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	<title>Archives des Coran - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Coran - Kapitalis</title>
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		<title>La citoyenne avant la croyante (3/3) &#124; Femmes, textes sacrés et frontière laïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le statut des femmes musulmanes demeure l’un des grands lieux de tension de nos sociétés, y compris en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/la-citoyenne-avant-la-croyante-3-3-femmes-textes-sacres-et-frontiere-laique/">La citoyenne avant la croyante (3/3) | Femmes, textes sacrés et frontière laïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aujourd’hui, le statut de la femme musulmane demeure l’un des grands lieux de tension de nos sociétés. Il interpelle les intellectuels, dérange les politiques, embarrasse les juristes, divise les familles et traverse silencieusement la vie quotidienne des femmes elles-mêmes. La question paraît simple : la femme doit-elle être définie d’abord par sa citoyenneté ou par une lecture religieuse de son rôle social ? Mais dès qu’on pose cette question, tout devient difficile, car elle touche à ce que les sociétés ont de plus sensible : la foi, l’identité, la famille, l’autorité masculine, la mémoire collective et la peur de perdre une forme de continuité avec le passé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor </strong>*</p>



<span id="more-18939179"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés musulmanes, le débat semble souvent bloqué entre deux positions. D’un côté, les courants islamistes ou conservateurs affirment que les textes sont clairs, définitifs, et qu’il n’appartient pas aux hommes de modifier ce que Dieu aurait fixé. De l’autre, les réformateurs soutiennent que les textes doivent être replacés dans leur contexte historique, social et linguistique, et qu’il faut distinguer l’esprit de justice du message religieux des formes juridiques héritées d’une société ancienne. Entre ces deux visions, la femme se trouve souvent prise comme objet de débat plutôt que reconnue comme sujet de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège d’un débat enfermé dans le texte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est pas seulement religieux. Il est aussi politique. Tant que le statut de la femme dépend prioritairement de l’interprétation du texte religieux, son égalité demeure fragile. Elle avance ou recule selon le rapport de force entre les interprètes. Un moment, une lecture moderniste semble possible ; un autre moment, une lecture littéraliste reprend le dessus. La femme devient alors l’otage d’une bataille herméneutique dont elle paie le prix dans sa liberté, son corps, son héritage, son mariage, son divorce, sa mobilité et sa représentation sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformatrices musulmanes ont pourtant accompli un travail considérable. Fatima Mernissi a montré que beaucoup d’interdits attribués à l’islam relevaient aussi de constructions politiques et patriarcales postérieures, notamment autour de la place publique des femmes (Mernissi, 1987). Asma Barlas, de son côté, a défendu l’idée que le Coran ne devait pas être lu à travers les lunettes d’une tradition patriarcale qui confond trop vite autorité masculine et volonté divine (Barlas, 2002). Amina Wadud a également insisté sur la possibilité d’une lecture éthique du texte, attentive à la justice et non à la simple répétition des hiérarchies anciennes (Wadud, 1999).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces lectures, aussi courageuses soient-elles, se heurtent à une difficulté majeure : elles restent dans l’arène religieuse. Elles discutent le texte avec d’autres interprètes du texte. Elles peuvent convaincre des intellectuels, des croyants ouverts, des militants, parfois des juristes. Mais peuvent-elles garantir durablement l’égalité de toutes les femmes, y compris celles qui ne veulent pas fonder leurs droits sur une interprétation religieuse ? Voilà le nœud du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une citoyenne ne devrait pas avoir besoin de prouver que Dieu veut son égalité pour être égale devant la loi. Elle devrait être égale parce qu’elle est citoyenne, parce qu’elle est sujet de droit, parce qu’elle appartient à la communauté politique au même titre que l’homme. Le droit ne peut pas demander à la femme de gagner d’abord une bataille théologique pour obtenir ensuite une reconnaissance civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’histoire chrétienne nous apprend</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de la femme dans les sociétés chrétiennes est instructive. Pendant des siècles, l’Europe chrétienne n’a pas été un paradis d’égalité. La femme y fut longtemps mineure juridiquement, dépendante du père puis du mari, exclue du pouvoir politique, tenue à distance de l’université, du patrimoine, de la citoyenneté active. Les textes religieux chrétiens ont souvent servi à légitimer la soumission féminine, comme ailleurs. Il serait donc naïf d’opposer un christianisme naturellement libérateur à un islam naturellement oppressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui est remarquable, c’est que l’émancipation des femmes dans les sociétés occidentales ne s’est pas réalisée principalement par une nouvelle lecture de la Bible. Elle s’est faite par la montée du droit civil, par l’école, par le travail salarié, par les luttes féministes, par l’accès à la citoyenneté, par la transformation de l’État, par la sécularisation progressive des institutions. Les femmes n’ont pas attendu que tous les théologiens s’accordent pour leur reconnaître la liberté. Elles ont déplacé la question du terrain religieux vers le terrain politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joan Wallach Scott a bien montré que le féminisme moderne s’est construit dans une tension permanente : les femmes réclamaient l’égalité universelle tout en devant rappeler leur différence dans une société qui les excluait justement au nom de cette différence (Scott, 1996). Simone de Beauvoir, elle, a formulé une vérité devenue centrale : la féminité sociale n’est pas un destin biologique, mais une construction historique (Beauvoir, 1949). Autrement dit, ce que l’on présente comme nature féminine est souvent le produit d’une organisation masculine du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme chrétienne ne fut donc pas libérée par un miracle interne du texte religieux. Elle fut libérée, lentement et incomplètement, parce que le religieux cessa d’être la source première du droit commun. L’Église continua d’exister, la foi continua d’habiter les consciences, mais l’État moderne apprit peu à peu à ne plus confondre dogme religieux et citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi française de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État est devenue l’un des symboles de cette frontière : elle affirme notamment que la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation n’a pas supprimé la religion. Elle a plutôt empêché une religion particulière de gouverner la totalité de la cité. C’est une différence essentielle. La laïcité n’est pas nécessairement l’hostilité à la foi ; elle est d’abord l’organisation politique d’un espace commun où la foi ne peut pas imposer sa loi à ceux qui ne la partagent pas, ni réduire les citoyens à leur appartenance confessionnelle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kkxiT2PFgw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/">L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/embed/#?secret=Qr2yauzNgL#?secret=kkxiT2PFgw" data-secret="kkxiT2PFgw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La femme musulmane entre réforme et citoyenneté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde musulman, quelques expériences montrent que le droit peut avancer même dans des sociétés attachées à l’islam. La Tunisie, par exemple, a adopté dès 1956 un Code du statut personnel qui a interdit la polygamie et inscrit le divorce dans une procédure judiciaire. Le texte officiel du Code précise que le divorce ne peut avoir lieu que devant le tribunal, et qu’il peut être demandé par le mari ou par la femme. Mais cette avancée n’a pas supprimé toutes les inégalités : la question successorale demeure l’un des lieux les plus résistants de l’ordre patriarcal, puisque certaines dispositions maintiennent une différence entre hommes et femmes dans l’héritage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe tunisien est révélateur. Il montre qu’une société peut moderniser le mariage, le divorce, l’espace public, tout en laissant subsister un noyau religieux ou