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	<title>Archives des Chine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Chine - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Crise en Allemagne &#124; Arrêt du moteur économique de l’Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 06:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Allemagne, moteur économique de l’Europe, fait face à un effondrement pouvant impacter fortement l’Europe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/26/crise-en-allemagne-arret-du-moteur-economique-de-leurope/">Crise en Allemagne | Arrêt du moteur économique de l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Allemagne, autrefois considérée comme le moteur économique de l’Europe, fait aujourd’hui face à un effondrement structurel qui pourrait avoir des conséquences dramatiques non seulement pour l’Europe, mais pour l’économie mondiale. Ce phénomène, que certains experts appellent déjà «la fin du moteur de l’Europe», s’explique par une combinaison de crises internes, notamment une dépendance excessive à l’énergie russe, une transition ratée vers les énergies renouvelables, et une désindustrialisation rapide. Cet article explore les causes profondes de cet effondrement économique, les conséquences pour l’Union Européenne (UE), et ce que cela signifie pour le futur de l’économie mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19697968"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie allemande a longtemps reposé sur trois piliers fondamentaux : l’excellence de son industrie manufacturière, l’énergie bon marché, et une croissance axée sur les exportations. Cependant, ces trois éléments, qui sont interdépendants, se trouvent aujourd’hui en crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne est célèbre pour ses produits industriels de haute qualité, notamment les automobiles, les machines-outils et les équipements électroniques. Mais aujourd’hui, les industries lourdes traversent une période difficile. Les géants allemands de l’automobile, tels que Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz, connaissent une baisse de production et une réduction des investissements.Les entreprises industrielles font face à des coûts de production de plus en plus élevés et à une concurrence accrue des fabricants chinois, notamment dans le domaine des véhicules électriques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne a&nbsp;longtemps&nbsp;bénéficié d’un approvisionnement en gaz russe à bas prix. Mais suite&nbsp;au conflit russo-ukrainien, l’Allemagne a perdu cet avantage stratégique. L’arrêt des livraisons de gaz, suite à la destruction des pipelines Nord Stream, a fait exploser les prix de l’énergie, rendant les coûts industriels insoutenables. En conséquence, de nombreuses entreprises allemandes ont déménagé leur production vers des pays où l’énergie est moins coûteuse, comme la Chine et les États-Unis. Ce phénomène de délocalisation accélère le processus de désindustrialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences de la crise économique allemande&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne, en tant que première économie de l’UE, a toujours été le moteur de la croissance européenne. Mais si l’Allemagne entre en récession, l’impact se fait sentir bien au-delà de ses frontières. La crise économique allemande menace de fragiliser l’ensemble du modèle économique européen.&nbsp;L’Allemagne est le principal partenaire commercial de nombreux pays européens. Si l’économie allemande ralentit, cela réduit la demande de biens en provenance d’autres États membres de l’UE. Par exemple, les pays du Sud, comme la France, l’Italie et l’Espagne, qui dépendent des exportations vers l’Allemagne, pourraient se retrouver confrontés à un manque de demande. Une récession allemande pourrait donc plonger l’UE dans une crise de croissance généralisée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baisse de compétitivité de l’Allemagne pourrait également avoir un impact négatif sur l’euro. L’euro, étant la monnaie partagée par de nombreux pays européens, est fortement influencé par la santé économique de ses principaux acteurs, dont l’Allemagne. Une crise prolongée dans ce pays pourrait faire chuter la valeur de la monnaie européenne, augmentant les coûts pour tous les pays membres de l’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’industrie automobile allemande, pilier de l’économie du pays, traverse une crise sans précédent. La concurrence croissante des fabricants chinois a mis à mal les entreprises allemandes. Volkswagen, BMW et Mercedes-Benz ont annoncé des fermetures de sites de production en Allemagne et une réduction de leurs effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur automobile allemand est également confronté à une pression supplémentaire avec la réduction de la demande en Chine. Le marché chinois, qui représentait une part importante des ventes pour ces géants allemands, connaît une évolution rapide avec la montée en puissance des fabricants locaux. En conséquence, l’exportation de véhicules allemands vers la Chine a chuté, ce qui affecte directement la rentabilité des entreprises allemandes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rmauWV4NzU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/">L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne face à une vague de faillites sans précédent » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lallemagne-face-a-une-vague-de-faillites-sans-precedent/embed/#?secret=NBQ4GUGTJj#?secret=rmauWV4NzU" data-secret="rmauWV4NzU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un gouvernement paralysé face à la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des problèmes majeurs de l’Allemagne réside dans sa politique intérieure. Le pays souffre d’une paralysie politique qui empêche toute action décisive face à la crise. En attendant, le pays ne parvient pas à élaborer un plan de relance économique face aux défis colossaux ci-haut évoqués.&nbsp;En effet, le cadre budgétaire rigide imposé par la constitution allemande, ainsi que les règles de l’UE, limitent sévèrement la capacité du gouvernement à investir massivement dans l’infrastructure énergétique et industrielle nécessaires pour relancer l’économie. L’incapacité de prendre des mesures radicales dans cette période de crise est une des raisons pour lesquelles l’Allemagne, et avec elle l’Europe, se trouvent dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre facteur aggravant est la crise démographique à laquelle l’Allemagne est confrontée. La population allemande vieillit rapidement, ce qui provoque une diminution de la population active. Cela représente une menace directe pour l’économie allemande, car moins de travailleurs sont disponibles pour soutenir les industries et financer les systèmes sociaux, notamment les pensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’immigration n’est pas augmentée, cela pourrait entraîner des pénuries de main-d’œuvre et, par conséquent, une stagnation économique. Dans ce contexte, la montée de l’extrême-droite avec son discours populiste antimigrants, ne va guère faciliter la relance économique par l’injection de forces vives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les scénarios envisageables pour l’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’Allemagne navigue difficilement dans cette crise, plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir de l’UE.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier scénario pourrait être un déclin maîtrisé où l’Allemagne, au lieu de dépendre de son industrie lourde, se réoriente vers des secteurs comme les services, la finance, ou la santé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième scénario pourrait être la fragmentation de l’UE, où l’Allemagne et d’autres pays du Sud se retrouvent dans des conflits économiques et politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un scénario plus sombre envisage une montée de l’extrémisme et du nationalisme en Allemagne, créant un environnement politique instable qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise économique allemande est bien plus qu’un simple problème national. C’est un défi systémique qui touche l’ensemble de l’Europe. Si l’Allemagne ne parvient pas à surmonter cette crise, cela pourrait entraîner une période prolongée de stagnation économique pour l’UE, avec des conséquences mondiales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déclin de l’Allemagne est un avertissement pour toute l’Europe : le modèle économique mondial fondé sur des exportations bon marché, de l’énergie fiable et une compétitivité industrielle est peut-être révolu. L’avenir de l’UE dépendra de sa capacité à se réinventer face à ces défis. Et elle ne donne pas l’impression d’être sur la voie d’y parvenir. Elle se cherche encore, et tâtonne, alors que les bruits de bottes résonnent à ses frontières orientales.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1GLzv1sz2d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/">L’Allemagne et ses grands chantiers en retard</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Allemagne et ses grands chantiers en retard » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/lallemagne-et-ses-grands-chantiers-en-retard/embed/#?secret=o8QUSHQzqC#?secret=1GLzv1sz2d" data-secret="1GLzv1sz2d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Effort de guerre ou suicide programmé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de l’UE, notamment l’Allemagne, dans le conflit russo-ukrainien est l’une des causes majeures de la crise de l’industrie lourde allemande, surtout que l’Ukraine ne fait pas partie de l’Otan et de l’UE. Malheureusement, la majorité des politiciens européens agissent dans le sens des intérêts du complexe militaro-industriel mondial, qui tire profit des guerres, et non de celui des populations, européennes ou autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, le soutien total de l’UE et de ses États membres à l’Ukraine s&rsquo;élève à 216,3 milliards d’euros (chiffres actualisés à la mi-2026), presque le double de l&rsquo;aide des Etats-Unis, estimée entre 114 et 175 milliards de dollars, selon les rapports officiels du Congrès américain et l’institut Kiel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne rien arranger, le Parlement allemand vient d’approuver des dépenses militaires massives de plus de 300 milliards d’euros ! Cette masse d’argent va malheureusement tomber dans l’escarcelle des industriels de l’armement, au lieu de profiter au peuples allemands et européens&nbsp;qui s’apprêtent à&nbsp;vivre des moments très difficiles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pis encore&nbsp;: les milliards d’euros d’aide à l’Ukraine vont servir à financer l’achat d’armement américain et non européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce n’est pas là de l’aveuglement politique, cela lui ressemble beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Chine, un colosse aux pieds d’argile</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/25/la-chine-un-colosse-aux-pieds-dargile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 07:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà de l’essor impressionnant de la Chine actuelle et de l’unité affichée de la nation, la question des minorités n’y est pas réglée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/25/la-chine-un-colosse-aux-pieds-dargile/">La Chine, un colosse aux pieds d’argile</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au-delà de l’essor impressionnant de la Chine actuelle, un pays dont il n’y a pas si longtemps on considérait comme un exploit d’avoir réussi à assurer à ses habitants le bol de riz quotidien, mais dont l’ambition affichée est désormais de contrôler l’économie mondiale et d’assurer sa suprématie incontestée en mer de Chine aux dépens de ses voisins, force est de constater que la question des minorités n’y est pas réglée, malgré l’unité affichée de la nation, du reste portée par un nationalisme ombrageux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-19697242"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines, un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/31/letreinte-de-la-patrie-la-secession-taiwanaise-de-la-reconquete-a-lindependance/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article en français de Kapitalis traitant de Taiwan</a> avait suscité une <a href="https://kapitalis.com/anbaa-tounes/2026/08/14/%d8%aa%d9%88%d8%b6%d9%8a%d8%ad-%d9%85%d9%86-%d8%b3%d9%81%d8%a7%d8%b1%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%b5%d9%8a%d9%86-%d9%81%d9%8a-%d8%aa%d9%88%d9%86%d8%b3-%d8%a8%d8%ae%d8%b5%d9%88%d8%b5-%d9%85%d9%82%d8%a7%d9%84/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réponse cinglante en arabe de l’ambassade de la République Populaire de Chine </a>en critiquant la teneur et invitant à plus de rigueur et de précision dans la collecte des informations se rapportant à son pays, sinon en interdisant purement et simplement toute publication s’y rapportant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement le caractère insolite d’une telle réaction, en particulier le droit de censure autoproclamé sur les publications d’un modeste journal électronique dans un pays étranger, a suscité des recherches pour en comprendre les raisons. S’agissait-il d’un simple dérapage ou d’un acte délibéré ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les accusations d’intervention dans les affaires intérieures d’un État souverain, elles étaient plutôt disproportionnées relativement à la modestie de la page électronique. Il semble que le sujet ait été jugé suffisamment sensible pour ne pas être ignoré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire de conflits entre États et de guerres civiles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En évoquant Taiwan, c’est évidemment toute la légitimité territoriale de la Chine Populaire qui est remise en question, et pas parce qu’elle se dit communiste, ou bien parce que les sécessionnistes de l’île constituent une menace militaire pour le continent. Mais l’Histoire démontre que cette nation n’a pas toujours été politiquement unie, loin de là, et que les conflits entre États&nbsp;ou bien les guerres civiles y ont fait rage bien avant l’ère universelle (eU),&nbsp;d’une manière souvent cruelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des exemples les plus marquants de l’âpreté des luttes pour le pouvoir est l’assassinat en 197 (eU) du général Dong Zhou, dont le corps obèse servit de combustible et se consuma pendant plusieurs jours comme une bougie après que ses assassins lui eurent allumé une mèche préalablement introduite dans son nombril.