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	<title>Archives des bombe atomique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des bombe atomique - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘The accidental président’’: terminer ce que d’autres ont commencé; le curieux destin d’un Américain pas si ordinaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'arrivée de Harry Truman au poste de président des Etats-Unis fut on ne peut plus le fruit du hasard.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/the-accidental-president-terminer-ce-que-dautres-ont-commence-le-curieux-destin-dun-americain-pas-si-ordinaire/">‘‘The accidental président’’: terminer ce que d’autres ont commencé; le curieux destin d’un Américain pas si ordinaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En avril 1945, le président Franklin D. Roosevelt, cloué par la poliomyélite sur une chaise roulante depuis deux décennies, usé par trois mandats et par la charge écrasante de la conduite de la seconde guerre mondiale, décédait brusquement d’un accident vasculaire cérébral au début de son quatrième mandat. Le vice-président Harry Truman lui succédait conformément à la Constitution américaine.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13157206"></span>



<p>Ce propriétaire ruiné d’une mercerie, ce petit fermier endetté, ce juge intègre d’un obscur comté du Missouri soutenu par un notable local notoirement corrompu, Tom Pendergast, pilier du parti Démocrate, qui assurerait son succès aux élections sénatoriales, rien ne laissait donc prévoir qu’un jour, il présiderait&nbsp;aux destinées du pays le plus puissant du globe à une époque charnière de l’Histoire de l’humanité. Son choix au poste de vice-président fut on ne peut plus le fruit du hasard. Après s’être joué de trois candidats en leur faisant croire qu’il les soutiendrait,</p>



<p>Roosevelt finit par se ranger à l’avis d&rsquo;un membre du Congrès pour qui Truman était le candidat idéal parce que, en plus de l’efficacité qu’il avait démontrée en tant que membre de la commission chargée du contrôle des dépenses de la défense nationale, et de son intégrité, il était dépourvu d’ennemis, et dénué d’ambitions politiques. Ses sept années passées au Sénat, au cours desquelles il fut réélu sans le soutien de son protecteur, Pendergast, condamné à la prison, lui avaient permis autour des tables de poker, dans les cocktails, et étalant sa virtuosité au piano, d&rsquo;acquérir les fidélités et les soutiens nécessaires à solide une carrière politique. Il n’empêche ! En tant que vice-président, la presse ne l’avait pas épargné en l’accusant contre toute évidence d’avoir fait partie du Ku Klux Klan, avant de se rétracter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YA8SQ08ioH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/no-ordinary-time-les-roosevelt-un-couple-providentiel-pour-lamerique/">‘‘No Ordinary Time’’: les Roosevelt, un couple providentiel pour l’Amérique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘No Ordinary Time’’: les Roosevelt, un couple providentiel pour l’Amérique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/no-ordinary-time-les-roosevelt-un-couple-providentiel-pour-lamerique/embed/#?secret=pfcewnjun8#?secret=YA8SQ08ioH" data-secret="YA8SQ08ioH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Gagner la guerre et jeter les bases d’une paix durable</h2>



<p>Truman, au moment de succéder à son prestigieux prédécesseur, avait donc pour mission de gagner la guerre en Europe et en Asie, et de jeter les bases d’une paix durable dans le monde en collaboration avec ses alliés, en particulier l’Union Soviétique, dont la politique de conquête et d’établissement de démocraties populaires à l’Est de l’Europe et en Pologne ne facilitait pas les choses. D’intenses discussions seraient nécessaires afin d’instaurer les bases de l’instance internationale chargée de résoudre les conflits entre États, que l’on nommerait Organisation des Nations Unies.</p>



<p>Néanmoins, après la chute de Berlin, la conférence de Potsdam rendue nécessaire par la menace de guerre qui pesait sur l’Italie avec l’occupation du Frioul par l’armée Yougoslave et l’affaire polonaise, n’obtiendrait pas des Soviétiques les concessions escomptées, malgré l’expérimentation de la bombe atomique. Son utilisation contre le Japon à deux reprises, les 6 et 9 août&nbsp;1945, allait précipiter la fin de la guerre du Pacifique, après une série de bombardements massifs qui réduirait en cendres les principales villes du Japon.</p>



