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	<title>Archives des criquets pèlerins - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des criquets pèlerins - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 10:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un atelier de sensibilisation à l’invasion de criquets pèlerins s’est tenu à Tataouine pour préparer les agriculteurs à cette menace.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/">Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong><em>Le délégué régional au développement agricole de Tataouine, gouvernorat situé dans le sud-ouest de la Tunisie, Mongi Chniter, a confirmé à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AA/1508061/%D8%AA%D8%B7%D8%A7%D9%88%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D8%A7%D8%AF%D8%A7%D8%AA-%D9%84%D9%85%D9%82%D8%A7%D9%88%D9%85%D8%A9-%D9%84%D9%84%D8%AC%D8%B1%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D8%AD%D8%B1%D8%A7%D9%88%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaique FM</a> qu’un atelier de sensibilisation à l’invasion de criquets pèlerins s’était tenu au sein du département régional de la vulgarisation et de la production agricoles.</em></strong></p>



<span id="more-18459145"></span>



<p>Cet atelier visait à mieux préparer les acteurs locaux du secteur à la lutte contre cette invasion, qui pourrait potentiellement atteindre la Tunisie prochainement si les conditions météorologiques sont favorables.</p>



<p>Tout en soulignant l’importance cruciale de s’attaquer à ce problème pour préserver le niveau de la production agricole au terme d’une saison hivernale plutôt pluvieuse, le délégué a ajouté que la session avait porté sur la situation actuelle des essaims de criquets pèlerins en Afrique du Nord, notamment au Maroc, ainsi que sur une évaluation complète des ressources et des capacités disponibles pour lutter contre ce ravageur.</p>



<p>Cette évaluation a concerné à la fois l’atelier central de la délégation et les ateliers organisés dans les différentes unités de vulgarisation agricole du gouvernorat. L’objectif est de remédier aux éventuelles lacunes et d’assurer une répartition efficace des tâches et des rôles, garantissant ainsi des interventions de qualité et un suivi continu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/tataouine-se-prepare-a-faire-face-a-linvasion-des-criquets/">Tataouine se prépare à faire face à l’invasion des criquets</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La situation acridienne stabilisée en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-situation-acridienne-stabilisee-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 09:54:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation acridienne est considérée comme stable dans le sud tunisien, après la réalisation des traitements nécessaires contre les criquets pèlerins. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-situation-acridienne-stabilisee-en-tunisie/">La situation acridienne stabilisée en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La situation acridienne est considérée comme stable dans le sud tunisien, après la réalisation des traitements nécessaires contre les criquets pèlerins. Le dessèchement de la végétation, la faible humidité des sols sableux et les précipitations au Sahel africain ont, également, favorisé la stabilisation de la situation. Toutefois, la vigilance et la surveillance continue, restent de mise.</em></strong></p>



<span id="more-16831275"></span>



<p>C’est ce qu’a déclaré à l’agence Tap, Mouna Mhafdhi, représentante de la direction générale de la Santé végétale et du Contrôle des intrants agricoles, au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.</p>



<p>Jusqu’au 16 juin courant, environ 21&nbsp;500 hectares de terres ont été traités contre les criquets pèlerins dans les gouvernorats de Tataouine, Médenine, Kébili, Tozeur et Gabès. Parmi les superficies traitées, 5770 hectares l’ont été par hélicoptère.</p>



<p>Selon la responsable, les services centraux et régionaux du ministère de l’Agriculture ont mobilisé tous les moyens de lutte contre les criquets pèlerins, et ce, depuis le 12 mars dernier, date de leur apparition en Tunisie. Et de préciser que les différentes interventions menées ont ciblé tous les criquets dans leurs différents stades de développement, incluant ainsi les larves et les jeunes ailés.</p>



<p>Pour endiguer la propagation de ces acridiens, Mhafdhi a fait savoir que le ministère a collaboré avec des organisations régionales et internationales, ainsi qu’avec les pays voisins comme l’Algérie et la Mauritanie qui ont fourni à la Tunisie une aide logistique.</p>



<p>Habituellement présents dans les déserts semi-arides et arides d’Afrique de l’Est, du Proche-Orient et d’Asie du sud-ouest, les criquets pèlerins sont voraces. Ils peuvent former de grands essaims et font peser une lourde menace sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance locaux, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).</p>



<p>Chaque nouvelle génération peut compter jusqu’à 20 fois plus d’individus que la précédente, ce qui constitue une croissance exponentielle, indique la même source.</p>



