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	<title>Archives des canal de Suez - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des canal de Suez - Kapitalis</title>
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		<title>De Napoléon à Nasser &#124; La grandeur au-delà des défaites</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2025 07:04:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réduire Nasser à la défaite de 1967, c’est méconnaître ce qu’il a incarné pour des millions de colonisés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/03/de-napoleon-a-nasser-la-grandeur-au-dela-des-defaites/">De Napoléon à Nasser | La grandeur au-delà des défaites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des voix qui traversent le temps et réveillent les peuples. Le 23 juillet 1952, à la radio du Caire, une voix annonça la fin d’un ordre ancien et le début d’un espoir nouveau. Derrière ce message, il y avait déjà l’âme et la volonté d’un homme appelé à incarner cette révolution :&nbsp;</em></strong><strong><em>Gamal Abdel Nasser</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-16388929"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Lorsqu’on entendit :&nbsp;<em>«Redresse ta tête, citoyen arabe, tu es un homme libre dans un pays libre, convoité par les ennemis»</em>, ce n’était pas une simple harangue politique. C’était une déflagration dans l’âme de millions d’hommes et de femmes colonisés, humiliés, niés. En un instant, un souffle nouveau parcourut l’Afrique et l’Asie et même au-delà. Le sentiment d’être de nouveau un être digne, un peuple debout, traversa toutes les frontières coloniales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire juge, mais n’oublie pas</h2>



<p>On peut discuter les erreurs politiques, les échecs stratégiques, les dérives autoritaires du régime. Mais on ne peut balayer d’un revers de main ce que Nasser a donné :&nbsp;la fierté, la conscience et l’élan. Il fut l’un des premiers à hisser haut le drapeau de l’émancipation postcoloniale, à soutenir sans relâche les luttes de libération — de Tunis à Alger, de Léopoldville&nbsp;&nbsp;à Accra —, à porter au sommet de Bandung, avec Nehru, Tito et Sukarno, la voix des peuples longtemps tenus dans l’asservissement.</p>



<p>Réduire Nasser à la défaite de 1967, c’est méconnaître ce qu’il a incarné pour des millions de colonisés. Il fut, avec d’autres, l’un des fondateurs du mouvement des&nbsp;non-alignés, donnant une voix forte et digne a ce qu’on appelle aujourd’hui le Sud global. Il soutint concrètement les luttes de libération en Afrique, notamment en Algérie, en Tunisie, au Congo. Il osa nationaliser le canal de Suez, défiant les puissances coloniales et restaurant la fierté arabe. Bien sûr, son régime eut ses zones d’ombre, et ses rêves d’unité arabe échouèrent. Mais il reste une&nbsp;figure majeure de l’émancipation du XX<sup>e</sup> siècle. L’histoire se doit d’être équilibrée : elle juge, mais elle n’oublie pas.</p>



<p>La&nbsp;nationalisation du canal de Suez, en 1956, fut un acte de souveraineté inouï. Il défia les empires déclinants, fit vaciller les certitudes de l’Occident impérial. C’est cela aussi, Nasser :&nbsp;la rupture avec la résignation, le refus de l’humiliation, la construction d’un avenir arabe autonome.</p>



<p>Or voilà que certains aujourd’hui, en toute légèreté,&nbsp;ne retiennent que la défaite militaire. Ils oublient, ou feignent d’oublier, que l’histoire des peuples ne se résume pas à une bataille perdue, mais à ce qu’elle inspire de durable : une&nbsp;conscience collective, une&nbsp;mémoire partagée, une&nbsp;fierté rendue. S’attaquer à la mémoire de Nasser, précisément maintenant, à l’heure où l’idéal panarabe est si fragilisé, c’est comme vouloir donner le&nbsp;coup de grâce&nbsp;à ce qui nous reste de lien, d’horizon, de souffle commun.</p>



<p>Non, ce n’est pas de la nostalgie. C’est de la&nbsp;mémoire juste. C’est le refus de l’ingratitude et de l’amnésie. Et c’est surtout un hommage à ce moment rare dans l’histoire où une voix arabe, forte et claire, nous a dit :&nbsp;redresse-toi, tu es libre. Cette phrase, pour ceux qui l’ont entendue,&nbsp;n’a pas de prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des hommes que l’Histoire ne quitte jamais</h2>



<p>Quant à moi, je n’oublierai jamais ce mercredi 23 juillet 1952. J’avais huit ans. Cet après-midi-là, en rentrant de l’école, nous étions nombreux à avoir redressé la tête — pour de bon. Pour la première fois, nous nous sommes sentis pleinement chez nous, dans notre pays, pourtant encore sous occupation française… mais plus pour longtemps.</p>



<p>Il est des hommes que l’Histoire ne quitte jamais<strong>.</strong>&nbsp;Leur grandeur ne réside pas seulement dans les victoires militaires ou les accomplissements tangibles, mais dans ce qu’ils ont fait naître dans le cœur des peuples. La France continue d’honorer Napoléon, malgré ses défaites, parce qu’il a incarné une ambition, un souffle, une époque. De même, pour le monde arabe,&nbsp;Gamal Abdel Nasser&nbsp;reste cette figure immense, inoubliable, dont la parole et le geste ont éveillé une dignité trop longtemps niée. Ce n’est pas l’homme parfait que les peuples retiennent, mais celui qui a su incarner leur espoir, leur lutte, leur rêve d’émancipation. Et c’est ainsi que les géants deviennent immortels.</p>