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lIe2esHKCc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/">‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/embed/#?secret=XIIh5gjHTb#?secret=lIe2esHKCc" data-secret="lIe2esHKCc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La perception de la menace si elle existe viendrait donc peut-être d’un sentiment du caractère fragile et éphémère de l’État et de l’union territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, à l’époque contemporaine, une partie quelconque de la Chine, composée de Hans, c’est-à-dire de vrais Chinois, s’estime en droit de faire sécession, pour des raisons qui lui sont propres, que faudrait-il alors dire des minorités périphériques non chinoises dont les territoires constituent 2/3 de la surface actuelle du pays qui ne peuvent pas vivre libres sur les terres de leurs ancêtres comme le ferait n’importe quel peuple du monde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question a conduit à revoir le rôle des minorités, 15% de l’ensemble actuel de la population, dans la genèse de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de constater que leur rôle y fut immense. Il faut d’abord réaliser que le berceau originel de l’État chinois basé sur l’agriculture et le commerce couvre environ 270 000 km<sup>2</sup> (une fois et demi la Tunisie) sur le cours moyen du Fleuve Jaune, face à la steppe plus au nord, peuplée de pasteurs, de chasseurs et de nomades toujours enclins à attaquer et piller les territoires sédentaires. Mais l’État chinois assure sa pérennité en se dotant d’une organisation, avec une administration utilisant une écriture unifiée et dont les membres, les mandarins, sont recrutés sur le mérite et le savoir, et une idéologie, le confucianisme, pour qui l’harmonie qui règne dans le ciel n’a de correspondance sur terre que par l’autorité exercée par l’Empereur, le Fils du Ciel disposant de tous les pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État chinois survit et s’étend particulièrement vers l’Est, vers la mer, puis petit-à-petit vers le sud vers le fleuve Yangtsé recouvert de forêts et de tribus non sinisées qui finissent par adopter progressivement les normes de l’État pour s’y fondre. Mais au nord du Fleuve Jaune les Chinois, qu’ils demeurent fédérés dans le cadre d’un seul État, ou qu’ils subissent les aléas des guerres civiles qui les divisent, s’accordent pour chercher protection contre les maraudeurs de la steppe toujours à l’affut, qu’ils soient Turcs, Mongols, ou Mandchous, en construisant des hautes murailles. Ils ne cesseront de le faire durant 2700 ans jusqu’à l’érection de la Grande Muraille actuelle par les Ming qui d’ailleurs ne leur servira à rien. Et naturellement ils n&rsquo;auront de cesse de diviser le monde de la steppe afin d’empêcher leurs adversaires de se constituer en États&nbsp;capables de conquérir leur territoire, et le cas échéant d’y porter la désolation par la guerre et la conquête.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un État forgé par des conquérants étrangers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que finit par se constituer dans les environs immédiats de la frontière avec la steppe et au contact de la Grande Muraille un glacis fait de tribus indépendantes mais culturellement assez sinisées avec qui les Chinois traitent pour se protéger contre les nomades de l’arrière-pays demeurés tels quels, de pures barbares aux yeux de leurs voisins parangons de la culture et de la civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Chinois qualifieront&nbsp;de barbares cuits ceux parmi eux qui leur paient tribut, et de barbares crus ceux qui ne le font&nbsp;pas. Il est à noter que la ville de Pékin n’est jusqu’au XI<sup>e</sup> siècle qu’une ville frontière au nord à la jonction de la Mongolie et de la Mandchourie dont seuls des conquérants étrangers, les Khitans&nbsp;puis les Mongols, feront leur capitale. Autrement dit, la capitale de la Chine actuelle se situe à l’origine sur un territoire étranger, et cela démontre déjà toute la complexité de la situation. D’autant plus complexe que les peuples nomades qui régulièrement envahissent la Chine après en avoir défait les armées n’ont de cesse de se siniser et leurs chefs qui ont chassé les empereurs de leur trône n’ont d’autre hâte que de se proclamer fils du ciel à leur place et de se substituer à eux sur le même trône dont ils les ont chassés, tout en gardant la même administration composée des mandarins chinois pour gouverner le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, ce sont les fils de Gengis Khan le Mongol qui finissent par unifier la Chine. La dynastie nationale chinoise des Ming qui leur succèdera trouvera un pays politiquement et territorialement unifié, tout comme leurs successeurs, les Mandchous, issus eux des steppes du Nord. Parmi les empereurs mandchous qui se comportent ainsi qu’on l’a dit comme de véritables Chinois, il faut citer Qianlong, ce précurseur de Mao , dont <em>«la Prison des Lettres»</em> fut un autodafé des livres critiques de sa dynastie, une véritable amnésie d’État instaurée par la terreur, qui servit sans doute de modèle à la Révolution Culturelle. Qianlong le Mandchou se révéla en fait l’un des véritables fondateurs de l’État chinois actuel, et paradoxalement il fut l’un des représentants les plus accomplis du chauvinisme Han, lui qui selon les normes chinoises n’était qu’un barbare. De 1750 à 1755 il fit exterminer le peuple Dzoungare bouddhiste qui s’était révolté contre l’occupation chinoise. Environ en 1795 il débuta la guerre contre les Miao, ces montagnards du Sud qui refusaient de se soumettre à l’autorité impériale, et son successeur l’acheva par le massacre de ce peuple dont les survivants appelés Hmongs se réfugièrent en masse au Vietnam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont donc les Mandchous, des étrangers, qui imposèrent les normes chinoises aux populations qui ne l’étaient pas, qui écrasèrent dans le sang les révoltes des musulmans turcs ouïghours au XIX<sup>e</sup> siècle,&nbsp;et qui assurèrent l’unification territoriale du pays d’une manière souvent rien moins que pacifique en parachevant un processus d’expansion de 20 siècles entre le Gobi au nord, l’Himalaya au sud, et la chaîne du Pamir&nbsp;à l’Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une unification linguistique, culturelle et idéologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette unification politique n’aurait bien entendu pas été possible sans une autre, idéologique, constituée autour de l’écriture chinoise et de la langue parlée par les fonctionnaires lettrés de l’État, le mandarin, du Bouddhisme souvent combattu comme une foi étrangère mais finalement intégré, du néo-Taoïsme et du néo Confucianisme. Que cette idéologie ait abouti à une vision mécaniste d’un univers en perpétuel expansion et rétraction rappelant d’une manière étrange les théories les plus modernes de l’astrophysique, importe peu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène historique,&nbsp;c’est donc que les conquérants étrangers, la moitié du temps à la tête du pays du fait de leur supériorité militaire, se sont toujours pliés après leurs victoires aux normes de l’État chinois, seul légitime et auquel tout autre État de la Terre se doit selon eux de rendre hommage et d’accepter de payer le tribut.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le conquérant étranger s’est ainsi mué la plupart du temps en représentant le plus chauvin de l’expansionnisme han. Cela n’a pas empêché en 1911 le grand soulèvement national contre les Mandchous, accusés par les Han de toutes les turpitudes dont leur pays a été la victime dans ses rapports avec les grandes puissances.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="74xKb0sKQm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/31/letreinte-de-la-patrie-la-secession-taiwanaise-de-la-reconquete-a-lindependance/">‘‘L’étreinte de la patrie’’ | La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘L’étreinte de la patrie’’ | La sécession taïwanaise, de la reconquête à l’indépendance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/31/letreinte-de-la-patrie-la-secession-taiwanaise-de-la-reconquete-a-lindependance/embed/#?secret=tMhbRtd0NU#?secret=74xKb0sKQm" data-secret="74xKb0sKQm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Chassés du pouvoir, les Mandchous furent partout en Chine pourchassés et massacrés. Paradoxalement ils avaient bien pris soin de ne pas se mêler à une population à laquelle ils avaient imposé des marques distinctives humiliantes comme le port de la natte et le rasage du crâne. Il faut reconnaître qu’à leur décharge ils n’imposaient pas à leurs filles les bandages serrés qui dès le plus jeune âge afin de satisfaire à une esthétique jugée érotique finissaient par leur briser les pieds.&nbsp;Mais les nationalistes Han réalisèrent&nbsp;que les minorités périphériques, dont les territoires couvraient les deux tiers de la surface du pays,&nbsp;ne s’estimaient&nbsp;liés par une&nbsp;quelconque allégeance que d’une manière personnelle envers les empereurs mandchous, et&nbsp;une fois ceux-là partis, ils n’étaient plus tenus par aucun devoir envers la nouvelle république.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tenant compte de cette réalité, les nationalistes jouèrent donc de la carte de la nation constituée par plusieurs peuples unis fraternellement, en choisissant le drapeau à bandes horizontales multicolores, représentant chacune une minorité, celle du haut, la rouge, symbolisant évidemment la majorité Han.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le drapeau intégralement rouge ait été plus tard choisi peut donc donner lieu à plusieurs interprétations différentes, et pas nécessairement celle de la révolution communiste. Néanmoins, les Tibétains en profitèrent à l’avènement de la République pour s’affranchir de la tutelle chinoise. Leur indépendance ne durera qu’une cinquantaine d’années. D’autres minorités comme les Turcs musulmans de l’Ouest tentèrent de les imiter en 1933 et 1944, dans le Turkestan Oriental, mais les Soviétiques qui les soutenaient cessèrent de le faire en 1949 après la victoire finale des communistes chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en revenir au courroux de l’ambassade évoqué ci-haut, nous avons essayé d’en rechercher les raisons à travers une histoire il est vrai tumultueuse et une idéologie sans doute pas aussi fraternelle que l’internationalisme prolétarien. C’est au lecteur, en l’occurrence un barbare cru, qu’il revient de se faire sa propre opinion sur la question, derrière l’essor impressionnant d’un pays dont il n’y a pas si longtemps on considérait comme un exploit d’avoir réussi à assurer à ses habitants le bol de riz quotidien, mais dont l’ambition affichée est désormais de contrôler l’économie mondiale et d’assurer sa suprématie incontestée en mer de Chine aux dépens de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins malgré une politique d’assimilation tout-azimut par l’ethnie dominante, la question des minorités semble loin d’avoir été réglée. Je le dis avec tout le détachement possible sans remettre en question le profond respect que je porte à ce pays et ses habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Histoire de la Chine : Des origines à la seconde révolution’’, de René Grousset, éditions Payot, Paris, 17 mars 2004, 360 pages. &nbsp;&nbsp;</em></strong></p>
