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	<title>Archives des Coran - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Coran - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘La grande discorde’’ &#124; Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, traitée avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’ du grand historien tunisien Hichem Djaït. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, mettant en scène Othmane, Ali et Moawiya, est traitée&nbsp;avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’, ouvrage du grand historien tunisien, le regretté Hichem Djaït (éd. Gallimard, col. Bibliothèque des Histoires, Paris 1989, 417 p.), malgré le caractère lacunaire, critiquable et souvent partisan des sources historiques disponibles.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18119663"></span>



<p>Il est vrai que les plumes n’avaient commencé à se délier qu’à la fin du Califat des Omeyyades ce qui renvoie les témoignages les moins distants des faits à une cinquantaine d’années. C’est d’autant plus remarquable que l’auteur est arrivé à analyser d’une manière claire les lignes de force économiques, sociologiques, politiques, et culturelles, qui traversaient la société musulmane de l’époque, et qui ont conditionné bien souvent le déroulement des événements.</p>



<p>Naturellement et malgré cela, si cet ouvrage a le mérite de synthétiser un récit bien souvent obscurci par le langage utilisé et les contradictions véhiculés par les différents auteurs traitant du sujet, il n’en demeure pas moins qu’il ne met pas fin à la controverse entourant la signification de ce qu’on ne peut qualifier que de drame ; loin de là.</p>



<p>En tant qu’Historien appartenant à la sphère culturelle musulmane, il s’est fait fort d’essayer de s’opposer d’une manière rationnelle aux opinions dépréciatives&nbsp;des orientalistes dont parmi eux les chrétiens n’ont jamais considéré l’islam que comme un faux message, et&nbsp;les laïcs comme une religion propice à la violence et au fanatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une explosion de fureur</h2>



<p>La tâche, il est vrai n’a pas été aisée et les résultats se sont avérés peu concluants. Fallait-il rechercher à tout prix une quelconque éthique dans cette explosion de fureur ? Le meurtre était en soi un fait grave, en l’occurrence commis par des Egyptiens, des gens venant d’un pays considéré alors plutôt comme périphérique, et dont on ne voit pas quels ressentiments graves ils pouvaient nourrir vis-à-vis d’un pouvoir qu’ils ne subissaient pas directement. La suite nous apprendra que la plupart des responsables contre lesquels on appellera vengeance venaient d’Irak.</p>



<p>Il est vrai que Othmane avait fauté en introduisant le népotisme pratiqué dans les empires voisins, romain et perse, dans sa gestion de la chose publique au profit de sa propre famille, et tout le monde s’accorde sur cela. Othmane voulait de toute évidence instaurer par rapport à ses deux devanciers la pratique d’un pouvoir de style impérial et il n’a pas hésité à humilier et à infliger des châtiments corporels à ceux qui le critiquent, y compris quelques-uns parmi les Compagnons les plus prestigieux du Prophète.</p>



<p>Il s’agissait là du premier acte de violence physique qui de par sa dimension symbolique concomitante ouvrait la voie à bien d’autres. Si les Compagnons destinés au Paradis selon les termes mêmes du Prophète n’étaient plus assurés de l’inviolabilité de leurs personnes, comment celui qui n’avait dû sa nomination à la charge suprême de la communauté des croyants que pour en avoir fait partie, aurait-il pu assurer la sienne propre ? Pour faire bonne mesure il a introduit parmi les bénéficiaires des prébendes des personnages dont l’évocation dans le Coran était accompagnée d’anathèmes.&nbsp;Le fait qu’il ait été obligé de ne pas s’opposer aux mêmes châtiments contre son propre frère utérin, accusé en tant que gouverneur de Koufa d’avoir conduit la prière en état d’ébriété, ne lui a de toute évidence pas racheté les faveurs de l’opinion publique qui compte, celle des Compagnons, dont plusieurs ne lui avaient pas pardonné la compilation du Coran aux dépens de toutes les autres versions en circulation.</p>



<p>Ou le Calife ignorait que son frère était un saoulard invétéré, ou bien il le savait et estimait néanmoins que l’intérêt de l’islam, assimilé au sien propre, était au-dessus des prescriptions du Coran. A moins évidemment d’envisager qu’à cette époque-là l’interdiction de la boisson n’eût pas été aussi rigoureuse qu’elle le deviendra&nbsp;plus tard ; ou n’eût simplement pas existé si on veut aller jusqu’au bout du raisonnement qu’une telle hypothèse induit relativement à la compilation du Coran.</p>



<p>Ce faisant à des désaccords politiques s’était surajoutée une dimension religieuse prêtant au conflit un caractère irrévocable que même la disparition de l’une des parties, Ali, n’apaisera&nbsp;pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un légitimisme consanguin</h2>



<p>L’auteur a argué d’un légitimisme historique relativement à ce dernier. Il eût été plus juste de parler d’un légitimisme consanguin, autrement dit de la résurgence de la vieille <em>«asabiyya»</em> (esprit de clan) arabe initiée par Othmane puisque l’entrée en lice de la veuve du prophète, Aïcha, réclamant le prix du sang du calife assassiné, soutenue par le tandem Talha et Zoubeir, deux apôtres promis au paradis et paradoxalement morts en affrontant d’autres musulmans, allait abattre le premier légitimisme, celui de la précédence de Ali, et baliser la route au second, celui de Moawia, qualifié de politique et aristocratique, autrement dit Quraychite.</p>



<p>Il est douteux que sans la troïka de la bataille du Chameau, Moawia pût jamais trouver les circonstances favorables dont il allait brillamment profiter pour accéder au sommet du pouvoir. Mais Moawia avait, pendant près de 20 ans, administré le Cham, une région frontalière avec l’empire Byzantin et qui pour vivre constamment sur le pied de guerre bénéficiait des meilleures armées, ainsi que d’un esprit de corps, une conscience collective individualisable depuis l’époque des rois de Ghassane, qu’on pourrait qualifier de proto-nationale, ainsi que l’argent assuré par la conquête de l’Egypte.</p>



<p>Face à la Mésopotamie, appelée Irak, seule capable de lui faire face,&nbsp;Moawia ne trouvait qu’une ville de Koufa travaillée par le neutralisme de Abou Moussa Al Ashari, et qui avec Basra, fatiguée de la guerre, n’aspirait qu’à jouir des bénéfices de la conquête de l’empire Perse, particulièrement après le massacre de leurs propres enfants, ces précurseurs de Daech, à Nahrawane, par Ali, son adversaire.</p>



<p>Le rôle attribué à ceux qui allaient devenir les Khawarij, au début connus comme Qurra&nbsp;ou lecteurs littéralistes du Coran, ne semble pas avoir dépassé celui de l’étincelle, mettant le feu aux poudres. Les Qurra avaient après avoir appelé à l’arbitrage selon le Livre sacré à Siffine, en avaient refusé le résultat.</p>



<p>Mais si tout le cheminement de l’Historien a eu pour but d’arriver à la conclusion que les terroristes de l’islam, ceux qui ont assassiné Othmane puis Ali au nom d’une exigence, l’application littérale du texte coranique dans l’exercice du pouvoir, en faisant fi du légitimisme historique et du politique aristocratique, n’ont jamais été qu’une minorité combattue et rejetée par l’immense majorité des musulmans, il faut bien constater que contrairement aux thèses soutenues, il n’y a rien eu d’éthique dans la violence meurtrière déchainée, à Siffine, au Chameau, pour l’honneur dans ces deux champs de bataille selon l’auteur puisqu’il n’y avait pas eu d’exactions contre les survivants, ou à Nahrawane, quand le massacre avait eu pour raison la volonté des Khawarij de se battre jusqu’au dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire plus arabe que musulman</h2>



