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	<title>Archives des Berbères - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Berbères - Kapitalis</title>
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		<title>Affaire Belghit &#124; L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 05:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Amine Belghit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La scène médiatique algérienne est secouée par une nouvelle controverse majeure. Mohamed Amine Belghit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/04/affaire-belghit-lamazighite-au-coeur-dune-nouvelle-polemique-en-algerie/">Affaire Belghit | L’amazighité au cœur d’une nouvelle polémique en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La scène médiatique algérienne est secouée par une nouvelle controverse majeure. Mohamed Amine Belghit, historien et professeur d’université à Alger, a été placé en détention provisoire par le tribunal de Dar El Beïda suite à des accusations graves d’atteinte à l’unité nationale. Ces poursuites font suite à des déclarations controversées, considérées comme racistes à l’égard des Amazighs, tenues sur Sky News Arabia.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala *</strong></p>



<span id="more-16396015"></span>



<p>Lors de son intervention sur la chaîne émiratie, Belghit a affirmé que <em>«l’amazighité est une création de l’Académie berbère»</em>, remettant ainsi en question l’une des trois constantes nationales consacrées par la Constitution algérienne aux côtés de l’islamité et de l’arabité. Ces propos ont suscité une vague d’indignation, notamment parmi les communautés kabyles et amazighes, qui les perçoivent comme une négation flagrante de leur identité millénaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réaction judiciaire rapide et ferme</h2>



<p>Conformément aux articles 79 et 97 bis du Code pénal algérien, Belghit est poursuivi pour <em>«atteinte à l’intégrité du territoire national»</em> et <em>«atteinte à l’unité nationale par des moyens de propagande»</em>. Le fait que ces propos aient été diffusés sur un média étranger, en l’occurrence émirati, aggrave la situation, le dossier pouvant être interprété comme une tentative de porter atteinte à la cohésion nationale par voie externe.</p>



<p>Dans la foulée de cette polémique, des militants kabyles proches du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont réagi vigoureusement. Par le biais de communiqués diffusés sur les réseaux sociaux, ils ont dénoncé un <em>«système hostile à l’existence, à la langue et à l’histoire kabyles»</em> et ont réitéré leur appel à l’indépendance de la Kabylie. Ces réactions montrent que l’affaire dépasse le cadre judiciaire pour toucher à des sensibilités politiques et identitaires profondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un procès à forts enjeux</h2>



<p>Mohamed Amine Belghit encourt de lourdes peines. En vertu des qualifications retenues, il risque entre 5 et 20 ans de prison assortis d’amendes importantes. Ce dossier pourrait marquer un précédent en matière de traitement des discours publics en Algérie. Il met en lumière l’équilibre délicat entre liberté d’expression, protection de l’unité nationale et reconnaissance de la diversité culturelle. Le procès en vue sera scruté de près, tant en Algérie qu’à l’international.</p>



<p>Longtemps marginalisée après l’indépendance de l’Algérie en 1962, l’amazigh n’a été reconnu officiellement qu’en 2002 comme langue nationale, puis en 2016 comme langue officielle aux côtés de l’arabe. Cette reconnaissance visait à apaiser les tensions identitaires, notamment en Kabylie. Cependant, les débats autour de l’identité, de la langue et des appartenances culturelles restent vifs et sensibles, alimentant régulièrement des crispations politiques.</p>



<p>Affaire à suivre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="محمد الأمين بلغيث: الجزائر عقدة فرنسا الأبدية والأمازيغية صنيعة المخابرات | #السؤال_الصعب" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/96oj33Xr4ew?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p></p>
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		<title>Les Marocains célèbrent Yennayer, le nouvel an amazigh</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/les-marocains-celebrent-yennayer-le-nouvel-an-amazigh/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 11:56:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Yennayer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Maroc, la journée du 14 janvier est celle  de la célébration du Nouvel An amazigh ou berbère. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’année dernière, la journée du 14 janvier est officiellement entrée dans le calendrier des fêtes nationales au Maroc comme étant celle de la célébration du Nouvel An amazigh, également appelé Yennayer, faisant ainsi revenir au premier plan la culture et les traditions berbères.</em></strong></p>



<span id="more-15181911"></span>



<p>La célébration du Nouvel An amazigh a une signification symbolique forte qui reflète les racines et la diversité du tissu culturel marocain.</p>



<p>Les Berbères représentent la partie de la population indigène du Maroc, non arabisée, minoritaire mais avec une forte présence culturelle.</p>



<p>Partout au Maroc, les gens font la fête avec des expositions, des concerts et des marchés artisanaux typiques berbères.</p>



<p>Cette inscription dans le calendrier officiel des fêtes nationales, qui était fortement souhaitée par le roi Mohammed VI, vise à préserver la diversité culturelle et à valoriser le patrimoine national amazigh.</p>



<p>D’un point de vue pratique, les implications sont nombreuses, tout d’abord au niveau éducatif, où l’enjeu pour la minorité berbère consiste à garantir l’intégration à long terme de cette langue dans l’administration publique et également à en faire un levier d’enseignement.</p>



<p>Avec la loi qui est à l’étude depuis 2004 et qui a récemment trouvé aussi ses décrets d’application, l’intégration des Berbères de langue amazighe dans l’administration publique est envisagée, c’est pourquoi des accords ont été signés pour démarrer les formations.</p>



<p>Dans tous les bureaux administratifs, 464 agents parlant amazigh ont été déployés pour communiquer avec les citoyens, en plus de la mobilisation de 69 agents parlant amazigh dans 10 centres d’appels. Plus de 3 000 panneaux traduisent les instructions de base de l’administration publique en amazigh</p>



<p>Par ailleurs, au cours des prochains mois, 1 684 agents de langue amazighe seront embauchés pour l’accueil et l’orientation dans 19 départements ministériels.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/les-marocains-celebrent-yennayer-le-nouvel-an-amazigh/">Les Marocains célèbrent Yennayer, le nouvel an amazigh</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kabyles de France: de l’impasse à la voie de garage   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/18/kabyles-de-france-de-limpasse-a-la-voie-de-garage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 09:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kabylie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce premier quart de siècle, comment pourrait-on caractériser la communauté kabyle installée en France?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/18/kabyles-de-france-de-limpasse-a-la-voie-de-garage/">Kabyles de France: de l’impasse à la voie de garage   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Toulouse. Printemps 2024. Inauguration de la rue de la Kahina. Dans la continuité de la création du square Idir lors de l’hiver 2023 dans le vingtième arrondissement de Paris, l’existence d’une conscience franco-kabyle s’est affirmée jusqu’à l’officialisation. Tandis qu’en France les deux dernières séries d’élections (européennes et législatives) ont mis en avant des personnalités politico-médiatiques aux origines maghrébines le plus souvent d’origine algérienne (la secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache, la députée européenne Malika Sorel…), une prédominance kabyle apparaît nettement si on en affine la prise en compte (Karim Zéribi, Amine El Bahi, Sophia Chikirou&#8230; jusqu’à Jordan Bardella du RN!). En ce premier quart de siècle, comment pourrait-on caractériser la coexistence franco-kabyle à travers une déclinaison allochtone plus régionalisante, c’est-à-dire la communauté kabyle installée en France?</em></strong></p>



<p><strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-14012124"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg" alt="" class="wp-image-10755817" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Jean-Guillaume-Lozato-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Pour répondre à ce qui correspond à un délicat enjeu de réflexion, la première des missions à accomplir serait de rappeler très sommairement ce que l’on définit par <em>«Kabyles»</em>. Pour immédiatement après analyser le relationnel avec la France. Afin de pouvoir rendre compte de la position des Kabyles en France.</p>



<p>Pour rappel, les Kabyles s’apparentent au socle des peuples berbères présents en Afrique du nord. Ceci bien avant l’arrivée des Arabes. Vérité historique qui les place en position d’éclaireurs du Grand Maghreb. Sur un spectre de berbérité s’étendant du Maroc jusqu’à l’Ouest de l’Égypte (oasis de Siwa). Une bande territoriale d’une largeur d’environ 2270 kilomètres.</p>



<p>A l’origine, cet enracinement ethno-géographique était basé sur une ère culturelle regroupant les cinq Etats actuels de la partie septentrionale du cotinent africain. De nos jours, est perceptible l’éclatement de la berbérité, avec l’édification d’isolats épars. Parmi eux, les Berbères d’Algérie. Qui ne sont ni ceux des étendues désertiques égyptiennes, ni ceux des territoires bédouins de Libye. Qui n’ont pratiquement plus aucun lien avec ceux de Tunisie, encore plus minoritaires et très largement arabisés. Qui n’ont que quelques liens génétiques sans fraternisation réelle avec ceux du Maroc.</p>



<p>Impérativement, tenons à l’esprit que la Kabylie se compose d’une petite et d’une grande <em>«Kabylie»</em>. Un découpage administratif se polarisant sur les deux plus grandes villes que sont Béjaïa et Tizi-Ouzou. Deux localités singulières quand on pense que Béjaïa a inspiré le mot&nbsp;<em>«bougie»</em> dans la langue de Molière, et que Tizi-Ouzou trône comme la gardienne du massif montagneux du Djurdjura. Ce toponyme d’un relief que les Romains surnommaient <em>«la montagne de fer»</em> était l’entrée en matière idéale sur la scène française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La division des indigènes</h2>