<p>En avril dernier, la Fao avait lancé un appel urgent aux pays d’Afrique du Nord-Ouest dont la Tunisie afin de renforcer la surveillance et mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 05:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Appel urgent aux pays d’Afrique du Nord pour mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>&nbsp;<strong><em>L</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Organisation des Nations Unies pour l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) a lancé un appel urgent mardi 29 avril 2025 aux pays d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>Afrique du Nord-Ouest pour renforcer la surveillance et mettre en œuvre des mesures de lutte précoce contre les criquets pèlerins.</em></strong></p>



<span id="more-16372807"></span>



<p>L’alerte intervient alors que des groupes de criquets adultes et de petits essaims, originaires du Sahel africain, ont migré vers le sud du Sahara, menaçant les cultures et les pâturages de la région.</p>



<p><em>«Les opérations de prospection et de lutte sont particulièrement urgentes dans les endroits où les pluies de l’hiver et du début du printemps ont créé des conditions propices à la reproduction»</em>, a déclaré Cyril Piou, responsable de la surveillance et des prévisions acridiennes à la FAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intensification de l’activité acridienne</h2>



<p>La FAO signale que depuis la fin février, l’activité acridienne a considérablement augmenté, avec l’arrivée de groupes d’ailés et de petits essaims dans le centre de l’Algérie, l’ouest de la Libye et le sud de la Tunisie.</p>



<p>Les conditions écologiques favorables ont conduit à une saison de reproduction printanière marquée par des infestations plus importantes que d’habitude. Les vents et les précipitations ont facilité la migration des criquets vers le nord depuis le sud de l’Algérie, le nord du Mali, le Niger et le Tchad.</p>



<p>L’afflux de populations de criquets en Afrique du Nord-Ouest, notamment au nord et au sud des montagnes du Hoggar en Algérie et du Fezzan dans le sud-ouest de la Libye, a incité la FAO à classer la situation dans la région occidentale sous le signe de la prudence.</p>



<p><em>«Les prévisions de la FAO depuis janvier indiquent que l’éclosion et la formation de bandes commenceraient ce mois-ci dans les zones affectées. Si elles ne sont pas contrôlées, ces bandes pourraient se transformer en petits essaims en mai et juin, augmentant le risque pour les cultures et les pâturages»</em>, a précisé M. Piou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesures de lutte précoce recommandées</h2>



<p>Du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara en Algérie, et jusqu’au sud de la Tunisie et à l’ouest de la Libye, la FAO recommande des prospections intensives sur le terrain dans les zones clés où la reproduction des criquets est susceptible de se produire.</p>



<p>Ces régions ont reçu des précipitations suffisantes pour soutenir la croissance de la végétation, créant ainsi des conditions favorables au développement des criquets, explique la FAO.</p>



<p>Le criquet pèlerin est l’ un des ravageurs migrateurs les plus destructeurs au monde.</p>



<p>Un seul essaim peut couvrir d’une à plusieurs centaines de kilomètres carrés. Un kilomètre carré d’essaim peut contenir jusqu’à 80 millions d’adultes, capables de consommer en une journée la même quantité de nourriture que 35 000 personnes.</p>



<p>Une détection précoce et une réponse rapide sont essentielles pour prévenir une crise plus large.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rester vigilants</h2>



<p>À travers son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’agence onusienne continue à fournir des conseils techniques, des mises à jour en temps réel et un soutien opérationnel aux pays touchés.</p>



<p>Elle appelle à une coopération régionale renforcée pour faire face à cette menace et protéger les moyens de subsistance des populations vulnérables.</p>



<p>La FAO exhorte les pays d’Afrique du Nord-Ouest à rester vigilants et à agir rapidement pour contrôler la menace des criquets pèlerins, afin de prévenir des dommages significatifs aux cultures et aux pâturages, et d’assurer la sécurité alimentaire dans la région.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZbuxwQaZ9e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/">La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/embed/#?secret=qjpLBl2qHM#?secret=ZbuxwQaZ9e" data-secret="ZbuxwQaZ9e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/la-fao-alerte-sur-la-menace-des-criquets-pelerins-en-afrique-du-nord/">La FAO alerte sur la menace des criquets pèlerins en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La sauterelle à nos portes &#124; Les enseignements du passé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/la-sauterelle-a-nos-portes-les-enseignements-du-passe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 08:01:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sauterelle, connue depuis des millénaires en Tunisie et en Afrique, était toujours considérée comme un fléau «avorteur» et menaçant. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/la-sauterelle-a-nos-portes-les-enseignements-du-passe/">La sauterelle à nos portes | Les enseignements du passé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>De petits groupes de criquets pèlerins ont été récemment aperçus dans le sud de la Tunisie, suite aux vents du sud ayant soufflé sur la région, a fait savoir</strong></em><em><strong> </strong></em><strong><em>le ministère de l’Agriculture dans un communiqué publié &nbsp;le 14 mars 2025, ajoutant que les opérations de surveillance et de suivi se poursuivent et que </em><em>«la situation est sous contrôle»</em><em>. Occasion pour parler de ce fléau que notre pays connaît depuis des millénaires comme en témoigne la recherche historique, évoquée ici par l’auteur.</em></strong> &nbsp;</p>



