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	<title>Archives des Bouteflika - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Bouteflika - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tarek Amara, correspondant de Reuters arrêté en Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 20:47:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
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		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste tunisien Tarek Amara, correspondant de Reuters, a été arrêté cet après-midi, samedi 30 mars 2019, en Algérie, où il s&#8217;était rendu, il y a deux jours, pour couvrir les manifestations, qui secouent le pays depuis des semaines, contre le système et appelant au départ de Bouteflika. Les circonstances et les causes de l&#8217;arrestation...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/tarek-amara-correspondant-de-reuters-arrete-en-algerie/">Tarek Amara, correspondant de Reuters arrêté en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204392" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Tarek-Amara.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le journaliste tunisien Tarek Amara, correspondant de Reuters, a été arrêté cet après-midi, samedi 30 mars 2019, en Algérie, où il s&rsquo;était rendu, il y a deux jours, pour couvrir les manifestations, qui secouent le pays depuis des semaines, contre le système et appelant au départ de Bouteflika.</strong></em><span id="more-204388"></span></p>
<p>Les circonstances et les causes de l&rsquo;arrestation de Tarek Amara sont encore inconnues. De son côté, Néji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a indiqué, ce soir, sur son compte Facebook, que le Syndicat suit cette affaire, avec les autorités tunisiennes.</p>
<p>Rappelons que le 12 mars courant, la journaliste Tunisienne, Intissar Chelly, correspondante de la chaîne turque TRT, avait été arrêtée à l&rsquo;aéroport Houari Boumédiène, avant de se faire expulser, bien qu&rsquo;elle ait présenté aux autorités algériennes son ordre de mission de 4 jours.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p><em><strong>Mise à jour</strong></em>: <em>aux dernières nouvelles, Tarek Amara a été reconduit à l&rsquo;aéroport et embarqué dans le premier avion en direction de Tunis.  </em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aNa6npLeRe"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/13/la-journaliste-intissar-chelly-raconte-son-interdiction-dentrer-en-algerie/">La journaliste Intissar Chelly raconte son interdiction d’entrer en Algérie</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La journaliste Intissar Chelly raconte son interdiction d’entrer en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/13/la-journaliste-intissar-chelly-raconte-son-interdiction-dentrer-en-algerie/embed/#?secret=ZUEdVMOTmx#?secret=aNa6npLeRe" data-secret="aNa6npLeRe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/tarek-amara-correspondant-de-reuters-arrete-en-algerie/">Tarek Amara, correspondant de Reuters arrêté en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2019 06:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’avenir de l’Algérie dépendra avant tout de l’aptitude de son armée à trouver un compromis acceptable avec les autres forces en présence. Ce ne sera pas facile. Et en attendant, il serait plus sage en Tunisie de ne pas insulter l’avenir, et de s’abstenir de prendre position. Par Dr Mounir Hanablia * En 1912, la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-202243" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Bouteflika-Armee-algerienne.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’avenir de l’Algérie dépendra avant tout de l’aptitude de son armée à trouver un compromis acceptable avec les autres forces en présence. Ce ne sera pas facile. Et en attendant, il serait plus sage en Tunisie de ne pas insulter l’avenir, et de s’abstenir de prendre position.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-202242"></span></p>
<p>En 1912, la Révolution Mexicaine, qui devait durer 8 ans, avait éclaté lorsqu’un vieux dictateur, Porfirio Diaz, après plus de 30 années de pouvoir, avait prétendu présenter sa candidature pour un nouveau mandat présidentiel.</p>