<p>En effet, du temps de la colonisation, ainsi que l’a souligné le journaliste mais aussi chercheur Yassine Telamli&nbsp;(in <em>‘‘La genèse de la Kabylie. Aux origines de l’affirmation berbère en Algérie’’</em>): <em>«La formation, dès le début de l’occupation, de préjugés favorables aux Berbères, principalement les Kabyles, ne pouvait, de toute évidence, que servir le projet de division des indigènes»</em>.</p>



<p>Les Européens en général avaient peut-être produit un jugement hâtif, motivé par la conquête et la course à la rentabilité, plaçant les Arabes comme des rivaux prioritaires, jusqu’à reléguer les Kabyles au second plan étant donné la difficulté d’accessibilité à leurs zones de peuplement montagneuses, tortueuses et rendue dangereuses par un potentiel climat insurrectionnel.</p>



<p>Le territoire français est resté très longtemps paysan dans son âme, de la période médiévale avec le servage et des localités au plan redessiné en fonction des commodités (pressoir, moulin&#8230;) placées plus souvent au sud ou à l’ouest. Sans compter que tout un pays a été gouverné par la royauté jusque dans son expression absolutiste.</p>



<p>Avec un retrait vers les terres dû à la crainte des attaques sur les côtes, et au fait de se consacrer pleinement à un immense espace agricole et forestier. La ruralité des plaines mais aussi des montagnes a donc imprégné longtemps une mentalité française dans sa conception des choses, y compris au sein de sa population urbaine. Comme chez les Kabyles. Voilà pourquoi s’est développé l’a priori moins négatif qu’envers les Arabes.</p>



<p>Ajoutons à cela l’observation chez les Kabyles de certains phénotypes différents des Arabes (une présence plus visible de dolichocéphalie, des teintes de peau plus claires), ou carrément communes aux Indo-Européens (yeux clairs ou cheveux clairs, parfois la combinaison des deux, dans certains cas rares des traits du visage n’ayant rien ou pratiquement rien de méditerranéen). La porte d’entrée rêvée, mieux qu’un visa si on se réfère aux propos de Deborah née en France&nbsp;: <em>«Je peux passer partout et je n’ai jamais rencontré de racisme»</em>, explique-t-elle (in&nbsp;: <em>‘‘Le Syndrome du Nord Magnétique’’</em>), en raison de ses yeux bleus. Un raisonnement qui fait écho à celui exposé par Elizabeth Nelson dans <em>‘‘Métropolitiques’’</em>&nbsp;(article intitulé <em>«Les Algériens en région parisienne&nbsp;: entre espaces d’inclusion et d’exclusion»</em>): <em>«Pour eux, vivre dans le centre de Paris pourrait donc être plus facile. En tout cas, certains des enquêtés s’identifiant comme berbères ont mentionné leur capacité à ‘</em>‘s’intégrer’’<em> grâce à leur peau claire, leurs yeux clairs et leurs cheveux blonds. Par exemple, Soumia une fille d’immigrés berbères de 20 ans, a déclaré&nbsp;: </em>‘‘Je leur ressemble, donc c’est plus facile pour moi<em> [de m’intégrer]’’.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14012185" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Diaspora-Kabyle-France.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La diaspora kabyle en France fait entendre sa différence. </em></figcaption></figure></div>


<p>L’expression répétée de toutes ces différences par rapport au reste des Algériens, des émeutes se sont produites <em>«presque»</em> naturellement après l’Indépendance au travers du Printemps Berbère. Avec des sursauts ressentis jusqu’en France. Le dernier en date a été la manifestation organisée par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) place de la Nation, à Paris.</p>



<p>La communauté berbère la plus conséquente d’Algérie s’est effectivement fait remarquer à plusieurs reprises.</p>



<p>Favorablement, vis-à-vis des autorités autochtones ancestrales. C’est-à-dire dans des perspectives strictement locales, tout au plus régionales. Avec un basculement d’ordre plus national de par l’image de la résistance des combattants kabyles face aux oppresseurs ottomans, arabes ou européens. Le territoire a toujours été défendu, de l’époque de la reine Kahina jusqu’à l’insurrection des Mokrani aux temps de la colonisation française.</p>



<p>Défavorablement, peu après le joug colonial. La faute à quelques incompréhensions entre la population de cette portion de l’est algérien et le pouvoir central conditionné par un Houari Boumediene ayant scandé <em>«Nous sommes Arabes, Arabes, Arabes&nbsp;!»</em>. Le gouvernement eut par la suite à affronter les émeutes de 1988 s’ouvrant sur la fameuse décennie noire où extrémistes islamistes et militaires se rejetèrent la responsabilité de bien des séries d’exactions. Une des conséquences en a été le déplacement de la tribune d’expression des revendications kabyles vers l’espace francophone géographiquement (Canada, Belgique et surtout France), culturellement, médiatiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sentiment d’exil</h2>



<p>Indéniablement, la Kabylie fait partie du patrimoine historique indépendantiste national. Mais le régionalisme semble avoir emprunté un horizon plus enclin au sécessionnisme. Avec l’expatriation, un sentiment d’exil s’est accru au fil des décennies, dont la genèse a été la fin du XIXe siècle. Aux quatre coins de l’Hexagone, une implantation solide a perduré. Nous sommes donc en présence d’un mouvement migratoire de longue date d’un groupe ethnique que l’on peut très logiquement qualifier de fortement enraciné. Ce flux ininterrompu a été le bâtisseur actif de l’itinéraire devenu traditionnel entre la France et l’Algérie. Puis l’anticipateur d’une scission arabo-berbère à l’algérienne. Jusqu’au creusement d’une brèche élargissant le fossé d’avec la population arabophone. Au point de creuser le tombeau des relations entre Algériens Kabyles et non Kabyles?</p>



<p>Il semblerait que les choses empruntent cette voie. Au Canada, les Kabyles qui résident au Québec disposent d’un certain droit à la visibilité audiovisuelle. Alors concernant leurs coreligionnaires de France, la représentativité est encore plus poussée grâce à la francophonie servant des organes médiatiques comme Berbère TV ou Beur FM.</p>



<p>Les Kabyles de France bénéficient d’une image travaillée par la diaspora, à savoir toute une stratégie de différenciation accentuée. Le Kabyle en France, c’est l’Algérien installé tellement tôt qu’il fait partie du décor depuis les premières décennies du XXe siècle (entre 1914 et 1918, on en dénombrait déjà 80 000). Le Kabyle en France, c’est celui dont la présence et la force de travail sont associées à la réglementation dite <em>«Licence IV»</em> pour encadrer un débit de boissons. A la différence de l’épicier renvoyant à l’expression <em>«aller faire des courses chez l’Arabe du coin»</em>. Tout une symbolique. Une position qui a eu pour effet de diviser pour mieux régner au profit du colonisateur de l’époque. Une séparation qui a suggéré un séparatisme, entre autres à partir de l’alcool, substance déjà instrumentalisée par le passé aux dépens des Eskimos ou des Indiens d’Amérique. Une notion faisant penser aux analyses de Nessim Znaien dans <em>‘‘Les raisins de la domination’’ </em>où l’auteur tunisien s’était penché sur la question de l’histoire sociale de l’alcool dans sa patrie. Pour les Kabyles, pourrait-on parler de raisins de l’assimilation?</p>



<p>Entre soubresauts et soulèvements, ce n’est pas la première fois que l’Algérie Berbère se voit animée par une secousse tellurique partant de la contestation pour arriver à la contestation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14012187" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Kabyles-de-France.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les Kabyles de France affichent leur particularisme culturel.</em></figcaption></figure></div>


<p>Concentrons-nous sur notre époque <em>«post-moderne»</em>. En Algérie, bien que l’assassinat du chanteur engagé Matoub Lounes eût plongé le pays dans l’émoi en juin 1998, la solidarité interrégionale semble reléguée dans l’armoire à souvenirs. En France, le sentiment communautaire algérien paraît ne se manifester qu’en cas de match de foot international.</p>



<p>Il est évident que cette problématique, mettant en cause l’Algérie nationale et transnationale par le biais de la régionalisation, tombe très mal en ce moment. S’ajoutant à d’autres préoccupations pour son gouvernement déjà confronté à un taux de chômage des jeunes très élevé, à la corruption, à la gestion sécuritaire de son immensité territoriale (2 381 741 km² ), à la gestion d’une économie défaillante dont la perte de vitesse de 1986 n’a jamais été réellement compensée. En plus de ses retards structurels, la vie économique voit son activité contrariée par la croissance des inégalités et le possible réveil du <em>«Hirak»</em> ou de quelque autre forme de contestation populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accentuation des contrastes interethniques</h2>



<p>La réponse à cette problématique peut tout à fait se matérialiser par l’affirmative. La récente requête menée par le chanteur <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fehrat Mehenni</a>, au nom du MAK, a été enregistrée officiellement par l’Onu. Avec comme date butoir 2025 pour officialiser l’Indépendance de la Kabylie. Un glissement d’un régionalisme à grande échelle vers l’international.</p>



<p>Très active au Canada ainsi qu’en Belgique, la diaspora l’est encore davantage en France (notamment au travers d’associations comme Kabyles de France et AFKIF, AKFSO, AJKF…). Le militantisme pro-Kabylie y est tellement représenté qu’il pourrait fausser un débat et biaiser les intérêts réels aussi bien nationaux, régionaux, que municipaux en Algérie.</p>