<p>Mais au-delà de l’incapacité de Ali de mobiliser ses propres partisans, ou bien celle, atavique, des Compagnons de pérenniser l’œuvre fondatrice par l’élaboration d’institutions qui en dehors de la monarchie eussent assuré la continuation du pouvoir sans heurts, une nécessité que les vicissitudes ayant fait suite à la mort du prophète avaient pleinement révélée, une réalité demeure: c’est bien la conception monarchique du pouvoir de Moawia s’appuyant sur le bloc syrien qui, tout à fait logiquement, a empêché l’empire plus arabe que musulman de s’effondrer, alors même qu’il n’avait pas encore atteint la plénitude de son expansion. Même si la présence simultanée de deux califes autoproclamés, Ali et Moawia, durant deux années, préjugeait&nbsp;du morcellement essentiellement politique qui ne manquerait pas ultérieurement de le frapper.</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><strong><em>‘‘La Grande Discorde &#8211; Religion et politique dans l&rsquo;Islam des origines’’, Hichem Djaït, Col. Folio/Histoire, Paris 30 octobre 2008, 544 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ysjjIOsj1N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=TAaCVgdbKc#?secret=ysjjIOsj1N" data-secret="ysjjIOsj1N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 08:38:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental depuis... le 13e siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De la lecture d’Averroès par Thomas d’Aquin aux subventions européennes du XXI<sup>e</sup> siècle pour les études coraniques, l’infiltration islamo-philosophique poursuit son œuvre dans les marges du savoir occidental.</em></strong></p>



<p><strong>Sadok Chikhaoui </strong>*</p>



<span id="more-16907279"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure>
</div>


<p>Une panique ancienne s’est saisie de la maison fasciste. Il y a quelques mois, une tempête s’est levée dans un verre d’eau bureaucratique quand des agitateurs de l’extrême-droite surent que l’Union européenne finance un programme de recherche sur le<a href="https://www.univ-nantes.fr/recherche-et-innovation/impact-societal/euqu-the-european-quran-erc-synergy-grant" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Coran en Europe</a>**. Aussitôt, les réactions outrées ont fusé : <em>«influence des Frères musulmans», «offensive théocratique», «réécriture de notre histoire»</em>.</p>



<p>Pourtant, ce que certains feignent de découvrir aujourd&rsquo;hui était déjà à l’œuvre au XIII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>L’Université de Paris, alors haut lieu du savoir chrétien, abritait en son sein les premières manifestations de cette prétendue infiltration. Saint Thomas d’Aquin, en traduisant Averroès, ouvrait déjà les portes de l’Occident à ce qui serait plus tard dénoncé comme l’entrisme islamique.<br>Quand le docteur angélique découvre la pensée d’Ibn Rushd à travers les traductions venues d’Espagne, il ne se doute pas qu’au XXI<sup>e</sup> siècle, son goût pour la logique aristotélicienne arabe lui vaudrait d’être soupçonné de <em>«salafisme soft»</em> par certains chroniqueurs du matin. Sa ‘‘<em>Somme théologique’’</em>, en intégrant des fragments de pensée islamique, aurait pu figurer, aujourd’hui, dans le viseur de ceux qui traquent l’ennemi de l’intérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PjF2ZLL5VW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/">Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Instrumentalisation politique de la lutte contre l’islamisme en Europe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/instrumentalisation-politique-de-la-lutte-contre-lislamisme-en-europe/embed/#?secret=nzleofEem1#?secret=PjF2ZLL5VW" data-secret="PjF2ZLL5VW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Averroès, Avicenne, Al-Fārābī : Frères musulmans avant la lettre ?</h2>



<p>À en croire certaines lectures contemporaines — particulièrement celles d’un prof de sport converti en chroniqueur omniscient — les grands philosophes arabes seraient en réalité des agents dormants de l’islam politique. Leur crime ? Avoir transmis les textes grecs à l’Europe, et osé penser Dieu en des termes universels.</p>



<p>Déjà en 2008, Sylvain Gouguenheim opérait un tournant révisionniste en publiant <em>‘‘Aristote au Mont-Saint-Michel’’</em>. Cet ouvrage emblématique d&rsquo;une tendance idéologiquement orientée cherchait à redessiner l’histoire pour affirmer une pureté fantasmée de la civilisation occidentale. Gouguenheim y minimisait — voire niait — le rôle fondamental joué par les penseurs arabes et musulmans dans la transmission du savoir grec à l’Europe médiévale.</p>



<p>Sa thèse, largement contestée par les historiens des sciences et de la philosophie, s’inscrivait dans un courant néo-conservateur, plus politique qu’académique. Le fait que cet auteur ait ensuite conseillé un candidat d’extrême droite comme Éric Zemmour montre à quel point certains travaux, sous couvert d’érudition, peuvent nourrir une rhétorique identitaire, excluante, et dangereusement révisionniste.</p>



<p>On oublie commodément que sans ces penseurs — Avicenne, Al-Fārābī, Averroès — l’édifice même de la scolastique se serait probablement effondré dans un vide théologique. On oublie aussi que les manuscrits de Tolède, de Palerme, de Cordoue sont les véritables ancêtres de la mémoire européenne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xiRPR2qPuZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=i86ewjLSpz#?secret=xiRPR2qPuZ" data-secret="xiRPR2qPuZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">De la «science juive» à la philosophie islamique : l’angoisse de l’origine</h2>



<p>L’analogie est frappante : ce que les nazis dénonçaient comme <em>«science juive»</em> — dans la psychanalyse, la théorie de la relativité ou la phénoménologie —, certains détracteurs de l’islam l’appliquent aujourd’hui à la philosophie arabo-musulmane.<br>C’est toujours la même peur : que l’origine du savoir ne soit pas purement européenne; que la rationalité ait transité par d’autres langues, d’autres visages, d’autres lieux. Que la pensée ait traversé l’islam sans s’y abîmer, mais au contraire s’y être élevée.<br>Pour certains cercles crispés sur une identité close, cette généalogie hétérogène est insupportable.</p>



<p>Le débat contemporain sur l’islam, comme naguère sur Freud ou Einstein, est mené par des figures qui ne lisent pas mais qui s’expriment. Wikipedia tient lieu de référence ; un petit <em>«Que sais-je ?»</em> devient certificat de spécialisation; et l’absence de lecture devient, pour un public désarmé culturellement, gage de clarté.</p>



<p>L’Europe, en reniant ses propres filiations intellectuelles, se condamne à l’amnésie et à la stérilité. Refuser la pluralité des sources, c’est se priver de la possibilité de comprendre son histoire — et d’échapper aux fantasmes qui l’empoisonnent.</p>



<p>La philosophie est cet entrisme qui ne dit pas son nom. Elle vient toujours d’ailleurs, par un biais, un écho, un exil.</p>



