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	<title>Archives des Caisse nationale d’assurance maladie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Caisse nationale d’assurance maladie - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Crise de la santé : Et si on parlait aussi de la responsabilité des patients ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2019 07:58:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le secteur de la santé publique en Tunisie est malade, mais les responsables ne sont pas seulement les principaux acteurs de ce secteur (gestionnaires des hôpitaux publics, médecins, responsables des caisses sociales…). Ce sont aussi les usagers, c’est-à-dire les patients, qui, souvent, coupent la branche sur laquelle ils sont assis. Par Mohamed Habib Salmouna *...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Hopital.jpg" alt="" class="wp-image-222629"/></figure>



<p><strong><em> Le secteur de la santé publique en Tunisie est malade, mais les responsables ne sont pas seulement les principaux acteurs de ce secteur (gestionnaires des hôpitaux publics, médecins, responsables des caisses sociales…). Ce sont aussi les usagers, c’est-à-dire les patients, qui, souvent, coupent la branche sur laquelle ils sont assis. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Mohamed Habib Salmouna</strong> *</p>



<span id="more-258301"></span>



<p> À en croire bon nombre d’articles de presse consacrés aux problèmes rencontrés par les professionnels de santé, les Tunisiens semblent découvrir tout à coup le secret habilement caché par les politiques de tout bord : le monde médical est au bord de l’implosion ! Notre Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), pour sa part, est en état de survie artificielle.</p>



<p>Comme toujours, les médecins et autres acteurs de la santé sont montrés du doigt, considérés comme de gros vilains, car responsables des déficits des caisses sociales que l’Etat renfloue à grands coups de taxes et d’impôts qui asphyxient chaque jour un peu plus les entreprises, l’emploi et les ménages.</p>



<p> Toutefois, on ne peut qu’être surpris de constater que jamais nos politiques n’étudient ni ne critiquent lucidement l’attitude hyper-consommatrice de certains assurés sociaux, dont beaucoup recourent aussi à des méthodes malhonnêtes pour gruger la Cnam. Pour nos dirigeants, les patients (qui sont aussi des électeurs…) ont tous les droits. S’ils coûtent cher, c’est encore à cause des médecins sans état d’âme qui remplissent de longues ordonnances, leur font subir des examens para-cliniques inutiles et ne travaillent que pour l’argent. </p>



<p> Ce raisonnement électoraliste est biaisé et la solution aux problèmes du secteur de la santé ne saurait être trouvée si toutes les responsabilités ne sont pas cernées et si toutes les parties n’y mettent pas du leur. Car s’il doit y avoir des sacrifices à faire, tous les concernés, à commencer par les consommateurs et les usagers, doivent en faire. Et pour cause : ils sont les premiers bénéficiaires (et les premiers perdants) du système de santé en place</p>



<p><em>* Professeur de français. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/25/crise-de-la-sante-et-si-on-parlait-aussi-de-la-responsabilite-des-patients/">Crise de la santé : Et si on parlait aussi de la responsabilité des patients ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les médicaments en Tunisie : Radioscopie d’une pénurie et solutions pour sortir de la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2019 08:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[caisse de compensation]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacie centrale de Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au commencement, ce mauvais souvenir qui remonte à juin 2018. Un manque inquiétant d’approvisionnement en médicaments a été observé tant au niveau de l’hôpital public que du côté des officines. Á son plus haut niveau (mai-juin 2018), la pénurie du médicament importé aura concerné 365 médicaments destinés au secteur hospitalier public (39,3% du total) et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/14/les-medicaments-en-tunisie-radioscopie-dune-penurie-et-solutions-pour-sortir-de-la-crise/">Les médicaments en Tunisie : Radioscopie d’une pénurie et solutions pour sortir de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/12/Medicaments-retraoit-pharmacie.jpg" alt="" class="wp-image-191344"/></figure>



<p><strong><em>Au commencement, ce mauvais souvenir qui remonte à juin 2018. Un manque inquiétant d’approvisionnement en médicaments a été observé tant au niveau de l’hôpital public que du côté des officines. Á son plus haut  niveau (mai-juin 2018), la pénurie du médicament importé aura concerné 365 médicaments destinés au secteur hospitalier public (39,3% du total) et 444 destinés au secteur officinal privé (34,2%). </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Khémaies Krimi</strong><br></p>



<span id="more-218178"></span>



<p> Pour comprendre cette pénurie, Pronoia By Reckon (BPR) Rating, agence de notation financière, a effectué une étude intitulée <em>«Le médicament en Tunisie, de l’approvisionnement à la distribution, immersion au cœur des failles et dysfonctionnements d’un système»</em>, qui a essayé de répondre à trois question: Quelles ont été les raisons de cette pénurie ? Comment expliquer la faillite du système national d’approvisionnement en médicaments ? Comment la crise a été gérée par les instances publiques et quel a été l’impact des mesures mises en œuvre ?<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le système fonctionnait pourtant bien<br></h3>



<p> L’étude, qui revient sur les causes de cette pénurie, commence par rappeler comment fonctionnait le système avant la pénurie. On y lit : <em>«Le système de santé tunisien est théoriquement organisé pour garantir l’approvisionnement en médicament et pour le distribuer à un prix compétitif et stable au client final. Toute la filière officinale opère dans un cadre rigide en matière de prix et de marge. Les marges sont encadrées tant pour les médicaments (à 8%), que pour les grossistes répartiteurs et pour les officines (27%)». </em><br></p>



<p> Pour tout médicament (importé ou produit localement) la demande de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), valable 5 ans, est accompagnée d’une négociation et d’une fixation de prix. Pour la production locale, la demande d’AMM est accompagnée d’une présentation de l’ensemble des coûts des intrants et la Commission d’achat de médicaments (CAM) négocie sur cette base un prix final acceptable avec le laboratoire. Les prix sont homologués. Ils restent inchangés, durant plusieurs années. <br></p>



<p> En ce qui concerne les importations, le prix de vente du médicament est fixé lors de sa première importation. Ce prix de vente demeure ensuite inchangé, même en cas d’augmentation de son coût d’acquisition par la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), que ce soit en raison d’une révision des prix par le fournisseur ou d’un contexte de change défavorable. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Á l’origine du premier dysfonctionnement : la compensation<br></h3>



<p> Selon l’étude, près de 80% des achats de la PCT sont libellés en Euro. Cette non répercussion de l’augmentation du coût sur les prix de ventes du médicament constitue la compensation que supporte intégralement la PCT et qui atteint des niveaux désormais insoutenables : 210 millions de dinars tunisiens (MDT) pour l’année 2018 soit une charge additionnelle de +70MDT par rapport à 2017. Une compensation qui a des effets pervers, alimentant le marché parallèle dans les zones frontalières avec l’Algérie et la Libye où des niveaux de consommation atypiques sont régulièrement enregistrés sur des médicaments fortement compensés. <br></p>



<p> Á l’inverse du secteur officinal privé, le secteur hospitalier public ne bénéficie pas des prix compensés. Les médicaments lui sont facturés à des prix reflétant la réalité des coûts d’achat et de distribution. Des prix qui ne génèrent pas de charges de compensation pour la PCT mais qui, compte tenu de l’insolvabilité actuelle de la filière publique, viennent principalement alimenter le Compte Client de la PCT. <br></p>



<p> Avec l’accroissement du poids de la compensation, fortement corrélé à la dépréciation du Dinar vis-à-vis de  l’Euro, la rentabilité opérationnelle de la PCT se dégrade d’année en année. Á 3,3% en 2017, la marge brute dégagée par l’activité s’effondre à 41MDT.<br></p>



<p> La forte hausse des volumes du compte fournisseur provient essentiellement des rallongements imposés aux fournisseurs, qui plus est, dans un contexte de dévaluation du dinar et donc de réévaluation à la hausse de ces créances. La PCT affiche des délais de paiement fournisseur moyen de 350 jours d’achats en 2017 contre des délais contractuels de 180 jours (en général). <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les retards de paiement aggravent la situation <br></h3>