<p><strong>Hédi Fareh *</strong></p>



<span id="more-15981336"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh.jpg" alt="" class="wp-image-15981414" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Hedi-Fareh-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La sauterelle était toujours considérée comme un fléau&nbsp;<em>«avorteur»</em> et menaçant. Tous les pays tropicaux et subtropicaux en souffraient périodiquement. Les vagues ravageant de sauterelles causèrent des pertes matérielles très importantes. Les sources grecques, latines et arabes nous ont laissé une matière assez riche concernant le grand nombre d’invasions qui étaient, le plus souvent, suivies de famines et d’épidémies décimant les régions envahies par les acridiens.</p>



<p>Les recherches actuelles ont montré que presque tout le continent africain, à l’exception des parties centrales, boisées et humides, était soumis aux invasions de la sauterelle. On en distinguait plusieurs espèces. Les acridiens migrateurs appartiennent à la famille des Orthoptères sauteurs, qui comprend les <em>locustides</em> (ou sauterelles) et les <em>acrides</em> (ou criquets). Parmi les <em>locustides</em>, on ne compte aucune espèce nuisible. Quant à la famille des <em>acrides</em>, elle comprend deux types&nbsp;: les grands migrateurs et les petits migrateurs (Direction générale de l’Agriculture, «Les sauterelles», <em>Revue Tunisienne</em>, 1915, p. 155-190).</p>



<p>Les espèces dont les invasions étaient à redouter dans l’Afrique du Nord incarnaient le criquet pèlerin et le criquet marocain. Ce dernier type concernait surtout le Maroc et la partie occidentale de l’Algérie. La Tunisie, elle, subissait surtout l’invasion du criquet pèlerin, qui concernait la plus grande partie de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe méridionale, l’Italie en l’occurrence.</p>



<p>La vie larvaire et nymphale du criquet connaît six périodes. À partir de la 4<sup>e</sup> période, qui dure entre 7 et 8 jours, c’est-à-dire du 18<sup>e</sup> ou 20<sup>e</sup> jour au 26<sup>e</sup> ou 27<sup>e</sup> jours après la naissance, les criquets montrent la plus grande activité et la plus grande voracité et forment les colonnes les plus redoutées dévastant tout sur leur passage. Pendant la 5<sup>e</sup> période, les criquets seront de plus en plus dangereux et ils forment des fois des colonnes de 4 et 5 Km de front sur 20 à 30 Km de profondeur, dévastant tout sur leur passage. Au cours de la 6<sup>e</sup> période, entre le 45<sup>e</sup> et le 50<sup>e</sup> jour, la mobilité et la voracité du criquet atteignent le maximum de développement&nbsp;: les colonnes parcourent jusqu’à 2 Km par jour et causent des dégâts considérables.</p>



<p>Contrairement aux jeunes, les criquets plus âgés montrent une voracité extraordinaire puisqu’un criquet pourrait manger l’équivalent de son poids, soit deux grammes par jour. Les criquets dévorent l’herbe. Mais les arbustes et les arbres les plus élevés n’en sont pas épargnés&nbsp;: les criquets ravagent les feuilles, l’écorce et les jeunes rameaux. Toutes les plantes cultivées, surtout les plus tendres d’entre elles, constituent une nourriture de prédilection pour le criquet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les témoignages historiques et archéologiques</h2>



<p>Les contrées de l’Afrique du Nord étaient sous la menace de nuages de sauterelles avant et pendant la période romaine ainsi que pendant les périodes postérieures. L’apparition de la sauterelle est conditionnée par des phénomènes climatiques, surtout la sécheresse. En effet, c’est celle-ci qui orientait les sauterelles vers les contrées qui se trouvaient au nord du Sahara. Les sources anciennes confirmèrent cette constatation (Strabon, <em>Géo</em>., XVII, 3, 10).</p>



<p>Nos références littéraires sur la sauterelle en Afrique sont, en effet, très anciennes. Nous savons, par l’intermédiaire d’Hérodote (<em>Histoire, </em>Livre IV), que les <em>Nasamons</em> étaient non seulement des chasseurs de sauterelles mais qu’ils étaient aussi acridophages. C’étaient des acridiens sans ailes (?) que dévoraient à satiété, d’après Discoride, les indigènes de la région de <em>Lepcis Magna</em> (des <em>Maces</em>&nbsp;?) mais qui n’étaient pas très loin des <em>Nasamons</em>.</p>



