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	<title>Archives des crise énergétique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des crise énergétique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sultanat d’Oman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump avertit le sultanat d'Oman qu'il devait «agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/">Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a deux ans, la Trump Organization, le conglomérat de la famille Trump, annonçait qu’un complexe hôtelier et golfique de luxe de 500 millions de dollars lancé au Sultanat d’Oman allait rehausser le statut du sultanat en tant que «destination mondiale de premier plan». Les fils de Trump, Donald Jr et Eric, se sont rendus à Oman quand la maquette du projet a été dévoilée. Depuis, l’humeur du président américain a changé et il est allé jusqu’à menacer de bombarder le pays. Quand un forcené dirige la première puissance mondiale (pour combien de temps encore ?), on doit s’attendre à tout, et surtout au pire</em></strong><em> (Photo : Trump ne cesse d&rsquo;humilier ses supposés alliés du Golfe). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18888182"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, certains à Mascate ont cru que Trump s’était trompé et visait l’Iran par ses propos avant que le département d’État américain ne publie une vidéo où il avertissait Oman que le pays devait <em>«agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter»</em>, rapporte le <a href="https://www.ft.com/content/a25ad28c-f360-4331-a18e-f93b0da6c372?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sortie sans précédent contre un allié de longue date des États-Unis, qui joue depuis des années un rôle de médiateur régional, découle des soupçons de Trump selon lesquels le sultanat soutiendrait les efforts de l’Iran pour imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les États-Unis ont également de plus en plus de mal à supporter la neutralité et le refus de la politique des Axes qui sont la marque de fabrique de la diplomatie omanaise. Washington fait pression pour que Mascate rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, cette menace reflète également la frustration de Trump face à l’incapacité de son administration à contraindre l’Iran à rouvrir cette voie maritime vitale et à atténuer la crise énergétique mondiale engendrée par sa fermeture, ce qui le pousse à diriger sa colère vers ses alliés régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes sommés de normaliser avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Emile Hokayem, expert à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, a déclaré :<em> «Dans sa quête d’un quelconque avantage stratégique à tirer d’une guerre contre l’Iran, Trump fait pression sur des pays qu’il estime redevables envers lui comme l’Arabie saoudite, ou qui compliquent ses efforts comme Oman»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hokayem a décrit l’approche de Trump en ces termes : <em>«Si l’Iran ne peut lui apporter la victoire alors les États du Golfe le doivent. Cela témoigne de sa frustration face à la situation et démontre son indifférence aux intérêts de ces pays»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également déclaré qu’il devrait être <em>«obligatoire»</em> pour les pays arabes et musulmans, notamment l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de tout accord américain avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela survient malgré le fait que nombre de ces pays tiennent Israël pour responsable de la guerre, le perçoivent comme une puissance de plus en plus agressive déstabilisant la région et conditionnent la normalisation des relations à la création d’un État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable arabe a déclaré : <em>«Il tente d’apaiser le lobby pro-israélien aux États-Unis et de rejeter la faute sur les États du Golfe»</em>. Il a toutefois ajouté qu’Oman aurait pu mieux gérer ses relations avec Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OEdkwQnyYc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/">Israël &#8211; Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël – Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/embed/#?secret=mamiy894h1#?secret=OEdkwQnyYc" data-secret="OEdkwQnyYc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La neutralité de Mascate dérange  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oman s’était forgé une réputation de partenaire fiable vers lequel Washington se tournait pour une médiation avec l’Iran, rôle qu’il jouait encore la veille du déclenchement de la guerre aux côtés des États-Unis et d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Mascate ait cherché à maintenir sa neutralité depuis le début du conflit, le 28 février, ses critiques publiques à l’égard de celui-ci ont irrité les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman était manifestement frustré par l’abandon de la voie diplomatique par Trump car le pays croyait un accord imminent et accusait les États-Unis et Israël de mener une guerre illégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les représailles iraniennes, qui ont consisté en des attaques contre les alliés des États-Unis dans la région, Oman était l’État arabe le plus enclin à la désescalade, contrairement à ses voisins, choqués par la riposte agressive de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci reflète la volonté de Mascate de projeter une image de neutralité dans une région instable et sa conscience de sa vulnérabilité face à des voisins plus puissants mais