<p> Une situation qui s’est encore aggravée en 2018 et qui provoque des ruptures ou des limitations régulières d’approvisionnement de la part des fournisseurs étrangers en attente. Ces retards de paiement ne sont pas un choix mais découlent des tensions de trésorerie de la société, résultat du défaut de paiement de ses clients. <br></p>



<p> Tandis que les ventes au secteur privé se font quasiment au comptant et n’affichent pas de problème particulier en matière de recouvrement, celles réalisées avec le secteur public affichent des retards de paiements considérables. <br></p>



<p> Fin 2018, les impayés issus du secteur public ont atteint 920MDT soit 1 an et 4 mois du CA du secteur public; la moitié de ces impayés provenant des structures hospitalières publiques, l’autre des caisses d’assurances sociales et de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Les finances du système de santé tunisien sont exsangues. Les caisses sociales cumulent des déficits record qui se répercutent sur les flux financiers de tout un système. La PCT se situe au bout de cette chaîne de défaillances de paiements et d’impayés et se voit donc dans l’impossibilité d’honorer ses engagements fournisseurs. <br></p>



<p> Les ruptures ont été significatives dans ce secteur dès les premiers mois de 2017. Le circuit privé a également été fortement touché mais dans une moindre ampleur : 26% de médicaments manquants en moyenne en 2017, 28% en 2018  La rupture dans le secteur privé a été davantage progressive atteignant son pic au 2e trimestre de 2018. Ce décalage public-privé s’explique principalement par le volet financier. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les solutions  proposées<br></h3>



<p> Des mécanismes de remboursement régulier de la CNAM (20MDT/mois) et du secteur hospitalier ont été notamment mis en place. De plus, la PCT a eu accès à des lignes de financement de l’ordre de 400MDT auprès d’un pool bancaire. Le rétablissement de la situation des impayés de la PCT vis-à-vis de ses fournisseurs est annoncé pour le 3e trimestre 2019.<br></p>



<p> Des mesures qui ont été perçues par les fournisseurs étrangers comme une amélioration de la visibilité sur l’évolution de la solvabilité de la PCT permettant une reprise progressive des approvisionnements. <br></p>



<p> Pour les importations «officinales», la PCT ne joue qu’un rôle d’intermédiaire entre le fournisseur et le client final (distributeur privé) qui honore ses engagements de paiements. Ce sont les opérateurs privés qui ont permis à la PCT d’assurer la viabilité et la pérennité de son activité durant cette période. La décélération de la pénurie a commencé en avril-mai 2018. <br></p>



<p> Au plan structurel, l’étude recommande d’agir sur la compensation.<em> «Une politique de réduction de la compensation des médicaments importés,</em> note l’étude, <em>devrait passer par l’encouragement de l’industrie locale à produire ces médicaments. Cela passera notamment par l’application de la règle de levée de la compensation sur tout médicament ayant un similaire local ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/14/les-medicaments-en-tunisie-radioscopie-dune-penurie-et-solutions-pour-sortir-de-la-crise/">Les médicaments en Tunisie : Radioscopie d’une pénurie et solutions pour sortir de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La hausse des honoraires des médecins s’impose-t-elle vraiment maintenant?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/13/la-hausse-des-honoraires-des-medecins-simpose-t-elle-vraiment-maintenant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2019 16:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil national de l’ordre des médecins en Tunisie n’a pas été de main morte en décidant une hausse des honoraires des médecins libéraux. Il ne s’agit pas d’un simple réajustement mais d’une majoration de près de 40%. Par Dr Mondher Azzouzi * Une telle mesure paraît incongrue et totalement disproportionnée au vu du niveau...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/13/la-hausse-des-honoraires-des-medecins-simpose-t-elle-vraiment-maintenant/">La hausse des honoraires des médecins s’impose-t-elle vraiment maintenant?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Medecin.jpg" alt="" class="wp-image-62516"/></figure>



<p><strong><em>Le Conseil national de l’ordre des médecins en Tunisie n’a pas été de main morte en décidant une hausse des honoraires des médecins libéraux. Il ne s’agit pas d’un simple réajustement mais d’une majoration de près de 40%.</em></strong></p>



<p>  Par<strong> Dr Mondher Azzouzi</strong> *<br> </p>



<span id="more-218107"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Mondher-Azzouzi.jpg" alt="" class="wp-image-216935"/></figure></div>



<p>Une telle mesure paraît incongrue et totalement disproportionnée au vu du niveau de vie des populations dans le pays, surtout qu’il n’y a aucune garantie que les hausses décidées soient supportée par les caisses d’assurance maladie ni profiter équitablement et de manière homogène à tous les médecins ou à leur grande majorité.  <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La concurrence déloyale de l’activité privée complémentaire<br></h3>



<p> Ce <em>«cadeau»</em> que se sont octroyé les médecins va rendre la santé encore moins accessible à une grande partie de la population.  Surtout que des mesures auraient pu et du être prises depuis bien longtemps pour réformer la santé publique et la rendre à la hauteur des attentes des patients. Parmi les aspects déconcertants qui, de l’aveu même des professionnels du secteur, devraient être revus, il y a la fameuse APC ou activité privée complémentaire réservée aux médecins ayant obtenu un titre d’agrégation universitaire depuis quatre ans.<br></p>



<p> Cette PAC, qui n’a jamais fait l’objet jusqu’ici de la moindre mesure de révision, donne le droit aux praticiens hospitaliers d’exercer hors de l’hôpital d’attache, dans une clinique de leur choix et pour deux demi-journées par semaine pour y pratiquer une activité libérale. En théorie seulement car aucun ne peut nier l’aspect aberrant des dépassements du temps imparti à cette pratique. Ni l’exercice par nom d’emprunt en dehors des plages d’activité dédiées et encore moins le dépassement de «la technique» d’exercice autorisé. La logique aurait voulu que le praticien universitaire en fasse au moins autant en nombre d’actes consignés au sein de son propre hôpital. <br></p>



<p> Pourquoi ne pas abolir carrément ce privilège abusif, afin d’éviter ce qu’il convient d’appeler une <em>«concurrence déloyale» </em>à ceux qui ont fait clairement le choix d’exercer à plein temps dans le secteur libéral ? Pour en atténuer l’impact de ce conflit larvé mais éternel entre public et privé, son maintien pouvant être perçu comme nécessaire, il aurait mieux valu encadrer cette APC au sein même de l’hôpital d’attache du praticien et non en dehors. Le tremplin que constitue l’hôpital public pour les cliniques privées n’échappe à personne. <br></p>



<p> De plus, et ceci est reconnu de tous que l’APC est de nature à constituer un conflit d’intérêt toujours au profit des structures privées d’une voracité sur laquelle il serait inutile de s&rsquo;étaler.<br></p>



<p> À quoi devrait-on nous attendre pour l’instant avec l’explosion des montants des consultations concomitante au maintien du dispositif actuel gardé en l’état et comme figé ?<br></p>



<p> Par ailleurs, pourquoi la réciproque ne pourrait-elle pas s’appliquer ? De permettre aux médecins libéraux d’accéder aux plateaux techniques des hôpitaux publics sous forme de vacations à nombre limité afin d’y pratiquer leur art surtout pour en faire bénéficier leurs patients indigents ne pouvant se permettre des soins onéreux en clinique. <br></p>



<p> Pourquoi ne peut-on franchir un cap de plus, pour aller plus loin encore et pour autoriser les jeunes médecins fraîchement installés notamment dans les grandes villes à pratiquer l’équivalent de cette APC. Cette activité peut se concevoir sous forme d’un exercice encadré deux demi-journées, ou de deux journées pleines d’activité secondaire, dans des villes de l’intérieur du pays quand celles-ci sont dépourvues de médecins de même spécialité pour éviter de faire de l’ombre à ceux qui y sont déjà installés. <br></p>