<p>* <em>Traducteur et écrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LFMTP8pe6k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/">Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire | Nasser s’était tardivement converti au bourguibisme   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/30/histoire-nasser-setait-tardivement-converti-au-bourguibisme/embed/#?secret=j3sJigDRRe#?secret=LFMTP8pe6k" data-secret="LFMTP8pe6k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les attaques en mer Rouge font chuter le commerce transitant par le canal de Suez de 42%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-attaques-en-mer-rouge-font-chuter-le-commerce-transitant-par-le-canal-de-suez-de-42/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 08:38:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le volume commercial transitant par le Canal de Suez, qui souffre des attaques en mer Rouge, a diminué de 42% ces deux derniers mois.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-attaques-en-mer-rouge-font-chuter-le-commerce-transitant-par-le-canal-de-suez-de-42/">Les attaques en mer Rouge font chuter le commerce transitant par le canal de Suez de 42%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est une autre conséquence de [la guerre israélienne contre la bande de Gaza] : la perturbation du trafic maritime au canal de Suez. Depuis plusieurs semaines, les rebelles houthistes attaquent des navires de commerce en mer Rouge, les obligeant à détourner leur route. Cela se traduit par une explosion des tarifs du fret maritime.</em></strong></p>



<span id="more-11714321"></span>



<p>Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le volume commercial transitant par le Canal de Suez, qui souffre des attaques en mer Rouge, a diminué de 42% ces deux derniers mois. Cette agence onusienne basée à Genève redoute désormais des répercussions pour l’ensemble du commerce mondial et sur le changement climatique, les armateurs étant désormais contraints de contourner l’Afrique.</p>



<p>L’agence alerte également sur les effets cumulatifs des perturbations en mer Rouge, en mer Noire et à Panama.&nbsp;</p>



<p><em>«Les perturbations sur les grandes routes maritimes &#8211; canal de Suez, canal de Panama et mer Noire – représentent des défis sans précédent pour le commerce mondial, affectant des millions de personnes dans toutes les régions»</em>, alerte la Cnuced dans son nouveau rapport sur l’impact sur le commerce mondial de la perturbation des routes maritimes de la mer Rouge, de la mer Noire et du canal de Panama.</p>



<p><strong>Chute de 67% des transits hebdomadaires de navires porte-conteneurs</strong><strong></strong></p>



<p>Cette baisse des transits du canal de Suez est le résultat de la décision prise par les principaux acteurs du secteur du transport maritime pour contourner les attaques des rebelles houthistes. Certains armateurs ont temporairement suspendu les transits par le canal de Suez. Les transits hebdomadaires de navires porte-conteneurs ont chuté de 67%. La capacité de transport de conteneurs, les transits de navires-citernes et les transporteurs de gaz ont également connu des baisses significatives.</p>



<p>Le transport maritime, qui constitue l’épine dorsale du commerce international et représente 80% des mouvements de marchandises à l’échelle globale, est un élément essentiel de l’économie mondiale. Les attaques contre le canal de Suez s’ajoutent aux tensions géopolitiques qui affectent les routes maritimes en mer Noire, et à la grave sécheresse due au changement climatique qui perturbe le transport maritime sur le canal de Panama.</p>



<p>Outre les baisses notées dans le canal de Suez, le nombre total de transits par le canal de Panama a chuté de 49% par rapport à son apogée. Or ce canal est l’artère essentielle reliant les océans Atlantique et Pacifique.</p>



<p>Si le canal de Suez est impacté par les défis sécuritaires en mer Noire, celui de Panama est confronté à un autre problème : la baisse du niveau d’eau. Celle-ci a suscité des inquiétudes quant à la résilience à long terme des chaînes d’approvisionnement mondiales, soulignant la fragilité de l’infrastructure commerciale mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prix de transport de conteneurs de Shanghai vers l’Europe multipliés par trois</strong></h2>



<p>En attendant, l’incertitude croissante et l’abandon du canal de Suez au profit d’un détournement par le cap de Bonne-Espérance ont un coût économique. Depuis novembre 2023, la hausse des taux de fret spot moyens pour les conteneurs a enregistré la plus forte augmentation hebdomadaire jamais enregistrée, soit 500 millions de dollars US au cours de la dernière semaine de décembre. Cette tendance s’est poursuivie.</p>



<p>Les taux spot moyens de transport de conteneurs au départ de Shanghai ont plus que doublé depuis le début du mois de décembre (+122%). Ils ont été multipliés par trois vers l’Europe (+256 %) et sont même supérieurs à la moyenne (+162%) vers la côte ouest des États-Unis, bien qu’ils ne passent pas par Suez.</p>



<p>Le commerce extérieur de plusieurs pays d’Afrique de l’Est dépend fortement du canal de Suez. Environ 31% du volume du commerce extérieur de Djibouti passe par le canal de Suez. Pour le Kenya, cette part est de 15% et pour la Tanzanie de 10%. Parmi les pays d’Afrique de l’Est, le commerce extérieur du Soudan est celui qui dépend le plus du canal de Suez, avec environ 34% de son volume commercial traversant le canal.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une probable flambée des prix des denrées alimentaires</strong></h3>



<p>Plus globalement, les navires évitent les canaux de Suez et de Panama et cherchent d’autres itinéraires. Le canal de Panama est particulièrement important pour le commerce extérieur des pays de la côte ouest de l’Amérique du Sud. Environ 22 % du volume total du commerce extérieur du Chili et du Pérou dépendent du canal. </p>



<p>L’Équateur en est le pays le plus dépendant, avec 26 % des volumes de son commerce extérieur qui le traversent.</p>



<p>Sur un autre plan, la Cnuced estime que l’augmentation de la consommation de carburant résultant de l’allongement des distances et de l’augmentation de la vitesse pourrait entraîner une hausse de 70% des émissions de gaz à effet de serre pour les trajets aller-retour.</p>



<p>Face à l’allongement des itinéraires, la Cnuced redoute <em>«des perturbations prolongées du transport maritime par conteneurs»</em>, menaçant les chaînes d’approvisionnement mondiales et risquant de retarder les livraisons. <em>«Ce qui entraînerait une hausse des coûts et de l’inflation », avertit l’agence onusienne relevant que l’impact de la hausse des taux de fret sera pleinement ressenti par les consommateurs d’ici un an»</em>, ajoute la Cnuced</p>



<p>Outre l’allongement des distances et l’augmentation des taux de fret risquant de se traduire par une hausse des coûts, l’inflation pourrait être aggravée par la crise ukrainienne et ses conséquences sur les prix de l’énergie.&nbsp;</p>



