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	<title>Archives des Commune de Paris - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Commune de Paris - Kapitalis</title>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : Le conseillisme et la démocratie participative du tandem Saïed-Mekki (6-6)</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 13:25:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Kais-Saied-25-juillet-2021.jpg" alt="" class="wp-image-358071"/></figure></div>



<p><strong>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-368690"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>De prime abord, il faut signaler que dans les débuts des années 1980, Ridha Mekki que j’ai bien connu et côtoyé dans les années 1970 alors qu’il était leader des Patriotes démocrates, s’est déclaré par la suite pour le conseillisme. Or le conseillisme renvoie à une conception du processus révolutionnaire explicitement opposée à celle autoritaire et étatique de Lénine.</p>



<p>Cela a commencé avec les conceptions des anarchistes qui ont contesté aussi bien la centralisation du pouvoir en Russie que le principe de la dictature du prolétariat considérée par les marxistes léninistes comme&nbsp;une phase de transition nécessaire pour arriver à l&rsquo;émancipation totale du peuple. L&rsquo;État ou la dictature étant le moyen pour atteindre le but qu’est la liberté. Pour Bakounine, de la tendance anarchiste, <em>«l</em><em>a liberté ne peut être créée que par la liberté (…) par la libre organisation des masses laborieuses de bas en haut</em>». (<em>Marxisme et romantisme révolutionnaire</em>, Paris, Le Sycomore, 1979, p.211.)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le <em>«communisme des conseils»</em></h2>



<p>Il a considéré le <em>«conseil»</em> comme l’organe politique et social privilégié de la révolution, en lieu et place de l’État. Cette forme est à assimiler aux <em>«soviets»</em> russes pour le rôle insurrectionnel et d’auto organisation et à la Commune de Paris pour ce qui du processus électif et de la révocation en plus et d’auto organisation.</p>



<p>Le conseillisme, c’est ce qu’on appelle aussi le <em>«communisme des conseils»</em>, c’est-à-dire un communisme radicalement démocratique, hostile à la bureaucratie de l’État, des syndicats et des partis, s’articulant autour de l’autonomie des organisations collectives de base..&nbsp;Les courants ayant revendiqué cette filiation ont été plutôt marxistes mais ils ont compté nombre d’anarchistes à leurs côtés au cours de divers combats.</p>



<p>En URSS vers 1919, le courant du communisme de conseils ou conseillisme est fondamentalement une tendance anti-léniniste. Pour ce courant, le pouvoir en Russie n’a jamais rien eu de <em>«soviétique»</em>, pas même en Octobre<em>, </em>puisque loin d’un communisme des soviets, la forme d’auto gouvernement démocratique des soviets, on a vu se mettre en place un communisme de parti, et même de parti-État. La tentative du retour au pouvoir des soviets comme à Cronstadt en 1921, fut écrasée par une action armée conduite par Léon Trotski.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;aversion de Saïed pour les riches</h2>



<p>Ce <em>«communisme des conseils»</em> se trouve dans les écrits de certains théoriciens marxistes, chez la gauche communiste hollandaise et allemande&#8230; Il renvoie à la théorie de Marx sur l’extinction de l’État ainsi qu’aux expériences historiques&nbsp;: la Commune de Paris de 1871, les soviets en Russie en 1905 et 1917, ou encore dans les mouvements sociaux des années 1968. Il a pour but une société sans classes. Il est résolument anti capitaliste. Le discours de Kaïs Saïed porte une aversion pour les riches et les nantis qu’il qualifie de corrompus et d’affameurs du peuple. Il a même diabolisé les hommes d’affaires et les banques. On ne l’a pas vu entretenir un dialogue soutenu et conséquent avec l’Utica pour trouver des solutions à la crise que traverse le pays et à la relance de la dynamique économique. Son monde, ce sont les démunis et les marginalisés du système et de certaines régions plus particulièrement.</p>



<p>Pour les conseillistes,&nbsp;les conseils ouvriers doivent s’organiser en un pouvoir insurrectionnel et organisationnel au niveau des diverses échelles de la société.&nbsp;Les conseils ouvriers, notamment, sont une forme de démocratie directe basée sur les élections au sein d’assemblées représentatives qui délibèrent et décident.&nbsp;«<em>Il s’agit de construire une société autogérée, une société où toutes les décisions sont prises par la collectivité concernée par l’objet des décisions à prendre. C’est-à-dire un système où ceux qui accomplissent une activité décident collectivement ce qu’ils ont à faire et comment le faire, dans les seules limites que leur trace leur coexistence avec d’autres unités collectives.»&nbsp;</em>C’est dans ce sens que Kais Saied soutient que les comités locaux et régionaux sont responsables d’une manière autonome du développement dans leur secteur<em>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contrôle permanent de la base</h2>