<p> Un accord cadre pourrait être trouvé avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) sur la base d’un tarif de remboursement forfaitaire mais que la caisse est en mesure de régler au praticien et bien en-deçà des montants exorbitants décidés aujourd’hui. En contrepartie, le médecin qui vient de s’installer pourra trouver son compte au travers du nombre de consultations assurément conséquent et pourrait aisément servir de rampe pour faciliter la prise en charge de ces mêmes patients, souvent errants en ville comme des âmes en peine, pour leur permettre d’accéder à des milieux plus spécialisés en centres urbains. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour une politique de santé de rehaussement de la qualité de soins <br></h3>



<p> Enfin et pour nous en tenir là, pourquoi on n’a jamais imaginé une politique de santé de rehaussement de la qualité de soins et de confort dans les hôpitaux publics ? Ces derniers sont bradés comme pour laisser volontairement le champ libre aux cliniques privées qui fixent la loi du marché en se servant paradoxalement du secteur public tant en main d’œuvre qualifiée qu’en recrutement des patients. <br></p>



<p> Peut-on continuer d’admettre qu’un patient admis en hôpital public pour des examens et des explorations qui amènent à un acte salvateur soit automatiquement dirigé, par la suite, vers la structure privée d’exercice libéral du médecin hospitalier pour la réalisation du même acte faisable à l’hôpital, et dont le montant des frais, qui de plus est, pris en charge par la Cnam est reversé au même médecin et à la clinique ? Cela sans compter avec le côté formateur duquel se trouvent ainsi amputés les internes en cours de formation. <br></p>



<p> Á titre d’exemple, je précise qu’une consultation chez un médecin spécialiste conventionné  revient, en France, à 76 DT environ, alors que, dans les cliniques, qui se font payer à l’acte, celle-ci revient moins cher à l’Etat que si elle a été effectuée à l’hôpital public dont la tarification est basée sur un prix de journée forfaitaire. Il faut savoir que le Smic en France est d’environ 3.700 DT par mois pour  faire une comparaison judicieuse. <br></p>



<p> Il est à noter surtout que l’Etat, en France, assez vigilant pour prendre sa part, fait payer à un spécialiste libéral près de 55% de ses revenus à titre de charges sociales, de cotisations de solidarité et d’imposition. <br></p>



<p> Où en sommes-nous en Tunisie de l’exigence de salarier par déclaration les <em>«faisant-fonction des secrétaires»</em> ainsi que de la réforme fiscale devant accompagner ces largesses accordées par l’Etat pour donner l’impression vraie au contribuable de veiller au droit du travail et surtout d’une justice vis-à-vis de l’impôt, véritable critère d’équité entre citoyens et de transparence de toute action financière. <br></p>



<p> On se pose sans cesse la question sur la fuite des médecins hors du territoire national sans savoir que ceci n’a toujours profité qu’à une caste limitée quasiment en milieu clos. Qu’a-t-on fait pour casser ce système parallèle qui gangrène le milieu médical? Si c’est de nature à promouvoir une campagne électorale en vue de l’échéance à venir, je me demande si le calcul ne serait pas mauvais pour en desservir les décideurs actuels en termes de voix.</p>