<p><strong><em> Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/24/les-attaques-en-mer-rouge-font-chuter-le-commerce-transitant-par-le-canal-de-suez-de-42/">Les attaques en mer Rouge font chuter le commerce transitant par le canal de Suez de 42%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title> »La révolte d’Orabi et l’occupation anglaise’’: la malédiction du canal de Suez, avant Nasser</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/la-revolte-dorabi-et-loccupation-anglaise-la-malediction-du-canal-de-suez-avant-nasser/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 07:14:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelâl Hilmi]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Orabi]]></category>
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		<category><![CDATA[nationalisme égyptien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolte d'Orabi en Egypte en 1881 aura été l'un des rendez-vous manqués par les Arabes sur la longue voie de la libération nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/la-revolte-dorabi-et-loccupation-anglaise-la-malediction-du-canal-de-suez-avant-nasser/"> »La révolte d’Orabi et l’occupation anglaise’’: la malédiction du canal de Suez, avant Nasser</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A la faveur de la révolte d’Orabi, en 1881, et en dépit des faibles moyens dont elle disposait, l’Egypte aurait pu rendre la conquête de son territoire par l’Angleterre bien plus coûteuse, et obtenir une paix bien plus favorable et respectueuse de ses intérêts que l’horrible colonisation à laquelle elle fut soumise.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9349747"></span>



<p>Le Canal de Suez en 1881, avec le développement du chemin de fer, et de la marine à vapeur, c’est la voie la plus rapide entre l’Angleterre, et son joyau de la Couronne, l’Inde. Trois semaines de voyage suffisent alors qu’il en faut huit en empruntant la route du Cap de Bonne Espérance.</p>



<p>Néanmoins, détenteur à l&rsquo;origine de 15% des parts de la société du Canal, l’Etat égyptien a dû vendre ses parts à perte, et c’est l&rsquo;Angleterre qui en a fait l’acquisition, en devenant ainsi l’actionnaire principal.</p>



<p>En effet, il se trouve que depuis l’époque désastreuse du Khédive Ismaïl, qui a dû dépenser sans compter dans des œuvres de prestige en pensant restituer à son pays ses gloires d’antan, les dettes se soient accumulées au point que les créanciers anglo-français aient décidé de le soumettre à une tutelle financière stricte, par le biais d’une commission de contrôle présidée par deux commissaires , un Britannique et un Français, chargés de rembourser les dettes des créanciers étrangers, sans aucun égard pour les intérêts égyptiens.</p>



<p>D’autre part, et nominalement, l’Egypte est soumise à un tribut annuel en faveur de l’empire ottoman, celui-là même qui, en 1878, venait d’être laminé par l’armée russe jusqu’aux&nbsp;faubourgs d’Istanbul en se voyant imposer par la paix de San Stefano l’indépendance de ses provinces des Balkans, dont elle ne conservait plus qu’une partie de la Thrace et de la Macédoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montée du nationalisme égyptien</h2>



<p>En Egypte, c’est dans ce contexte tendu que des officiers de l’armée égyptienne, travaillés par une propagande nationaliste alimentée par un Parti National non reconnu et certains intellectuels engagés tels Jameleddine Al-Afghani et Mohammed Abdou, osent protester à juste titre contre le traitement de faveur dont bénéficient les officiers d’origine Tcherkesse  ou turque au détriment de leurs camarades Arabes. Trois parmi eux, considérés comme les meneurs, Ahmed Orabi, Ali Fahmi, et Abdelâl Hilmi, sont arrêtés pour être traduits en conseil de guerre. Mais leurs partisans assaillent le ministère de la Guerre et les font libérer de force.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-9349888" style="width:800px" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Revolte-de-Orabi-ثورة-عرابي.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"><em>L&rsquo;armée conduite par Orabi assiège le Khédive dans son palais.</em></p>



<p>Les contestataires se regroupent alors sur la place Abdine et présentent des revendications corporatistes, pour l’amélioration des soldes, l’égalité dans l’avancement, mais aussi politiques demandant la destitution du ministre de la guerre, hostile aux Egyptiens de souche, et l’accroissement des effectifs de l’armée.</p>



<p>Après quelques semaines, l’armée sous l’égide d’Orabi procède à une nouvelle manifestation de force en assiégeant le Khédive dans son palais et en refusant de se soumettre aux nouvelles affectations en province des corps de troupes stationnés au Caire.</p>



<p>Le Consul d’Angleterre, présent lors de l’entrevue entre les deux hommes, devant l’armée réunie, suggère vainement au Khédive&nbsp;d’abattre au pistolet&nbsp;son interlocuteur Orabi, le chef des mutins; sans doute pensait-il alors à l’assassinat de Wat Tyler lors de son entrevue avec le roi Richard II d’Angleterre.</p>



<p>En fin de compte, le Khédive Tewfik n’a d&rsquo;autre choix que de céder et nommer un gouvernement libéral sous la direction de Cherif&nbsp;Bacha chargé d’établir une Assemblée Constituante conduisant à un Parlement élu.</p>



<p>Néanmoins, les deux principales puissances créancières, dès le début des travaux de&nbsp; l’Assemblée, après avoir envoyé deux bateaux croiser au large d’Alexandrie lors de la visite d’un médiateur ottoman et jusqu’à son départ, émettent une exigence lourde de conséquences: ses prérogatives ou celles d’un éventuel parlement ne sauraient être financières,&nbsp; celles-ci étant du ressort du gouvernement égyptien et de lui seul.</p>



<p>Le chef du gouvernement égyptien conseille donc à la Constituante de reporter l’examen de la question à une date ultérieure, après des négociations avec les Anglo-français, mais ses membres refusent cette ingérence étrangère et les articles sur le contrôle des finances de l’Etat par le parlement sont d’autant&nbsp;plus votés que l’affaire en est devenue une question de dignité nationale. Un nouveau chef du Gouvernement est alors nommé, Baroudi, dont Orabi lui-même est cette fois ministre de la Guerre.</p>