<p>En Algérie, les récents événements laissent perplexe. D’un côté il y a une part importante de la population des villes, qui est descendue dans la rue manifester, pour, à travers son opposition à un 5e mandat présidentiel d’un candidat pratiquement grabataire, revendiquer la fin d’un système politique auquel elle attribue la responsabilité de ses désillusions et de ses difficultés quotidiens. De l’autre, il y a une armée omniprésente et omnipotente qui moins que jamais ne semble prête à relâcher l’emprise qu’elle exerce sur le pays, depuis l’indépendance, et qui, dans les années 90, n’avait pas hésité à intervenir pour mettre fin à l’expérience démocratique qui avait mené les islamistes du FIS au seuil du pouvoir, déclenchant ainsi une véritable guerre civile dont le pays ne sortirait, meurtri, que dix années plus tard.</p>
<h3>Les réalités sont plus complexes que l’apparence des choses</h3>
<p>Il y a donc un véritable schéma simplificateur qui s’est mis en place, comme au Venezuela, avec d’un côté les bons, et de l’autre les mauvais. Mais depuis le Printemps arabe, les réalités se sont souvent révélées beaucoup complexes que ne le laissaient supposer l’apparence des choses vues sur les écrans de télévision et les réseaux sociaux. Et à travers ce que l’on nomme communément peuple, il faudrait deviner quelles sont les forces politiques qui ont réussi à mobiliser la rue, ou bien qui s’apprêtent à en prendre la tête, afin, comme on dit, de retirer les marrons du feu.<br />
Il y a bien sûr d’abord l’opposition politique des exclus du pouvoir, à commencer par les islamistes du FIS, le parti dissous, les réseaux de l’ancien parti dominant, le FLN, et les partis régionalistes ou même indépendantistes.</p>
<p>Ensuite, il y a les forces populaires et syndicales que la dégradation du niveau de vie du fait de la politique néolibérale, inquiète et mobilise au nom d’une plus grande justice sociale. Enfin, au sein même du sérail, c&rsquo;est-à-dire de l’armée, il y a certainement des clans à l’œuvre qui sont prêts à utiliser le mécontentement général afin d’augmenter leur part de pouvoir, et pourquoi pas, l’accaparer.</p>
<p>C’est peut être cette composante là, pour le moment occulte, qui déterminera l’avenir politique du pays. Mais pour le moment, l’armée algérienne s’efforce de paraître unie, sur une position dure, celle selon laquelle il n’y a pas d’alternative, pour le moment, au maintien de Bouteflika, sans lequel le pays retomberait dans le chaos de la décennie noire, ainsi que le rappelait récemment son chef dans un discours prononcé devant ce qui paraissait être la totalité des officiers supérieurs, réunis pour la circonstance.</p>
<p>Seulement au cours de cette réunion, et à travers les uniformes impeccablement tirés de ses représentants, l’armée a surtout donné d’elle-même l’image de l’une de celles qui composaient le pacte de Varsovie, renforçant l’impression fâcheuse d’un anachronisme, empêchant autant la maîtrise des techniques modernes de la communication, que la perception adéquate des réalités.</p>
<h3>L’enjeu du maintien de Bouteflika pour l’armée</h3>
<p>En effet, dans un pays où la sécurité militaire a toujours été toute puissante et omniprésente dans l’exercice effectif du pouvoir, l’armée n’a pas été informée des effets sur la rue de la réélection de l’actuel président, et plus grave encore, ne s’est pas entendue sur la nécessité d’un candidat de substitution.</p>
<p>En s’en tenant au même candidat, malade et diminué, l’armée a surtout démontré l’incapacité du régime à se perpétuer. L’Algérie étant un ancien pays socialiste révolutionnaire et tiers-mondiste, une comparaison très malheureuse se profile à l’esprit, celle de l’effondrement de l’Union Soviétique, de l’Europe de l’Est, de la Yougoslavie, et des recompositions territoriales qui les ont accompagnées. Or l’armée algérienne demeure la seule force capable de maintenir la cohésion du pays, et son effondrement pourrait avoir de graves conséquences sur l’avenir de tout le Maghreb. Sera-t-elle capable de se redéployer en dehors du champ politique afin de se consacrer exclusivement à sa mission?</p>
<p>Il faut dire que l’armée avait joué le jeu de la démocratie, en organisant des élections libres, mais elle n’avait pas été payée de retour, elle avait été obligée d’intervenir lors des années 90 pour protéger le pays du scénario catastrophe représentée alors par l’accession du FIS au pouvoir, qui aurait ouvert la voie à un régime de type taliban s’appuyant sur les anciens combattants d’Al-Qaïda, où en tant qu’institution, elle n’aurait pas pu assumer son rôle.</p>
