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	<title>Archives des coups d&#039;Etat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des coups d&#039;Etat - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Les coups d’Etat en Syrie’’: une armée orpheline du colonialisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 06:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkarim Kassem]]></category>
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		<category><![CDATA[coups d'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Maarouf]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un témoin privilégié lève le rideau sur la tragi-comédie des coups d'Etat qui a ensanglanté la Syrie au milieu du siècle dernier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/10/les-coups-detat-en-syrie-une-armee-orpheline-du-colonialisme/">‘‘Les coups d’Etat en Syrie’’: une armée orpheline du colonialisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La série de coups d&rsquo;Etat que la Syrie a connue entre 1949 et 1969 ont tous fini dans un bain de sang. La soif de pouvoir y était souvent desservie par un amateurisme suicidaire et les convictions idéologiques sacrifiées sur l&rsquo;autel des calculs personnels et des considérations communautaires. Un témoin privilégié de cette époque lève le rideau sur cette tragi-comédie qui a ensanglanté la Syrie au milieu du siècle dernier&#8230; </em></strong><em>(Photo : Hafez El-Assad a clos le feuilleton tragi-comique des coups d&rsquo;Etat militaires).</em>   </p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9726944"></span>



<p>Qui était vraiment Mohammed Maarouf? Un officier syrien de confession alaouite, témoin, acteur, mais aussi victime de coups d’État qui ont secoué son pays entre 1949 et 1969. Fut-il aussi un agent du Royaume Hachémite Irakien? Il reconnaît en avoir été matériellement aidé après avoir été exilé par Adib Chichakli à Beyrouth en 1950; tout comme il reconnaît en 1956 avoir préparé un coup d’État par le biais du Parti National Social Syrien en livrant des armes (parfois inutilisables) financées par les Irakiens.  </p>



<p>Par-delà sa lecture, deux figures se distinguent par leur machiavélisme : Akram El Hourani, le politicien de Hama, chef du Parti Socialiste qui allait fusionner avec le Baath,<em>&nbsp;«en faveur de tous les complots, dans tous les complots, et contre tous les complots»</em>, et Abdelhamid Serraj, le chef du deuxième bureau de renseignement militaire qui devint l’âme damnée du président Nasser en Egypte et d’Abdelhakim Ameur en Syrie lors de l’avènement de la République Arabe Unie, entre 1958 et 1961.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un oui, pour un non&nbsp;!</h2>



<p>Tous les chefs issus des coups d’État, Hosni Zaïm, Sami El Hennaoui, et Adib Chichakli, finirent de mort violente après avoir été chassés du pouvoir,&nbsp;parfois victimes de vendettas. Des officiers, tels que Ghassen Jedid, réfugié à Beyrouth, ou Adnane El Malki, qui assistait à une rencontre sportive au stade de Damas, furent assassinés.</p>



<p>Des motivations&nbsp; personnelles animèrent souvent les conjurés, en règle des militaires prétendant lutter contre la corruption et rétablir la démocratie, parfois soutenus par des civils, et il suffisait parfois d’une mutation, d’un transfert, ou d’un accrochage verbal, pour provoquer une rancune tenace conduisant à la participation au premier complot venu.</p>



<p>L’amateurisme des conjurés, se réunissant dans les cafés, les restaurants, ou dans leurs lieux de résidence, et souvent en état d’ébriété, faisait que le secret n’était jamais gardé longtemps, mais fait étonnant, les régimes en place n’y accordaient que rarement crédit. Pouvaient-ils d’ailleurs le faire? </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w3KMUQUBth"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/">‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les gîtes de la défaite’’ : le parti Baath, fossoyeur de l’unité arabe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/02/les-gites-de-la-defaite-le-parti-baath-fossoyeur-de-lunite-arabe/embed/#?secret=rAbcF2Xf0u#?secret=w3KMUQUBth" data-secret="w3KMUQUBth" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En tant que chef de la police militaire, Mohammed Maarouf eut l’opportunité d’entrer en possession de documents secrets de la mission britannique qu’il dut restituer sans les avoir déchiffrés, ni même filmés.</p>