<p>Quelques mois plus tard, un nouveau sujet de friction surgit entre les deux hommes à l’occasion de ce qu’on a nommé le <em>«complot Tcherkesse»</em>: quarante officiers sont traduits en conseil de guerre, destitués, et exilés au Soudan; mais le Khédive allège les peines des condamnés et refuse de céder aux exigences de Orabi, son ministre de la Guerre. Le gouvernement à l’instigation de ce dernier démissionne en bloc mais il est réintégré dans ses fonctions quelques jours plus tard après une intercession de notables, et la crise semble résolue.</p>



<p>Néanmoins, quelques jours plus tard, le 25 mai 1882, les consuls anglais et français font une déclaration commune de soutien au Khédive, à son autorité légitime, et annoncent l’arrivée de 12 bateaux de guerre en rade d’Alexandrie, en visite <em>«pacifique et cordiale»</em>. Les bateaux français en fin de compte finiront par se retirer; leur rôle n’aura été que politique, la France étant occupée en Tunisie à établir son protectorat.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ahmed-Orabi-au-centre.jpg" alt="" class="wp-image-9349909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ahmed-Orabi-au-centre.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ahmed-Orabi-au-centre-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ahmed-Orabi-au-centre-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/08/Ahmed-Orabi-au-centre-580x363.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<p class="has-text-align-center"> <em>Les meneurs, Ali Fahmi, Ahmed Orabi, et Abdelâl Hilmi.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bien anglais le plus précieux en Egypte</h2>



<p>Abstraction faite de la nécessité de protéger la route Alexandrie-Le Caire, qui avait servi aux Croisés de Louis IX de France capturé à Mansourah, et à Napoléon Bonaparte, et qu’on peut interrompre relativement facilement étant donné le nombre de canaux et de ponts qui la coupent, le bien anglais le précieux en Egypte, celui par lequel on pouvait l’atteindre et la frapper en en interrompant la communication avec l’Inde, c&rsquo;était bien évidemment&nbsp; le Canal de Suez.&nbsp;</p>



<p>Cependant, Orabi&nbsp;ne prit apparemment aucune mesure sérieuse contre ce qui apparaissait&nbsp; à tout le moins comme le prélude à une agression anglaise,&nbsp;deux mois avant qu’elle&nbsp;ne se produise. Pourquoi? Incapable de saisir l’importance de l’Egypte dans la stratégie impériale anglaise en Afrique et en Orient, il était un meneur d’hommes, un tribun, au courage incontestable quoiqu’on ait pu dire plus tard sur sa reddition, mais sans aucune expérience militaire opérationnelle.</p>



<p>Le statu quo dura jusqu&rsquo;au 11 juillet, lorsqu’il y eut des émeutes entre Égyptiens et Européens à Alexandrie. Près de 60.000 de ces derniers furent alors évacués par les bateaux des puissances.</p>



<p>A partir du 25 juillet, et après un ultimatum de l&rsquo;amiral anglais Seymour exigeant le démantèlement ou l’occupation des fortins, la ville fut soumise par un violent bombardement qui se prolongea pendant 12 heures faisant de nombreuses victimes et de graves dégâts,&nbsp;ainsi qu’un incendie qui détruisit la plus grande partie de la ville et dont la responsabilité fut plus tard attribuée à un officier partisan de Orabi, Suleiman Sami Daoud, qui lui valut d’être jugé et exécuté après la guerre. Cela entraîna l’exode des habitants de la ville dont on peut imaginer qu’elle se déroula dans des conditions très difficiles, auxquelles le gouvernement ne fit rien pour faire face.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’aveuglement de Orabi</h2>



<p>Orabi choisit alors d’abandonner la ville et d’établir un appui défensif à Kafr Daouar, à quelques kilomètres de ses faubourgs, et repoussa plusieurs attaques des troupes anglaises débarquées. Néanmoins il ne s’agissait que d’actes de diversion. Après quelques jours, l’armée anglaise réembarqua&nbsp;à la faveur de la nuit en direction de Ismaïlia, sur le Canal, à mi-chemin entre Port Saïd et Suez, et débarqua à environ 150 kilomètres du Caire.</p>



<p>L’aveuglement de Orabi aura été à la mesure de son entêtement à ne pas écouter les conseils de son chef d’état major d’interrompre dès le début des&nbsp;hostilités à Alexandrie, la navigation dans la voie d’eau internationale devenue invasion, ainsi que le ravitaillement en eau douce.</p>



<p>Le trajet de Ismaïlia au Caire, dans le désert, fut pour l’armée anglaise entrecoupé de plusieurs batailles, parfois dures, et prit environ un mois et demi, et se conclut par la débâcle des Egyptiens au Tel El-Kebir, attribuée selon eux à des traîtres, ainsi qu’aux tribus bédouines du Cheikh Saoud El-Tahaoui. 150 kilomètres en 45 jours. Comparativement, en 1901, les 60 kilomètres entre la rivière Tudela et Ladysmith prirent 8 mois pour les britanniques en Afrique du Sud dans leur guerre contre les Boers, pourtant bien moins nombreux que les Egyptiens,&nbsp;mais bien plus déterminés et organisés à l’échelon étatique.</p>



<p>Le plus grave dans la défaite du Tel&nbsp;El-Kébir est qu&rsquo;elle entraîna l’effondrement de tout esprit de résistance de l&rsquo;armée égyptienne, suivant en cela celui de son ministre de la Guerre.</p>



<p>Il faut dire qu’après des professions de foi de fermeté, dès le début des hostilités, le Khédive alla se ranger sous la protection anglaise, et fit tout pour affaiblir l’autorité du gouvernement grâce à son influence ainsi que l’action de ses partisans. Il revint ainsi dans sa capitale dans les fourgons des envahisseurs pour recouvrer son étiquette, et son semblant de pouvoir;&nbsp;il supprima même par décret l’armée égyptienne.</p>