<p>* <em>Enseignant.</em></p>



<p><em>** Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet visant à étudier l’influence du Coran en Europe du Moyen Age au XIXᵉ siècle, qui a été la cible d’attaques au motif qu’il serait un relais d’influence pour les Frères musulmans. </em>« Des accusations qui paraissent déconnectées de la réalité de la production de ce programme de haut niveau »,<em> écrit notamment </em><a href="https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2025/06/15/coran-europeen-que-contient-vraiment-ce-projet-scientifique-attaque-par-l-extreme-droite_6613237_6038514.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Monde</a><em>.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="diRwGqxkEw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=7QO6JXWtuV#?secret=diRwGqxkEw" data-secret="diRwGqxkEw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/30/projet-de-coran-europeen-%e2%94%82-lentrisme-musulman-remonte-au-moyen-age/">Projet de «Coran européen» │ L’entrisme musulman remonte au Moyen Âge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Exposition à la Médina de Tunis &#124;  Le Saint Coran en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 12:35:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Ibn Ziad Al-Tounsi]]></category>
		<category><![CDATA[calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[manuscrits]]></category>
		<category><![CDATA[médina de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion du Ramadan, la Médina de Tunis s’est transformé en un lieu privilégié pour les habitants et les touristes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/">Exposition à la Médina de Tunis |  Le Saint Coran en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’occasion du Ramadan, le mausolée d’Ali Ibn Ziad Al-Tounsi, devant le siège du gouvernorat, dans la Médina de Tunis, s’est transformé en un lieu privilégié pour les habitants et les touristes.</em></strong></p>



<span id="more-15974706"></span>



<p>Une collection unique de manuscrits rares du Coran tunisien constitue l’exposition <em>«Le Saint Coran en Tunisie»</em>, un événement promu par le ministère des Affaires religieuses pour célébrer le Ramadan, souligner le lien profond du pays avec le texte sacré de l’Islam et valoriser le patrimoine islamique et culturel tunisien.</p>



<p>Visiter l’exposition, c’est comme plonger dans le passé. Jusqu’à la fin du mois, en effet, il sera possible d’admirer des manuscrits du Coran datant d’il y a 330 ans, chacun ayant une particularité à offrir. Il existe des textes écrits sous l’Empire ottoman, des pages enluminées d’encre dorée qui brillent sous les lumières, et même des documents qui préservent le <em>sanad</em> tunisien, la tradition orale avec laquelle le Coran se transmettait de voix en voix. Ce ne sont pas seulement des livres, mais de véritables chefs-d’œuvre, accompagnés de légendes qui expliquent tout : des différents styles de calligraphie – comme le raffiné <em>khatt maghribi</em> ou le caractéristique <em>khatt zaytouni</em> –  jusqu’aux variantes de lecture, de Qaloon à Rashsh et Hafs.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="525" height="700" data-id="15974717" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2.jpg" alt="" class="wp-image-15974717" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2.jpg 525w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-2-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 525px) 100vw, 525px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="525" data-id="15974718" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1.jpg" alt="" class="wp-image-15974718" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1.jpg 700w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Expo-Coran-Tunis-1-580x435.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>
</figure>



<p>Et puis il y a Mohamed Najib Zaalouni, un maître en calligraphie qui a fait valoir son talent. Ses œuvres sont des sourates entières du Coran écrites avec une précision étonnante, presque comme pour rappeler à quel point les mots peuvent devenir de l’art.</p>



<p>Le maître a également aménagé un petit coin créatif, sorte de laboratoire où l’on respire le parfum de l’encre et de la patience. </p>



<p>Ce n’est pas seulement une exposition, mais aussi un voyage. Il raconte comment le Coran tunisien a évolué au fil du temps, des feuilles manuscrites aux imprimés d’aujourd&rsquo;hui, et nous rappelle une histoire qui, surtout en ce mois de Ramadan, veut continuer à vivre. C’est une invitation à s’arrêter, à regarder attentivement, à découvrir un patrimoine qui mêle foi, beauté et mémoire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/exposition-a-la-medina-de-tunis-le-saint-coran-en-tunisie/">Exposition à la Médina de Tunis |  Le Saint Coran en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Exposition à Tunis &#124; Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 09:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[art islamique]]></category>
		<category><![CDATA[BNT]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dar Ben Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[INP]]></category>
		<category><![CDATA[IRMC]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Kchir]]></category>
		<category><![CDATA[Raqqada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition-événement intitulée «Le Coran vu d’ailleurs» se tient à Bibliothèque nationale de Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/">Exposition à Tunis | Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une exposition-événement intitulée «Le Coran vu d’ailleurs» se tient à Bibliothèque nationale de Tunisie (BNT) du 15 février au 30 avril 2025, après avoir fait escale à Nantes (France), Vienne (Autriche) et Grenade (Espagne).</em></strong></p>



<span id="more-15550762"></span>



<p>Cette exposition itinérante, fruit d’une collaboration entre la BNT, l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis, présente plus de 80 manuscrits et documents exceptionnels en provenance du monde entier. Fruit d&rsquo;un projet de recherche financé par le Programme européen de recherche ERC Synergy Grant intitulé <em>«The European Qur&rsquo;an»</em> (EuDu), elle ambitionne de questionner la place du Coran et de l’islam dans la pensée philosophique, religieuse et culturelle européenne depuis le Moyen Age.</p>



<p>Il s’agit d’<em>«un projet culturel ambitieux qui repense l’histoire sous un angle différent»</em> a déclaré à l’agence Tap, le directeur général de la BNT, Khaled Kchir. L’exposition, a-t-il ajouté, ne se limite pas à présenter des collections de manuscrits ou d’autres documents, mais vise également à soulever des questions plus profondes sur la place du Coran dans la culture européenne, étroitement liée au christianisme.</p>



<p>L’Islam et le Coran ont été au cœur de débats intellectuels et philosophiques en Europe, notamment après la période du Moyen Âge, avec la grande vague de traductions du Coran ayant suscité des réactions divergentes, entre efforts de compréhension et discours critiques, a encore expliqué Khaled Kchir.</p>



<p>L’exposition, qui est attendue au Maroc et au Vatican, met en lumière l’héritage commun des civilisations et la dynamique de l’échange culturel portant à la fois sur le patrimoine coranique en Tunisie, l’importance de ce patrimoine en Europe (puisque de nombreux <em>«mushafs»</em> y ont été amenés, notamment après le sac de Tunis par les Habsbourg en 1535) et sur la lecture et les usages du Coran dans le Maghreb aux époques moderne et contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser les relations entre l&rsquo;Europe et le monde islamique</h2>



<p>L’exposition présente des manuscrits exceptionnels rarement exposés au public, dont des manuscrits en provenance de la BNT, de l’INP, du Musée d’art islamique de Raqqada, du Musée des arts et traditions populaires Dar Ben Abdallah&#8230; parmi plus de 80 manuscrits et documents rares provenant de divers autres musées et institutions à travers le monde.</p>



<p>Ces pièces précieuses, issues de l’héritage islamique, témoignent de l’influence du Coran au-delà de ses frontières géographiques et culturelles. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la circulation du Coran dans le monde musulman, <em>«Le Coran vu d&rsquo;ailleurs»</em> inverse les perspectives traditionnelles et explore l’impact du livre sacré musulman et son rôle dans la pensée européenne, en invitant les visiteurs à repenser les relations entre l&rsquo;Europe et le monde islamique à travers les siècles, tout en illustrant l’histoire complexe des échanges culturels, intellectuels et spirituels qui ont marqué cette dynamique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le livre saint musulman à travers les siècles</h2>



<p>Grâce à l’utilisation de supports multimédias modernes (écrans interactifs, cartes vidéos immersives, etc.), les visiteurs pourront plonger au cœur de cette exploration historique d’une manière interactive et ludique. La scénographie, pensée pour sublimer l’architecture de la BNT, a été conçue pour capter l’attention d’un large public, notamment des jeunes générations, à travers une approche esthétique et pédagogique.</p>



<p>Se voulant un appel à l&rsquo;ouverture, au dialogue interculturel et à la réflexion sur les valeurs partagées, l’exposition offre aux visiteurs une occasion unique de découvrir les circulations méconnues des <em>«mushafs»</em> du Coran, tout en explorant les influences croisées entre l’islam et la pensée européenne, du Moyen Âge à nos jours.</p>