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		<title>Ukraine &#124; Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 10:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tentative européenne de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a échoué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/">Ukraine | Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> <strong><em>Le président russe Vladimir Poutine a intensifié son activité diplomatique ces dernières semaines à travers sa participation à une série de sommets importants pour prouver au monde qu’il maintient une présence sur la scène internationale et qu’il n’est pas le paria que l’Occident pointe du doigt mais en même temps il n’a montré aucun signe de renoncement aux objectifs de la Russie dans la guerre en Ukraine et n’est pas pressé d’y mettre fin.</em></strong> <em>(Photo : Le président Vladimir Poutine et le Premier ministre Narendra Modi plantent des arbres lors du 18e sommet des BRICS au Bharat Mandapam, à New Delhi, le 12 septembre 2026. )</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19679833"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Grégoire Ross, directeur du programme Europe, Russie et Eurasie au Royal Institute of International Affairs à Londres (<a href="https://www.chathamhouse.org/2026/09/putin-far-isolated-europe-must-play-him-long-game" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chatham House</a>), explique que l’Europe semble encline à interpréter cette activité diplomatique accrue comme un signe de désespoir de Moscou sauf que c’est une erreur d’appréciation. En réalité, la stratégie du Kremlin mêlant impassibilité diplomatique et escalade calibrée pourrait être plus solide qu’il n’y paraît. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross revient sur les entretiens menés le 5 septembre à Moscou entre les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner et le président Poutine afin de discuter des moyens de mettre fin à la guerre. Le Kremlin a qualifié les pourparlers de <em>«très utiles»</em> sans pour autant manifester la moindre volonté d’assouplir ses exigences. Quelques jours plus tard, il a rejeté l’offre du président ukrainien Volodymyr Zelensky de rencontrer Poutine lors du sommet du G20 à Miami en décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les attaques russes contre l’Ukraine se sont intensifiées. Le 13 septembre, un drone russe a frappé une infrastructure ferroviaire près de Yahodyn, peu après le passage d’un train transportant l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson, l’ancien directeur de la CIA David Petraeus et d’autres personnalités. Cette frappe s’inscrivait dans le cadre de la plus vaste vague de drones lancée par la Russie depuis des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux responsables européens affirment que le comportement de la Russie témoigne de l’impasse dans laquelle elle se trouve en Ukraine. Selon eux, elle subit des pertes considérables et ses avancées territoriales demeurent lentes et coûteuses. En même temps, les forces ukrainiennes ont regagné du terrain. Pourtant, conclure que l&rsquo;escalade russe trahit le désespoir relève davantage du vœu pieux que de la réalité. Poutine se comporte comme quelqu&rsquo;un qui croit encore pouvoir compter sur le temps et conserver une marge de manœuvre. Sa diplomatie récente offre un cadre d’interprétation pertinent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poutine peut encore se permettre d’ignorer les conseils amicaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ross cite l’initiative très médiatisée du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev en juillet concernant la guerre en Ukraine. Assis aux côtés de Poutine à Omsk, Tokaïev a déclaré que le conflit devait être gelé et les négociations reprises mais le Kremlin a rapidement rejeté l’idée d’un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre indien Narendra Modi est allé encore plus loin à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, le 31 août, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, lorsqu’il a déclaré publiquement à Poutine que le monde devait <em>«passer d’une guerre sans fin à la fin de la guerre»</em>. En même temps, Modi s’est adressé à Poutine en l’appelant <em>«mon ami»</em> et a salué la solidité des relations bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins de deux semaines plus tard, lors du sommet des Brics à New Delhi, Modi et Poutine ont discuté d’un objectif d’échanges commerciaux bilatéraux de 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait guère de doute que des gouvernements comme ceux de l’Inde et du Kazakhstan souhaitent sincèrement mettre fin à la guerre mais cela ne signifie pas qu’ils soient prêts à conditionner leurs relations avec la Russie à la fin du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette nuance qui explique en grande partie l’assurance de Poutine. Malgré ses critiques, l’Inde continue de considérer la Russie comme un partenaire stratégique clé. De même, si le Kazakhstan a pris soin de diversifier ses relations extérieures, il a préservé des liens étroits avec Moscou. Parallèlement, la déclaration des Brics à New Delhi a critiqué les sanctions unilatérales et les restrictions commerciales, tout en évitant de s’opposer directement à la Russie au sujet de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces partenariats durables pourraient apporter à Moscou des éléments dont elle a un besoin presque aussi vital que du soutien à l’effort de guerre en Ukraine à savoir une intégration économique en Asie, une légitimité diplomatique et un rôle respecté au sein de groupements internationaux influents.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18802543" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pour Xi Jinping, Poutine demeure un acteur clé utile.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’importance de la Russie pour la Chine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, le président chinois Xi Jinping a déclaré à Poutine que les fondements des relations bilatérales entre les deux pays se renforceraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Européens qualifient souvent la Russie d’<em>«État vassal»</em> de la Chine, une perception qui reflète une réelle disparité économique : l’économie chinoise est environ huit fois plus importante que l’économie russe. De plus, la Russie réalise au moins 34% de son commerce international avec la Chine alors qu’elle ne représente qu’environ 4% du commerce chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette vision occulte un aspect crucial du partenariat qui ne se mesure pas uniquement par les échanges commerciaux bilatéraux. Pékin a tout intérêt à maintenir Moscou suffisamment forte pour qu’elle demeure une puissance indépendante. La Russie possède un arsenal nucléaire, un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu, d’immenses ressources énergétiques et de matières premières et une position stratégique à cheval sur l’Asie centrale et l’Arctique. Plus important encore, Moscou est prête à contester ce qui reste de l’ordre mondial dominé par les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de la Chine dans l’économie de guerre russe démontre que la relation entre les deux pays est plus stable que beaucoup en Europe ne le pensent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, Ross cite des documents révélés ce mois-ci par <em>Politico</em> indiquant qu’une entreprise publique chinoise a livré de la fibre de carbone —utilisée dans les drones d’attaque Geran— à Alabuga-Volokno, une filiale sous sanctions de Rosatom (le conglomérat nucléaire public russe). Une enquête antérieure du Robert Lansing Institute avait déjà attesté la présence de moteurs et de composants chinois dans des drones russes. L’année dernière, <em>Reuters</em> avait rapporté que des spécialistes chinois des drones collaboraient avec des fabricants russes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne prouve pas que chaque transaction ait été ordonnée par Pékin ni que le soutien chinois soit sans limites. Xi n’a aucun intérêt à se retrouver otage des décisions de Poutine et Pékin continuera de calibrer très soigneusement son exposition. Cela démontre toutefois à quel point il est trompeur d’assimiler la prudence rhétorique de la Chine concernant l’Ukraine à une prise de distance vis-à-vis de la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Pékin, Moscou demeure un acteur clé et utile, dont les actions contribuent à l’émergence d&rsquo;un ordre international alternatif au sein d’organisations telles que l’Organisation de coopération de Shanghai et les Brics, où l’influence des États-Unis et de l’Europe est moindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross soutient que l’Inde ne partage peut-être pas la vision chinoise de l’ordre mondial mais qu’elle ne voit aucun intérêt à isoler la Russie. Il en va de même pour le Kazakhstan et tout autre membre des Brics. Cette ambiguïté convient parfaitement à Poutine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe a besoin de plus de réalisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, marqués par l’escalade russe contre l’Ukraine et l’Europe ainsi que par le renforcement des liens diplomatiques de la Russie avec l’Asie, devraient servir de leçon aux dirigeants européens : leur tentative de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a clairement atteint ses limites voire a échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations de l’Union européenne (UE) avec l’Inde pourraient offrir un modèle plus pertinent. L’UE a en effet renforcé ses liens commerciaux avec l’Inde tout en adoptant un ton plus modéré concernant les relations entre New Delhi et Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross juge cela logique car il existe un potentiel considérable pour approfondir les relations avec l’Inde et l’Asie centrale. L’Europe peut proposer des investissements, des technologies, un accès au marché unique ainsi que des partenariats dans le domaine des minerais rares. Elle peut également offrir des voies de transport réduisant la dépendance à l’égard de la Russie comme le corridor transcaspien. En adoptant une telle approche, l’Europe peut s’adapter à une nouvelle réalité et œuvrer patiemment à creuser l’écart entre la Russie et ses partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la Chine, l’UE a déjà imposé des sanctions à un nombre croissant d&rsquo;entreprises chinoises impliquées dans le contournement des sanctions et leurs activités dans l&rsquo;industrie de la défense russe. La réussite de cette stratégie européenne à long terme pourrait dépendre de la volonté de l’UE d’étendre ces sanctions et de cibler des chaînes d’approvisionnement stratégiques lorsque les preuves confirmeront l’implication directe de grands fournisseurs chinois ou d’entreprises publiques chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’escalade russe en Ukraine montre que Poutine parie toujours sur sa capacité à tenir plus longtemps que les soutiens de l’Ukraine. Il reste convaincu que la Russie est suffisamment connectée au reste du monde pour encaisser la pression occidentale. Il estime également que sa position est renforcée par ce qu’il perçoit comme un affaiblissement des États-Unis dû à la guerre avec l’Iran. La diplomatie des sommets menée par Poutine ces derniers mois suggère que, du moins pour l’instant, il a quelques raisons d’être confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’Europe n’est pas tenue d’accepter ce pari. Elle doit avant tout comprendre les dynamiques sous-jacentes à long terme et y répondre de manière appropriée. Si Poutine joue la carte du temps long, peut-être est-il temps pour l’Europe d’en faire autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Chine fait main basse sur la high-tech européenne </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/la-chine-fait-main-basse-sur-la-high-tech-europeenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:35:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2014, la Chine a racheté plus de 650 entreprises en Europe : 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/la-chine-fait-main-basse-sur-la-high-tech-europeenne/">La Chine fait main basse sur la high-tech européenne </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis 2014, la Chine a procédé à plus de 650 acquisitions d’entreprises en Europe, dont 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France. Une grande partie de ces acquisitions ont été effectuées par des conglomérats appartenant, totalement ou en partie, à l’Etat chinois et ont une forte valeur technologique. D’où les inquiétudes que cette main basse chinoise sur la high-tech européenne alimente aujourd’hui dans les cercles économiques et politiques.</em></strong><em>(L&rsquo;illustration de l&rsquo;article est générée par IA).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza &nbsp;</strong></p>



