chál, c’est à dire le <em>«Trou noir»</em>, cachot souterrain utilisant l’ancien réservoir de l’un des bains publics de la capitale, bien connu pour son air pestilentiel, sa saleté et l’épaisseur de ses ténèbres, que Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh reçoit les premières lueurs de la révélation divine. Il écrit plus tard : <em>«Je n’étais qu’un homme comme les autres, endormi sur ma couche, lorsque les brises du Très-Glorieux soufflèrent sur moi et me donnèrent la connaissance de tout ce qui fut. Ceci n’est pas de moi mais de Celui qui est tout-puissant et omniscient. Il m’ordonna d’élever la voix entre ciel et terre […]».</em></p>
<p>Après quatre mois dans le Síyáh-Chál, Bahá’u’lláh est banni de sa terre natale : c’est le début de quarante années d’exil, d’emprisonnement et de persécution. Il est obligé de partir avant même de se remettre de son mauvais état de santé causé par les conditions de vie dans le cachot et les blessures faites par les lourdes chaînes qu’il portait autour du cou. Il va d&rsquo;abord à Baghdad, alors partie de l&rsquo;Empire ottoman. Les exils qui suivront, pendant ces 40 années, seront régis par une complicité entre dirigeants persans et ottomans.</p>
<p>Bahá’u’lláh et sa famille partent le 12 janvier 1853, pour un voyage de trois mois et de 880 kilomètres à travers les montagnes enneigées de l’ouest de l’Iran. Ils quittent la Perse comme Bahá’u’lláh le dit lui-même <em>«[…] à l’époque où le froid est si intense qu’on ne peut même pas parler, et que neige et glace sont en telle abondance qu’il est impossible d’avancer »</em></p>
<p>Ils arrivent à Bagdad le 8 avril 1853. Progressivement, les disciples du Báb se tournent vers lui et trouvent dans ses paroles le même esprit qu’ils trouvaient dans les enseignements du Báb. La noblesse de son caractère, la sagesse de ses conseils, et la bonté affectueuse qu’il prodigue à tous font revivre la communauté bábíe.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-120801" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Abdul-Baha-Paris-avec-les-Bahais.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Abdul-Baha avec les Bahá’ís,  à Paris (France) en 1912.</em></p>
<p><strong>La retraite spirituelle du futur messager </strong></p>
<p>Cependant, un an après son arrivée à Bagdad, Bahá’u’lláh se retire dans la région sauvage et montagneuse du Kurdistan, où il vit seul pendant deux ans. Il passe son temps en méditation sur les implications de la mission divine à laquelle il est appelé. Ce qui rappelle la retraite de Moïse sur le Mont Sinaï, les quarante jours et nuits de Jésus dans le désert et la retraite de Muḥammad dans la grotte de Hirâ.</p>
<p>En 1856, Bahá’u’lláh rentre à Bagdad. Sous sa direction, la communauté bábíe recommence à se développer et sa réputation de dirigeant spirituel se répand à travers la région. Pendant cette période Bahá’u’lláh écrit quelques-uns de ses ouvrages les plus réputés, dont <em>‘‘Les paroles cachées’’, ‘‘Les sept vallées’’</em>, et <em>‘‘Le livre de la certitude’’.</em></p>
<p>À Bagdad, les cafés fournissent des lieux propices au débat théologique et philosophique ainsi qu’à la circulation de l’information. Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh les fréquente, et la subtilité de ses propos ainsi que la beauté de son langage attirent les gens.</p>
<p>Il séjournera dix ans à Bagdad. Craignant que sa renommée croissante allume en Iran une nouvelle flambée d’enthousiasme populaire envers la religion bábíe, le régime du shah insiste auprès des autorités ottomanes pour qu’il soit envoyé dans des contrées plus lointaines.</p>
<p>Fin mars 1863, Bahá’u’lláh est courtoisement mais fermement invité à quitter Bagdad pour Constantinople (Istanbul). Avec sa famille et ses compagnons il fait halte pendant douze jours dans un jardin sur les berges du Tigre, où il révèle aux quelques amis qui l’entourent qu’il est le Promis annoncé par le Báb – annoncé en fait, dans toutes les Écritures du monde. Aujourd’hui, la plus joyeuse des fêtes bahá’íes est la fête de Riḍván qui célèbre l’anniversaire de ces douze jours.</p>