<p>Il faut leur rendre cette justice, les militaires algériens avaient mené une sale guerre qu’ils n’avaient à l’origine pas voulue, soutenus en cela par toute la frange éduquée occidentalisée de la population, qui avait terni leur réputation, en particulier lors l’assassinat de feu le président Mohamed Boudhiaf, et du fait des opérations de contre-guérilla qui avaient fait des milliers de victimes, mais ils avaient néanmoins conservé l’intégrité territoriale du pays, et ils lui avaient épargné les destructions considérables et l’anarchie dont allaient plus tard pâtir, à l’issue du Printemps arabe, des pays comme la Syrie, le Yémen, et la Libye.</p>
<p>Il faut aussi reconnaître qu’en Algérie, l’armée s’est taillé la part du lion dans les prébendes issues du pétrole, et que dans le secteur économique, rien ne peut se faire sans sa participation.</p>
<h3>L’Algérie garante de l’intégrité territoriale de la Tunisie</h3>
<p>Sur le plan extérieur, ce que l’on peut leur reprocher, en s’engageant dans l’affaire du Sahara, dans laquelle tous les torts sont de leur côté, c’est d’avoir torpillé toute possibilité de progression des pays maghrébins dans le projet d’unification. Il faut aussi se souvenir qu’en 1986, l’Algérie s’était portée garante de l’intégrité territoriale de la Tunisie grâce au projet de fraternité et de concorde, alors que, la santé du président Bourguiba déclinant, les plus grandes inquiétudes planaient quant aux futures relations avec la Libye.</p>
<p>En ce sens, l’Algérie a été aussi fidèle à notre pays que celui l’avait été envers elle, lors de son combat pour la libération nationale. Et aujourd’hui, encore, si notre armée maîtrise la situation sécuritaire provoquée par l’implantation des maquis terroristes sur la zone frontalière, c’est aussi grâce à la collaboration transfrontalière avec ses homologues qu’elle y parvient, mais étant donné leur refus farouche de toute ingérence étrangère sur leur territoire, il faudrait ré-évaluer le futur de cette collaboration avec l’irruption de l’armée américaine sur le champ de bataille.</p>
<p>Dans la difficile situation que nous traversons, le tourisme et les malades issus du pays voisin constituent pour notre économie sinistrée un ballon d’oxygène non négligeable.</p>
<p>Existe-t-il ainsi qu’on le prétend une volonté de déstabiliser l’Algérie? Cela fait des années qu’on le prétend, mais la survenue des événements simultanément avec ceux du Venezuela et de l’Iran constitue tout de même une coïncidence troublante. Y a-t-il un plan pour faire exploser l’Algérie, ce pays continent, en de multiples entités? Il existe certes un irrédentisme berbère, mais il ne semble pas être aussi important qu’on veut bien le dire, d’une part, et d’autre part on ne voit pas au nom de quel intérêt on voudrait mettre la main sur les richesses de ce pays alors qu’il a toujours approvisionné sans discontinuer le marché mondial, indépendamment de toute considération politique.</p>
<p>Il faut aussi reconnaître que le Marché Global ne se satisfait plus des pays menant une politique indépendante, et dans le monde arabe et musulman, le seul modèle politique toléré est celui représenté par les pays du Golfe, ou les pays largement ouverts aux vents du capitalisme international . Ceux promouvant le culte de la fierté et de l’indépendance nationales suscitent désormais l’hostilité, en particulier lorsqu’ils disposent de richesses naturelles considérables, et qu’ils refusent de normaliser leurs relations avec Israël.</p>
<p>En ce sens, l’ère de la présidence Trump semble être celle de la mise au pas des derniers bastions s’opposant à l’hégémonie américaine, en particulier dans le secteur énergétique.</p>
<h3>Il ne faut pas que l’Algérie bascule comme la Libye, la Syrie ou l’Irak</h3>
<p>On ignore encore quelle est la vision stratégique américaine relativement à l’Algérie, un pays à l’origine formé d’un conglomérat de d’émirats et de tribus, que seule la poigne de la France avait réunifié avec la colonisation. Mais on n’ignore pas que la thèse colonialiste d’une colonisation des Arabes par les Berbères a cours, en particulier chez les islamophobes.</p>
<p>Qu’arriverait-il si l’Algérie basculait ? Les conséquences pourraient être fâcheuses si le FIS accédait au pouvoir. Il serait douteux qu’une telle éventualité ne donnât pas le signal d’un effondrement de l’Etat, et de l’éclatement du pays en de multiples entités. Il se pourrait aussi qu’en Tunisie, le parti Ennahdha y trouvât la profondeur stratégique nécessaire pour accélérer son programme de déstructuration de la société.</p>
<p>Quoiqu’il en soit, l’Histoire a prouvé avec Massinissa que les événements en Numidie se répercutaient sur Carthage, et depuis Charles Quint, jusqu’à Bugeaud et au Duc d’Aumale, que ce qui se passait à Alger finissait toujours par avoir des conséquences un jour l’autre à Tunis.</p>