<p>Comme toujours, l’argument de la trahison a fait florès, et il convient de noter à cet égard l’accusation lancée près d’un siècle plus tard par l’ancien directeur du quotidien <em>Al Ahram</em> et confident de Nasser, Hassanein Heykal, contre un ascendant de Boutros Ghali, l’ex-secrétaire général de l’Onu, selon laquelle chargé de faire sauter le canal, lors de l’apparition de la flotte anglaise, il se serait abstenu de le faire. Mais après avoir été capturés ou s’être rendus, les principaux insurgés, Orabi en tête, bénéficièrent paradoxalement de la protection des Britanniques qui désireux sans doute de ne pas faire de martyrs exigèrent que les accusés ne soient jugés que pour félonie, sans recours à la peine de mort. Ils furent donc exilés à vie sur l’île de Ceylan, mais quelques-uns, dont Orabi, regagnèrent leur pays environ 18 ans plus tard, généralement pour des raisons de santé, et certains recouvrèrent même leurs biens. Lui-même devint un partisan déclaré de l’Angleterre, au point que quelques-uns de ses partisans le soupçonnèrent de duplicité.</p>



<p>En fin de compte, que fut Orabi? Un homme en quête de dignité et en lutte contre l’injustice. En cela il ressemble à Nasser. Tout comme Nasser, il fut un mauvais réformateur et un mauvais stratège. En réalité sa présence permit la mise en place des réformes amorcées par d&rsquo;autres que lui, jusque-là refusées par le Khédive, en particulier celles de la justice séculière, la Constitution, l’enseignement généralisé, même si elles furent abandonnées après lui, pendant plusieurs années.</p>



<p>Sur le plan militaire le bilan d’Orabi fut négatif parce qu’ayant les pleins pouvoirs il fut incapable prendre les décisions cruciales. Évidemment, on ne se serait pas attendu à ce qu’un pays présidé par une autorité despotique indifférente au bien-être de son peuple, et pressuré par des créanciers impitoyables, triomphe de la première puissance du monde de l’époque. Et l&rsquo;Egypte était bien trop importante pour l’Angleterre pour que celle-ci y renonce.</p>



<p>Néanmoins, en dépit des faibles moyens dont elle disposait, l’Egypte aurait pu rendre la conquête bien plus coûteuse, et obtenir une paix bien plus favorable et respectueuse de ses intérêts que l’horrible colonisation à laquelle&nbsp;elle fut&nbsp;soumise.</p>



<p>Il reste que de toute évidence, l’Angleterre a agi en étroite collaboration avec le Khédive, et avec l’accord des autres puissances, en premier lieu la France. La manière avec laquelle elle a procédé semble avoir suivi un scénario préétabli. Alors que la guerre était déjà programmée, elle a semblé soucieuse de donner une apparence humanitaire à ses intentions, celles d’évacuer les civils européens, de rechercher une solution diplomatique lors de la conférence d’Istanbul en la présence des autres puissances, puis d’agir soi-disant en état de nécessité extrême afin d’assurer la sécurité de ses navires.</p>



<p>Tout cela rappelle le scénario américain en Irak lors de la première et de la seconde guerre du Golfe, connu sous le nom générique de politique de la Canonnière.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>الثورة العرابية والاحتلال الانجليزي &#8211;  تأليف عبد الرحمن الرافعى &#8211; نشر مكتبة النهضة المصرية &#8211; القاهرة  1949 &#8211; 602 صفحة</strong>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/13/la-revolte-dorabi-et-loccupation-anglaise-la-malediction-du-canal-de-suez-avant-nasser/"> »La révolte d’Orabi et l’occupation anglaise’’: la malédiction du canal de Suez, avant Nasser</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 07:55:05 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Guerre-Octobre-1973.jpg" alt="" class="wp-image-319585"/></figure>



<p><strong><em>Il y a 47 ans, le 6 octobre 1973, l’armée égyptienne franchissait le canal de Suez et en chassait l’armée israélienne, mais son avancée arrêtée net par décision politique allait se transformer en repli puis en capitulation. Pour tout dire, après Octobre 1973, les Arabes se sont désintégrés dans les luttes intestines au Liban et au Koweït. Les Américains ont tiré la leçon de cette guerre, occupé les champs pétroliers de l’Irak, encerclé l’Iran et envoyé des troupes en Arabie Saoudite; désormais tout embargo pétrolier est impossible. La guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz s’est étendue en Libye et c’est le Maghreb qui est désormais menacé.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-319581"></span>



<p>Le 6 octobre 1973 en début d’après-midi, les commandos de l’armée égyptienne franchissaient le canal de Suez en canots pneumatiques et prenaient d’assaut les fortins établis tout le long du canal de Suez, par l’armée israélienne, appelés Ligne Bar Lev, du nom du général qui en avait supervisé la construction.</p>



<p>Les contre-attaques des blindés israéliens tenus en réserve à quelques kilomètres en arrière du front étaient stoppées grâce à la puissante artillerie déployée sur la rive ouest du canal, jointe aux missiles anti tanks portatifs utilisés par l’infanterie égyptienne. L’aviation israélienne ne pouvait intervenir du fait des batteries de missiles Sam qui couvraient toute la zone des combats. Et plusieurs chasseurs Phantom F4 de fabrication américaine étaient abattus par les missiles Sam soviétiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Israéliens retirent leur armée à 20 kilomètres à l’Est du canal</h3>



<p>La situation devenait tellement sérieuse et les pertes tellement énormes pour les Israéliens qu’ils décidaient de retirer leur armée à 20 kilomètres à l’Est du canal et de se placer dans une position d’attente, en dehors de la zone de couverture des batteries de missiles égyptiennes, et pour faire face à une menace plus sérieuse.</p>



<p>Dans le même temps, l’armée syrienne attaquait sur les hauteurs du plateau du Golan occupé, et les blindés syriens franchissaient en masse la ligne de cessez-le-feu établie en juin 1967 en étant accrochés par les quelques blindés israéliens postés sur le plateau et menaçaient de percer la frontière israélienne au nord de la Galilée.</p>



