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	<title>Archives des Byzantins - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Byzantins - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p>C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p>Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p>Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p>Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p>En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p>A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p>Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p>En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p>La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p>Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p>En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p>Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p>En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p>Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p>Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p>La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p>Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p>Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p>Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p>Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p>On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p>L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p>Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p>Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p>A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p>On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p>L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p>Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p>Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p>Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B3RaHTm7pk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=hHk9GICzG0#?secret=B3RaHTm7pk" data-secret="B3RaHTm7pk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ : de Marathon à Gaza, l’itinéraire d’un aveuglement létal </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jun 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[question d’Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient, berceau de l’écriture, a été une terre de grandes civilisations ayant influencé durablement la Grèce et Rome. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la création de l’Etat d’Israël, la question d’Orient est demeurée comme une plaie béante depuis le Moyen Âge. La vision fondamentale d’un danger en provenance de l’Est et menaçant l’Occident dont Israël prétend être l’avant-garde, a eu comme conséquences les plus récentes les guerres à Gaza mais aussi en Ukraine.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-13072533"></span>



<p>La question d’Orient n’a pas débuté avec l’islam, et c’est l’un des mérites de ce livre que de le démontrer. C’est déjà une telle complexité que de la définir. Il faudrait pour ce faire adopter la vision romaine de la guerre à l’Est, héritière elle-même de celle des Grecs,&nbsp;et reprise par ce qu’on a plus tard appelé l’Europe,&nbsp;ou l’Occident.</p>



<p>Selon cette vision, la menace est apparue lorsque les armées Perse avaient débarqué en Attique pour subjuguer Athènes qui soutenait la révolte des cités sœurs d’Asie Mineure contre le despotisme du Grand Roi. Il en avait résulté ce que l’on avait qualifié de Guerres Médiques menées par les Rois de Perse Darius et Xerxès pour réduire la confédération de cités libres qui en Grèce s’étaient dressées contre eux.</p>



<p>Ces cités-Etats qui s’étaient défendues victorieusement avaient ensuite été réunies de force sous l’autorité du Roi de Macédoine, permettant ainsi la conquête de l’Asie Mineure, de l’Egypte, du Croissant Fertile, de la Perse, jusqu’aux confins de l’Inde.</p>



<p>Après la mort d’Alexandre de Macédoine, son empire s’était disloqué, et il en avait émergé quelques Etats importants fondés par ses généraux comme celui des Séleucides qui en Orient avaient introduit et parfois imposé les normes grecques, politiques (importance de la cité) architecturales, philosophiques (vision centrée sur l’homme, recherche au sens de la vie, de la nature), parfois linguistiques (adoption de la langue grecque).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choc des impérialismes</h2>



<p>On avait qualifié cela de civilisation hellénistique, dont la frontière politique fluctuait en Mésopotamie, entre les hautes vallées de l’Euphrate et du Tigre, au gré des batailles entre les Gréco macédoniens séleucides, et un peuple de l’est de l’Iran&nbsp;fondateur d’un empire s’étendant jusqu’en Asie Centrale, les Parthes. Mais les Romains, après les guerres puniques, avaient réduit l’Etat séleucide à un protectorat centré sur la Syrie et s’étaient retrouvés face-à-face avec les Parthes aussi bien en Mésopotamie qu’en Arménie, un pays à substrat ethnique essentiellement iranien qui allait acquérir une personnalité politique propre en s’érigeant&nbsp;en royaume.</p>



<p>Les guerres contre Mithridate et Tigrane au Ier siècle avant l’Ère&nbsp;Universelle (E.U.) avaient permis d’étendre l’influence plus ou moins directe&nbsp;de Rome au gré des protections, des alliances, des annexions, jusqu’en mer Noire. Elles avaient&nbsp; annoncé l’ère des flux et des reflux entre Romains et Iraniens durant plusieurs siècles de Babylone à Byzance sans que jamais aucun des deux adversaires ne remportât de victoire décisive.</p>