<p><em>* Cardiologue tunisien basé à Lyon. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pRFxpnNMU6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/tunisie-lordre-des-medecins-ne-sexplique-pas-le-tolle-provoque-par-la-nouvelle-grille-des-honoraires-des-medecins/">Tunisie : L&rsquo;ordre des médecins ne s&rsquo;explique pas le tollé  provoqué par la nouvelle grille des honoraires des médecins</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L&rsquo;ordre des médecins ne s&rsquo;explique pas le tollé  provoqué par la nouvelle grille des honoraires des médecins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/12/tunisie-lordre-des-medecins-ne-sexplique-pas-le-tolle-provoque-par-la-nouvelle-grille-des-honoraires-des-medecins/embed/#?secret=pcKFE71lBk#?secret=pRFxpnNMU6" data-secret="pRFxpnNMU6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cr3uOjwIAb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/08/la-caf-un-lobby-esoterique-fonde-sur-le-pouvoir-de-largent/">La CAF : un lobby ésotérique fondé sur le pouvoir de l’argent</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La CAF : un lobby ésotérique fondé sur le pouvoir de l’argent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/08/la-caf-un-lobby-esoterique-fonde-sur-le-pouvoir-de-largent/embed/#?secret=yPFim2j27s#?secret=Cr3uOjwIAb" data-secret="Cr3uOjwIAb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Cardiologie : Stents périmés et activité privée complémentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2018 17:30:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[médecins libéraux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire des stents périmés a amené un nombre important de cardiologues libéraux à remettre en cause les privilèges illégaux acquis par leurs collègues hospitalo-universitaires, devenus sources d’abus. Par Dr Mounir Hanablia * Les contes pour enfants ont ceci de remarquable qu’une ligne de démarcation manichéenne soit toujours bien établie entre le bien et le mal....</p>
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<p><em><strong>L’affaire des stents périmés a amené un nombre important de cardiologues libéraux à remettre en cause les privilèges illégaux acquis par leurs collègues hospitalo-universitaires, devenus sources d’abus.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-143547"></span></p>
<p>Les contes pour enfants ont ceci de remarquable qu’une ligne de démarcation manichéenne soit toujours bien établie entre le bien et le mal. Le bien c’est toujours évidemment la jolie princesse, parce qu’elle est belle et bonne, en butte à l’hostilité de sa belle-mère ou de ses ennemis, dont elle finit par triompher après maintes péripéties grâce à l’appui autant des fées que des gens simples, y compris ceux qui veulent la tuer, conquis par sa bonté, et qui finit par épouser le prince charmant. Le mal, ce sont bien sûr tous ses ennemis, sorciers, fée carabosse, personnes envieuses auxquelles le bien-être de la princesse est insupportable et qui essaient par tous les moyens de lui causer du tort.</p>
<h3>Les techniques de persuasion massive</h3>
<p>Dans l’univers des enfants, il ne viendrait donc jamais à l’esprit de quiconque de remettre en cause cet ordre normal des choses : le bien c’est toujours la princesse, et le mal, ses ennemis.</p>
<p>Mais apparemment, cet argument du bien contre le mal, ou de la vérité contre le mensonge, dans les sociétés de culture biblique ou coranique, ou même védique, continue toujours de peser lourdement dans la vision que beaucoup de personnes portent sur leur quotidien, ou les événements dont ils sont les témoins.</p>
<p>Naturellement cette perception de la réalité demeure purement subjective, mais elle n’en peut pas moins être massive, elle peut rassembler des millions de personnes, dans une même vision irrationnelle d’une situation éminemment urgente et conduire à des choix politiques catastrophiques.</p>
<p>On a vu, par exemple, comment, en 2011, les gens ont voté pour le parti islamiste Ennahdha parce qu’ils étaient convaincus que ses membres, martyrisés par la kleptocratie policière de Ben Ali, étaient des saints, ou bien, une vingtaine d’années auparavant, en 1991, les foules arabes massivement rangées derrière Saddam Hussein qui venait pourtant de rayer le Koweït de la carte, parce qu’elles croyaient qu’il était capable de battre la coalition internationale menée par les Etats-Unis. De la même manière, en 2014, les gens ont voté pour le Nidaa parce qu’on les avait convaincus qu’après sa victoire, il y aurait un tel flot d’investissements dans le pays que tous ses problèmes économiques seraient abattus d’un coup.</p>
<p>Evidemment ceux qui maîtrisent les ressorts des techniques visant à convaincre les foules conquièrent généralement le pouvoir à l’échelle politique, ou bien, réussissent dans les affaires quand il s’agit d’intérêts économiques ou commerciaux. C’est ce qu’on appelle les techniques de persuasion massive, ou propagande.</p>
<h3>La confiance du public dans le corps médical mise à mal</h3>
<p>En médecine et, particulièrement, en cardiologie, de telles techniques de persuasion clandestine sont également utilisées, et à une échelle beaucoup plus large qu’on le pense.</p>
<p>Beaucoup de personnes ont du mal à penser qu’un médecin, dont elles ont été convaincues (sic) qu’il leur ait un jour sauvé la vie, puisse posséder de ses propres intérêts financiers une vision beaucoup plus proche de celle d’un homme d’affaires avide de bénéfices et n’hésitant pas à implanter un matériel non conforme. Et d’autres ne peuvent admettre que la sommité médicale hospitalo-universitaire entre les mains desquelles elles ont accepté de confier leur avenir et leur intégrité physiques puisse exercer dans un établissement privé en dehors de toute légalité établie.</p>
<p>Or, l’affaire des stents périmés a établi dûment que le corps médical était non seulement capable d’implanter un matériel non conforme aux données de la science, mais aussi d’en justifier l’usage ou d’en atténuer la portée d’une manière très peu convaincante en faisant état d’arguments scientifiques.</p>
<p>Bref, l’establishment médical n’a pas donné l’impression dans cette affaire, comme dans celle du VioxX aux Etats Unis, d’être de bonne foi, et ceci a évidemment porté atteinte à son prestige et à sa crédibilité auprès de l’opinion publique. Et on peut, sans peur de se tromper, considérer que l’emprise sur les esprits constitue le plus grand capital dont le corps médical, c’est à dire son establishment, tire sa puissance, sa richesse, et son influence. Et voilà que l’affaire des stents périmés, en traînant devant la justice certains parmi eux à l’instar de leurs collègues libéraux, en provoquant l’arrestation d’un collègue et d’un fournisseur, et en suscitant des sanctions administratives par le ministère de la Santé contre certains chefs de service, mettait à mal la confiance que le public plaçait dans leurs compétences et leur honnêteté.</p>
<h3>Le mythe de la toute puissance du corps hospitalo-universitaire</h3>
<p>Face à cela quelques uns ont réagi par l’usage de la langue de bois, en avertissant que le débat sur la place publique mettrait à mal non seulement la crédibilité du corps médical, mais celle du pays en tant que pôle selon eux d’excellence médicale qui avait canalisé pendant près de 20 ans la demande en soins d’un pays voisin, et contribué à la prospérité générale. Autrement dit, la vérité était tellement précieuse qu’il était raisonnable de l’envelopper pour la protéger dans un tissu de mensonges.</p>
<p>D’autres ont nié qu’il y eût eu délit, mais avec l’affaire en justice, les arrestations, les enquêtes judiciaires, les plaintes d’institutions de l’Etat comme la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), il était très difficile d’adopter des thèses révisionnistes allant à l’encontre de la vérité officielle, qui avait mis à mal bien des mythes, entre autres celui de la toute puissance du corps hospitalo-universitaire et de son droit naturel à une main mise hégémonique sur l’activité libérale.</p>
<p>Mais les thèses révisionnistes allaient connaître un nouveau développement d’abord chez des patients du médecin détenu, exprimant leur incrédulité quant à sa culpabilité, et mettant sa situation tragique sur le compte de la malveillance dans la clinique où il avait l’habitude d’exercer, de ceux qui lui auraient fourni pendant son travail des stents périmés pour lui nuire, qu’il aurait utilisés en toute bonne foi; ceci signifierait avant tout un complot impliquant le surveillant de la salle de cathétérisme, ce que dément la réalité des faits, le surveillant ayant été notoirement l’un de ses alliés, au point, au début de l’affaire, de disparaître au moment où il allait être traduit devant le comité directeur pour être renvoyé, et de ne jamais produire de témoignage devant la justice.</p>
<p>Il est non moins vrai que la rumeur attribue cette incarcération au témoignage d’un technicien de la salle en question, qui, au cours d’une confrontation, a pu produire un document accablant, naturellement fourni fort à propos par sa hiérarchie; est-ce de la haine pour un technicien de se défendre face à des accusations, et est-ce participer au complot pour une hiérarchie que de lui fournir les moyens de le défendre?</p>
<h3>Pour la suppression de l’activité privée complémentaire</h3>
