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	<title>Archives des croissance démographique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des croissance démographique - Kapitalis</title>
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		<title>Bâtir la cité intérieure &#124; Pour un urbanisme du lien social</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 09:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il devient urgent de réinterroger les choix urbanistiques de la Tunisie pour qu’ils reflètent une vision humaine de la ville </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/batir-la-cite-interieure-pour-un-urbanisme-du-lien-social/">Bâtir la cité intérieure | Pour un urbanisme du lien social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il devient urgent de réinterroger les choix urbanistiques de la Tunisie pour qu’ils reflètent une vision humaine de la ville — non pas une juxtaposition d’appartements, mais une communauté vivante. Car l’architecture peut fabriquer du lien social, comme elle peut aussi le détruire.</em></strong> <em>(Ph. Médina de Tunis : créer du lien social). </em></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-17699011"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Nos villes sont les miroirs silencieux de nos âmes collectives. Elles révèlent notre rapport à l’autre, au temps, à la nature. Ce que nous appelons <em>«urbanisme»</em> n’est pas qu’un exercice d’ingénierie : c’est une mise en forme de notre société, une écriture invisible qui traduit nos valeurs.</p>



<p>La Tunisie, comme beaucoup de nations en mutation rapide, a vu son paysage urbain se transformer en quelques décennies : des médinas humaines et poreuses, nous sommes passés à des banlieues standardisées, où l’anonymat est devenu la règle. Derrière les murs des immeubles collectifs, chacun vit replié sur soi, tandis que les rues, autrefois lieux de sociabilité, se réduisent à de simples couloirs de transit.</p>



<p>Pourtant, l’habitat peut être un ferment de fraternité. La disposition des maisons, la présence d’une cour, d’un banc ou d’un arbre peut inviter à la rencontre. Mal pensée, l’architecture isole ; bien pensée, elle relie. Il devient donc urgent de réinterroger nos choix urbanistiques pour qu’ils reflètent une vision humaine de la ville — non pas une juxtaposition d’appartements, mais une communauté vivante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urbanisme : science de l’espace, science du vivre ensemble</h2>



<p>L’urbanisme ne se limite pas à dessiner des rues et des bâtiments. Il organise la cohabitation des individus et modèle leurs comportements. Henri Lefebvre, dans ‘‘<em>Le Droit à la ville’’</em> (1968), insistait sur le fait que l’espace urbain n’est jamais neutre : il est le produit d’un rapport social. L’urbaniste ne trace pas seulement des plans, il définit les conditions de la vie collective.</p>



<p>Jane Jacobs, dans ‘‘<em>The Death and Life of Great American Cities’’</em> (1961), a montré que la vitalité d’un quartier dépend de la présence d’espaces mixtes et d’activités diverses. Les rues animées, disait-elle, sont les plus sûres parce qu’elles sont <em>«</em>surveillées<em>»</em> naturellement par les habitants : <em>«Eyes on the street<a>»</a></em>. À l’inverse, les grands ensembles isolés, fruits d’une vision technocratique de la ville, ont engendré la désocialisation.</p>



<p>Le Corbusier, dans ‘‘<em>La Charte d’Athènes’’</em> (1943), rêvait de villes fonctionnelles et géométriques, séparant rigoureusement les zones d’habitation, de travail et de loisirs. Ce modèle, séduisant sur le papier, a souvent produit dans la réalité des espaces sans âme.</p>



<p>Les théoriciens contemporains comme Françoise Choay (‘‘<em>L’Urbanisme, utopies et réalités’’</em>, 1965) ou Richard Sennett (‘‘<em>Building and Dwelling: Ethics for the City’’</em>, 2018) rappellent que l’urbanisme doit redevenir une éthique du vivre-ensemble. La ville est d’abord un organisme social, et son architecture doit refléter cette vocation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie urbaine : du village au bloc de béton</h2>



<p>Jusqu’aux années 1960, les villes tunisiennes étaient des mosaïques humaines. Les médinas, avec leurs ruelles étroites, favorisaient la rencontre et la solidarité. Les maisons s’ouvraient sur des patios intérieurs, véritables cœurs battants où s’exprimait l’équilibre entre intimité et convivialité.</p>



<p>Mais la modernisation postindépendance a bouleversé cet équilibre. Sous l’effet de la croissance démographique et des politiques de logement de masse, on a vu surgir des cités entières à la périphérie des grandes villes : blocs d’immeubles identiques, sans âme, ni verdure, ni cœur communautaire. Ce fut la victoire du modèle <em>«fonctionnel»</em> sur l’humain.</p>