<p>A Rome avait succédé Byzance devenue chrétienne et aux Parthes les Sassanides dotés d’une église nationale zoroastrienne. Le choc des impérialismes s’était donc doublé d’une rivalité religieuse et cela quatre siècles avant l’avènement de l’islam, il faut le préciser, qui ne fera que se substituer aux Perses qu’il aura supplantés dans la guerre contre les Byzantins.</p>



<p>Après la victoire du Yarmouk, la frontière entre Arabes et Grecs se déplacera de nouveau de la Cilicie (Sud Est méditerranéen de la Turquie) à l’Arménie, au Caucase,&nbsp; à la Haute Mésopotamie, et même à la Syrie Palestine avec la constitution de l’émirat Hamdanide d’Alep. Deux tentatives de conquête de Byzance par les califes Muawiya&nbsp;et Suleiman se solderont par des échecs.</p>



<p>Cependant, à partir du XIe siècle de l’E.U. l’arrivée des Turcs Oghuz originaires d’Asie Centrale et leur conversion à l’islam allait rompre l’équilibre militaire établi par quatre siècles de guerre. Le plateau anatolien allait progressivement se transformer en un nouveau Turkestan avec la formation d’un premier empire à cheval sur l’Anatolie, l’Iran et l’Irak, celui des Seldjoukides.</p>



<p>Après la débâcle de Manzikert en 1071, l’empire Byzantin, incapable de s’opposer militairement&nbsp;aux Turcs, faisait appel aux puissances européennes et latines pour le défendre, donnant ainsi le coup d’envoi à ce qu’on allait appeler improprement Croisades. En réalité, celles-ci furent des entreprises de colonisation économique et territoriale menées par la noblesse&nbsp;essentiellement française avec des moyens militaires non seulement au détriment des Arabo-musulmans en Syrie Palestine, mais aussi des Grecs avec la prise de Constantinople en 1204 par les Croisés, devenue pendant 57 ans capitale d’un royaume latin, et la création par les Français d’un royaume à Chypre après la débâcle de Palestine de 1291, et de multiples principautés en Grèce et dans les îles de la mer Egée qui passeront à la postérité sous le nom de Morée, et qui perdureront&nbsp; tant bien que mal pendant près de deux siècles et demi jusqu’à la conquête finale de Constantinople par Mohamed Ier le Conquérant en 1453.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les frontières politiques du Moyen-Orient</h2>



<p>Il importe de savoir que ces principautés françaises ou franques, mise à part celle d’Edesse (Raha) qui représente une anomalie territoriale éphémère, celles d’Antioche en Syrie, Tripoli, Beyrouth, Acre, et Jaffa, Jérusalem&nbsp;et Moab, n’ont fait que reproduire grossièrement les frontières politiques actuelles du Moyen-Orient issues des accords de Sykes Picot, celles privant la Mésopotamie et l’Iran de tout accès terrestre vers la Méditerranée, ou vers l’Egypte.</p>



<p>Ainsi les racines judéo-chrétiennes de l’Occident se sont elles traduites sur le terrain par des frontières politiques s’efforçant à une exception près, Lattaquié en Syrie, de priver l’Asie musulmane de tout débouché méditerranéen. *</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tArAa7annl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/les-langues-du-paradis-la-philologie-ou-lorient-entre-mythe-et-mystification/">‘‘Les langues du paradis’’: la philologie, ou l’Orient entre mythe et mystification</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les langues du paradis’’: la philologie, ou l’Orient entre mythe et mystification » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/les-langues-du-paradis-la-philologie-ou-lorient-entre-mythe-et-mystification/embed/#?secret=AHkqPT3Mal#?secret=tArAa7annl" data-secret="tArAa7annl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Quant à l’Egypte, elle a été en butte à pas moins de quatre tentatives de conquête, deux à partir du royaume de Jérusalem, une de Chypre, et une autre par le roi Louis IX de France en 1249. Il faut dire que les Mamelouks avaient débarqué deux fois à Chypre, dont l’une pour rétablir sur son trône le Roi Jacques II dit le bâtard. Il y a donc depuis le Moyen Âge une obsession égyptienne en Europe qui s’est sans doute transmise aux Anglo-saxons avec la conquête normande.</p>



