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	<title>Archives des Carthage - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Carthage - Kapitalis</title>
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		<title>Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 11:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région du Maghreb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/non-a-la-captation-du-patrimoine-de-la-tunisie/">Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de </em></strong><strong><em>légitimation politique</em></strong><em> <strong>plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. </strong></em><strong><em>Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine «numide» ou «punique» est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Faut-il rappeler encore à ceux qui se confinent dans une posture pathétique et feignent d’ignorer que notre pays possède une identité étatique propre, bien antérieure à la colonisation (1881), et ce contrairement à beaucoup d’autres pays&nbsp;? Faut-il répéter que la Tunisie actuelle est l’aboutissement d’une longue succession de civilisations qui ont chacune contribué à son assise territoriale et culturelle&nbsp;? Depuis des millénaires, elle possède l’une des identités étatiques les plus anciennes et les plus continues au monde, dépassant largement le cadre des frontières coloniales du dernier siècle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">1- La Tunisie (Ifriqiya) le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région</h2>



<p>La justesse de l’approche exige de dépasser un exercice trop contemporain, qui envisage une souveraineté territoriale définie seulement par des frontières, à savoir le <em>«contour extérieur d’une nation pleinement consciente d’elle-même»</em> <sup>(1)</sup>.</p>



<p>Pratiquement, durant des siècles, l’autorité d’un État s’exerçait non sur un espace borné par des frontières identifiées, mais également sur son rayonnement culturel. Les limites de l’État enfermeraient aussi celles, mouvantes, des terrains de parcours de ces tribus vassales à un État.</p>



<p>Carthage (IX<sup>e</sup>-II<sup>e</sup> siècle av. J.-C.) avait déjà structuré le territoire sous une forme étatique puissante, avec une administration, une monnaie et une diplomatie propre. Ce n’était pas seulement une cité, mais le centre d’un empire maritime thalassocratique qui comprenait la majeure partie de la Tunisie actuelle (le Zeugitane et la Byzacène). L’empire s’étendait sur toutes les côtes de la Méditerranée occidentale, de l’actuelle Libye (Tripolitaine) jusqu’au sud de l’Espagne, en passant par la Sardaigne, la Corse, la Sicile et les côtes actuellement algériennes et marocaines.&nbsp;</p>



<p>Quant à Thugga (actuelle Dougga) <sup>(2)</sup>, elle est reconnue par les historiens comme l’une des premières capitales, foyer majeur du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">royaume Massyle</a> au IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C. Elle est décrite par Diodore de Sicile comme une <em>«ville d’une belle grandeur»</em>, servant de résidence royale avant l’unification des différentes tribus. Cette dynastie était traditionnellement une alliée de Carthage. Les rois Massyles participaient grâce à ses cavaliers, réputés au combat, avec les troupes carthaginoises, notamment en Sicile ou en Espagne. Les textes des auteurs de l’antiquité soulignent que des rois comme Zelalsen (grand-père de Massinissa) ou l&rsquo;ancêtre Aylimas y avaient établi leur centre de pouvoir. Le roi Gaïa, père de Massinissa, maintenait cette alliance étroite, envoyant même son fils combattre aux côtés des Carthaginois en Espagne contre Rome. La cavalerie numide, considérée comme l’une des meilleures cavaleries légères de l’Antiquité, reposait sur une organisation unique centrée sur la mobilité extrême et une symbiose parfaite entre le cavalier et sa monture. </p>



<p>L’influence carthaginoise à Thugga était manifeste à travers l’architecture et les inscriptions. Le célèbre Mausolée libyco-punique témoigne de ce mélange des cultures libyque et punique au sein de la noblesse massyle. Les Massyles occupaient la région entre l’Ampsaga (correspondant aujourd’hui à l’Oued el-Kebir, dont le Rhummel est le principal affluent en Algérie actuelle) et les terres carthaginoises, avec pour capitale Sarim Batim (actuelle Constantine) qui était le nom donné à la ville par les Carthaginois lorsqu’ils y ont établi un comptoir commercial, bien avant qu’elle ne devienne à une certaine époque la capitale de la Numidie.Né à Thugga, Massinissa servit d’abord dans les rangs de l’armée carthaginoise avant de s’allier à Rome en 206 av. J.-C. après avoir été évincé de son trône par Syphax (roi des Massæsyles soutenu par Carthage). Sa victoire lui avait permis d’unifier les deux royaumes.</p>



<p>Le revirement de Massinissa a été l’un des tournants majeurs de l’histoire antique. Ce n’était pas une défection soudaine, mais une décision stratégique dictée par la survie du royaume de ses ancêtres mais aussi pour des motifs personnels.&nbsp;Plusieurs facteurs avaient poussé Massinissa à abandonner l’alliance carthaginoise pour rejoindre Scipion l’Africain (Rome). À la mort de son père Gaïa, le trône massyle était disputé entre les héritiers. Les suffètes de Carthage, au lieu de soutenir Massinissa (pourtant l’un de leurs généraux en Espagne), jouèrent double jeu pour garder le contrôle sur la Numidie.</p>



<p>Massinissa était d’abord fiancé à la belle Sophonisbe, fille du général carthaginois Hasdrubal Gisco. Pour sceller une alliance politique plus <em>«utile»</em>, Carthage la donna finalement en mariage à son rival, Syphax (roi des Massæsyles). Humilié et spolié de ses terres par Syphax avec l’appui de Carthage, Massinissa rompit définitivement. En combattant en Espagne, il put observer de près la puissance militaire de Rome. Il comprit que le vent tournait et que Rome était un allié plus solide pour réaliser son ambition. Après la guerre, il annexa les territoires de Syphax et unifia les tribus sous un seul sceptre, de la Moulouya jusqu’aux frontières de Carthage. Il poursuivit la sédentarisation des populations et développa l’agriculture. Les quartiers <em>«numides»</em> à Thugga, sous le forum romain, montrent que la ville était déjà une cité organisée et prospère sous son règne.</p>



<p>Après la chute de Carthage en 146 av. J.-C., les Romains conservèrent cette unité territoriale. Le nom <em>«Africa»</em> désignait spécifiquement la Tunisie avant de s’étendre à tout le continent. Situé au cœur de la Méditerranée, le territoire constituait une entité historique qui contrôlait des contrées s’étendant à travers l’Afrique du Nord et la Méditerranée. Cela correspondait au nord et à l’est de la Tunisie actuelle, avant de s’étendre pour inclure l’actuelle Tripolitaine (Libye) et une partie de l’Est actuellement algérien (Constantinois).</p>



<p>Massinissa était donc né à Dougga (Thugga). Pour les historiens, c’est un enfant du pays, à savoir la Tunisie. Pourtant, quelques faussaires prétendent que Massinissa serait <em>«le père de l’État algérien moderne»</em>, puisqu’il avait unifié les tribus numides. Une statue lui a d’ailleurs été érigée au cœur d’Alger en 2021, ce qui a été perçu comme une tentative de <em>«captation»</em> d’une figure massyle, issue d’une dynastie établie à Thugga.&nbsp;</p>



<p>La seconde <em>«captation»</em> est celle de Saint Augustin qui était certes né à Thagaste (Souk Ahras, en Algérie actuelle). Thagaste est située à environ 240 km de Carthage, mais elle faisait partie d’une région profondément <em>«punicisée»</em>. Saint Augustin lui-même, bien que citoyen romain de culture latine, se revendiquait fier de ses origines puniques. Car le punique était encore parlé par les populations rurales autour de Thagaste au IV<sup>e</sup> siècle apr. J.-C., soit plus de 500 ans après la chute de Carthage.</p>



<p>Augustin s’était formé intellectuellement à Carthage, y avait enseigné et avait passé une grande partie de sa vie dans la sphère d’influence carthaginoise. Il se définissait lui-même comme un <em>«fils de Carthage»</em> <sup>(3)</sup>, ce qui pousse les historiens tunisiens à rappeler que son héritage philosophique et théologique appartient à l’école de pensée de l’actuelle Tunisie.</p>



<p>À l&rsquo;époque, il se considérait comme un <em>«Africain»</em> au sens de la province d’Africa (Tunisie), et non selon des frontières nationales nées en 1962.</p>



<p>Même si ces grandes figures appartenaient à une époque où les frontières actuelles n’existaient pas formellement (la Numidie ou l’Afrique proconsulaire), leur existence résulte d’une culture et d’une civilisation punique incarnées par Carthage. Les transformer en <em>«citoyens»</em> d’un pays parce qu’ils auraient vécu, à un certain moment, dans des villes <em>«recouvrées»</em> est une incongruité.</p>