<p>Ces <em>«cités sociales»</em> étaient pensées pour loger, non pour relier. L’urbaniste tunisien Ali Ben Salem notait déjà dans les années 1980 que <em>«la cité devient un refuge sans horizon, où l’habitant perd jusqu’à la mémoire du voisinage»</em>. Les équipements collectifs promis ne voient souvent pas le jour ; les espaces publics se dégradent ; les habitants vivent dans un anonymat que rien ne vient compenser.</p>



<p>Et pourtant, dans les villages tunisiens — Testour, Mahdia ou Houmt Souk — la convivialité demeure une seconde nature. Les gens s’y saluent, s’assoient sur le pas de la porte, partagent un café. La structure même du bâti, à échelle humaine, rend cette interaction possible. Elle enseigne une vérité simple : l’architecture peut fabriquer du lien social, mais elle peut aussi le détruire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’architecture façonne la psychologie sociale</h2>



<p>L’espace habité agit sur la psychologie de l’individu. Les chercheurs en psychologie environnementale, comme David Canter ou Roger Barker, ont démontré que la configuration spatiale influence la manière dont les gens se comportent, communiquent et perçoivent autrui.</p>



<p>Un espace lumineux et végétalisé incite à la détente ; une rue ombragée encourage la promenade ; un hall froid et vide provoque la fuite. L’absence de lieux de transition entre le public et le privé — cour, jardin, perron — engendre des existences confinées.</p>



<p>Les anciens habitats tunisiens avaient compris cette nécessité. Le patio, la terrasse, le banc à l’entrée de la maison jouaient le rôle d’espaces médiateurs. Ils permettaient de voir sans être vu, d’échanger sans être exposé. En supprimant ces zones intermédiaires, l’architecture moderne a créé des <em>«non-lieux»</em>, pour reprendre le terme de Marc Augé (‘‘<em>Non-Lieux, introduction à une anthropologie de la surmodernité’’</em>, 1992).</p>



<p>Ces espaces neutres — parkings, ascenseurs, halls impersonnels — ne favorisent ni la rencontre ni l’attachement. Or, la qualité d’une société se mesure aussi à sa capacité à offrir des lieux de gratuité : des endroits où l’on n’achète rien, où l’on se croise simplement, où la parole circule.</p>



<p>La psychologie collective tunisienne souffre aujourd’hui d’une architecture qui segmente. Nos villes produisent plus d’isolement que de voisinage. Le <em>«vivre ensemble»</em> ne se décrète pas : il se construit, pierre après pierre, autour d’espaces qui encouragent la rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Construire autrement : vers un urbanisme relationnel</h2>



<p>Face à la crise du lien social urbain, de nombreuses villes à travers le monde ont entrepris de repenser la manière de bâtir. On parle désormais d’urbanisme relationnel, où la priorité n’est plus la densité mais la qualité de la relation humaine.</p>



<p>À Medellín (Colombie), les autorités ont transformé les quartiers pauvres en y implantant bibliothèques publiques, jardins suspendus, écoles d’art et téléphériques reliant les collines au centre. Le sociologue Javier Echeverri parle de <em>«reconstruction du tissu moral par la beauté»</em>. La criminalité a baissé, la fierté citoyenne a renaît.</p>



<p>À Copenhague, la conception urbaine repose sur la <em>«ville des piétons»</em>. Selon l’architecte Jan Gehl (‘‘<em>Cities for People’’</em>, 2010), marcher, s’asseoir, observer, sont des actes fondateurs de la démocratie urbaine. Plus une ville encourage ces gestes simples, plus elle est humaine.</p>



<p>À Barcelone, le modèle des <em>superilles</em> (superblocs) a redonné aux habitants la maîtrise de leurs rues. La circulation automobile y est restreinte, les places publiques redeviennent des espaces de jeux et de dialogue.</p>



<p>Ces exemples montrent que la réussite d’une politique urbaine ne se mesure pas seulement au nombre de logements construits, mais à la qualité du lien social qu’elle engendre. Une cité vivante est un organisme où la mixité sociale, la verdure, la beauté et la convivialité se conjuguent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Repenser les constructions sociales en Tunisie</h2>



