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	<title>Archives des Chadli Bendjédid - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Chadli Bendjédid - Kapitalis</title>
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		<title>Bélaïd Abdesselam, «père» de l’industrialisation algérienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 06:58:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fervent nationaliste, homme d’Etat intègre et rigoureux, Bélaïd Abdesselam, mort à 92 ans, fut l’incarnation d’un projet ambitieux d’industrialisation de l’Algérie, brisé en plein élan. Par Hassen Zenati Pour la postérité, Bélaïd Abdesselam, décédé avant-hier, samedi 27 juin 2020, à 92 ans, restera l’homme d’un projet ambitieux : industrialiser l’Algérie pour la sortir du sous-développement...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Belaid-Abdesselam.jpg" alt="" class="wp-image-305575"/></figure>



<p><strong><em>Fervent nationaliste, homme d’Etat intègre et rigoureux, Bélaïd Abdesselam, mort à 92 ans, fut l’incarnation d’un projet ambitieux d’industrialisation de l’Algérie, brisé en plein élan.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-305574"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Pour la postérité, Bélaïd Abdesselam, décédé avant-hier, samedi 27 juin 2020, à 92 ans, restera l’homme d’un projet ambitieux : industrialiser l’Algérie pour la sortir du sous-développement et en faire la locomotive économique du Grand Maghreb Arabe, face à l’Europe.</p>



<p>Soutenu fermement par le président Houari Boumédiène, il mena pendant près de douze ans de 1965 à 1977, à la tête du ministère de l’Industrie, qu’il avait transformé en «Etat dans l’Etat», une politique d’investissements industriels à la hussarde, ouvrant chantier sur chantier dans un pays dont la population était essentiellement agricole sans aucune tradition industrielle.</p>



<p>À l&rsquo;issue de négociations ardues avec la France sur les conditions d’exploitation du pétrole après l’indépendance, il crée de toutes pièces la compagnie publique d’hydrocarbures Sonatrach, dont il fut le premier président (1964-1966). Il envisageait qu’à terme aucune goutte d’or noir algérien ne soit cédée à l&rsquo;étranger à l’état brut, mais transformée en une multitude de produits dérivés, issus d’une vaste plateforme d’industries pétrochimiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sa grande idée fut l’«industrie industrialisante»</h3>



<p>Il adopta l’idée d’<em>«industrie industrialisante»</em>, un concept développé par l’économiste français Gérard Destanne de Bernis de l&rsquo;université de Grenoble. L’industrie devait entraîner dans son sillage l’agriculture traditionnelle en lui procurant les équipements mécaniques de haute qualité technique nécessaires : tracteurs, moissonneuses-batteuses, pour augmenter ses faibles rendements et nourrir ainsi la population en progression rapide.</p>



<p>Les deux plans d’industrialisation entre 65-69 et 70-75, lancés dans une effervescence populaire soutenue, comportaient par ailleurs la création d’industries mécaniques intégrées à un haut niveau, de matériaux de construction, du textile et du cuir, du médicament. Des bases industrielles ont ainsi vu le jour : sidérurgie à Annaba, véhicules industriels à Rouiba (Algérois), pétrochimie à Arzew (Oranie) etc…</p>



<p>La nationalisation en février 1971 des hydrocarbures, devait procurer, grâce à l’ajustement du prix du baril survenu en 1973, les subsides indispensables à la réalisation de ces chantiers. Le projet fut mené tambour battant, malgré une accumulation de critiques sur le dimensionnement des usines, le recours à une technologie sophistiquée mal assimilée par des ouvriers à peine sortis de la paysannerie, aux contrats clés en mains, et une gestion hasardeuse des entreprises publiques confiée à des jeunes cadres sans grand expérience de l’entreprise.</p>



<p>Ces critiques étaient cependant balayés d’un revers de main par un Bélaïd Abdesselam, têtu, hautain, sûr de son fait et peu regardant sur les conséquences sociales du programme : pénuries à tous les étalages, déficit dramatique de logements, ouvrant la voie à un gonflement des bidonvilles à la périphérie des zones industrielles. Commencée en mystique, l’industrialisation tournera au cauchemar pour une grande partie de la population, dont les revenus s’accroissaient, mais sans se traduire par une meilleure consommation ni l’amélioration du niveau de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Chadli Bendjédid met fin au cauchemar</h3>