<p>L’esprit de corps de l’armée, si on peut appeler ainsi son mépris de toute autorité civile, empêchait généralement les mesures de sécurité appropriées, et ceux dont la participation à un complot était prouvée étaient soit mutés, soit renvoyés, soit nommés à des postes lointains, rarement arrêtés.&nbsp;</p>



<p>De nombreux officiers issus des minorités pauvres, souvent alaouite, avaient été recrutés en passant des concours organisés sous la supervision de l’armée et d’officiers français, et quelques-uns avaient même fait l’école de guerre de Saint-Cyr,&nbsp;d’autres étaient issus de l’armée ottomane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ambiance surréaliste</h2>



<p>Comme toutes les armées coloniales, les minorités y jouèrent un rôle important. L’armée syrienne ne fut donc&nbsp;finalement que le résultat de deux politiques&nbsp;coloniales, ottomane et&nbsp; française, celles du communautarisme.&nbsp;A l’indépendance, on peut considérer qu’elle s’en est retrouvée orpheline. Le loyalisme envers le nouvel Etat syrien ne&nbsp;constituait ainsi pas sa vertu&nbsp;cardinale. Il semble que les relations personnelles y eussent tenu une importance fondamentale, expliquant la facilité avec laquelle les clans et les coteries se faisaient et se défaisaient. Sa performance sur le terrain, durant la guerre en Palestine,&nbsp;a traduit ces réalités,&nbsp;celles d’une organisation s’apparentant plus à des milices où la fidélité aux officiers faisait office de ciment,&nbsp;qu’à une force combattante régulière sous l’autorité de l’Etat.&nbsp;</p>



<p>Dans tout cela, la situation géostratégique de la Syrie était inconfortable, entre Israël, les Hachémites d’Irak et de Jordanie, l’Egypte, et l’Arabie Saoudite. Mais le fameux Nouri Saïd, surnommé le Pacha, quoique faisant toujours mine de poursuivre la politique de l’Union hachémite, agissait en réalité en phase avec les Britanniques et souvent  contre la volonté de son souverain. Il repoussa la proposition d’union de l’envoyé de Nasser, qui prétendait que l’Egypte produisait les armes nécessaires à la défense de l’Irak, et se montra ironique en rétorquant qu’il s&rsquo;agissait de choses importantes et non pas d’une conversation de café.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RhfxwBm3T1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/aux-pays-de-lor-noir-et-des-illusions-perdues/">‘‘Aux pays de l’or noir’’… et des illusions perdues</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Aux pays de l’or noir’’… et des illusions perdues » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/16/aux-pays-de-lor-noir-et-des-illusions-perdues/embed/#?secret=ZvN5xteea0#?secret=RhfxwBm3T1" data-secret="RhfxwBm3T1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Nouri Saïd finit lynché par la foule à Bagdad, tout comme le roi Fayçal&nbsp;II et le prince Abdel Ilah, lors du coup d’État de Abdelkarim Kassem de 1958.</p>



<p>C’est donc dans cette ambiance surréaliste expliquant les échecs répétés des pays arabes dans toutes leurs tentatives d’union, tout comme dans les guerres menées pour libérer la Palestine, que nous plonge l’auteur, qui après avoir utilisé ses stagiaires palestiniens dans le coup d’Etat auquel il participa, puis épousé une jeune palestinienne, fut un jour invité à la Maison Blanche par le président Carter avec son épouse anglophone sur intercession d’une de ses connaissances, un milliardaire arménien. Quand on a les amis qu’il faut !</p>



<p>On saura gré à l’auteur d’avoir évité d’aborder l’épineuse question&nbsp;confessionnelle, mais la lutte pour le pouvoir et l’ère des coups d’Etats&nbsp;finirent, avec l’arrivée au pouvoir de la minorité religieuse alaouite qui dominait l’armée. C’est peut être là la raison pour laquelle&nbsp;l’auteur&nbsp;a rendu&nbsp;hommage à Hafez El Assad et à son fils (!!!).</p>