<p>En 125 avant J.-C., d’après les sources, arrivaient des colonnes de sauterelles dont les ravages atteignaient l’extrême nord de l’«<em>Africa Proconsularis</em>». En effet, l’historien tardif d’Orose (385-420 après J.-C.) nous présenta les deux cités d’Utique et de Carthage dévastées par les sauterelles (Orose, <em>Historia contra pagano</em>, V, II, 1-3).</p>



<p>Diodore de Sicile évoqua des méthodes utilisées par les habitants de l’Afrique orientale pour chasser la sauterelle.&nbsp; Pline l’Ancien (Pline l’Ancien, <em>Histoire naturelle,</em> VIII, 104), en se référant à Varron, nous informa que des Africains durent abandonner leur ville ou territoire après une invasion acridienne. Il parla aussi de la nature de la sauterelle, de sa reproduction, de sa ponte, de ses nuées et de ses ravages ainsi que des méthodes de lutte contre elle (Pline l’Ancien<em>,</em> XI, 101).</p>



<p>Pour l’Antiquité tardive, Synésios de Cyrène (<em>Lettres</em>, XLI-XLII) évoqua une invasion de sauterelle infestant la Cyrénaïque en 411-412 ap. J.-C. La catastrophe cyrénéenne pourrait toucher les provinces africaines eu égard à la proximité géographique des deux contrées.</p>



<p>Pour la période byzantine, le poète africain Corippus (auteur d’un poème, la <em>Johannide</em>, en huit chants et de 4700 vers) mentionna (<em>Joh., </em>II, 196- 203), plus d’une fois, le danger acridien et insista sur les effets&nbsp;des invasions de sauterelles sur l’homme et son milieu.</p>



<p>Il s’agit aussi de la sauterelle dans d’autres sources littéraires que nous n’avons pas pu consulter. L’épigraphie nous informe sur la catastrophe acridienne. Nous avons inventorié au moins cinq textes épigraphiques, trouvés tous en Proconsulaire, qui témoignent de la gravité de cette calamité pendant l’époque romaine. Le premier texte, le plus ancien, qui datait de l’année 48-49 après J.-C., était trouvé à <em>Thugga</em>. Il commémorait la carrière d’un curateur chargé de lutter contre la sauterelle. Rédigé dans la langue d’Homère, le deuxième texte (une célèbre inscription magico-religieuse trouvée dans la région de Bou Arada) avait pour but l’éloignement et la neutralisation (d’un domaine) de tous les avorteurs, y compris des essaims des criquets malfaisants.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981635" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981635" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-Detail.jpg 1215w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig. 1 &#8211; Détail. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981636" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981636" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-1.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.1. </figcaption></figure>
</figure>



<p>Quant au troisième texte, il concerne une inscription (CIL, VIII, 3657), trouvée à <em>Lambaesis</em>, qui commémore le nom d’un certain <em>Lucustaruis</em>. Il s’agit probablement d’un préposé chargé – pas forcément par l’État – d’organiser la <em>«guerre»</em> contre la sauterelle à l’instar de ce <em>curator lucustae</em> de <em>Thugga</em>.</p>



<p>La sculpture romano-africaine nous fournit quelques monuments figurés où la sauterelle est présente&nbsp;; elle avait une valeur sans doute prophylactique. En la sculptant sur les monuments, le sculpteur (ou le commanditaire), voulait neutraliser ses méfaits nuisibles. Avec une valeur apotropaïque, le même insecte meuble le giron que forme la robe d’un Priape ithyphallique, d’Aïn Djeloula (l’ancienne <em>Cululis</em>) qui est aujourd’hui exposé au musée archéologique de Sousse (<strong>fig. 1</strong>).</p>



<p>En Numidie, à <em>Thamugadi,</em> il s’agit de cet insecte sur une stèle dédiée à Saturne : «<em>en représentant une sauterelle sur cette pierre dédiée à Saturne, c’est le fléau acridien dans toute son ampleur que veut neutraliser le dédicant</em>». Il en est de même pour la mosaïque où nous remarquons la présence de plusieurs ravageurs&nbsp;: criquets, grives, reptiles…</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sauterelle avorteuse des moissons </h2>



<p>Il est évident que la sauterelle, partout où elle passait, semait l’horreur et la peur, car elle était considérée comme un ennemi fatal et inéluctable pour toute sorte de récoltes.</p>



<p>En effet, la sauterelle dévorait tout ce qui se trouvait sur son passage, avec une prédilection pour les plantes vertes, tendres et délicates. De surcroît, les criquets dévoraient généralement l’herbe et notamment les petites graminées (gazon, céréales…); mais ils grimpaient aussi aux arbustes et aux arbres les plus élevés qu’ils dépouillaient de leurs feuilles, de leurs écorces et de leurs jeunes rameaux. Ils dévoraient à peu près toutes les plantes cultivées, accordant la préférence à celles qui présentaient des organes jeunes et tendres. Nous trouvons l’écho de ces lignes dans l’inscription de Bou Arada commentée plus haut.</p>