<p>Le 3 mai 1863, Bahá’u’lláh quitte Bagdad en direction de Constantinople, capitale de l’Empire ottoman. Le voyage, 1 500 kilomètres, est encore plus long que lors de l’exil précédent, mais les conditions et les régions traversées sont très différentes. Le groupe d’exilés composé des membres de la famille de Bahá’u’lláh et d’une trentaine de disciples, est accompagné de dix soldats à cheval et d’un officier. Cinquante mules, sept paires de litières surmontées chacune de quatre parasols complètent la caravane qui s’achemine, «<em>par petites étapes, et pendant au moins cent-dix jours, à travers les régions montagneuses, les défilés, les bois, les vallées et les pâturages qui constituent les paysages pittoresques de l’Anatolie orientale, jusqu’au port de Samsun, sur la mer Noire»</em>.</p>
<p>Les habitants de Bagdad et du Kurdistan connaissaient et aimaient Bahá’u’lláh et des témoins oculaires déclarent que des foules se rassemblaient le long de sa route, et nombreux étaient ceux, y compris intellectuels et fonctionnaires du gouvernement, qui étaient bouleversés d’émotion en lui présentant leurs hommages.</p>
<p>À Samsun, ils embarquent à bord d&rsquo;un bateau à vapeur turc, et trois jours plus tard, le dimanche 16 août 1863, ils débarquent à Constantinople où ils ne demeureront que quatre mois.</p>
<p>Au cœur de l&rsquo;hiver, le sultan ‘Abdu’l-Azíz, souverain de l&rsquo;Empire ottoman, ordonne que Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh soit expulsé de Constantinople. Le voyage jusqu’à Andrinople ne dure que douze jours, mais il est entrepris pendant un hiver très rigoureux. ‘Abdu’l-Bahá, le fils de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh, alors âgé de 19 ans, souffrira des pieds pendant le reste de sa vie à cause de gelures endurées au cours de ce voyage. Et à leur arrivée, le 12 décembre 1863, ils découvrent que l’hébergement prévu pour eux ne les protège pas du froid intense.</p>
<p>Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh appelait cette ville la «prison éloignée» car c’est le lieu où il a séjourné, le plus éloigné de son lieu de naissance, plus de 2 800 kilomètres.</p>
<p>Malgré des conditions de vie difficiles, un flux d&rsquo;écrits plus grand que jamais coule de sa plume. Ils sont distribués par ses disciples aussi loin qu’en Égypte et en Inde. Un témoin oculaire écrit : <em>«Jour et nuit, les versets divins pleuvaient en quantité telle qu&rsquo;il était impossible de les consigner tous. De nombreux secrétaires travaillaient jour et nuit, et cependant, n&rsquo;arrivaient pas au bout de cette tâche.»</em></p>
<p>Très rapidement après leur arrivée, de nombreux habitants de la ville, gouverneur, hauts fonctionnaires et intellectuels compris, recherchent la compagnie de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh et lui montrent un grand respect, s’arrêtant spontanément et s&rsquo;inclinant devant lui lorsqu’il marche dans la rue.</p>
<p>Mírzá Yahyá, son demi-frère, est tellement jaloux de cette situation qu&rsquo;il charge quelqu&rsquo;un de l’empoisonner. Il faudra des mois à Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh pour se rétablir et il gardera de cet épisode, un tremblement dans l’écriture jusqu’à la fin de sa vie.</p>
<p>C’est à Andrinople que Bahá’u’lláh écrit la très connue <em>‘‘Tablette à Aḥmad’’,</em> adressée à l’un de ses plus ardents disciples qui avait souffert de nombreuses persécutions pour avoir accepté ses enseignements après ceux du Báb.</p>
<p><strong>Lettres aux rois et dirigeants du monde</strong></p>