<p>Les préoccupations d’un Algérien Berbère installé en France peuvent nettement différer de celles d’un autre qui réside dans son pays d’origine. Ou même là commencent à se différencier les Kabyles des villes et ceux des campagnes, les Kabyles de Kabylie de ceux établis dans les quartiers algérois de Bab El-Oued, Tilimly ou Tikseraïne.</p>



<p>Par conséquent, pendant cette durée d’un an à compter du printemps 2024, les activistes indépendantistes attendent avec impatience l’issue d’une demande déposée dans une dimension internationale. Avec une possible accentuation des contrastes interethniques vus d’Algérie. Mais surtout vu de France dans un premier temps, sur un territoire où l’instrumentalisation du vote maghrébin est une réalité récurrente.</p>



<p>Chez les expatriés, les sentiments balancent de l’espoir vers l’illusion d’un individu à un autre. <em>«De quoi vont vivre les gens de ma région là-bas? De la vente d’huile d’olive&nbsp;?»</em>, ironise Khaled, Kabyle installé sur Paris. <em>«Avec notre indépendance, c’est un moyen de faire enfin comprendre aux gens du monde entier que nous sommes différents des Arabes»</em>, espère un cafetier très sympathique mais conservant l’anonymat. Son fournisseur, algérien moitié arabe moitié kabyle, y va plus prudemment en prophétisant presque&nbsp;: <em>«Le destin réunira les deux groupes à nouveau s’il y a conflit au sujet de l’autodétermination»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ULE4tcCgmZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/">L’unité de l’Algérie se chante aussi en kabyle  (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’unité de l’Algérie se chante aussi en kabyle  (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/12/lunite-de-lalgerie-se-chante-aussi-en-kabyle-video/embed/#?secret=N630vFvpVc#?secret=ULE4tcCgmZ" data-secret="ULE4tcCgmZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le danger vient justement de la dichotomie. En persistant à se différencier des Arabes sur tous les points, y compris sur le plan de la pratique religieuse, voire carrément de l’obédience (les conversions au christianisme surtout protestant ou l’adhésion à l’athéisme, les répercussions sont multiples, croisées&nbsp;: dans le passé, si l’on prend en note le compte-rendu émis par le Commandant Lesourd, lors de son discours dans le cadre du CHEAM, le 17 décembre 1956, qui y a démontré que <em>«la langue française a, à ce point, pénétré l’esprit kabyle, que certains en arrivent à écrire le nom de leurs morts en caractères français sur les pierres tombales»</em>.</p>



<p>Dans le présent&nbsp;: une scission est apparue cette deuxième décennie de notre siècle entre les Arabophones et les Berbérophones de France. D’abord à travers le fait religieux. Il n’y a qu’à remarquer que les associations communautaires (culturelles ou caritatives) arabophones sont bien plus souvent liées à des mosquées. Alors qu’en revanche leurs homologues berbérophones sont quasi systématiquement laïques.</p>



<p>Après cette vision collective des choses, passons à un niveau d’observation plus familial. Apparaissent alors les hésitations, les maladresses et les problèmes d’intégration. Voire d’affirmation ou d’acceptation de soi-même.</p>



<p>Prenons l’exemple de Taos, mère de famille kabyle de la banlieue parisienne, qui décrit ainsi (dans <em>‘‘Le Syndrome du Nord magnétique’’</em>) ses interrogations et déceptions&nbsp;: <em>«J’ai été mal conseillée au départ. Par des copines de la même région que moi, très peu cultivées, dont deux analphabètes qui m’ont encouragée à oublier et à penser totalement comme les Français(e)s. Le problème, c’est que ni elle ni moi on savait exactement ce que ça voulait dire penser ou vivre à la française.[&#8230;] J’ai cru bien faire aussi en cuisinant du porc. J’ai cru bien faire en éloignant mes enfants et mon mari des Algériens, qu’ils soient arabes ou kabyles. Résultat: mes enfants m’ont déçue et se moquent de moi [&#8230;] J’ai fabriqué des personnes très égoïstes et matérialistes avant tout. Et maintenant je paye tout ça avec mon mari qui m’accuse tous les jours de l’avoir coupé de sa famille et de ses copains»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De prochaines grandes crispations</h2>



<p>Cette oppression causée par une course vers l’effacement en guise d’assimilation prend des allures de précipitation vers la reconnaissance. Un concours macabre aux contours imprécis, dictés plus par la subjectivité conformiste que par l’intellect. Avec des aberrations que relève Katia, avenante commerçante spécialisée dans la vente de pâtisseries algériennes, en disant&nbsp;: <em>«Chez nous, on commence à voir des enfants s’appeler Dylan, il y a vraiment des bizarreries. Où ça va nous mener tout ça?»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9tHNlIcat2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/france-vers-une-algerianisation-des-esprits/">France : Vers une «algérianisation» des esprits ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France : Vers une «algérianisation» des esprits ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/15/france-vers-une-algerianisation-des-esprits/embed/#?secret=YUJVjvVYWO#?secret=9tHNlIcat2" data-secret="9tHNlIcat2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans un futur proche&nbsp;: l’approche de l’échéance quant aux réclamations formulées par le MAK agit comme un compte à rebours de prochaines grandes crispations dans la société algérienne. En Afrique du Nord, l’hostilité qui n’était plus que circonstanciée pourrait reprendre de l’ampleur. En Europe, on serait à même d’imaginer un scénario où les membres des communautés maghrébines s’affronteraient, y compris avec des luttes intestines entre Kabyles engagés et Kabyles modérés, Kabyles conservateurs et Kabyles modernes ou pas croyants. L’altercation d’il y a quelques mois, mettant au prises Malika Matoub (sœur du défunt chanteur) avec des gens de sa wilaya suite à son intention de rencontrer l’actuel président algérien en exercice, ne présage rien de bon.</p>



<p>Avec les résultats électoraux conjoints des européennes et des législatives en France, les citoyens étrangers et français d’origine étrangère sont en train de s’interroger. La polarisation extrême gauche/extrême droite aura-t-elle vocation à un ordre nouveau ou à un désordre nouveau? L’introduction d’une telle problématique allochtone s’y insèrerait dans quel sens dans les mois à venir&nbsp;?</p>



<p>En dehors du facteur ethnique, le fait religieux tend de façon accélérée à modeler les esprits. Jusqu’aux attitudes. Y compris à travers l’incompréhension comme on a pu le constater avec les polémiques nées à la suite de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris. Or, les ressortissants originaires de Tizi-Ouzou, Béjaïa, Aokas, Asfoun, Azazga ou encore Tigzirt ne sont pas décrits comme les croyants les plus fervents par les autres Nord-africains.</p>



<p>La communauté kabyle, ancestralement liée à l’Algérie, est extrêmement présente en France. Particulièrement en Région Parisienne et sur Marseille. Un étirement géographique qui a en fait tendance à instaurer un itinéraire balisé d’une façon disharmonieuse. Ainsi, une forme de séparatisme apparaît davantage en Île-de-France que dans la deuxième ville du pays où les algériens locuteurs arabophones et berbérophones se <em>«mélangent»</em> plus facilement. Si problème il y aura, cela partira vraisemblablement de l’espace francilien. Avant de se propager jusqu’à l’Algérie. Conséquemment, la Kabylie se trouverait en situation de contorsionniste sur le plan diplomatique, se voyant reprocher l’apparition de complications par les opinions publiques et composantes politiciennes d’Algérie et de France.</p>



<p>En cas d’obtention ou non de l’indépendance, qui correspond à une requête prématurée au vu de l’impréparation de bien des observateurs. Sans oublier que la Kabylie, c’est l’Algérie sans les hydrocarbures. Il eût été plus judicieux de se projeter, pour une telle prospective autonomiste, au moins une trentaine d’année plus tard. Le temps de célébrer le centenaire de l’Algérie indépendante. Le temps de ne pas miser uniquement sur l’oléiculture et l’exploitation des cultures maraîchères. Le temps d’assimiler les paradigmes de l’économie éco-responsable qui pourrait cadrer avec la configuration géographique kabyle. Le temps de réadapter un système de pensée jusque-là reposant essentiellement sur des comités villageois. Le temps de reconsidérer le positionnement par rapport à&nbsp; la France et par rapport à l’International (le soutien d’Israël étant mal perçu…). Le temps de réaliser que l’Algérie ne pourra pas se passer de la Kabylie et vice versa?</p>



<p><em>«Une erreur scientifique peut tuer des personnes, mais une erreur culturelle peut tuer des générations»</em>, notait à juste titre Mouloud Mammeri, écrivain algérien natif de Tizi-Ouzou.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain franco-italien.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IIIctnWKzA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/">France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : jusqu’où peut aller la crispation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/16/france-algerie-jusquou-peut-aller-la-crispation/embed/#?secret=oyPYKqBumL#?secret=IIIctnWKzA" data-secret="IIIctnWKzA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le burnous, un manteau tunisien entre tradition et fonctionnalité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/le-burnous-un-manteau-tunisien-entre-tradition-et-fonctionnalite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:11:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[burnous]]></category>
		<category><![CDATA[kachabya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le burnous est un long manteau en laine, sans manches, à capuche pointue, d’origine berbère ancienne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le burnous est un long manteau en laine, sans manches, à capuche pointue, d’origine berbère ancienne. Typique des populations berbères, le célèbre philosophe Ibn Khaldoun appelait les Berbères en arabe «asḥaab al-baraanis» (les amis du burnous), ou «ceux qui portent le burnous», ce manteau est encore porté un peu partout en hiver en Afrique du Nord, et notamment en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-11379508"></span>