<p>Destiné à un public pluriel, elle met en avant l’évolution du rôle et de l’importance du Coran au sein de la culture européenne au fil des siècles: les penseurs des Lumières, par exemple, y ont vu une célébration de la raison et de la religion naturelle, tandis que les Romantiques l’ont salué comme étant un chef-d&rsquo;œuvre littéraire.</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/exposition-a-tunis-le-coran-dici-et-dailleurs-a-travers-les-siecles/">Exposition à Tunis | Le Coran d’ici et d’ailleurs à travers les siècles</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2024 08:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aumône obligatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Mahmoud]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Mufti de la république]]></category>
		<category><![CDATA[Zakât al-Maal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le «nissab» de la «Zakat al-Maal» en Tunisie pour l'année 1446 de l'Hégire est fixé à environ 20 000 dinars.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/">Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le montant de la «Zakât al-Maal» pour l’année 1446 de l’hégire est fixé à 19 933,892 dinars, a annoncé mardi le Mufti de la République, Cheikh Hichem Ben Mahmoud.</em></strong></p>



<span id="more-13538242"></span>



<p>La <em>«Zakât al-Maal»</em> ou l’aumône obligatoire est versée, annuellement, en vertu des règles de solidarité de l’islam. Elle est versée sur la valeur des biens ayant atteint ou dépassé le <em>«nissab»</em> selon un taux de 2,5%.</p>



<p>Le <em>«nissab»</em> de la <em>«Zakat al-Maal»</em> désigne la fortune minimale au-delà de laquelle l’acquittement de l’aumône sur la fortune devient obligatoire. Elle doit être versée aux personnes nécessiteuses ou celles qui sont lourdement endettées, tel que stipulé dans le Coran (verset 60 de la sourate Al-Tawba), lit-on dans un communiqué du cabinet du Mufti (Diwan al-Ifta). Sa vocation est de favoriser le partage et la solidarité avec les plus démunis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/10/tunisie-le-nissab-de-la-zakat-al-maal-fixe-a-20-000-dinars/">Tunisie : le «nissab» de la «Zakât al-Maal» fixé à 20 000 dinars</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbassides]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Malek Ibn Marwane]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hajjaj Ibn Youssouf]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Omeyyades]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[Ubaidallah Ibn Ziyed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le contexte historique, religieux, politique et linguistique de la rédaction di Coran ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Livre de l’au-delà, le Coran en provient-il ? Ce n&rsquo;est pas à cette question que cet ouvrage s’efforce de répondre, préoccupé par la recherche des éléments matériels qui composent le corpus coranique ainsi que l’analyse de la pensée qui le sous-tend.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13522065"></span>



<p>Cette recherche a mis à contribution nombre de techniques modernes d’investigation&nbsp;des écrits dans leurs formes et leurs supports (épigraphie, paléographie, radioactivité du Carbone 14), mais aussi dans leurs contenus (philologie, herméneutique), afin de déterminer la teneur des écrits coraniques, le contexte historique, religieux, politique, linguistique, de leur rédaction.</p>



<p>Or il s’avère que la langue utilisée dans le Coran est celle du Hedjaz du VIIe siècle de l’ère Universelle (eU), celle qui a été qualifiée d’authentique claire (<em>fosha</em>), mais dont les règles&nbsp;ont été souvent ignorées au bénéfice des contraintes imposées par la rime. Et elle est parsemée de mots étrangers allant de l’Hébreu et l’Araméen (<em>moshaf, salat, zakat, shahid</em>)&nbsp; au Grec (<em>qostas</em>), et à l’Ethiopien (<em>Jibt, Taghout</em>).</p>



<p>Quant à l&rsquo;écriture arabe cursive arrondie, la plus ancienne semble se situer chez les Nabatéens (Pétra) au 3e siècle eU, contemporaine de l’Etat arabe de Palmyre, inscrite sur de la roche, une écriture graphique d’ailleurs apparentée à celle des Nabatéens, sans voyelles, ponctuations, ni diacritiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fait religieux et conjoncture historique</h2>



<p>Le nom de Mohamed, fait sa première apparition sur une pièce de monnaie vers 698 eU, soit 66 ans après la Hijra. Et une formule utilisée usuellement de nos jours, telle que <em>«La Ilaha illa Allah Mohamed Rassoul Allah»</em>, gravée sur la mosquée du Dôme du Rocher construit par le Calife Omeyyade Abdulmalak Ibn Marwane, n’avait jusque-là pas eu de précédent, du moins accompagnée du nom du prophète. Seul <em>«La ilaha illa Allah»</em> avait été utilisée. Et il s’avère que des noms tels que Rahmane étaient connus au Yémen au moins deux siècles avant l’apparition de l’islam.</p>



<p>Pour ce qui est de la datation des feuillets du Coran, les plus anciennes se situent entre 599 et 699 eU. Mais il n’y a pas que le Codex et les feuillets, il y a aussi les inscriptions sur les rochers écrites par des particuliers d’une manière angulée qui reproduisent des versets du Coran et qui s’étendent de la Syrie jusqu’à l’Arabie; les versets retrouvés ne sont parfois pas identiques au texte. Plusieurs versets évoquent le prophète Issa (Jésus). Et ce sont les versets les plus courts, ceux de Amma, qui, paradoxalement, manquent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YCk6snq32z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=4TOXlsgXwk#?secret=YCk6snq32z" data-secret="YCk6snq32z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi la piété populaire dans les 50 années ayant suivi la mort du prophète semble avoir ignoré&nbsp;la <em>Basmala</em> et la <em>Fatiha</em>, ce qui pour un musulman contemporain est surprenant.</p>



<p>Relativement aux thèmes abordés dans le corpus, un paradigme important caractérisant l’islam actuel, <em>«le sceau de la prophétie»</em>, avait été revendiqué par le prophète iranien Mani, fondateur du manichéisme au IIIe siècle eU. Le plus intéressant est que son père était membre de la secte baptiste des Elkasaïtes, pour qui Jésus Christ n’était qu&rsquo;un simple prophète mortel dénué de tout attribut divin, ainsi que le confesseraient&nbsp;plus tard les musulmans.</p>



<p>Quant à des récits tels celui de <em>Ahl El-Kahf</em>, et de <em>Dhu l Qarnayn</em>, c’est dans la littérature syriaque et manichéenne qu’on les retrouve, dans une perspective de fin imminente du monde, la corne étant l’un des attributs de la bête vue en rêve par le prophète de la Bible Daniel, captif à Babylone. Mais si on admet que la croyance en un dieu unique, ainsi que les préoccupations apocalyptique (fin du monde) et eschatologique (vie après la mort) constituent la préoccupation principale de l’islam, celle-ci a souvent été partagée par les églises chrétiennes d’Orient, par le biais des écrits qu’on a qualifiés de pseudo apocalypses, et dont la rédaction a été stimulée par les multiples guerres opposant les Byzantins aux Perses Sassanides.</p>



<p>Ainsi le fait religieux ne se dissociait donc pas de la conjoncture historique. Et c&rsquo;est en pleine querelle christologique sur la nature du Christ, unique ou double, différentiée ou non, que l’islam apparaissait. Mais l’histoire de la compilation du Coran soulève un autre problème, celui de l’authenticité du texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les l’accusations de manipulation du texte</h2>