<p>Quelques heures après le début de la guerre, le ministre de la Défense israélien, Moshé Dayan, revenait de sa visite d’inspection du front complètement ébranlé, et parlait de la perte imminente du 3e Temple. L’armée égyptienne avait donc toute la latitude de se déployer et de se renforcer sur une profondeur d’une quinzaine de kilomètres le long du canal. Mais après son succès initial, le président égyptien Anouar Sadate, contre l’avis de son chef d’état major Saad Eddine Chadli, décidait de ne pas poursuivre la coordination militaire avec les syriens en s’abstenant d’attaquer immédiatement après les pertes sévères infligées à l’armée israélienne, pour prendre les deux cols stratégiques de Mitla et Jidi, dont la possession aurait assuré à l’armée égyptienne un avantage bien plus considérable, en rendant toute contre-attaque israélienne bien plus coûteuse en hommes et en matériel. Ce faisant il accordait ainsi aux Israéliens l’opportunité de se concentrer sur un seul front, celui du Golan, où ils devaient finalement emporter la décision en stoppant l’offensive syrienne pratiquement sur la frontière, puis de réoccuper la totalité du Golan, et de s’enfoncer au-delà de l’ancienne ligne de cessez-le-feu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mauvais choix du président Sadate sera payé cher</h3>



<p>Ce choix, l’armée égyptienne devait le payer fort cher lorsque huit jours plus tard elle décidait de se déployer dans le Sinaï et de passer à l’attaque. L’armée israélienne qui avait eu toute latitude de se renforcer grâce au gigantesque pont aérien américain ordonné par le président Nixon pour compenser ses pertes, l’attendait de pied ferme. Des centaines de blindés égyptiens furent donc détruits au cours de cette bataille, qui devait marquer l’un des tournants de la guerre, obligeant l’armée à se replier sur sa ligne de départ. Et les Israéliens, sans aucun doute grâce aux images satellites fournies par les Américains, franchissaient même le canal de Suez à la jonction des deux armées égyptiennes et finissaient par détruire les batteries anti-aériennes, placées le long du canal, puis à encercler la 3e armée égyptienne.</p>



<p>Les pays de l’Opep pour une fois unis décidaient alors l’embargo sur le pétrole, et cette mesure conférait alors au conflit israélo-arabe une dimension mondiale. Le cessez-le-feu établi alors sous l’égide des Américains et le processus de désengagement des forces qui en résultait aboutissaient alors à l’établissement d’une zone démilitarisée le long du canal de Suez, progressivement élargie. Mais la paix ne devait finalement être établie entre Israël et l’Egypte qu’après le voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, puis les accords de Camp David de 1979, cosignés par les Américains.</p>



<p>L’année 1979 fut d’ailleurs celle de l’avènement de la république des Mollahs en Iran, et de l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques. La Syrie, elle, refusait de s’associer à cette Pax Americana et choisissait ce qu’elle appelait le camp de la fermeté, soutenue par la Libye et certaines organisations palestiniennes. Ces accords de Camp David ainsi que l’abstention syrienne eurent des conséquences, elles furent responsables de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Mais entre-temps la guerre Irak Iran avait débuté, elle devait durer dix ans, faisant voler en éclat l’hypothétique solidarité entre pays producteurs du pétrole.</p>



<p>Quelles conclusions peut-on aujourd’hui tirer de cette guerre, alors que les uns après les autres, les pays arabes <em>«normalisent»</em> leurs relations avec les Israéliens, et qu’ils préfèrent se placer sous le parapluie des Américains en menant entre eux des guerres par procuration pour leur compte ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une semi victoire au goût d&rsquo;une défaite</h3>



<p>La guerre de 1973, fut entièrement menée grâce au matériel américain et soviétique et elle s’insère donc bien dans le conflit Est-Ouest de l’époque. Menée par la Syrie et l’Egypte pour libérer leurs territoires occupés en juin 1967, elle fut à son début un succès militaire, grâce à l’effet de surprise obtenu, mais aussi au mépris en lequel dans le monde entier on tenait les Arabes. Les Israéliens ont prétendu des années plus tard que Ashraf Marouane, le gendre du président Nasser, travaillait pour leur compte et les avait prévenus de l’horaire de l’attaque. Ceci semble douteux parce que leurs services secrets n’ont pas l’habitude de dévoiler la date de l’attaque. Et c’est l’Egyptienne Hibah Salim, dont le fiancé travaillait à l’état major de l’armée égyptienne, qui devait être démasquée en tant qu’agent du Mossad. Le couple serait exécuté par les organes de sécurité égyptiens, l’espionne ayant finalement été attirée et enlevée à Tripoli. Quoiqu’il en soit, les Israéliens ne furent informés des desseins égyptiens qu’aux tous derniers moments, et lorsqu’ils le firent savoir, leurs adversaires ne firent qu’avancer la date de l’attaque de quelques heures. Les Israéliens ne disposèrent donc pas du temps nécessaire pour mobiliser leurs réservistes et furent obligés de se battre sur deux fronts ce qui aggrava considérablement leurs difficultés. Mais apparemment les Egyptiens furent surpris par la facilité avec laquelle ils réalisèrent leurs objectifs initiaux, grâce aussi à la collaboration syrienne, et il s’est avéré plus tard que Sadate n’avait jamais eu l’intention de réaliser des objectifs de guerre à la portée de son armée, ceux d’atteindre et de tenir les passages du Sinaï. Il avait placé tous ses espoirs dans une intervention américaine et dans le Docteur Henry Kissinger.</p>



<p>Aujourd’hui, l’Egypte, stratégiquement exclue du Moyen Orient depuis Camp David, est impuissante obtenir la part qui lui revient en Afrique, des eaux du Nil. Pour la Syrie, les choses ont été évidemment bien pires. Ce pays n’est plus qu’un amas de décombres où Russes, Turcs, Iraniens, et Israéliens, s’affrontent. Et l’Arabie Saoudite, qui avait initié l’embargo sur le pétrole afin de venir en aide aux armées égyptienne et syrienne en difficultés, n’a plus actuellement d’autre choix face à l’Iran jugé menaçant que de mener une guerre interminable et épuisante au Yémen, un autre pays arabe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Arabes encore et toujours dans la tourmente</h3>