<p>La Tunisie connaît aujourd’hui une relance des programmes de logements sociaux. Mais trop souvent, ils reproduisent les erreurs du passé : uniformité, isolement, absence d’espaces partagés. Or, le logement n’est pas une fin en soi : c’est un cadre de vie qui influence l’éducation, la sécurité et même la démocratie locale.</p>



<p>Chaque projet devrait commencer par une étude sociologique :</p>



<p>&#8211; Qui va y habiter ?</p>



<p>&#8211; Quels liens sociaux existent déjà ?</p>



<p>&#8211; Quels usages culturels faut-il préserver ?</p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Un urbanisme socialement intelligent doit intégrer plusieurs éléments essentiels :</p>



<p>&#8211; des espaces communs ouverts et végétalisés;</p>



<p>&#8211; des commerces de proximité et des services intégrés;</p>



<p>&#8211; des écoles, ateliers, cafés culturels et bibliothèques au cœur du quartier ;</p>



<p>&#8211; des formes architecturales diversifiées, favorisant la mixité générationnelle et sociale ;</p>



<p>&#8211; et surtout, la participation des habitants à la conception du projet.</p>



<p>Les architectes tunisiens, nombreux et talentueux, devraient être associés à cette refondation. Des initiatives locales émergent déjà : à Sousse, le projet <em>«Darna»</em> tente d’introduire des cours collectives ; à Tunis, certains collectifs d’architectes proposent des <em>«micro-espaces partagés»</em> dans les zones densifiées. Ces tentatives montrent la voie : la cité doit redevenir un lieu de citoyenneté.</p>



<p>Le philosophe Paul Ricoeur rappelait dans ‘‘<em>L’idéologie et l’utopie’’</em> (1986) que l’espace bâti «donne forme à nos relations sociales». En ce sens, l’État tunisien, les municipalités et les promoteurs portent une responsabilité morale : construire, c’est aussi éduquer.</p>



<p>Les nouvelles constructions sociales ne doivent pas être de simples logements de secours, mais des écoles de coexistence. En y intégrant des jardins communautaires, des ateliers pour enfants, des espaces de rencontre, on y sème la graine de la citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bâtir la cité intérieure</h2>



<p>Une société se lit dans ses murs. Une ville qui enferme ses habitants produit des citoyens méfiants ; une ville ouverte, verte et équilibrée engendre la confiance.</p>



<p>La Tunisie a un héritage architectural exceptionnel : nos médinas, nos villages, nos patios témoignent d’un art du lieu où beauté et mesure cohabitaient. Nous n’avons pas besoin de revenir au passé, mais d’en extraire la leçon : l’harmonie entre l’individuel et le collectif.</p>



<p>Bâtir des maisons, ce n’est pas seulement couler du béton, c’est façonner des comportements. Si nos murs sont trop hauts, nous perdrons la voix de nos voisins. Si nos places sont trop grandes et vides, nous perdrons la chaleur des rencontres.</p>



<p>Il faut redonner à l’urbanisme sa dimension éthique. Comme l’écrivait Richard Sennett, <em>«habiter, c’est apprendre à composer avec les autres dans la proximité»</em> (‘‘<em>The Conscience of the Eye’’</em>, 1990).</p>



<p>La Tunisie du futur ne se jugera pas seulement à ses lois ou à ses technologies, mais à la qualité de ses quartiers. Une cité où l’on se salue, où l’on s’assoit sous un arbre, où les enfants jouent ensemble, sera toujours plus forte qu’une cité où l’on se barricade.</p>



<p>Construire pour vivre ensemble, c’est bâtir la cité intérieure — celle où l’humain précède le béton, où chaque maison devient un signe d’ouverture. Si nos urbanistes savent entendre cette leçon, alors nos villes redeviendront des espaces de paix et d’hospitalité.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zunJ1fOjne"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/">L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’architecture en Tunisie à l’épreuve de la citoyenneté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/02/larchitecture-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-citoyennete/embed/#?secret=BFH0c8O6X6#?secret=zunJ1fOjne" data-secret="zunJ1fOjne" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;:</strong></p>



<p>Lefebvre, Henri. <em>Le Droit à la ville.</em> Paris : Anthropos, 1968.</p>



<p>Jacobs, Jane. <em>The Death and Life of Great American Cities.</em> New York : Random House, 1961.</p>