<span id="more-19644310"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En 2014, le gouvernement chinois a ouvert grand les vannes, encourageant ses entreprises à procéder à des acquisitions à l’étranger»</em>, rappelle Agatha Kratz, directrice associée au Rhodium Group, spécialiste des relations entre l’Union européenne et la Chine. Les groupes chinois ont aussi profité de la crise de l’euro de 2008 et 2009 pour se livrer à une vague d’acquisitions parmi les entreprises européennes au bord de la faillite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, Pékin a toutefois placé des limites aux sorties de capitaux et durci les conditions pour obtenir des emprunts, afin de stopper les acquisitions à but purement spéculatif, faisant baisser le nombre de transactions chinoises en Europe. La pandémie leur a apporté un nouveau coup de frein. Mais les transactions sont reparties à la hausse depuis le troisième trimestre de 2020, dans le sillage du déploiement des vaccins contre le Covid-19 et de la position de plus en plus dure de Washington contre Pékin. <em>«Un certain nombre d’acquisitions prévues à l’origine aux Etats-Unis se sont reportées sur l’Europe»</em>, note Neil Campling, analyste chez Mirabaud Securities.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord d’investissement conclu fin 2020, après plus de sept ans de négociations par Pékin et Bruxelles, qui doit encore être validé par le Parlement européen, devrait encore accroître le nombre d’investissements chinois en Europe, car il prévoit une ouverture respective des marchés des deux blocs économiques. À titre d’exemple, il permet aux firmes chinoises d’accéder au secteur des énergies renouvelables dans les pays européens, avec une limite fixée à 5&nbsp;% de part de marché nationale dans chaque Etat-membre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise offre des opportunités de rachat à bon prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme en&nbsp;2008 et&nbsp;2009, on peut imaginer que les difficultés économiques de certains secteurs, après la fin des plans massifs de soutien à l’économie, leur fourniront d’ici quelques mois de nombreuses opportunités de rachat à bon prix. <em>«Sur le moyen terme, les Chinois continueront à faire leurs courses en Europe. Les conditions-cadres qui les ont attirés en premier lieu n’ont pas changé»</em>, estime l’ Institute for Mergers, Acquisitions and Alliances (IMAA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe représente un vivier technologique de premier plan. <em>«L’objectif pour Pékin est d’acquérir des savoir-faire et des technologies de pointe en Europe, pour éviter de devoir mener sa propre recherche et développement»</em>, relève encore l’IMAA. Un gain de temps et d’argent qui lui permettra à terme de surpasser le monde occidental dans un certain nombre de domaines clés, comme les semi-conducteurs, les véhicules verts, la robotique ou l’intelligence artificielle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J6IqPUuriI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/auto-la-chine-passe-a-lelectrique-beaucoup-plus-vite-que-leurope/">Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/auto-la-chine-passe-a-lelectrique-beaucoup-plus-vite-que-leurope/embed/#?secret=XkBP5ZfF41#?secret=J6IqPUuriI" data-secret="J6IqPUuriI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La transaction la plus emblématique des dernières années est la vente, en 2016, de l’allemand Kuka, l’un des leaders mondiaux de la robotique, au géant de l’électroménager chinois Midea. On citera aussi le rachat chinois d’Anteryon, spin-off néerlandais de Philips Electronics qui fabrique des composants pour caméras, et &nbsp;de Fuba, spécialiste allemand de la communication entre véhicules autonomes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, les groupes Echosens et eDevice, à la pointe de l’innovation dans le domaine médical&nbsp;; les groupes CTI et Manoir Industries, fournisseurs de pièces pour centrales nucléaires, SES-Imageotag, le numéro&nbsp;1 mondial des étiquettes électroniques, et les fabricants de puces Almae Technology et Linxens sont tous tombés dans l’escarcelle de Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier cas est particulièrement parlant. Le groupe, spécialisé dans les micro connecteurs permettant aux bornes électroniques de communiquer avec les cartes à puces, a été racheté en 2018 pour 2,2&nbsp;milliards d’euros par la société chinoise Ziguang Liansheng, par l’entremise d’une série de véhicules basés en France, au Luxembourg et à Hong Kong. Or le nouveau propriétaire du groupe français appartient au groupe Tsinghua Unigroup, un conglomérat affilié au ministère de l’Education chinois qui sert de fer de lance à Pékin dans sa stratégie de développement d’une industrie domestique des semi-conducteurs. Un an après l’acquisition, Linxens a annoncé la construction d’une gigantesque usine et d’un centre de recherche à Tianjin, juste à côté d’un nouveau hub consacré à l’innovation mis en place par Tsinghua Unigroup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transferts de technologie n’expliquent cependant pas tous les rachats chinois d’entreprises européennes. <em>«Un certain nombre de transactions ont simplement pour but de permettre à des groupes chinois de prendre pied sur le marché européen ou d’améliorer leurs ventes sur le plan domestique en bénéficiant du renom d’une marque occidentale de prestige»</em>, explique Jaap van Etten, entrepreneur et ancien diplomate spécialiste de la Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement d&rsquo;une ampleur inquiétante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rachat du fabricant de pneus italien Pirelli, du producteur de matériel sportif finlandais Amer Sports (Salomon, Arc&rsquo;teryx, Peak Performance), la prise de participation de Geely au capital du groupe automobile allemand Daimler-Mercedes doivent être interprétés à cette aune. Tout comme l’acquisition des marques françaises Baccarat, Club Med, Lanvin et Sandro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces rachats chinois n’enfreignent en rien la loi, ils inquiètent par leur ampleur. <em>«Veut-on vraiment voir nos technologies de pointe tomber entre les mains d’entités étrangères, notamment d’un concurrent stratégique comme la Chine qui cherche à surpasser l&rsquo;Europe&nbsp;?»</em>, s’interroge le Britannique Neil Campling, Senior Strategist Markets. Les produits innovants développés par Linxens, Almae Technologies, CTI et Manoir Industries appartiennent tous désormais à des conglomérats étatiques chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question se pose de façon plus pressante encore lorsqu’il s’agit de technologies à usage militaire ou dual (satellites, moteurs, radars, hélicoptères,&nbsp;etc.). Le Français All Circuits, qui fabrique des circuits électroniques, est ainsi tombé dans le giron du groupe Aerospace Hi-Tech, dont le principal actionnaire est Casic, l’un des principaux fournisseurs de l’armée chinoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, céder ses infrastructures critiques ou les <em>«commodités»</em> dont dépend son économie à un Etat étranger met en péril la sécurité nationale. Si la Chine se décidait à les interrompre ou à les accaparer pour alimenter ses propres besoins, les pays dont ils sont issus s’effondreraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, des groupes affiliés à l’Etat chinois ont mis la main sur plusieurs entreprises opérant dans des infrastructures critiques, dont Engie et Alcatel-Lucent. Des sociétés chinoises possèdent des parts dans Engie, Air France et l’aéroport de Toulouse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Grande-Bretagne, le conglomérat China General Nuclear, partenaire d’EDF en France, a pris une participation dans la centrale nucléaire Sizewell C. Certaines technologies acquises par les Chinois, à l’image de celles liées à la reconnaissance faciale, pourraient en outre être déployées au Xinjiang.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des entreprises rachetés puis mises en caution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pire, les nouveaux patrons chinois mettent parfois en danger la survie même de leurs acquisitions, comme dans le cas de Baccarat. <em>«Certains groupes chinois se sont surendettés pour procéder à des acquisitions à l’étranger, puis se sont retrouvés en difficulté financière»</em>, relève Alicia García Herrero, spécialiste des marchés émergents à Bruegel. C’est le cas du groupe HNA, un conglomérat à la structure opaque, qui a racheté de nombreuses entreprises dans le secteur aérien – dont les françaises Aigle Azur et Servair – à partir de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, HNA s’est endetté à hauteur de 100&nbsp;milliards de dollars, parfois en engageant comme garantie les actions des entreprises qu’il rachetait. Début 2018, la firme a commencé à faire défaut sur certaines de ses lignes de crédit et s’est retrouvée dans l’obligation de céder une partie de ses acquisitions à ses créditeurs. Servair a ainsi été revendu en 2019 au fonds asiatique RRJ Capital, par l’entremise de son propriétaire GateGroup. Air Azur a pour sa part été mis en faillite en septembre&nbsp;2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe Shandong Ruyi, qui avait pour ambition de devenir le LVMH chinois, est lui aussi au bord de la débâcle financière après s’être lourdement endetté pour racheter une douzaine de marques de luxe dont les françaises Sandro, Maje et Claudie Pierlot. À court de liquidités, il a à plusieurs reprises fait défaut sur des obligations ces derniers mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe de distribution de produits pétroliers Dyneff s’est, quant à lui, retrouvé au cœur d’un scandale de corruption en mars&nbsp;2018 lorsque le fondateur de CEFC, le conglomérat pétrolier qui l’avait racheté un an plus tôt, a été arrêté pour avoir versé des pots-de-vin. L’entreprise chinoise a été démantelée et confiée à un groupe lié aux autorités de la ville de Shanghai.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des contre-exemples existent.&nbsp;À l&rsquo;instar de Lanvin. Certaines firmes européennes ont bénéficié d’investisseurs chinois aux poches profondes qui leur ont permis d’accéder au marché chinois et ont élaboré d’ambitieuses stratégies de développement pour elles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F5QGlrflUy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/la-chine-met-les-bouchees-doubles-pour-decarboner-le-transport-routier/">La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/la-chine-met-les-bouchees-doubles-pour-decarboner-le-transport-routier/embed/#?secret=sSB5cCeEq4#?secret=F5QGlrflUy" data-secret="F5QGlrflUy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Racheté par le constructeur automobile chinois Zhejiang Geely en 2010, alors qu’il traversait une passe difficile, le suédois Volvo a depuis retrouvé ses galons sur le marché des voitures de luxe. Son nouveau patron a notamment injecté 10&nbsp;milliards de dollars dans la société, lancé des nouveaux modèles et démultiplié ses capacités de production. L’arrivée en Europe du dragon chinois peut aussi déboucher sur de beaux succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toute l’Europe, Pékin a procédé à plus de 650 acquisitions depuis 2014, dont 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France. <em>«Parmi les 72 acquisitions que nous avons recensées en France, près de 40&nbsp;% ont été effectuées par des conglomérats appartenant totalement ou partiellement à l’Etat chinois»</em>, précise Jaap van Etten, le fondateur de Datenna. Mais l’implication de Pékin est souvent dissimulée sous plusieurs couches de sociétés écran situées dans des centres offshore ou ailleurs en Europe, souligne cet ancien diplomate à l’ambassade des Pays-Bas de Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>NB&nbsp;:</strong> <em>L’essentiel des informations contenues dans cet articles sont puisées dans les données publiées&nbsp;par l’Institut pour les fusions, les acquisitions et les alliances (IFAA ou IMAA en anglais).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/la-chine-fait-main-basse-sur-la-high-tech-europeenne/">La Chine fait main basse sur la high-tech européenne </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 08:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[AUTO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Xiaomi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les véhicules à énergies nouvelles devront représenter 40 % des immatriculations neuves en Chine en 2031.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/la-chine-met-les-bouchees-doubles-pour-decarboner-le-transport-routier/">La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera’’ titrait Alain Peyrefitte un essai publié en 1973. Soixante ans plus tard, ce présage qui avait valeur d’avertissement est en train de se réaliser et le monde commence déjà à trembler car le dragon chinois crache du feu et risque de tout brûler sur son passage. Dans le secteur de l’automobile, en tout cas, les constructeurs chinois sont déjà en avance sur leurs homologues européens et américains.</em></strong> <em>(Photo: Station de recharge électrique pour camions créée par Huawei). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza  </strong>                                                  </p>