<p>Avec l’établissement des régimes communistes en Europe de l’Est, l’octroi de la Silésie à la Pologne au détriment de l’Allemagne, et les conflits virtuels en Chine et en Corée, le monde allait passer sans transition à la guerre froide et à la politique des deux blocs dont le paroxysme sera atteint par la l’avènement du communisme en Chine, la guerre de Corée, celle du Vietnam, et le blocus de Berlin.</p>



<p>Naturellement Harry Truman ne passera à la postérité que comme le président ayant fait usage de la bombe atomique. Certes. Cependant aucun Américain ne semble alors avoir douté qu’elle pût mettre fin au conflit contre le Japon plus rapidement et à moindre coût en vies humaines américaines contre un adversaire résolument décidé à se battre jusqu’au dernier pour préserver son honneur et sa souveraineté à travers le maintien à sa tête de l’Empereur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6qy1SSBf6X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/26/presidents-americains-le-bon-la-brute-le-truand/">Présidents américains : Le bon, la brute, le truand</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidents américains : Le bon, la brute, le truand » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/26/presidents-americains-le-bon-la-brute-le-truand/embed/#?secret=bi8Ps3itR9#?secret=6qy1SSBf6X" data-secret="6qy1SSBf6X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce sont les mêmes arguments que l’on entend aujourd’hui par les sionistes et les dirigeants israéliens pour justifier leur politique d’extermination à Gaza, autrement dit l’élimination d’un adversaire fanatisé soutenu par une population complice. Si la rhétorique est la même, celle puisée dans le discours de la seconde guerre mondiale, le contexte, celui d’une lutte anticoloniale, n’est néanmoins radicalement pas le même.</p>



<p>D’autre part, il sera toujours difficile d’argumenter sur le manque de volonté des&nbsp;Américains, les seuls à détenir la puissance nucléaire à l’époque, d’imposer aux Soviétiques le respect des souverainetés nationales des peuples est-européens. Or, ils avaient les moyens nécessaires d’user à des fins politiques le prêt bail et les crédits nécessaires à la reconstruction et qu’ils étaient seuls à détenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessité d’établir des règles d’arbitrage</h2>



<p>Néanmoins, les récents évènements en Ukraine ont démontré que les moyens de pression économiques ne jouaient que peu quand les intérêts considérés comme fondamentaux étaient en jeu, et que, avant de parler de politique expansionniste, le besoin de sécurité d’un pays ayant la taille d’un continent comme la Russie, né de siècles d’Histoire,&nbsp;primait dans sa volonté d’établir un glacis défensif autour de ses frontières, facteur que l’actuelle administration Biden, soutenue par ses alliés européens, semble peu désireuse de prendre en compte, avec les conséquences que l’on sait, y compris le risque d’un affrontement nucléaire, accru par la livraison d’armes américaines offensives, ou celui&nbsp;d’accidents majeurs dans les neuf centrales nucléaires en activité en Ukraine potentiellement comparables à ceux de Tchernobyl .</p>



<p>On en revient ainsi et plus que jamais à la nécessité d’établir des règles d’arbitrage et de résolution pacifique des conflits&nbsp; entre les nations, à l’ère du nucléaire, un souci que Roosevelt avant l’usage de la bombe atomique, et Truman, après, s’étaient efforcé de concrétiser à travers les Nations Unies, une organisation qui est aujourd’hui de plus en plus critiquée, en particulier par les sionistes qui appellent à son démantèlement, parce qu’à Gaza, elle a agi selon les vœux de ses fondateurs conformément au droit international.</p>



<p>Le dramatique dans le monde actuel, c’est l’amnésie de ses dirigeants sur les faits de l’Histoire. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<h1 class="wp-block-heading"><em>‘‘The Accidental President: Harry S. Truman and the Four Months That Changed the World’’, de </em><em>&nbsp;A. J. Baime,</em><em>&nbsp;éd. </em><em>Mariner Books, </em><em>2 octobre 2018, 64 pages , 464 pages.</em><em></em></h1>
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			</item>
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		<title>Etats-Unis &#8211; Iran : Jusqu&#8217;où ne pas aller ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 16:36:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la salve de missiles iraniens, Donald Trump a répondu par une main tendue pour une paix durable dans la région. Un double coup de «pub» de la part de deux ennemis redoutables qui laisse perplexe : pause ou clap de fin d’un affrontement qui n’a que trop duré ? Par Hassen Zenati Pendant une...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Donald-Trump-Ali-Khamenei.jpg" alt="" class="wp-image-271555"/></figure>