<p>L’avenir de l’Algérie dépendra bien sûr avant tout de l’aptitude de son armée à trouver un compromis acceptable avec les autres forces en présence. Ce ne sera pas facile. Et en attendant, il serait plus sage en Tunisie de ne pas insulter l’avenir, et de s’abstenir de prendre position.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>Articles du même auteur dans Kapitalis :</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O27HbvT0J6"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/12/la-tunisie-et-lislam-politique-entre-serum-courriers-et-mots-empoisonnes/">La Tunisie et l’islam politique, entre sérum, courriers et mots empoisonnés</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l’islam politique, entre sérum, courriers et mots empoisonnés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/12/la-tunisie-et-lislam-politique-entre-serum-courriers-et-mots-empoisonnes/embed/#?secret=7JAOk2xZTZ#?secret=O27HbvT0J6" data-secret="O27HbvT0J6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jN4bg5Ncc5"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/04/leducation-des-pauvres-entre-halle-et-regueb/">L’éducation des pauvres, entre Halle et Regueb</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’éducation des pauvres, entre Halle et Regueb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/04/leducation-des-pauvres-entre-halle-et-regueb/embed/#?secret=nbowYR2RFN#?secret=jN4bg5Ncc5" data-secret="jN4bg5Ncc5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U8jlc65Ddt"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/25/ennahdha-legypte-et-la-tunisie-des-saints-des-vessies-et-des-lanternes/">Ennahdha, l’Egypte et la Tunisie : Des saints, des vessies et des lanternes</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha, l’Egypte et la Tunisie : Des saints, des vessies et des lanternes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/25/ennahdha-legypte-et-la-tunisie-des-saints-des-vessies-et-des-lanternes/embed/#?secret=ln4jSRVXjc#?secret=U8jlc65Ddt" data-secret="U8jlc65Ddt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/">Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Révolution de palais en Algérie : Ahmed Ouyahia annonce sa démission</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/revolution-de-palais-en-algerie-ahmed-ouyahia-annonce-sa-demission/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 18:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ouyahia]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Premier ministre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission, aujourd’hui, lundi 11 mars 2019, peu de temps après l’annonce faite par l&#8217;Agence de presse officielle algérienne APS,  du renoncement du président Abdelaziz Bouteflika à sa candidature à la présidentielle et  le report de ce scrutin. Difficile de ne pas voir un lien entre les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-201944" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ahmed-Ouyahia.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission, aujourd’hui, lundi 11 mars 2019, peu de temps après l’annonce faite par l&rsquo;Agence de presse officielle algérienne APS,  du renoncement du président Abdelaziz Bouteflika à sa candidature à la présidentielle et  le report de ce scrutin.</strong></em></p>
<p><span id="more-201943"></span></p>
<p>Difficile de ne pas voir un lien entre les deux annonces faites à quelques minutes d&rsquo;intervalle. On peut raisonnablement penser que M. Ouyahia était derrière la candidature de M. Bouteflika, dont l&rsquo;annonce a provoqué de fortes contestations dans tout le pays. Et que le système politique en place, qui a cru, un moment, pouvoir continuer à gouverner derrière un Bouteflika grabataire et quasi absent, s&rsquo;est résigné, sous la pression populaire, à changer le fusil d&rsquo;épaule.</p>
<p>Le report des élections et l&rsquo;organisation préalable d&rsquo;un congrès national censé redéfinir les contours d&rsquo;une nouvelle république (donc aussi élaborer une nouvelle constitution), vont permettre à ce système de se préserver, d&rsquo;assurer sa pérennité et de se réformer de l&rsquo;intérieur sans heurts ou violences.