<p>L’arrivée au pouvoir du président Chadli Bendjédid à la suite du décès brutal du président Houari Boumédiène en 1979, donne un net coup d’arrêt à cette politique. Elle ouvre la porte aux importateurs qui devaient inonder le marché de produits étrangers – du nécessaire au superflu. Ce virage vers l’économie libérale, suivi par un fort endettement, l’Algérie en ressentira un peu plus tard les effets, avec la dénationalisation d&rsquo;une partie de ses entreprises publiques, accompagnée d&rsquo;un cortège de licenciements et de chômeurs. Elle passe à un cheveu d’un plan drastique de rééchelonnement de sa dette que voulait lui imposer le FMI, en pleine <em>«décennie noire»</em> de tentative de prise du pouvoir par les islamistes.</p>



<p>Rappelé au pouvoir en juillet 1992, après une traversée du désert de quelques années, Bélaïd Abdesselam, fidèle à lui même, rejette le plan de réajustement du FMI et préconise une<em> «économie de guerre»</em> centrée sur la reprise de la production, tournant le dos à la consommation. Il accuse les <em>«laïco-assimilationnistes»</em> de ceux qu’on appelle en Algérie «le parti de la France», d’avoir brisé l’élan de l’industrialisation. Mais son programme ne passe pas. Il est de nouveau acculé à se retirer de la politique une année après avoir été rappelé en<em> «sauveur»</em> à la tête du gouvernement.</p>



<p>Homme de caractère et forte tête, Bélaïd Abdesselam était craint par ses cadres dont il exigeait une loyauté et une rigueur de tous les instants. Pratiquement autodidacte en matière économique et industrielle, d’une capacité de travail proverbiale, il s’était formé sur le tas, en poursuivant ses activités militantes au sein du mouvement étudiant algérien et nord-africain.</p>



<p>Né en 1928 à Ain Kébira (Périgotville &#8211; Sétif), d’une famille aisée originaire de Grande Kabylie, militant du PPA (Parti du peuple algérien, matrice du combat nationaliste), lycéen, il est arrêté en mai 1945 après les massacres de Sétif (45.000 morts algériens). On le retrouve de 1951 à 1953 à la tête de l’Association des étudiants musulmans nord-africains en France (AEMNAF), avant de participer en 1955 à la fondation de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), après avoir rejoint le Front de libération nationale (FLN).</p>



<p>Après plusieurs péripéties, le FLN le désigne, au lendemain du cessez-le-feu, à la tête de la Commission des affaires économiques de l’Exécutif Provisoire, sorte de gouvernement de transition paritaire franco-algérien chargé de préparer l’arrivée sur le territoire national des dirigeants algériens en exil. Mis à l’écart par Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, il est repris par Houari Boumédiène, qui en fait un <em>«épouvantail»</em> anti-français, redouté par les ministres et ambassadeurs de Paris. Commence alors sa longue ascension dans le pétrole et l’industrie jusqu’à la disparition de son mentor.</p>



<p>Responsable à la parole rare tant qu&rsquo;il était au gouvernement, aussitôt déchargé de ses responsabilité, il enrichira la bibliothèque politique algérienne de plusieurs ouvrages, dont un long entretien autobiographique avec les écrivains Ali El-Kenz et Mahfoud Bennoune.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Otage de Carlos à Vienne</h3>



<p>Un épisode dramatique marquera le parcours politique de Bélaïd Abdesselam, lorsque le 21 décembre 1975, il est pris en otage à Vienne (Autriche) avec dix autres ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont le Saoudien Zaki Yamani et l’Iranien Jamshid Amouzegar, par un commando agissant au nom d’une organisation palestinienne, dirigé par le Vénézuélien Carlos. Le ministre algérien convainc Carlos de diriger l’avion vers Alger. Après de longues heures d’attente et de négociations et une odyssée de la peur entre les aéroports de Tripoli et de Tunis, les autorités algériennes obtiennent de Carlos la libération des tous les otages, contre l’asile politique et une forte rançon, payée par les Saoudiens. Carlos ne séjournera pas plus de deux semaines en Algérie, mais l’intervention de Bélaïd Abdesselam, cheville ouvrière de la négociation, aura épargné le pire : le massacre de plusieurs dizaine d’innocents.</p>
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		<title>Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne. L&#8217;interminable chute d&#8217;un pilier du système&#8230; Par Hassen Zenati Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Khaled-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301981"/></figure>