<p><strong><em> À la salve de missiles iraniens, Donald Trump a répondu par une main tendue pour une paix durable dans la région. Un double coup de «pub» de la part de deux ennemis redoutables qui laisse perplexe : pause ou clap de fin d’un affrontement qui n’a que trop duré ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-271549"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  Pendant une poignée de secondes, le monde a retenu son souffle en suivant Donald Trump, nimbé de lumière, s’avancer le pas assuré pour franchir le seuil d&rsquo;une galerie de la Maison Blanche et s’installer au milieu d’une brochette de généraux en tenue de parade, l’avant bras orné de plusieurs rangées de galons dorés. D’habitude pointilleux et si exact à ses rendez-vous d’affaires, il avait une demi heure de retard sur l’horaire annoncé d’une conférence de presse au cours de laquelle il devait faire état de l’évaluation de la situation et donner sa réponse à la salve de 22 missiles lancée dans la nuit par l’Iran contre deux casernes américaines en Irak, en représailles à l’assassinat du N°2 du régime islamique, le général Qassem Soleimane, chef des unités d’élite Al-Qods, par un drone américain près de Bagdad.  Pause ou clap de fin ?</p>



<p> Plus tôt dans la matinée, dans un tweet présidentiel, il s’était contenté de commenter les deux opérations iraniennes par un laconique : <em>«so far, so good»</em> (jusqu’ici tout va bien), promettant de donner plus de détails dans l’après-midi après avoir évalué la situation et en avoir discuté avec ses généraux. </p>



<p> Alors qu’il s’avançait vers le pupitre dressé entre deux colonnes en marbre précieux de la galerie, les reporters s’échinaient à décrypter la mise en scène digne de Hollywood de cette apparition à pas lents, triomphale, en majesté, inhabituelle. Que pouvait-il donc cacher sous sa tignasse rousse, dont la couleur et le peignage sophistiqués ont fait la joie des commentateurs ?</p>



<p> D’emblée, Trump s’est félicité en quelques mots qu’aucun soldat américain n’ait été atteint – alors que les Iraniens annonçaient un très lourd bilan de 80 morts – et que les dégâts occasionnées aux installations étaient limités. Pour ajouter aussitôt, premier avertissement sans transition et sans frais pour l’instant, à des adversaires coriaces :<em> «Tant que je serai président des Etats-Unis, l’Iran n’aura jamais la bombe atomique». </em></p>



<p> Voilà Téhéran averti, alors que les informations se succèdent sur sa décision d’élever progressivement son niveau de production d’uranium enrichi en faisant tourner plus de centrifugeuses, jusqu’à atteindre le niveau fatidique pour la fabrication d’une arme atomique, qui lui est interdit par l’accord sur la non-prolifération nucléaire. </p>



<p> Pour Trump, si les Américains, qui étaient prêts à tout, n’ont pas eu de morts à déplorer dans leurs rangs, c’est grâce à leurs moyens de détection sophistiqués qui leur ont permis de voir venir les missiles iraniens et leur technique de dispersion rapide des forces qui ont permis à celles-ci de se mettre instantanément à l’abri. </p>



<p> Les experts diplomatiques et militaires privilégient pour leur part une autre explication. Les Iraniens auraient, selon eux, sous-calibré les charges de leurs missiles et auraient prévenu à l’avance leurs alliés irakiens, qui se sont chargés, à leur demande, d’en avertir aussitôt les Américains, pour qu’ils prennent les précautions nécessaires. Car pour Téhéran, ce qui importait en premier lieu n’était pas de faire des victimes et de nourrir le cycle des représailles, mais d’adresser un coup de semonce à son ennemi, le Grand Satan, tout en satisfaisant l’instinct de vengeance de la rue, qui s’est vigoureusement exprimé lors des funérailles du général Soleimani.</p>