cela a également permis à Oman de subir beaucoup moins d’attaques que les autres États du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaidi, déclarait sur la plateforme X au début du conflit :<em> «Notre neutralité est un engagement pour la paix, pierre angulaire de notre sécurité nationale et don unique d&rsquo;Oman au monde»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi, qui avait mené la médiation américano-iranienne avant la guerre, écrivit plus tard qu’Oman collaborait avec la République islamique pour garantir la sécurité du passage dans le détroit, tandis que Téhéran insistait sur sa volonté de conserver le contrôle de cette voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi a également plaidé pour des solutions <em>«pragmatiques»</em> afin de garantir une <em>«liberté de navigation permanente»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une source proche des négociations a indiqué que Mascate <em>«n’a jamais envisagé l’idée d’imposer des droits de passage et que son attachement au droit international et à la liberté de navigation est ferme et inébranlable».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même source a ajouté : <em>«Nous étudions la possibilité d’imposer des redevances légales pour les services rendus à l’avenir afin de financer les mesures d’atténuation des impacts environnementaux sur la voie navigable et d’améliorer la gestion de la navigation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position plus conciliante d’Oman à l’égard de l’Iran a mis le sultanat en porte-à-faux non seulement avec les États-Unis mais aussi avec ses voisins du Golfe qui s’opposent fermement à tout système de péage dans le détroit d’Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman résiste aux pressions américaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire au Trésor américain Scott Bisnett a fait suite à l’avertissement de Trump en menaçant de sanctions <em>«Oman ou toute entité qui facilite, directement ou indirectement, la perception de péages dans le détroit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a déclaré par la suite que l’ambassadeur d’Oman aux États-Unis l’avait assuré que Mascate n’avait aucunement l’intention de soutenir l’instauration de péages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman a également résisté aux pressions américaines visant à l’inciter à rejoindre les accords d’Abraham, négociés par Trump, qui ont conduit à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et trois autres États arabes et Israël il y a cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le seul État du Golfe à ne pas avoir rejoint ce que Trump appelle le <em>«Conseil de paix»</em> pour la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jon B. Alterman, expert au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré que les administrations américaines successives avaient apprécié le rôle d’Oman et compris sa position, compte tenu de sa proximité avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les déclarations intempestives de Trump risquent d’alimenter une méfiance plus générale des pays du Golfe face à l’instabilité de la politique américaine, une préoccupation de longue date qui s’est intensifiée durant le second mandat du président et qui devrait inciter certains pays à réduire leur dépendance à l’égard de Washington en approfondissant d’autres relations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela renforce leurs inquiétudes concernant Trump. D’un côté, on peut le convaincre mais cela ne signifie pas qu’il restera un professionnel intraitable. Le président perçoit une certaine imprévisibilité comme un atout, mais à long terme, cela pousse les pays à diversifier et à limiter leurs relations»</em>, a déclaré Alterman.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kristin Smith Diwan, de l’Arab Gulf States Institute à Washington, a déclaré que <em>«même si la position d’Oman suscite certaines inquiétudes, aucun des États du Golfe ne souhaite voir l’un de ses partenaires menacé de bombardements»</em>.&nbsp;Elle a ajouté : <em>«Ils savent qu’ils ont besoin des États-Unis pour leur sécurité mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur eux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le style déplorable de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bader Al-Saif, universitaire koweïtien, a souligné qu’Oman n’est pas le premier État du Golfe à subir le style diplomatique abrasif de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a notamment pris à partie le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une remarque particulièrement cinglante prononcée à Miami en mars, à l’occasion d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite. Après avoir initialement fait l&rsquo;éloge du prince héritier, Trump a déclaré : <em>«Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes»</em>.&nbsp;Il s&rsquo;est également moqué plus tard du Koweït pour avoir abattu par erreur trois drones américains en mars. Cependant, les États du Golfe, dont Oman, ont réagi à ces déclarations par un silence diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est son style déplorable. Nous ne pouvons pas le laisser nous entraîner à son niveau. Ce n’est pas ainsi que nous réagissons. Nous ne sommes pas sur un ring de boxe»</em>, a déclaré Al-Saif à propos de Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0cJlQN8mum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/">Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/embed/#?secret=7FtuUxORkV#?secret=0cJlQN8mum" data-secret="0cJlQN8mum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/">Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si Trump accepte un mauvais accord pour mettre fin à la guerre contre l'Iran, c'est parce qu’il n’a pas d’alternative viable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre pourrait se terminer avec un Iran plus confiant, plus radical et disposant de nouvelles ressources pour reconstruire son programme nucléaire</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Rachman<em> *</em></strong></p>