<p><strong><em>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne.</em></strong> <strong>L&rsquo;interminable chute d&rsquo;un pilier du système&#8230; </strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301980"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir, le général-major Khaled Nezzar, 83 ans, est en train de finir sa vie en exil, pourchassé par la justice algérienne, qui vient de mettre sous séquestre ses biens et ceux de sa famille, notamment son fils Lotfi Nezzar, lui aussi en fuite, après avoir été condamné à 20 ans de prison par défaut par un tribunal militaire, pour <em>«complot contre l’armée»</em>.</p>



<p>Khaled Nezzar, qui a quitté l’Algérie en août 2019, libre, en toute discrétion, est depuis, ainsi que son fils, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, dont l’exécution semble difficile à obtenir du pays d’asile.</p>



<p>Le dernier épisode de cette implacable descente aux enfers fait suite à des plaintes au civil de l’Autorité de régulation de la poste et des communications (ARPCE) et de la Direction générale des impôts. Elles concernent trois entreprises appartenant majoritairement à la famille Nezzar, selon le quotidien indépendant <em>‘‘Liberté’’</em> : Smart Link Com (SLC), spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit (un portefeuille de 700 entreprises algériennes et étrangères), Divona, spécialisée dans le commerce de matériels de télécommunication et SLH, investie dans l’agriculture saharienne (une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares dans la région de Biskra).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Lotfi-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301982" width="500"/><figcaption><em>Lotfi Nezzar est aussi dans le collimateur de la justice.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Redevances, taxes, impôts impayés et avantages indus</h3>



<p>Les plaintes portent sur des redevances, des taxes et des impôts impayés, ainsi que sur des <em>«avantages indus»</em> (abattements fiscaux), dont les montants n’ont pas été précisés, octroyés à ces entreprises. Les biens sous séquestre concernent par ailleurs la maison familiale de Khaled Nezzar dans le quartier ultra-sécurisé de Hydra et un terrain agricole de 20 hectares à Bouchaoui (ancien domaine de la Trappe, dans les environs d’Alger, appartenant à Henri Borgeaud, un des magnats de la colonisation française en Algérie.)</p>



<p>SLC avait dénoncé en juillet 2019 comme<em> «éminemment politiques»</em> les mesures prises à son encontre, avant d’être contrainte à mettre fin à ses activités, malgré une tentative de règlement à l’amiable qui a été rejetée. L’ARPCE a pris sa relève pour assurer à ses clients la continuité du service.</p>



<p>Militaire de carrière et de caractère, le général-major Khaled Nezzar a été le seul officier d’active de l’armée algérienne qui a occupé le portefeuille de ministre de la Défense (1990-1993), réservé de fait au chef de l’Etat, hormis le bref intermède du président Ahmed Ben Bella, qui avait pour ministre de la Défense le colonel Houari Boumédiene, à la sortie de la guerre de libération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homme fort durant la période de la montée de l’islamisme</h3>



<p>C’était durant la période agitée et trouble de l’émergence de l’islamisme politique, qui avait mis le Front islamique du salut (FIS), en confrontation directe et violente avec l’Etat. Le FIS qui avait disséminé des milliers de cellules actives à travers le pays, plaidait pour un Etat islamique, que l’armée, animée par Khaled Nezzar, rejetait formellement.</p>



<p>Le 11 janvier 1992, un groupe d’officiers supérieurs, surnommés depuis les <em>«janvièristes»</em>, décidaient de franchir le Rubicon, en poussant le président Chadli Bendjédid à la démission et de le remplacer par un Haut Comité d’Etat (HCE). Présidé par Mohammed Boudiaf, un <em>«historique»</em> du FLN, tiré de son exil de Kénitra (Maroc), puis, après son assassinat dans des circonstances confuses, par le colonel de l’Armée de libération nationale (ALN), Ali Kafi, Khaled Nezzar y pesait de tout son poids de ministre de la Défense.</p>



<p>C’est le début de ce qu’on a appelé en Algérie la <em>«tragédie nationale»</em>, la <em>«décennie noire»</em> ou la<em> «décennie rouge»</em>, selon les obédiences politiques, et d’une lutte acharnée contre les islamistes, qui s’est soldée par quelque 200.000 morts. Marquée par de nombreux assassinats d’intellectuels, de journalistes et de femmes, ainsi que de nombreux massacres de populations civiles, elle s’est terminée par un <em>«modus videndi»</em> négocié par les Services de sécurité avec l’Armée islamique du salut (AIS – FIS) prévoyant la fin des opérations terroristes et la reddition des groupes armés, contre une amnistie en faveur des hommes de l’AIS, dont le mains ne seraient pas tachées de sang.</p>