<p>La <em>vox populi</em> ignore sans aucun doute tous ces détails. Puis il y a eu des voix qui se sont élevées, au sein de la cardiologie libérale, pour demander la suppression de l’activité privée complémentaire (APC), estimant à juste titre qu’elle obligeait les médecins du secteur privé à recourir à des pratiques malhonnêtes pour pouvoir faire face à la concurrence déloyale exercée par leurs collègues hospitalo-universitaires.</p>
<p>Il faut savoir que l’APC des professeurs est très souvent pratiquée dans l’irrégularité par ses bénéficiaires parce que le ministère de la Santé publique ne fait pas appliquer le règlement, n’en sanctionne pratiquement jamais les dépassements, et parce que les cliniques ne sont pas tenues pour responsables du respect du règlement concernant les fonctionnaires publics même quand ils s’adonnent à l’activité privée.</p>
<p>Ce laxisme est bien évidemment préjudiciable aux médecins du secteur privé, parce que l’administration publique, concrètement et dans les faits, en tant que juge et partie, protège sauf exceptions ses fonctionnaires, même lorsqu’ils violent la loi, lors de l’APC en vertu de la fameuse règle <em>«si la faute est détachable du service, le service ne peut être détaché de la faute».</em></p>
<p>Ce qui fait que depuis 1995, et grâce aux soutiens politiques dont ils jouissaient, les professeurs en médecine ont toujours fait ce qu’ils voulaient au sein du secteur libéral, au point de devenir inconvenant de s’en plaindre, et au risque de s’exposer à différentes mesures de rétorsion, allant du redressement fiscal, à l’interdiction d’exercer dans les établissements concernés, sinon à l’agression verbale ou physique.</p>
<p>Les mauvaises habitudes sont tellement bien ancrées que tout appel au respect des lois et des règlements est désormais vécu de la part des intéressés comme une agression contre des droits acquis. Mais il faut dire que la prospérité économique permettant à tous d’y trouver leur compte a fait long feu. Et pour preuve…</p>
<h3>Jeu de rôles : quand le coupable se la joue victime</h3>
<p>Les événements qui se sont produits récemment dans une clinique privée où des médecins libéraux ont entrepris, pour le moment sans réel résultat, une action administrative contre un collègue hospitalier peu respectueux des règlements, constitue un cas d’espèce. Ce dernier, dans une lettre ouverte à la confrérie, a d’abord mis en cause la responsabilité de trois collègues, dont moi-même, dans la campagne administrative et médiatique dont il aurait été victime, et avant d’accorder son pardon, il a évoqué la haine qui régnait dans la profession, et qui a, selon lui, conduit à l’incarcération du confrère précédemment cité dans l’affaire des stents périmés; un pardon certes assez étrange, compte tenu du fait qu’il soit dans son tort, de la part d’un médecin peu respectueux des règlements, mais qui a l’immense avantage de transformer son statut de coupable en victime…</p>
<p>Il est intéressant de noter que cette lettre a également fait état de pratiques illégales pendant 18 ans, de la part de quelques uns de ses prédécesseurs, desquelles l’auteur a semblé prendre prétexte pour justifier ses propres irrégularités.</p>
<p>Autrement dit, dans son activité privée, bien qu’il soit coupable de violations systématiques des horaires de travail, il ne s’estime pas fautif, et met en cause simplement un complot de la haine, celui-là même qui avait mis en branle la machine judiciaire contre les cardiologues dans l’affaire des stents, avec toutes les conséquences.</p>
<p>C’est ainsi que le révisionnisme, c’est-à-dire la remise en cause non prouvée par des faits, de la vérité officielle, est une nouvelle fois utilisé, mais cette fois pour justifier ses propres violations de la loi et pour discréditer ses collègues qui à juste titre se plaignent des préjudices que ses dépassements leur font subir.</p>
<p>Le complot de la haine… On a déjà vu comment en usant de ces concepts dans certains pays, on avait rejeté la responsabilité de situations catastrophiques sur certains groupes, désignés comme boucs émissaires.</p>
<p>Dans le milieu de la cardiologie d’aujourd’hui, certains intérêts dominants, considèrent désormais qu’il faille réécrire l’histoire d’une manière qui leur soit favorable afin de rétablir leur pouvoir de persuasion, basé autant sur l’autorité naturelle de l’enseignant que sur un présupposé de compétences supérieures, et ébranlé par l’intrusion de la justice et la mise à nu des pratiques condamnables. Pour cela ils ont besoin de faire croire que sans l’action de certains membres de la confrérie, mus par la haine, et complotant dans l’ombre, l’affaire n’aurait pas eu les développements fâcheux qu’elle a connus.</p>
<h3>Le révisionnisme corporatiste d’un establishment influent</h3>
<p>À partir de là, il est devenu pour eux nécessaire de faire du collègue incarcéré un martyr, un symbole de l’injustice, dont la honte rejaillirait sur ceux qui en sont les instigateurs. Les instigateurs? Mais bien évidemment ceux qui sont visés sont ceux-là mêmes qui, après avoir étroitement collaboré avec lui, <em>«avoir trafiqué avec lui les rubis en Inde»</em> ainsi qu’on les en a accusés, s’en sont dissociés depuis plusieurs années, et ont publiquement condamné les pratiques condamnables au sein de la profession, telles que les ristournes sur stents; d’autant plus visés quand il s’agit des mêmes qui dénoncent l’APC ainsi que ses abus, et qui s’avèrent disposer souvent du don d’anticipation par rapport aux événements, au point de pouvoir paraître comme les ayant suscités.</p>
<p>La particularité de ce révisionnisme corporatiste est d’abord qu’il soit inspiré par un establishment influent, ensuite qu’il soit issu d’une ambition, la préservation de privilèges, c&rsquo;est-à-dire l’association du pouvoir administratif issu du prestige académique dans l’hôpital, et du droit à l’accès sans restriction à la fortune dans les cliniques privées.</p>
<p>Il est cependant condamnable essentiellement parce qu’il est élitiste, qu’il méprise les lois, ou le chômage des jeunes, et parce qu’il sous-estime le rôle d’une institution fondamentale du pays dans la recherche de la vérité, la justice, considérée par tous les complotistes, comme complice, sinon incompétente.</p>
<p>En conclusion, le fait nouveau dans la cardiologie actuellement, c’est après l’affaire des stents périmés, la remise en cause par un nombre de plus en plus important de cardiologues libéraux des privilèges illégaux acquis depuis plus de deux décennies par une caste hospitalo-universitaire qui malgré un prestige largement écorné n’en dispose pas moins toujours, 7 ans après le départ de Ben Ali, de l’indéniable complaisance de l’administration publique, tout en usant de son influence pour réécrire indument les faits issus d’un scandale dans lequel elle est largement impliquée, en en rejetant la responsabilité sur tous ses détracteurs.</p>
<p>Le révisionnisme, c&rsquo;est-à-dire la réinterprétation tendancieuse des faits établis, ne doit pas être toléré même dans le domaine médical, parce qu’ailleurs il avait conduit à l’affaire Dreyfus, au mythe de la trahison de l’armée allemande en 1918, aux expériences du Dr Mengele, à la négation des chambres à gaz, ou celle du peuple palestinien, à la réhabilitation de la colonisation en Algérie, ou au mythe de l’Eurabia.</p>
<p>Si un collègue est aujourd’hui incarcéré, ce n’est pas parce qu’il a été victime du complot de la haine professionnelle dont se prétend avoir aussi été victime un professeur hospitalo-universitaire peu scrupuleux, ainsi qu’il l’a écrit à ses collègues – dans d’autres pays, une telle profession de foi révisionniste coûterait son poste à l’intéressé –. C’est parce qu’il y a eu des faits condamnables de la part de médecins suivis d’une plainte de la Cnam et que la justice est en train de faire son travail. Cela ne préjuge certes pas de la culpabilité finale de quiconque. C’est donc d’autant moins de raisons d’user d’arguments contestables pour asseoir au sein d’une profession une hiérarchie couvrant des actes qui ne le sont pas moins; dont continuent d’être victimes d’autres médecins.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JqHp2nT4Eh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/">Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/embed/#?secret=tjBAgYsV7s#?secret=JqHp2nT4Eh" data-secret="JqHp2nT4Eh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JqHp2nT4Eh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/">Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents périmés : Le non-dit sur l’hôpital public » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/20/affaire-des-stents-perimes-le-non-dit-sur-lhopital-public/embed/#?secret=tjBAgYsV7s#?secret=JqHp2nT4Eh" data-secret="JqHp2nT4Eh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YDtt88usHO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/embed/#?secret=3Kfk1m0jh3#?secret=YDtt88usHO" data-secret="YDtt88usHO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/14/cardiologie-stents-perimes-et-activite-privee-complementaire/">Cardiologie : Stents périmés et activité privée complémentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Dec 2017 16:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé. Par Mounir Hanablia * La justice est en train de marquer des points décisifs contre le « gang des cardiologues », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/22/affaire-stents-m-chahed-gang-cardiologues-lapc/">Affaire des stents : M. Chahed, le « gang des cardiologues » et… l’APC ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Les poursuites judiciaires contre le « gang des cardiologues » poseurs de stents périmés va aider à assainir le secteur de la santé.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-129599"></span></p>