<p>Par ailleurs, les délégués élus au sein des divers comités ou conseils sont comme dans la Commune de Paris et le discours du duo Saied-Mekki, révocables à tout moment, ce qui interdit toute dérive autocratique. Ils sont sous le contrôle permanent de la base.&nbsp;Le conseillisme situe le pouvoir dans les comités de bases, comme dans la commune de Paris et dans les soviets russes d’avant la révolution au sein desquelles la démocratie directe trouvait sa pleine expression. C’est cette vision qui est derrière les slogans présidentiels d’<em>«Echabou yourid»</em> ou <em>«le pouvoir au peuple qui sait ce qu’il veut et qui aura ce qu’il veut.»</em></p>



<p>Selon les conseillistes, les réformes mises en place par les bolchéviques inversent ainsi le sens du pouvoir au sein des soviets&nbsp;: plutôt que de structures politiques servant à <em>«faire monter»</em> les demandes du peuple, les soviets sont stratégiquement instrumentalisés par les bolchéviques pour devenir une <em>«courroie de transmission»</em> et diriger les masses.&nbsp;Le système des soviets s’est muté en un système politique bureaucratique, centralisé, autocratique et coercitif, où&nbsp;le parti confisque le pouvoir au détriment des soviets.&nbsp;Lénine, et les bolchéviques avec lui, ont sacrifié la démocratie au profit de l’efficacité révolutionnaire, ne laissant pas la chance aux soviets de déployer leur plein potentiel démocratique.&nbsp;La réalisation du mot d’ordre <em>«tout le pouvoir aux soviets»</em> a engendré<em> «tout le pouvoir au parti»</em> ensuite <em>«tout le pouvoir à l’appareil du parti»</em> pour se terminer dans <em>«tout le pouvoir au secrétaire général&nbsp;»</em>.&nbsp;Aussi, les conseillistes reprochent-ils aux léninistes d&rsquo;être porteurs d&rsquo;un&nbsp;<em>«communisme de parti»</em>.&nbsp;Et&nbsp;au-delà de la forme-conseil, la démocratie directe constitue bien une marque décisive du conseillisme.</p>



<p>Le conseillisme s’aligne sur une vision anarchiste classique. Les organisations de base ou les <em>«communes»,</em> comme pour les comités de bases de Kaïs Saïed, sont fédérés très lâchement, mais restent indépendants en tout état de cause puisque l’État aurait disparu. Car, si on maintient un État, les comités de base (par exemple les soviets russes) doivent être coordonnés et centralisés. Alors, la soi-disant démocratie directe se transforme-t-elle en démocratie à quatre ou cinq degrés de suffrage avec la centralisation de la décision dans les hauteurs de la hiérarchie et la masse se trouverait écartée de la décision voir même de la proposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les citoyens contre les oligarchies</h2>



<p>Le fond commun à toutes les formes de conseillisme est aussi la critique de la démocratie représentative. Ainsi que l’écrivait Anton Pannekeok, théoricien du communisme de gauche ou du communisme de conseils&nbsp;:&nbsp;<em>«Le parlementarisme est la forme typique de la lutte par le moyen des chefs où les masses elles-mêmes jouent un rôle secondaire. Sa pratique consiste dans le fait que des députés, des personnalités particulières, mènent la lutte essentielle. Ils doivent, par conséquent, éveiller dans les masses l’illusion que d’autres peuvent mener la lutte pour eux.</em>»</p>



<p>La véritable émancipation politique chez les conseillistes consiste à agir par soi-même et non à s’en remettre à autrui. C’est pourquoi les conseillistes privilégient l’action directe, comme la grève et la manifestation, et dénoncent la lutte parlementaire comme une illusion ou, pire encore, une pure tromperie. Comme eux, Kaïs Saïed fait peu de cas pour l’action parlementaire.</p>



<p>Les conseillistes sont également très méfiants à l’égard des syndicats. Selon Anton Pannekoek, <em>«l</em><em>e système des conseils, par son développement propre, est capable de déraciner et de faire disparaître non seulement la bureaucratie étatique, mais aussi la bureaucratie syndicale, de former non seulement les nouveaux organes politiques du prolétariat contre le capitalisme, mais aussi les bases des nouveaux syndicats…</em>&nbsp;<em>Il s’ensuit que toute forme d’organisation qui ne permet pas aux masses de dominer et de diriger elles-mêmes est contre-révolutionnaire et nuisible; pour cette raison elle doit être remplacée par une autre forme organisationnelle qui est révolutionnaire (du fait qu’elle permet aux ouvriers eux-mêmes de décider activement de tout</em>.»</p>