symbolique dans lequel l’égalité devient plus difficile à penser. Le droit avance, mais il s’arrête parfois devant ce qui est présenté comme intouchable. La femme devient alors citoyenne presque entière, mais pas entièrement citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le débat sur la laïcité devient décisif. Non pas une laïcité importée comme un slogan, ni une laïcité agressive qui humilie les croyants, mais une laïcité juridique, sobre, protectrice, capable de dire : la foi appartient à la conscience ; la citoyenneté appartient à la loi commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une femme peut être croyante, pratiquante, attachée à sa tradition ; mais ses droits civils ne doivent pas dépendre de l’interprétation religieuse dominante du moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme refuse souvent cette séparation, car il considère que la société doit être organisée selon une norme religieuse globale. Le réformisme, lui, tente de montrer que l’islam peut être compatible avec l’égalité. Mais la limite du réformisme est qu’il doit toujours convaincre à l’intérieur du religieux. Or, dans l’espace politique, le droit ne peut pas attendre l’unanimité des théologiens. Il doit protéger les personnes, surtout lorsque la tradition devient un instrument de domination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La laïcité comme protection, non comme arrachement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici éviter un malentendu. Défendre la laïcité ne signifie pas demander aux femmes musulmanes de rompre avec leur religion. Ce serait une autre forme de violence symbolique. Beaucoup de femmes veulent être à la fois croyantes et libres, musulmanes et citoyennes, fidèles à une spiritualité et critiques envers les usages patriarcaux de cette spiritualité. La laïcité ne doit pas leur dire : <em>«Choisissez entre votre foi et votre liberté.»</em> Elle doit plutôt garantir que personne ne puisse utiliser la foi pour confisquer leur liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La laïcité véritable ne demande pas au croyant de cesser de croire. Elle demande à l’État de ne pas transformer une croyance en obligation juridique pour tous. Elle protège le croyant contre l’État, mais elle protège aussi le citoyen contre la domination religieuse. C’est pourquoi elle est précieuse dans les sociétés pluralistes. Elle ne règle pas tout, mais elle trace une frontière sans laquelle les droits deviennent négociables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier Roy a souvent rappelé que la laïcité ne consiste pas à effacer le religieux de la société, mais à organiser sa place dans un espace politique où l’État ne se confond pas avec une vérité religieuse (Roy, 2005). Cette distinction est capitale. Une société peut être culturellement musulmane, majoritairement croyante, attachée à ses rites, à ses fêtes, à ses références ; mais son droit civil peut néanmoins reposer sur la citoyenneté, l’égalité et la liberté de conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc moins de savoir si l’islam est compatible avec l’égalité que de savoir si l’État accepte de reconnaître la femme comme citoyenne avant de la définir comme épouse, mère, sœur, fille ou croyante. Tant que la femme est pensée d’abord à travers sa fonction familiale ou morale, elle demeure enfermée dans une identité assignée. Tant qu’elle n’est pas reconnue comme individu juridique autonome, l’égalité reste inachevée.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y1x9XMxM9U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/">Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/embed/#?secret=ie1gu7FlSJ#?secret=Y1x9XMxM9U" data-secret="Y1x9XMxM9U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du face-à-face stérile</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat actuel oppose souvent deux caricatures. Les conservateurs accusent les réformateurs d’occidentaliser la société et de trahir la religion. Les modernistes accusent les conservateurs de vouloir maintenir les femmes dans une minorité permanente. Cette opposition contient une part de vérité, mais elle devient stérile lorsqu’elle empêche de poser la vraie question : qui fait la loi ? Le texte religieux interprété par des autorités masculines ? Ou la volonté générale fondée sur l’égalité des citoyens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de mépriser les textes. Les textes religieux appartiennent à l’histoire spirituelle de millions d’êtres humains. Ils nourrissent les consciences, donnent sens à l’existence, accompagnent les rites de passage, inspirent la morale personnelle. Mais dès qu’ils deviennent source directe d’inégalité juridique, ils cessent d’être seulement des textes de foi ; ils deviennent des instruments de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation de la femme musulmane ne peut donc pas dépendre uniquement d’une meilleure interprétation religieuse, même si cette interprétation reste nécessaire dans le champ culturel et spirituel. Elle exige un déplacement politique : passer de la question <em>«Que permet le texte ?»</em> à la question <em>«Que garantit la citoyenneté ?»</em> Ce passage est difficile, car il touche à l’imaginaire collectif. Mais il est indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés occidentales, la femme n’a pas été émancipée parce que les traditions chrétiennes auraient soudain reconnu leur erreur. Elle l’a été parce que les femmes ont lutté, parce que les sociétés ont changé, parce que l’État moderne a progressivement séparé le salut des âmes de l’organisation des droits. Ce n’est pas la disparition du religieux qui a libéré la femme ; c’est la limitation de son pouvoir juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà peut-être la leçon la plus importante. Une société peut rester croyante tout en devenant politiquement laïque. Elle peut respecter la religion sans lui confier le destin civil des femmes. Elle peut honorer sa tradition sans faire de cette tradition une prison. Elle peut reconnaître que les textes ont une histoire, mais que la citoyenneté doit avoir un avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme musulmane n’a pas besoin d’être sauvée par l’Occident, ni enfermée par les gardiens autoproclamés de l’authenticité. Elle a besoin d’un État qui la reconnaisse pleinement comme sujet de droit. Elle a besoin que sa liberté ne soit pas suspendue à une controverse d’exégètes. Elle a besoin d’une école qui forme l’esprit critique, d’une justice indépendante, d’une loi civile claire, d’une culture politique qui accepte enfin que l’égalité n’est pas une menace contre la société, mais une condition de sa dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La laïcité, dans ce sens, n’est pas une guerre contre Dieu. Elle est une modestie de l’État devant Dieu et devant les hommes. Elle dit simplement : nul ne peut parler au nom du ciel pour diminuer les droits d’un citoyen sur la terre. Et c’est peut-être là, précisément, que commence l’émancipation véritable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Barlas, Asma. <em>Believing Women in Islam: Unreading Patriarchal Interpretations of the Qur’an</em>. University of Texas Press, 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beauvoir, Simone de. <em>Le Deuxième Sexe</em>. Gallimard, 1949.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mernissi, Fatima. <em>Le Harem politique : le Prophète et les femmes</em>. Albin Michel, 1987.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roy, Olivier. <em>La Laïcité face à l’islam</em>. Stock, 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scott, Joan Wallach. <em>Only Paradoxes to Offer: French Feminists and the Rights of Man</em>. Harvard University Press, 1996.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wadud, Amina. <em>Qur’an and Woman: Rereading the Sacred Text from a Woman’s Perspective</em>. Oxford University Press, 1999.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/la-citoyenne-avant-la-croyante-3-3-femmes-textes-sacres-et-frontiere-laique/">La citoyenne avant la croyante (3/3) | Femmes, textes sacrés et frontière laïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 10:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani dans une tribune publiée le 28 mai 2026 sur son <a href="https://www.razika-adnani.com/razika-adnani-consommation-de-viande-porcine-le-coran-nest-pas-aussi-intransigeant/?utm_source=mailpoet&amp;utm_medium=email&amp;utm_source_platform=mailpoet&amp;utm_campaign=la-defaite-de-la-pensee-364" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog personnel</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18840158"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Coran, le livre fondateur de l’islam, cité dans toutes les écoles juridiques islamiques comme première source de législation, n’est pas aussi intransigeant sur la question de la consommation de la viande de porc», </em>affirme l’islamologue connue pour ses lectures à contre-courant du dogmatisme dominant la pensée religieuse dans les pays islamiques. Elle ajoute : <em>«Les quatre versets qui l’évoquent explicitement affirment qu’elle est illicite, mais tous précisent qu’elle est autorisée en cas de nécessité. Ils ont la même position concernant la viande de l’animal qui n’est pas immolé au nom de Dieu, c’est-à-dire qui n’est pas </em>halal<em> en rappelant que Dieu est clément et miséricordieux avec ceux qui sont obligés d’en consommer.