<p>Le nom burnous pourrait dériver du latin <em>«burrus»</em> qui désigne un pelage brun. <em>«Le pays des Berbères commence là où les hommes portent du burnous et se termine là où on ne mange pas de couscous»</em>, dit encore Ibn Khaldoun pour identifier le Maghreb.</p>



<p>Le burnous est un vêtement plein de symboles, bien le porter est un art et celui qui le possède doit savoir le porter et le respecter, disent les séniors tunisiens, pour qui il doit faire preuve de sobriété et de maturité. Le burnous représente la paix, la pureté, la sagesse, l’autorité et l’équilibre.</p>



<p>Ce vêtement, très populaire au Maghreb, est tissé d’une seule pièce, possède un galon qui ferme la capuche et une large bande de tissu qui relie les deux côtés à hauteur de poitrine.</p>



<p>Tenue de tous les jours, le burnous est aussi un vêtement de cérémonie. Lors des célébrations de mariage ou de circoncision, les hommes arboraient fièrement leur burnous blanc.</p>



<p>Le burnous a des racines profondes dans l’histoire tunisienne, représentant une fusion des traditions arabes, berbères et ottomanes. <em>«C</em><em>’</em><em>est un héritage laissé par nos ancêtres, un trésor inestimable que nous devons sauvegarder et protéger»</em>, explique un vendeur de vêtements traditionnels de la médina de Tunis. Il ajoute&nbsp;: <em>«C</em><em>’</em><em>est l</em><em>’</em><em>une des robes traditionnelles les plus appréciées de notre pays, elle reflète l</em><em>’</em><em>authenticité de notre identité et notre attachement aux valeurs sociales et culturelles.»</em></p>



<p>Mais le burnous n’est pas seulement un symbole d’identité culturelle (telle la <em>kachabya</em> en Algérie) mais aussi un moyen de défense contre les rigueurs de l’hiver. Son design complexe et sa variété de couleurs reflètent la richesse de la culture locale, tandis que les détails artisanaux témoignent du savoir-faire des tisserands tunisiens.</p>



<p>La production de burnous implique souvent des artisans locaux qualifiés, préservant ainsi les traditions de tissage et de production. Cela préserve non seulement l’artisanat local, mais contribue également à l’économie durable de la communauté.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;italien.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2024/01/22/il-burnus-tunisino-un-abito-tra-tradizione-e-funzionalita_47fb303d-3572-4ad7-bb2e-6c61f39f73dc.html">Ansamed</a>. </p>
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		<title>Chenini, un village troglodyte tunisien se vide de ses habitants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/04/chenini-un-village-troglodyte-tunisien-se-vide-de-ses-habitants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2024 11:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
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		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
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		<category><![CDATA[village troglodyte]]></category>
		<category><![CDATA[Vivian Yee]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chenini; l'histoire d'un village troglodyte tunisien qui se vide de ses habitants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/04/chenini-un-village-troglodyte-tunisien-se-vide-de-ses-habitants/">Chenini, un village troglodyte tunisien se vide de ses habitants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis 1 000 ans, des maisons creusées dans une falaise du désert ont abrité les oléiculteurs et les éleveurs de moutons de la chaleur estivale et du froid hivernal. Mais un exode menace son avenir. «Nous sommes seuls ici», disent l&rsquo;in des derniers habitants.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Vivian Yee</strong> * (avec <strong>Ahmed Ellali</strong>)</p>



<span id="more-11150623"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee.jpg" alt="" class="wp-image-8977354" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Vivian-Yee-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Alors que la nuit tombait sur la grotte de montagne où elle vit avec sa mère et son dernier frère cadet, Halima Najjar regardait son village en déclin – quelques douzaines de points de lumière accrochés au flanc de la montagne qui s’estompe – et se demandait si elle pourrait encore y vivre plus longtemps. Les perspectives semblaient minces.</p>



<p>Sur ce haut rocher couleur de bronze au fond du désert du sud de la Tunisie, où environ 500 agriculteurs et éleveurs amazighs habitent des grottes creusées dans la roche, les gens ont tendance soit à espérer que les choses resteront telles qu’elles ont été pendant des siècles, soit à tout risquer pour obtenir mieux ailleurs.</p>



<p>Mais l’ancienne vie basée sur la pression des olives et l’élevage de moutons vacille face à une sécheresse implacable. Et Mme Najjar, 38 ans, ne veut pas risquer la mort pour migrer en bateau vers une Europe froide et apparemment hostile, comme l’ont fait tant de frères et sœurs, de voisins et de compatriotes tunisiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Nous sommes seuls ici»</h2>



<p><em>«Nous avons encore quelques barakas ici. Nous sommes une communauté»</em>, a déclaré Mme Najjar. Et s’empresse d’ajouter&nbsp;: <em>«Pourtant, je veux partir pour mon avenir. Je veux essayer quelque chose de nouveau, faire quelque chose de ma vie. Mais c’est difficile pour nous.»</em></p>



<p>Dans le calme de la soirée, les chèvres d’un voisin bêlaient, les ânes d’un autre braillaient. Un coq, ahurissant, annonçait l’aube.</p>



<p><em>«Nous sommes ensemble et puis, chaque fois que quelqu’un grandit, il s’en va»</em>, raconte sa mère, Salima Najjar, 74 ans. Elle soupire : <em>«Nous sommes seuls ici.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GrtV2wiNXL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/">Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/embed/#?secret=Fhlym5BuCL#?secret=GrtV2wiNXL" data-secret="GrtV2wiNXL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il y a près de mille ans, les premiers à construire Chenini et les villages troglodytes voisins l’ont fait pour protéger leurs précieuses réserves de nourriture des pillards. Utilisant la pierre dorée sous leurs pieds pour se cacher, ils érigèrent un grenier qui couronnait la montagne de leur choix telle une citadelle fortifiée, puis creusèrent des chambres pour vivre à flanc de montagne juste en dessous.</p>



<p>Ils ont prospéré en s’adaptant aux dures conditions du désert, en récoltant les olives après qu’elles soient tombées de l’arbre pour produire ce qu’ils disaient être une huile qui dure plus longtemps et en accumulant de la nourriture pour se prémunir contre la prochaine sécheresse. Leurs oliveraies et leurs champs agricoles cartographiaient le désert en contrebas sur des kilomètres à la ronde.</p>



<p>Sur la montagne, leurs habitations troglodytes les protégeaient de la chaleur estivale et du froid hivernal. Quelques-uns de leurs descendants – les Amazighs d’aujourd’hui, comme ils se nomment eux-mêmes, même si une grande partie du monde les connaît sous le nom de Berbères – vivent encore dans des grottes qui ont été dans une certaine mesure modernisées, dormant à l’intérieur, cuisinant et gardant le bétail à l’extérieur.</p>



<p>Le reste est parti et s’en va. Depuis le seul café de Chenini, les villageois peuvent voir l’ensemble de béton qu’est le nouveau village de Chenini, construit par le gouvernement après l’indépendance de la Tunisie en 1956, pour attirer les habitants des sommets des montagnes vers la vie moderne.</p>



<p>Dans le nouveau village, il y a l’eau courante et l’électricité, commodités qui manquaient à l’ancien village de montagne il y a encore dix ou vingt ans. Les quelque 120 familles qui y vivent peuvent aller et venir par une route goudronnée, tandis que leurs proches restés dans le Chenini d’origine continuent de tout transporter à dos d’âne.</p>



<p>Mais aucun des deux villages n’a suffisamment d’emplois pour tous les habitants ni grand-chose pour divertir les jeunes. Au fil du temps, beaucoup ont déménagé à Tunis, la capitale, ou en France et dans d’autres régions d’Europe, à la recherche de travail. Au fil du temps, à mesure que les jeunes hommes migraient, c’étaient principalement des femmes, des enfants et des vieillards qui remplissaient les villages.</p>



<p>De nombreux autres villages de montagne de la région ont été abandonnés, leurs greniers transformés en attractions touristiques ou, dans au moins un cas, en lieu de tournage de <em>‘‘Star Wars’’</em>. Mais Chenini et quelques autres villages ont tenu bon, malgré un isolement qui ne freine leur romance que jusqu’à un certain point.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«La vie est dure, mais la vie est belle»</h2>



<p>Outre le café, les commodités de Chenini comprennent une seule épicerie, une école primaire, une mosquée et une clinique où un médecin de la ville la plus proche peut être consulté une fois par semaine. Les lycéens et les urgences médicales doivent se rendre à Tataouine, le pôle commercial de la région, à environ une demi-heure de route. Il n’y a pas de cinéma, pas de terrain de jeux, peu de lampadaires. Internet n’est arrivé que vers 2013.</p>



<p>Contre de tels inconvénients, la montagne offre de l’air pur, des vues époustouflantes et un sommeil profond. Depuis la mosquée blanchie à la chaux, au sommet d’une haute crête, l’appel à la prière du muezzin se répercute solennellement sur les éperons rocheux environnants, un son qui semble rendre tous les autres sans importance.</p>