<p>Quelques mythomanes invétérés mènent aujourd’hui une politique active de <em>«patrimonialisation»</em> (colloques sur Massinissa, promotion du circuit de Saint Augustin) pour assoir une profondeur historique nationale qui fait défaut dans le récit colonial.&nbsp;Il est indubitable que même leurs concitoyens en Algérie, qui font preuve de discernement, ne peuvent que se dissocier de leurs supercheries. Saint Augustin et Massinissa ont agi dans un cadre géographique et politique dont Tunis-Carthage était le pôle majeur.</p>



<p>Cette territorialisation de l’histoire, où un pays cherche par tous les moyens à construire un récit national exclusif, est un anachronisme qui sert surtout des agendas politiques douteux. L’objectif serait vraisemblablement de créer un lien fictif direct. Il y a une inexactitude géographique qui utilise les frontières actuelles, imposées par le colonialisme, pour diviser des empires (Carthage, la Numidie, la Proconsulaire).</p>



<p>L’enseignement de l’histoire devient un outil détourné de légitimation politique plutôt qu’une discipline de recherche scientifique. Un exemple parmi d’autres, le Haut-Commissariat à l&rsquo;Amazighité en Algérie milite activement pour l’unification de ces concepts dans les manuels afin de consacrer l’image d’un État numide précurseur de l’Algérie ! Le débat sur l’usurpation vient souvent du fait que les frontières d’aujourd’hui ne correspondent pas aux réalités historiques durant des siècles. Une grande partie du patrimoine <em>«numide»</em> ou <em>«punique»</em> est partagée entre la Tunisie et ses voisins de l’Est comme de l’Ouest. Cependant, la Tunisie (l’ancienne Ifriqiya) a toujours été le centre névralgique, urbain et intellectuel de toute la région. </p>



<p>Une mise au point sur la situation de toutes ces figures historiques et du patrimoine, permet de distinguer les faits historiques des dynamiques de <em>«nationalisation»</em> de l’histoire.</p>



<p>Le concept d’Ifriqiya est un patrimoine centralisé à Tunis. Par contre historiquement, le terme<em> «Algérie»</em> est une création administrative bien plus tardive, alors que le terme Ifriqiya (dont dérive le nom Tunisie) désignait un ensemble cohérent incluant l’Est algérien actuel et la Tripolitaine.&nbsp;Quant à la controverse historique sur Cirta, j’ai eu l’occasion de l’aborder amplement dans un article précédent (4).</p>



<p>Ce procédé apocryphe appliqué à la géographie et à l’histoire sert à faire des raccourcis pour imposer une lecture biaisée. Cela s’apparente à de l’instrumentalisation ou <em>«mésusage»</em> de l’histoire et de la géographie. Lorsqu’on simplifie à l’extrême ou qu’on manipule ces disciplines, l’objectif est généralement de créer un récitqui semble, de premier abord, indiscutable parce qu’il s’appuie sur des <em>«faits»</em> — même si ces derniers sont sortis de leur contexte.</p>



<p>On projette arbitrairement des concepts modernes (nations, frontières…) sur des époques anciennes où ils n’existaient pas réellement sous ces formes. Le fait d’utiliser des toponymes anciens ou spécifiques pour nier l’identité actuelle d’un lieu, en modifiant légèrement le curseur, on transforme une analyse complexe en un outil de triviale propagande.</p>



<p>Après les guerres puniques, Carthage fut reconstruite par Rome, devenant l’une des provinces les plus prospères (Africa proconsulaire 146 av. J.-C. &#8211; 439 ap. J.-C.). Puis, elle a été envahie par les Vandales, suivie de la reconquête byzantine sous Justinien I<sup>er</sup> en 533. L’année 698 marqua un tournant définitif avec la fin de l’influence byzantine en Afrique du Nord. La confrontation décisive opposa les armées du Hassan Ibn Numan, aux forces de l’Exarchat de Carthage. Plutôt que de reconstruire Carthage, trop exposée aux attaques maritimes de la flotte byzantine, Tunis fut choisie en tant que site plus protégé.</p>



<p>En 705, Kairouan devint officiellement la capitale de l’Ifriqiya et la base de rayonnement au Maghreb. Sous la dynastie Aghlabide (800–909), la Tunisie connut une prospérité immense. On lança la conquête de la Sicile, le pays devient une puissance maritime majeure. Kairouan dirigeait la Tunisie, l’Est algérien, la Tripolitaine et avait même conquis la Sicile et Malte. L’Ifrîqiya proprement dite, comprenait les anciennes Proconsulaire (ou Zeugitane) et Byzacène, séparées depuis Dioclétien, d’autre part le Zâb (une province stratégique entre le Sahara et la Méditerranée, servant de carrefour commercial majeur). On rencontre également l’expression d’<em>«Ifrîqiya proprement dite»</em> chez H. R. Idris qui écrit : <em>«À l’Ifrîqiya proprement dite, ensemble de plaines où les communications sont faciles, rares les passages obligés et les massifs fermés, pays fortement organisé autour de Kairouan, s’oppose le Maghreb central, complexe de massifs montagneux, plus ou moins anarchiquement isolés les uns des autres»</em> <sup>(5)</sup>. Il retrouve là une distinction strictement géographique, voire topographique, qui rejoint implicitement des considérations plus politiques (opposition entre l’<em>«organisation»</em> autour de Kairouan et l’<em>«anarchie»</em> à l’ouest).</p>



<p>En 909, une nouvelle dynastie s’établit. L’Empire Fatimide avait englobé tout le Maghreb.&nbsp;Il fonda une nouvelle capitale sur la côte, Mahdia, avec son port militaire fortifié. Les Fatimides finirent par partir conquérir l’Égypte pour y fonder Le Caire, laissant la Tunisie sous la gestion des Zirides. Lorsque ces derniers rompirent avec le Caire, le calife fatimide envoya les tribus bédouines des Banu Hilal et des Banu Salim pour punir l’Ifriqiya. Avec les invasions hilaliennes (XI<sup>e</sup> siècle), c’était un tournant dramatique. Ces invasions entrainèrent une désorganisation immense, notamment de l’agriculture sédentaire.</p>



<p>Tunis devint la capitale de la Tunisie (Ifriqiya) en deux étapes majeures : elle fut d’abord promue sous les Almohades en 1159, puis son statut est définitivement scellé sous la dynastie des Hafsides en 1228. Les Almohades (1121-1269) chassaient les Normands Tunisie (qui occupaient les côtes) et unifiait le Maghreb. Au cours de cette période la notion de territoire tunisien <em>«central»</em> se cristallisa le mieux sous le nom d’Ifriqiya. L’empire almohade, affaibli militairement et idéologiquement, se désagrégea, perdant sa cohésion sous le règne d’Al-Ma’moun (1227-1232). C’est dans ce contexte de déclin que la Tunisie s’émancipa de fait sous la tutelle de la dynastie hafside.</p>



<p>En 1229, les Hafsides rejettent l’autorité des Almohades et deviennent maîtres de l’Ifriqiya. L’Empire Hafside (1229-1574) représenta l’âge d’or de l’État tunisien médiéval. À son apogée, le royaume hafside de Tunis s’étendait de Bougie (Béjaïa en Algérie actuelle) à l’ouest jusqu’à Tripoli à l’est. Tunis était alors la capitale culturelle et politique incontestée du Maghreb central et oriental. C’était sans doute la période la plus stable et la plus riche de la Tunisie médiévale. Des liens commerciaux intenses se nouèrent avec les cités italiennes (Venise, Gênes) et l’Espagne. La capitale Tunis était devenue l’une des cités les plus peuplées et les plus riches, au rayonnement intellectuelreconnu. C’est l’époque du grand historien et philosophe Ibn Khaldoun, père de la sociologie moderne.&nbsp;</p>



<p>Pour le pouvoir central de Tunis, la frontière incluait la province de Bougie, avec à sa tête un gouverneur doté de compétences élargies. Les premiers souverains hafsides maintinrent un contrôle direct sur cette région. Dès 1280 le sultan nomme son fils gouverneur de Bougie et de sa région, avec une autonomie de commandement (<em>Ibar</em>, VI, p. 685, <em>Berbères</em>, II, p. 384), reconnaissant la nécessité de donner à ce gouverneur les moyens de faire face à la menace des Abdelwadides ou des Mérinides à l’ouest. Vers 1370, le sultan de Tunis nomma à son tour à Bougie son fils aîné. Il lui céda son autorité sur les impôts et sur l’armée<em> (Ibar</em>, VI, p. 88, <em>Berbères</em>, III, p. 88.), lui donna <em>«le commandement absolu </em>[de sa ville et de sa province] <em>et la permission de prendre le titre, le cérémonial et les insignes de la royauté»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 876, <em>Berbères</em>, III, p. 90.). Ces prérogatives exceptionnelles ne sont pas sans risque. On connaît le passage de la <em>Muqaddima </em>dans lequel Ibn Khaldûn explique que <em>«toute dynastie est plus forte à son centre qu’à ses frontières»,</em> où se manifeste souvent en premier la perte de vitalité de la dynastie <sup>(6)</sup>.</p>