<p> Au coup de <em>«pub»</em> iranien, Trump a répondu par un coup de<em> «pub»</em> identique, appelant à la désescalade, allant jusqu’à rassurer les dirigeants iraniens qu’il est prêt à parler paix avec eux <em>«s’ils le veulent»</em>, en annonçant en même temps un renforcement des sanctions économiques, qui ne seront levées, a-t-il précisé, que lorsque l’Iran aura renoncé à l’arme nucléaire et cessé de soutenir le terrorisme. Chacun s’est alors souvenu qu’il avait écrit il y a trente ans un manuel de management pour jeunes hommes d’affaires: <em>‘‘The art of the deal’’</em>, dans lequel il leur conseillait de<em> «frapper puis de négocier». </em></p>



<p> Fidèle à sa méthode, Trump alterne ainsi le miliaire, le diplomatique et l’économique. Il sait que ses alliés européens ne peuvent que le suivre étant eux-mêmes soumis à la loi d’airain d’exterritorialité du droit américain, leur faisant obligation d’appliquer les mêmes sanctions que Washington à ses adversaires, au risque de sévères représailles. </p>



<p> Un à un, match nul, balle au centre, serait-on tentés de dire pastichant une rencontre de football. Alors pause ou clap de fin ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Chaque partie s’est convaincue que son champion a gagne</h3>



<p> Les dirigeants des deux pays ont montré leurs muscles et se sont affichés en vainqueurs d’une première manche militaire, ils peuvent désormais ouvrir une séquence diplomatique et commencer à parler, diagnostiquent les plus optimistes. Dans les deux camps, la <em>«rue»</em> s’est convaincue que son <em>«champion»</em> a pris le meilleur sur l’autre. Trump en avait besoin à quelques mois d’un scrutin présidentiel pour un second mandat qui s’annonce plus périlleux que jamais alors que le Congrès doit examiner une procédure de destitution (impeachment) qui le vise pour diverses accusations de mensonge et de collision avec les Russes. Les dirigeants iraniens avaient besoin, eux, d’une<em> «victoire»</em> pour venger le général Soleimane, ça c’est pour la forme, mais aussi pour resserrer les rangs de la population autour d’eux, quelques mois après des protestations populaires qui se sont soldées par des dizaines de morts en province. </p>



<p> Le sursaut nationaliste iranien contre le Grand Satan, a surpris plus d’un observateur après la féroce répression des semaines précédentes, et la solidarité exprimée par les pays voisins a convaincu Téhéran qu’elle est sur la bonne voie. Le régime réputé agressif et imprévisible a montré beaucoup de responsabilité, estiment les analystes. Les deux opérations contre les bases de Ain El Assad et Erbil, si elles étaient bien signées de Téhéran, étaient <em>«bien dosées et rationnelles»</em>, renchérissent certains experts, alors que l’ayatollah Khamenei, chef suprême du pays, se flattait d’avoir infligé aux Etats-Unis une<em> «gifle en pleine face».</em></p>



<p> Ces gesticulations de part et d’autre peuvent-elles suffire pour autant à rétablir le dialogue? L’avenir n’est jamais écrit connaissant le manque de finesse diplomatique de Trump et s’agissant de deux pays dont les relations sont marquées par une méfiance extrême, beaucoup de ressentiments et de rancune. Pour l’instant, ils ont évité de s’engager dans une guerre conventionnelle, qui aurait sans doute tourné à l’affrontement régional généralisé. Mais dans cet Orient compliqué, les théâtres d’affrontement possibles restent en place et sont très nombreux.</p>



<p> En choisissant d’alterner le militaire, l’économique et le diplomatique, Trump a privilégié l’option Netanyahou, éprouvée avec les Palestiniens. Un magazine américain l’a d’ailleurs caricaturé en aveugle, les yeux cachés par d’épaisses lunettes noires, guidé par un chien d’aveugles à l’effigie du Premier ministre israélien. C’est un résumé éloquent de l’actuelle politique américaine dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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