<p><em>«La vie est dure, mais la vie est belle»</em>, a déclaré Ali Dignichi, 28 ans, guide touristique de Chenini.<em> «Beaucoup de gens sont riches, ils ont tout. Mais ils ne sont pas contents. Si nous avions tout, la vie n’aurait aucun sens. Il faut travailler toujours plus»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>La plupart du temps, à la fin du printemps, les villageois récoltent du blé, de l’orge et des lentilles. Au plus fort de l’été, ils s’aventurent dans le désert pour récolter des figues et des figues de Barbarie; en octobre, ils cueillent les dattes des palmiers d’une oasis voisine. En décembre, commence la très importante récolte des olives.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zVfJmZhNt5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/leurope-pousse-la-tunisie-a-expulser-les-migrants/">L’Europe pousse la Tunisie à expulser les migrants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Europe pousse la Tunisie à expulser les migrants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/22/leurope-pousse-la-tunisie-a-expulser-les-migrants/embed/#?secret=tnFh98WkXc#?secret=zVfJmZhNt5" data-secret="zVfJmZhNt5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dès février, ils transportent leurs olives dans une huilerie traditionnelle. Un chameau tourne en rond pendant des heures, faisant tourner une pierre géante qui en extrait des dizaines de litres d’huile d’olive : une rentrée d’argent qui peut permettre de payer la scolarité d’un enfant cette année-là.</p>



<p>Pendant la saison des mariages, en été, tout le village vient célébrer chaque couple avec une semaine de couscous, d’agneau, de tambours et de musique du <em>mizwad</em> , instrument ayant une forme de cornemuse, et, ces dernières années, un D.J. Si une famille n’en a pas assez, les villageois mettent en commun le contenu de leur garde-manger pour s’assurer que tout le monde soit nourri.</p>



<p>Mais avec l’avènement de la télévision, d’Internet et des contacts accrus avec le reste du monde, certaines traditions ont commencé à vaciller.</p>



<p>De nos jours, presque plus personne ne prépare son propre couscous. Les deux seuls creuseurs de grottes restés en ville construisent désormais de nouvelles maisons avec des angles droits, des planchers et des carreaux, comme l’exige le goût moderne, au lieu des vieilles voûtes peintes à la chaux avec leurs sols en sable et leurs murs courbes qui rappellent les lignes courbes de la peintre Georgia O’ Keeffe. À l’intérieur, les familles dormaient dans une série d’alcôves éclairées par une lampe à pétrole, gardant leurs affaires sur des étagères taillées dans la roche.</p>



<p><em>«Avant, il suffisait de manger assez, de se réveiller et de recommencer»</em>, a déclaré M. Dignichi, qui gagnait sa vie grâce aux bus remplis de touristes faisant des excursions d’une journée à Chenini depuis les stations balnéaires du pays jusqu’à la fin de l’année. <em>«Maintenant, nous avons des ambitions. Nous voulons des vacances, des voitures, une maison. La femme a besoin d’une maison séparée de la belle-famille»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Mais la pandémie a anéanti le tourisme, la seule industrie qui génère des emplois, autre que l’agriculture. Puis est arrivée la sécheresse – conséquence du changement climatique qui réduit partout les réserves alimentaires du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Un jour, ce village sera vide de ses habitants»</h2>



<p>La pluie n’est presque pas tombée sur Chenini depuis quatre ans, ce qui rend les méthodes agricoles résistantes à la sécheresse perfectionnées au cours de siècles d’agriculture. Les oliviers meurent et les cinq pressoirs restants du village ont fermé leurs portes faute d’olives. L’oasis rétrécit et les dattes produites par ses palmiers sont désormais réservées aux animaux. Les moutons qui paissaient dans la région ont dû être vendus faute de nourriture. Les légumes ne poussent plus, obligeant les villageois à acheter ce qu’ils ont toujours cultivé.</p>



<p>Si les rayons de l’épicerie Chenini sont vides, comme c’est souvent le cas ces jours-ci, dans un contexte de crise économique qui s’aggrave en Tunisie, les villageois doivent trouver de l’argent pour prendre un taxi jusqu’à Tataouine, où l’inflation galopante à l’échelle nationale a fait grimper les prix presque hors de portée.</p>



<p>C’est ainsi que le frère aîné de M. Dignichi a émigré en France en juillet et qu’un serveur du café est parti pour Tataouine en septembre. Ils font partie d’un exode croissant : des milliers de personnes ont quitté la région l’année dernière.</p>



<p>Bien que beaucoup envoient de l’argent en retour et que d’autres construisent même des maisons de vacances à Chenini, les liens ne durent qu’un certain nombre de générations.</p>



<p><em>«Un jour, peut-être, ce village sera vide de ses habitants»</em>, a déclaré Omar Moussaoui, 45 ans, l’un des deux derniers creuseurs de grottes de Chenini, alors qu’il était assis au café un soir, regardant le scintillement du nouveau village de Chenini. <em>«Et si nous nous éparpillons ailleurs, nous n’aurons pas les mêmes traditions. Si je vais à Tunis, j’oublierai toutes ces traditions»</em>, dit-il. Il expire la fumée de sa cigarette qui se répand dans l’air.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.nytimes.com/2023/01/19/world/middleeast/tunisia-cave-village-berbers-amazigh.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times.</a> </p>



<p>* <em>Journaliste basée au Caire, qui écrit souvent sur la Tunisie. Ahmed Ellali a contribué au reportage.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KtZ2fVaSY3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/">Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/embed/#?secret=sk2SajYNhU#?secret=KtZ2fVaSY3" data-secret="KtZ2fVaSY3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 11:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Chenini]]></category>
		<category><![CDATA[Ibadites]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Midès]]></category>
		<category><![CDATA[Mosquée des Sept Dormants]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La légende de la mosquée des Sept Dormants de Chenini, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/13/tunisie-la-legende-de-la-mosquee-des-sept-dormants-a-chenini/">Tunisie : la légende de la Mosquée des Sept Dormants à Chenini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Perdue dans les montagnes entourant la route de Tataouine à Chenini, où règne un silence sépulcral, se dresse une mosquée austère, d’une blancheur éblouissante, dont le minaret est curieusement penché. Il s’agit de la mosquée des Sept Dormants de Chenini, un joyau architectural qui incarne non seulement l’histoire de la religion, mais aussi l’une des légendes les plus fascinantes de la région.</em></strong></p>



<span id="more-9777493"></span>



<p>Ce lieu sacré est en effet chargé de mystère et de spiritualité et, au fil des siècles, a enchanté et inspiré fidèles et visiteurs.</p>



<p>La légende des Sept Dormants est un conte qui trouve ses racines dans diverses cultures et religions, notamment l’islam, le christianisme et l’islam chiite. L’histoire raconte l’histoire de sept jeunes gens qui cherchèrent refuge dans une grotte pour échapper aux persécutions religieuses. Ici, ils sont entrés dans un sommeil profond qui a duré des siècles, jusqu’à ce qu’ils soient découverts et réveillés par la découverte d’une nouvelle ère. La légende est un symbole de renaissance et de foi en la divinité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lien profond entre religion et traditions populaires</h2>



<p>Cette mosquée, située au cœur de Chenini à Tataouine, a été construite en l’honneur des Sept Dormants et représente un lieu de pèlerinage pour les fidèles musulmans. La structure architecturale incarne l’essence même de la légende, avec sept colonnes symbolisant les sept dormeurs. Les murs sont ornés de décorations complexes qui racontent l’histoire des Dormeurs et invitent à la contemplation spirituelle. La mosquée n’est pas seulement un lieu de prière, mais aussi un témoignage tangible du lien profond entre religion et traditions populaires.</p>



<p>La légende des Sept Dormants, avec son thème de renaissance et de protection divine, se reflète dans la spiritualité des fidèles qui visitent cette mosquée. Ici, l’histoire devient un véhicule de dévotion et de contemplation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-9777535" style="width:800px" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/09/Mosquee-des-Sept-dormants-Chenini.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>Des tombeaux géants de plus de 5 mètres de long, dont l’origine reste à ce jour inexpliquée.</em></p>



<p>Le lieu présente une autre particularité tout aussi énigmatique : la présence dans un tout petit cimetière juxtaposé à la mosquée, de plusieurs tombeaux géants de plus de 5 mètres de long, dont l’origine reste à ce jour inexpliquée.</p>



<p>Au sud de la Tunisie : les sept saints sont également vénérés dans une grotte à El-Oudiane, et dans un ancien cimetière à Midès. Il est probable que ces sites étaient déjà fréquentés à l’époque préislamique, sans doute dédiés à d’autres cultes, et qu’après l’islamisation de la région, les populations locales, notamment Ibadites, entretinrent les cultes rendus à ces sanctuaires. Ce sont ensuite progressivement les Sept Dormants qui y furent vénérés.</p>



<p>Il semble que la mosquée Chenini ait été reconstruite à partir d’un oratoire plus ancien, creusé à flanc de montagne; elle fut agrandie d’une salle construite en 1323 et dotée d’un haut minaret, aujourd’hui très penché.</p>



<p>Les origines du village remontent au XIIe siècle, lorsque les Berbères se réfugièrent sur ces terres pour échapper à l’invasion des hommes du calife Fatmide Al-Mustansir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mythe des sept saints de taille géante</h2>