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exégètes qui affirment que le Coran est intransigeant sur l’interdiction de consommation de viande porcine par les musulmans doivent donc relire le texte coranique. Idem pour ceux qui, pendant la pandémie du Covid-19, bien que leur vie fût en danger, se sont interrogés au sujet des vaccins pour savoir s’ils ne comportaient pas de la gélatine de porc. Ainsi que les musulmans qui vivent en Occident et chez qui la question du&nbsp;<em>halal</em>&nbsp;se pose d’une manière persistante. <em>«Beaucoup sont hantés par la peur de consommer ce qui n’est pas autorisé par l’islam. Pour la grande majorité le fait de dire qu’un musulman ou une musulmane peut consommer la viande porcine est en lui-même un blasphème»</em>, fait remarquer Razika Adnani, en citant&nbsp;le verset 185 de la sourate 2, <em>La Vache</em>, qui rappelle aux musulmans que Dieu leur veut la facilité et non la difficulté<em>.</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamologue cite, également, dans ce contexte, le verset 5 de la sourate 5, <em>La Table Servie</em>, qui <em>«permet aux musulmans de manger la nourriture des gens du Livre qui sont les juifs et les chrétiens&nbsp;et le porc fait partie de la nourriture de ces derniers.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Coran n’a pas interdit totalement la consommation de la viande porcine c’est parce qu’il est difficile d’interdire aux gens de manger une bête qui n’a pas été tuée dans les règles de la religion ou le porc <em>«quand trouver quoi manger était pour beaucoup en lui-même un problème.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘La grande discorde’’ &#124; Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:52:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Quraychite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, traitée avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’ du grand historien tunisien Hichem Djaït. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, mettant en scène Othmane, Ali et Moawiya, est traitée&nbsp;avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’, ouvrage du grand historien tunisien, le regretté Hichem Djaït (éd. Gallimard, col. Bibliothèque des Histoires, Paris 1989, 417 p.), malgré le caractère lacunaire, critiquable et souvent partisan des sources historiques disponibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18119663"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que les plumes n’avaient commencé à se délier qu’à la fin du Califat des Omeyyades ce qui renvoie les témoignages les moins distants des faits à une cinquantaine d’années. C’est d’autant plus remarquable que l’auteur est arrivé à analyser d’une manière claire les lignes de force économiques, sociologiques, politiques, et culturelles, qui traversaient la société musulmane de l’époque, et qui ont conditionné bien souvent le déroulement des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement et malgré cela, si cet ouvrage a le mérite de synthétiser un récit bien souvent obscurci par le langage utilisé et les contradictions véhiculés par les différents auteurs traitant du sujet, il n’en demeure pas moins qu’il ne met pas fin à la controverse entourant la signification de ce qu’on ne peut qualifier que de drame ; loin de là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’Historien appartenant à la sphère culturelle musulmane, il s’est fait fort d’essayer de s’opposer d’une manière rationnelle aux opinions dépréciatives&nbsp;des orientalistes dont parmi eux les chrétiens n’ont jamais considéré l’islam que comme un faux message, et&nbsp;les laïcs comme une religion propice à la violence et au fanatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une explosion de fureur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tâche, il est vrai n’a pas été aisée et les résultats se sont avérés peu concluants. Fallait-il rechercher à tout prix une quelconque éthique dans cette explosion de fureur ? Le meurtre était en soi un fait grave, en l’occurrence commis par des Egyptiens, des gens venant d’un pays considéré alors plutôt comme périphérique, et dont on ne voit pas quels ressentiments graves ils pouvaient nourrir vis-à-vis d’un pouvoir qu’ils ne subissaient pas directement. La suite nous apprendra que la plupart des responsables contre lesquels on appellera vengeance venaient d’Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Othmane avait fauté en introduisant le népotisme pratiqué dans les empires voisins, romain et perse, dans sa gestion de la chose publique au profit de sa propre famille, et tout le monde s’accorde sur cela. Othmane voulait de toute évidence instaurer par rapport à ses deux devanciers la pratique d’un pouvoir de style impérial et il n’a pas hésité à humilier et à infliger des châtiments corporels à ceux qui le critiquent, y compris quelques-uns parmi les Compagnons les plus prestigieux du Prophète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait là du premier acte de violence physique qui de par sa dimension symbolique concomitante ouvrait la voie à bien d’autres. Si les Compagnons destinés au Paradis selon les termes mêmes du Prophète n’étaient plus assurés de l’inviolabilité de leurs personnes, comment celui qui n’avait dû sa nomination à la charge suprême de la communauté des croyants que pour en avoir fait partie, aurait-il pu assurer la sienne propre ? Pour faire bonne mesure il a introduit parmi les bénéficiaires des prébendes des personnages dont l’évocation dans le Coran était accompagnée d’anathèmes.&nbsp;Le fait qu’il ait été obligé de ne pas s’opposer aux mêmes châtiments contre son propre frère utérin, accusé en tant que gouverneur de Koufa d’avoir conduit la prière en état d’ébriété, ne lui a de toute évidence pas racheté les faveurs de l’opinion publique qui compte, celle des Compagnons, dont plusieurs ne lui avaient pas pardonné la compilation du Coran aux dépens de toutes les autres versions en circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou le Calife ignorait que son frère était un saoulard invétéré, ou bien il le savait et estimait néanmoins que l’intérêt de l’islam, assimilé au sien propre, était au-dessus des prescriptions du Coran. A moins évidemment d’envisager qu’à cette époque-là l’interdiction de la boisson n’eût pas été aussi rigoureuse qu’elle le deviendra&nbsp;plus tard ; ou n’eût simplement pas existé si on veut aller jusqu’au bout du raisonnement qu’une telle hypothèse induit relativement à la compilation du Coran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant à des désaccords politiques s’était surajoutée une dimension religieuse prêtant au conflit un caractère irrévocable que même la disparition de l’une des parties, Ali, n’apaisera&nbsp;pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un légitimisme consanguin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur a argué d’un légitimisme historique relativement à ce dernier. Il eût été plus juste de parler d’un légitimisme consanguin, autrement dit de la résurgence de la vieille <em>«asabiyya»</em> (esprit de clan) arabe initiée par Othmane puisque l’entrée en lice de la veuve du prophète, Aïcha, réclamant le prix du sang du calife assassiné, soutenue par le tandem Talha et Zoubeir, deux apôtres promis au paradis et paradoxalement morts en affrontant d’autres musulmans, allait abattre le premier légitimisme, celui de la précédence de Ali, et baliser la route au second, celui de Moawia, qualifié de politique et aristocratique, autrement dit Quraychite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est douteux que sans la troïka de la bataille du Chameau, Moawia pût jamais trouver les circonstances favorables dont il allait brillamment profiter pour accéder au sommet du pouvoir. Mais Moawia avait, pendant près de 20 ans, administré le Cham, une région frontalière avec l’empire Byzantin et qui pour vivre constamment sur le pied de guerre bénéficiait des