<p>Le Corbusier. <em>La Charte d’Athènes.</em> Paris : Minuit, 1943.</p>



<p>Choay, Françoise. <em>L’Urbanisme, utopies et réalités.</em> Paris : Seuil, 1965.</p>



<p>Sennett, Richard. <em>Building and Dwelling: Ethics for the City.</em> New Haven : Yale University Press, 2018.</p>



<p>Augé, Marc. <em>Non-Lieux : introduction à une anthropologie de la surmodernité.</em> Paris : Seuil, 1992.</p>



<p>Gehl, Jan. <em>Cities for People.</em> Washington : Island Press, 2010.</p>



<p>Ricoeur, Paul. <em>L’idéologie et l’utopie.</em> Paris : Seuil, 1986.</p>



<p>Echeverri, Javier. <em>Urbanismo social en Medellín.</em> Bogotá : Universidad Nacional de Colombia, 2015.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/19/batir-la-cite-interieure-pour-un-urbanisme-du-lien-social/">Bâtir la cité intérieure | Pour un urbanisme du lien social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : l’économie à l’épreuve de la démographie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/tunisie-leconomie-a-lepreuve-de-la-demographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 06:35:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
		<category><![CDATA[main-d’œuvre]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des niveaux d’éducation élevés maintiennent la croissance démographique en Tunisie à des niveaux faibles par rapport aux normes régionales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>The Economic intelligence unity (EIU) a publié, mercredi 4 septembre 2024, un rapport alarmant au sujet du choc démographique en Tunisie. Le blog <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/permalink/1020255142983302/?paipv=0&amp;eav=AfbRYDpygQrJ6hmNl8Fwz2BOwwRDpbcA12xCaEezNdU5qCZj75gktYzlP0YX5vrorhI&amp;_rdr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia (E4T)</a> de l’économiste universitaire Moktar Lamari en a traduit les extraits reproduits ci-dessous.  </em></strong><em>(Illustration: migrants tunisiens débarqués en Italie). </em></p>



<span id="more-13929679"></span>



<p>Des niveaux d’éducation élevés maintiennent la croissance démographique à des niveaux faibles par rapport aux normes régionales.</p>



<p>L’EIU s’attend à ce que la population tunisienne augmente de 0,5% par an en moyenne au cours de la période de prévision, pour atteindre 12,4 millions en 2028.</p>



<p>Ce taux est bien inférieur à celui de la plupart des pays en développement et comparable aux taux de nombreux pays occidentaux. La croissance démographique a ralenti de 3% par an en 1966, en raison des niveaux d’éducation plus élevés (en particulier chez les femmes), de l’entrée d’un plus grand nombre de femmes sur le marché du travail et du succès des programmes nationaux de contrôle des naissances depuis la création de l’Office national de la famille et de la population (la première organisation nationale de planification familiale dans le monde arabe).</p>



<p>Le nombre de personnes par ménage continuera de baisser pendant la période de prévision (2024-28). Le dernier recensement complet en 2014 a montré que le nombre de ménages était passé à 2,7 millions, contre 2,2 en 2004 – un taux de croissance annuel moyen de 2,1%, soit plus du double du taux de croissance démographique.</p>



<p>La taille moyenne de la famille est passée de 4,5 personnes en 2004 à un peu plus de 4 personnes en 2014. Cela reflète de grands changements dans la société tunisienne, notamment la lente dégradation des unités familiales élargies incorporant trois générations ou plus et l’augmentation du nombre d’unités unifamiliales, qui est également entraînée par l’urbanisation.</p>



<p>La structure démographique tunisienne est ainsi devenue de plus en plus similaire à celle d’un pays occidental – un processus qui est accéléré par l’urbanisation.</p>



<p>Le chômage élevé continuera d&rsquo;éclipser la stabilité sociale</p>



<p>Même avec un taux relativement faible de croissance de la main-d’œuvre, prévu en moyenne 1,1% par an au cours de la période de prévision, les niveaux élevés de chômage seront l’une des plus grandes menaces pour la stabilité sociale au cours de cette période.</p>



<p>Selon l’Institut national de la statistique, le chômage a atteint en moyenne 16,2 % au premier trimestre de 2024, soit plus qu’avant la révolution de 2011, bien que cela varie considérablement selon l’âge, le sexe et le lieu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bCBehNHEYV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/">Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/embed/#?secret=QFzvnBqanv#?secret=bCBehNHEYV" data-secret="bCBehNHEYV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’économie devrait croître d’environ 6% par an sur une période prolongée pour absorber les 90 000 nouveaux entrants sur le marché du travail chaque année et faire une brèche majeure dans les taux de chômage persistants du pays. Nous nous attendons à ce que le taux de chômage reste supérieur à 15% en 2024-28, car l’incertitude politique, l’insuffisance des investissements privés et la faible situation budgétaire du gouvernement continuent de restreindre les politiques efficaces de création d’emplois.</p>