<p>Fait important, la colonisation des Francs au Moyen-Orient s’est efforcée de s’appuyer sur les Arméniens contre les Grecs et les musulmans, et dans une moindre mesure, sur les Syriaques, ces Arabes chrétiens monophysites qui ont souvent été persécutés par les orthodoxes mais qui n’ont jamais eu de représentation politique.</p>



<p>Bien avant les massacres de 1915 les arméniens, monophysites et non orthodoxes,&nbsp; ont été les grandes victimes de la politique byzantine en étant déportés par l’empereur byzantin Basile II, surnommé le coupeur de têtes bulgares,&nbsp;au XIe siècle,&nbsp; de la Grande vers la petite Arménie, puis les victimes de la politiques des Francs d’Antioche en s’alliant aux conquérants mongols gengiskhanides.</p>



<p>L’auteur avaient regretté que les Croisés, effrayés par leur férocité, n’en eussent pas fait autant, afin d’abattre l’islam. Cela a valu aux Arméniens la destruction de leur royaume de Cilicie par les Mamelouks, et la conversion de leurs protecteurs, les Mongols d’Iran,&nbsp;à l’islam, n’a pas servi leurs affaires.</p>



<p>La question des minorités au Moyen-Orient a ainsi toujours constitué une carte aux mains des puissances coloniales, dont, l’exemple des Kurdes le prouve, elles n’ont pas fait le meilleur usage.</p>



<p>Un autre aspect de la colonisation franque a été le rôle joué par les&nbsp;puissances commerçantes maritimes italiennes, Gênes et Venise, à la recherche d’avantages économiques en Grèce et en Palestine. Les Génois&nbsp;regroupés dans une société par actions, la Giustiniani ou Mahona, avaient pris le contrôle de Chypre, par le biais du port de Famagouste, en en confisquant tous les échanges commerciaux,&nbsp;réduisant l’île à la misère. Seul le débarquement égyptien l’en avait débarrassé. Les cités italiennes s’étaient érigées en intermédiaires obligés du commerce entre l’Asie et l’Europe, aussi bien en Méditerranée qu’en Mer Noire, en Crimée, et dans la mer d’Azov à l’embouchure du Don. L’actuelle guerre en Ukraine intéressant justement ces mêmes régions rappelle non seulement toute leur importance mais aussi celle d’Istanbul et des Dardanelles.</p>



<p>Pour conclure, si l’on suit le cheminement intellectuel de l’auteur, critiquable malgré son érudition, avec la création de l’Etat d’Israël, la question d’Orient est demeurée comme une plaie béante depuis le Moyen Âge. La vision fondamentale d’un danger en provenance de l’Est et menaçant l’Occident dont Israël prétend être l’avant-garde, a eu comme conséquences les plus récentes les guerres à Gaza mais aussi en Ukraine. On a argué des guerres médiques pour justifier l’impérialisme gréco-romain. Force est d’admettre que c’est un argument fallacieux; ni Carthage ni l’Egypte n’avaient participé à Marathon, aux Thermopyles ou à Salamine. C’est bien l’occupation gréco-macédonienne puis romaine du Moyen-Orient, considérée par l’Occident comme civilisatrice, y compris d’un empire aussi civilisé que celui des Perses,&nbsp;qui a depuis l’antiquité déclenché des guerres perpétuelles en Arménie, dans le Kurdistan actuel, en Mésopotamie, et&nbsp;en Palestine, dont les&nbsp;soulèvements en Judée et la destruction de Jérusalem en 70 de l’E.U., il convient de le dire, n’ont été que quelques épisodes que les sionistes contemporains, en mettant en exergue l’antisémitisme, feignent d’oublier.</p>