meilleures armées, ainsi que d’un esprit de corps, une conscience collective individualisable depuis l’époque des rois de Ghassane, qu’on pourrait qualifier de proto-nationale, ainsi que l’argent assuré par la conquête de l’Egypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la Mésopotamie, appelée Irak, seule capable de lui faire face,&nbsp;Moawia ne trouvait qu’une ville de Koufa travaillée par le neutralisme de Abou Moussa Al Ashari, et qui avec Basra, fatiguée de la guerre, n’aspirait qu’à jouir des bénéfices de la conquête de l’empire Perse, particulièrement après le massacre de leurs propres enfants, ces précurseurs de Daech, à Nahrawane, par Ali, son adversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle attribué à ceux qui allaient devenir les Khawarij, au début connus comme Qurra&nbsp;ou lecteurs littéralistes du Coran, ne semble pas avoir dépassé celui de l’étincelle, mettant le feu aux poudres. Les Qurra avaient après avoir appelé à l’arbitrage selon le Livre sacré à Siffine, en avaient refusé le résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si tout le cheminement de l’Historien a eu pour but d’arriver à la conclusion que les terroristes de l’islam, ceux qui ont assassiné Othmane puis Ali au nom d’une exigence, l’application littérale du texte coranique dans l’exercice du pouvoir, en faisant fi du légitimisme historique et du politique aristocratique, n’ont jamais été qu’une minorité combattue et rejetée par l’immense majorité des musulmans, il faut bien constater que contrairement aux thèses soutenues, il n’y a rien eu d’éthique dans la violence meurtrière déchainée, à Siffine, au Chameau, pour l’honneur dans ces deux champs de bataille selon l’auteur puisqu’il n’y avait pas eu d’exactions contre les survivants, ou à Nahrawane, quand le massacre avait eu pour raison la volonté des Khawarij de se battre jusqu’au dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire plus arabe que musulman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l’incapacité de Ali de mobiliser ses propres partisans, ou bien celle, atavique, des Compagnons de pérenniser l’œuvre fondatrice par l’élaboration d’institutions qui en dehors de la monarchie eussent assuré la continuation du pouvoir sans heurts, une nécessité que les vicissitudes ayant fait suite à la mort du prophète avaient pleinement révélée, une réalité demeure: c’est bien la conception monarchique du pouvoir de Moawia s’appuyant sur le bloc syrien qui, tout à fait logiquement, a empêché l’empire plus arabe que musulman de s’effondrer, alors même qu’il n’avait pas encore atteint la plénitude de son expansion. Même si la présence simultanée de deux califes autoproclamés, Ali et Moawia, durant deux années, préjugeait&nbsp;du morcellement essentiellement politique qui ne manquerait pas ultérieurement de le frapper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La Grande Discorde &#8211; Religion et politique dans l&rsquo;Islam des origines’’, Hichem Djaït, Col. Folio/Histoire, Paris 30 octobre 2008, 544 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ysjjIOsj1N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=TAaCVgdbKc#?secret=ysjjIOsj1N" data-secret="ysjjIOsj1N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:38:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Averroès]]></category>
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		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Chikhaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas d’Aquin]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental depuis... le 13e siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De la lecture d’Averroès par Thomas d’Aquin aux subventions européennes du XXI<sup>e</sup> siècle pour les études coraniques, l’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Chikhaoui </strong>*</p>



<span id="more-16907279"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une panique ancienne s’est saisie de la maison fasciste. Il y a quelques mois, une tempête s’est levée dans un verre d’eau bureaucratique quand des agitateurs de l’extrême-droite surent que l’Union européenne finance un programme de recherche sur le<a href="https://www.univ-nantes.fr/recherche-et-innovation/impact-societal/euqu-the-european-quran-erc-synergy-grant" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coran en Europe</a>**. Aussitôt, les réactions outrées ont fusé : <em>«influence des Frères musulmans», «offensive théocratique», «réécriture de notre histoire»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ce que certains feignent de découvrir aujourd&rsquo;hui était déjà à l’œuvre au XIII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université de Paris, alors haut lieu du savoir chrétien, abritait en son sein les premières manifestations de cette prétendue infiltration. Saint Thomas d’Aquin, en traduisant Averroès, ouvrait déjà les portes de l’Occident à ce qui serait plus tard dénoncé comme l’entrisme islamique.<br>Quand le docteur angélique découvre la pensée d’Ibn Rushd à travers les traductions venues d’Espagne, il ne se doute pas qu’au XXI<sup>e</sup> siècle, son goût pour la logique aristotélicienne arabe lui vaudrait d’être soupçonné de <em>«salafisme soft»</em> par certains chroniqueurs du matin. Sa ‘‘<em>Somme théologique’’</em>, en intégrant des fragments de pensée islamique, aurait pu figurer, aujourd’hui, dans le viseur de ceux qui traquent l’ennemi de l’intérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PjF2ZLL5VW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/">Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/embed/#?secret=nzleofEem1#?secret=PjF2ZLL5VW" data-secret="PjF2ZLL5VW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Averroès, Avicenne, Al-Fārābī : Frères musulmans avant la lettre ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À en croire certaines lectures contemporaines — particulièrement celles d’un prof de sport converti en chroniqueur omniscient — les grands philosophes arabes seraient en réalité des agents dormants de l’islam politique. Leur crime ? Avoir transmis les textes grecs à l’Europe, et osé penser Dieu en des termes universels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà en 2008, Sylvain Gouguenheim opérait un tournant révisionniste en publiant <em>‘‘Aristote au Mont-Saint-Michel’’</em>. Cet ouvrage emblématique d&rsquo;une tendance idéologiquement orientée cherchait à redessiner l’histoire pour affirmer une pureté fantasmée de la civilisation occidentale. Gouguenheim y minimisait — voire niait — le rôle fondamental joué par les penseurs arabes et musulmans dans la transmission du savoir grec à l’Europe médiévale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa thèse, largement contestée par les historiens des sciences et de la philosophie, s’inscrivait dans un courant néo-conservateur, plus politique qu’académique. Le fait que cet auteur ait ensuite conseillé un candidat d’extrême droite comme Éric Zemmour montre à quel point certains travaux, sous couvert d’érudition, peuvent nourrir une rhétorique identitaire, excluante, et dangereusement révisionniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On oublie commodément que sans ces penseurs — Avicenne, Al-Fārābī, Averroès — l’édifice même de la scolastique se serait probablement effondré dans un vide théologique. On oublie aussi que les manuscrits de Tolède, de Palerme, de Cordoue sont les véritables ancêtres de la mémoire européenne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xiRPR2qPuZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=i86ewjLSpz#?secret=xiRPR2qPuZ" data-secret="xiRPR2qPuZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la «science juive» à la philosophie islamique : l’angoisse de l’origine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analogie est frappante : ce que les nazis dénonçaient comme <em>«science juive»</em> — dans la psychanalyse, la théorie de la relativité ou la phénoménologie —, certains détracteurs de l’islam l’appliquent aujourd’hui à la philosophie arabo-musulmane.<br>C’est toujours la même peur : que l’origine du savoir ne soit pas purement européenne; que la rationalité ait transité par d’autres langues, d’autres visages, d’autres lieux. Que la pensée ait traversé l’islam sans s’y abîmer, mais au contraire s’y être élevée.<br>Pour certains cercles crispés sur une identité close, cette généalogie hétérogène est insupportable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat contemporain sur l’islam, comme naguère sur Freud ou Einstein, est mené par des figures qui ne lisent pas mais qui s’expriment. Wikipedia tient lieu de référence ; un petit <em>«Que sais-je ?»