<span id="more-19636442"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine déplace des volumes massifs, atteignant des dizaines de milliards de tonnes de marchandises par an grâce à ses réseaux logistiques. Le marché du transport routier de marchandises est un pilier majeur de sa logistique intérieure et transfrontalière, évalué à environ 500 milliards de dollars et en forte croissance. Et il devrait atteindre une valeur de 668,55 milliards de dollars d’ici 2031.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de cette forte croissance commerciale et économique, le pays veut franchir un nouveau cap dans l’électrification du transport de marchandises. Il vient d&rsquo;ailleurs de dévoiler un plan massif visant à porter à 40 % la part des camions à énergie électrique dans les immatriculations de poids lourds d’ici 2030. Avec des milliers de stations de recharge et d’échange de batteries, le pays entend accélérer encore et creuser l’écart avec les marchés occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Onze agences gouvernementales chinoises ont publié une feuille de route destinée à révolutionner le transport routier de marchandises. La Chine, déjà largement en avance sur l’Europe dans ce domaine, veut désormais changer d’échelle.&nbsp;Le plan fixe trois objectifs pour les poids lourds de plus de 12 tonnes à l’horizon 2030. Les véhicules à énergies nouvelles devront représenter 40 % des immatriculations neuves. Le parc total atteindra 1,6 million d’unités, soit environ 20 % des poids lourds en circulation. Enfin, ces véhicules devront assurer 18 % du fret transporté sur les grands axes autoroutiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un fossé toujours plus grand avec l’Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir cette transition, Pékin prévoit de subventionner la construction de 3 000 stations de recharge et d’échange de batteries. Objectif : créer 30 000 kilomètres de corridors de fret décarbonés sur les principales autoroutes du pays.&nbsp;Les nouvelles aires d’autoroute, ainsi que celles rénovées, devront intégrer des infrastructures de recharge ou réserver des espaces pour leur installation future.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres illustrent une nouvelle fois l’avance prise par la Chine. En 2025, le pays a immatriculé 231 100 poids lourds à énergies nouvelles, contre seulement 6 372 camions rechargeables de plus de 16 tonnes en Europe, selon l’European Automobile Manufacturers&rsquo; Association (Acea).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où l’Europe avance progressivement avec un parc encore fortement diésélisé, Pékin combine subventions, réglementation et infrastructures à grande échelle pour accélérer la conversion des transporteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines régions bénéficieront de mesures encore plus ambitieuses. Dans les zones fortement urbanisées, les autorités visent un taux d’électrification de 80 % pour les liaisons courtes et régulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à signaler que la plupart des batteries utilisées&nbsp;dans le monde sont fabriquées&nbsp;en Chine, ainsi que les cellules qui composent les batteries.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine détient&nbsp;le monopole des métaux&nbsp;rares dans&nbsp;le monde, nécessaires pour la fabrication de batteries, ce qui explique les raisons qui ont poussé les fabricants chinois de batteries comme BYD et Xiaomi à s’investir fortement dans la production des véhicules&nbsp;électriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers de nouveaux modèles économiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement prévoit de renforcer les aides financières pour l’achat des véhicules et le déploiement des infrastructures. Alors que les collectivités locales sont encouragées à mobiliser des fonds pour accompagner les transporteurs, les autorités souhaitent également favoriser la séparation entre le camion et sa batterie. Le leasing de batteries et les modèles d’échange rapide sont ainsi encouragés afin de réduire le coût d’acquisition des véhicules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour accélérer l’adoption de poids lourds électriques, Pékin appelle à multiplier le <em>«Battery Swap»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Électricité &#124; La Tanzanie autofinance un mégaprojet de 2,9 milliards de dollars !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 07:55:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tanzanie était confrontée à une grave pénurie d’électricité, comme la Tunisie aujourd'hui. Elle a trouvé la solution en seulement 4 ans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/electricite-la-tanzanie-autofinance-un-megaprojet-de-29-milliards-de-dollars/">Électricité | La Tanzanie autofinance un mégaprojet de 2,9 milliards de dollars !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a quatre ans, la Tanzanie était confrontée à une grave pénurie d’électricité, contraignant la compagnie nationale d’électricité à rationner l’approvisionnement. Certaines régions subissaient des coupures de courant quotidiennes allant jusqu’à neuf heures. Nous vivons aujourd’hui une situation comparable en Tunisie. Notre déficit énergétique dépasse 60% et nous sommes contraints d’importer, au prix fort et en devises étrangères, l’essentiel du gaz nécessaire à la production de nos besoins en électricité. Qui plus est, nous faisons face, depuis le début de l’été, à des coupures intempestives d’électricité qui ont provoqué la colère des citoyens et beaucoup nui à l’économie du pays. Pour nous, la Tanzanie, où la situation a radicalement changé en seulement quelques années, offre un exemple à méditer et, surtout, à suivre.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19615966"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la semaine dernière lorsque la présidente Samia Suluhu Hassan a inauguré officiellement une centrale hydroélectrique de grande envergure sur le fleuve Rufiji, le plus important du pays, faisant de la Tanzanie une nation excédentaire en matière de production d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La spécificité de ce mégaprojet qui a coûté 2,9 milliards de dollars est le non recours à l’endettement extérieur pour le financer, la Tanzanie l’a intégralement autofinancé, un exploit qualifié par <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-08-31/tanzania-dam-is-a-massive-moment-for-african-self-finance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> de <em>«moment charnière pour l’Afrique»</em>. Seul hic, les conséquences environnementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse de l’économiste et éditorialiste de <em>Bloomberg</em> Mihir Sharma,, intitulée <em>«Le barrage tanzanien marque un moment charnière pour l&rsquo;autofinancement de l’Afrique»</em>, indique que le projet hydroélectrique Julius Nyerere, du nom du premier président tanzanien, a doublé la capacité de production d’électricité du pays. La production dépasse désormais la demande, ce qui signifie que les turbines du barrage ne fonctionneront qu’à 40% ou 50% de leur capacité si la Tanzanie n’investit pas davantage dans le développement de son réseau électrique et de ses interconnexions avec les pays voisins.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prouesse financière, problème écologique </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel niveau d’abondance énergétique est un rêve même pour les pays développés, et a fortiori pour un pays comme la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fait remarquable, la Tanzanie a réalisé cet exploit presque entièrement grâce à un autofinancement. Le budget de l’État a couvert ce projet de 2 115 mégawatts, ce qui en fait le plus important de ce type en Afrique après le barrage de la Renaissance éthiopienne, un ouvrage colossal et controversé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mihir Sharma écrit : <em>«Pendant plus d’une décennie, nous avons craint que la baisse des financements occidentaux pour les projets d’infrastructure dans les économies émergentes ne contraigne les gouvernements asiatiques et africains à supporter des niveaux alarmants de dette envers la Chine. Or, il s’avère qu’une autre option existe: l’autofinancement, à condition de choisir avec soin les conditions et les entreprises»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur précise que l’idée de ce projet remonte à 1907, lorsque l’ingénieur colonial allemand Franz Stiegler (qui sera tué plus tard par un éléphant) proposa la construction d’un barrage sur le fleuve Rufiji mais il faudra attendre plus d’un siècle ! Le projet ne put véritablement démarrer qu&rsquo;après que John Magufuli (président de 2015 à 2021), prédécesseur de l’actuelle présidente Samia Suluhu Hassan, l’eut adopté comme le projet phare de sa présidence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mihir Sharma indique que ce projet aura toutefois des conséquences négatives sur l’environnement mais les deux dirigeants précédemment cités l’ont imposé et personne ne pouvait bloquer le projet étant donné le caractère autoritaire du régime. Il rappelle que les deux dirigeants ont fait l’objet d’accusations crédibles de violence politique et de persécution de leurs opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur s’alarme que dans les régimes autoritaires, l’impact environnemental de tels projets est difficile à évaluer, ce qui est regrettable car ces préoccupations ne doivent pas être ignorées. Les eaux du projet inonderont entre 1,5% et 3% de la réserve de gibier de Selous, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les écologistes craignent que le projet ne perturbe les migrations et les habitats de la faune locale, notamment des éléphants et du rhinocéros noir, une espèce en danger critique d’extinction. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) affirme que l’évaluation environnementale du gouvernement tanzanien <em>«est loin de respecter les normes internationales»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu des nombreux écueils liés à la construction de grands barrages, la réussite de la Tanzanie dans la réalisation de ce projet demeure toutefois remarquable. Malgré les critiques de l’organisme de surveillance gouvernemental concernant la mauvaise préparation des documents contractuels, qui a engendré des retards pour le gouvernement, le projet semble avoir été mené à bien dans les limites du budget et sans difficultés majeures. Selon les autorités, son coût s’est élevé à 2,9 milliards de dollars. Il a été financé, avec un nombre limité d’autres grands projets, presque entièrement par les recettes publiques, notamment grâce à une augmentation d’environ un tiers des taxes sur les carburants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’a pas aggravé la dette nationale ni détourné l’attention du gouvernement de ses autres priorités pendant la construction du barrage. Les dépenses d’éducation et de santé ont augmenté au même rythme que la croissance du PIB au cours des deux dernières années et le gouvernement a mis en place un système d’assurance maladie universelle et dispensé six années d’enseignement secondaire gratuit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tanzanie détermine les options de mise en œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tanzanie a pris plusieurs décisions qui ont contribué au succès du projet. Premièrement, elle a écarté la possibilité d’obtenir un financement occidental, difficile à obtenir de toute façon, les banques de développement et les agences d’aide étant devenues réticentes à financer des projets hydroélectriques dans les pays en développement suite aux campagnes menées par des militants dans les années 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, la Tanzanie n’a pas remplacé l’Occident par Pékin. Magufuli avait auparavant rejeté une offre chinoise de 10 milliards de dollars pour la modernisation du port de Bagamoyo, la qualifiant d’<em>«abusive et confuse»</em>, tandis que des responsables se plaignaient d’avoir été traités <em>«comme des écoliers»</em> par les négociateurs chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, la Tanzanie n’a pas accepté précipitamment la première offre reçue, émanant de l’entreprise de construction brésilienne Odebrecht SA, connue pour ses antécédents de corruption en Amérique latine et dans les Caraïbes et qui cherchait à s’implanter en Afrique. Entreprise qui d’ailleurs s’est placée sous la protection de la loi sur les faillites en 2019. Odebrecht a également proposé de réaliser le projet à un coût bien supérieur à ce qu’aura finalement coûté le projet. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tanzaniens ont quant à eux opté pour un consortium égyptien. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, présent aux côtés du président Hassan lors de la cérémonie d’inauguration, souhaitait démontrer que les vives objections de son pays au barrage de la Renaissance éthiopienne sur le Nil ne s’étendaient pas à d’autres projets. Le lac Victoria, dont la moitié est contrôlée par la Tanzanie, étant la source du Nil Blanc, il est dans l’intérêt de l’Égypte de maintenir des relations amicales avec la Tanzanie et que cette dernière conserve un potentiel hydroélectrique maximal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, ce projet colossal a été réalisé en deçà du budget, pour un coût de 1,37 million de dollars par mégawatt, soit un prix parmi les plus bas pour des projets similaires. Il a également été financé par les impôts africains et est resté sous le contrôle d’un consortium africain ce qui est une réussite remarquable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine participe et l’Occident est perdant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, une part importante des fonds est allée à la Chine. L’entreprise publique Dongfang Electric a fourni les turbines servant à la production d’électricité. Le groupe Sinohydro aurait reçu 969 millions de dollars pour la conception et la construction du barrage principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cela ne change pas grand-chose. Le coût est resté raisonnable, les conditions transparentes et le projet a largement fait appel à la main-d’œuvre locale tandis que le contrôle est resté entre les mains des autorités tanzaniennes et des maîtres d’œuvre égyptiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable perdant dans cette histoire, outre la faune sauvage de la réserve naturelle et les communautés de pêcheurs en aval, est le financement occidental. Les investisseurs, y compris ceux qui acheminent les fonds par le biais d’organismes multilatéraux et de la Banque mondiale, se sont montrés réticents à financer des projets de grande envergure dans les économies émergentes, en particulier les projets hydroélectriques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mihir Sharma conclut: <em>«À mesure que les pays découvrent leur capacité à mener à bien ces projets de manière indépendante, ils n’ont plus besoin de l’Occident et de ses activistes ni de la Chine et de ses diplomates»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pQ9bWSOo9I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/tunisie-lote-pointe-la-responsabilite-de-lexecutif-dans-les-coupures-delectricite/">Tunisie | L’OTE pointe la responsabilité de l’exécutif dans les coupures d’électricité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’OTE pointe la responsabilité de l’exécutif dans les coupures d’électricité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/tunisie-lote-pointe-la-responsabilite-de-lexecutif-dans-les-coupures-delectricite/embed/#?secret=VNMYkuxSkV#?secret=pQ9bWSOo9I" data-secret="pQ9bWSOo9I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/electricite-la-tanzanie-autofinance-un-megaprojet-de-29-milliards-de-dollars/">Électricité | La Tanzanie autofinance un mégaprojet de 2,9 milliards de dollars !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>BYD affrète le plus gros cargo de l’histoire avec 9 200 voitures à bord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 08:42:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>BYD va pouvoir livrer plus de 9 200 voitures en une seule fois en affrétant le plus gros cargo de l'histoire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/byd-affrete-le-plus-gros-cargo-de-lhistoire-avec-9-200-voitures-a-bord/">BYD affrète le plus gros cargo de l’histoire avec 9 200 voitures à bord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>BYD va pouvoir livrer plus de 9&nbsp;200 voitures en une seule fois grâce à son nouveau bateau. Le 27 avril dernier, ce géant des mers a pris la direction du Brésil pour son inauguration. Un marché porteur pour le constructeur de voitures électriques qui n’a toujours pas d’usine sur place.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-19575226"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grand navire-cargo au monde peut transporter 9&nbsp;200 voitures, et il appartient à BYD. Le 27 avril, la marque chinoise l’a lancé depuis sa ville natale à Shenzhen, en lui conférant le même nom. En décembre 2024, un autre cargo débarquait,&nbsp;du nom de Changzhou, en plus de l’Explorer No.1, inauguré en janvier 2024. Ces deux immenses bateaux n’égalent pourtant pas le nouveau Shenzhen&nbsp;: plutôt que 7&nbsp;000 exemplaires de voitures, il peut en transporter 9&nbsp;200. Deux autres navires sont encore prévus, pour aider la marque chinoise à exporter ses voitures de partout, sans compter sur une entreprise externe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de dimensions, le nouveau navire mesure 220 mètres de long pour 37,7 mètres de large. En hauteur, il possède 12 niveaux, plus que la plupart des parkings</p>



<p class="wp-block-paragraph">La surface totale pour y placer les nouveaux exemplaires de BYD atteint 20 terrains de foot. Pour livrer ses voitures à temps, il pourra compter sur de puissants moteurs qui l’entraîneront jusqu’à 34,3 km/h accompagné de deux types de carburants&nbsp;: du gaz naturel liquéfié, en plus du carburant marin conventionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La croissance de BYD et ses projets d’usines européennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">BYD a choisi le Brésil pour le premier voyage. Et ce n’est pas étonnant. La marque a de grandes ambitions sur place, et un projet d’usine, la plus grande après celle de Chine a été suspendu à cause de révélations sur les&nbsp;conditions de travail proches de l’esclavage&nbsp;de l’entreprise en charge de la construction du site. Ce site devait être la première usine de BYD en dehors de l’Asie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses 4 millions de véhicules électrifiés vendus en 2024 dans le monde, la marque en a écoulé 170&nbsp;000 au Brésil, en hausse de 85&nbsp;% sur un an. Le nouveau navire viendra prêter main forte en permettant de faire un pont entre la Chine et le pays émergent, avec 9&nbsp;200 livraisons à chaque traversée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les&nbsp;trois premiers mois de l’année 2025, les ventes de BYD au Brésil ont augmenté de 29,8&nbsp;%, et s’établissent sur tous les marchés étrangers confondus au nombre de 206&nbsp;000 unités. Comparé au premier trimestre l’année dernière, le nombre a déjà doublé.&nbsp;En Europe, le constructeur s’attend à ce que ses ventes doublent. Les autres marchés porteurs seront le Japon, le Mexique et la Corée du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, les négociations ont repris concernant les frais de douane avec les constructeurs chinois. Bruxelles ne cherche pas à être plus souple,&nbsp;mais à profiter&nbsp;de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. En attendant qu’une solution alternative puisse être trouvée face aux frais d’importation, BYD compte sur de nombreuses usines européennes en construction. Parmi elles, la plus importante se trouve en Hongrie, et doit ouvrir cette année. Au mois de mars, Bruxelles a ouvert une enquête concernant cette usine, pour déterminer si le constructeur avait bénéficié de subventions illégales à ses travaux, créant un avantage déloyal sur le marché européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, une usine va ouvrir en Turquie, et un troisième site est dans les cartons. <em>«L’emplacement et le calendrier sont encore en cours de discussion»</em>, avait déclaré la présidente de BYD Stella Li au début du mois de mars. </p>
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		<title>Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 07:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une «victoire» iranienne dans la guerre contre les Etats-Unis obligerait les pays du Golfe à revoir radicalement leurs alliances. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une «victoire» iranienne dans la guerre contre les Etats-Unis serait une démonstration que l’on peut défier la première puissance mondiale, encaisser ses frappes, perdre son Guide suprême, et demeurer debout. Pour les monarchies du Golfe, cette démonstration-là vaudrait toutes les défaites, et imposent d’avoir une stratégie pour vivre à côté d’un Iran vainqueur de la première puissance mondiale. Ce qui se joue au-delà de l’avenir du Golfe, c’est la crédibilité des alliances américaines, la sécurité énergétique mondiale, le destin du pétrodollar, la place de la Chine et, peut-être, la forme même du premier véritable ordre post-américain du XXI</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> siècle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-19461653"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les grandes ruptures de l’histoire ont ceci de commun qu’elles furent, la veille encore, jugées impossibles. La chute de Saïgon, celle du Mur de Berlin, le retrait américain de Kaboul, à chaque fois, l’ordre établi semblait éternel jusqu’à l’instant où il cessa de l’être. Les Etats sérieux doivent toujours anticiper ce qu’ils feraient si l’impensable advient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Posons donc l’hypothèse si l’Iran, au terme de la guerre qui l’oppose aux États-Unis et à Israël depuis février 2026, sortait <em>«vainqueur»</em> ? L’Iran est vainqueur s’il reste debout et ne perd pas ou reconstitue ses programmes balistique et nucléaire en gardant sa capacité de nuisance démontrée sur le détroit d’Ormuz — face à une Amérique qui, lassée du coût, de l’enlisement et de l’impopularité intérieure, se retire sans avoir obtenu la capitulation qu’elle exigeait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire iranienne est une démonstration que l’on peut défier la première puissance mondiale, encaisser ses frappes, perdre son Guide suprême, et demeurer debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les monarchies du Golfe, cette démonstration-là vaudrait toutes les défaites, et impose d’avoir une stratégie pour vivre à côté d’un Iran vainqueur de la première puissance mondiale. Ce qui se joue au-delà de l’avenir du Golfe, c’est la crédibilité des alliances américaines, la sécurité énergétique mondiale, le destin du pétrodollar, la place de la Chine et, peut-être, la forme même du premier véritable ordre post-américain du XXIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le pacte scellé en 1945 sur le croiseur Quincy entre Roosevelt et Ibn Saoud, l’architecture de sécurité du Golfe repose sur une équation , celle du pétrole contre la protection. Cette équation s’est fissurée bien avant 2026. Les frappes sur Abqaiq en 2019, restées sans riposte américaine, avaient déjà enseigné à Riyad que le parapluie fuyait. Le retrait d’Afghanistan avait montré que l’Amérique savait partir. La guerre actuelle — où les capitales du Golfe elles-mêmes ont été touchées par les salves iraniennes précisément parce qu’elles abritent des bases américaines — a transformé le doute en certitude que la protection américaine est inexistante et devenue un facteur de risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retrait américain consommerait trois faillites simultanées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite du garant. Une garantie de sécurité ne vaut que par la croyance qu’on lui accorde. Un Iran vainqueur détruirait cette croyance, dans le Golfe et de Taipei à Varsovie. Les monarchies du Golfe découvrent qu’elles ont financé pendant des décennies, à coups de centaines de milliards d’achats d’armements quasiment inutiles, une assurance dont le sinistre révèle qu’elle ne couvrait rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite du modèle économique régional incarné par la Vision 2030 saoudienne, la diversification émiratie, et le hub qatari. Tous ces projets présupposent une chose que nul ne songeait à écrire tant elle allait de soi — la paix.  Aujourd’hui après le défaut de la protection américaine, on sait que, désormais, rien ne pourrait se construire sous la menace des drones. Les fonds souverains peuvent absorber un choc pétrolier ; ils ne peuvent pas absorber la fuite durable du capital humain expatrié, qui est la véritable matière première des économies post-pétrolières du Golfe. Un Iran vainqueur, maître du tempo sur Ormuz, détiendrait un droit de veto permanent sur le développement de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite démographique et confessionnelle, avec un Bahreïn à majorité chiite, la province orientale saoudienne — celle-là même où gît le pétrole et vit la communauté chiite —, la communauté chiite du Koweït, la victoire de Téhéran réactiverait des lignes de faille internes que des décennies de prudence avaient assoupies. La subversion redeviendrait moins coûteuse que la guerre, et infiniment plus difficile à dissuader.