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>http://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/officiel-le-president-abdelaziz-bouteflika-renonce-a-la-presidence/</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/revolution-de-palais-en-algerie-ahmed-ouyahia-annonce-sa-demission/">Révolution de palais en Algérie : Ahmed Ouyahia annonce sa démission</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Officiel : Le président Abdelaziz Bouteflika renonce à la présidentielle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/officiel-le-president-abdelaziz-bouteflika-renonce-a-la-presidentielle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 17:54:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre adressée au peuple algérien, le président Abdelaziz Bouteflika annonce le report des élections présidentielles et assure qu’il ne se portera pas candidat à ce scrutin initialement prévu pour le 18 avril 2019. C’est ce qu’indique l’Agence de presse algérienne (APS), en précisant que, dans sa lettre, le président Bouteflika, qui est censé...</p>
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<p><em><strong>Dans une lettre adressée au peuple algérien, le président Abdelaziz Bouteflika annonce le report des élections présidentielles et assure qu’il ne se portera pas candidat à ce scrutin initialement prévu pour le 18 avril 2019.</strong></em><span id="more-201931"></span></p>
<p>C’est ce qu’indique l’Agence de presse algérienne (APS), en précisant que, dans sa lettre, le président Bouteflika, qui est censé être dans une clinique à Genève, a assuré qu’il «<em>n’est pas question d’un 5<sup>e</sup> mandat</em>». Mieux : il dit «<em>n’y avoir jamais songé</em>». Ce qui ouvre la porte à des supputations sur la partie derrière la présentation officielle de sa candidature, le dernier jour du délai officiel fixé. Et qui, rappelons-le, a suscité de fortes manifestations hostiles dans tout le pays.</p>
<p>Le président affirme aussi, selon l&rsquo;APS, que sa mission se terminera le jour où il aura fait accéder l’Algérie à un nouveau système politique démocratique. A cet effet, il promet d’organiser un congrès national pour définir les contours de ce système et de veiller à l’organisation, aussitôt après, d&rsquo;élections générales supervisées par une instance électorale indépendante qui sera mise en place entre-temps.</p>
<p>Cette annonce semble dictée par une révolution de palais au sein du système politique algérien, qui, face à forte résistance populaire à un 5e mandat de Bouteflika, s&rsquo;est résigné à inventer un autre scénario acceptable.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uCVyUZvmR9"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/revolution-de-palais-en-algerie-ahmed-ouyahia-annonce-sa-demission/">Révolution de palais en Algérie : Ahmed Ouyahia annonce sa démission</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Révolution de palais en Algérie : Ahmed Ouyahia annonce sa démission » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/11/revolution-de-palais-en-algerie-ahmed-ouyahia-annonce-sa-demission/embed/#?secret=8B8vNrKZHp#?secret=uCVyUZvmR9" data-secret="uCVyUZvmR9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Youssef Chahed au jour le jour : 7- Mais où est passé l’Etat ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2016 11:02:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmalek Sellal]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Selma Elloumi Rekik]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le récit hebdomadaire des activités du chef du gouvernement d’union nationale Youssef Chahed tel qu’il aurait pu l’écrire lui-même. Partout l’impunité s’érige en règle… Par Yassine Essid Au moment où je prenais possession de ma nouvelle fonction, l’euphorie le disputait alors au sentiment de puissance. Je croyais que par une simple pensée issue de ma...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-68525 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Youssef-Chahed-6.jpg" alt="youssef-chahed-6" width="626" height="380" /><br />
<em><strong>Le récit hebdomadaire des activités du chef du gouvernement d’union nationale Youssef Chahed tel qu’il aurait pu l’écrire lui-même. Partout l’impunité s’érige en règle…</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-68524"></span></p>
<p>Au moment où je prenais possession de ma nouvelle fonction, l’euphorie le disputait alors au sentiment de puissance. Je croyais que par une simple pensée issue de ma volonté j’arriverais à modifier les choses. J’étais en effet déterminé à ne jamais tomber dans les mêmes travers que mes prédécesseurs car issu d’une jeune génération d’entrepreneurs, tous vecteurs de la performance en politique. Bien que je sois convaincu que si les tous les hommes de talents ne devraient pas être employés dans la haute fonction publique, il en résulterait un despotisme intolérable. Les hommes supérieurs, agissant ensemble et dans le même sens, asserviraient les masses.</p>