<p>Les ravages des sauterelles sont évoqués par plusieurs sources littéraires qui concernent l’Afrique du Nord, que ce soit pendant la période romaine ou les périodes postérieures (A. Saadaoui, 1982, <em>Les calamités et les catastrophes naturelles dans le Maghreb médiéval</em>). Pour la période romaine, les textes des agronomes et des naturalistes étaient assez prolixes. Pline l’Ancien, par exemple, nous informa que <em>«certains Africains avaient dû abandonner le territoire qu’ils occupaient après les ravages des sauterelles</em>». Plus tardif, Orose mit l’accent sur une invasion infestant, fort probablement, toute l’Afrique en 125 av. J.-C., atteignant même les villes côtières, Carthage et Utique, entre autres. La description de <em>Corippus</em> des ravages des criquets nous paraît très expressive montrant à la fois les ravages nocifs de l’insecte, d’un côté et la peur des agriculteurs de perdre leurs récoltes face à cette catastrophe, de l’autre&nbsp;: «<em>le cœur des paysans indécis tremble d’effroi&nbsp;: ils craignent que cet horrible fléau n’anéantisse les moissons, qu’il ne ravage les fruits délicats et les jardins verdoyants, ou ne blesse l’olivier en fleur aux tendres rameaux»</em> (<em>Joh., </em>196-203).</p>



<p>Les sources arabes parlent, elles aussi, de ravages acridiens infestant <em>l’Ifriqiya</em>. Ces données sont conformes à celles que nous devons aux sources antiques. La sauterelle dévorait les céréales, les vignobles et l’olivier, soit trois produits constituant le substrat de l’économie ancienne. En effet, en cas où les ravages de sauterelles avorteraient la récolte céréalière, la famine ou, du moins, la disette en seraient une conséquence immédiate, non seulement en Afrique, mais aussi à <em>l’Urbs</em>.</p>



<p>Habituellement, les sauterelles commencèrent leur conquête avec l’arrivée du printemps ou peu avant, c’est-à-dire vers une époque où les agriculteurs attendraient la maturité de leurs récoltes (surtout les céréales) ou pendant le bourgeonnement des plantes cultivées, surtout la vigne et l’olivier. L’arrivée des sauterelles augurait donc d’une catastrophe horrifiante.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981658" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981658" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-2.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.2. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981659" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981659" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-3.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.3. </figcaption></figure>
</figure>



<p>L’iconographie nous offre quelques représentations de la sauterelle ravageant les récoltes. Il s’agit, entre autres, de quelques mosaïques à thèmes dionysiaques montrant le dieu, souvent avec son cortège, au milieu d’un paysage dominé par des vignes chargées par leurs grappes lourdes et par des amours vendangeurs (<strong>fig. n°2</strong>). Nous avons l’impression que les mosaïstes voulaient nous dire que les vignes avaient conservé leurs grappes très lourdes, dont parlèrent plusieurs sources (Strabon, XVII, 3, 5), malgré les menaces des ravageurs (criquets, grives, lapins, etc.).</p>



<p>Dionysos, dieu du vin et de la vigne, était aussi, en Afrique, le dompteur et le vainqueur des ravageurs&nbsp;: il les neutralisa et les rendit incapables d’avorter la récolte viticole. Il nous semble aussi qu’à l’image d’Apollon en Grèce, Dionysos fut le dieu chargé de détourner la sauterelle en Afrique, pendant la domination romaine. En effet, cette hypothèse pourrait justifier cette représentation de la sauterelle avec le dieu Dionysos sur plusieurs tableaux de mosaïques&nbsp;: il s’agit, par exemple, de cette mosaïque ornant jadis les thermes de <em>Bir el Caïd</em>, situés légèrement au sud/sud-est de la <em>Qasba</em> de Sousse, où nous voyons, sur un champ formé d’un semis de branchages, divers personnages et animaux. En bas du champ, nous voyons, selon toujours L. Foucher, un jeune homme blond ailé. L’auteur pense qu’on a affaire à un <em>Shadrapa</em> qui s’est mis à genoux pour mieux attraper une sauterelle (<strong>fig. n°3</strong>).</p>