<span id="more-18822173"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman.jpg" alt="" class="wp-image-18822181" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«La pire chose que vous puissiez faire dans une négociation est d’avoir l’air désespéré de la conclure. </em><em>Ç</em><em>a donne à l’autre l’impression de sentir le sang, et alors vous êtes mort. La meilleure chose à faire est de négocier en position de force, et la capacité de pression est la plus grande force que vous puissiez avoir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel était le principe énoncé par Donald Trump (ou son prête-plume) dans <em>«The Art of the Deal»</em>, publié en 1987 [en français&nbsp;<em>Le plaisir des affaires</em>, puis&nbsp;<em>Trump par Trump</em>].</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump aurait peut-être dû relire son propre livre avant de poster le 5 avril : <em>«Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon vous vivrez en enfer.»</em> Aux yeux d’un observateur non averti, cette exigence semblait un tantinet désespérée – d’autant que Trump n’a pas donné suite à ses menaces de déchaîner une violence infernale contre l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans une position plus forte qu’avant la guerre.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La triste réalité est que, dans les pourparlers pour mettre fin à la guerre, c’est Téhéran qui a eu la haute main. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a exercé une pression intense sur l’économie mondiale. Alors que les prix de l’essence augmentaient aux USA, la cote de popularité de Trump dans les sondages s’effondrait. Le résultat est qu’au moment où j’écris ces lignes, les USA semblent prêts à accepter un accord qui – à long terme – menace de laisser l’Iran dans une position plus forte qu’avant le début de cette guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essence de l’accord qui se dessine est que l’Iran accepte d’ouvrir le détroit sans percevoir de péage. En échange, il bénéficie d’un allègement progressif des sanctions – y compris le dégel de milliards de dollars d’avoirs. L’Iran fera des promesses de restreindre son programme nucléaire. Mais les détails feront l’objet de négociations futures – cette question reste donc essentiellement non résolue.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T6sVMU1DAe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis – Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/embed/#?secret=IelXIpZQ5M#?secret=T6sVMU1DAe" data-secret="T6sVMU1DAe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas pressé et n’accepterait jamais un mauvais accord. Mais la réaction des Républicains faucons à l’accord émergent était révélatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Ted Cruz a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une <em>«erreur désastreuse»</em> car elle laisserait l’Iran <em>«capable d’enrichir de l’uranium et de développer des armes nucléaires, et d’avoir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat, a averti que l’accord émergent <em>«ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement israélien, qui a joué un rôle crucial en persuadant Trump d’entrer en guerre en premier lieu, sera poli en public à propos de tout accord – non seulement parce que Benjamin Netanyahou doit bientôt affronter les électeurs. Mais la réalité est que le leader israélien a présenté la guerre comme une opportunité unique de provoquer un changement de régime en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime iranien toujours en place – plus confiant, plus radical</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il voit maintenant le conflit se terminer alors que le régime iranien est toujours en place – plus confiant, plus radical et avec de nouvelles ressources financières pour reconstruire son programme nucléaire et son réseau de mandataires dans tout le Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eli Groner, ancien directeur général du cabinet de Netanyahou, affirme que le fait que l’Iran puisse désormais fermer le détroit d’Ormuz à tout moment à l’avenir <em>«est une victoire bien plus profonde et plus stratégique que n’importe quelle réussite militaire marquant des points»</em>. Son résumé tenait en un mot : <em>«Désastre.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en atténuant potentiellement la situation financière et économique désastreuse de la république islamique, l’accord est susceptible de faire pencher l’équilibre régional des forces en faveur de l’Iran. Comme l’a observé Dan Shapiro, ancien ambassadeur usaméricain en Israël, sur X : <em>«L’Iran a acquis une capacité de pression significative pour l’avenir en démontrant qu’il peut contrôler le détroit, en attaquant ses voisins et les bases américaines dans la région et en causant des dégâts importants, et en encaissant les coups les plus durs des USA et d’Israël et en survivant. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro estime néanmoins que Trump est dans une telle impasse qu’accepter un mauvais accord qui ouvre le détroit serait une meilleure option que de continuer la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu des risques croissants d’une crise énergétique et d’une récession mondiales, ce calcul est compréhensible. Les Etats-Unis ont également des souvenirs récents de guerres – y compris le Vietnam et l’Afghanistan – qui ont duré beaucoup trop longtemps, alors que les Etats-Unis luttaient en vain pour améliorer une position perdante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si et quand Trump acceptera un mauvais accord, ce sera parce qu’il n’a pas d’alternative viable. La proposition du sénateur Wicker était <em>«de permettre aux forces armées qualifiées de l’Amérique de finir de détruire les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, puis de rouvrir le détroit»</em>. Mais une tentative de sécuriser le détroit par des moyens militaires aurait probablement nécessité le déploiement de troupes au sol et l’acceptation de lourdes pertes états-uniennes. Même alors, les Iraniens auraient pu menacer le transport maritime avec des drones ou des missiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les menaces occasionnelles de Trump de déchaîner <em>«l’Enfer»</em> sur le régime iranien manquaient de crédibilité – en raison de son évidente réticence à s’engager dans une guerre terrestre et du danger de représailles iraniennes contre les États du Golfe et leurs infrastructures énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le jargon des analystes militaires, la vulnérabilité du Golfe a donné à l’Iran une <em>«dominance de l’escalade»</em>. Le président américain – qui se compare obsessionnellement à l’ancien président Barack Obama – aimait railler l’accord nucléaire que l’administration Obama a conclu avec l’Iran en 2015. Trump l’a qualifié de <em>«l’une des pires et des plus unilatérales transactions que les USA aient jamais conclues»</em> et a affirmé : <em>«Jamais, jamais, jamais de ma vie je n’ai vu une transaction aussi incompétente que notre accord avec l’Iran.»</em> Mais Trump lui-même négocie désormais un accord qui ressemble, à bien des égards, à pire que celui négocié par Obama – en partie à cause du savoir latent que l’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz, quand bon lui semble. Sacré exploit de la part du maître de l’art du deal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ft.com/content/24cd5d27-34f9-4286-bfdc-984843c25683?syn-25a6b1a6=1&amp;utm_source=substack&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Chroniqueur principal des affaires étrangères au&nbsp;Financial Times</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kcy0t4xHpT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=EKVPhgHqI6#?secret=Kcy0t4xHpT" data-secret="Kcy0t4xHpT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie prête à fournir à nouveau l’Europe en pétrole et gaz, dans le cadre d'une coopération exempte de considérations politiques.   </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vladimir Poutine serait prêt à approvisionner à nouveau l’Europe en pétrole et en gaz, mais seulement si les pays européens s’engagent dans une coopération à long terme exempte de considérations politiques. Ce qui équivaudrait à un abandon de l’Ukraine et des Etats baltes par Bruxelles. Le président russe demanderait clairement qu’on le laisse faire ce qu’il veut comme on le fait du reste avec son alter égo américain Donald Trump.</em></strong><em> (Carte: Gazoducs et oléoducs russes irriguant l&rsquo;Union européenne avant la guerre en Ukraine). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz (Pologne)</em></p>



<span id="more-18474126"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a bouleversé les calculs stratégiques mondiaux, le pétrole et le gaz connaissant une baisse de production suite au chaos récemment déclenché au Moyen-Orient par ces deux Etats arrogants et belliqueux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a offert à Moscou une opportunité de manœuvres diplomatiques, et Poutine n’a pas tardé à tenter de tirer profit de la situation pour renforcer la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une rencontre télévisée consacrée au marché pétrolier et gazier, le chef du Kremlin a tendu une main à l’Union européenne en proposant de fournir des hydrocarbures à l’ensemble de la zone.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moscou profite de la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’agence de presse ukrainienne&nbsp;<em>United 24</em>, organe de presse du gouvernement, Poutine a déclaré que la Russie n’avait jamais refusé de collaborer avec les entreprises européennes dans le secteur pétrolier et gazier. Il a également affirmé être ouvert à une coopération renouvelée avec l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’aide du président russe aurait un prix. Il a présenté cette aide comme une assistance conditionnée à la reprise par l’Europe de sa coopération pétrolière et gazière avec la Russie, tout en soulignant qu’elle devait être exempte de toute considération politique</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poutine a expliqué que, face à la crise énergétique croissante, la Russie continuerait de fournir du pétrole à ses partenaires commerciaux fiables, notamment en Asie et dans les États membres de l’UE que sont la Hongrie et la Slovaquie. Il a toutefois indiqué être disposé à collaborer de nouveau avec d’autres pays européens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pétrole n’a pas d’odeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable à long terme, exempte de pressions politiques… alors qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé»</em>, a déclaré Poutine, selon le&nbsp;<em>Moscow Times</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin de signaux de leur part indiquant qu&rsquo;ils sont prêts et disposés à travailler avec nous et à garantir cette durabilité et cette stabilité»</em>, a ajouté Poutine, sans ironie aucune, mais en goûtant à l’avantage substantiel que lui donne la crise actuelle de l’énergie provoquée par ses adversaires supposés et alliés providentiels, les Etats-Unis, en lançant la guerre contre l’Iran. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>United 24</em>&nbsp;a noté que les remarques de Poutine intervenaient alors que le prix du pétrole brut Brent atteignait 119 dollars le baril le 9 mars, soit son niveau le plus élevé depuis que le Kremlin a ordonné l’invasion de l’Ukraine en février 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Poutine ait indiqué dans son discours que la hausse du prix du pétrole n’était probablement que temporaire, il a affirmé, selon&nbsp;<em>Bloomberg</em>, qu’il était important pour les entreprises russes de tirer profit du déséquilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures. Il semble également vouloir profiter du choc pétrolier pour ramener l’Europe à son ancienne dépendance aux hydrocarbures russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le giron énergétique russe </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe a longtemps dépendu de la Russie pour son approvisionnement en pétrole et en gaz, mais après l’invasion russe de l’Ukraine, les nations européennes ont commencé à se détourner des hydrocarbures russes et à poursuivre une politique d’indépendance énergétique dans le cadre du plan REPowerEU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importations de l’UE de pétrole russe ont également diminué. En 2022, ces importations représentaient 27 % du total ; ce chiffre est tombé à seulement 2 % en 2025. Seuls deux États membres de l’UE importent encore du pétrole russe&nbsp;: la Hongrie et la Slovaquie, qui ne font pas mystère de leur tropisme russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2026, les États membres de l’UE ont formellement adopté des politiques visant à supprimer progressivement les importations de gaz naturel acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie et ont également prévu de présenter une proposition législative visant à interdire toutes les importations de pétrole russe au plus tard en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf que, sous la pression de la crise énergétique actuelle, qui semble appelée à s’aggraver, l’Europe pourrait commencer à lorgner de nouveau le pétrole et le gaz russes, plus accessibles et moins chers. Et Poutine ne manquerait pas de leur en faire payer le prix politique. &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Economie tunisienne et crise énergétique &#124; 7 milliards de dinars à trouver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour gérer la crise énergétique liée à la  guerre israélo-américaine contre l’Iran, la Tunisie a besoin de mobiliser 7 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment gérer la crise énergétique engendrée par la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran ? Nous avons besoin de dollars et d’euros, pas de dinars de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Utiliser les fonds de la BCT ferait grimper l’inflation jusqu’à 15 %, pénalisant les classes moyennes et populaires et ruinant le dinar.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18459290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed n’a d’autre choix que de se préparer aux répercussions de la guerre d’Iran :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Plus de 100&nbsp;000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe, et nous ignorons combien d’entre eux perdront leur emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le prix du pétrole brut a dépassé 92&nbsp;dollars le baril de Brent, et celui du gaz naturel a augmenté de 20&nbsp;% en une seule semaine, ce qui entraînera un déficit énergétique et commercial plus important cette année et l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Les petites et moyennes entreprises auront des difficultés à augmenter leur chiffre d’affaires cette année en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de l’augmentation des frais de financement et d’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux de chômage pourrait atteindre 17 %, et le chômage des jeunes dépasser 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 1</strong> : L’article 11 du budget 2026 autorise le gouvernement tunisien à lever 7 milliards de dinars sur le marché obligataire islamique. Le président Kaïs Saïed, avec l’appui de la BCT, pourrait solliciter l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar pour financer le gouvernement tunisien par le biais de ces obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 2 :</strong> La Bourse de Tunis a progressé de 35 % en 2025, et la liquidité y dépasse 8 milliards de dinars. Le gouvernement tunisien pourrait introduire en bourse 5 % des actions de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et 5 % des actions de la la Compagnie des  Phosphates de Gafsa (CPG) afin d’utiliser le produit de cette vente pour combler le déficit budgétaire. Il pourrait également racheter ces actions après cinq ans, une fois l’économie tunisienne redressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 3</strong> : L’an dernier, j’ai recommandé au gouvernement tunisien de recourir aux services du FMI pour redresser l’économie tunisienne, puisqu’il respectait déjà les conditions du Fonds sans contracter d’emprunts. Aujourd’hui, le gouvernement tunisien pourrait solliciter un financement de 3 milliards de dollars auprès du FMI pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique, porter ses réserves de change à l’équivalent de 150 jours d’importations, renforcer le dinar et relancer l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