<p>Les juifs n’avaient jamais admis les idoles introduites dans leurs cités, la consommation de porc, ni le culte rendu aux César romains. L’islam, l’auteur lui même l’admet, n’a été que la réaction politique d’apparence religieuse à cette sujétion politique et militaire de la Méditerranée orientale dont les Croisades ont été&nbsp; la continuation, que les querelles théologiques sur la nature du Christ n’ont fait qu’exacerber.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irruption de la supériorité militaire européenne</h2>



<p>L’échec de la colonisation européenne au Moyen-Orient est ainsi attribué au manque d’effectifs de peuplement, plusieurs croisades ayant été interceptées en Anatolie par les guerriers turcs, dont l’irruption sur la scène de l’Histoire constitue selon lui le deuxième facteur d’échec. C’est là une explication simpliste des événements. Si le plateau anatolien est devenu turc c’est probablement parce que, à l’est, le peuplement grec y fut peu dense, et d’autre part le facteur de la conversion des Grecs à l’Islam, qui a joué un si grand rôle dans la puissance de l’empire ottoman, malgré le sérieux revers infligé par l’invasion de Tamerlan en 1402, a été totalement passé sous silence.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RiS6PsknjW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/">‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/embed/#?secret=dQL3BCegX9#?secret=RiS6PsknjW" data-secret="RiS6PsknjW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Si on s’en souvient, la défaite des Byzantins en Afrique du Nord fut largement due à leur politique d’oppression fiscale. Néanmoins le Turc a continué à faire figure d’envahisseur, opérant en <em>«bandes»</em>, ce qui comparativement aux <em>«compagnies»</em> aragonaises et navarraises envoyées par le Royaume de Naples et ayant sévi en Grèce et en Asie mineure, témoigne d’un parti-pris indéniable et déplacé; alors que l’empire ottoman, qui s’est situé en droite ligne de l’Empire Byzantin autant dans l’architecture de ses mosquées que dans les méthodes cruelles utilisées par ses princes pour éliminer leurs rivaux dans la course au trône, ou dans le blocage de l’accès aux Iraniens devenus chiites, vers la Méditerranée ou la Mésopotamie, fut à bien des égards multinational, regroupant des Serbes, des Bulgares, des Grecs, des Albanais, des Valaques, jusqu’à ce que l’irruption du nationalisme moderne et la supériorité militaire européenne le contraignît à se cantonner aux seuls Turcs. Et si on veut voir dans l’Histoire du Moyen-Orient&nbsp; un affrontement entre chrétiens et musulmans, il ne faut pas oublier que ce sont les Bulgares, un peuple chrétien, qui firent échouer plus que tout autre le royaume latin de Constantinople après la conquête de la ville par les Croisés, à l’instigation de Venise, il convient de le dire.</p>



<p>Il faudrait donc rechercher d’autres causes à cet échec occidental qui n’en finit pas de se perpétuer ainsi que l’a illustré l’occupation américaine de l’Irak. Lorsque la France avait occupé l’Algérie en 1830, elle partageait déjà cinq siècles d’expérience coloniale au Levant. On en a vu le résultat.</p>



<p>Le Moyen-Orient, berceau de l’écriture, a été une terre de grandes civilisations ayant influencé durablement la Grèce et Rome. Néanmoins l’idéologie occidentale contemporaine, si on peut la qualifier ainsi, continue de l’ignorer. C’est là un aveuglement dont le monde n’a pas fini de supporter les conséquences.</p>



<p><strong><em>‘‘L’Empire du Levant, Histoire de la question d’Orient’’ de René Grousset, éd. Payot, Paris, mars, 1992 656 pages. </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VPIwL9vz0o"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=4ynv1XhdUp#?secret=VPIwL9vz0o" data-secret="VPIwL9vz0o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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