<p><strong>L’intendance ne suit pas </strong></p>
<p>Il me fallait cependant opérer une profonde mutation. Finies les nombreuses décisions élaborées puis énoncées par des campagnes de communication gouvernementale qui n’ont jamais été que des projets avortés ou des mesures éphémères.</p>
<p>Souvenez-vous. Il ne reste presque rien de ces mesures phares tels que le port obligatoire de la ceinture de sécurité, l’interdiction du téléphone au volant, la rationalisation des dépenses publiques à travers la suppression des bons d’essence et des voitures de fonction, le bannissement des sacs en plastique, la répression de l’abandon des ordures ménagères sur la voie publique, l’obligation pour les motards de porter le casque et d’avoir des papiers en règles, la suppression des étalages anarchiques et des marchés de produits de contrebande, la fin de la violation des critères d’urbanisme, les promesses de démolition des milliers de constructions illégales, et bien d’autres velléités résolument fortes mais très passagères, qui donnent pour un temps l’illusion à l’opinion publique qu’elles seront suivies d’action.</p>
<p>L’Etat, de moins en moins identifiable, est passé d&rsquo;un contexte où il avait le monopole de la violence légitime pour tout ce qui concernait l&rsquo;intérêt général, à un affaiblissement progressif de l’efficacité de la parole publique. Partout l’impunité s’érige en règle de société et le recul du gouvernement est plus que jamais patent.</p>
<p><strong>Désordre de l’esprit et anarchie morale</strong></p>
<p>Je me rends compte aujourd’hui que toutes ces résolutions n’étaient qu’une méditation solitaire car l’intendance ne suit pas.</p>
<p>L’administration est plus que jamais ankylosée dans un professionnalisme d’un autre âge dépassé et inefficace. La lutte contre la corruption, pourtant l’un des points forts de mon programme de redressement du pays, et qui affecte aujourd’hui tous les rouages de l’Etat, s’est transformée en un simple effet de propagande politique. L’attachement à l’Etat de droit, la garantie des poursuites pénales, et l’exigence du respect stricte de la loi sont devenues des notions vagues pour une population enivrée par les notions confuses et fausse qu’on lui avait données de la liberté. Elle se retrouve lourdement affectée depuis la chute du régime par le désordre de l’esprit et l’état d’anarchie morale. Pour exemple, une décision qui m’avait semblé pourtant populaire sans équivoque, concernant l’interdiction de l’usage des véhicules administratifs à titre privé, n’est jamais entrée en vigueur comme il se doit tant elle bouleversa les usages et les habitudes.</p>
<p>Comment et quel serait ce pouvoir magique qui rétablira l’ordre des choses, assurera le bonheur individuel et la paix sociale, relancera la croissance économique, imposera le respect de la loi au milieu de tant de confusion sans parler de l’esprit d’intrigues qui règne à l’intérieur de chaque parti politique? En attendant, je m’occupe comme je peux, sans empressement ni grande conviction.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-68529" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Youssef-Chahed-et-Houcine-Abassi.jpg" alt="youssef-chahed-et-houcine-abassi" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Houcine Abassi se permet de protester contre l’évidence.</em></p>
<p><strong>Cet insignifiant «Accord de Carthage»</strong></p>
<p>J’apprends, médusé, que Houcine Abassi rejette toute idée d’accord avec le gouvernement sur la question du gel des salaires.</p>
<p>J’avais pensé, suite à nos nombreux entretiens, que l’augmentation considérable des dépenses publiques et de la dette nationale aggravée par une conjoncture difficile et, partant, la disposition à certains sacrifices que réclame le bien public, auraient dû tempérer les propos du dirigeant syndicaliste.</p>
<p>Je me rappelle avoir usé envers lui d’arguments pédagogiques, fait appel aux sentiments patriotiques, évoqué l’acuité de la crise que nous traversons, rappelé que le pays se sent confusément au seuil de l’imprévu. J’ai même fait preuve de fermeté dans mes propos, sans que cela ne le trouble outre mesure. Mieux, il se permet de protester contre l’évidence.</p>
<p>Quant à la nouvelle stratégie patronale de Wided Bouchamoui, elle consiste à être l&rsquo;auxiliaire du pouvoir quand ça l’arrange, mais n’hésite pas à le recadrer le moment venu.</p>
<p>En somme, les uns et les autres lancent des propos à tout-va, signent des textes vides, tel ce ridicule et insignifiant «<em>Accord de Carthage</em>», qui leur permet, lorsqu’ils le veulent bien, de se dégager de tout engagement.</p>