<p>La construction de la Mosquée des Sept Dormants remonte également à cette époque, qui tire son nom d’une curieuse légende selon laquelle sept saints de taille géante y seraient enterrés dans des tombeaux de plus de 5 mètres de long.</p>



<p>En réalité, les légendes liées à ce lieu sont si différentes les unes des autres qu’il est très difficile de s’y orienter, mais cette imprécision n’enlève rien au caractère sacré du lieu, vénéré depuis des siècles : les populations locales citent de nombreuses études sur le sujet, surtout les jeunes filles de mariage, elles viennent le vendredi déjeuner près des tombeaux et allumer des bougies.</p>



<p>Le mythe des Sept Dormants a traversé les siècles et les frontières, pénétrant profondément dans le tissu culturel du Maghreb. En Tunisie et dans d’autres pays du Maghreb, le mythe a été incorporé dans la tradition orale et a influencé la compréhension de la coexistence entre différentes confessions religieuses et la mosquée des Sept Dormants de Chenini Tataouine est un exemple tangible de la façon dont ce mythe a été adopté et célébré en la région sud tunisienne et comment ce lieu est capable d’unir l’histoire et la foi dans une seule expression de spiritualité.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;italien.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2023/09/13/la-moschea-dei-sette-dormienti-a-chenini-in-tunisia_84beb567-f02c-4e7a-b98b-1e6faed4ba1d.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f5ZmDubFuQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/30/tunisie-chenini-candidat-au-concours-mondial-du-meilleur-village-touristique/">Tunisie : Chenini candidat au concours mondial du meilleur village touristique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Chenini candidat au concours mondial du meilleur village touristique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/30/tunisie-chenini-candidat-au-concours-mondial-du-meilleur-village-touristique/embed/#?secret=9mluSZpW6Y#?secret=f5ZmDubFuQ" data-secret="f5ZmDubFuQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Africa quasi Roma’’: Quand les Berbères en perdaient leur latin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/africa-quasi-roma-quand-les-berberes-en-perdaient-leur-latin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Puniques]]></category>
		<category><![CDATA[Romains]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/africa-quasi-roma-quand-les-berberes-en-perdaient-leur-latin/">‘‘Africa quasi Roma’’: Quand les Berbères en perdaient leur latin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’âme historique berbère, si tant est qu’il puisse en exister une, dont se réclament certains Maghrébins, y compris Tunisiens, on peut la caractériser par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère, qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade.</em></strong> <em>(Illustration : Saint-Augustin par Philippe de Champagne, détail).</em></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-8637926"></span>



<p>Après mille ans de présence, il ne reste plus rien de la présence romaine en Afrique, si ce n’est des ruines, celles-là même d’ailleurs que l’on retrouve en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, et naturellement, en Italie et dans les Balkans.</p>



<p>Le forum, le capitole, les thermes, le théâtre, les castellum et les remparts… Rome a reproduit à l&rsquo;infini son modèle partout où elle dominait, et dont l’armée, les institutions politiques, la cité, la religion, la hiérarchie sociale, l’exploitation agricole et le contrôle des communications terrestres et maritimes&nbsp;assuraient&nbsp;la pérennisation.</p>



<p>Certes ! Mais qu’y a t il eu de spécifiquement autochtone dans cette latinité imposée aux peuples qui habitaient la rive sud de la Méditerranée depuis la cyrénaïque jusqu’à la Tingitane?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu de la romanisation</h2>



<p>L’occupation romaine y avait débuté par un génocide de proportion colossale, la destruction totale de Carthage et le massacre de sa population, un acte d’autant plus odieux qu’il fut prémédité par le Sénat romain.</p>



<p>La culture punique a survécu semble-t-il dans les villes qui s’étaient ralliées aux envahisseurs pour éviter la destruction, jusque dans les bourgs reculés et les campagnes de Numidie et de Maurétanie.</p>



<p>Le fond culturel profond punique ne fut donc pas entamé et persista après l’adoption du christianisme par l’empire, ce que reconnaît Saint Augustin (Augustin d’Hippone). Simplement il ne trouva plus d’expression dans la sphère publique, mis à part les pratiques funéraires et quelques inscriptions épigraphiques.</p>



<p>Tout cela a donné lieu à une société dont les élites locales, les notables, jouaient par obligation et intérêt, d’autres diront duplicité, le jeu de la romanisation, tout en réservant l’expression de leur culture profonde à leur domaine intime. Mais en quoi la culture punique, elle-même importée, pouvait-elle intégrer l’âme berbère, au point d’en constituer une référence identitaire, même de substitution, face à la latinité triomphante?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jdbFw8IIPk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/">‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’océan Atlantique musulman’’ : le rendez-vous manqué » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/locean-atlantique-musulman-le-rendez-vous-manque/embed/#?secret=zenhmeU7Ff#?secret=jdbFw8IIPk" data-secret="jdbFw8IIPk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En fait, les institutions romaines n’ont fait bien souvent que reproduire en les faisant évoluer celles préexistantes, et mis à part l’institutionnalisation de la langue il n’y eut donc pas de véritable rupture entre la cité punique et la latine.</p>



<p>D’autre part, l’âme punique sémitique&nbsp;trouva dans le culte du Saturne africain la substitution qui satisfaisait sa fascination révérencieuse du sacré. Mais qu’en a-t-il été de l’autochtone véritable, celui que l’on nomme Libyen ou Berbère, dans tout cela?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’âme historique berbère</h2>



<p>Doublement aliéné et dénué d’expression littéraire, l’autochtone ne pouvait qu’adopter les langages, les organisations et les cultures conquérantes, ou bien les dominantes comme le grec, langue des échanges internationaux parlée à la cour de Cirta, et pour préserver son âme un hénothéisme dénué de spéculation philosophique lui laissant toute latitude d’observer et de s&rsquo;adapter.</p>



<p>Ainsi l’histoire de la latinité fut-elle celle des colons de l’empire et de ceux parmi les autochtones qui réussirent&nbsp;à s’insérer dans l’ordre établi et qui finirent parfois par se révolter.</p>



<p>Pourquoi en fin de compte, la latinité a-t-elle fini par disparaître en Afrique du Nord?</p>



<p>En Europe, les peuples germaniques conquérants, les Wisigoths, les Francs, les Lombards et les Saxons, n’ont eu&nbsp;d’autre opportunité que de reproduire le modèle politique des Romains dans la recherche d’une légitimité, avec la collaboration décisive de l’église romaine catholique. Les royaumes ainsi créés, embryons des futurs Etats nationaux, ont&nbsp;diffusé directement&nbsp;par le langage, ou indirectement par le christianisme, la culture latine.</p>



<p>En Afrique, la seule tentative d’instaurer un royaume germanique, celle des Vandales, a fini par échouer, parce qu’ils n’avaient pas réussi à&nbsp;y intégrer les chefs berbères, sans lesquels toute domination n’aurait été qu’illusoire.</p>



<p>Mis&nbsp;à part le siècle et demi qui suivit la conquête, Rome puis Byzance ne permirent pas l’instauration d’Etats Garamante, Gétule, ou Musulame, parce que le blé et l’huile africains représentaient un enjeu économique trop&nbsp;important pour être laissés à la discrétion d’Etats alliés ou clients. C’était bien mal récompenser des alliés qui avaient activement participé aux guerres civiles que Rome avait menées sur leur propre territoire au prix de multiples dévastations.</p>



<p>On peut caractériser l’âme historique berbère si tant est qu’il puisse en exister une, par la frustration et le sentiment d’injustice, issus d’ambitions politiques légitimes (nationales?) jamais réalisées sous les Puniques ou les Romains. Et en dépit de l’antagonisme arabo-berbère qui s’était exacerbé en Andalousie, c’est pourtant bien sous l’égide musulmane que l’expression politique des aspirations berbères s’est parachevée, en particulier avec les empires Almoravide et Almohade. Ceux qui se trouvent aujourd’hui dans l’opportunité de brandir une identité politique berbère de substitution feraient bien de s’en souvenir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w18KymzEgs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/embed/#?secret=400D1lZv9o#?secret=w18KymzEgs" data-secret="w18KymzEgs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il reste la survivance de l’être punique latin, prétentieux, avide d’honneurs, prêt à tous les compromis, sinon les compromissions, pour réaliser ses objectifs. Il a eu beau être chrétien, il n’en est pas moins devenu schismatique en étant donatiste, et même terroriste avec les circoncellions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’obligation d’obéir</h2>



<p>Néanmoins, c’est bien Augustin d&rsquo;Hippone, le roi du compromis, encore lui, qui fort des épîtres de Paul de Tarse, a fait obligation à l’esclave d’obéir à son maître et a rendu licite la participation au culte (désormais civil) de César dès lors que celui-ci fût devenu chrétien.</p>



<p>Aujourd’hui, le peuple, le nôtre, préfère un système autoritaire à une démocratie de notables, et si ces derniers font étalage de richesse dans un océan de misère, et jouent quelquefois les évergètes afin de masquer des ambitions politiques (Qalb Tounès), si le plus grand nombre de terroristes contemporains proviennent de nos contrées, cela a aussi pour origine l’esprit collectif qui depuis les âges les plus reculés, et bien avant l’arrivée de l’islam, se manifeste dans notre façon d’être qui nous avait valu d’être taxés de perfidie par nos tourmenteurs.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Africa, quasi Roma&nbsp;: 256 av. J.-C.-711 apr. J.-C.’’, de Jean-Marie Lassere, éditions CNRS, Paris 2015, 786 Pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7RY9okHzKk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=hBOJGaGara#?secret=7RY9okHzKk" data-secret="7RY9okHzKk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/02/africa-quasi-roma-quand-les-berberes-en-perdaient-leur-latin/">‘‘Africa quasi Roma’’: Quand les Berbères en perdaient leur latin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 May 2023 07:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment la royauté au Maroc s’est-elle imposée face à une élite souvent divisée et attentiste, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté s’est imposée face à une élite souvent divisée, attentiste et parfois réticente, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-7783840"></span>