<p>La justice est en train de marquer des points décisifs contre le «<em> gang des cardiologues</em> », depuis l’arrestation d’un des plus éminents membres de la profession, et tout dernièrement, d’un fournisseur de stents, ainsi qu’on vient de l’apprendre. L’un des principaux poseurs de stents périmés et membre du gang serait en fuite, en Algérie. La brigade économique a par ailleurs mis à nu les connexions existant entre le gang, bien connu dans la profession sous le nom de «<em>Dawaech</em>», et le fournisseur arrêté. D’autres arrestations seraient imminentes. L’enquête impliquerait également les directions de plusieurs cliniques. L’un des Pdg d’un grand établissement de Tunis a démissionné il y a quelques jours mais on ignore si cela est lié à l’affaire. Et bien sûr, c’est la panique dans la corporation.</p>
<h3>La chasse aux malhonnêtes doit se poursuivre</h3>
<p>Apparemment, beaucoup vont devoir se justifier de leurs fortunes très vite établies et du train de vie somptueux qu’ils mènent, ainsi bien sûr que des innombrables voyages et achats à l’étranger avec leurs épouses durant les congrès médicaux, pendant des années.</p>
<p>Bien sûr la profession portera pendant longtemps les stigmates de ce coup de pied dans la fourmilière asséné par la justice. Beaucoup en feront les frais, c’est certain. Il n’en demeure pas moins que cette chirurgie à vif était nécessaire parce que des médecins en sont arrivés avec la plus parfaite bonne conscience à implanter un matériel périmé chez leurs patients, et parce qu’ils ont fait l’amour avec les fournisseurs de stents. Et aujourd’hui, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), qui a financé tout cela, se trouve au bord d’un gouffre financier qui menace non seulement les retraités, mais tout le pays.</p>
<p>Cette affaire a donc pour enjeu beaucoup plus que l’emprise que les médecins entretiennent sur les esprits de leurs patients, ou la concurrence parfaitement déloyale qu&rsquo;ils ont exercée contre leurs collègues respectueux des valeurs médicales. Et d’autre part, malgré son ampleur, elle ne représente que peu de choses par rapport à la partie immergée de l’iceberg, les appels d’offres publics du marché des hôpitaux, depuis l’époque de Ben Ali.</p>
<h3>Quid de l’activité privée complémentaire ?</h3>
<p>Pour peu qu’il continue dans cette voie, l’Etat tunisien tient donc là une occasion inestimable d’éponger une partie non négligeable du déficit financier du pays, et de rétablir la confiance internationale dans la rigueur et l’efficacité de nos institutions.</p>
<p>Toute la question est donc de savoir si les autorités surmonteront la complaisance dont les fonctionnaires ont depuis toujours bénéficié dans ce pays. Le plus difficile n’est en effet pas de récupérer l’argent public sur les malfrats, cela est toujours possible du moment que la volonté politique ne fait pas défaut. Simplement, il faut que l’Etat se débarrasse des clichés réducteurs qui attribuent le mal au seul secteur libéral, et s’attaque aussi à sa racine dans l’hôpital public, dont le fil directeur se nomme l’activité privée complémentaire (APC).</p>
<p>Mais bravo tout de même au chef du gouvernement Youssef Chahed ! Grâce à lui le citoyen sera plus en sécurité dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, ce qui est déjà en soi, énorme.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réponse de la Cnam à une tribune publiée par Kapitalis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/26/reponse-de-la-cnam-a-une-tribune-publiee-par-kapitalis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2017 11:32:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons reçu de la Caisse nationale d’assurance maladie un droit de réponse à une tribune publiée par Kapitalis, intitulée ‘‘Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam’’.  Dans cette tribune, l’auteur, Amor Abbassi, fonctionnaire à la retraite, évoque une décision qu’il a qualifiée d’«abusive et injuste» de la Cnam à son égard....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/26/reponse-de-la-cnam-a-une-tribune-publiee-par-kapitalis/">Réponse de la Cnam à une tribune publiée par Kapitalis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-37498" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/cnam-50.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Nous avons reçu de la Caisse nationale d’assurance maladie un droit de réponse à une tribune publiée par Kapitalis, intitulée <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/les-griefs-dun-cadre-a-la-retraite-contre-la-cnam/">‘‘Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam’’</a>. </strong></em></p>
<p><span id="more-125496"></span></p>
<p>Dans cette tribune, l’auteur, Amor Abbassi, fonctionnaire à la retraite, évoque une décision qu’il a qualifiée d’<em>«abusive et injuste»</em> de la Cnam à son égard.</p>
<p><em>«Toutes les informations contenues dans l’article sont fausses et non fondées sur des preuves»</em> et <em>«nuisent à l’image de la Cnam»</em>, écrit Salah Hmidet, directeur de l’information et de la communication à la Cnam dans ce droit de réponse. Et apporte les explications suivantes :</p>
<p><em>«* M. Abbassi a présenté un dossier pour le remboursement de dépenses relatives à des soins du diabète, mais sa demande a été rejetée par le contrôleur médical de la Cnam, parce que son médecin traitant lui avait prescrit une quantité qui équivaut au double de ce qui est normalement prescrit pour quelqu’un dans son état.</em></p>
<p><em>«*L’intéressé a demandé une révision de la décision médicale, et sa demande a effectivement été confiée à une commission médicale, qui l’a rejetée une seconde fois par un médecin spécialisé et pour les mêmes raisons. </em></p>
<p><em>«* Il convient de savoir aussi que depuis, M. Abbassi bénéficie du remboursement de ses dépenses de soins relatives au même médicament, son médecin traitant lui livrant désormais des ordonnances médicales conformes à la loi, et qui prennent en considération la quantité du médicament nécessaire pour son cas. </em></p>
<p><em>«En conclusion, on voudrait préciser que certains assurés sociaux transgressent malheureusement les lois pour pouvoir bénéficier de remboursements qui outrepassent ce qui leur revient de droit. Mais les médecins et les commissions chargés de débusquer les dépassements restent vigilants».</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="goc7jbbgf3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/les-griefs-dun-cadre-a-la-retraite-contre-la-cnam/">Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/les-griefs-dun-cadre-a-la-retraite-contre-la-cnam/embed/#?secret=8JUIJCqpIq#?secret=goc7jbbgf3" data-secret="goc7jbbgf3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/26/reponse-de-la-cnam-a-une-tribune-publiee-par-kapitalis/">Réponse de la Cnam à une tribune publiée par Kapitalis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2017 08:55:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ariana]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cnam de l&#8217;Ariana / Amor Abbassi. L’auteur de cette tribune, fonctionnaire de l’Etat à la retraite, évoque ici, à travers son propre cas, «un exemple édifiant de décision abusive et injuste de la Cnam envers ses assurés». Je viens, à travers cet article, présenter, en tant qu’assuré de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/les-griefs-dun-cadre-a-la-retraite-contre-la-cnam/">Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-124383" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Amor-Abbassi-Cnam.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Cnam de l&rsquo;Ariana / Amor Abbassi.</em></p>
<p><em><strong>L’auteur de cette tribune, fonctionnaire de l’Etat à la retraite, évoque ici, à travers son propre cas, «un exemple édifiant de décision abusive et injuste de la Cnam envers ses assurés».</strong></em></p>
<p><span id="more-124386"></span></p>
<p>Je viens, à travers cet article, présenter, en tant qu’assuré de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), une affaire relative à une décision abusive et injuste prise à mon encontre par les services de contrôle de la Cnam et le supplice enduré qui en a résulté.</p>
<p>Pour cela, je vous invite à lire le récit de mes longues démarches et de mes attentes stressantes d’une réponse à mes réclamations successives, résumées dans la lettre suivante adressée au ministre des Affaires sociales en tant qu’autorité de tutelle de la Cnam.</p>
<p>Cette lettre, demeurée à ce jour sans suite, est un fait plus que décevant, quand on sait que la Cours des Comptes à relevé, dans le cadre de ses audits de la comptabilité de l’Etat pour l’année 2016, que 11 millions de dinars tunisiens (MDT) ont été versés par la Cnam à des assurés décédés!?</p>
<p>Où étaient les services de contrôle de la Cnam durant cette année-là ? C’est le ridicule qui tue : on rembourse des assurés décédés et on refuse abusivement le remboursement des frais de soins des assurés vivants !!</p>
<p><em>El Menzah VIII, le 29 août 2017</em><br />
<em>Expéditeur : Mr Amor Abbassi,</em><br />
<em>Matricule CNRPS : 000 2862005</em></p>