<p>Cette situation provoqua en effet, à plusieurs reprises, des sécessions par rapport à Tunis. Néanmoins ces dernières étaient davantage motivées par les prétentions des émirs de Bougie au sultanat que par une réelle volonté d’indépendance, donc par un sentiment centrifuge. Lorsque le sultan Abû Zakariyâ’ (1228-1249) confie à son fils et héritier Abû Zakariyâ’ Yahyâ le gouvernement de Bougie, il étend la domination de ce dernier à l’ensemble des anciens territoires hammadides, avec des villes comme Alger, Constantine, Bône, et le territoire du Zâb : <em>«il donna à son fils le gouvernement de la marche de Bougie, capitale du royaume des Banû Hammâd et lui confia l’administration de l’ensemble de sa région»</em> (<em>Ibar</em>, VI, p. 619, <em>Berbères</em>, II, p. 329).</p>



<p>Ibn Khaldûn définit donc ce territoire frontière avant tout par un ensemble de villes dominées par Bougie, avec leurs arrière-pays. L’allégeance de ces villes envers le pouvoir central se manifeste par l’acceptation des gouverneurs envoyés par le souverain et par la <em>bay‘a</em> prononcée au moment de l’accession au trône de ce dernier, renouvelée régulièrement par la <em>khutba </em>prononcée en son nom.</p>



<p>La délimitation du territoire de cette marche occidentale repose donc sur une autre unité de base, la tribu. Mais il serait erroné de considérer ces tribus d’un point de vue purement ethnique, sans référence à l’espace<sup>(7)</sup>. Outre le fait que certaines de ces tribus sont sédentaires, le nomadisme n’exclut nullement la conscience d’un territoire tribal articulé autour de points d’eau et de zones de pâturages, à l’intérieur duquel se font les déplacements saisonniers. Il n’exclut pas plus le fait que ce territoire soit perçu comme faisant partie de l’espace de souveraineté d’un pouvoir d’État auquel la tribu faisait allégeance <sup>(8)</sup>.</p>



<p>Il s’agit de relever un fait authentifié, sous les Aghlabides, les Fatimides puis l’État Hafside qui s’étendait sur l’Ifriqiya, ce qui signifie que la Tunisie englobait des territoires allant de Bougie (Béjaïa) jusqu’aux environs de Tripoli, et incluait des zones de la Grande Kabylie notamment Alger et contrôlant des territoires jusqu’à la Grande Syrte (1228 à 1574). Le pays avait maintenu une autonomie politique forte, centrée sur Mahdia, Kairouan puis Tunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2- Alerte, face aux tentatives d&rsquo;expropriation mémorielle</h2>



<p>En 1574, la Tunisie fut appariée à l’Empire Ottoman, avant d’acquérir une autonomie relative à partir de 1705. Le règne de Hammouda Pacha (1782-1814) marqua l’apogée de la dynastie husseinite en Tunisie. Son autorité a été testée par plusieurs conflits armés contre la Régence d’Alger, où Mustapha Pacha a été assassiné et les chroniques mentionnent Ahmed II Pacha comme successeur, une période marquée par de forte agitation et de successions rapides. La milice des janissaires jouait un rôle prédominant dans la destitution ou l’assassinat des deys d’Alger, rendant le pouvoir instable.</p>



<p>Cherchant à mettre fin au tribut versé à Alger, Hammouda Pacha fit réparer les remparts de la Médina de Tunis, de la Kasbah, et fit construire de nouvelles casernes comme celle d’El Attarine. Il déclara la guerre au Dey d’Alger en 1807. Le conflit culmina lors de la bataille de Constantine, où les troupes d’Alger subirent une défaite décisive. La victoire la plus emblématique contre les Algériens (ou plutôt Algérois) a été celle de juillet 1807. Le vizir Youssouf Saheb Ettabaâ intercepta l’armée algérienne à l’Oued Sarrat et l’écrasa, l’obligeant à fuir et à abandonner son artillerie. Cette victoire permit à la Tunisie de ne plus payer le tribut annuel à Alger. Une seconde guerre éclata en 1813. Les défenses tunisiennes ont tenu bon. Les troupes algériennes ont tenté de pénétrer en Tunisie mais ont été maintenues à la frontière. Le conflit s’est achevé par un traité en décembre 1813, signé par le Dey Hadj Ali d’Alger et le Bey Hammouda Pacha de Tunis.</p>



<p>Avec les Husseinites, la Tunisie avait agi comme un État quasi indépendant du pouvoir ottoman, avec ses propres traités internationaux et son premier texte constitutionnel en 1861 (le premier de la sphère proche orientale).&nbsp;Il est documenté que cette quête d’autonomie s’est manifestée par des actions symboliques, les navires tunisiens utilisaient leur propre pavillon et refusaient de se conformer strictement à l’usage des fanions ottomans, surtout lors de la période d’autonomie croissante sous Ahmed Bey I (1837-1855). Mais, avec la signature du Traité du Bardo en 1881, la Tunisie fut placée sous domination française.</p>



<p>À travers ce rapide périple historique, il a été possible de constater que, depuis l’antiquité et durant des siècles, le pouvoir central sur une vaste superficie était basé à Carthage-Dougga, Le Kef, Kairouan, Mahdia puis à Tunis. Par conséquent, son autorité se déployait sur des espaces territoriaux plus vaste que ceux de la Tunisie actuelle, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest. Des villes comme Annaba (Hippone) ou Constantine étaient administrativement et culturellement rattachées à la mouvance tunisienne. Cette antériorité historique explique pourquoi de nombreux Tunisiens perçoivent les digressions actuelles comme une tromperie et une forme d’expropriation mémorielle.&nbsp;Dès la fin du Moyen Age, le discours comme la pratique montrent l’émergence d’une appréhension politique de l’espace, qui se développe à l’époque moderne et contemporaine. La marche de Bougie à l’époque hafside en offre un bon exemple <sup>(9)</sup>.</p>



<p>Depuis quelques années, de nombreux Tunisiens relèvent avec étonnement la diffusion de contrevérités instillées notamment sur les réseaux sociaux, traduisant des tentatives de captation du patrimoine tunisien par certains individus qui manquent de tact et souffrent d’une carence éducative. Cette posture fourbe touche au cœur de l’identité nationale et de la légitimité historique, elle représente une tentative de réappropriation patrimoniale. Ajoutant à ces divagations, les propos d’un ancien parlementaire algérien et expert économique, du nom de Houari Tigharsi, qui ont suscité une vive controverse. En juillet 2022 <sup>(10)</sup>, lors d’une intervention télévisée, ce quidam a qualifié la Tunisie de <em>«wilaya»</em> (province ou gouvernorat) de l’Algérie, dans une interview accordée à la chaîne <em>Sky News Arabia</em>.</p>



<p>Bien que ces propos n’engagent pas -heureusement- l’État algérien, ils ont provoqué une vague d’indignation et ont été largement relayés par des médias comme une ébauche de velléités hégémoniques. Certains observateurs notent que ce type de discours (qualifier la Tunisie de <em>«wilaya»</em>) circule parfois dans des cercles proches du pouvoir des voisins de l’Ouest sans être ouvertement approuvé, ce qui contribue à alimenter les critiques sur une volonté d’hégémonie régionale qui avancerait à pas de loup. Cette <em>«maladresse»</em> n’est pas un hasard. Elle répondrait à un besoin intériorisé de forger une identité nationale (sur le dos des autres) dans une profondeur historique mythique dépassant l’ère coloniale. Surtout, il n’y a pas eu de dénonciation officielle spécifique du gouvernement algérien concernant ces propos, alors qu’ils avaient provoqué une vive indignation en Tunisie, les autorités n’ont pas émis de condamnation publique directe à propos de ses déclarations.</p>



<p>Au-delà de ce personnage, la même expression est parfois utilisée de manière condescendante dans certains débats médiatiques algériens. En mai 2023, l’ambassadeur d’Algérie en Italie avait déclaré que Rome et Alger s’entendaient pour <em>«préserver la stabilité de la Tunisie»</em>, une phrase perçue à Tunis comme une forme d’ingérence (D’aucuns diront&nbsp;: de quoi je me mêle).</p>



<p>L’absence de justifications est précisément ce qui alimente régulièrement la rancœur d’une partie importante de l’opinion tunisienne, qui n’y voit non pas un dérapage isolé, mais le reflet d’une certaine perception condescendante persistante.</p>



<p>L’ancien diplomate Elyes Kasri <sup>(11)</sup> a été l’une des voix les plus critiques, alertant sur ce qu’il perçoit comme une <em>«dérive»</em>, certains observateurs allant jusqu’à évoquer ironiquement une transformation en <em>«70<sup>e</sup> wilaya algérienne»</em>. Il a récemment remis sur le tapis la question des territoires frontaliers (environ 20 000 km²) qui ont été intégrés à l’Algérie après l’indépendance, perçus par certains Tunisiens comme une spoliation historique.</p>