<p>C’est aussi à Andrinople, en 1867, qu’il commence à écrire aux rois et dirigeants du monde, dont l’empereur Napoléon III, la reine Victoria, le kaiser Guillaume 1er, le tsar Alexandre II, l’empereur François-Joseph, le pape Pie IX, le sultan ‘Abdu&rsquo;l-Azíz, et le shah d’Iran Nasiri&rsquo;d-Din.</p>
<p>Dans ces lettres, Bahá’u’lláh proclame ouvertement sa station de Messager de Dieu. Il presse les dirigeants d’œuvrer en faveur de la justice et du désarmement et les exhorte à se regrouper dans une communauté de nations, les avertissant de conséquences désastreuses s&rsquo;ils ne parviennent pas à établir la paix.</p>
<p>En 1868, le sultan ordonne de nouveau le bannissement de Bahá’u’lláh, dans la ville-prison d’Acre, destination si éloignée que, pense-t-on, sa religion y mourra sûrement.</p>
<p>Au milieu des années 1800, Acre était la destination finale pour les meurtriers les plus notoires, les voleurs de grand chemin et les ennemis politiques du régime ottoman. Ville fortifiée aux rues sales et aux maisons humides et désolées, elle n&rsquo;avait pas de source d&rsquo;eau douce, et son air était réputé pour être particulièrement malsain. Les autorités s’attendaient à ce que, dans ces conditions, Bahá’u’lláh et ses compagnons périssent rapidement.</p>
<p>Le 31 août 1868, les exilés mettent pied à terre près de la porte de la mer à Acre, une des deux seules entrées de la ville forteresse. Bahá’u’lláh allait passer le reste de sa vie, 24 ans, à Acre et dans ses environs. C’est là qu’il révèle le plein éclat de sa splendeur.</p>
<p>Dans la chaleur intense de l’été, Bahá’u’lláh, sa famille et les quelque 70 personnes qui l’accompagnent, sont conduits à la prison. Sur le chemin, ils sont arrêtés devant la mosquée Al-Jazzar, où le décret du sultan ‘Abdu’l-Azíz qui <em>«non seulement les condamnait à un bannissement définitif, mais encore stipulait une incarcération rigoureuse, et leur interdisait toute association entre eux ou avec les habitants de la localité»</em> est publiquement lu.</p>
<p>Les conditions de détention des premiers mois de prison sont très dures, et la malaria et la dysenterie s’y ajoutent. Les gardiens de prison interprètent rigoureusement le décret du sultan et Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh est surveillé et maintenu en isolement. Mais peu à peu, bien que pas un seul mot du décret n’ait été changé, les fonctionnaires commencent à traiter leurs prisonniers bahá’ís de manière différente. L’attention de ‘Abdu&rsquo;l-Bahá envers les malades et son souci pour le bien-être des prisonniers, joints au comportement et à la noblesse de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh, impressionnent tellement les autorités qu&rsquo;ils assouplissent certaines restrictions.</p>
<p>Alors que la nouvelle de son arrivée à Acre se répand, beaucoup de disciples de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh viennent de loin, souvent à pied sur des centaines de kilomètres, pour lui rendre visite. On leur refuse habituellement l&rsquo;accès à la forteresse et ils doivent se contenter de l’apercevoir de loin derrière une fenêtre.</p>
<p>L’emprisonnement à l’intérieur de la citadelle, sous bonne garde, durera pendant plus de deux années. Puis, les autorités autorisent Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh et sa famille à vivre dans la ville fortifiée d&rsquo;Acre.</p>
<p>Bien que les lieux d’habitation aient un peu changé, les exilés sont toujours des prisonniers. Mais les visites à Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh sont un peu plus facile pour tous ceux qui veulent le rencontrer.</p>