<p>Il y a un décalage croissant entre le besoin de l’économie en main-d’œuvre semi-qualifiée et l’offre croissante de diplômés.</p>



<p>L’échec du secteur privé à créer suffisamment d’emplois de niveau supérieur a conduit la plupart des diplômés dans le secteur public, où 60% d’entre eux sont maintenant employés, mais ce n’est pas une solution à long terme, compte tenu des pressions fiscales. Le chômage des jeunes reste l’un des défis les plus urgents du gouvernement.</p>



<p>Selon le bureau des statistiques du pays, 39,2% des Tunisiens âgés de 15 à 24 ans étaient au chômage au premier trimestre de 2024. En outre, de nombreux Tunisiens ont cherché un emploi à l’étranger, encore une fois au détriment du potentiel économique de la Tunisie.</p>



<p>Face à l’opposition des partis de gauche et des puissants syndicats, le gouvernement aura du mal à adopter des réformes pour accroître la flexibilité du marché du travail, réaligner les compétences de la population active et réformer les politiques salariales et les procédures de licenciement.</p>



<p>Les taux de migration resteront plus faibles qu’en 2023-24 en raison de l’affaiblissement des perspectives d’emploi en Europe et de la faiblesse de la croissance de l’UE, mais reprendront à moyen terme.</p>



<p>Cela stressera les relations avec l’Europe, qui est la destination de la grande majorité des migrants, mais cela permettra au président tunisien, Kaïs Saïed, d’obtenir des plans de financement à court terme et des subventions pour renforcer la sécurité des frontières – quelque chose qu’il tiendra à exploiter.</p>



<p>L’urbanisation va augmenter, en raison des possibilités limitées d’emploi rural.</p>



<p>Les grands écarts dans la répartition des revenus entre le nord et l’est plus prospères et urbanisés du pays d’une part et le sud et l’ouest appauvris d’autre part resteront un problème et susciteront parfois des manifestations, bien que celles-ci soient pour la plupart localisées.</p>



<p>Depuis la révolution, les gouvernements ont reçu des sommes substantielles d’aide étrangère, et la majeure partie de celle-ci continuera d’aller au développement des infrastructures et à de nouveaux projets dans le sud et l’ouest.</p>



<p>Nous nous attendons à ce que la dérive démographique du sud et de l’ouest vers le nord et l’est se poursuive pendant la période de prévision, malgré les dépenses d’infrastructure dans le sud et l’ouest, car ces régions continueront d’offrir les meilleures opportunités d’emploi.</p>



<p>La population sera de plus en plus concentrée le long du littoral nord-est de Bizerte à Sfax, où vivent actuellement les deux tiers de la population. La population deviendra également plus urbanisée. Les citadins reprenaient 67,8% du total en 2014, contre 60% en 1990. Nous estimons que ce chiffre a légèrement augmenté en 2016-21 et nous nous attendons à ce qu’il continue d’augmenter pendant la période de prévision.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/tunisie-leconomie-a-lepreuve-de-la-demographie/">Tunisie : l’économie à l’épreuve de la démographie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
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		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13807332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie : la population stabilisée autour de 12 millions d’âmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/28/la-tunisie-la-population-stabilisee-autour-de-12-millions-dames/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 09:02:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<category><![CDATA[pandémie de Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[population]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La population tunisienne comptait 11 850 000 habitants au début de l’année 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/28/la-tunisie-la-population-stabilisee-autour-de-12-millions-dames/">La Tunisie : la population stabilisée autour de 12 millions d’âmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La population tunisienne comptait 11 850 000 habitants au début de l’année 2023. En 2020-21, la population a enregistré une baisse à cause de la pandémie de Covid-19.</em></strong> <em>(Ph Yassine Gaidi-Anadolu Agency).</em></p>



<span id="more-9940094"></span>



<p>Selon l’Institut national de statistique (IND), le gouvernorat qui compte le plus d’habitants est celui de Tunis avec 1.078.412, suivi de celui de Sfax avec 1.028.364 et de Nabeul avec 873.824.</p>