<p>Cette perception d’une <em>«main basse»</em> sur le patrimoine tunisien alimente effectivement de vifs débats, où la question de l’appropriation culturelle est devenue un sujet de tension récurrent.</p>



<p>Le conflit le plus emblématique concerne la zone saharienne et la célèbre Borne 233 (Garet El Hamel).&nbsp;La Tunisie revendiquait une bande de territoire au sud-ouest, s’étendant de la borne 222 (Fort Saint) jusqu’à la borne 233. Ce territoire, riche en ressources pétrolières (gisement d’Edjelé), aurait permis à la Tunisie d’étendre sa souveraineté sur environ 20 000 km². En plein conflit de Bizerte (1961), le président Habib Bourguiba a tenté de matérialiser cette souveraineté en envoyant un commando planter le drapeau tunisien sur la borne 233. Un affrontement armé avec les troupes françaises stationnées sur place fit 13 morts côté tunisien.</p>



<p>Il y a lieu de souligner que la frontière tuniso-algérienne a été historiquement une zone complexe, avec des barrages érigés pendant la guerre d’Algérie et des conflits territoriaux passés (1628, 1807). Les frontières actuelles sont en partie le résultat de négociations laborieuses, notamment le traité de 1628 entre la Régence indépendante de Tunis et la Régence du Dey d’Alger, qui est resté la base jusqu’à ce que les autorités militaires françaises en Algérie ne le remettent en cause en 1845.&nbsp;Les frontières modernes commencent à se dessiner, souvent au prix de conflits avec la Régence d’Alger à l’ouest (appelé traité d’Es-Settara), qui mit fin à la guerre et confirma la fixation de l’Oued Serrat comme frontière ouest. Les traités successifs ont fini par fixer les limites que nous connaissons aujourd’hui, bien que les tribus frontalières aient longtemps circulé librement.</p>



<p>L’examen des documents cartographiques coloniaux révèle que le tracé des frontières actuelles est le produit d’une série de conventions et de décisions administratives françaises qui ont systématiquement favorisé l’Algérie (alors considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Régence de Tunis.&nbsp;La Convention de 1901: un procès-verbal entre le gouverneur général d’Algérie et le résident général de France en Tunisie amorce le détachement de portions territoriales au profit de l’administration algérienne.</p>



<p>La Convention de Tripoli (1910)signée entre le Bey de Tunis et l’Empire Ottoman (pour la Tripolitaine), délimite la frontière sud. Bien qu’elle reconnaisse la borne 233 <sup>(12)</sup> (Garet El Hamel) comme point ultime du territoire tunisien, la France refusa par la suite d’appliquer strictement ce tracé pour conserver le contrôle sur des zones qu’elle considérait comme stratégiques.</p>



<p>Le grignotage du Sahara s’est effectué à travers les conventions successives en 1910 et 1929 qui ont entériné un<em> «découpage imaginaire»</em>. Avant que la France et l’Italie ne figent les frontières par des traités (comme celui de 1910 avec la Libye), les tribus et populations (comme les Werghemma) évoluaient dans un espace fluide, défiant les tentatives coloniales de fixer des limites territoriales strictes.</p>



<p>Il est clairement établi que la France privilégia l’unité administrative de son<em> «département algérien»</em>, annexant de facto des zones de parcours de tribus tunisiennes (comme les Frachich) pour garantir la sécurité des colons en Algérie.&nbsp;Le contentieux majeur portait donc sur une étendue de près de 20 000 km² (soit la superficie d’un pays comme la Slovénie) située au sud.&nbsp;Ce territoire englobe des zones riches comme El Borma, Ouargla et Berkine, piliers de l’actuelle puissance pétro-gazière algérienne.</p>



<p>Quant à la Borne 233, elle demeure le symbole de la spoliation. La France avait juridiquement reconnu son appartenance à la Tunisie, mais a maintenu une ambiguïté pour protéger le triangle stratégique Bir Romane &#8211; Borne 233 &#8211; Fort Saint.&nbsp;</p>



<p>L’accord de 1964, lors de la conférence du Caire, représentait un arrangement entre Habib Bourguiba et Ahmed Ben Bella. Il prévoyait la restitution de ces 20 000 km² à la Tunisie. Après la chute de Ben Bella en 1965, le nouveau pouvoir algérien (Boumediene) a refusé d’honorer cet accord, s’appuyant astucieusement sur le principe de l’OUA concernant <em>«l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme»</em> pour sanctuariser ces gains territoriaux.&nbsp;</p>



<p>Ces documents montrent que la cartographie n’était pas un simple relevé géographique, mais un outil de gestion des conflits et d’expansion coloniale, transformant des limites de parcours tribaux en frontières d’État rigides au profit de l’entité la plus <em>«française»</em> du Maghreb à l’époque.&nbsp;</p>



<p>On ne peut que constater que la Tunisie a dû faire face à des tensions territoriales significatives avec ses voisins, principalement liées au legs de l’administration coloniale française qui avait favorisé l’Algérie (considérée comme un prolongement de la métropole) au détriment de la Tunisie.&nbsp;</p>



<p>Finalement, le pouvoir tunisien abandonna ses revendications pour préserver la paix, par des accords successifs : celui de 1970 sur le tracé sud (Bir Romane &#8211; Fort Saint)&nbsp;et celui de 1983 sur le tracé nord (Méditerranée &#8211; Bir Romane).&nbsp;</p>



<p>En dépit de toutes ces péripéties, Tunisiens et Algériens dans leur ensemble partagent des liens profonds et sont pour une coexistence pacifique. Car la proximité n’est pas seulement géographique, elle est humaine. Les familles transfrontalières, les mariages mixtes et l’histoire commune de la lutte pour l’indépendance créent un sentiment d’appartenance commune qui dépasse les discours politiques ou les polémiques de réseaux sociaux.&nbsp;</p>



<p>Les populations des deux pays aspirent avant tout à la paix, au développement économique et à la libre circulation sans arrière-pensées hégémoniques. La coexistence paisible est perçue comme la seule voie viable pour la prospérité régionale dans un monde de plus en plus instable.</p>



<p>Pourtant, ces <em>«fauteurs de troubles»</em> qui cherchent à semer la discorde, bénéficient souvent d’une visibilité disproportionnée sur internet, mais ils ne représentent pas la volonté des millions de Tunisiens et d’Algériens qui cultivent le respect et l’amitié au quotidien. Cette notion grotesque de <em>«grand frère»</em> est souvent perçue comme paternaliste et ne correspond pas aux aspirations des sociétés modernes qui privilégient le partenariat et l’égalité.</p>



<p>Une logique de respect mutuel est essentielle pour plusieurs raisons. Chaque nation a son propre parcours, ses défis et sa souveraineté à protéger. Le respect de ces spécificités est la base de toute relation saine et durable, c’est le meilleur rempart contre les malentendus. En se traitant d’égal à égal, la coopération devient plus efficace. Il ne s’agit pas de <em>«donner des leçons»</em>, mais de partager des solutions. Les termes de supériorité ou les tentatives d’ingérence sont souvent ceux qui alimentent les réactions de rejet. Toute tentative perçue comme hégémonique risque de compromettre les relations en brisant la confiance et en créant un déséquilibre qui génère inévitablement résistance et conflits. Ce qui crée un terrain propice aux blocages de communication, nuisant à la relation sur le long terme.</p>



<p>En somme, la force de la relation entre deux États souverains et ses citoyens réside dans cette capacité à se considérer comme des partenaires stratégiques, sans qu&rsquo;une tutelle morale ou politique ne vienne entacher cette amitié. À bon entendeur, salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ecrivain.</em></p>



<p><strong><em>Notes&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>1- Lucien Febvre, “Frontières : le mot et la notion”, Bulletin du Centre International de Synthèse, XLV, 1928, repris dans Pour une histoire à entière, Paris, 1962, p. 17-18.</em></p>



<p><em>2- Dougga (Thugga). Études épigraphiques<strong> &#8211; </strong>Sous la direction de Mustapha Khanoussi et Louis Maurin, Ausonius Éditions,1997, 278 pages.</em></p>



<p><em>3- Saint Augustin, numide universel, La Vie, 16/04/2026.</em></p>



<p><em>4- Carthage, la Tunisienne (1-2), Nos ancêtres les Massyles, Kapitalis, 5 et 6 juillet 2025.</em></p>



<p><em>5</em>&#8211; <em>Hady-Roger Idris, La Berbérie orientale sous les Zirides, X<sup>ème</sup>-XII<sup>ème</sup> siècle, Paris, 1962, p. 409.</em></p>