<p>Au Maghreb nous avons l’habitude d’être scrutés par des Français. Et en général les regards qu’ils portent sur nous ne sont pas neutres. On y perçoit toujours ce mélange d’attirance pour ceux qui sont imprégnés de culture française, et de répulsion pour leur incapacité à traduire dans la réalité de leurs propres pays le modèle politique français laïque et républicain qui leur a été inculqué en vain.</p>



<p>En ce sens, il est plutôt rare à l’époque de la mondialisation et de la diffusion planétaire de la langue anglaise de susciter dans la presse anglo-saxonne un intérêt pour les pays francophones anciennement colonisés par la France, hormis quelques évènements exceptionnels tels le printemps arabe. Mais on peut penser qu’un tel intérêt aura été encore plus exceptionnel dans la décennie qui a suivi les indépendances nationales et les naissances des États&nbsp;post coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Royauté, coups d’Etat et soulèvements</h2>



<p>Ce livre, quoique écrit par un auteur américain maîtrisant&nbsp;aussi le français, fait partie de cette catégorie d’ouvrages qui apportent une manière de voir plus détachée et plus neutre, moins passionnée par les tourments de la colonisation et de l’indépendance, et il embrasse en outre une période particulièrement importante, celle qui depuis l’indépendance en 1956 a conduit aux tentatives de coups d’Etat militaires contre le Roi Hassan II en 1971 et 1972, en passant par les soulèvements de 1958 et 1965. La question qui se posait à l’époque était bien évidemment celle de l’avenir de la monarchie marocaine.</p>



<p>Aujourd’hui, la monarchie a survécu au Printemps Arabe et aux lubies démocratiques américaines, le Maroc jouit d’une stabilité remarquable, d’un essor économique impressionnant, et de la confiance de la communauté internationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m3huUBNXz7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/">La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/embed/#?secret=NfTHjUN1LP#?secret=m3huUBNXz7" data-secret="m3huUBNXz7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une bonne partie des réalités évoquées dans ce livre sont donc évidemment caduques; la grande époque des leaders de la décolonisation, du tiers-mondisme révolutionnaire et du communisme a pris fin depuis longtemps, celle du nationalisme arabe aussi. Les craintes concernant les classes para éduquées submergeant le régime avec l’aide des syndicats ne se sont pas réalisées,&nbsp;et ces derniers comme partout ailleurs ne pèsent plus lourd.</p>



<p>Seuls subsistent le Roi, émir des croyants, garant et symbole de l’Etat, mais aussi les élites qui ont tiré profit du régime, la grande bourgeoisie citadine, essentiellement Fassi (issue de la ville de Fes), les grands propriétaires des campagnes et les chefs des tribus, qui se sont enrichis et se sont insérés dans le système&nbsp;économique international tout en assurant l’armature de l&rsquo;administration et de l&rsquo;armée, en maintenant leur solidarité clanique par des liens matrimoniaux continuellement renforcés.</p>



<p>Quant à la question berbère, elle a été résolue grâce aux droits culturels très larges qui ont été concédés à la communauté dans le domaine de l’éducation et les nominations dans la police et l’armée qui ont absorbé les anciens combattants et les résistants.</p>



<p>Néanmoins l’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté&nbsp;s’est imposée face à une élite souvent attentiste et parfois réticente, en jouant des rivalités des uns contre les autres et en demeurant l’arbitre suprême de la distribution de la manne de l’Etat et des privilèges. Elle a ainsi suscité l’adhésion par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption a souvent été un levier puissant lui permettant autant de récompenser que de punir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pérennité du régime, unité du pays</h2>



<p>Contre toute attente le système a fonctionné et perduré; le Roi Mohammed VI tout comme le faisait son père Hassan II vient de faire juger un ministre en lançant une vaste campagne contre la corruption, en fournissant ainsi la preuve évidente.</p>



<p>Le plus surprenant dans les thèses du livre, c’est évidemment le déni de tout mobile patriotique dans le combat contre le colonialisme. Il faut reconnaître qu’en Amérique c’est l’instauration d’une taxe qui a été le facteur déclenchant de la guerre de libération. Mais on n’en serait pas à un paradoxe près : si la puissance coloniale et le parti indépendantiste Istiqlal sont tombés d’accord, c’est bien sur la légitimité du Roi Mohammed V. Il reste que la monarchie a combattu avec succès les prétentions de tous ceux qui, tout en reconnaissant son autorité, ont tenté de  limiter son pouvoir dans les limites d’un cadre constitutionnel parlementaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8B0hBX0GEh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/">Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/embed/#?secret=McU47EmbYc#?secret=8B0hBX0GEh" data-secret="8B0hBX0GEh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce combat n’aurait pas pu être gagné sans les liens familiaux tissés au fil des siècles&nbsp;transcendant les divisions politiques et qui définissent l’individu par rapport au milieu social&nbsp;dont il est issu. Il s’est avéré qu’ils étaient plus puissants que toutes les oppositions au point non seulement d’assurer la pérennité du régime, mais aussi l’unité du pays.</p>



<p>Un autre intérêt de l’ouvrage est aussi de susciter des comparaisons. Avant et après le printemps arabe, la nouvelle élite tunisienne, dans une république qui se veut moderniste, en obéissant aux mêmes mobiles, s’est comportée dans ses relations avec l’Etat d’une manière identique à celle du Royaume Califal du Maroc, en usant des mêmes moyens, pour s’en assurer les prébendes; avec toutefois à l’arrivée des conséquences très différentes. </p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre. </em></p>



<p><strong><em>‘‘The Commander of the Faithful’’ de John Waterbury, édité par Weidenfeld &amp; Nicolson, 1970.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 06:48:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Almohades]]></category>
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		<category><![CDATA[Cordoue]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Mozarabes]]></category>
		<category><![CDATA[Omeyyades]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat omeyyade arabe en Andalousie,  a été caractérisé tout au long de son existence par une instabilité chronique faite d’une succession de révoltes et de massacres. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si l’Islam en Andalousie a disparu après avoir atteint les confins des Pyrénées, la faute en incombe plus à l’incapacité de ses propres fidèles à surmonter leurs antagonismes et à générer une société plus juste, qu’à la puissance des armées chrétiennes de la Reconquista.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-6168804"></span>



<p>L’Etat omeyyade arabe en Andalousie, fondé par un rescapé de la dynastie omeyyade de Damas en 756, Abderrahmane dit le faucon de Qoreich, a été caractérisé tout au long de son existence par une instabilité chronique faite d’une succession&nbsp;de révoltes&nbsp;inspirées par les Abbassides de Bagdad ou les Fatimides d’Afrique ou simplement issues du mécontentement local, telle celle de Omar Ibn Hafsoun qui a duré plus de vingt ans, dont la répression souvent longue et difficile fut le théâtre d’un horrible étalage de cruauté.</p>



<p>Cette instabilité donna lieu également à des conflits&nbsp;armés sans cesse renouvelés avec les royaumes chrétiens du nord.</p>



<p>Pourtant, c’est à partir de 1009 lorsque Abderrahmane ‘‘Sanchuelo’’, le fils du dictateur Almanzor, s’est fait proclamer héritier du calife Hichem&nbsp;El Moayed, qui ne régnait que nominalement, que la guerre civile a éclaté. Elle devait mener la dynastie omeyyade d’Andalousie à sa perte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre civile à Cordoba &nbsp;</h2>



<p>Ce sont les représentants de différentes branches cousines issues du Calife Abderrahmane Ennasser, le plus prestigieux des souverains de la dynastie, qui sont entrés en guerre les uns avec les autres jusqu’en 1016. Mais l’affrontement entre El Mehdi et Al Mostayin n’a pris cette ampleur que parce qu’il a fourni aux Berbères et aux Slaves (les Saqalibas) l’occasion de se tailler des fiefs en Andalousie qui ont mené à la désagrégation de l’Etat unitaire et à ces cités-Etats appelées Royaumes de Taïfa. Mais c’est Al Mansour Ibn Abi Amer, le général invincible (Almanzor) qui en avait fait l’épine dorsale de l’armée, et lorsque la populace de Cordoba ou Cordoue s’est soulevée en 1009 en pillant, tuant et massacrant les partisans de son fils Sanchuelo, c’est d’abord à eux qu’elle s’est attaquée, et les Berbères se sont enfuis et ont alors fait appel au souverain chrétien de Léon qui avait accepté de les aider contre la remise de forteresses stratégiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5lup6VuRD1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/14/reflexion-sur-lhistoire-des-arabes-en-europe-de-charles-martel-a-la-statue-de-sel/">Réflexion sur l’histoire des Arabes en Europe, de Charles Martel à la statue de sel</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réflexion sur l’histoire des Arabes en Europe, de Charles Martel à la statue de sel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/14/reflexion-sur-lhistoire-des-arabes-en-europe-de-charles-martel-a-la-statue-de-sel/embed/#?secret=DXvAsqgPuD#?secret=5lup6VuRD1" data-secret="5lup6VuRD1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Lorsque les Berbères et les Chrétiens réunis ont repris Cordoba, ils se sont livrés à un véritable massacre et des exactions innommables sur la population dont la ville ne s’est jamais véritablement relevée.</p>