<p>On sait en effet que différentes versions existaient, depuis celles de Damas,&nbsp;Basra, Koufa, jusqu’à celle de Othmane, réputée les avoir toutes abrégées. Mais elles ont toutes disparu après l’œuvre de correction entreprise par le général Hajjaj Ibn Youssouf et le gouverneur Ubaidallah Ibn Ziyed, sous le Calife Abdul Malek Ibn Marwane, deux personnalités à poigne réputées plutôt pour leur savoir-faire expéditif contre les opposants au Calife que pour leurs qualités intellectuelles. Mais la réalité est là: c’est un État Omeyyade à son plus haut niveau militaire qui avait repris à son compte la compilation et la codification du Coran, alors que sa légitimité n’a jamais cessé d’être contestée. Et une raison de la contestation par les Chiites portait justement sur l’accusation de manipulation du texte coranique, et sur l’existence selon eux d’une version alternative authentique que seuls les imams connaîtraient, leur conférant même une autorité supplémentaire&nbsp; d’interprétation de l’écriture falsifiée.</p>



<p>Néanmoins, si les écrits chiites sont parsemés d’ajouts fragmentaires qui seraient issus de la version authentique, la réalité est que jusqu’à maintenant, aucune version supplémentaire du Coran n’a été découverte. La conclusion des auteurs de cette Histoire du Coran est sans appel: la religion musulmane actuelle est dans le meilleur des cas issue des contraintes politiques, culturelles, religieuses, qui durant les cinquante années suivant son apparition, l’ont façonnée, et dans le pire une invention des Califes Omeyyades et Abbassides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GU2ypChh79"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/">‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/embed/#?secret=XWNYV2VJAO#?secret=GU2ypChh79" data-secret="GU2ypChh79" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, on ne peut pas ignorer que toutes les recherches menées sur l’islam et utilisant les outils d’investigation modernes,&nbsp;et la prétendue&nbsp;critique rationnelle, n’ont jamais été neutres. Si l’orientalisme a eu pour fonction de faire accepter la domination coloniale aux musulmans, en jetant un doute sur le bien-fondé de leur culture, les recherches actuelles sont utilisées pour faire accepter le fait accompli israélien, au nom d’une supposée primauté juive sur le monothéisme, tout autant qu’un ordre économique mondial foncièrement injuste.</p>



<p>Évidemment cette perception musulmane réactionnelle, celle de la citadelle assiégée, est celle-là même dont les traditionalistes alliés aux islamistes se servent pour justifier le maintien d’un supposé caractère sacré spécifique de la société que, à l’ère de l’Internet, beaucoup jugent pesant et rétrograde.</p>



<p>Malgré cela, la faute capitale des musulmans contemporains se situe dans le fait de laisser à leurs adversaires le champ libre à la critique, de les y aider même en usant des mêmes outils, ceux de l’orientalisme, sans entreprendre une contre-narration originale, rationnelle et cohérente de leur propre Histoire .Or, l’inertie ne peut servir de stratégie.&nbsp;Si le peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits nationaux a parfois prêté le flanc à l’accusation de terrorisme, c’est aussi à cet immobilisme qu’on le doit.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Histoire du coran : contexte, origine, rédaction’’, de Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, éditions du Cerf, 13 octobre 2022. 1 092 pages. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JVfi6W1oRE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=EV8l3BHnh8#?secret=JVfi6W1oRE" data-secret="JVfi6W1oRE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 06:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[abattage des animaux]]></category>
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		<category><![CDATA[chiens errants]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[dignité animale]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[refuges d'animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Sayma Bachrouch]]></category>
		<category><![CDATA[stérilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plaidoyer contre la pratique de l’abattage des chiens errants en Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/">Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte au Président de la République sur le droit à la dignité animale», l’auteure dénonce la pratique de l’abattage des chiens errants en Tunisie et rappelle à ses compatriotes le droit à la dignité animale, souvent bafouée.</em></strong> <em>(Illustration: manifestation à Tunis le 2 février 2024 pour dénoncer l&rsquo;abattage des chiens errants en Tunisie).</em></p>



<p>Par <strong>Sayma Bachrouch</strong> *</p>



<span id="more-11595769"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch.jpg" alt="" class="wp-image-11595771" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Sayma-Bachrouch-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Monsieur le Président de la République,</p>



<p>Je vous écris aujourd’hui avec un cœur lourd et désespéré, animée par l’horreur et le chagrin face au sort des animaux errants de notre pays. Chaque jour, dans nos rues, des créatures innocentes errent, affamées, blessées et abandonnées à leur triste sort.</p>



<p>Nous sommes témoins de leur souffrance, de leur lutte pour survivre dans un monde qui les rejette trop souvent. Les images de chiens errants et de chats affamés cherchant désespérément de la nourriture hantent nos pensées et brisent nos cœurs.</p>



<p>Nous sommes profondément préoccupés par la pratique de l’abattage des chiens dans notre pays. Cette pratique inhumaine est non seulement cruelle envers les animaux, mais elle est également contraire aux principes fondamentaux de compassion et de respect envers toutes les formes de vie.</p>



<p>Il est impératif de reconnaître que les chiens et les chats sont des êtres sensibles capables de ressentir la douleur et la peur, et ils méritent d’être traités avec dignité et compassion.</p>



<p>L’abattage des chiens, souvent effectué de manière brutale et inhumaine, est une violation flagrante de leurs droits les plus élémentaires.</p>



<p>Dans l’islam, il nous est enseigné de traiter les animaux avec compassion et respect. La maltraitance animale est découragée et considérée comme contraire à ses principes. Le Coran interdit la cruauté envers les animaux et encourage leur traitement avec humanité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCPgaGsfQJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/18/la-municipalite-de-la-marsa-annonce-louverture-dun-centre-intercommunal-de-sterilisation-et-de-vaccination-des-chiens-errants-photos/">La municipalité de la Marsa annonce l&rsquo;ouverture d&rsquo;un centre intercommunal de stérilisation et de vaccination des chiens errants (Photos)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La municipalité de la Marsa annonce l&rsquo;ouverture d&rsquo;un centre intercommunal de stérilisation et de vaccination des chiens errants (Photos) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/18/la-municipalite-de-la-marsa-annonce-louverture-dun-centre-intercommunal-de-sterilisation-et-de-vaccination-des-chiens-errants-photos/embed/#?secret=8BlpC0cuyP#?secret=bCPgaGsfQJ" data-secret="bCPgaGsfQJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les musulmans sont encouragés à fournir de la nourriture, de l’eau et un abri aux animaux, et à les traiter avec gentillesse et miséricorde. Même l’abattage rituel des animaux, considéré comme <em>halal</em> (licite), comporte des directives strictes pour assurer un traitement humain et respectueux de l’animal.</p>



<p>Notre Prophète Mohamed ﷺ lui-même a montré de la bienveillance envers les animaux et a encouragé ses adeptes à faire de même. A ce propos, Saydna Mohamed <strong>ﷺ</strong> dit : <em>«Un homme, qui cheminait sur une route et souffrait d’une soif ardente, trouva un puits. Il descendit dans ce puits et y but. Quand il remonta, il vit un chien tout haletant de soif qui mâchait la terre (humide). Cet animal, se dit l’homme, souffre de soif autant que j’en souffrais moi-même. Alors, descendant dans le puits, il remplit sa bottine d’eau et en abreuva le chien. Allah le récompensa pour son acte et lui pardonna ses fautes.</em></p>



<p><em>&#8211; Ô Envoyé d’Allah, s’écrièrent les assistants, aurons-nous une récompense pour ce que nous ferons pour les animaux ?</em></p>



<p><em>&#8211; Il y a une récompense, répondit-il, pour le bien fait à tout être doué d’un cœur sensible.»</em> (Hadith d’Al-Boukhary d’après Abou Hourayra).</p>



<p>En Tunisie, les lois sur les animaux domestiques sont principalement régies par le Code de protection des animaux, qui a été promulgué en 1991 et révisé en 2015. Ce code vise à protéger le bien-être des animaux domestiques et à prévenir la cruauté envers eux&nbsp;:</p>