<p>Ainsi, le conseillisme repose-t-il sur l’auto-organisation des citoyens contre les oligarchies politiques ou syndicales. C’est le discours même de Kaïs Saïed qui dans l’exercice du pouvoir a marqué une distance vis-à-vis des partis politiques et du syndicat. C’est de là qu’il faut comprendre son refus de l’initiative de l’UGTT visant à engager un dialogue national comme solution à la sortie de crise.</p>



<p>Cependant, et c’est ce que Ridha Mekki et Kaïs Saïed occultent c’est que le pouvoir au peuple ou aux travailleurs n’a jamais réussi de manière durable à se stabiliser. Dans les périodes <em>«chaudes»,</em> dans les phases révolutionnaires voir insurrectionnelles, effectivement existent des formes de <em>«pouvoir ouvrier»</em>, ou <em>«pouvoir citoyen»</em> plus ou moins développées, mais dès que la situation redevient <em>«normale»</em>, c’est-à-dire dès que les ouvriers retournent au travail et que la situation se calme, ces formes disparaissent ou se vident de toute substance. D’où l’appel de Ridha Mekki à la révolution permanente et à demi-mot, au soulèvement populaire chez Kaïs Saïed.&nbsp; C’est en effet dans ces situations que les conseils ou comités se constituent et peuvent se substituer aux partis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les individus délibèrent dans le silence des passions</h2>



<p>Or, il y a un fait que l’organisation des conseils à tous les niveaux est en outre facile à manipuler. Dans le combat politique, le phénomène des partis va exister inéluctablement et seuls franchiront tous les degrés du pouvoir politique les militants des partis bien organisés. Et la démocratie directe se transforme en <em>«partitocratie»</em> c’est-à-dire en pouvoir des appareils partisans, car comme le soutenait Rousseau la démocratie directe exige que les individus ne puissent pas se grouper en factions ou en partis. Il faut que les individus isolés délibèrent dans le silence des passions.</p>



<p>Le conseillisme est apparu vigoureusement à la faveur de la crise révolutionnaire qui a secoué l’Europe entre 1917 et 1921. Il s’est désagrégé presque aussitôt la situation révolutionnaire passée, son opposition à la fois au parlementarisme et au syndicalisme l’ayant privé d’une action adaptée à une période non révolutionnaire. A ce jour, aucune société ne s’est organisée sur le modèle conseilliste.</p>



<p>Ni Ridha Mekki ni Kaïs Saïed n’ont élaboré une vue globale du modèle sociétal qu’ils défendent, ni des articulations entre ses diverses composantes.&nbsp;Le discours pompeux et <em>«savants»</em> de Mekki ainsi que le discours évasif de Saïed ne nous renseignent guère sur les relations des comités entre eux et les relations de ces comités avec une quelconque instance coordinatrice ou centralisatrice. Ils ne font que vendre l’alchimie et le mirage d’une démocratie populaire où le citoyen est roi. Un discours de charlatan qui veut vendre dans les souks hebdomadaires une lotion capable de guérir toutes sortes de maladies.</p>



<p>L’expérience conseilliste est restée réduite à de petites expériences communautaires. L’idée conseilliste a néanmoins survécu dans des revues et des cercles intellectuels tels que, dans les années 1950-1960, L’Internationale situationniste, avec Guy Debord, ou la revue <em>Socialisme ou Barbarie</em>, avec Cornélius Castoriadis. Au sein des conseillistes le débat n’est pas prêt à se terminer.</p>



<p>En se rapprochant de la théorie de Karl Marx sur l’extinction de l’État, en prônant l’instauration de comités auto-organisés et autonomes à l’instar de la Commune de Paris et des soviets, ainsi que des structures de base des conseillistes, en adoptant l’utopie jamais concrétisée de ces derniers, Kaïs Saïed va mener le pays à l’anarchie et à un destin obscure. Même s’il voulait être présidentialiste,&nbsp;pourrait-il éviter d’être lui-même submergé par les comités ou conseils de base qui seraient créés, et éviter au pays l’apocalypse des luttes de classes, des conflits confessionnels, régionaux et tribaux et même claniques.&nbsp;</p>



<p>Étant en Tunisie,&nbsp;le modèle préconisé par Kaïs Saïed et Ridha Mekki risque, enfin, de faire ressurgir, sous d’autres formes, l’organisation berbère basée sur l’autonomie des conseils de villages, qui a été à l’origine de l’anarchie récurrente et la succession des colonisations par de nombreuses forces étrangères, que le pays a connu tout au long de son histoire.</p>



<p>Le conseillisme, n’est ni le régime décentralisé de la Suisse ou de l’Allemagne, et ni le système fédéral à l’américaine. Un pays qui n’arrive pas à ramasser ses ordures ménagères et lutter contre la saleté de ses grandes villes, et où le président de la république monte les régions les unes contre les autres, ne peut s’élever au niveau de la Suisse ou de l’Allemagne.</p>