<p>Finalement, Almoayyed a été victime d’une mise en scène funèbre montée par Elmehdi en usant d’un cadavre qui lui ressemblait pour convaincre de sa mort, avant de disparaître véritablement, probablement assassiné par El Mostayin ou un de ses fils.</p>



<p>Tous les prétendants au califat de la famille finirent de mort violente et cruelle et 7 années après le début des troubles, Cordoba devint le fief d&rsquo;une famille berbère, les Beni Hammoud, Ali, Kacem,&nbsp;puis Yahya.</p>



<p>Al Kacem, qui ne faisait pas confiance aux Cordouans ni aux Berbères de sa tribu, engagea pour se protéger une garde faite de noirs africains et il suscita ainsi l’hostilité et les mauvais instincts de la population.</p>



<p>Il y eut bien une tentative sérieuse de restauration de la part d’un autre Omeyyade, Al Mortada,&nbsp;mais victime d’une trahison à l’instigation de l’un de ses alliés, Khairane, il fut abandonné par son armée sous les murs de Grenade et assassiné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La république des notables</h2>



<p>Quelques années plus tard, en 1019, après un nouvel interlude califal, celui d’Al Mustakfi, qui connut la même funeste fin, le frère d’Al Mortada, fut choisi comme Calife par les notables Cordouans, sous le nom d’Al Moated, mais très vite, ceux ci contestant les choix de ses collaborateurs jugés de trop basse extraction, finirent par lui susciter un rival, dans la famille, du nom de Omaya, et face aux désordres qui s’en suivirent avec une nouvelle fois le pillage du palais califal par la foule, les notables de Cordoba finirent par déclarer la déchéance de la famille Omeyyade, et confièrent la responsabilité du gouvernement à celui qu’ils jugeaient être le plus apte à l’assumer, un ancien ministre du nom d’Ibn Jahwar.&nbsp;</p>



<p>Cette république de notables ne dura que quelques années et demeura&nbsp;une expérience isolée et sans avenir confinée aux seules limites de la cité du Guadalquivir, les royaumes des Taïfas étant devenus des entités indépendantes, et elle n’eut donc aucune répercussion sur l’histoire politique du monde musulman, ce qui est profondément regrettable mais explicable; la République ne pouvait éclore en dehors du champ historique, politique, juridique, et institutionnel gréco-romain, dont la tradition islamique était dépourvue depuis la défaite des Mutazilites à Bagdad, et la mise à l&rsquo;écart d’Averroes par le sunnisme.</p>



<p>En fin de compte, l’Etat Omeyyade d’Andalousie fut victime de son incapacité à amalgamer ses différentes composantes, arabe, yéménite, berbère, slave, africaine, mais aussi les <em>«Mawalid»</em> (sang mêlés arabo-hispaniques) et les Mozarabes (chrétiens arabophones) en une entité unique surmontant ses différences ethniques et religieuses. Les différentes communautés vécurent la plupart du temps les unes à côté des autres mais sans véritable intégration, même entre Musulmans de différentes communautés.</p>



<p>Ce qui frappe est la férocité et la cruauté dont les différents partis en lutte faisaient preuve les uns contre les autres, et qui sera comparable aux guerres de religion et celle de Trente ans, en Europe, après l’apparition de la Réforme. A Tolède des notables séditieux avaient été invités par l’un des califes à un banquet et une fois réunis près de soixante-dix parmi les convives furent exécutés sur place.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qJa64kKuLc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=tw0V3LqJ2A#?secret=qJa64kKuLc" data-secret="qJa64kKuLc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une folie meurtrière de destruction</h2>



<p>Les antagonismes ne se limitaient pas aux champs de batailles mais s’étendaient&nbsp;aux villes et aux maisons et donnaient lieu à une folie meurtrière&nbsp;de destruction aux conséquences irréversibles.</p>



<p>Ces vingt années de guerre civile à Cordoba mirent en miettes la puissance musulmane et recomposèrent définitivement le paysage politique de la péninsule au profit des royaumes du Nord. C’est d’autant plus notable que l’islam sur le plan des principes demeure une religion égalitaire nivelant les différences ethniques et raciales. Mais en Andalousie ces principes furent foulés aux pieds face aux ambitions exacerbées des uns des autres et n’ont pas plus prévalu que lors de la grande <em>«fitna»</em> (discorde) entre Ali et Mou&rsquo;awiya&nbsp;après la&nbsp; mort du prophète Mohamed.</p>



<p>Si l’Islam en Andalousie a disparu après avoir atteint les confins des Pyrénées, la faute en incombe plus à l’incapacité de ses propres fidèles à surmonter leurs antagonismes et à générer une société plus juste, qu’à la puissance des armées chrétiennes de la Reconquista.</p>



<p>Le plus étonnant est même qu&rsquo;il y ait survécu&nbsp;pendant cinq siècles supplémentaires&nbsp; aux conséquences de la guerre civile de Cordoue, qui a porté un coup fatal à l’unité de l’Etat, que même les Almoravides et les Almohades&nbsp;venus du Maghreb ne parviendraient plus à reconstituer.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre.</em></p>



<p><strong><em> ‘‘Histoire des Arabe en Espagne ; la fin du califat omeyyade en Andalousie’’, essai en arabe de Khaled Soufi, éditions Al Jamal, 4 janvier 2011. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/22/la-chute-du-califat-de-cordoue-lautre-grande-discorde-de-lislam/">‘‘La chute du califat de Cordoue’’: l’autre grande discorde de l’islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les 5e Journées tunisiennes de la culture amazighe se tiendront du 10 au 14 janvier 2020 à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/09/les-5e-journees-tunisiennes-de-la-culture-amazighe-se-tiendront-du-10-au-14-janvier-2020-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 13:47:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[5èmes Journées tunisiennes de la culture Amazighe]]></category>
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		<category><![CDATA[Club Tahar Haddad]]></category>
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		<category><![CDATA[Yennar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association tunisienne patrimoine &#38; environnement (ATPE) organise les 5e Journées tunisiennes de la culture amazighe du 10 au 14 janvier 2020 au Club Tahar Haddad à la Médina de Tunis. Les Journées de la culture amazighe entrent dans le cadre de la célébration du 9e anniversaire de la révolution, de la fête de la jeunesse...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/5èmes-Journées-culture-amazighe.jpg" alt="" class="wp-image-271447"/><figcaption><em>Femme amazighe et symbole du nouvel an.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>L’Association tunisienne patrimoine &amp; environnement (ATPE) organise les 5e Journées tunisiennes de la culture amazighe du 10 au 14 janvier 2020 au Club Tahar Haddad à la Médina de Tunis.</em></strong> </p>



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<p>Les Journées de la culture amazighe entrent dans le cadre de la célébration du 9e anniversaire de la révolution, de la fête de la jeunesse et du nouvel an amazighe, en partenariat avec le Club culturel Tahar Haddad.</p>



<p>Des associations ont collaboré à leur organisation comme l&rsquo;association pour la culture amazighe <em>Tamoun</em>t, l&rsquo;association <em>Discussion Club FLAHM</em>, le <em>Club de la culture amazighe</em>, l&rsquo;<em>Amicale du patrimoine</em>, l&rsquo;<em>Académie du Dialogue national</em>, le <em>Manouba Book Club</em>, et l&rsquo;<em>Association nationale pour la promotion des transports et du transport professionnel</em>. </p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Screenshot_2020-01-09-International-Women’s-Day-Honoring-Amazigh-Women-Amazigh-World-News.png" alt="" data-id="271444" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=271444" class="wp-image-271444"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/amazigh-chaussures-du-maroc.jpg" alt="" data-id="271445" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=271445" class="wp-image-271445"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/vannerie-mazigh.jpg" alt="" data-id="271446" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/vannerie-mazigh.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=271446" class="wp-image-271446"/></figure></li></ul></figure>



<p>Selon l&rsquo;ATPE, Yeneyer (Yennar) est le 1er jour de l’an amazigh utilisé depuis l’antiquité en Afrique du Nord. Il correspond au 14 janvier de chaque année, mais c’est la date du 12 janvier qui est la plus répandue. En Tunisie, il est fêté le 14 janvier, ce qui correspondra à la 2.970e année.   </p>



<p>Notons que les Amazighs (ou Berbères) sont les membres d’un groupe ethnique autochtone d&rsquo;Afrique du Nord. Connus dans l&rsquo;antiquité sous le nom de Libyens, ils ont porté différents noms durant l&rsquo;histoire. Ils sont répartis de l&rsquo;Océan atlantique à l&rsquo;oasis de Siwa en Egypte, et de la Méditerranée au fleuve Niger en Afrique de l&rsquo;ouest. Historiquement, ils parlaient des langues berbères, classées dans la branche berbère de la famille afro-asiatique. En Tunisie, cette langue est parlée par moins de 1% de citoyens, mais la culture amazighe reste vivace dans les chants, l&rsquo;artisanat et les traditions culinaires. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A. M.</strong></p>
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