<p>C’est à cette période qu’il écrit, en 1873, son ouvrage le plus important, le <em>‘‘Très-Saint-Livre’’</em> (<em>‘‘Kitáb-i-Aqdas’’</em>), qui expose les lois et principes essentiels à observer par ses disciples, jette les bases des institutions bahá&rsquo;íes et formule sa vision du développement de la civilisation humaine :<em> «Le premier devoir que Dieu prescrit à ses serviteurs est de reconnaître celui qui est l’aurore de sa révélation, la fontaine de ses lois, et qui représente la Divinité à la fois dans le royaume de sa cause et dans le monde de la création. Quiconque accomplit ce devoir atteint au bien souverain et quiconque s’en prive s’égare, même s’il accomplit toutes les bonnes actions possibles. Il convient à tous ceux qui atteignent ce rang sublime, cette cime de gloire transcendante, d’observer chaque ordonnance de celui qui est le Désir du monde. Ces devoirs jumeaux sont inséparables. L’un est inacceptable sans l’autre. Ainsi en décide celui qui est la source de l’inspiration divine.»</em></p>
<p>Comme lors des précédents exils, les habitants d’Acre, commencent à rechercher les conseils de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh, et essayent de rendre sa vie plus confortable : <em>«Les titres tels que ‘‘chef auguste’’ et ‘‘Son Altesse’’, qu&rsquo;ils lui donnaient lorsqu&rsquo;ils parlaient de lui, indiquent bien la vénération qu&rsquo;il leur inspirait. Un jour, un général européen, auquel il avait accordé audience en même temps qu&rsquo;au gouverneur, fut tellement impressionné qu&rsquo;il resta à genoux sur le sol près de la porte»</em>.</p>
<p>Le propriétaire de la maison voisine de celle qu’il occupe démolit le mur séparant les deux maisons afin de fournir à Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh une maison lui convenant mieux. L’ensemble est maintenant appelé la maison de ‘Abbúd. Bahá’u’lláh y vivra de 1873 à 1877.</p>
<p>À Acre, ‘Abdu&rsquo;l-Bahá prépare les pèlerins à rencontrer Bahá’u’lláh, et plus encore que dans les précédents lieux d’exil contacte les fonctionnaires, gère les affaires quotidiennes de la famille et travaille assidûment à rendre la vie des bahá&rsquo;ís aussi confortable que possible. Beaucoup du respect de plus en plus montré aux bahá&rsquo;ís est le résultat des qualités exceptionnelles manifestées par &lsquo;Abdu&rsquo;l-Bahá.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-120797 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Centre-des-Bahais-Acre.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Jardins des Bahais à Acre.</em></p>
<p><strong>Loin d’Acre, la ville-prison</strong></p>
<p>L’estime des autorités locales pour Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh est alors telle qu’elles lui permettent de quitter la ville-prison au printemps 1877, bien que le décret initial de bannissement ne soit pas révoqué.</p>
<p>‘Abdu’l-Bahá réussit à louer une maison appelée Mazra’ih à environ six kilomètres au nord d’Acre. C’est là que Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh s’installe lorsqu’enfin, franchissant la deuxième porte d’Acre, celle de la terre, il quitte les murs de la ville-prison, début juin 1877.</p>
<p>Après des années de strict confinement entre les murs d’Acre, Bahá’u’lláh éprouve un immense plaisir à vivre à Mazra’ih. Il peut aussi plus facilement rencontrer les pèlerins qui viennent le voir de tout l’Empire ottoman et d’au-delà.</p>
<p>En septembre 1879, ‘Abdu’l-Bahá loue une demeure construite près d’Acre. Bahjí qui signifie félicité, sera la maison des douze années et demie de vie qui restent à Bahá’u’lláh. Elle lui offre ainsi qu’à sa famille l’espace pour rencontrer un nombre sans cesse grandissant de visiteurs et d’amis.</p>
<p>L’ordre de son emprisonnement à Acre n’ayant jamais été annulé, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh disait souvent concernant ses jours à Bahjí : <em>«En vérité, la plus misérable prison a été changée en paradis terrestre.»</em> C’est là que Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh écrit le dernier grand ouvrage de son ministère, l’<em>‘‘Épître au Fils du Loup’’.</em></p>