<p>Pour tout dire, après Octobre 1973, les Arabes se sont désintégrés dans les luttes intestines au Liban et au Koweït. Les Américano-israéliens ont eux aussi tiré la leçon de cette guerre. Les Américains ont occupé les champs pétroliers de l’Irak et encerclé l’Iran; ils ont envoyé des troupes en Arabie Saoudite; désormais tout embargo pétrolier est impossible. Et les Israéliens se battent en Syrie pour y empêcher qu’une quelconque armée ne puisse un jour s’y établir pour les attaquer. La guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz s’est étendue en Libye et c’est le Maghreb qui est désormais menacé.</p>



<p>Entre-temps, l’islamisme a déstructuré et divisé encore plus les sociétés et il s’appuie sur une puissance étrangère, la Turquie, qui poursuit des objectifs impérialistes sous l&rsquo;ombrelle américaine, en se parant de l&rsquo;oripeau de l&rsquo;islam et du califat.</p>



<p>Si un jour les pays arabes, ou ce qu’il en reste, veulent changer le rapport de force défavorable qu’ils subissent actuellement dans le monde, ils ne pourront le faire qu’en se débarrassant de l’islamisme, en modernisant leurs sociétés et en définissant et en réalisant un minimum d’objectifs stratégiques communs, en collaboration avec des pays comme la Chine et la Russie, qui s’opposent à l’hégémonie américaine. Autrement la spirale infernale dans laquelle est plongé le monde arabo-musulman ne risque pas de s’interrompre de sitôt.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>L’Egypte, entre diagnostic placebo et vraies réalités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:18:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Égypte est dirigée par Abdelfattah Al-Sissi, qui a renversé un président élu, Mohamed Morsi, pour conduire le pays avec son bâton de maréchal autoritaire et auto-satisfait. De cet aveuglement, le Moniteur du commerce international (Moci) et d’autres journaux ou revues spécialisées se sont fait l’écho à plusieurs reprises depuis mars 2016. Sans compter les analyses...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Abdel-Fattah-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-148383"/></figure>



<p><strong><em>L’Égypte est dirigée par Abdelfattah Al-Sissi, qui a renversé un président élu, Mohamed Morsi, pour conduire le pays avec son bâton de maréchal autoritaire et auto-satisfait. De cet aveuglement, le Moniteur du commerce international (Moci) et d’autres journaux ou revues spécialisées se sont fait l’écho à plusieurs reprises depuis mars 2016. Sans compter les analyses égyptiennes se présentant comme les éléments d’un diagnostic placebo bien utile pour gagner du temps, face aux réalités économiques plutôt difficiles et au resserrement de l’étau salafiste. Qu’en est-il vraiment aujourd’hui de la Terre des Pharaons?</em></strong></p>



<p>Par<strong> Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-305284"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>



<p>Être l’homme fort d’un pays où l’on exerce un implacable contrôle militaire ne signifie pas qu’on est maître de toutes les contingences.<br>Économiquement, Al-Sissi est trop optimiste. Il s’est lancé il y a deux ans dans une politique d’élargissement du Canal de Suez. Soit. Porté par un enthousiasme aveugle, prêt à accueillir un flux conséquent d’investisseurs étrangers, convaincu que cela permettrait de faire baisser le taux de l’inflation. Soit. Mais là intervient un acte manqué au sens freudien du terme. C’est l’erreur survenue lors de l’impression de timbres édités en septembre 2014 pour le lancement du projet du canal de Suez: une image du… canal de Panama!! Cela peut aider à détecter la fausse route du timonier Al-Sissi: calquer la réussite du Panama en réduisant celle-ci au seul canal. Les investissements étrangers représentaient, en 2015, 10% du PIB panaméen.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’illusion institutionnelle nationale.</h3>



<p>Le projet de l’élargissement du canal de Suez peut aider à détourner l’attention. Mais l’Égypte, elle, ne peut tabler sur rien de sûr puisque par nature tout investisseur privilégie la stabilité. Pour le moment, l’effet pervers a été d’attirer prioritairement les spéculateurs.Panama a un canal transocéanique situé à une échelle beaucoup plus planétaire que l’isthme égyptien, jouit d’une zone franche (Colon), d’une stabilité financière (due à la dollarisation), d’un centre bancaire et financier à la pointe.</p>



<p>L’économie du petit Etat d’Amérique Centrale affiche le plus fort dynamisme dans la région. Principalement pour deux raisons: d’excellentes recettes touristiques; des investissements en infrastructures comme moteur de croissance. Or, l’erreur d’appréciation du chef d’Etat égyptien est que la manne touristique n’est plus qu’un souvenir. Le plan de relance de Hala Al Said en est justement trop dépendant. Et l’infrastructure du pays reste de qualité inégale.</p>



<p>Autre ombre au tableau: le rapport énigmatique avec le royaume saoudien, voisin direct.</p>



<p>Par conséquent, quel investisseur étranger serait prêt à prendre le risque? Y compris parmi les riverains, les solutions se font attendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rapport ambigu à l’Arabie saoudite</h3>



<p>Les Emirats arabes unis et le Qatar lorgnent à tour de rôle le Maroc, parfois la Tunisie mais plus fortement l’Europe. Le Bahreïn a appris à agir avec plus de méfiance depuis sa mise en quarantaine politico-économique fratricide. Oman? Le Koweït? Trop éloignés. L’Arabie Saoudite représenterait-elle alors la seule facilité providentielle d’une piste de proximité?</p>



<p>L’Arabie Saoudite a une position de grand frère imposant. Tour à tour accommodant et encombrant.</p>



<p>Cet Etat frontalier endosse un leadership moral et théologique du fait qu’il abrite les hauts lieux du culte musulman, et économique grâce à la rente pétrolière. Une légitimité qui en fait le cador de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (Mena). Un rayonnement affirmé différent du timide décollage égyptien momentané (réveil occasionnel entre 2018 et 2019) entravé par la tenaille Libye-Sinaï. </p>