<p>L’arrangement a provoqué des réticences au sein de l’armée, les <em>«éradicateurs»</em> s’opposant à toute concession aux islamistes armés, tandis que les<em> «réconciliateurs»</em> plaidaient en faveur d’une négociation pour une <em>«solution consensuelle»</em>. Il reviendra au président Abdelaziz Bouteflika, rappelé d’exil en 1999, contre l’avis de Khaled Nezzar, de prendre ce virage politique, en décrétant une<em> «concorde nationale»</em>, puis une «réconciliation nationale», assurant plusieurs avantages et leur réintégration dans la vie civile aux chefs islamistes qui ont déposé les armes et se sont rendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Retraité, l’«homme de l’ombre» continue à tirer les ficelles</h3>



<p>Entre-temps, Khaled Nezzar, qui avait échappé de justesse, en février 1993, à un attentat au fourgon piégé au passage de son cortège pas loin de son domicile, sur son trajet vers le ministère de la Défense, a fait valoir ses droits à la retraite de l’armée et s’est retiré de toute activité politique pour rédiger ses mémoires et s’occuper de ses affaires familiales.</p>



<p>Pour ses adversaires, cependant, il sera resté, jusqu’à son récent départ d’Algérie, un <em>«homme de l’ombre»,</em> engagé en politique, tirant les ficelles. C’est à ce titre qu’il fut condamné, en plein mouvement de contestation du <em>«hirak»</em>, par le tribunal militaire de Blida à 20 ans de prison, sous le chef d’accusation de <em>«complot contre l’armée»</em>. Avec le frère et conseiller de Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, et l’ancien directeur des services de renseignements le général-major Mohammed Médiène, alias Toufic, dit Rab Dzaïr (le Dieu d’Algérie), ils auraient tenté de faire congédier le chef d’état-major en titre le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé depuis d’une soudaine crise cardiaque.</p>



<p>De son lieu d’exil, Khaled Nezzar n’a cessé de bombarder ce dernier de tweets, le qualifiant de <em>«machiavélique»</em>,<em> «triste personnage», «militaire fruste et mégalomane»</em>, ou d’<em>«individu brutal»</em> ayant <em>«un pois chiche dans la tête»</em>, allant jusqu’à appeler l’armée à faire <em>«le ménage»</em> dans leur rang, en le limogeant. Il l’accusait notamment d’avoir manipulé le président Bouteflika impotent l’assurant de son soutien pour qu’il brique un cinquième mandat présidentiel, avant de se retourner contre lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La longue marche vers le sommet</h3>



<p>Né en 1937 à Sériana (Pasteur sous l’occupation française) près de Batna, dans le pays Chaoui, Khaled Nezzar commence sa carrière militaire dans les écoles préparatoires de l&rsquo;armée française à Miliana, Koléa et Aix-en-Provence, avant de rejoindre l’école de Strasbourg, puis Saint-Mexant, où il accomplit sa formation de sous-officier. En 1957, il déserte l’armée française pour rejoindre l’ALN, où il assure notamment la formation de futurs officiers. En 1964, il intègre l’Académie militaire Frounze en URSS, puis en 1975, l’Ecole de Guerre de Paris pour parfaire sa formation d’officier d’état-major.</p>



<p>Après avoir dirigé plusieurs régions militaires, il fait une ascension remarquée sous la présidence de Chadli Bendjédid. Il est nommé successivement commandant des forces terrestres en 1986, puis chef d’état-major, un poste clé dans l’Armée nationale populaire (ANP), en 1988, avant d’accéder au ministère de la Défense, en 1990, avec pour mission de réduire le terrorisme et de mettre hors la loi le FIS. Il est secondé par d’autres <em>«éradicateurs»</em> de l’armée, notamment le général de corps d’armée Mohammed Lamari. Il est alors accusé de<em> «crimes de guerre»</em>, d’<em>«exécutions extra-judiciaires»</em>, d’<em>«arrestations et de détentions arbitraires»</em>, par des officiers déserteurs, qu’il qualifie pour sa part d’<em>«officiers félons»</em>. Ils mobilisent contre lui des ONG de défense des droits de l’homme en France et en Europe. </p>



<p>En 2001, il est ainsi interpellé à Genève sur dénonciation de l’ONG suisse Trial, alors qu’invoquant son immunité, il contestait la procédure ouverte à son encontre. En 2018, la procédure a été confirmée par le Tribunal fédéral après que l’affaire eut été classée par le parquet Suisse, ce qui ouvre la voie à une reprise du procès.</p>
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