<blockquote><p><em><strong>A l’attention de monsieur le ministre des Affaires Sociales.</strong></em></p>
<p><em><strong>Objet</strong></em> : demande d’annulation d’une décision abusive et injuste, prise à mon encontre par la commission de contrôle médical de la Cnam.</p></blockquote>
<p><em>Monsieur le ministre,</em></p>
<p><em>Permettez-moi de vous rapporter et vous expliquer dans le détail le caractère abusif et injuste d’une décision prise à mon encontre par la commission de contrôle médical de la CNAM.</em></p>
<p><em>Le 13/12/2016, j’ai déposé mon bulletin de soins pour le remboursement des frais engagés (en tant qu’assuré souffrant de la longue maladie du diabète et traité è l’insuline). Mon dossier a été enregistré sous la référence 10-20-02-2017 au centre de la Cnam de l’Ariana.</em></p>
<p><em>N’ayant pas été remboursé après le délai habituel, je me suis présenté au guichet de la Cnam, où on m’apprit que mon dossier est au contrôle médical et que je ne tarderais pas à être remboursé. J’ai attendu ensuite plus d’un mois et demi en vain. Je me suis présenté de nouveau à la Cnam, en m’adressant cette fois au service chargé de traiter mon dossier qui m’informa que mon médecin traitant m’a prescrit un dosage inadéquat de l’insuline et que de ce fait je ne peux pas être remboursé, et que je peux faire opposition à cette décision auprès de l’administration centrale de la Cnam. </em></p>
<p><em>Le 6 avril 2017, j’ai adressé ma requête dans ce sens (dont copie ci-jointe) à Mr le Pdg de la Cnam, en y joignant un rapport médical délivré par mon médecin traitant, Dr Khemaies Nagati (ancien chef de service à l’Institut national de nutrition).</em></p>
<p><em>Le 13 juin 2017, j’ai adressé de nouveau ma réclamation dont copie ci-jointe à Mr le Pdg de la Cnam. Cependant, ma requête est demeurée sans suite ni réponse.</em></p>
<p><em>Le 14 août 2017, j’ai adressé une autre lettre de rappel dont copie ci-jointe à Mr le Pdg de la Cnam.</em></p>
<p><em>Le 23 août 2017, je me présente au centre de la Cnam de l’Ariana pour m’enquérir de la suite donnée à mes précédentes réclamations, et là, on m’apprit à ma grande surprise la décision (dont copie ci-jointe) du refus de remboursement prononcée par la commission de contrôle médical de la Cnam, datée du 19 juillet 2017.</em></p>
<p><em>Comme vous pouvez le constater, monsieur le ministre, cette décision ne mentionne pas le motif du refus ou de l’avis défavorable, bien que j’eusse présenté un rapport médical justificatif délivré par mon médecin traitant.</em></p>
<p><em>En outre, le fait que l’assuré social soit sanctionné par la commission de contrôle médical, même en supposant que le rapport médical du médecin traitant soit jugé non convaincant (auquel cas c’est le médecin traitant qui devrait être sanctionné) est sans aucun doute une décision abusive et injuste, qui mérite d’être annulée pour rendre justice à un vieux haut fonctionnaire de l’Etat, accablé par la maladie, tout en sachant que le montant des frais à rembourser dépassent sa pension de retraite. </em></p>
<p><em>Dans l’attente de votre intervention pour l’annulation de cette décision, abusive et injuste, et le remboursement intégral de mes frais de soin, je vous prie monsieur le ministre de croire à l’expression de mon profond respect.</em></p>
<p style="text-align: right;">Signé <strong>Amor Abbassi</strong>, <em>ingénieur général du génie maritime.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/20/les-griefs-dun-cadre-a-la-retraite-contre-la-cnam/">Les griefs d’un cadre à la retraite contre la Cnam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Lassaad Zarrouk : Pour une assurance participative et solidaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/25/lassaad-zarrouk-pour-une-assurance-participative-et-solidaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2017 16:39:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[FTUSA]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Zarrouk]]></category>
		<category><![CDATA[Société tunisienne d’assurances et de réassurances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau directeur général de MAE Assurances, Lassaad Zarrouk, plaide pour une réconciliation entre le tunisien et le secteur d’assurance». Nommé à la tête de la Mutuelle Assurance de l’Enseignement (MAE), M. Zarrouk veut mettre en œuvre sa vision basée essentiellement sur «l’assurance participative et solidaire». Il s’agit de développer des solutions d’assurance de qualité...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/25/lassaad-zarrouk-pour-une-assurance-participative-et-solidaire/">Lassaad Zarrouk : Pour une assurance participative et solidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-120363" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Lassaad-Zarrouk.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le nouveau directeur général de MAE Assurances, Lassaad Zarrouk, plaide pour une réconciliation entre le tunisien et le secteur d’assurance».</strong></em></p>
<p><span id="more-120362"></span></p>
<p>Nommé à la tête de la Mutuelle Assurance de l’Enseignement (MAE), M. Zarrouk veut mettre en œuvre sa vision basée essentiellement sur<em> «l’assurance participative et solidaire»</em>.<br />
Il s’agit de développer des solutions d’assurance de qualité et à forte valeur ajoutée, en adéquation avec les attentes de ses adhérents et l’évolution de la société, tout en respectant les règles de la concurrence.</p>
<p>Bien que la MAE est reconnue par son activité principale qui est l’assurance automobile, la branche qui a été à l’origine de sa création, elle a développé son activité pour toucher l’ensemble des branches l’assurance (transport, vie et capitalisation).</p>
<p>Enseignant des universités tunisiennes, M. Zarrouk a occupé plusieurs fonctions dans l’administration tunisienne. Il a été inspecteur en chef des services financiers, contrôleur de première classe à la direction générale des assurances au ministère des Finances (1989 -1998), directeur général de la Sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, (2004-2009), membre du Conseil économique et social (2006), puis Pdg de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), avant d’être nommé à la tête de la Société tunisienne d’assurances et de réassurances (Star), poste qu’il a occupé de 2011 jusqu’à la moitié de 2017), et il poursuit son mandat à la tête de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (Ftusa).</p>
<p>La MAE a vu le jour en 1962 lorsque la Mutuelle assurance des instituteurs de France (MAIF) a cessé ses activités en Tunisie. Durant sa première décennie d’existence, la compagnie s’est focalisée uniquement sur les enseignants, et son activité se limitait à l’assurance automobile. Mais avec le temps, elle a choisi de s’ouvrir sur toutes les catégories socioprofessionnelles passant des fonctionnaires aux professions libérales.</p>
<p>La MAE a élargi aussi son champ d’action commerciale en s’ouvrant sur les entreprises et les associations. Elle s’est ouverte sur d’autres branches assurance vie, responsabilité civile générale, risques techniques&#8230;</p>
<p><em><strong>La MAE en chiffres </strong></em></p>
<p>Chiffre d’affaire en 2015 (selon le dernier rapport annuel) : 91.215.432DT;<br />
Employés et des ouvriers: 473;<br />
Adhérents : 240.000;<br />
Succursales : 52;<br />
Agences : 43.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong> (avec communiqué).</p>
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		<item>
		<title>La santé en Tunisie est dans un état critique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/02/la-sante-en-tunisie-est-dans-un-etat-critique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2017 12:16:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les «grands patrons» de la médecine tunisienne ont tiré la sonnette d’alarme : le secteur de santé publique est en perdition et requiert une intervention urgente des autorités. Par Dr Karim Abdellatif * Dans ses textes fondateurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que «les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/02/la-sante-en-tunisie-est-dans-un-etat-critique/">La santé en Tunisie est dans un état critique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-49607" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Hopital-tunisie-sfax.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les «grands patrons» de la médecine tunisienne ont tiré la sonnette d’alarme : le secteur de santé publique est en perdition et requiert une intervention urgente des autorités.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Karim Abdellatif</strong> *</p>
<p><span id="more-116683"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-116687 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Karim-Abdellatif.jpg" alt="" width="200" height="200" />Dans ses textes fondateurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que <em>«les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples; ils ne peuvent y faire face qu’en prenant les mesures sanitaires et sociales appropriées»</em>. Elle ajoute que <em>«la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain».</em></p>
<p><strong>La descente aux enfers de la médecine nationale</strong></p>