</em> devient certificat de spécialisation; et l’absence de lecture devient, pour un public désarmé culturellement, gage de clarté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe, en reniant ses propres filiations intellectuelles, se condamne à l’amnésie et à la stérilité. Refuser la pluralité des sources, c’est se priver de la possibilité de comprendre son histoire — et d’échapper aux fantasmes qui l’empoisonnent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La philosophie est cet entrisme qui ne dit pas son nom. Elle vient toujours d’ailleurs, par un biais, un écho, un exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Enseignant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet visant à étudier l’influence du Coran en Europe du Moyen Age au XIXᵉ siècle, qui a été la cible d’attaques au motif qu’il serait un relais d’influence pour les Frères musulmans. </em>« Des accusations qui paraissent déconnectées de la réalité de la production de ce programme de haut niveau »,<em> écrit notamment </em><a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2025/06/15/coran-europeen-que-contient-vraiment-ce-projet-scientifique-attaque-par-l-extreme-droite_6613237_6038514.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a><em>.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="diRwGqxkEw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=7QO6JXWtuV#?secret=diRwGqxkEw" data-secret="diRwGqxkEw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Exposition à la Médina de Tunis &#124;  Le Saint Coran en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 12:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Ibn Ziad Al-Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[manuscrits]]></category>
		<category><![CDATA[médina de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion du Ramadan, la Médina de Tunis s’est transformé en un lieu privilégié pour les habitants et les touristes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/">Exposition à la Médina de Tunis |  Le Saint Coran en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’occasion du Ramadan, le mausolée d’Ali Ibn Ziad Al-Tounsi, devant le siège du gouvernorat, dans la Médina de Tunis, s’est transformé en un lieu privilégié pour les habitants et les touristes.</em></strong></p>



<span id="more-15974706"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Une collection unique de manuscrits rares du Coran tunisien constitue l’exposition <em>«Le Saint Coran en Tunisie»</em>, un événement promu par le ministère des Affaires religieuses pour célébrer le Ramadan, souligner le lien profond du pays avec le texte sacré de l’Islam et valoriser le patrimoine islamique et culturel tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Visiter l’exposition, c’est comme plonger dans le passé. Jusqu’à la fin du mois, en effet, il sera possible d’admirer des manuscrits du Coran datant d’il y a 330 ans, chacun ayant une particularité à offrir. Il existe des textes écrits sous l’Empire ottoman, des pages enluminées d’encre dorée qui brillent sous les lumières, et même des documents qui préservent le <em>sanad</em> tunisien, la tradition orale avec laquelle le Coran se transmettait de voix en voix. Ce ne sont pas seulement des livres, mais de véritables chefs-d’œuvre, accompagnés de légendes qui expliquent tout : des différents styles de calligraphie – comme le raffiné <em>khatt maghribi</em> ou le caractéristique <em>khatt zaytouni</em> –  jusqu’aux variantes de lecture, de Qaloon à Rashsh et Hafs.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="525" height="700" data-id="15974717" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2.jpg" alt="" class="wp-image-15974717" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2.jpg 525w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 525px) 100vw, 525px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="525" data-id="15974718" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1.jpg" alt="" class="wp-image-15974718" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1.jpg 700w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a Mohamed Najib Zaalouni, un maître en calligraphie qui a fait valoir son talent. Ses œuvres sont des sourates entières du Coran écrites avec une précision étonnante, presque comme pour rappeler à quel point les mots peuvent devenir de l’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maître a également aménagé un petit coin créatif, sorte de laboratoire où l’on respire le parfum de l’encre et de la patience. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas seulement une exposition, mais aussi un voyage. Il raconte comment le Coran tunisien a évolué au fil du temps, des feuilles manuscrites aux imprimés d’aujourd&rsquo;hui, et nous rappelle une histoire qui, surtout en ce mois de Ramadan, veut continuer à vivre. C’est une invitation à s’arrêter, à regarder attentivement, à découvrir un patrimoine qui mêle foi, beauté et mémoire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/">Exposition à la Médina de Tunis |  Le Saint Coran en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Exposition à Tunis &#124; Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 09:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art islamique]]></category>
		<category><![CDATA[BNT]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dar Ben Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[INP]]></category>
		<category><![CDATA[IRMC]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Kchir]]></category>
		<category><![CDATA[Raqqada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition-événement intitulée «Le Coran vu d’ailleurs» se tient à Bibliothèque nationale de Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/">Exposition à Tunis | Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une exposition-événement intitulée «Le Coran vu d’ailleurs» se tient à Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) du 15 février au 30 avril 2025, après avoir fait escale à Nantes (France), Vienne (Autriche) et Grenade (Espagne).</em></strong></p>



<span id="more-15550762"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exposition itinérante, fruit d’une collaboration entre la BNT, l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis, présente plus de 80 manuscrits et documents exceptionnels en provenance du monde entier. Fruit d&rsquo;un projet de recherche financé par le Programme européen de recherche ERC Synergy Grant intitulé <em>«The European Qur&rsquo;an»</em> (EuDu), elle ambitionne de questionner la place du Coran et de l’islam dans la pensée philosophique, religieuse et culturelle européenne depuis le Moyen Age.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’<em>«un projet culturel ambitieux qui repense l’histoire sous un angle différent»</em> a déclaré à l’agence Tap, le directeur général de la BNT, Khaled Kchir. L’exposition, a-t-il ajouté, ne se limite pas à présenter des collections de manuscrits ou d’autres documents, mais vise également à soulever des questions plus profondes sur la place du Coran dans la culture européenne, étroitement liée au christianisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Islam et le Coran ont été au cœur de débats intellectuels et philosophiques en Europe, notamment après la période du Moyen Âge, avec la grande vague de traductions du Coran ayant suscité des réactions divergentes, entre efforts de compréhension et discours critiques, a encore expliqué Khaled Kchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition, qui est attendue au Maroc et au Vatican, met en lumière l’héritage commun des civilisations et la dynamique de l’échange culturel portant à la fois sur le patrimoine coranique en Tunisie, l’importance de ce patrimoine en Europe (puisque de nombreux <em>«mushafs»</em> y ont été amenés, notamment après le sac de Tunis par les Habsbourg en 1535) et sur la lecture et les usages du Coran dans le Maghreb aux époques moderne et contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser les relations entre l&rsquo;Europe et le monde islamique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition présente des manuscrits exceptionnels rarement exposés au public, dont des manuscrits en provenance de la BNT, de l’INP, du Musée d’art islamique de Raqqada, du Musée des arts et traditions populaires Dar Ben Abdallah&#8230; parmi plus de 80 manuscrits et documents rares provenant de divers autres musées et institutions à travers le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pièces précieuses, issues de l’héritage islamique, témoignent de l’influence du Coran au-delà de ses frontières géographiques et culturelles. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la circulation du Coran dans le monde musulman, <em>«Le Coran vu d&rsquo;ailleurs»</em> inverse les perspectives traditionnelles et explore l’impact du livre sacré musulman et son rôle dans la pensée européenne, en invitant les visiteurs à repenser les relations entre l&rsquo;Europe et le monde islamique à travers les siècles, tout en illustrant l’histoire complexe des échanges culturels, intellectuels et spirituels qui ont marqué cette dynamique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le livre saint musulman à travers les siècles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à l’utilisation de supports multimédias modernes (écrans interactifs, cartes vidéos immersives, etc.), les visiteurs pourront plonger au cœur de cette exploration historique d’une manière interactive et ludique. La scénographie, pensée pour sublimer l’architecture de la BNT, a été conçue pour capter l’attention d’un large public, notamment des jeunes générations, à travers une approche esthétique et pédagogique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se voulant un appel à l&rsquo;ouverture, au dialogue interculturel et à la réflexion sur les valeurs partagées, l’exposition offre aux visiteurs une occasion unique de découvrir les circulations méconnues des <em>«mushafs»</em> du Coran, tout en explorant les influences croisées entre l’islam et la pensée européenne, du Moyen Âge à nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Destiné à un public pluriel, elle met en avant l’évolution du rôle et de l’importance du Coran au sein de la culture européenne au fil des siècles: les penseurs des Lumières, par exemple, y ont vu une célébration de la raison et de la religion naturelle, tandis que les Romantiques l’ont salué comme étant un chef-d&rsquo;œuvre littéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D&rsquo;après Tap. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/">Exposition à Tunis | Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 08:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aumône obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Mahmoud]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Mufti de la république]]></category>
		<category><![CDATA[Zakât al-Maal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le «nissab» de la «Zakat al-Maal» en Tunisie pour l'année 1446 de l'Hégire est fixé à environ 20 000 dinars.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/">Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le montant de la «Zakât al-Maal» pour l’année 1446 de l’hégire est fixé à 19 933,892 dinars, a annoncé mardi le Mufti de la République, Cheikh Hichem Ben Mahmoud.</em></strong></p>



<span id="more-13538242"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>«Zakât al-Maal»</em> ou l’aumône obligatoire est versée, annuellement, en vertu des règles de solidarité de l’islam. Elle est versée sur la valeur des biens ayant atteint ou dépassé le <em>«nissab»</em> selon un taux de 2,5%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>«nissab»</em> de la <em>«Zakat al-Maal»</em> désigne la fortune minimale au-delà de laquelle l’acquittement de l’aumône sur la fortune devient obligatoire. Elle doit être versée aux personnes nécessiteuses ou celles qui sont lourdement endettées, tel que stipulé dans le Coran (verset 60 de la sourate Al-Tawba), lit-on dans un communiqué du cabinet du Mufti (Diwan al-Ifta). Sa vocation est de favoriser le partage et la solidarité avec les plus démunis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/">Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbassides]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Malek Ibn Marwane]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hajjaj Ibn Youssouf]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Omeyyades]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[Ubaidallah Ibn Ziyed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13522065</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel est le contexte historique, religieux, politique et linguistique de la rédaction di Coran ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Livre de l’au-delà, le Coran en provient-il ? Ce n&rsquo;est pas à cette question que cet ouvrage s’efforce de répondre, préoccupé par la recherche des éléments matériels qui composent le corpus coranique ainsi que l’analyse de la pensée qui le sous-tend.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13522065"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche a mis à contribution nombre de techniques modernes d’investigation&nbsp;des écrits dans leurs formes et leurs supports (épigraphie, paléographie, radioactivité du Carbone 14), mais aussi dans leurs contenus (philologie, herméneutique), afin de déterminer la teneur des écrits coraniques, le contexte historique, religieux, politique, linguistique, de leur rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or il s’avère que la langue utilisée dans le Coran est celle du Hedjaz du VIIe siècle de l’ère Universelle (eU), celle qui a été qualifiée d’authentique claire (<em>fosha</em>), mais dont les règles&nbsp;ont été souvent ignorées au bénéfice des contraintes imposées par la rime. Et elle est parsemée de mots étrangers allant de l’Hébreu et l’Araméen (<em>moshaf, salat, zakat, shahid</em>)&nbsp; au Grec (<em>qostas</em>), et à l’Ethiopien (<em>Jibt, Taghout</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l&rsquo;écriture arabe cursive arrondie, la plus ancienne semble se situer chez les Nabatéens (Pétra) au 3e siècle eU, contemporaine de l’Etat arabe de Palmyre, inscrite sur de la roche, une écriture graphique d’ailleurs apparentée à celle des Nabatéens, sans voyelles, ponctuations, ni diacritiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fait religieux et conjoncture historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nom de Mohamed, fait sa première apparition sur une pièce de monnaie vers 698 eU, soit 66 ans après la Hijra. Et une formule utilisée usuellement de nos jours, telle que <em>«La Ilaha illa Allah Mohamed Rassoul Allah»</em>, gravée sur la mosquée du Dôme du Rocher construit par le Calife Omeyyade Abdulmalak Ibn Marwane, n’avait jusque-là pas eu de précédent, du moins accompagnée du nom du prophète. Seul <em>«La ilaha illa Allah»</em> avait été utilisée. Et il s’avère que des noms tels que Rahmane étaient connus au Yémen au moins deux siècles avant l’apparition de l’islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est de la datation des feuillets du Coran, les plus anciennes se situent entre 599 et 699 eU. Mais il n’y a pas que le Codex et les feuillets, il y a aussi les inscriptions sur les rochers écrites par des particuliers d’une manière angulée qui reproduisent des versets du Coran et qui s’étendent de la Syrie jusqu’à l’Arabie; les versets retrouvés ne sont parfois pas identiques au texte. Plusieurs versets évoquent le prophète Issa (Jésus). Et ce sont les versets les plus courts, ceux de Amma, qui, paradoxalement, manquent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YCk6snq32z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=4TOXlsgXwk#?secret=YCk6snq32z" data-secret="YCk6snq32z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi la piété populaire dans les 50 années ayant suivi la mort du prophète semble avoir ignoré&nbsp;la <em>Basmala</em> et la <em>Fatiha</em>, ce qui pour un musulman contemporain est surprenant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Relativement aux thèmes abordés dans le corpus, un paradigme important caractérisant l’islam actuel, <em>«le sceau de la prophétie»</em>, avait été revendiqué par le prophète iranien Mani, fondateur du manichéisme au IIIe siècle eU. Le plus intéressant est que son père était membre de la secte baptiste des Elkasaïtes, pour qui Jésus Christ n’était qu&rsquo;un simple prophète mortel dénué de tout attribut divin, ainsi que le confesseraient&nbsp;plus tard les musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à des récits tels celui de <em>Ahl El-Kahf</em>, et de <em>Dhu l Qarnayn</em>, c’est dans la littérature syriaque et manichéenne qu’on les retrouve, dans une perspective de fin imminente du monde, la corne étant l’un des attributs de la bête vue en rêve par le prophète de la Bible Daniel, captif à Babylone. Mais si on admet que la croyance en un dieu unique, ainsi que les préoccupations apocalyptique (fin du monde) et eschatologique (vie après la mort) constituent la préoccupation principale de l’islam, celle-ci a souvent été partagée par les églises chrétiennes d’Orient, par le biais des écrits qu’on a qualifiés de pseudo apocalypses, et dont la rédaction a été stimulée par les multiples guerres opposant les Byzantins