<p>* <em>Ancien cadre de l&rsquo;administration publique.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série&nbsp;:</em></h4>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/</a></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wlNqdR1LZI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=rt0zr0v4o3#?secret=wlNqdR1LZI" data-secret="wlNqdR1LZI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/</a></p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/">http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/02/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-linfluence-des-soviets-russes-sur-democratie-participative-du-tandem-saied-mekki-5-6/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : la démocratie participative s&#8217;inspire-t-elle de la commune de Paris ?(4-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 11:47:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Chebil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : la démocratie participative s&rsquo;inspire-t-elle de la commune de Paris ?(4-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Commune-de-Paris.jpg" alt="" class="wp-image-368082"/><figcaption><em>La Commune de Paris a longtemps séduit les communistes. Saied reprend certains de ses slogans. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences. Et tant que le président n&rsquo;a pas cru devoir clarifier lui-même sa pensée, s&rsquo;il en a vraiment une, toutes les supputations sont permises. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-368080"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>L’intention dans le cadre de ce 4e article de la série n’est pas de traiter de tous les aspects de la Commune de Paris et surtout des causes internes et externes qui ont été à l’origine de cette flambée révolutionnaire. On se limitera à présenter les fondements idéologiques qui ont commandé à la constitution de la Commune de Paris et les traits de ressemblance entre elle et le système préconisé par le tandem Kaïs Saïed-Ridha Mekki.</p>



<p>A ce titre, Karl Marx a écrit dans son livre <em>La guerre civile de 1871 </em>que la commune<em> «était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière, le résultat de la lutte de la classe des producteurs contre la classe des appropriateurs, la forme politique enfin trouvée qui permettrait de réaliser l’émancipation économique du travail.</em>» Dans le même ouvrage, on peut lire aussi sur la nature de cette expérience&nbsp;que <em>«</em><em>l</em><em>a </em><em>C</em><em>ommune fut composée&nbsp;de&nbsp;conseillers municipaux élus au suffrage universel… La Commune devrait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois… Il est dit expressément que la </em><em>C</em><em>ommune devrait être la forme politique même des plus petits hameaux de campagne et que dans les régions rurales; l’armée permanente devrait être remplacée par une milice populaire à temps de service extrêmement court. Les communes rurales de chaque département devraient administrer leurs affaires communes</em><em>(</em><em>…</em><em>)</em><em> La commune </em><em>(</em><em>&#8230;</em><em>)</em><em>s</em><em>on véritable secret, le voici: c’était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière </em><em>(</em><em>…</em><em>)</em><em> La forme politique enfin trouvée qui permettrait de réaliser l’émancipation économique.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie directe et gouvernance populaire </h2>



<p>La Commune a adopté une forme de démocratie directe basée sur des élections libres pour désigner les représentants des citoyens au sein des diverses assemblées. «<em>L&rsquo;appel du 22 mars décrit que « les membres de l&rsquo;assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l&rsquo;opinion, sont </em><em>(</em><em>…</em><em>)</em><em> comptables et responsables » et leur mandat est impératif</em>». Ce schéma ressemble à celui de la démocratie participative préconisé par le tandem Saïed-Mekki basé sur des conseils autonomes, composés de citoyens élus, responsables et révocables.</p>



<p>Par ailleurs, Vladimir Lénine écrit dans <em>L’État et la révolution</em>: «<em>L’idée de Marx est que la classe ouvrière doit briser la machine d’État toute prête et ne pas se borner à en prendre possession.» </em></p>



<p>La Commune a brisé la forme de la démocratie parlementaire pour instaurer une nouvelle forme d’organisation politique. Et c’est la même logique suivie par le tandem Saïed-Mekki dans leur conception d&rsquo;une gouvernance participative qui se réalise après avoir aboli radicalement les institutions actuelles de l’État et le système de partis et des organisations nationales que le président de la république ne daigne même pas consulter pour lui substituer une nouvelle forme d’organisation politique et sociale, certes encore en gestation mais dont les contours commencent à être dessinés par le chef de l’État lors de ses différentes interventions publiques.</p>



<p>La Commune de Paris s’est élevée comme un pouvoir parallèle au pouvoir gouvernemental, Kaïs Saïed accepterait-il un tel scénario si des conseils se formaient selon cette forme organique communarde? Son soutien au comité de coordination d’El-Kamour, à Tataouine, nous laisse perplexes à cet égard. La Commune de Paris a procédé aux expropriations. Les insurgés des îles Kerkennah et d’El-Kamour avaient, rappelons-le, occupé les champs pétroliers et gaziers. Il y a un commencement à tout&#8230;</p>