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		<title>Crise énergétique et mutations stratégiques dans le monde  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/crise-energetique-et-mutations-strategiques-dans-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 10:13:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les répliques de la nouvelle crise énergétique, qui menace de faire vaciller l’Occident sur ses bases, va durement affecter aussi les pays, comme la Tunisie, dont les économies sont très dépendantes des Etats-Unis et de l’Union européenne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/crise-energetique-et-mutations-strategiques-dans-le-monde/">Crise énergétique et mutations stratégiques dans le monde  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les répliques de la nouvelle crise énergétique, qui menace de faire vaciller l’Occident sur ses bases, va durement affecter aussi les pays, comme la Tunisie, dont les économies sont très dépendantes des Etats-Unis et de l’Union européenne (UE) et provoquer, par ricochet, au cours des prochaines années, de nouvelles recompositions dans la carte des alliances mondiales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-4443312"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En 1999, Vladimir Jirinovski, président du Parti démocratique russe, prononçait un célèbre discours devant les députés de la Douma où il disait&nbsp;: <em>«Si les Russes et les Arabes cessent de livrer le pétrole et le gaz, l’Occident et les Etats-Unis finiraient d’exister»</em>. Une menace doublée d’une prémonition qui prouve, s’il en est besoin, la précarité des équilibres mondiaux actuels. <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un improbable tandem Ben Salman-Poutine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallu attendre ce mercredi 5 octobre 2022 pour que Mohammed Ben Salman et Vladimir Poutine se mettent d’accord pour nouer une entente destinée (mais pas seulement) à affaiblir les économies occidentales, et en particulier celle des Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la dernière décision de l’Opep+, l’organisation conduite par ces deux puissances pétrolières et gazières, de réduire la production des pays membres de 2 millions de barils par jour, sous la pression de cet improbable tandem (Ben Salmane et Poutine), a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’économie mondiale, déjà fortement affectée par la pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux hommes, que rien apparemment ne semble rapprocher, veulent-ils en finir avec le monde unipolaire, dominé par les Américains, né de la chute du Mur de Berlin en 1989 et de l’Union Soviétique en 1991, pour instaurer un monde multipolaire, censé être plus juste et plus équilibré&nbsp;? On est tenté de le penser eu égard leur rapprochement actuel, avec en point de mire, un Occident infatué de sa puissance mais qui commence à vaciller sur ses bases.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et la Russie ont l’intention de réduire drastiquement la production de pétrole mondiale. Selon CNN, la Maison Blanche a qualifié la décison de l’Opep+ de <em>«</em><em>catastrophe totale»</em>. Le <em>Financial Times</em> <em>(FT)</em>, citant des sources officielles, a rapporté que l&rsquo;Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prévoit une forte réduction de la production de pétrole. L’ampleur de la réduction n’est pas encore connue, mais l’Arabie saoudite et la Russie visent à réduire la production à 2 millions de barils par jour. Selon la publication, la production pourrait décliner par étapes d’ici quelques mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-Premier ministre russe Aleksander Nowak, qui devrait soutenir une réduction significative de la production de gaz, participera probablement aux pourparlers. Le <em>FT</em> souligne que ladite réunion est qualifiée par les analystes de la plus importante de ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’importants bouleversements en vue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources citées par CNN, l’administration de Joe Biden a tenté ces derniers jours de convaincre les alliés de l’Amérique au Moyen-Orient, dont le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, de voter contre les coupes dans la production pétrolière lors de la réunion annoncée de l’Opep+. Si on en croit les informations sur une réduction drastique de la production mondiale, alors que Washington et leurs alliés espéraient une augmentation de la production qui permettrait de mieux contrôler à la baisse les cours mondiaux de l’or noir, on peut sérieusement craindre des retombées catastrophiques sur les économies des pays très dépendants de l’Occident. La Tunisie, dont 70 à 75% des échanges extérieurs se font avec l’Union européenne, sera parmi les pays les plus affectés par la crise énergétique mondiale, d’autant qu’elle souffre d’un important déficit énergétique, pour n’avoir pas su diversifier à temps ses partenariats étrangers. De là penser que le bouleversements en cours vont induire bientôt d’importants changement dans la configuration de l’économie et de la stratégie mondiales&#8230;</p>
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