<p>J’ai également été informé de la rencontre du ministre de l’Education nationale avec le Père de la nation. L’entretien avait l’air de se dérouler dans une ambiance détendue, quasi familiale. Mais pour parler de quoi? Sans doute du désastre scolaire. Celui de l’école publique qui offre le spectacle d’une catastrophe au ralenti. Son écroulement est tellement bien reconnu que les parents, déjà peu fortunés, se saignent aux quatre veines pour envoyer leurs enfants aux établissements privés. Quant à la baisse du niveau, des maîtres autant que des élèves, elle est masquée en permanence par les bras de fer fréquents entre le ministère et les syndicats.</p>
<p>Autre motif d’embarras pour mon gouvernement, l’accueil excessif accordé par une ministre de la république partie souhaiter la bienvenue à l’équipage du bateau de croisière Europa. Au moment même où elle se confondait en sourires de reconnaissance et en amabilités de joie pure pour des touristes débarqués pour une courte escale de trois heures, l’agence de voyage Thomas Cook publiait un communiqué annonçant la suspension de tout service en Tunisie pour l’été 2017. Tant pis, ils se compenseront l’un, l’autre.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-67402" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Europa-La-Goulette-3.jpg" alt="europa-la-goulette-3" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Selma Elloumi-Rekik gratifie les touristes de la bienveillance de ses accueils.</em></p>
<p>Le cas de Selma Elloumi-Rekik devient préoccupant. A vouloir désespérément se construire une personnalité politique elle fait et dit n’importe quoi. Elle ne dirige pas un ministère mais anime un syndicat d’initiative. Un jour elle nous annonce que le tourisme repart à la hausse, un autre, qu’il régresse. A ce rythme, elle finira sa carrière par occuper un bureau dans un aéroport pour comptabiliser le nombre de visiteurs, les gratifier de la bienveillance de ses accueils et se rendre compte par elle-même qu’on n’est plus un pays de séjour, que le tourisme n’est plus un facteur de développement, que la géopolitique s’incruste par la violence extrême. Enfin, que l’activité profite surtout à des opérateurs touristiques trop friands d’engranger des bénéfices qui profitent rarement au pays.</p>
<p><strong>Coller à la roue des Algériens </strong></p>
<p>En dépit de la succession chronologique des événements, j’ai décidé de garder pour la fin les péripéties qui avaient marquées ma première visite officielle à l’étranger en ma qualité de Premier ministre. Ce voyage, qui fait intégralement partie de notre plus adroite diplomatie, se veut le témoignage de notre attachement à un pays avec lequel nous partageons une histoire et une frontière communes et au côté duquel nous luttons aujourd’hui contre la menace terroriste. Nous tirons avantage de la discipline sévère de son armée et de la haute réputation de son commandement qui nous servent de rempart inexpugnable contre les intrus de la mort. Bref, nous ne cessons de coller à la roue des Algériens.</p>
<p>Par ailleurs, les lois de l’hospitalité exigent que de telles visites soient, selon des conventions établies, l’occasion de trouver des convergences, dissiper des malentendus et évoquer les questions <em>«en toute franchise et dans un esprit de fraternité, d’intégration et de complémentarité entre nos deux pays frères»</em>. Décodées, ces lieux communs du langage diplomatique indiquent que tout n’est pas rose, car mêmes les alliances les plus solides connaissent des hauts et des bas.</p>
<p>N’ayant emporté ni armes ni argent, je devais tout de même offrir aux Algériens un témoignage de ma bonne entente, faire un geste qui soit interprété comme un privilège exclusif offert aux 1. 600.000 Algériens qui ont visité la Tunisie durant les 9 premiers mois de 2016. Ainsi, et contre toute attente, je m’étais empressé d’annoncer l’annulation de la taxe de sortie du territoire tunisien imposée aux véhicules algériens. Un racket fiscal mesquin et gagne-petit et totalement contre-productif.</p>
<p>Concoctée en 2015 par les Finances et le Tourisme, la taxe ne servait qu’à soutirer de l’argent aux étrangers afin de pallier le déficit des revenus touristiques. En réponse à l’exaspération des Algériens, on a fait mine de s’intéresser à la question par des manœuvres dilatoires : un temps pour étudier la question, un autre pour considérer ses implications diplomatiques, tout en saluant avec désinvolture les <em>«frères»</em> algériens d’avoir sauvé la saison du marasme !</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-68526" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Chahed-Boutellika.jpg" alt="chahed-boutellika" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un président, certes physiquement très amoindri, mais un président quand même.</em></p>