<p>Une autre mosaïque, trouvée à <em>Thysdrus</em> et dite <em>Grande mosaïque au Silène</em>, nous présente Silène avec des amours vendangeurs, quelques volatiles et des sauterelles, au moins quatre dont une attaque une grappe de raisin (<strong>fig. n°4 a et b</strong>). Une autre mosaïque de <em>Thysdrus</em> (conservée au Musée du Bardo) illustre le triomphe de Dionysos dans un décor de vignes. Sur cette mosaïque, nous pouvons aisément voir, de par le dieu, le cortège et les amours, quelques ravageurs (sauterelles, grives, reptiles, lapins).</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981669" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981669" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.4. </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15981668" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15981668" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b-1160x870.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Criquets-Fig-4-b.jpg 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fig.5. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les sauterelles répandaient famines et épidémies</h2>



<p>Certes, l’homme saharien trouva dans la sauterelle un repas gratuit et abondant couvrant une période assez longue (après sa préparation, la sauterelle peut être consommée même après six ou sept mois (Hérodote, <em>Histoire, </em>Livre IV)). Mais, les criquets, avant d’être consommés, avaient déjà tout dévoré sur le passage. Devant une telle situation, les Romains n’hésitaient pas à recourir aux livres sibyllins, par crainte de la famine (Pline l’Ancien, XI, 105).</p>



<p>En plus de la famine, les ravages acridiens contribuaient à l’élévation des prix qui pourraient atteindre un stade très élevé. C’était la même chose au Moyen Âge, où les sources évoquèrent les nuages de sauterelles et concomitamment la hausse des prix. Ce fut le cas, par exemple, en&nbsp;: 1136-1137, 1220-1221, 1280-1281, ainsi que dans plusieurs autres cas mais sans pouvoir fournir de précisions chronologiques (Saadaoui, <em>p. </em>78-79).</p>



<p>En fait, la famine et les disettes constituaient de véritables causes de l’apparition et de l’expansion des épidémies et peut-être même des épizooties susceptibles de transmettre la maladie à l’Homme (la <em>«peste»</em> de 125 av. J.-C. par exemple?).</p>



<p>Somme toute, il est évident que les criquets constituent une catastrophe naturelle inéluctable infestant à la fois l’homme et son milieu. Ils engendrent des catastrophes d’ordres&nbsp;:</p>



<p>&#8211; naturel (dégradation de la couverture végétale, aridification et désertification);</p>



<p>&#8211; biologique (car la sauterelle ravageait la faune entourant l’homme, surtout le bétail et même les animaux sauvages, puis l’homme lui-même par la diffusion de la famine et des épidémies incurables dues à la contagion ou à la sous-alimentation);</p>



<p>&#8211; psychologique, d’où cette appréhension de la famine, expressivement déclarée par <em>Corippus</em> (II, 198), et de la mort à tel point que l’agriculteur préférait parfois garder les semences chez soi que les ensevelir sous terre et les exposer pour une récolte non assurée. Pour cela, l’agriculteur se trouva obligé de chercher ou d’inventer des moyens lui permettant de lutter contre une telle catastrophe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment lutter contre les sauterelles ?  </h2>



<p>Homère nous enseigna sur la plus ancienne méthode utilisée pour combattre la sauterelle&nbsp;: combattre ces insectes avec des barrières de feu (Homère, <em>Iliade,</em> XXI, 12-14, t. IV, Chants XIX-XXIV). Il s’agit de la même technique décrite par Diodore de Sicile et adoptée par les habitants de l’Afrique orientale (Diodore de Sicile, III, 29, 2-3). En Cyrénaïque<em>,</em> un tel danger poussa les autorités à décréter une loi ordonnant à la population la destruction des œufs de criquets, des sauterelles adultes et bannissant très sévèrement les contrevenants (Pline l’Ancien, XI, 105-106).</p>



<p>Selon Strabon (Géographie, 3, 4, 17), les Romains de Cantabrie devaient payer une prime aux chasseurs de rongeurs. La réaction officielle est visible aussi à travers l’affectation de préposés chargés de diriger des opérations contre ce fléau qui attaquait la région surtout pendant le printemps. Ce fut le cas dans l’ancien territoire de Carthage, à Dougga où un tel danger incita les autorités de la ville à nommer un <em>cur(ator) lucustae </em>(curateur de la sauterelle) sur la <em>pertica </em>de <em>Carthage</em> en 48-49 de l’ère chrétienne.</p>



<p>À peu près 19 siècles plus tard, nous remarquons la même réaction de l’État à cette même catastrophe. En fait, <em>les mêmes causes produisant les mêmes effets, au printemps de 1932, les autorités décidèrent la constitution d’un comité local de lutte à Gabès pour arrêter une invasion acridienne menaçant de détruire l’oasis</em>.</p>



<p>D’autre part, l’onomastique nous autorise à dire qu’il y avait des préposés chargés de la lutte contre la sauterelle, éparpillés et répandus çà et là dans les régions menacées. Par exemple, le surnom de <em>Lucustarius</em>, attesté à Lambèse, pourrait se rapporter à quelqu’un qui aurait lutté contre les sauterelles.</p>