<p>Mais la commune, ce modèle de société parfaite selon Marx, s’empêtre dans les réunions, et les élections à répétition et la ville de Paris elle-même devient un large forum de débats et où l’activité économique était presque paralysée. L’anarchie engendrée par la commune et la constitution d’une armée populaire sans un véritable commandement ont été les facteurs importants de sa défaite. Les communards ont été défaits durant la semaine sanglante du 21 mars au 28 mai 1871. Beaucoup de sang a coulé.</p>



<p>La Commune de Paris avait duré 72 jours. Sa défaite est venue aussi du fait qu’il n’y avait pas d’instance qui coordonnait l’action entre elle et les communes qui se sont constituées dans d’autres villes de la France et qui se sont dissoutes après la défaite de la Commune de Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;anarchie comme horizon populaire ?</h2>



<p>Avec le schéma de démocratie directe ou de proximité dite la <em>«gouvernance participative»</em> préconisée par Kaïs Saïed, nous allons <em>«passer </em><em>notre</em><em> vie à accorder le luth»</em>, selon l&rsquo;adage bien tunisien, en d’autres termes dans des discussions au niveau des divers conseils, dans des élections à répétitions à tous les niveaux, à des révocations, à des réunions et des palabres à n&rsquo;en plus finir sur tout et sur rien. Le pays supporterait-il une telle paralysie économique que le fonctionnement des comités locaux et régionaux pourraient engendrer?</p>



<p>Par ailleurs, quelle serait l’opportunité d’élections de conseils qui n&rsquo;auraient pas les moyens d’exécuter les projets pour lesquels ils ont été élus? La municipalité de Sfax, la capitale économique de la Tunisie, n’a pas les moyens aujourd’hui pour résoudre un problème de gestion de ses ordures, que dire s’il s&rsquo;agissait de problèmes d’infrastructures de transport ou autres. Encore une fois, comment résoudre les clivages locaux et régionaux en l’absence d’une autorité centralisatrice?</p>



<p>Ces jeunes qui ont porté tous leurs espoirs sur Kaïs Saïed, à part qu’ils seraient impliqués directement dans la vie politique à tous les niveaux, accepteraient-ils de vivre d’amour et d’eau plate puisque la question économique et celle du financement des entités décentralisées sont totalement occultées? Ne seraient-ils pas tentés de spolier les biens publics et privés comme les communards? Et si la sécurité et l’armée étaient organisées à l’image de la Commune de Paris, le peuple en armes, comment éviter l’anarchie? Rappel utile&nbsp;: les comités populaires armés en Libye ont mené à la déchéance de l’État, l’ingérence étrangère et l’anarchie.</p>



<p>La Commune a mené à l’anarchie et à la guerre civile, son corollaire, la <em>«gouvernance participative</em>» ne résisterait pas aux égoïsmes, aux réflexes claniques de la société berbère, au tribalisme hilalien, au régionalisme ravageur, au corporatisme, toutes ces tares ressuscitées et encouragées par des politicards criminels qui ont poussé comme des champignons après le 14 janvier 2011. L’État central, garant de l’unité nationale, s’il était marginalisé, nous assisterions éventuellement à l’atomisation de l’État et à l’éclatement du tissu social.</p>



<p>L’utopie de la société parfaite développée par Ridha Mekki dans toutes ses interventions et partagée par Kaïs Saïed nous prépare à une anarchie apocalyptique assaisonnée à la sauce islamiste, jouant, d’une manière consciente ou inconsciente, le jeu des stratèges de la théorie de l&rsquo;ordre par le chaos ou du <em>«désordre créateur»</em>. Un président de la république en exercice est censé avoir la main dans le cambouis et doit donc observer le recul nécessaire par rapport aux utopies qui ont abouti, par le passé, à des expériences apocalyptiques et douloureuses.</p>



<p>Kaïs Saïed et Ridha Mekki ont donc emprunté à la Commune de Paris l’élection des représentants aux plans local, régional et national, leur révocabilité, l’autonomie de prise de décision et la composition populaire de la représentation nationale. Il n&rsquo;y a donc pas, dans leur esprit, une place pour les bourgeois qui seraient dépossédés et persécutés ou qui seraient obligés de fuir Paris. C&rsquo;est, en tout cas, ce qui s&rsquo;était passé lors de la Commune de Paris.</p>



<p>Kaïs Saïed et Ridha Mekki ne parlent que des démunis et des marginalisés comme force de changement social. Quelle serait la place des propriétaires des moyens de production dans le système qu&rsquo;ils préconisent ? À ce propos, la diabolisation des catégories sociales nanties par Kaïs Saïed laisse perplexe. Il s’avère qu’il a un problème avec la richesse. Son slogan de campagne <em>«Echaab yourid»</em> ou <em>«tout l</em><em>e pouvoir au peuple»</em> nous ramènerait-il à celui de <em>«tout le pouvoir aux soviets»</em> de la Russie révolutionnaire de 1917?</p>