<p>Le 20 septembre 2017, 387 médecins hospitalo-universitaires dont 94 chefs de services ont adressé une lettre ouverte au chef du gouvernement. Ils ont préféré s’adresser directement à Youssef Chahed plutôt qu’à Slim Chaker, le nouveau ministre de la Santé, car ils estiment que l’état critique dans lequel se trouve le secteur de santé publique requiert l’intervention globale et urgente de l’Etat tunisien. Les mesures prises par les précédents ministres de la Santé n’ont en effet pas réussi à stopper la descente aux enfers de la médecine nationale. L’initiative de ces mandarins de la santé est apolitique et a-syndicale, même si elle possède toutes les caractéristiques de ces deux types d’action.</p>
<p>Il est remarquable que des professeurs et des maîtres de conférences agrégés sortent de leur silence pour tenter de sauver ce qu’il y a encore à sauver dans nos hôpitaux. Ils ajoutent leurs voix à celles des médecins syndicalistes professionnels et des activistes qui dénoncent depuis des années la «<em>volonté de laisser sombrer l’hôpital public»,</em> mais que l’on accuse à tort ou à raison de crier au loup.</p>
<p>Les signataires de la lettre affirment que <em>«les acquis</em> [de la médecine tunisienne] <em>et notamment la santé du citoyen tunisien, sont plus que jamais menacés [et que] les insuffisances flagrantes des ressources matérielles et humaines, constatées aujourd&rsquo;hui, ainsi que les défaillances de gestion et de gouvernance, sont à l&rsquo;origine d&rsquo;une dégradation vertigineuse des services de soins et des conditions de travail dans les hôpitaux, notamment universitaires.»</em></p>
<p>Ils préconisent de <em>«1- mobiliser des ressources additionnelles pour résoudre les difficultés financières des hôpitaux (comme cela a été possible pour les secteurs du tourisme et des banques); 2- de mettre en place de nouvelles mesures afin d’améliorer les conditions de travail et la situation matérielle des médecins universitaires, afin d&rsquo;atténuer l’hémorragie des départs et encourager les jeunes médecins à rejoindre la carrière universitaire et 3- de passer rapidement à la gestion par objectifs dans la gouvernance des hôpitaux.»</em></p>
<p>La médecine tunisienne a réalisé de nombreuses prouesses telles que l’éradication du paludisme, le programme national de lutte antituberculeuse, la baisse de la mortalité infantile, la vaccination généralisée, etc. Si elle n’a toujours pas atteint le niveau des grandes nations comme les Etats-Unis, le Japon ou l’Allemagne, elle reste un pôle d’attraction pour les habitants de l’Afrique subsaharienne qui, comme les Libyens, viennent se faire soigner sous nos cieux. La qualité de la formation des médecins est reconnue par tous et de nombreux pays leur font régulièrement les yeux doux, privant le pays de ses compétences.</p>
<p><strong>La santé tunisienne en chiffres</strong></p>
<p>En 2017, sur un budget de l’Etat de 32,27 milliards de dinars tunisiens (M3DT), le budget alloué à la santé publique est de 1,74 M3DT. Il arrive en sixième position après les budgets alloués au remboursement de la dette et aux ministères de l’Education, de l’Intérieur, de la Défense nationale et du Commerce et de l’Industrie.</p>
<p>A titre indicatif, les budgets alloués au remboursement de la dette et au ministère de l’Intérieur sont respectivement de 5,82 et 2,56 M3DT. La part du budget alloué au secteur de la Santé a baissé depuis 2011; il est passé en 6 ans de 7,6% à 5,4% du budget total de l’Etat.</p>
<p>En 2014, le nombre de médecins était de 1,3/1000 habitants sur l’ensemble du territoire. La répartition était loin d’être uniforme. Ainsi, à Tunis il y avait 3,5 médecins/1000 habitants. A Sousse et Sfax, ce chiffre était de 1,9 médecins/1000 habitants. A Jendouba et Kairouan, il n’y avait que 0,6 médecins/1000 habitants. Enfin à Kasserine et Sidi Bouzid, on trouvait le taux le plus bas, soit 0,4 médecins/1000 habitants.</p>
<p>En 2013, les dépenses de la Caisse nationale d&rsquo;assurance-maladie (Cnam) étaient réparties comme suit : 45% pour le secteur privé, 28% pour le secteur public, 20% pour les médicaments spécifiques, 6% pour l’administration et 1% pour les soins à l’étranger.</p>
<p><strong>Le management contre-productif de la santé</strong></p>
<p>Même s’il obéit à des impératifs économiques et managériaux, le système national de santé ne peut être assimilé à une holding gérant des «<em>hôpitaux-entreprises</em>» dont le but ultime serait la rentabilité. La compétitivité n’a de sens dans l’enceinte de l’hôpital que si elle se traduit par une amélioration qualitative de l’offre des soins. Le corps administratif a cependant plus à cœur de clore l’année sans déficit budgétaire que de veiller véritablement à la qualité des soins dispensés. La logique marchande est à ce titre véritablement l’ennemie d’une médecine égalitaire offrant des soins équivalents aux riches et aux indigents.</p>
<p>Sans prôner de façon simpliste une vision soviétique de la santé, il est nécessaire que les cadres des hôpitaux disposent d’un budget plus conséquent et que la gestion de celui-ci soit améliorée, notamment en matière de traçabilité.</p>
<p>L’informatisation des dossiers médicaux, des pharmacies et de la prescription des médicaments permettrait par exemple de réduire certaines fuites budgétaires.</p>
<p>D’autre part, il est aberrant de voir des hôpitaux construire de nouveaux services, poser des parterres en marbre ou distribuer de l’argent pour l’Aïd quand ils ne sont pas à même de faire fonctionner correctement les services de médecine déjà existants.</p>
<p><strong>Les médecins doivent faire leur mea culpa</strong></p>
<p>L’étymologie latine du terme hôpital «<em>hospitalia</em>» signifie originellement la «<em>chambre pour les hôtes</em>» ou «<em>le refuge pour les indigents</em>». C’est donc bien la vocation première des hôpitaux publics que d’accueillir les malades, les indigents ou les mourants et de les soigner le plus humainement possible.</p>
<p>S’il y a bien un reproche récurrent et légitime qui est fait au corps médical, c’est son manque d’empathie ainsi que le peu de temps qu’il consacre à l’information et à l’écoute des malades. Les médecins tunisiens se comportent comme des experts froids et protocolaires et oublient trop souvent qu’ils soignent des êtres humains en détresse et qui font face à la douleur, à l’incertitude, voire à la mort et au deuil. Le quotidien du médecin est la gestion des maladies et il est bien naturel qu’il se forge une carapace l’isolant de la souffrance des autres. Mais il est aussi de son devoir d’accompagner les patients par tous les moyens dont il dispose. L’aspect humain est rarement mis en valeur dans nos facultés de médecine, lesquelles préfèrent plutôt remplir les cerveaux des futurs médecins de mille et un détails qui leur seront souvent inutiles dans leurs vies professionnelles.</p>
<p>D’autre part, la charge de travail des médecins, des internes et des résidents en médecine dépasse souvent l’entendement, avec des gardes trop rapprochées et sans repos de sécurité. Les jeunes praticiens sont soumis à un stress physique et mental importants et même si cela n’est pas une excuse valable, c’est un des facteurs qui contribuent au comportement bourru des médecins aux urgences, dans les consultations externes et dans les services.</p>
<p><strong>Tout n’est pas noir…</strong></p>
<p>Le sursaut des médecins hospitalo-universitaires est certes tardif, mais il fera date. On ne pourra plus jamais prétendre que l’Etat n’a pas pris conscience de la gravité de la situation. La sonnette d’alarme a été tirée par les «grands patrons» et la nation dans son ensemble a été avisée. C’est aux experts et aux politiciens de trouver maintenant les solutions adéquates. Ils ne pourront plus accuser les médecins de l’ensemble des maux du secteur médical. Pour le bien de tous nos concitoyens, cette lettre ouverte ne doit pas finir comme tant de documents dans un classeur poussiéreux du ministère.</p>
<p><em>* Résident en orthopédie.</em></p>
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		<item>
		<title>Cnam : Les carnets de soins désormais valables de 2 mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Aug 2017 11:03:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caisse nationale d’assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-37498" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/cnam-50.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Caisse nationale d&rsquo;assurance maladie (Cnam) a décidé de distribuer des carnets de soins d&rsquo;une validité de 2 mois au lieu d&rsquo;une ou deux années.</strong></em><span id="more-111446"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a annoncé le porte-parole de la Cnam, Salah Hamidet, à Shems FM, aujourd&rsquo;hui, vendredi 25 août 2017, en précisant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une mesure temporaire qui vient dans le cadre de l&rsquo;amélioration du contrôle et de la bonne gouvernance, ajoutant qu&rsquo;une carte électronique intelligente sera lancée en 2018. Elle permettra, selon M. Hamidet, de faire un suivi du plafond annuel des soins, de rembourser les dépenses des prestataires, de limiter les fraudes et de réduire les délais de traitement des dossiers des prestataires.</p>
<p>Notons que les dépenses annuelles de la Cnam s’élèvent à 1,84 milliard de dinars tunisiens (MDT), alors que les dettes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévention sociale (CNRPS) pour la Cnam s&rsquo;élèvent à 2,4 milliards.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
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