<p>Dans le même temps, l’Etat saoudien n’a rien fait pour arranger son image. Que ce soit par une politique agressive d’investissement en tentant le rachat du club de football de Nottingham Forrest. Que ce soit au travers de l’affaire Kashoggi, embarrassante pour le monde arabe, révoltante pour l&rsquo;Occident et irritante pour la Turquie. Que ce soit par sa vision officielle des choses concernant le très délicat dossier yéménite faisant s’entremêler rivalités régionales, opérations militaires et problèmes humanitaires chroniques (notamment la mortalité infantile qui atteint des sommets au Yémen). Que ce soit par ses prises de position peu claires envers la Chine de Xi Jinping. Des conditions tout à fait acceptables pour se voir décerner le titre d’Etat-voyou par les experts occidentaux.</p>



<p>Pour l’instant la dette extérieure égyptienne paraît gérable suivant les interprétations. Il est néanmoins plus réaliste de ne pas miser sur un état de grâce fragile de l’actuel haut dirigeant, sans compter que le soutien du bloc monarchies du Golfe, en plus de celui de l’Occident, risque de s&rsquo;étioler. Avec un Mohammed Ben Salmane agissant tel un agent isolant. La nation égyptienne semble se diriger tout droit vers un carcan.</p>



<p>Effectivement, ne pas prendre la peine de regarder au-delà de la Libye et de la Péninsule Arabique risque d’obstruer le champ de vision égyptien, lequel n’anticiperait pas le décollage concurrentiel de pays comme l’Ethiopie (siège de l’Union Africaine depuis 1963) dans le secteur informatique (Addis-Abeba est devenue une place forte du numérique) et surtout l’Iran au niveau des produits manufacturiers et des prestations tertiaires de haut niveau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le retour programmé de l’Iran</h3>



<p>L’Iran peut se référer à l’exemplaire voisinage turc en matière d’économie, en lançant de plus en plus de ponts entre les deux marchés respectifs. La nation iranienne subit évidemment le poids d’une conjoncture des plus inflationnistes et la pression de consommateurs frustrés de ne pas avoir un accès simplifié à certains produits. Toutefois cela est-il trompeur de se limiter aux premières impressions, surtout vis-à-vis d’un pays détenteur de richesses hydrocarbures?</p>



<p>Ce retour annoncé de l’Iran peut se transformer en retour en force pour l’Ancien Empire Perse et engendrant une relégation en arrière plan pour l’Égypte?</p>



<p>L’Iran peut compter sur un réchauffement des relations diplomatiques avec l’Occident par le hasard de l’actuelle pandémie ou bien avec un Donald Trump volontairement moins fougueux. Que ce soient les États-Unis où réside une forte diaspora iranienne. Ou encore la France et l’Italie qui ont déployé d’évidents efforts de communication envers ce pays.</p>



<p>La force de l’Iran est plurielle: son emplacement au carrefour des mondes arabe et turcophone, un littoral important, un leadership religieux dans la communauté chiite, un système bancaire qui a été réinventé (un peu comme l’avait fait le Maroc et un degré moindre la Tunisie), expérience dont l’Égypte devait s&rsquo;inspirer, d’indéniables réserves pétrolières et gazières (seconde réserve mondiale), un développement des startups, le plus grand marché des télécommunications du Moyen-Orient, une collaboration franco-iranienne dans le secteur pharmaceutique, un secteur automobile dynamique et reconnu (on pense évidemment au groupe Khodro), une dette publique et externe faible (l’embargo a su bon).</p>



<p>Comparativement, l’inflation galopante en Egypte et son fort endettement extérieur cohabitent avec l’obsolescence de ses moyens de production.</p>



<p>Cette attractivité retrouvée de l’Iran apparaît plus qu’une concurrence pour la nation des Pharaons, comptant déjà 40% de sa population sous le seuil de pauvreté. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une vraie menace pour son leadership économique régional.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un pays en état d’alerte</h3>



<p>L’Égypte ne dispose pour l’instant pas de suffisamment de conditions favorables. Un électorat peu concerné (entre 28% et 40% de participation seulement en moyenne aux élections) traduisant la disparité entre zone du Canal et reste du pays; un clivage Frères Musulmans/Armée, avec à la clé un pouvoir militaire durable: Nasser puis Sadate puis Moubarak puis Al-Sissi.</p>



<p>À partir de la Conférence de Sharm El Cheikh de mars 2016, trop d&rsquo;opportunismes maladroits ont conduit le Maréchal à penser que l’économie n’était qu’une simple question d’arithmétique, ce qui le pousse souvent à des effets d&rsquo;annonce disproportionnés et sans lendemain.</p>



<p>Encouragé en cela par des médias internationaux complaisants. Et son engagement sur la question libyenne respire un état d’esprit que l&rsquo;on peut aussi bien qualifier de pragmatique que d’opportuniste, même si cet engagement n’est pas clairement spécifié, s’agissant des soutiens ou des alliances (diplomatiques ou armées).</p>



<p>L’Egypte ne réalise pas (ou n’admet pas) sa position de second couteau. À l&rsquo;échelle régionale, il y a une pluralité quasi absente débouchant sur une mainmise monolithique saoudienne.</p>



<p>Les projets pharaoniques, comme celui de l’élargissement du canal de Suez, risquent de porter malheur à Al-Sissi.</p>



<p>Pendant ce temps-là, les statisticiens de la Coface estiment que l’Egypte avec son inflation à 32% et sa livre dévaluée pourrait jouer sur une surenchère.</p>



<p>Toutefois sa population nombreuse (100 millions d’âmes) ne constitue pas pour autant un bassin de consommation satisfaisant, car elle est en grande partie pauvre. De plus, sa main-d’œuvre, peu coûteuse certes, demeure sous-qualifiée dans l’ensemble.</p>



<p>Bref, le pays des pyramides est en train de s’ensabler…</p>



<p><em>* Enseignant en langue et civilisation italiennes.</em></p>



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