<p>Il y a comme des craintes à avoir à ce sujet&#8230;</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7UuxdsFTgh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/embed/#?secret=YUQCPV05Ad#?secret=7UuxdsFTgh" data-secret="7UuxdsFTgh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RGzxAPJirX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/embed/#?secret=8NQNRD9vyn#?secret=RGzxAPJirX" data-secret="RGzxAPJirX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xEBe9oYQw3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/embed/#?secret=1SlltH8xIX#?secret=xEBe9oYQw3" data-secret="xEBe9oYQw3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-democratie-participative-sinspire-t-elle-de-la-commune-de-paris-4-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : la démocratie participative s&rsquo;inspire-t-elle de la commune de Paris ?(4-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2021 10:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Commune de Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/30/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-letat-communiste-source-dinspiration-du-tandem-saied-mekki-3-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener : L’Etat communiste, source d’inspiration du tandem Saïed-Mekki (3-6)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Ridha-Mekki-1.jpg" alt="" class="wp-image-367979"/></figure></div>



<p><strong><em>En visite le 24 juillet 2021, à Gafsa, le président de la république Kaïs Saïed est revenu à sa lubie idéologique, la démocratie participative comme remède absolu à tous les maux de la démocratie représentative instaurée en Tunisie par la Constitution de 2014, devenue purement formelle et de pure apparat, recyclant un vieux système fondé sur le clientélisme politique et la corruption à tous les étages. Populistes à souhait, ses propos peuvent séduire des jeunes précarisés par la crise et frustrés par la confiscation de la révolution de 2011, dont ils espéraient un changement profond qui n&rsquo;est finalement pas venu, mais leur socle idéologique est non seulement vague, fait de bric et de broc philosophique, mais, confronté à la réalité du terrain, a de quoi inspirer des inquiétudes. Dans cette série d&rsquo;articles, l&rsquo;auteur interroge ce socle idéologique et en montre les incohérences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil </strong>*</p>



<span id="more-367976"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil-2.jpg" alt="" class="wp-image-312661"/></figure></div>



<p>Tout porte à croire que les origines marxistes de Ridha Mekki sont demeurées ancrées dans son inconscient et son subconscient. Son modèle de gouvernance basée sur la destruction pour la reconstruction du système se rapproche de la vision de Marx, d’Engels et du courant conseilliste sur l’Etat. </p>



<p>Ridha Mekki, le leader des Patriotes démocrates le plus charismatique des années soixante-dix, ne peut se défaire des longs et houleux débats ayant porté sur les fondements idéologiques de la société communiste et du communisme de conseil qui fera l’objet d’un traitement particulier au dernier article de cette série.</p>



<p>Selon Friedrich Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>, «<em>l&rsquo;État s&rsquo;est développé du fait que les organismes de l&rsquo;organisation gentilice furent soit transformés, soit refoulés par l&rsquo;introduction d&rsquo;organismes nouveaux, et qu&rsquo;enfin on les remplaça complètement par de véritables autorités d&rsquo;État, tandis qu&rsquo;au véritable « peuple en armes », se protégeant lui-même dans ses gentes, ses phratries et ses tribus, se substituait une « force publique » armée, au service de ces autorités d&rsquo;État, donc utilisable même contre le peuple.</em>» Le caractère essentiel de l&rsquo;État consiste en une force publique distincte de la masse du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat, pouvoir spécial d’une catégorie sociale </h2>



<p>Cette évolution sociale s’est essentiellement opérée par la concentration des richesses entre les mains d’un groupe de personnes ou d’une classe qui tend à exercer sa domination sur les autres classes ou catégories de classes. Dans <em>L’Origine de la famille, la propriété privée et l’Etat</em>, Friedrich Engels écrit également ceci : «<em>Le compendium de la société civilisée est l&rsquo;État qui, dans toutes les périodes typiques, est exclusivement l&rsquo;État de la classe dominante et qui reste essentiellement, dans tous les cas, une machine destinée à maintenir dans la sujétion la classe opprimée, exploitée.»</em></p>



<p>Ainsi, pour les tenants du communisme, l’Etat est-il le pouvoir spécial d’une catégorie sociale pour dominer les autres composantes de la société. Avec l’émergence de la société capitaliste, il est devenu l’appareil de répression exercée par la bourgeoisie contre le prolétariat. Ainsi, fallait-il que le prolétariat renverse l’Etat bourgeois pour lui substituer l’Etat prolétarien en tant qu’appareil nécessaire pour briser la résistance de la bourgeoisie et la prise de possession des moyens de production au nom de la société. Selon Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, <em>«l’aboutissement de ce rôle c’est la dictature du prolétariat, la domination politique du prolétariat.»</em></p>