<p>&#8211; en interdisant toute forme de cruauté envers les animaux domestiques et en prévoyant des sanctions pour ceux qui les maltraitent;</p>



<p>&#8211; en exigeant les soins et de la protection : les propriétaires d’animaux domestiques sont tenus de fournir des soins appropriés, y compris de la nourriture, de l’eau, un abri adéquat et des soins vétérinaires si nécessaire;</p>



<p>&#8211; en réglementant l’élevage et le commerce : le code réglemente l’élevage et le commerce des animaux domestiques afin de garantir des conditions de vie dignes pour les animaux et d’éviter la propagation de maladies;</p>



<p>&#8211; en contrôlant la population animale : le code peut également inclure des dispositions sur le contrôle de la population animale, telles que la stérilisation et la réglementation de la reproduction des animaux domestiques.</p>



<p>A ce titre, il est à noter que l’application effective de ces lois peut varier en fonction de divers facteurs, notamment les ressources disponibles, les pratiques culturelles et les attitudes personnelles envers les animaux domestique.</p>



<p>Malheureusement, il m’a été difficile de trouver des rapports officiels spécifiques sur la maltraitance des animaux domestiques en Tunisie, car ce problème peut parfois être sous-documenté ou peu prioritaire par rapport à d’autres préoccupations. Cependant, les témoignages audio-visuels des organisations locales de protection des animaux, telles que les <em>«refuges pour animaux»</em> ou les <em>«groupes de défense des droits des animaux»</em>, sur la situation de la maltraitance animale en Tunisie fusent sur les réseaux sociaux ces temps-ci.</p>



<p>Ces sources peuvent fournir des informations précieuses sur les tendances, les défis et les besoins en matière de protection des animaux domestiques dans notre pays.</p>



<p>Nous ne pouvons plus rester silencieux face à cette injustice. Il est de notre devoir moral, en tant qu’humains, de protéger et de défendre les plus vulnérables parmi nous, et cela inclut nos compagnons animaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yLRkfJF7nm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/11/cause-animale-la-municipalite-de-tunis-interdit-definitivement-labattage-des-chiens-errants/">Cause animale : La municipalité de Tunis interdit définitivement l’abattage des chiens errants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cause animale : La municipalité de Tunis interdit définitivement l’abattage des chiens errants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/11/cause-animale-la-municipalite-de-tunis-interdit-definitivement-labattage-des-chiens-errants/embed/#?secret=Vmu49jxjOE#?secret=yLRkfJF7nm" data-secret="yLRkfJF7nm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Nous appelons à l’action de nos dirigeants et des instances officielles pour mettre en place des mesures concrètes visant à résoudre cette crise des animaux errants. Pour ce faire, il incombe d’œuvrer au&nbsp;:</p>



<p>&#8211; renforcement de la législation en adoptant et en appliquant des lois plus strictes contre la cruauté envers les animaux, y compris des sanctions plus sévères pour dissuader les actes de maltraitance;</p>



<p>&#8211; lancement de programmes de stérilisation et de castration accessibles à tous;</p>



<p>&#8211; soutien aux refuges pour animaux locaux par un apport financier et logistique pour leur permettre de prendre en charge les animaux abandonnés, maltraités ou en détresse;</p>



<p>&#8211; coopération avec des organisations internationales de protection des animaux pour bénéficier de leur expertise et de leurs ressources et pour renforcer les initiatives de protection des animaux en Tunisie;</p>



<p>&#8211; sensibilisation du public sur l’importance du bien-être animal et les conséquences de la maltraitance animale à travers des campagnes médiatiques, des programmes éducatifs dans les écoles et des événements communautaires.</p>



<p>Ensemble et unis, nous pouvons changer le cours de cette tragédie. Nous pouvons offrir un espoir et une vie meilleure à ces créatures qui partagent notre territoire tant sur le plan physique que moral.</p>



<p>En conclusion, monsieur le Président de la République, j’espère avec beaucoup de conviction que des mesures immédiates et significatives seront prises pour mettre fin à la souffrance et à l’abattage des animaux errants de notre pays. Nous devons montrer au monde que la Tunisie est une nation respectueuse de la dignité animale et de la loi.</p>



<p>Entière confiance.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8c4GSu8oPW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/manifestation-contre-labattage-des-chiens-errants-en-tunisie/">Manifestation contre l’abattage des chiens errants en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Manifestation contre l’abattage des chiens errants en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/03/manifestation-contre-labattage-des-chiens-errants-en-tunisie/embed/#?secret=Vtr1CX4sNo#?secret=8c4GSu8oPW" data-secret="8c4GSu8oPW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/pour-mettre-fin-a-labattage-des-animaux-errants-en-tunisie/">Pour mettre fin à l’abattage des animaux errants en Tunisie </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>MAE : La Tunisie condamne l&#8217;acte d&#8217;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 19:04:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[MAE]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MAE : La Tunisie condamne l'acte d'un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/">MAE : La Tunisie condamne l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La Tunisie condamne fermement l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Saint Coran à Stockholm, en Suède. Un acte qui coïncide avec la célébration de l&rsquo;Aïd al-Idha par les musulmans du monde entier, dans une provocation flagrante et délibérée contre leurs sentiments et dans le mépris de leurs croyances.</strong></em></p>



<span id="more-8597887"></span>



<p>La Tunisie exprime son rejet catégorique de ce crime et de ces pratiques odieux, qui sont loin de la liberté de penser et d&rsquo;expression, et sont contraires aux valeurs humaines universelles qui ont été portées par les saints livres célestes.</p>



<p>La Tunisie appelle la communauté internationale à intervenir de toute urgence pour mettre un terme à ce genre d&rsquo;acte et au phénomène grandissant de l&rsquo;islamophobie, et pour poursuivre et traduire en justice leurs auteurs. </p>



<p>La Tunisie réaffirme la nécessité de rejeter la violence, la haine et l&rsquo;extrémisme, et de défendre les valeurs de modération, de tolérance et de coexistence pacifique entre les peuples, qui sont inscrites dans la religion islamique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué (Ministère des Affaires étrangères)</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/mae-la-tunisie-condamne-lacte-dun-extremiste-qui-a-brule-une-copie-du-coran-a-stockholm/">MAE : La Tunisie condamne l&rsquo;acte d&rsquo;un extrémiste qui a brûlé une copie du Coran à Stockholm</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 11:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne comptera pas sur Kaïs Saïed pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed rêve de fonder une «nouvelle république», plus démocratique et plus juste, mais on ne comptera pas sur lui pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes, qui représentent la moitié de la société, dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi, comme dans toute «vraie» république.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi  </strong></p>



<span id="more-1723907"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>Selon des statistiques préliminaires, les filles sont presque deux fois plus nombreuses que les garçons parmi les candidats reçus au concours national du baccalauréat 2022. On retrouve le même taux chez les garçons… mais parmi les recalés.</p>



<p>A l’université, ce sont les filles qui brillent également davantage que les garçons et sont beaucoup plus nombreuses que leurs camarades mâles parmi les diplômés. Et en Tunisie, cela dure depuis au moins une trentaine d’années.</p>



<p>Cependant, et selon les chiffres de l’emploi, les filles sont deux fois moins nombreuses que les garçons à intégrer le marché de l’emploi et sont, très souvent, plus bûcheuses, moins absentéistes mais moins bien rémunérées que leurs collègues de l’autre sexe. Elles sont moins nombreuses aussi à accéder aux postes de responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ségrégation diffuse</h2>