<p>Entre autres solutions adoptées par les Anciens pour lutter contre <em>le fléau acridien</em> convient-il de mentionner la magie&nbsp;? En effet les propriétaires ou les colons avaient recours à cette pratique pour protéger leurs champs et surtout pour garantir et sauver leurs moissons et les protéger des sauterelles et de toute autre catastrophe. N’était-ce pas le cas à Bou Arada où, pour neutraliser le danger acridien, on a dû demander la protection magico-divine de neuf dieux; c’était aussi le cas de <em>Furnos</em>&nbsp;où les tablettes de bronze mentionnent clairement la sauterelle.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, la sauterelle constituait, hier comme aujourd’hui, une catastrophe nécessitant une intervention officielle. Cette catastrophe s’aggrave encore quand elle s’accompagne d’une famine ou d’une épidémie.</p>



<p>* <em>Professeur à la</em> <em>Faculté des lettres et des sciences humaines de Sousse.</em></p>



<p><strong><em>Bibliographie</em></strong>&nbsp;:</p>



<p><strong><em>J. Desanges, 2006</em></strong><em>, «Témoignages antiques sur le fléau acridien», in J. Jouanna, J. Leclant et M. Zink ed., L’Homme face aux calamités naturelles dans l’Antiquité et au Moyen Age, Paris, p., 224.</em></p>



<p><strong><em>H. Fareh, 2017</em></strong><em>, Catastrophes naturelles, famines et épidémies en Afrique du Nord antique (146 avant J.-C. – 698 après J.-C.). Thèse de doctorat inédite, FLSH de Sousse.</em></p>



<p><strong><em>H. Fareh, 2021</em></strong><em> «Maux et fléaux en Byzacène (146 av. J.-C. /698 ap. J.-C.)». In&nbsp;: A. Mrabet (éd.), 2021, Byzacium, Byzacène, Muzaq&nbsp;: Occupation du sol, peuplement et modes de vie. Actes du VI<sup>e</sup> colloque international du Laboratoire de Recherche : «Occupation du sol, peuplement et modes de vie dans le Maghreb antique et médiéval», p. 397-423.</em></p>



<p><strong><em>N. Ferchiou et A. Gabillon, 1985</em></strong><em>, «Une inscription grecque magique de la région de Bou Arada (Tunisie), ou les 4 plaies de l’agriculture antique en Proconsulaire», dans BCTHS, ns. Fasc. 19B, p.109-125.</em></p>



<p><strong><em>Légende des figures :</em></strong></p>



<p><strong><em>Fig. 1</em></strong><em>. Priape ithyphallique (Musée de Sousse, cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 2</em></strong><em>. La sauterelle de Thysdrus, mosaïque conservée in situ (cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 3</em></strong><em>.Un jeune génie ailé essayant d’attraper une sauterelle (Musée de Sousse, cliché H. Fareh).</em></p>



<p><strong><em>Fig. 4 a et b.</em></strong><em> Mosaïque dionysiaque (Eljem) avec la représentation de la sauterelle (cliché H. Fareh).</em></p>
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		<title>La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 09:58:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[criquets pèlerins]]></category>
		<category><![CDATA[Dehiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De petits groupes de criquets pèlerins ont été récemment aperçus à Dehiba dans l’extrême-sud de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/">La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De petits groupes de criquets pèlerins ont été récemment aperçus à Dehiba dans le gouvernorat de Tataouine, dans l’extrême-sud de la Tunisie, suite aux vents du sud ayant soufflé sur la région.</em></strong></p>



<span id="more-15894213"></span>



<p>C’est ce qu’a fait savoir, vendredi soir, 14 mars 2025, dans un communiqué, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, en précisant que cela intervient suite à la propagation de criquets pèlerins dans certains pays du Sahel africain et de l’Afrique du Nord, notamment en Libye, qui connaît actuellement une invasion de ces ravageurs en raison des conditions climatiques favorables à leur reproduction (pluies et végétation verte).</p>



<p>Suite aux inspections menées par l’équipe technique dépêchée sur les lieux, le ministère a souligné qu’il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;essaims de criquets et que les groupes perçus ne présentent actuellement aucune menace pour le couvert végétal de la région.</p>



<p>Le ministère a affirmé que les équipes techniques continuent à inspecter toute la région pour suivre les mouvements des criquets. <em>«Tous les intervenants au niveau central et régional ont été mobilisés pour assurer la veille nécessaire et intensifier la campagne de lutte contre ces ravageurs»</em>, lit-on dans le même communiqué.</p>