<p>La Syrie démocrate? Avec Aflak et Hourani en embuscade, avec une armée en butte à des luttes de clans, elle ne serait de toutes les manières pas allée bien loin !&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><em><strong>‘‘Jours que j’ai vécus (1949-1969) : Les coups d’Etat et leurs secrets en Syrie’’ de Mohammed Maatouf, en arabe,  éd. Riyad El-Rayyes Books, Beyrouth, 2003.</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/10/les-coups-detat-en-syrie-une-armee-orpheline-du-colonialisme/">‘‘Les coups d’Etat en Syrie’’: une armée orpheline du colonialisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les répercussions des coups d’État en Afrique sur la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/06/les-repercussions-des-coups-detat-en-afrique-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 07:40:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Trans-Saharian Optical Fiber Backbone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les coups d’État au Niger et au Gabon pourraient aggraver les pressions migratoires et l’afflux de ressortissants subsahariens vers la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/06/les-repercussions-des-coups-detat-en-afrique-sur-la-tunisie/">Les répercussions des coups d’État en Afrique sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les coups d’État au Niger et au Gabon pourraient aggraver les pressions migratoires et l’afflux de ressortissants subsahariens vers la Tunisie, même si les deux pays ne partagent pas de frontières avec notre pays, avertit l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), qui ajoute que les impacts économiques directs seraient très limités, en raison de la faiblesse des échanges de la Tunisie avec ces pays.</em></strong></p>



<span id="more-9665969"></span>



<p>«La Tunisie est actuellement la porte d’entrée la plus courte vers la Méditerranée et l’Europe. Par ailleurs, le pays, qui peine encore à gérer le flux de milliers de migrants sur son territoire, pourrait faire face à une nouvelle pression migratoire à ses frontières», indique l’IACE dans un rapport intitulé <em>«Coups d’État au Niger et au Gabon : quelles implications pour la Tunisie ?»</em></p>



<p>Cette nouvelle pression pourrait générer des flux mixtes de réfugiés et de migrants, ainsi que des risques liés au terrorisme ou à diverses activités illégales, comme la traite des êtres humains ou le trafic transfrontalier illégal, prévient l’IACE.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Implications sur les flux migratoires</h2>



<p>Outre les implications directes d’un mouvement exceptionnel de migrants vers la Tunisie, notamment en termes de capacité à gérer les flux, la Tunisie serait également confrontée à des pressions renouvelées de la part de ses partenaires européens pour restreindre les traversées vers la Méditerranée depuis les côtes tunisiennes. Ceci est conforme aux engagements pris dans le mémorandum d’accord du 16 juillet 2023 entre la Tunisie et l’UE.</p>



<p>Compte tenu de sa situation centrale dans la région du Sahel, le Niger est l’un des principaux points de transit sur la route migratoire de l’Afrique de l’Ouest et centrale vers l’Afrique du Nord, en particulier la Libye et la Tunisie, et finalement la Méditerranée, indique le document. Il ajoute que ces dernières années, ce pays africain est devenu une destination tant pour l’installation que pour le rapatriement des migrants.</p>



<p>Depuis le coup d’État, plus de 7 000 migrants sont bloqués au Niger, incapables de retourner dans leur pays d’origine, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).</p>



<p>L’instabilité provoquée par le coup d’État, la détérioration des conditions socio-économiques due aux sanctions économiques contre le régime militaire du Niger et la possibilité d’une intervention militaire sont autant de facteurs qui pourraient accroître les mouvements de population et exacerber les déplacements internes et transfrontaliers au Niger.</p>



<p>Le document de l’IACE souligne également que, selon l’OIM, l’afflux de population a déjà augmenté de 20 % au premier trimestre 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un impact économique indirect</h2>



<p>Cependant, l’impact des coups d’État au Niger et au Gabon sur la Tunisie ne peut être considéré comme direct, souligne l’IACE.</p>



<p><em>«Le volume limité des échanges commerciaux entre la Tunisie et le Niger et la présence économique réduite de la Tunisie au Gabon suggèrent que l’impact économique direct des coups d’État dans ces deux pays africains reste limité»</em>, estime l’IACE.</p>



<p><em>«Le coup d’Etat au Niger et le coup d’Etat militaire au Gabon ne peuvent avoir un impact direct sur la Tunisie car ces pays ne sont ni voisins ni partenaires économiques majeurs»</em>, souligne l’IACE dans le même document.</p>