<p>À Bahjí, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh élucide ses enseignements et envoie dans diverses parties du monde, des Tablettes faisant référence à son enseignement social le plus crucial – l&rsquo;unité de l&rsquo;humanité. Tous ses autres enseignements sociaux sont des moyens d&rsquo;atteindre et de maintenir l&rsquo;unité concrète de l&rsquo;humanité afin que les humains puissent accomplir le but de leur création, faire avancer pacifiquement une civilisation en constante évolution.</p>
<p>Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh vivait à Bahjí dans la plus grande simplicité, entouré de sa famille, de ses disciples et de pèlerins. Des visiteurs occasionnels, y sont venus le voir, dont le professeur anglais Edward Granville Browne, l&rsquo;un des rares Occidentaux à avoir, au cours de quatre entrevues successives, rencontré Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh. Le professeur Browne écrit à propos de son premier rendez-vous : <em>«Le visage de celui que je contemplai, je ne saurais l&rsquo;oublier et pourtant je ne puis le décrire. Ses yeux perçants semblaient pénétrer jusqu&rsquo;au tréfonds de l&rsquo;âme ; de larges sourcils soulignaient la puissance et l&rsquo;autorité […]. Il eut été superflu de demander en la présence de qui je me trouvais ; je me prosternai devant celui qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une vénération et d&rsquo;un amour que les rois lui envieraient et auxquels les empereurs aspireraient en vain !»</em></p>
<p>Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh déclare au cours de cette rencontre : «<em>Que toutes les nations deviennent une dans la foi et que tous les hommes soient des frères ; que les liens d&rsquo;affection et d&rsquo;unité entre les enfants des hommes soient fortifiés ; que la diversité des religions cesse et que les différences de races soient annulées, quel mal y a-t-il en cela ? Cela sera, malgré tout ; ces luttes stériles, ces guerres ruineuses passeront et la ‘paix suprême’ viendra [&#8230;] Que l&rsquo;homme ne se glorifie pas d&rsquo;aimer son pays, mais plutôt d&rsquo;aimer le genre humain.»</em></p>
<p>Dans les années 1860, les membres d’un groupe religieux allemand appelé la Société des templiers, s’installent à Haïfa et construisent leurs maisons au pied du Mont Carmel où, croient-ils, le Christ va bientôt revenir. Au-dessus de la fenêtre de l’une de ces maisons une inscription en allemand dit<em> «Le Seigneur est proche – 1871».</em></p>
<p>En 1868, Bahá’u’lláh fait brièvement escale à Haïfa, sur son chemin vers Acre et de nouveau à trois occasions entre 1883 et 1891. Pendant l’une de ces visites, il plante sa tente non loin de cette maison. Il visite aussi la caverne d’Élie où, des siècles auparavant, un Ordre chrétien a construit un monastère dans l&rsquo;attente du retour du Christ.</p>
<p>Dès 1600 av. J.-C., le mont Carmel décrit comme une «<em>montagne sainte</em>» dans les livres et les écritures sacrés, est mentionné dans les prophéties et Isaïe chante ses louanges :<em> «Le désert et la terre aride se réjouiront ; la steppe sera dans l&rsquo;allégresse, et fleurira comme le narcisse ; il se couvrira de fleurs et tressaillira, il poussera des cris de joie. La gloire du Liban lui sera donnée, avec la magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de Yahweh, la magnificence de notre Dieu.»</em></p>
<p>En 1891, lors de sa dernière visite au Mont Carmel, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh montre à ‘Abdu’l-Bahá où ensevelir le Báb, près d&rsquo;un cercle de cyprès. Après moult difficultés, &lsquo;Abdu&rsquo;l-Bahá accomplit le souhait de son père en 1909.</p>
<p>Aujourd’hui, le Tombeau du Báb, second lieu le plus saint pour les Bahá’ís est visité par des centaines de milliers de personnes chaque année.</p>
<p>Lors de cette même visite, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh plante sa tente près du monastère des Carmélites et écrit la première partie de la ‘‘Tablette du Carmel’’, charte pour la création du Centre administratif et spirituel mondial de la foi bahá&rsquo;íe.</p>