<p>Comment expliquer ce paradoxe&nbsp;dans un pays qui a très tôt misé sur l’émancipation des femmes et qui a fait d’énormes progrès sur la voie de la généralisation de l’enseignement ? &nbsp;</p>



<p>Les causes de cette <em>«injustice»</em> sont nombreuses. Elles sont essentiellement d’ordre social et tiennent à une ségrégation diffuse que l’on retrouve dans tous les aspects de la vie où les femmes doivent faire preuve de plus d’abnégation, d’effort et de détermination pour espérer se frayer un chemin en société et dans la vie publique, encore fortement dominée par la gent masculine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MoeTNVztTC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/">Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/embed/#?secret=D9iSL9W6nX#?secret=MoeTNVztTC" data-secret="MoeTNVztTC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ne rien arranger, cette <em>«injustice»</em> est banalisée, normalisée voire légalisée par des lois d’un autre âge qui, en dépit des apparences et des postures vaguement égalitaires ou progressistes des dirigeants politiques, continuent de brimer la moitié de la société et de la priver des moyens de l’épanouissement personnel, professionnel et social. On en veut pour preuve la lâcheté qui caractérise les décisions de ces dirigeants à chaque fois qu’ils sont sommés de passer des paroles aux actes pour concrétiser leur égalitarisme de façade.</p>



<p>La question de l’égalité des femmes et des hommes dans l’héritage a été, en Tunisie, depuis la promulgation du Code de statut personnel, en 1956, l’un des révélateurs de cette lâcheté, puisque ni Habib Bourguiba, ni Zine El-Abidine Ben Ali ni Béji Caïd Essebsi, qui en eut pourtant la tentation au début de son mandat, n’ont été capables de satisfaire cette revendication portée par plusieurs générations de femmes et d’hommes. Leur successeur au palais de Carthage, Kaïs Saïed, grand conservateur devant l’Eternel, n’a même pas tenté de reprendre le processus où l’ont laissé ses prédécesseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conservatisme assumé</h2>



<p>Ce professeur de droit constitutionnel, un islamiste avançant masqué selon certains analystes, a, dès son accession au palais de Carthage, fermé la porte au nez des militantes féministes. Il n’y aura pas d’égalité dans l’héritage entre la femme et l’homme, en tout cas pas sous son mandat, car le Coran est formel à ce sujet : la part de la femme équivaut à la moitié de celle de l’homme, a-t-il argumenté, comme si les lois civiles en Tunisie étaient tirées de la charia islamique. Chassez la religion, elle revient au galop !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rRljJjjtDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/">Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/embed/#?secret=5bTyEv3nvK#?secret=rRljJjjtDF" data-secret="rRljJjjtDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a d&rsquo;ailleurs choisi la célébration de la fête nationale de la femme, le 13 août 2020, pour donner son avis sur cette question. <em>«Instaurons d’abord une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques. La révolution a éclaté et les Tunisiens se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité. Aussi, le Coran est clair à ce sujet et, en islam, le système de l’héritage n’est pas basé sur une pseudo égalité formelle, mais sur le principe de la justice</em>», a dit, lui l’homme de droit, comme si </p>



<p>en précisant que chacun est libre et que la relation entre les membres d’une même famille n’est pas comparable à celle entre les citoyens. Les islamistes, qui avaient en majorité voté pour lui au second tour, d&rsquo;où son score astronomique de 73%, ont beaucoup apprécié cette sortie. </p>



<p>Circulez, chères dames, il n&rsquo;y a rien à voir ! </p>



<p>On l’a compris, ce n’est pas Kaïs Saïed, qui rêve pourtant de fonder une <em>«nouvelle république»,</em> qui provoquera la révolution dans les esprits et dans les lois qui rétablira la moitié de la société dans ses droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi. </p>



<p>On a d’ailleurs bien remarqué que le locataire du palais de Carthage, quand il parle de droit, utilise rarement le terme d’égalité, trop arithmétique à son goût, et lui préfère celui, plus vague, de justice, qui a une connotation morale et religieuse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Roman-feuilleton du Ramadan &#8211; «Aux origines de l&#8217;islam» : Un si court magistère</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/14/roman-feuilleton-du-ramadan-aux-origines-de-lislam-un-si-court-magistere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 09:52:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Bakr]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’était un chaud mardi, huit jours avant la fin du mois lunaire arabe de joumada 2 (ou joumada dernier) de ce qui n’était pas encore appelé l’an 13 musulman de l’hégire, soit le 22 du mois d’août 634. Alité, Abou Bakr avait perdu son teint blanchâtre, son visage maigre ayant pâli depuis quelques jours. Son...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Grotte-de-Hira-1.jpg" alt="" class="wp-image-387668"/><figcaption><em>La grotte de Hira à La Mecque où le prophète Mohamed reçut la révélation du message divin. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>C’était un chaud mardi, huit jours avant la fin du mois lunaire arabe de joumada 2 (ou joumada dernier) de ce qui n’était pas encore appelé l’an 13 musulman de l’hégire, soit le 22 du mois d’août 634. Alité, Abou Bakr avait perdu son teint blanchâtre, son visage maigre ayant pâli depuis quelques jours. Son front protubérant était plissé, il songeait au passé. Il revoyait tout le chemin parcouru depuis un certain lundi 17 ramadan, autre chaude journée d’août – le 12 – date du début de la Révélation pour le prophète Mohamed.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Farhat Othman</strong></p>



<span id="more-387663"></span>



<p>C’était comme s’il y était, en cette année 610; dans la grotte de Hira, l’une des trois montagnes entourant La Mecque; il revoyait le prophète méditer et il croyait entendre de nouveau la voix de l’archange Gabriel lui dicter la première sourate révélée du Coran : <em>«Lis au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot de sang. Lis ! Ton Seigneur est le généreux qui a enseigné l’écriture ; il a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait. Pourtant, l’homme se fait arrogant aussitôt qu’il devient riche ; mais tout revient à ton Dieu. Vois-tu celui qui détourne le fidèle de sa prière ; penses-tu qu’il fût sur le bon chemin ou qu’il recommandât la piété ? Qu’en penses-tu s’il dénie la vérité, lui tournant le dos ? N’ignore-t-il pas que Dieu voit tout ? Nullement ! Et s’il n’arrête pas, on le saisira au toupet, on tirera ce toupet menteur et pécheur. Qu’il appelle alors son cénacle ; nous appellerons les anges justiciers. Non, ne lui obéis point ; prosterne-toi et tu seras à proximité de Dieu».</em></p>



<p>Il avait plein la tête les versets de <em>«Al ’Alaq»</em> (le caillot de sang) et n’entendait pas ce qui se disait autour de lui, ces mêmes propos qu’on avait aussi tenus relativement à une prétendue cause de la mort du prophète. D’après ces mensonges, il en irait pour lui comme pour le prophète qui aurait été empoisonné par un repas préparé un an auparavant par des Arabes juifs et qui ne devait produire son effet qu’au bout de cette période.</p>



<p><strong>Il continuait à remonter le temps et revoyait sa sortie de La Mecque avec le prophète qu’il accompagna seul dans un refuge de montagne.</strong> Les cavaliers de Qoraïch étaient lancés à leur poursuite; ils allaient les découvrir et se saisir d’eux. Il s’en fallut d’une toile d’araignée tissée à l’entrée de la grotte.</p>



<p>Le voici dans cette caverne de Thaour. Sa tête résonnait des versets de la sourate <em>«La Résipiscence»</em> (Attaouba) dominant les longs chuchotements autour de lui : <em>«Et si vous ne le secourez pas, Dieu l’aura déjà secouru quand les infidèles le firent sortir, seul et son compagnon ; et lorsqu’ils étaient dans la grotte, il lui dit de ne point s’affliger, Dieu est bien avec nous. Dieu, alors, fit régner sa sérénité sur lui et le soutint par des alliés demeurés invisibles».</em></p>