aux Perses Sassanides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi le fait religieux ne se dissociait donc pas de la conjoncture historique. Et c&rsquo;est en pleine querelle christologique sur la nature du Christ, unique ou double, différentiée ou non, que l’islam apparaissait. Mais l’histoire de la compilation du Coran soulève un autre problème, celui de l’authenticité du texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les l’accusations de manipulation du texte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On sait en effet que différentes versions existaient, depuis celles de Damas,&nbsp;Basra, Koufa, jusqu’à celle de Othmane, réputée les avoir toutes abrégées. Mais elles ont toutes disparu après l’œuvre de correction entreprise par le général Hajjaj Ibn Youssouf et le gouverneur Ubaidallah Ibn Ziyed, sous le Calife Abdul Malek Ibn Marwane, deux personnalités à poigne réputées plutôt pour leur savoir-faire expéditif contre les opposants au Calife que pour leurs qualités intellectuelles. Mais la réalité est là: c’est un État Omeyyade à son plus haut niveau militaire qui avait repris à son compte la compilation et la codification du Coran, alors que sa légitimité n’a jamais cessé d’être contestée. Et une raison de la contestation par les Chiites portait justement sur l’accusation de manipulation du texte coranique, et sur l’existence selon eux d’une version alternative authentique que seuls les imams connaîtraient, leur conférant même une autorité supplémentaire&nbsp; d’interprétation de l’écriture falsifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, si les écrits chiites sont parsemés d’ajouts fragmentaires qui seraient issus de la version authentique, la réalité est que jusqu’à maintenant, aucune version supplémentaire du Coran n’a été découverte. La conclusion des auteurs de cette Histoire du Coran est sans appel: la religion musulmane actuelle est dans le meilleur des cas issue des contraintes politiques, culturelles, religieuses, qui durant les cinquante années suivant son apparition, l’ont façonnée, et dans le pire une invention des Califes Omeyyades et Abbassides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GU2ypChh79"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/">‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/embed/#?secret=XWNYV2VJAO#?secret=GU2ypChh79" data-secret="GU2ypChh79" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, on ne peut pas ignorer que toutes les recherches menées sur l’islam et utilisant les outils d’investigation modernes,&nbsp;et la prétendue&nbsp;critique rationnelle, n’ont jamais été neutres. Si l’orientalisme a eu pour fonction de faire accepter la domination coloniale aux musulmans, en jetant un doute sur le bien-fondé de leur culture, les recherches actuelles sont utilisées pour faire accepter le fait accompli israélien, au nom d’une supposée primauté juive sur le monothéisme, tout autant qu’un ordre économique mondial foncièrement injuste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment cette perception musulmane réactionnelle, celle de la citadelle assiégée, est celle-là même dont les traditionalistes alliés aux islamistes se servent pour justifier le maintien d’un supposé caractère sacré spécifique de la société que, à l’ère de l’Internet, beaucoup jugent pesant et rétrograde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela, la faute capitale des musulmans contemporains se situe dans le fait de laisser à leurs adversaires le champ libre à la critique, de les y aider même en usant des mêmes outils, ceux de l’orientalisme, sans entreprendre une contre-narration originale, rationnelle et cohérente de leur propre Histoire .Or, l’inertie ne peut servir de stratégie.&nbsp;Si le peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits nationaux a parfois prêté le flanc à l’accusation de terrorisme, c’est aussi à cet immobilisme qu’on le doit.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Histoire du coran : contexte, origine, rédaction’’, de Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, éditions du Cerf, 13 octobre 2022. 1 092 pages. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JVfi6W1oRE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=EV8l3BHnh8#?secret=JVfi6W1oRE" data-secret="JVfi6W1oRE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 06:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[abattage des animaux]]></category>
		<category><![CDATA[castration]]></category>
		<category><![CDATA[chiens errants]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[dignité animale]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[refuges d'animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sayma Bachrouch]]></category>
		<category><![CDATA[stérilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plaidoyer contre la pratique de l’abattage des chiens errants en Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/">Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte au Président de la République sur le droit à la dignité animale», l’auteure dénonce la pratique de l’abattage des chiens errants en Tunisie et rappelle à ses compatriotes le droit à la dignité animale, souvent bafouée.</em></strong> <em>(Illustration: manifestation à Tunis le 2 février 2024 pour dénoncer l&rsquo;abattage des chiens errants en Tunisie).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Sayma Bachrouch</strong> *</p>



<span id="more-11595769"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch.jpg" alt="" class="wp-image-11595771" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Monsieur le Président de la République,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous écris aujourd’hui avec un cœur lourd et désespéré, animée par l’horreur et le chagrin face au sort des animaux errants de notre pays. Chaque jour, dans nos rues, des créatures innocentes errent, affamées, blessées et abandonnées à leur triste sort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes témoins de leur souffrance, de leur lutte pour survivre dans un monde qui les rejette trop souvent. Les images de chiens errants et de chats affamés cherchant désespérément de la nourriture hantent nos pensées et brisent nos cœurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes profondément préoccupés par la pratique de l’abattage des chiens dans notre pays. Cette pratique inhumaine est non seulement cruelle envers les animaux, mais elle est également contraire aux principes fondamentaux de compassion et de respect envers toutes les formes de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est impératif de reconnaître que les chiens et les chats sont des êtres sensibles capables de ressentir la douleur et la peur, et ils méritent d’être traités avec dignité et compassion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’abattage des chiens, souvent effectué de manière brutale et inhumaine, est une violation flagrante de leurs droits les plus élémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’islam, il nous est enseigné de traiter les animaux avec compassion et respect. La maltraitance animale est découragée et considérée comme contraire à ses principes. Le Coran interdit la cruauté envers les animaux et encourage leur traitement avec humanité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCPgaGsfQJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/18/la-municipalite-de-la-marsa-annonce-louverture-dun-centre-intercommunal-de-sterilisation-et-de-vaccination-des-chiens-errants-photos/">La municipalité de la Marsa annonce l&rsquo;ouverture d&rsquo;un centre intercommunal de stérilisation et de vaccination des chiens errants (Photos)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La municipalité de la Marsa annonce l&rsquo;ouverture d&rsquo;un centre intercommunal de stérilisation et de vaccination des chiens errants (Photos) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/18/la-municipalite-de-la-marsa-annonce-louverture-dun-centre-intercommunal-de-sterilisation-et-de-vaccination-des-chiens-errants-photos/embed/#?secret=8BlpC0cuyP#?secret=bCPgaGsfQJ" data-secret="bCPgaGsfQJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les musulmans sont encouragés à fournir de la nourriture, de l’eau et un abri aux animaux, et à les traiter avec gentillesse et miséricorde. Même l’abattage rituel des animaux, considéré comme <em>halal</em> (licite), comporte des directives strictes pour assurer un traitement humain et respectueux de l’animal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre Prophète Mohamed ﷺ lui-même a montré de la bienveillance envers les animaux et a encouragé ses adeptes à faire de même. A ce propos, Saydna Mohamed <strong>ﷺ</strong> dit : <em>«Un homme, qui cheminait sur une route et souffrait d’une soif ardente, trouva un puits. Il descendit dans ce puits et y but. Quand il remonta, il vit un chien tout haletant de soif qui mâchait la terre (humide). Cet animal, se dit l’homme, souffre de soif autant que j’en souffrais moi-même. Alors, descendant dans le puits, il remplit sa bottine d’eau et en abreuva le chien. Allah le récompensa pour son acte et lui pardonna ses fautes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ô Envoyé d’Allah, s’écrièrent les assistants, aurons-nous une récompense pour ce que nous ferons pour les animaux ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Il y a une récompense, répondit-il, pour le bien fait à tout être doué d’un cœur sensible.»