<p>La vision de Bahá’u’lláh est confirmée par l’établissement du Centre mondial bahá&rsquo;í – qui est maintenant le cœur d&rsquo;une communauté bahá&rsquo;íe mondiale de plusieurs millions de membres.</p>
<p>Aux premières heures du 29 mai 1892, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh décède au Manoir de Bahjí. Neuf jours plus tard, son testament est décacheté. Il désigne ‘Abdu’l-Bahá comme son successeur et chef de la foi bahá&rsquo;íe. C’est la première fois dans l&rsquo;histoire que le fondateur d&rsquo;une religion mondiale identifie clairement qui ses fidèles doivent suivre après sa mort. Cette déclaration d’un successeur est la disposition centrale de ce qui pour les bahá&rsquo;ís est connu comme <em>«L&rsquo;Alliance de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh».</em> Cela a permis à la foi bahá&rsquo;íe de rester unie autour d&rsquo;une autorité centrale depuis plus d&rsquo;un siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-120802" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Bahais-de-Albany-New-York.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bahá’ís d&rsquo;Albany, New York (Etats-Unis) fêtent le nouvel an 2013.</em></p>
<p>Peu après le décès de Bahá’u’lláh, ‘Abdu’l-Bahá envoie ce message : <em>«Le Soleil de Vérité, cette sublime lumière, s&rsquo;est couché à l&rsquo;horizon du monde pour se lever, dans son immortelle splendeur, au-dessus de l&rsquo;infini royaume ; dans son ‘‘Livre le plus saint’’, il appelle les plus constants de ses amis : ‘‘Ne soyez pas effrayés, ô peuples du monde, lorsqu&rsquo;aura disparu l&rsquo;étoile du matin de ma beauté et que le ciel de mon tabernacle sera dissimulé à votre regard. Levez-vous pour servir ma Cause et exalter ma parole parmi les hommes’’. »</em></p>
<p>Le jour de son décès, juste après le coucher du soleil, Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh est enterré dans une simple pièce attenante au Manoir de Bahjí. ‘Abdu’l-Bahá, et après lui Shoghi Effendi, le Gardien de la foi bahá&rsquo;íe embelliront, avec amour et constance ce lieu qui, pour les bahá&rsquo;ís, est l&rsquo;endroit le plus saint sur terre, vers lequel ils se tournent chaque jour pour la prière. Les pèlerins y viennent de tous les coins du monde pour rendre hommage à Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh et réaligner leur vie sur les nobles fins qu&rsquo;il a définies pour l&rsquo;humanité.</p>
<p>Pour les bahá&rsquo;ís, la station de Bahá&rsquo;u&rsquo;lláh est telle que sa photographie n&rsquo;est exposée que dans certaines occasions et avec le plus grand respect. Elle n&rsquo;est pas visible dans des maisons privées ni dans les médias. La plupart des Bahá&rsquo;ís ne la voient que lors du pèlerinage au Centre mondial bahá&rsquo;í à Haïfa.<em> «En supportant les malheurs et les tribulations, en révélant les versets sacrés et en fournissant des preuves, cet Opprimé n’a eu d’autre dessein que d’éteindre la flamme de la haine et de l’inimitié afin d’illuminer par la lumière de la concorde l’horizon du cœur des hommes pour qu’il atteigne une paix et une quiétude réelles. De l’aurore de la tablette divine, resplendit le soleil de cette parole, et il appartient à chacun d’y fixer son regard. Ô peuples du monde, nous vous exhortons d’observer ce qui élèvera votre rang. Accrochez-vous solidement à la crainte de Dieu et adhérez fermement à ce qui est bien. En vérité je le dis, la langue est faite pour mentionner ce qui est bien, ne la souillez pas de paroles inconvenantes. Dieu pardonne le passé. Désormais, chacun devrait exprimer ce qui est bien et convenable et devrait s’interdire les calomnies, les insultes et tout ce qui provoque la tristesse chez l’homme.»</em></p>
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