<p>Les scènes d’un passé formidable se bousculaient dans une tête de plus en plus alourdie par deux semaines de forte fièvre le clouant au lit. Il revoyait les jours de gloire du prophète et ses batailles gagnées. Le voilà, lors de l’expédition de Hounaïn contre la tribu de Hawazene, descendant de sa jument, l’humeur guillerette, faisant de la prose rimée :</p>



<p><em>Je suis le prophète, et sans malice;</em></p>



<p><em>D’Abd El Mouttalib, je suis le fils.</em></p>



<p><strong>Il le revoyait aussi lors de la bataille perdue d’Ohod, abandonné par ses plus fidèles</strong>; ni Omar ni lui-même ne purent le préserver des stigmates de la guerre. Certes, heureusement, le prophète n’était pas laissé seul ; une poignée de compagnons, courageux ou téméraires, le défendaient, dont Ali. Ce dernier, encore enfant, le précéda dans l’islam avec la toute première épouse du prophète, Khadija.</p>



<p>Mais, après ces deux personnes, Abou Bakr fut la première personnalité de Qoraïch à adhérer à la nouvelle religion et à croire assez tôt tout ce que disait son prophète, ce qui lui valut le surnom qui lui était resté de Très croyant, célébrant cette foi précoce, aussi solide que généreuse, en Mohamed et son Message. Cet homme, il l’admirait beaucoup ; surtout, il admirait son dépouillement extrême qui le fit vivre et mourir dans le dénuement. Les sueurs brûlantes perlant de son front et venant se nicher au profond creux de ses yeux déjà humides d’émotion, il se souvenait que le prophète mourut en laissant sa cuirasse en gage chez un juif auprès duquel il empruntait de quoi nourrir sa famille.</p>



<p>Abou Bakr, le Très croyant, naquit trois ans avant son idole qui vit le jour en ce qu’on appelait l’année de l’éléphant, soit quelque cinquante-cinq années avant ce qui allait devenir l’ère musulmane.</p>



<p><strong><em>Il avait pour prénom Abd Al Kaaba, le serviteur de la Kaaba, jusqu’à ce que le prophète le lui changeât en AbdAllah, </em></strong>Serviteur de Dieu. Son père se prénommait Othmane et était appelé par un surnom, Abou Kouhafa, comme le voulait la tradition chez les Arabes de se doter de surnoms et de s’inventer des sobriquets.</p>



<p>Bien plus qu’Abou Bakr (Père chamelon), il aimait l’autre surnom que lui donna aussi le prophète&nbsp;: Atik (le libéré), magnifiant ainsi son affranchissement par Dieu du feu de l’enfer. Marchand à La Mecque, issu d’une lignée de notables, ses moyens furent de grand secours pour la religion naissante, permettant de racheter certains des premiers croyants martyrisés par leurs maîtres et de leur rendre leur liberté.</p>



<p>Vicaire du prophète de Dieu à la mort de ce dernier, il lui avait succédé depuis deux ans, trois mois et quelque quinzaine de jours. Il avait 63 ans. Il pensait son heure venue non sans s’être dit qu’à cet âge, il aurait dû faire plus attention à ne pas prendre le risque de se laver en un jour de grand froid au point d’attraper la fièvre et de se retrouver grabataire pendant les quinze derniers jours.</p>



<p>Durant toute cette période, ce qui lui pesa le plus était moins la perspective de plus en plus évidente de quitter ce bas monde que l’empêchement d’accomplir son premier devoir de chef de la communauté et de présider la prière.</p>



<p><strong><em>C’est Omar, son fidèle second, qu’il chargea d’y pourvoir depuis le début de sa maladie. </em></strong>En même temps, il lui fit part de son pressentiment qu’il ne survivrait pas à la fin de la journée et, lui rappelant la mort du prophète, il insista pour que la sienne ne l’occupât point ni ne le détournât de suivre de très près l’évolution des guerres d’expansion.</p>



<p>À cette quinzième journée suivant la déclaration de sa fièvre, il ne survécut pas et décéda après le coucher du soleil ; il fut enterré durant la nuit. Transportée sur le lit du prophète, la dépouille mortelle fut placée entre le tombeau de ce dernier et le trône de la mosquée pour une prière funèbre assurée par Omar.</p>



<p>Comme il le leur avait demandé, il a été enveloppé dans un linceul fait de deux vieux manteaux lavés pour la circonstance ;<em> «le vivant a bien plus besoin du neuf que le mort»</em>, leur avait-il dit. Selon son souhait, sa tombe fut creusée à côté de celle du prophète, à la hauteur des épaules duquel on plaça sa tête. En procédant à la prière de la mort, Omar voyait déjà une troisième tombe se creuser dans le même endroit ; il se la destinait, situant l’emplacement de sa tête au niveau des hanches d’Abou Bakr.</p>



<p><strong>Dans la maison d’Abou Bakr, des cris et des lamentations fusèrent</strong>; le traditionnel concert des pleureuses était orchestré par Aïcha. Se conformant aux consignes du disparu, Omar le leur avait pourtant défendu; mais la tradition était plus forte. Aussitôt, Omar alla demander à un familier de lui faire sortir la fille du disparu et n’hésita pas à lever sa badine sur la première qui vint à lui, une sœur d’Abou Bakr; cela suffit pour faire s’éparpiller les pleureuses.</p>



<p>Abou Bakr mourut au même âge que le prophète. Son père, qui lui survécut quelques mois et une poignée de jours, était particulièrement fier de lui ; il n’arrêtait pas de répéter le verset 101 de la sourate <em>«Youssef»</em>, la prière à Dieu qui constitua les dernières paroles de son fils :</p>



<p>— Mon Dieu, «<em>fais-moi mourir en musulman et que je sois en compagnie des vertueux.</em>»</p>



<p>Pendant deux années moins quatre mois, durée totale de son vicariat, le premier calife utilisa le sceau du prophète pour cacheter les actes officiels ; il avait aussi le sien propre portant l’inscription : «Que tout-Puissant est Dieu ! ».</p>



<p>Il fut le premier à se soucier du sort du Coran, pensant en réunir toutes les traces écrites disséminées chez les Compagnons – Émigrants et Renforts – saisies sur des peaux et des omoplates de chameaux, outre ce qui était simplement retenu du Coran par cœur, notamment chez ses lecteurs spécialisés.</p>



<p>Ce fut au lendemain de la rude guerre de Yémama contre Moussaylima le Menteur, qui ravagea les rangs musulmans, faisant périr bon nombre de la fine fleur des Compagnons, qu’il ordonna la réunion de l’ensemble du texte sacré afin de lui éviter tout risque de perte.</p>



<p>De cette mission, il chargea l’un des plus grands Compagnons du prophète et certainement l’un des plus connaisseurs du Coran, puisqu’il était chargé de le rédiger pour le prophète : le Renfort Zayd Ibn Thabit. Chez l’une des femmes du prophète, Hafsa, fille d’Omar, un dépôt en fut alors placé. Avant de s’en aller rejoindre son Dieu, Abou Bakr se soucia aussi de sa succession. Sagement, il prit la précaution de désigner son remplaçant à la tête de l’État musulman naissant.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>À suivre..</strong></p>



<p> <strong><em>«Aux origines de l’islam. Succession du prophète, ombres et lumières», roman de Farhat Othman, éd. Afrique Orient, Casablanca, Maroc, 2015.</em></strong></p>



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