<p><strong>Bouteflika : Un président quand même</strong></p>
<p>Cependant, le moment fort de cette visite ne concernait pas tant mes entretiens avec mon homologue, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, que l’étrange rencontre avec le président Bouteflika.</p>
<p>J’ai été briefé par notre ambassadeur à Alger sur l’Etat physique du chef d’Etat algérien. De même que j’ai été averti par les services du protocole du Palais que plus c’est bref, mieux c’est , et que ce genre d’entretien était plutôt de l’ordre du symbolique servant à entretenir l’idée que l’Algérie a encore un président, certes physiquement très amoindri, c’est un euphémisme, mais un président quand même.</p>
<p>La porte du salon à peine franchie, une atmosphère lourde et inquiétante me prit à la gorge. Je me suis senti au milieu d’un décor défiant tout entendement, ingérable par la raison. C’était une sorte d’arrêt sur image comme si les êtres et les choses étaient figés dans le temps, en sommeil, victimes d’une funeste malédiction qui vous met dans des postures immobiles, privés de mouvements et d’émotion, frappés d’inertie, incapable d’agir et encore moins de s’exprimer. Comparez-bien la photo de ma visite avec celle effectuée par le président Caïd Essebsi au lendemain des élections. Les deux éternels pots de fleurs rouges sont encore présents, l’un posé sur la petite table placée entre le président et son hôte, l’autre posé au milieu du salon, flanqué de deux présentoirs à gâteaux, probablement aussi factices que Bouteflika lui-même : même cravate, même costume, même montre visible sous le manche d’une chemise qui dépasse, même traits hagards, même regard éperdu, n’ayant pas l’air de reconnaître celui qu’il était censé accueillir. C’était comme si on avait peint le personnage entier sur une étoffe lisse.</p>
<p>J’ai réalisé alors que je n’étais en fait que l’un des protagonistes d’un subterfuge théâtral. Mon rôle consistait à rassurer le peuple algérien sur la santé vigoureuse du président Bouteflika nonobstant l’âge et le fait qu’il ne présidait plus grand chose.<br />
Cela m’embête de le penser et de l’écrire, mais après tout c’est une écriture entre moi et moi. Je trouve, en effet que, considérée sous l’angle de l’âge, de la dépendance physique et psychique, une rencontre entre Béji Caïd Essebsi et son ami de toujours aurait été dans ce cas bien plus appropriée.</p>
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		<title>14-Janvier: Félicitations de Bouteflika à Caïd Essebsi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/14/un-message-de-felicitations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Noureddine Hlaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2016 19:59:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Caïd Essebsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a félicité son homologue tunisien, à l&#8217;occasion de la célébration du 5e anniversaire de la révolution du 14-Janvier.  A l’occasion de la fête de la révolution, le président de la république, Béji Caïd Essebsi a reçu, aujourd’hui, jeudi 14 janvier 2016, un message de félicitations de son homologue algérien Abdelaziz...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-34921" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/essebsi-bouteflika-10.jpg" alt="essebsi-bouteflika 10" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a félicité son homologue tunisien, à l&rsquo;occasion de la célébration du 5e anniversaire de la révolution du 14-Janvier. </strong></em></p>
<p><span id="more-34920"></span></p>
<p>A l’occasion de la fête de la révolution, le président de la république, Béji Caïd Essebsi a reçu, aujourd’hui, jeudi 14 janvier 2016, un message de félicitations de son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika.</p>
<p>Dans ce message, reproduit par l’Agence de presse algérienne, le président Bouteflika a réitéré la détermination de son pays à tout mettre en œuvre pour le renforcement de la coopération bilatérale, tout en mettant l’accent sur la nécessité de faire face aux défis communs, notamment la lutte antiterroriste.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>N.H</strong></p>
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