<p><em>6- Ibn Khaldûn, Discours sur l’Histoire universelle. Al-Muqaddima, trad. Vincent Monteil, Paris, 1967-8, p. 318.</em></p>



<p><em>7- Voir notamment les réflexions de Laroussi Amri, et sa critique des thèses d’É.-F. Gautier, Pour une sociologie 8 &#8211; des ruptures. La tribu au Maghreb médiéval, Tunis, 1997, p. 189 sqq.</em></p>



<p><em>8- Sur ce rapport entre allégeance et territoire, voir notamment Vincent Geisser, Rapport préliminaire à l’atelier «formes d’allégeances et territorialisation», Villes et territoires au Maghreb, op.cit., p. 115-117.</em></p>



<p><em>9 &#8211; Cf. Dominique Valérian, Bougie, port maghrébin à la fin du Moyen Age, thèse d’université, Université Paris I, décembre 2000.</em></p>



<p><em>10- Tunisie numérique, 18 juillet 2022.</em></p>



<p><em>11 &#8211;</em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/carthage-la-tunisienne-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Carthage Tunisienne</a>, <em>Kapitalis, 2 nov. 2025.</em></p>



<p><em>12- Ben Salem, Mohamed Mémoire DES de Droit Public : l&rsquo;affaire de la borne 233</em>&#8211;<em>Faculté Droit de Tunis-1971-1972.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fmsJcYGVfb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/">Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Carthage, la «Tunisienne» | Nos ancêtres les Massyles (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/06/carthage-la-tunisienne-nos-ancetres-les-massyles-2-2/embed/#?secret=xdeOCO7syZ#?secret=fmsJcYGVfb" data-secret="fmsJcYGVfb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/non-a-la-captation-du-patrimoine-de-la-tunisie/">Non à la captation du patrimoine de la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 11:26:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Bouvier]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Chacha Atallah]]></category>
		<category><![CDATA[Cristian Chironi]]></category>
		<category><![CDATA[Enau]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Tarek Baccouche]]></category>
		<category><![CDATA[Villa Baizeau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Villa Baizeau à Carthage, unique création africaine de Le Corbusier, retrouve une place centrale sur la scène culturelle tunisienne</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/la-villa-baizeau-fait-revivre-lheritage-de-le-corbusier-a-carthage/">La Villa Baizeau fait revivre l’héritage de Le Corbusier à Carthage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Villa Baizeau à Carthage</a>, unique création africaine de Le Corbusier, retrouve une place centrale sur la scène culturelle tunisienne à l’occasion des célébrations du 70<sup>e</sup> anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et la Suisse. Un programme allie art contemporain, réflexion architecturale et valorisation du patrimoine moderne.</em></strong></p>



<span id="more-18575046"></span>



<p>L’ambassade de Suisse a présenté cette initiative comme l’ouverture d’une année commémorative dédiée aux personnalités suisses ayant marqué durablement la Tunisie.</p>



<p>L’événement phare de ce programme sera l’exposition <em>«Ma maison est un Le Corbusier (Villa Baizeau)»</em> de l’artiste italien Cristian Chironi, qui se tiendra du 3 avril au 17 juin 2026 au Centre d’art contemporain La Boîte à Tunis.</p>



<p>Ce projet s’inscrit dans une démarche initiée par Chironi en 2015, fondée sur l’idée d’<em>«habiter»</em> de manière critique l’architecture de Le Corbusier afin d’interroger son héritage culturel et urbain contemporain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mémoire, paysage et modernisme</h2>



<p>Au cœur du projet se trouve la Fiat 127 Special <em>«Caméléon»</em>, utilisée lors de la performance itinérante <em>«Carthage Drive»</em> les 24 et 25 mars, comme extension mobile de l’exposition. Plus qu’un simple accessoire, la voiture devient un dispositif narratif et performatif grâce auquel l’artiste met en mouvement mémoire, paysage et modernisme, transformant le trajet urbain en une expérience esthétique et critique.</p>



<p>Cette initiative est organisée en collaboration avec la Fondation Le Corbusier, l’Association tunisienne pour la recherche en architecture et l’École nationale supérieure d’architecture et d’urbanisme (Enau) de Tunis, avec le soutien de l’Institut culturel italien en Tunisie, de l’ambassade d’Italie en Tunisie et de la Coopération suisse en Tunisie.</p>



<p>Le projet sera accompagné d’une publication des Éditions Lenz et d’une conférence le 2 avril à l’Enau, dans le cadre de la Journée du design italien, avec la participation, entre autres, de Brigitte Bouvier de la Fondation Le Corbusier, de Tarek Baccouche, directeur général de l’Institut national du patrimoine (INP), et de l’architecte Chacha Atallah.<br>Cette initiative culturelle ne se limite pas à une simple exposition ; elle vise à relancer le débat autour d’un édifice singulier dans l’histoire de l’architecture tunisienne et du XX<sup>e</sup> siècle. Construite entre 1928 et 1930 sur la colline Sainte-Monique, dominant la mer à Carthage, la villa fut commandée par l’entrepreneur Lucien Baizeau et conçue par Le Corbusier sans que l’architecte ne se rende jamais sur place, travaillant à distance à partir de photographies, de plans et de correspondance. La Fondation Le Corbusier la considère comme le seul projet architectural qu’il ait conçu en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;architecture corbuséenne adaptée au climat méditerranéen</h2>



<p>Sur le plan formel, la Villa Baizeau est perçue comme une étape majeure dans le développement du langage corbuséen adapté au climat méditerranéen. L’édifice intègre les principes de la Maison Dom-Ino et les <em>«cinq points»</em> de l’architecture moderne : un plan ouvert, des façades détachées de la structure, de vastes terrasses en surplomb pour se protéger du soleil et des vents chauds, et un système de ventilation naturelle assurant la circulation de l’air du rez-de-chaussée jusqu’au toit.</p>



<p>Le thème même de la protection solaire, déjà encouragé par le client, est interprété par les spécialistes comme l’un des prémices du développement ultérieur du brise-soleil dans l’œuvre de Le Corbusier.</p>



<p>L’histoire de la villa est cependant aussi celle d’un retrait progressif du regard public. Après l’indépendance de la Tunisie, le bâtiment fut nationalisé en 1961 et intégré au périmètre du palais présidentiel de Carthage. Selon la Fondation Le Corbusier, il abrite aujourd’hui les archives de l’Agence générale de renseignement tunisienne et est de fait inaccessible. Ces dernières années, cette inaccessibilité même a contribué à en faire un objet quasi mythique pour les architectes, les chercheurs et les acteurs culturels, alimentant des initiatives d’exposition et des projets de réinterprétation artistique, comme celui actuellement mené à Tunis.</p>



<p>Dans le contexte tunisien, la redécouverte de la Villa Baizeau s’inscrit également dans un processus plus large de reconnaissance du patrimoine moderniste. Un article publié par <em>Archibat</em> et signé par un architecte de l’INP rappelle que le dossier de protection juridique du bien a été validé par la Commission nationale du patrimoine en juillet 2023 et qu’un décret du ministère des Affaires culturelles relatif à la protection des monuments historiques et archéologiques a été publié au Journal officiel tunisien le 26 janvier 2024. Il s’agit d’une étape importante, car elle témoigne d’une attention croissante portée à un patrimoine architectural longtemps resté marginalisé par rapport au patrimoine archéologique et monumental plus connu du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aY4pSBDnaZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/">La Villa Baizeau à Carthage, témoin de l’habitat contemporain selon Le Corbusier    </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Villa Baizeau à Carthage, témoin de l’habitat contemporain selon Le Corbusier     » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/26/la-villa-baizeau-a-carthage-temoin-de-lhabitat-contemporain-selon-le-corbusier/embed/#?secret=UppqnvzWxw#?secret=aY4pSBDnaZ" data-secret="aY4pSBDnaZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Deuxième projection de Chams-Alik the whole story au CinéMadArt</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/deuxieme-projection-de-chams-alik-the-whole-story-au-cinemadart/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 21:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Chams Alik]]></category>
		<category><![CDATA[CinéMadart]]></category>
		<category><![CDATA[Nejib Belkadhi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Devant l’enthousiasme du public après une première projection, une deuxième soirée Chams Alik est programmée pour le mardi 17 mars au CinéMadart-Carthage. Les organisateurs préviennent que les places disponibles sont limitées et que les billets sont en ventes en ligne Synopsis : Chams Alik – The Whole Story retrace l’épopée de l’émission culte écrite et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/deuxieme-projection-de-chams-alik-the-whole-story-au-cinemadart/">Deuxième projection de Chams-Alik the whole story au CinéMadArt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Devant l’enthousiasme du public après une première projection, une deuxième soirée Chams Alik est programmée pour le mardi 17 mars au CinéMadart-Carthage.</em></strong></p>