<p>L’Etat par le moyen duquel le prolétariat exerce sa dictature, n’est qu’une étape provisoire : «<em>elle ne représente que la transition à l’abolition de toutes les classes à une société sans classes</em>», lit-on dans une lettre écrite par Marx à Weydmeyer le 18 mars 1851 (<em>L’Etat et la révolution</em>). On peut lire dans <em>La misère de la philosophie</em> : «<em>Il ne faut au prolétariat qu’un Etat en voie d’extinction… Les classes exploitées ont de la domination politique pour supprimer toute exploitation</em>.»</p>



<p>Une fois le rôle de l’Etat prolétarien est achevé avec l’élimination de la classe possédante, les contradictions de classes s’estompent et comme soutenu par Friedrich Engels dans <em>L’Anti Dühring</em>, <em>«le prolétariat s’empare du pouvoir d’Etat et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’Etat. Mais par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences et les oppositions de classe et également en tant qu’Et</em>at… <em>L’intervention d’un pouvoir d’Etat dans des rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l’autre et entre naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place au gouvernement des choses et à la direction des de production. L’Etat n’est pas aboli, il  s’éteint.</em>» La même idée est reprise par Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société </h2>



<p>Ridha Mekki n’est pas loin des idées de Marx et d’Engels. Mohamed Sadok Lejri a rapporté dans son article <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/27/ridha-lenine-un-clown-demagogue-et-utopiste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«Ridha Meki, un clown démagogue et utopiste»</em> </a>publié dans <em>Kapitalis</em>, le 27 décembre 2020, que lors de son passage sur Attessia, le 25 décembre 2020, «<em>les idées qui ont été développées par Ridha Lénine procèdent d’une idéologie qui vise l’Etat et le capitalisme comme deux formes d’oppression indissociables, et l’instauration d’une société égalitaire délestée des principes anti sociaux de la propriété privée et des institutions étatiques fondées sur l’auto gestion et la responsabilité individuelle.»   </em></p>



<p>C’est la société de l’homme parfait dénuée de tout égoïsme, de toutes contradictions et les individus sont mus par l’intérêt commun et la solidarité. «<em>L’ancienne société bourgeoise… est remplacée par une association où le libre développement de chacun et la condition du libre développement de tous</em>», lit-on dans <em>Le manifeste du parti communiste</em> de Marx et Engels. Une vision apologique de la société communiste. Et c’est là tout le paradoxe de Marx : il passe du matérialisme dialectique à la vision apologique de la société. La situation idéale dans l’idéologie marxiste est d’arriver au stade de l’extinction de l’Etat et d’arriver comme soutenu par l’utopiste Saint Simon à une société où <em>«l’administration des choses aura remplacé le gouvernement des hommes»</em>.</p>



<p>La révolution socialiste ne peut qu’aboutir au paradis sur terre. Dans cette société sans classes se crée «<em>la possibilité d’assurer, au moyen de la production sociale, à tous les membres de la société, une existence non seulement parfaitement suffisante au point de vue matériel et s’enrichissant de jour en jour, mais leur garantissant aussi et l’exercice libre et complet de leurs dispositions physiques et intellectuelles</em>», écrivait Engels dans <em>Socialisme utopique et socialisme scientifique</em>. Donc cela légitimerait qu’on serve cette fin par l’emploi de tous les moyens, y compris les plus violents, exercés dans le cadre de la dictature du prolétariat.</p>



<p>Pour Ridha Mekki et Kaïs Saïed, l’épanouissement de peuple passe par la démocratie participative où l’individu est maître de son sort et ou il peut réaliser ce qu’il veut puisque quand le peuple veut une chose, il l&rsquo;aura. </p>



<p>Ridha Lénine a adopté cette idéalisation de la société parfaite de l’homme parfait, où tous les clivages, quelles que soient leurs natures, se seraient estompés dans le cadre de sa démocratie horizontale. Tous seraient animés par la même approche de l’intérêt commun et de l’utilité publique ainsi que de la solidarité et de l’amour du prochain. <em>«Les intérêts de la société passent absolument avant les intérêts particuliers, et les uns et les autres doivent être mis dans un rapport juste et harmonieux»,</em> comme théorisé par Engels dans <em>L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat</em>. Il n’y aurait plus de rixes sanglantes entre deux quartiers de Redeyef à propos du résultat de recrutement à la CPG ou une guerre entre deux tributs pour un puits d’eau comme à Tataouine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rompre avec le vieux système responsable de tous les malheurs </h2>