</em> (Hadith d’Al-Boukhary d’après Abou Hourayra).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, les lois sur les animaux domestiques sont principalement régies par le Code de protection des animaux, qui a été promulgué en 1991 et révisé en 2015. Ce code vise à protéger le bien-être des animaux domestiques et à prévenir la cruauté envers eux&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en interdisant toute forme de cruauté envers les animaux domestiques et en prévoyant des sanctions pour ceux qui les maltraitent;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en exigeant les soins et de la protection : les propriétaires d’animaux domestiques sont tenus de fournir des soins appropriés, y compris de la nourriture, de l’eau, un abri adéquat et des soins vétérinaires si nécessaire;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en réglementant l’élevage et le commerce : le code réglemente l’élevage et le commerce des animaux domestiques afin de garantir des conditions de vie dignes pour les animaux et d’éviter la propagation de maladies;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; en contrôlant la population animale : le code peut également inclure des dispositions sur le contrôle de la population animale, telles que la stérilisation et la réglementation de la reproduction des animaux domestiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce titre, il est à noter que l’application effective de ces lois peut varier en fonction de divers facteurs, notamment les ressources disponibles, les pratiques culturelles et les attitudes personnelles envers les animaux domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, il m’a été difficile de trouver des rapports officiels spécifiques sur la maltraitance des animaux domestiques en Tunisie, car ce problème peut parfois être sous-documenté ou peu prioritaire par rapport à d’autres préoccupations. Cependant, les témoignages audio-visuels des organisations locales de protection des animaux, telles que les <em>«refuges pour animaux»</em> ou les <em>«groupes de défense des droits des animaux»</em>, sur la situation de la maltraitance animale en Tunisie fusent sur les réseaux sociaux ces temps-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sources peuvent fournir des informations précieuses sur les tendances, les défis et les besoins en matière de protection des animaux domestiques dans notre pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette injustice. Il est de notre devoir moral, en tant qu’humains, de protéger et de défendre les plus vulnérables parmi nous, et cela inclut nos compagnons animaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yLRkfJF7nm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/11/cause-animale-la-municipalite-de-tunis-interdit-definitivement-labattage-des-chiens-errants/">Cause animale : La municipalité de Tunis interdit définitivement l’abattage des chiens errants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cause animale : La municipalité de Tunis interdit définitivement l’abattage des chiens errants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/11/cause-animale-la-municipalite-de-tunis-interdit-definitivement-labattage-des-chiens-errants/embed/#?secret=Vmu49jxjOE#?secret=yLRkfJF7nm" data-secret="yLRkfJF7nm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Nous appelons à l’action de nos dirigeants et des instances officielles pour mettre en place des mesures concrètes visant à résoudre cette crise des animaux errants. Pour ce faire, il incombe d’œuvrer au&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcement de la législation en adoptant et en appliquant des lois plus strictes contre la cruauté envers les animaux, y compris des sanctions plus sévères pour dissuader les actes de maltraitance;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; lancement de programmes de stérilisation et de castration accessibles à tous;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soutien aux refuges pour animaux locaux par un apport financier et logistique pour leur permettre de prendre en charge les animaux abandonnés, maltraités ou en détresse;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; coopération avec des organisations internationales de protection des animaux pour bénéficier de leur expertise et de leurs ressources et pour renforcer les initiatives de protection des animaux en Tunisie;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; sensibilisation du public sur l’importance du bien-être animal et les conséquences de la maltraitance animale à travers des campagnes médiatiques, des programmes éducatifs dans les écoles et des événements communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble et unis, nous pouvons changer le cours de cette tragédie. Nous pouvons offrir un espoir et une vie meilleure à ces créatures qui partagent notre territoire tant sur le plan physique que moral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, monsieur le Président de la République, j’espère avec beaucoup de conviction que des mesures immédiates et significatives seront prises pour mettre fin à la souffrance et à l’abattage des animaux errants de notre pays. Nous devons montrer au monde que la Tunisie est une nation respectueuse de la dignité animale et de la loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entière confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8c4GSu8oPW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/manifestation-contre-labattage-des-chiens-errants-en-tunisie/">Manifestation contre l’abattage des chiens errants en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Manifestation contre l’abattage des chiens errants en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/manifestation-contre-labattage-des-chiens-errants-en-tunisie/embed/#?secret=Vtr1CX4sNo#?secret=8c4GSu8oPW" data-secret="8c4GSu8oPW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/">Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>MAE : La Tunisie condamne l&#8217;acte d&#8217;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 19:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme]]></category>
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		<category><![CDATA[MAE]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MAE : La Tunisie condamne l'acte d'un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/">MAE : La Tunisie condamne l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La Tunisie condamne fermement l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Saint Coran à Stockholm, en Suède. Un acte qui coïncide avec la célébration de l&rsquo;Aïd al-Idha par les musulmans du monde entier, dans une provocation flagrante et délibérée contre leurs sentiments et dans le mépris de leurs croyances.</strong></em></p>



<span id="more-8597887"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie exprime son rejet catégorique de ce crime et de ces pratiques odieux, qui sont loin de la liberté de penser et d&rsquo;expression, et sont contraires aux valeurs humaines universelles qui ont été portées par les saints livres célestes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie appelle la communauté internationale à intervenir de toute urgence pour mettre un terme à ce genre d&rsquo;acte et au phénomène grandissant de l&rsquo;islamophobie, et pour poursuivre et traduire en justice leurs auteurs. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie réaffirme la nécessité de rejeter la violence, la haine et l&rsquo;extrémisme, et de défendre les valeurs de modération, de tolérance et de coexistence pacifique entre les peuples, qui sont inscrites dans la religion islamique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué (Ministère des Affaires étrangères)</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/">MAE : La Tunisie condamne l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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