<span id="more-18465264"></span>



<p>Les organisateurs préviennent que les places disponibles sont limitées et que les billets sont en ventes en <a href="https://tunis.events/events/8RqpL3/soiree-chams-alik-%D8%B4%D9%85%D8%B3-%D8%B9%D9%84%D9%8A%D9%83-cinemadart?fbclid=IwY2xjawQevlBleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFEWjBYa1hNSGlEZ3E5S1Zqc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHjcYs1ArYahCjtjvSm7nZ8OBScS6OIkNtqooaEaiRfLEdWe51eb1s4SOShNE_aem_FP2DPQVXH7pu-bilIKSqhw">ligne</a></p>



<p><strong>Synopsis :</strong></p>



<p>Chams Alik – The Whole Story retrace l’épopée de l’émission culte écrite et réalisée par Nejib Belkadhi, de ses débuts en juillet 1999 à son dernier épisode en octobre 2011, lors de la fermeture de Canal Horizons.</p>



<p>À travers des extraits des trois saisons, le film replonge dans l’énergie mordante et décalée qui a marqué toute une génération.</p>



<p>Des images inédites révèlent les coulisses d’une production audacieuse et inventive.</p>



<p>Les protagonistes racontent l’envers du décor, les défis et les tensions du processus créatif.</p>



<p>Ils évoquent le succès, la réception du public et l’impact culturel durable de l’émission.</p>



<p>Le documentaire explore aussi les épisodes de censure et les limites imposées à la liberté d’expression.</p>



<p>Il montre comment Chams Alik est devenue la voix d’une génération en quête de rupture.</p>



<p>En revisitant cette aventure humaine et artistique, il interroge la mémoire collective qu’elle a façonnée.</p>



<p>Plus qu’un regard sur le passé, le film célèbre une révolution audiovisuelle tunisienne.</p>



<p>Aujourd’hui encore, son écho continue de résonner dans le paysage médiatique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/deuxieme-projection-de-chams-alik-the-whole-story-au-cinemadart/">Deuxième projection de Chams-Alik the whole story au CinéMadArt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Nuit des Musées de retour en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/la-nuit-des-musees-de-retour-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 10:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Kerkouane]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Nuit des musées]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Nuit des Musées fera son retour en Tunisie, le 13 mars 2026, dans le cadre du programme culturel du Ramadan. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/la-nuit-des-musees-de-retour-en-tunisie/">La Nuit des Musées de retour en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Nuit des Musées fera son retour en Tunisie, le 13 mars 2026. Ce soir-là de 21h00 à 23h30, dix-huit musées publics ouvriront exceptionnellement leurs portes à travers le pays, dans le cadre du programme culturel du Ramadan.</em></strong></p>



<span id="more-18439053"></span>



<p>Cette sixième édition est organisée par l’Agence pour la valorisation du patrimoine et la promotion culturelle, sous l’égide du ministère de la Culture et en collaboration avec l’Institut national du patrimoine (INP).</p>



<p>Le ministère tunisien de la Culture a annoncé la participation du Centre d’interprétation de l’histoire et des monuments de Tunis, qui complétera le circuit muséal par une soirée d’ouverture dédiée à la découverte du patrimoine de la capitale.</p>



<p>Parmi les sites participants figurent le Musée national du Bardo, le Musée paléochrétien de Carthage et les musées archéologiques de Nabeul, Kerkouane, Sousse, Enfidha, Sbeitla, Makthar, Mahdia et El Jem.</p>



<p>L’ouverture du Musée Ribat et du Musée Habib Bourguiba à Monastir, du Musée du patrimoine traditionnel à Djerba, du Musée du Sahara à Douz, du Musée de Moknine et du Musée national des arts islamiques à Raqqada (Kairouan) est également prévue.</p>



<p>L’objectif, selon les organisateurs, est d’élargir l’accès du public aux musées, de promouvoir les activités culturelles en soirée et de renforcer le lien entre les citoyens et le patrimoine national durant le mois sacré, période où la vie sociale et culturelle se poursuit traditionnellement la nuit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/la-nuit-des-musees-de-retour-en-tunisie/">La Nuit des Musées de retour en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>CTN &#124; Modification des horaires des traversées du 17 au 22 février 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/16/ctn-modification-des-horaires-des-traversees-du-17-au-22-fevrier-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 19:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bassin méditerranéen]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie tunisienne de navigation]]></category>
		<category><![CDATA[conditions météorologiques]]></category>
		<category><![CDATA[CTN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé, ce lundi 16 février 2026, des modifications dans le programme de ses traversés initialement prévues du 17 au 22 février 2026. Cette décision a été prise suite aux mauvaises conditions météorologiques sur le bassin méditerranéen, explique la CTN en ajoutant que les horaires des voyages à bord...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé, ce lundi 16 février 2026, des modifications dans le programme de ses traversés initialement prévues du 17 au 22 février 2026.</em></strong></p>



<span id="more-18368437"></span>



<p>Cette décision a été prise suite aux mauvaises conditions météorologiques sur le bassin méditerranéen, explique la CTN en ajoutant que les horaires des voyages à bord du C/F «CARTHAGE» seront modifiés comme suit :</p>



<p>Tunis –Marseille-Tunis du 17 au 19 février 2026</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Départ Tunis Mercredi 18 Février 2026 à 09h (au lieu du Mardi 17/02 à 10h)</li>



<li>Arrivée Marseille Jeudi 19 Février 2026 à 08h (au lieu du Mercredi 18/02 à 12h)</li>



<li>Départ Marseille Jeudi 19 Février 2026 à 11h (au lieu du Mercredi 18/02 à 16h)</li>



<li>Arrivée Tunis Vendredi 20 Février 2026 à 12h (au lieu du Jeudi 19/02 à 17h)</li>
</ul>



<p>Tunis-Gênes-Tunis du 20 au 22 février 2026</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Départ Tunis Vendredi 20 Février 2026 à 15h00 (au lieu de 10h00)</li>



<li>Arrivée Gênes Samedi 21 Février 2026 à 15h00 (au lieu de 11h00)</li>



<li>Départ Gênes Samedi 21 Février 2026 à 19h00 (au lieu de 15h00)</li>



<li>Arrivée Tunis Dimanche 22 Février 2026 à 20h00 (au lieu de 17h00)</li>
</ul>



<p>La CTN a présenté ses excuses pour ce désagrément affirmant que celui-ci est indépendant de sa bonne volonté et affirme rester à la disposition de sa clientèle pour toute information complémentaire.</p>



<p>Pour plus d’informations veuillez contacter les numéros suivants : 71322802 et 71346061</p>
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		<item>
		<title>Vient de paraître &#124; Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/vient-de-paraitre-saint-augustin-et-la-tragedie-des-civilisations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Annaba]]></category>
		<category><![CDATA[barbares]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Delsol]]></category>
		<category><![CDATA[Hippone]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Rome]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Augustin]]></category>
		<category><![CDATA[Souk Ahras]]></category>
		<category><![CDATA[Tagaste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saint Augustin, qui a enseigné à Carthage, Rome et Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, sans domination ni arrogance. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chantal Delsol est philosophe et écrivain. Professeur émérite en philosophie politique, elle a fondé en 1993 et dirigé l’Institut Hannah-Arendt. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, elle vient de publier ‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’ , un essai fort savant et très accessible, où elle aborde notre époque en la comparant à celle du théologien et philosophe, Saint Augustin d’Hippone (354-430).</em></strong></p>



<p><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-18340832"></span>



<p>La chute de Rome et sa destruction par Alaric en 410, la défaite d’un monde jusque-là civilisé, mais devenu trop puissant et orgueilleux, le démantèlement d’une culture brillante, tant de situations que l’auteur analyse, dans un parallélisme avec précision historique. Elle donne les raisons du délitement&nbsp;: la démesure et la violence, les manquements graves aux valeurs, le non respect des autochtones, l’obscurité qui s’installe dans la société. Les nouvelles valeurs chrétiennes qui succèdent au paganisme sont attaquées par les <em>«Barbares»</em>, les rustres, les envahisseurs et autres révoltés de l’intérieur que l’empire ne peut repousser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni domination ni arrogance</h2>



<p>Il n’est pas difficile de remarquer la similitude avec l’actualité et à laquelle renvoie l’essai. Ancrée comme dans un miroir dans l’Histoire du V<sup>e</sup> siècle de la latinité, il est absurde de ne pas y voir des vérités et des leçons à tirer. Pour cela l’auteure fait appel à la sagesse philosophique de Saint Augustin, l’auteur des <em>‘‘Confessions’’ </em>et de <em>‘‘La Cité de Dieu’’</em>, dont il est question ici.</p>