<p>Puisqu’il faut tunisifier le modèle, Ridha Lénine et Kaïs Saïed sont prêts à œuvrer de concert avec les islamistes, toutes tendances confondues, au nom de la convergence des luttes, afin de provoquer une rupture avec le vieux système <em>«responsable de tous les malheurs»</em> de la Tunisie et atteindre, à terme, les lendemains qui chantent dans une société juste, sans classes… et où l’Etat dépérira. Dans le montage de ce duo, même le clivage confessionnel s’estompe donc. «<em>Tout li monde il est beau tout li monde il est gentil.</em>» Ils ne se rendent pas compte qu’ils pourraient être phagocytés par les Frères musulmans qui ne renoncent jamais à leur stratégie d’islamisation de la société.</p>



<p>Ils sont tellement enfermés dans leur coquille et leur hostilité à la <em>«daouala fassida»</em> (Etat corrompu), à l&rsquo;Etat centralisateur, à la francophonie et aux catégories riches, qu’ils semblent sourds aux appels salafistes pour le retour au système féodal tribal-bédouin et au mercantilisme primaire, et pour la relégation de la société entière dans les abîmes de la régression.  </p>



<p>Ce qui rapproche le montage du duo Kaïs Saïed -Ridha Mekki avec l’approche marxiste de l’Etat, c’est la marginalisation du rôle de l’Etat et l’idéalisation de la société parfaitement harmonieuse, mais surtout le renversement du système en place pour lui substituer un système radicalement différent. Le système en place en Tunisie ne peut représenter l’expression de la volonté populaire et ses aspirations, aussi faut-il le détruire pour instaurer un ordre nouveau, où le pouvoir serait détenu par les opprimés et les laissés-pour-compte qui auront la libre gestion de leurs affaires, comme théorisé par Saïed et Mekki.</p>



<p>Seulement, et comme l’a remarqué Vladimir Lénine dans <em>L’Etat et la révolution</em>, au stade du manifeste communiste «<em>la question de l’Etat était posée d’une manière très abstraite, dans les notions et termes les plus généraux</em>.» Le montage du duo Saïed &#8211; Mekki est aussi abstrait que l’Etat communiste de Marx.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. </h2>



<p>Par ailleurs, Marx, Engels et Lénine avaient prévu que l’homme parfait est l’aboutissement d’une phase transitoire, dite phase de la dictature du prolétariat, où les prolétaires s’approprient des moyens de production et éliminent la classe bourgeoise pour former une société sans contradiction de classes. La  question qui se pose alors est la suivante : d’où émergerait l’homme parfait, l’homme angélique qui n’a pas besoin d’un pouvoir qui lui est extérieur pour vivre harmonieusement dans la société issue de la construction du duo Saïed &#8211; Mekki ? Ces derniers, pensent-t-ils pouvoir créer du néant des sosies doux, gentils, parfaitement solidaires, dénués de tout égoïsme et transcendant leur appartenance sociale, confessionnelle et idéologique? La démocratie de proximité de Saïed ne risque-t-elle pas de susciter au contraire toute sorte de conflits qui voueraient le pays à l’anarchie surtout au vu des tendances claniques, tribales, régionales, et revanchardes qui ont ressurgi en cette décade affligeante suite à la déliquescence de l’autorité de l’Etat.</p>



<p>Depuis le XIXe siècle, l’utopie de Karl Marx n’a pas vu le jour. Un président de la république a-t-il le droit de vendre ce genre de mirage ? L’utopie n’est pas du domaine d’un chef d&rsquo;Etat en exercice, mais des philosophes et des penseurs. Et c’est aux personnes qui agissent dans la sphère publique de partir, le cas échéant, des pensées philosophiques et même utopiques pour leur donner des formes concrètes pouvant s’adapter aux contextes particuliers d’une société donnée, et non de prendre leurs rêves ou les rêves des autres en bloc et à l’état brut pour des réalités. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.</p>



<p>Toujours selon Vladimir Lénine, Karl Marx a peaufiné sa théorie de l’Etat avec l’avènement de l’insurrection de la Commune de Paris en 1971. C’était sa source d’inspiration, mais elle serait éventuellement celle de Ridha Mekki après avoir renié son passé léniniste. On peut dire qu’on peut même trouver de grandes ressemblances entre la Commune de Paris et les conseils de la démocratie participative aux niveaux organique et fonctionnel. </p>



<p><strong><em>Prochain article</em></strong> : <em>La Commune de Paris, source d’inspiration pour la démocratie participative.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iOsMw88eEJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? (1-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/25/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-1-6/embed/#?secret=slrXGB7ADQ#?secret=iOsMw88eEJ" data-secret="iOsMw88eEJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IBYas6jsVh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/">Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où Kaïs Saïed va-t-il nous mener ? :La gouvernance participative selon le tandem Saïed-Mekki (2-6) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/29/ou-kais-saied-va-t-il-nous-mener-la-gouvernance-participative-selon-le-tandem-saied-mekki-2-6/embed/#?secret=owN3QKsKDL#?secret=IBYas6jsVh" data-secret="IBYas6jsVh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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