<p>Par ailleurs, tous les équipements nécessaires (pulvérisateurs, pesticides) ont été fournis pour lutter contre les effectifs ayant franchi les frontières nationales.</p>



<p>Mercredi 12 mars 2025, le Comité national de lutte contre le criquet pèlerin présidé par le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, s’est tenu pour étudier les scénarios possibles pour lutter contre ces ravageurs.</p>



<p>Il a ainsi été décidé d’activer les comités régionaux de lutte contre le criquet pèlerin dans les gouvernorats de première ligne à savoir Tataouine, Médenine, Gabès, Tozeur, Kébili et Gafsa.</p>



<p>Autre décision: former une première ligne de front pour l’évaluation de la situation dans les zones frontalières, en particulier dans le sud et créer un stock de pesticides.</p>



<p>Le Comité demeure par ailleurs en réunion permanente, affirme le département de l’Agriculture, ajoutant qu’il coordonne avec les pays voisins pour renforcer la coopération et conjuguer les efforts afin d&rsquo;endiguer ce fléau.</p>



<p><em>«La situation est sous contrôle»</em>, rassure encore le ministère, ajoutant que les opérations de surveillance et de suivi se poursuivent.</p>



<p>Dans ce même contexte, une cellule de crise régionale, regroupant plusieurs administrations, services et cellules locales, a été mise en place lors d’une réunion tenue au siège du gouvernorat de Gafsa, hier, vendredi 14 mars 2025. Le but est d’anticiper la propagation des criquets dans certaines délégations du gouvernorat, après leur apparition dans certaines zones frontalières tunisiennes.</p>



<p>Par ailleurs, les délégations frontalières d’Om Laârayes, Sidi Boubaker, Métlaoui et Redeyef ont été approvisionnées en pesticides nécessaires pour faire face à cette menace en cas d’infestation.</p>



<p>Il est à noter que des essaims de criquets pèlerins se sont formés en Libye. Les services spécialisés du ministère assurent un suivi régulier et continu de la question depuis octobre 2024, en coopération avec un réseau de spécialistes internationaux, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO).</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/la-tunisie-organise-la-lutte-contre-les-criquets-pelerins/">La Tunisie organise la lutte contre les criquets pèlerins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie est actuellement à l’abri de l’invasion des criquets</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/17/la-tunisie-est-actuellement-a-labri-de-linvasion-des-criquets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 12:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[criquets migrateurs]]></category>
		<category><![CDATA[criquets pèlerins]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mouna Mhafdhi]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel africain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est actuellement à l’abri de l’invasion des criquets pèlerins et migrateurs récemment apparus au sud de la Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/17/la-tunisie-est-actuellement-a-labri-de-linvasion-des-criquets/">La Tunisie est actuellement à l’abri de l’invasion des criquets</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>«La Tunisie est actuellement à l’abri de l’invasion des criquets pèlerins et migrateurs», a assuré dans une déclaration à l’agence Tap, Mouna Mhafdhi, de la directrice générale de la Santé végétale et du Contrôle des intrants agricoles, au ministère de l’Agriculture.</em></strong></p>



<span id="more-15209269"></span>



<p>Interrogée sur l’éventuelle menace que représente ces insectes ravageurs ayant fait leur apparition en octobre 2024, dans certaines régions du sud du Libye, la responsable a précisé que les autorités libyennes ont réussi à les éradiquer. Et de relever qu’ils appartiennent à l’espèce des criquets migrateurs africains et non pèlerins, et ne représentent, par conséquent, aucune menace pour la Tunisie.</p>



<p>Tout en assurant que les services de son département suivent périodiquement le déplacement des criquets, la responsable a expliqué que les criquets pèlerins ne se reproduisent pas naturellement dans notre pays. <em>«Ils peuvent envahir des pays comme la Tunisie, seulement en l’absence de mesures de lutte dans leur habitat naturel qui est le Sahel africain, mais cela reste exclu vu les conditions climatiques et écologiques défavorables»</em>, a expliqué Mhafdhi. Et de rappeler qu’en cas de danger d’invasion, les campagnes de lutte contre les criquets pèlerins sont soumises aux textes de loi en vigueur, notamment le décret gouvernemental n°845 de 2018 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la compagne de lutte antiacridienne et de l’arrêté du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche du 16 octobre 2019, portant fixation et approbation du plan national d’urgence antiacridien.</p>



<p>Habituellement présents dans les déserts semi-arides et arides d’Afrique de l’Est, du Proche-Orient et d’Asie du Sud-Ouest, les criquets pèlerins sont voraces. Ils peuvent former de grands essaims et font peser une lourde menace sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance locaux, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).</p>



<p><strong><em>D&rsquo;après Tap. </em></strong></p>
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