<p>Saint Augustin, né à Tagaste/Souk Ahras et mort à Hippone/Annaba, qui a enseigné à Carthage, Rome, Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, l’attachement à la paix dans la croyance, le christianisme n’est ni domination ni arrogance. Et Chantal Delsol de rappeler la volonté hégémonique des empires où la règle est <em>«Tout est à moi, parce que je suis moi»</em> ou comme l’écrit Virgile dans <em>‘‘L’Eneide’’</em> à propos de Jupiter&nbsp;: <em>«Moi, je n’impose de terme ni à leur puissance ni à leur durée. Je leur ai accordé un empire sans fin.»</em></p>



<p>La tragédie des civilisations ne peut être résolue qu’avec humanisme, respect des autres populations et leurs cultures, l’apprentissage et la connaissance de l’Autre.</p>



<p><strong><em>‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’, Ed. Odile Jacob, Paris, 2 janvier 2026, 208 pages. </em></strong></p>
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		<title>‘‘Carthage’’ l L’épopée revisitée par Irene Vallejo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/carthage-l-lepopee-revisitee-par-irene-vallejo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 07:55:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Elissa]]></category>
		<category><![CDATA[Enée]]></category>
		<category><![CDATA[Irene Vallejo]]></category>
		<category><![CDATA[Troie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roman poétique et historique, ‘‘Carthage’’  d’Irene Vallejo, mêle aventure, amour et réflexion sur le destin.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/carthage-l-lepopee-revisitee-par-irene-vallejo/">‘‘Carthage’’ l L’épopée revisitée par Irene Vallejo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Roman poétique et historique, ‘‘Carthage’’ (éd. Albin Michel, Les Belles Lettres, Paris, août 2025) d’Irene Vallejo raconte la survie d’Énée et de ses compagnons après la chute de Troie, mêlant aventure, amour et réflexion sur le destin. «Cette nuit-là, j’ai cru que mer et ciel se confondaient. J’ai cru que nous chutions dans les zébrures des éclairs et dans les précipices des vagues.» Ces mots, prononcés par Énée, donnent le ton d’un récit où poésie et épopée se rejoignent, transformant le mythe antique en une expérience profondément humaine.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18130896"></span>



<p>Après le pillage de Troie, Énée et les survivants affrontent une mer déchaînée et des vents furieux. Mais la tempête, loin d’être un simple obstacle, devient un personnage à part entière, révélant la peur, la fragilité et le courage des hommes.</p>



<p>Énée n’est pas l’héroïque conquérant que l’on pourrait attendre : il est père, chef et survivant, oscillant entre responsabilité et inquiétude, chaque geste, chaque décision étant un acte de survie. Allumer un feu, organiser le camp, veiller sur son fils lule : autant de gestes quotidiens transformés en véritables rituels héroïques par la plume lyrique de Vallejo.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir féminin</h2>



<p>Au cœur de ce roman, Elissa, reine de Carthage, s’impose comme une figure féminine puissante et stratégique. Face aux naufragés, elle doit protéger sa jeune cité tout en évaluant les intentions de ses conseillers et soldats. Entre vigilance, prudence et empathie, Elissa incarne le pouvoir féminin dans un monde dominé par la guerre et l’ambition : <em>«Les étrangers peuvent être des marchands pacifiques ou des pirates impitoyables»</em>, dit-elle, consciente que chaque décision peut mettre en jeu la survie de son peuple. Avec intelligence et autorité, elle gère son Conseil, déjoue les intrigues, et garde sa liberté intacte, incarnant une force et une clairvoyance exceptionnelles dans un univers en constante turbulence.</p>



<p>La poésie de Vallejo est omniprésente. La mer, le sable, le vent et le feu ne sont pas seulement des décors : ils traduisent les émotions et les états d’âme des personnages. La fumée d’un feu devient <em>«un oiseau qui ouvre ses ailes»</em>, les vagues <em>«rugissent dans les zébrures des éclairs»</em>. Chaque élément naturel est mis au service d’une musicalité narrative, une immersion sensorielle qui donne au lecteur la sensation de vivre la tempête, la peur et l’émerveillement avec les naufragés.</p>



<p>Le roman se distingue par une polyphonie des voix. Énée raconte la peur et l’espérance, Ana, fille de la magicienne, observe avec lucidité les nuages et les navires, et Elissa réfléchit aux enjeux politiques et humains. Ces perspectives multiples enrichissent le récit et offrent une réflexion moderne sur le pouvoir, la guerre, l’amour et la fidélité, tout en restant profondément ancrées dans le mythe antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épique et le quotidien</h2>



<p><em>‘‘Carthage’’</em> explore également le thème de la survie et de l’exil. La relation entre Énée et son fils Lule, séparés puis réunis, devient le fil émotionnel du récit. La crainte de perdre l’enfant, le désir de protéger les survivants et la responsabilité écrasante de diriger un groupe d’hommes affaiblis et blessés confèrent à cette épopée une dimension humaine et universelle. La guerre, la mer et les éléments deviennent autant de métaphores de la vie, de la mémoire et du destin.</p>



<p>L’écriture de Vallejo, riche et sensorielle, transforme chaque geste en acte de grandeur : moudre le blé, préparer le feu, veiller sur le campement. Chaque détail participe à créer un univers où l’épique et le quotidien se mêlent pour produire une expérience de lecture unique.</p>



<p>La traduction française de Bernadette Engel-Roux restitue avec fidélité cette musicalité et cette intensité, permettant aux lecteurs francophones de s’immerger totalement dans l’univers de Carthage.</p>



<p>Sélectionné pour le Prix Femina étranger, <em>‘‘Carthage’’ </em>a aussi été distingué dans le palmarès <em>Livres Hebdo</em> des livres préférés des libraires. Ce roman est une invitation à redécouvrir les mythes antiques avec un regard contemporain, sensible et poétique. Entre la fascination pour l’histoire, la tension dramatique et la réflexion sur le rôle des femmes, Vallejo réussit à captiver autant les amateurs de mythologie que les lecteurs sensibles à la profondeur psychologique des personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rigueur historique et modernité narrative</h2>



<p>Avec <em>‘‘Carthage’’</em>, Irene Vallejo montre que l’épopée antique peut renaître à travers la poésie et la modernité narrative. La tempête et le naufrage deviennent des métaphores du destin et de la mémoire, et la survie, l’amour filial et la fidélité apparaissent comme les véritables héros du récit. Comme le rappelle Énée : <em>«Père Énée… nous sommes sauvés»</em> – un souffle d’humanité qui traverse les siècles et donne au mythe une nouvelle vie, profondément contemporaine.</p>



<p>Irene Vallejo, née en 1979 à Saragosse, est écrivaine et philologue. Passionnée par l’Antiquité et la littérature classique, elle est notamment l’autrice de <em>‘‘L’Infini dans un roseau’’</em>, ouvrage salué pour sa capacité à relier l’histoire ancienne au monde contemporain à travers une écriture poétique et érudite. Dans <em>‘‘Carthage’’</em>, Vallejo allie rigueur historique, lyrisme et modernité narrative pour offrir une relecture unique du mythe d’Énée et d’Elissa.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>CTN &#124; Modifications sur le programme des voyages du 25 au 27 décembre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/ctn-modifications-sur-le-programme-des-voyages-du-25-au-27-decembre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 19:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bassin méditerranéen]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[conditions météorologiques]]></category>
		<category><![CDATA[CTN]]></category>
		<category><![CDATA[tanit]]></category>
		<category><![CDATA[voyages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite aux mauvaises conditions météorologiques sur le bassin méditerranéen durant la période du 25 au 27 décembre 2025, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé des modifications sur le programme des voyages assurés par ses deux C/F Tanit et Carthage. Cette réorganisation vise à assurer les meilleures conditions de sécurité et de confort de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite aux mauvaises conditions météorologiques sur le bassin méditerranéen durant la période du 25 au 27 décembre 2025, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a annoncé des modifications sur le programme des voyages assurés par ses deux C/F Tanit et Carthage.</em></strong></p>



<span id="more-18126567"></span>



<p>Cette réorganisation vise à assurer les meilleures conditions de sécurité et de confort de ses passagers, indique la CTN dans un communiqué publié, ce mardi 23 décembre, en précisant que les modification seront effectuées comme suit :</p>



<p>Le voyage Tunis/Marseille/Tunis du 24 au 26 décembre 2025 initialement programmé à bord du C/F Tanit : annulé.</p>



<p>Les passagers ayant réservés sur ce voyage peuvent modifier leur voyage sans frais et ce comme suit :</p>



<p>Le voyage Tunis/Gênes/Tunis du 25 au 27 décembre 2025 initialement programmé à bord du C/F Carthage sera assuré par le C/F Tanit conformément à ce qui suit:</p>



<p>• Départ de Tunis : Le jeudi 25 décembre à 11h<br>• Arrivée à Gênes : Le vendredi 26 décembre à 13h<br>• Départ de Gênes : Le vendredi 26 décembre &nbsp;à 17h<br>• Arrivée à Tunis : Le samedi 27 décembre à 18h</p>