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7jjQcu9lR7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=nqd6ruZRoA#?secret=7jjQcu9lR7" data-secret="7jjQcu9lR7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme du survivant : trois stratégies pour un monde sans garant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies du Golfe ne peuvent envisager une autonomie stratégique. En effet cette dernière repose partout et toujours sur trois socles — la science, le nombre, l’usine — et les monarchies n’en possèdent aucun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle scientifique d’abord</em></strong>, une dissuasion se conçoit avant de se fabriquer. Elle suppose des générations de physiciens, de chimistes, de métallurgistes, un tissu de recherche fondamentale patiemment sédimenté. La bombe pakistanaise elle-même, si pauvre que fût le pays, sortit de décennies de formation d’ingénieurs. Les monarchies, elles, achètent la technologie, elles ne la produisent pas — universités récentes, brevets rares, laboratoires peuplés de chercheurs sous contrat qui repartiront comme ils sont venus. Un État qui importe ses savants importe aussi leur loyauté, et nul ne bâtit un secret d’État sur des visas de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle démographique ensuite</em></strong>. L’Arabie saoudite aligne une vingtaine de millions de citoyens, les Émirats un million à peine sur dix millions d’habitants, le Qatar moins encore. Ces sociétés sous-peuplées, où le national est parfois minoritaire sur son propre sol, ne peuvent ni lever des armées de masse, ni encaisser des pertes, ni militariser leur économie sans la confier à d’autres. Leurs forces reposent déjà sur des techniciens étrangers jusque dans les cockpits et les salles de maintenance. On ne fait pas la guerre en profondeur avec une démographie de comptoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle industriel enfin, </em></strong>une industrie d’armement est le sommet d’une pyramide — machine-outil, métallurgie fine, chimie, électronique, réseaux de sous-traitants. Les économies rentières du Golfe n’ont pas construit la base et prétendent ériger le sommet. Même la bombe achetée n’y changerait rien. Une dissuasion louée obéit à son bailleur — la dépendance migrerait de Washington vers Islamabad sans s’abolir. Et la géographie achève l’argument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce paysage, les monarchies disposeraient de trois stratégies qui ne s’excluent pas et qui peuvent se combiner. Mais chacune a son prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première est la finlandisation négociée.</strong> La Finlande de la guerre froide avait compris qu’on ne déménage pas sa géographie, elle acheta sa liberté intérieure au prix d’une déférence extérieure envers Moscou. La version des monarchies existe déjà, c’est la politique d’Oman depuis un demi-siècle, c’est la reprise du dialogue saoudo-iranien parrainée par Pékin en 2023. Poussée à son terme, elle signifierait un démantèlement des bases américaines, une exigence que Téhéran a déjà formulée – neutralité proclamée dans les conflits impliquant l’Iran, coopération économique en gage de bonne volonté. En contrepartie, la fin des actes de guerre iraniens contre les monarchies du Golfe. C’est la stratégie du roseau. Son prix est la souveraineté diplomatique ; son gain, la survie du modèle économique. Pour des régimes dont la légitimité repose sur la prospérité plus que sur la puissance, le calcul n’est pas absurde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La deuxième consiste à remplacer un garant défaillant par un portefeuille de garants</em></strong>. C’est la voie déjà engagée, et la plus conforme au génie marchand du Golfe, ne plus dépendre d’un protecteur unique, mais diversifier la sécurité comme on diversifie un portefeuille de fournisseurs. La Chine, premier client du pétrole du Golfe et de l’Iran, a un intérêt existentiel à la libre circulation dans Ormuz. Elle est le seul acteur que Téhéran ne peut se permettre d’étrangler. Le pacte de défense saoudo-pakistanais a déjà esquissé l’adossement à une puissance nucléaire musulmane, mais la dissuasion élargie ne vaut que ce que vaut son garant — Islamabad, qui calibre son arsenal contre l’Inde et survit sous perfusion financière, ne sacrifiera jamais Karachi pour sauver Riyad, et une garantie à laquelle l’adversaire ne croit pas ne protège personne. La Turquie vend ses drones et son savoir-faire, l’Inde sa marine et son marché, la France et la Corée leurs armements sans conditionnalité politique. Israël, enfin, garant paradoxal — le seul qu&rsquo;on n’ait pas à payer, car contenir l’Iran relève pour lui de la survie et non du service rendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces acteurs ne remplacera la V<sup>e</sup> flotte américaine ; ensemble, ils tissent un filet de dissuasion diffuse — pas la certitude d’une riposte à une éventuelle agression, mais la certitude, pour l’agresseur, de se fâcher avec tout le monde à la fois. Le prix de cette stratégie est sa lenteur et son ambiguïté ; son gain, l’irréversibilité, un portefeuille ne se retire pas d’un coup, contrairement à un protecteur.La troisième est l’interdépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste l’arme du capital. Quatre mille milliards de dollars de fonds souverains ne dissuadent pas un missile, mais ils achètent des intérêts. Investir massivement en Iran même — dans son économie exsangue, ses infrastructures détruites, sa reconstruction inévitable — serait le judo stratégique ultime en transformant le vainqueur en débiteur, faire de la prospérité iranienne un otage de la paix régionale. Une communauté de l’énergie, de l’eau et des infrastructures incluant l’Iran est l’idée la plus contre-intuitive et peut-être la plus féconde. Son prix est un courage politique dont l’histoire offre peu d’exemples. Son gain est la seule paix qui dure, c’est-à-dire celle qui rapporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La variable israélienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe d’une victoire iranienne est qu’elle ferait d’Israël un vaincu stratégique — supérieur sur le champ de bataille, orphelin sur le seul théâtre qui compte, celui de la garantie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la doctrine israélienne depuis Ben Gourion repose sur deux piliers, la supériorité militaire qualitative et l’adossement à une grande puissance. Un retrait américain sur fond d’échec briserait le second et, à terme, éroderait le premier, car la supériorité qualitative est elle-même fille du réapprovisionnement, du renseignement et du veto américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël se retrouverait dans la situation qu’il redoute depuis 1948 : seul face à son environnement. Sa réponse la plus probable, à moins d’un accord de paix sur les territoires occupés, serait la fuite en avant. Frappes préventives unilatérales et récurrentes contre tout programme iranien, sortie assumée de l’ambiguïté nucléaire pour restaurer par la terreur ce que l’alliance ne garantit plus, réactivation de la vieille <em>«doctrine de la périphérie»</em> — Azerbaïdjan, Kurdes, Inde, et les fonds marins du renseignement. Un Israël sans garant serait plus dangereux qu’un Israël protégé, c’est le pays dont la vulnérabilité maximise l’agressivité. Il deviendrait l’acteur dont l’intérêt objectif est qu’aucun ordre post-américain ne se stabilise, car tout ordre stabilisé consacrerait la centralité iranienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les accords d’Abraham parrainés par les Etats-Unis reposaient sur un syllogisme désormais caduc, même protecteur, même ennemi, donc même camp. Si le protecteur se retire et que l’ennemi triomphe, le syllogisme s’inverse, l’association ouverte avec Israël, hier police d’assurance complémentaire, deviendrait une provocation gratuite envers le nouveau fort iranien. Les monarchies ne rompraient pas — Israël demeure irremplaçable en trois domaines : le renseignement sur l’Iran, la cyberdéfense, et la technologie. Mais elles feraient ce que les cités marchandes ont toujours fait de leurs liaisons compromettantes, elles les rendraient clandestines. Retour à la situation d’avant 2020 — coopération sécuritaire profonde et déni public — avec cette différence que le mouvement se ferait cette fois à front renversé, hier on cachait Israël pour ménager la rue arabe, demain on le cacherait pour ménager Téhéran. La normalisation ne mourrait pas ; elle retournerait dans la pénombre d’où elle était sortie. Seule exception envisageable, si les monarchies choisissaient la stratégie de l’interdépendance (notre troisième stratégie), elles auraient intérêt à y inclure Israël à terme — non par affection, mais parce qu’un ordre régional dont Israël est exclu est un ordre qu’Israël fera tout pour le défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Iran <em>«vainqueur»</em> des États-Unis n’aurait ni les moyens ni, en réalité, l’intérêt de faire la guerre à Israël. La victoire par épuisement laisse le vainqueur exsangue, son axe régional décimé, sa reconstruction prioritaire. Certes, depuis 1979, l’ennemi israélien est la pièce maîtresse de la légitimité révolutionnaire en Iran ; un régime recomposé, fragilisé de l’intérieur par les protestations et la succession, aurait plus que jamais besoin de l’ennemi comme ciment. L’Iran choisirait donc la posture qui a fait ses preuves et qui est ni paix, ni guerre totale — l’attrition calibrée, le seuil nucléaire entretenu comme épée de Damoclès permanente, la reconstitution patiente de l’axe. Il s’installerait ainsi entre Israël et lui un équilibre de la terreur : deux puissances du seuil ou de la bombe, sans lignes rouges négociées, sans téléphone rouge, sans le demi-siècle d’apprentissage qui rendit supportable la dissuasion soviéto-américaine. La guerre froide du Golfe serait plus froide que l’originale — et plus inflammable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce triangle découle, pour les monarchies du Golfe, une quatrième stratégie en devenant les courtiers de cette dissuasion sans règles. Qatar et Oman parlent déjà aux deux camps ; les fonds du Golfe seront indispensables à la reconstruction iranienne comme à l’économie israélienne coupée de ses marchés. Celui qui tient les canaux et les capitaux tient la médiation. Le rôle historique des monarchies dans l’après-guerre ne serait ni de choisir Israël ni de choisir l’Iran, mais d’écrire entre eux les règles que Washington et Moscou mirent des décennies à inventer : lignes directes, codes de conduite, seuils notifiés. La <em>pax americana</em> morte, il n’y aurait pas de <em>pax iranica</em> ni de <em>pax israeliana</em> — il pourrait y avoir une <em>«pax pecuniaria»</em>, garantie par ceux qui financent les deux camps.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ylnGnXZ4I4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=TV2jQi1TOy#?secret=ylnGnXZ4I4" data-secret="ylnGnXZ4I4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Ce que le Golfe déciderait, le monde le subirait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait tort de lire ce qui précède comme une affaire régionale. Le choix que feraient les monarchies dessinerait l’ordre mondial de la seconde moitié du siècle, par trois canaux au moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal monétaire.</em></strong> Le recyclage des pétrodollars est l’un des piliers discrets de l’hégémonie du billet vert. Des monarchies qui ne croient plus à la protection américaine finiront par se demander pourquoi elles continuent de facturer, d’épargner et de prêter dans la monnaie d’un protecteur défaillant. La facturation partielle en yuan, déjà testée, passerait du symbole à la structure. La fin du pacte du Quincy serait, à terme, un événement monétaire mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal énergétique.</em></strong>Un Ormuz sous condominium irano-golfien, avec la Chine en garant tacite, signifierait que 20 % du pétrole mondial circule désormais sous un régime de sécurité dont l’Occident est absent. L’Europe, qui n’a pas de politique pour ce théâtre, en serait réduite au statut de spectatrice de son propre approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal de l’exemple.