<p>Les auteurs du document affirment que l’impact économique du coup d’État au Niger sera négligeable à court terme. Cependant, les projections économiques, tant au niveau bilatéral que régional, indiquent un réel potentiel de développement.</p>



<p>En effet, le Niger est le 16<sup>e</sup> partenaire commercial africain de la Tunisie, représentant moins de 1% de ses exportations vers le continent. Malgré l’existence d’un vol régulier Tunisair entre Tunis et Niamey depuis 2016 et l’établissement de relations commerciales préférentielles depuis 1982, dont une réduction de 50% des droits de douane, les relations économiques restent relativement modestes. Et la Tunisie peine à s’imposer comme un partenaire privilégié du Niger, malgré le potentiel économique considérable du pays (la croissance est comprise entre 7 et 9% depuis plusieurs années). Il s’est limité à quelques investissements, portés par un secteur privé peu compétitif dans l’une des régions les plus recherchées du continent.</p>



<p><em>«Des opportunités existent au Niger, notamment dans les secteurs agricole et minier, qui sont les piliers de l’économie nigérienne. Il existe également des perspectives dans les services à valeur ajoutée, où la Tunisie possède une certaine expertise»</em>, indique le document.</p>



<p>Selon l’IACE, la Tunisie gagnerait à redoubler d’efforts autour d’un partenariat public-privé visant à explorer le marché nigérien et à forger de nouvelles synergies économiques dans des secteurs porteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Possible suspension des projets régionaux</h2>



<p>Sur le plan régional, la Route transsaharienne (TSH), un corridor terrestre reliant le Nigeria, le Niger, le Mali, le Tchad, l’Algérie et la Tunisie (comprenant trois pays côtiers et trois pays enclavés), présente un potentiel commercial et économique important, comme le souligne le rapport.</p>



<p>Par ailleurs, le document affirme que ce projet ambitieux, couvrant une population de plus de 400 millions de personnes dans les régions du Maghreb et du Sahel, favorisera l’intégration économique entre les six pays riverains de la TSH et donnera accès aux ports méditerranéens à 16 pays d’Afrique de l’Ouest. <em>«Il permettra ainsi d’assurer la connectivité de nombreux pays, dont le Niger, et de faciliter la circulation des marchandises dans toute la zone»</em>, précise le document.</p>



<p>En plus, souligne le document, cette route ouvrira des opportunités de connexions énergétiques et de développement des réseaux numériques entre le Sahel, le Maghreb et l’Europe, notamment avec le projet Trans-Saharian Optical Fiber Backbone (TSB), qui vise à pour relier le Niger, l’Algérie, le Nigeria et le Tchad à travers une infrastructure de fibre optique de 1 510 km.</p>



<p><em>«Les bénéfices potentiels pour la Tunisie sont considérables, notamment au vu de la mise en place de l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Europe du Sud (Elmed) et de l’intégration au réseau européen à très haut débit Medusa, qui relie 10 pays méditerranéens via un câble sous-marin»</em>, souligne le document de l’IACE.</p>



<p>Quant au projet de gazoduc transsaharien entre le Nigeria et l’Algérie, l’institut y voit également un autre projet structurel et porteur de potentiel économique. <em>«Cet axe, s’étendant sur 4 000 kilomètres, permettra le transit du gaz nigérian par l’Algérie, avec la possibilité pour l’Algérie de transporter ensuite le gaz via Transmed, reliant le pays à l’Italie via la Tunisie»</em>, soulignent les auteurs.</p>



<p>Concernant le Gabon, les auteurs du document estiment que l’impact économique des récents changements politiques sur la Tunisie est négligeable, compte tenu de la coopération bilatérale naissante avec ce pays.</p>



<p>Enfin, le document exprime son inquiétude quant au fait que, compte tenu de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain, ces projets, conçus par leurs architectes comme des catalyseurs de croissance et de stabilité, pourraient être suspendus, voire menacés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/06/les-repercussions-des-coups-detat-en-afrique-sur-la-tunisie/">Les répercussions des coups d’État en Afrique sur la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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