<p>Le voyage Tunis/Marseille/Tunis du 28 au 30 décembre 2025 à bord du C/F Carthage :</p>



<p>• Départ de Tunis : Le dimanche 28 décembre à 10h<br>• Arrivée à Marseille : Le lundi 29 décembre à 12h<br>• Départ de Marseille : Le lundi 29 décembre à 16h<br>• Arrivée à Tunis : Le mardi 30 décembre à 18h &nbsp;</p>



<p>La CTN prie ses passagers de bien vouloir l&rsquo;excuser pour ce désagrément, indépendant de sa volonté, et souhaite à son aimable clientèle une agréable traversée à bord de ses car-ferries.</p>



<p>Pour plus d’information la CTN met à la disposition des passagers les numéros de contact suivant : 00216 71 346 061 / 00216 71 322 802 ou le numéro 00216 58 526 822.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/ctn-modifications-sur-le-programme-des-voyages-du-25-au-27-decembre/">CTN | Modifications sur le programme des voyages du 25 au 27 décembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Le khôl arabe entre artisanat et pratique sociale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/le-khol-arabe-entre-artisanat-et-pratique-sociale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 10:31:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[couscous]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[harissa]]></category>
		<category><![CDATA[khôl arabe]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le khôl arabe, une fine poudre noire utilisée comme eyeliner, est à la fois un artisanat et une pratique sociale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/le-khol-arabe-entre-artisanat-et-pratique-sociale/">Le khôl arabe entre artisanat et pratique sociale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec l’inscription du <a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-kohl-arabe-02261" target="_blank" rel="noreferrer noopener">khôl arabe </a>sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la Tunisie a porté à 22 le nombre total d’éléments inscrits sur les différentes listes de l’<a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-kohl-arabe-02261" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unesco</a>. Pour le khôl arabe, il s’agit d’une reconnaissance partagée avec la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Libye, Oman, l’État de Palestine, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui ont présenté le dossier de manière conjointe.</em></strong></p>



<span id="more-18113124"></span>



<p>Selon la fiche descriptive de l’Unesco, le khôl arabe est à la fois un artisanat et une pratique sociale&nbsp;: une fine poudre noire utilisée comme eyeliner par les personnes de tous genres, à la fois cosmétique et protectrice contre le vent, le sable et le soleil.</p>



<p>Sa préparation, à base d’ingrédients naturels, varie selon les contextes locaux et se transmet principalement par les femmes, souvent au sein des familles, à l’aide de récipients traditionnels appelés <em>«makhala»</em>, qui peuvent devenir des objets de famille.</p>



<p>En Tunisie, l’inscription du khôl arabe est le dernier élément ajouté à la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2025, portant à dix le nombre total d’éléments du PCI attribués au pays, y compris les dossiers nationaux et les candidatures conjointes avec d&rsquo;autres États arabes.</p>



<p>Le total des 22 éléments inscrits comprend neuf sites du patrimoine mondial, dont Djerba, Carthage, l’amphithéâtre romain d’El Jem, la médina de Tunis et le parc national d’Ichkeul&nbsp;; dix éléments de la Liste représentative du patrimoine immatériel, parmi lesquels la harissa, la céramique de Sejnane et la pêche à la charfiya à Kerkennah&nbsp;; et trois inscriptions au registre <em>«Mémoire du monde»</em>, qui incluent également des documents relatifs à l’abolition de l’esclavage en Tunisie.</p>



<p>Parallèlement, les travaux se poursuivent en vue de l’inscription de nouveaux sites au patrimoine mondial et au registre<em> «Mémoire du monde»</em>, ainsi que dans le réseau mondial des géoparcs de l’Unesco.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WHX1xTsUlf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/le-khol-sera-t-il-inscrit-au-patrimoine-culturel-de-lhumanite/">Le khôl sera-t-il inscrit au patrimoine culturel de l’humanité ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le khôl sera-t-il inscrit au patrimoine culturel de l’humanité ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/le-khol-sera-t-il-inscrit-au-patrimoine-culturel-de-lhumanite/embed/#?secret=Cq2ueWGKFN#?secret=WHX1xTsUlf" data-secret="WHX1xTsUlf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Carthage &#124; Le Musée romain et paléochrétien rouvre ses portes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 08:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Nabli]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Dermech]]></category>
		<category><![CDATA[musée romain et paléochrétien]]></category>
		<category><![CDATA[Nejib Ben Lazreg]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Aloui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Musée romain et paléochrétien de Carthage a rouvert ses portes au public après d’importants travaux de rénovation entrepris en avril 2024.</p>
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<p><strong><em>Le Musée romain et paléochrétien de Carthage a rouvert ses portes au public après d’importants travaux de rénovation entrepris en avril 2024.</em></strong> <strong><em>Le musée, dans sa nouvelle configuration, constitue une étape fondamentale pour la compréhension du développement de Carthage à la fin de l’époque romaine et au début de l’époque chrétienne. </em></strong></p>



<span id="more-18047546"></span>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;indique le guide d’accueil, rédigé par les chercheurs Nejib Ben Lazreg et Sihem Aloui, qui documente des vestiges archéologiques relatifs à l’architecture religieuse, aux espaces civiques et aux pratiques spirituelles de cette période.</p>



<p>Le musée, explique une note du ministère des Affaires culturelles, a été créé en 1984 dans le cadre de la campagne internationale pour la sauvegarde de Carthage lancée par l’Unesco.</p>



<p>Plusieurs institutions scientifiques ont contribué à sa création, notamment le musée Kelsey de l’Université du Michigan, sous la direction du conservateur tunisien Abdelmajid Nabli et de l’archéologue américain John Humphrey, avec le soutien financier de la Fondation Earthwatch. Depuis sa création, le musée se distingue par la présentation des résultats des fouilles scientifiques directement sur les sites originaux, ce qui en fait un pôle de recherche majeur.</p>



<p>Situé à Carthage Dermech, dans la banlieue nord de la capitale, le musée s’élève sur un site archéologique exceptionnel, témoignant du développement successif de la ville.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Grande Église byzantine</h2>



<p>Rénové, le musée propose un parcours complet permettant aux visiteurs d’explorer la Grande Église byzantine, longue de plus de 36 mètres et large de 25,5 mètres. Cette église à cinq nefs et huit niches présente des mosaïques géométriques au sol, dont certaines proviennent de Constantinople et ont été importées à Carthage. Elle fut construite sur les fondations d’une église plus ancienne datant de la fin du IV<sup>e</sup> siècle, comme l’ont révélé les fouilles et les éléments architecturaux mis au jour. Le baptistère, de plan carré et à noyau octogonal, est l’un de ses éléments les plus importants. Il se compose d’un bassin central en forme de croix, entouré d’une colonnade circulaire et de colonnes torsadées en marbre de Chemtou.</p>



<p>Selon les chercheurs Nejib Ben Lazreg et Sihem Aloui, cette conception reflète l’importance spirituelle accordée au baptême par l’Église à cette époque.</p>



<p>Le musée abrite également un complexe ecclésiastique complet, mis au jour entre 1976 et 1984, comprenant des habitations, de petits ateliers, des puits, des citernes et des passages reliés au réseau urbain de Carthage, témoignant d’une occupation humaine continue du site même après la conquête arabe.</p>



<p>Le musée conserve deux mosaïques rares représentant des paons, l’une découverte entre 1970 et 1971 et l’autre en 1984. Ces mosaïques sont considérées comme parmi les plus belles mosaïques chrétiennes, symbolisant l’immortalité et la vie éternelle. Le musée expose également une riche collection de céramiques, notamment des poteries puniques provenant du port et des poteries de Dermech trouvées sur le site, ainsi que des objets en métal et en bronze et des monnaies antiques, dont la plus ancienne est une pièce punique du IIIe siècle avant J.-C. représentant le célèbre emblème du cheval.</p>



<p>La statue de Ganymède</p>



<p>Le musée abrite également la statue de Ganymède enlevé par Zeus, une œuvre en marbre unique d’importance mondiale, reconstituée après avoir été retrouvée brisée en 17 morceaux. C’est un voyage à travers quatre siècles de Carthage chrétienne.</p>



<p>Le musée romain et paléochrétien de Carthage a fermé ses portes à plusieurs reprises pour rénovation, notamment en 2010 et 2013. Il a rouvert en juin 2021 après plusieurs années de fermeture suite au vol de la statue historique de Ganymède en 2013. Cette pièce unique a été retrouvée en 2017. Le musée a de nouveau fermé en mars 2024 pour des travaux d’entretien et de restauration. Durant cette période, des travaux intérieurs ont été réalisés, ainsi que la rénovation des réserves et du bureau du conservateur en octobre 2024, et le pavage et la réfection du trottoir extérieur entourant le musée en novembre 2024.</p>
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