</em></strong> Enfin et surtout, un Golfe qui réussirait sa transition — d’un ordre de protection vers un ordre de transaction — offrirait au monde le premier prototype fonctionnel du système post-américain, pas un nouvel hégémon remplaçant l’ancien, mais un concert d’assurances croisées, de dépendances mutuelles et de garanties multiples. Le XIX<sup>e</sup> siècle avait inventé l’équilibre des puissances ; le Moyen-Orient pourrait inventer l’équilibre des interdépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’Iran, sans le conquérir, aurait contraint le Golfe à changer de monde. Les monarchies, longtemps protégées par la puissance américaine et enrichies par l’ordre qu’elle garantissait, devraient apprendre à survivre au milieu d’un réseau de dépendances croisées — ménager Téhéran sans s’y soumettre, conserver Israël sans l’exhiber, attirer Pékin sans remplacer une tutelle par une autre, mobiliser Islamabad, Ankara, Delhi ou Paris sans croire qu’aucun d’eux deviendra le nouveau Washington, et surtout transformer leur puissance financière en instrument de paix. Si elles y parvenaient, la disparition de la <em>pax americana</em> déboucherait sur quelque chose d’inédit, un ordre fondé sur la transaction, moins sur l’hégémonie que sur l’interdépendance, une véritable <em>pax pecuniaria</em>. Et c’est précisément pourquoi l’issue de cette crise dépasserait de loin Ormuz, ce que les monarchies du Golfe inventeraient pour survivre à l’Amérique pourrait bien devenir, demain, la manière dont le monde apprendrait à vivre après elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Auto &#124; La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 06:26:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Xiaomi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les automobiles électriques chinoises ont submergé les marchés européens jadis dominés par les marques allemandes.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les automobiles chinoises ont submergé les marchés européens jadis dominés par les marques allemandes. Les raisons de cette montée vertigineuse des ventes de voitures chinoises électriques dans le monde sont liées, en plus du prix alléchant défiant toute concurrence et au design adapté au goût du consommateur européens, à l’innovation technologique en général et, en particulier, à la batterie en lithium, sans parler de la richesse des options et au service après-vente, souvent impeccable, en tout cas pour l’Europe. En Pologne, par exemple, la vente des voitures électriques chinoises dépasse de très loin celle des européennes avec en bonus une assurance automobile annuelle pour 1 zloty (environ 0,25 euro) !</em></strong> <em>(Photo : Le SUV électrique Omoda 9 du constructeur chinois Chery sera bientôt fabriqué dans d’anciennes usines Volkswagen en Allemagne Ce modèle incarne les ambitions européennes de Chery, qui dispose déjà d’une usine en Espagne depuis 2024). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-19449500"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, le&nbsp;marché chinois&nbsp;a été le moteur de croissance de&nbsp;BMW,&nbsp;Mercedes-Benz&nbsp;et&nbsp;Volkswagen. Tout se vendait presque tout seul, au point que les trois groupes écoulaient encore&nbsp;5,6 millions de voitures en Chine en 2019, soit plus de 23 % du marché local. Mais la donne a changé brutalement avec l’explosion de la&nbsp;voiture électrique. Les chiffres récents montrent une chute d’au moins 30 % des ventes au deuxième trimestre pour plusieurs marques allemandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Chine, plus de 85 % des ventes des New Energy Vehicle (NEV) sont signées BYD, SAIC, Geely, XPeng et Xiaomi. On recense environ 150 marques chinoises et quelque 500 modèles nouveaux ou restylés ont été lancés.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">En moins d’une décennie, la Chine a fait basculer son marché automobile vers l’électrique à une vitesse inédite. En 2024, les NEV (100 % électriques ou hybrides rechargeables) représentent déjà environ 45 % des ventes, puis dépassent la barre des 50 % au premier semestre 2025, avec 5,46 millions de NEV vendus contre 5,43 millions de thermiques. Le pays comptait fin 2024 près de 23 millions de voitures entièrement électriques en circulation, soit une bonne moitié des immatriculations mondiales de véhicules électriques (VE) de l’année. Pour l’automobiliste chinois urbain, la&nbsp;voiture électrique&nbsp;n’est plus une niche, mais le choix par défaut.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1j2NHzMP3u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/le-secteur-automobile-allemand-va-mal/">Le secteur automobile allemand va mal</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le secteur automobile allemand va mal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/le-secteur-automobile-allemand-va-mal/embed/#?secret=iLcgP1VyHp#?secret=1j2NHzMP3u" data-secret="1j2NHzMP3u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Allemandes ratt</strong>r<strong>apées par leur retard sur l’électrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le modèle économique des constructeurs allemands reste bâti sur le thermique premium. En 2019,&nbsp;les groupes BMW,&nbsp;Mercedes-Benz&nbsp;etVolkswagen&nbsp;réalisaient 23,1 % de part de marché en Chine ; en 2025, ils tournent autour de 11,3 %, avec 3,8 millions de voitures seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine pèse pourtant encore entre un quart et près d’un tiers de leurs ventes mondiales suivant les groupes, ce qui rend le choc encore plus visible dans leurs comptes. En 2024, ils ont vendu environ 325 000 voitures électriques en Chine, soit à peine 7,5 % de leurs propres ventes locales, alors que près de 28 % des voitures achetées dans le pays sont déjà électriques. Leur présence cumulée sur le segment NEV tourne autour de 3 % : une part minime sur un segment devenu central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pression se voit aussi sur les marges. Sous l’effet de la baisse de régime en Chine, BMW a abaissé sa prévision de marge automobile jusqu’à 1 %, ce qui en fait l’un des constructeurs européens les moins rentables cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volkswagen a reconnu que son modèle économique était quasiment cassé et prépare un plan de réduction d’environ 100 000 emplois avec des fermetures d’usines en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une offre locale très électrique et très technologique, avec des prix agressifs, les Allemands se retrouvent piégés avec un mix encore très thermique et plus cher. Sur le segment d’entrée de gamme où se place la CLA électrique, la berline <em>«est dans une position délicate, ce n&rsquo;est ni la plus abordable ni la plus luxueuse»</em>, analyse Li Yanwei, conseiller auprès de l’association des distributeurs automobiles de Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marques chinoises ont pris l’avantage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter de rattraper leur retard, les groupes allemands multiplient les baisses de prix et les modèles dédiés à la Chine, parfois au détriment de la rentabilité. Mercedes a conçu une CLA à empattement long, truffée de logiciels et de commandes vocale dopée à l’IA, vendue beaucoup moins cher qu’en Europe. Mais pour vraiment rivaliser avec Xiaomi ou BYD, il faudrait encore baisser les tarifs, au risque de vendre à perte. Le constructeur explique qu’il mise avant tout <em>«sur une croissance durable plutôt que sur l&rsquo;achat de parts de marché à court terme»</em>, dans un contexte de&nbsp;guerre des prix&nbsp;où le bénéfice trimestriel de BYD a, par exemple, chuté de 55 % pour tomber à son plus bas niveau depuis plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le haut de gamme, certains modèles Xiaomi, concurrents d’une Porsche Taycan, atteignent 300 000 ventes en Chine, quand la berline électrique de Stuttgart reste sur quelques dizaines de milliers d’unités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ressenti illustre un basculement plus large de la perception des marques allemandes en Chine. Même sur des modèles électriques capables d’afficher des autonomies comparables à celles des rivales locales, Mercedes, BMW ou Audi sont vues comme moins avancées sur le logiciel embarqué, la conduite assistée ou le divertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les constructeurs chinois déploient des fonctions très adaptées aux usages locaux, comme le karaoké intégré, les écrans arrière géants ou des sièges qui se rabattent complètement pour transformer l’habitacle en espace de camping.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les Allemands lancent la nouvelle plateforme Neue Klasse de BMW, les Audi développées avec SAIC ou encore les SUV électriques issus du partenariat Volkswagen-Xpeng, avec plus de 10 milliards d’euros déjà investis rien que pour BMW. Mais pour retrouver de l’air en Chine, il leur faudra fonctionner au rythme de la <em>«China speed»</em>, tout en gardant assez de marge pour financer cette transition sur leur propre terrain européen.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O6VUU1pDRI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/auto-electrique-dongfeng-box-bouscule-les-europeennes-de-son-segment/">Auto électrique | Dongfeng Box bouscule les Européennes de son segment </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Auto électrique | Dongfeng Box bouscule les Européennes de son segment  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/14/auto-electrique-dongfeng-box-bouscule-les-europeennes-de-son-segment/embed/#?secret=misJEJ5oUo#?secret=O6VUU1pDRI" data-secret="O6VUU1pDRI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/auto-la-chine-passe-a-lelectrique-beaucoup-plus-vite-que-leurope/">Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2026 08:04:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[échanges commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des sept premiers mois de 2026, l’Italie demeure le premier fournisseur européen de la Tunisie. , devant la France.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/litalie-consolide-sa-position-de-1er-fournisseur-europeen-de-la-tunisie/">L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart structurel avec la Chine.</em></strong></p>



<span id="more-19443758"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des sept premiers mois de 2026, l’Italie demeure le premier fournisseur européen de la Tunisie et le classe au deuxième sur le plan mondial derrière la Chine, avec un écart qui s’est réduit 206 millions de dinars (environ 61 millions d’euros).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges commerciaux entre l’Italie et la Tunisie ont atteint 13,67 milliards de dinars (environ 4,03 milliards d’euros) entre janvier et juillet, enregistrant une hausse de 12,4 % par rapport à la même période en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) de Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse est principalement portée par les ventes des produits importés d’Italie sur le marché tunisien, dont la valeur a atteint 6,66 milliards de dinars (environ 1,97 milliard d’euros), soit une augmentation de 16,6 % sur un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la même période, les exportations tunisiennes vers l’Italie ont progressé de 8,7 %, s’élevant à environ 7,01 milliards de dinars (2,07 milliards d’euros).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces rythmes de croissance divergents modifient également la balance commerciale bilatérale. La Tunisie conserve un excédent commercial vis-à-vis de l’Italie d’environ 347 millions de dinars (102 millions d’euros), mais cet excédent a plus que diminué de moitié par rapport aux 733 millions de dinars (environ 216 millions d’euros) enregistrés au cours des sept premiers mois de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres témoignent ainsi d’un rééquilibrage progressif des échanges en faveur de l’Italie, qui occupe désormais une place prépondérante parmi les fournisseurs de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les sept premiers mois de l&rsquo;année, les produits chinois sont restés en tête des ventes sur le marché tunisien, avec une valeur d’environ 6,87 milliards de dinars, suivie par l’Italie (6,66 milliards) et la France (environ 6,36 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie s’impose donc comme le principal fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et réduit l’écart avec la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce renforcement de la position italienne en Tunisie s’inscrit dans un contexte plus large où l’UE demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des sept premiers mois de 2026, 70,4 % des exportations tunisiennes étaient destinées à l’UE-27, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, tandis que 45,3 % des importations — totalisant 25,16 milliards — provenaient de l’UE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importations tunisiennes en provenance d’Italie ont augmenté de 16,6 %, contre une hausse de 18,4 % pour celles venant de France. L’Italie occupe également une place de premier plan pour les exportations tunisiennes. L’agence ICE classe l’Italie comme la deuxième destination des marchandises tunisiennes et le deuxième fournisseur de la Tunisie ; une position que les données de 2026 viennent consolider, notamment en ce qui concerne les ventes italiennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/16/litalie-consolide-sa-position-de-1er-fournisseur-europeen-de-la-tunisie/">L’Italie consolide sa position de 1er fournisseur européen de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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