<p>L’INS a souligné que les estimations démographiques de la Tunisie pour la période 2015-2021 ont fait l’objet de révisions et de changements. Ces ajustements ont été effectués à la lumière des indicateurs actualisés relatifs à la migration externe et interne (à destination et en provenance de la Tunisie), ainsi qu’au nombre de naissances et de décès.</p>



<p>L’Institut a effectué une évaluation de la qualité des données anagraphiques, des dépenses et des naissances au niveau national.</p>



<p>C’est pourquoi le nombre de mariages a diminué pendant la dernière année en raison de l’impact de la pandémie de Covid-19, qui a également influencé le nombre des naissances. En 2020-2021, on a enregistré une augmentation du nombre de décès attribués au coronavirus. Ce qui a provoqué une diminution de la croissance naturelle de la population du pays.</p>



<p>Sur un autre plan, si l&rsquo;ancien président Bourguiba n&rsquo;avait pas mis en route, dès le début des années 1960, la population tunisienne serait aujourd&rsquo;hui autour de 25 millions et il aurait été très difficile de nourrir une population aussi nombreuse. D&rsquo;où la qualité de visionnaire du premier président tunisien. </p>



<p>En revanche, avec le taux actuel de renouvellement des générations, estimé à 1,8 enfant par femme, la Tunisie tombe dans la catégorie des populations mondiales vieillissantes. </p>



<p>Rappelons à ce propos que le seuil de renouvellement (ou de remplacement) des générations, c&rsquo;est-à-dire le nombre moyen d&rsquo;enfants par femme nécessaire pour que chaque génération en engendre une suivante de même effectif, est au minimum de 2,05 enfants par femme, soit 205 enfants pour 100 femmes, parce que pour 105 garçons il naît 100 filles.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
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		<item>
		<title>Population mondiale : 8 milliards d’êtres humain sur la Terre…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/population-mondiale-8-milliards-detres-humain-sur-la-terre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 12:54:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
		<category><![CDATA[population mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, 15 novembre 2022, selon le chronomètre de la démographie mondiale, la population humaine terrestre a dépassé 8 milliards d'âmes !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/population-mondiale-8-milliards-detres-humain-sur-la-terre/">Population mondiale : 8 milliards d’êtres humain sur la Terre…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui, 15 novembre 2022, selon le chronomètre de la démographie mondiale, la population humaine terrestre a dépassé il y a quelques minutes le chiffre de 8 milliards !</em></strong></p>



<span id="more-4988482"></span>



<p>Mais ce n’est qu’une estimation (officielle), car il est impossible de compter exactement le nombre de naissances, de décès, de disparitions, de survivants, dans aucun territoire sur la Planète bleue. Les démographes ne peuvent qu’estimer au mieux de leurs <em>«programmes informatiques»</em> les indicateurs démographiques. Les estimations sont plus proches de la réalité dans les pays ayant une <em>«comptabilité nationale»</em> précise. Dans la plupart, les appareils statistiques laissent à désirer… C’est le dernier souci des dirigeants des pays du <em>«Tiers Monde»</em>.</p>



<p>Le<a href="https://www.census.gov/popclock/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> chronomètre des Etats-Unis</a> prévoit l’atteinte des 8 milliards d’ici à la fin de l’année 2022. Il est actuellement à près de 7 950 millions et quelque…</p>



<p>Selon le calculateur <a href="https://www.worldometers.info/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Worldometers</a>, la population a juste dépassé les 8 000 millions et quelque…</p>



<p>Un autre calculateur donne plus de 8&nbsp;033 millions…</p>



<p>Mais l’essentiel est que, cette année 2022, marquera le franchissement d’un nouveau cap démographique&nbsp;: celui des 8 milliards. Le précédent cap, qui a été célébré dans le monde entier, a été enregistré le 11 juillet 1987&nbsp;: dépassement de 5 milliards…</p>



<p>Les prochains caps tant attendus seront ceux des 9 milliards (vers 2037), des 10 milliards vers 2055 (au lieu de 2050)… et celui des 11 milliards est prévu longtemps après l’an 2100… Car la croissance démographique est entrée dans l’ère de la stagnation au niveau global. A l’exception du continent africain, qui continuera à croître, croître même lentement !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Samir Gharbi</strong></p>



<p><a href="https://countrymeters.info/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Country Meteers</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/population-mondiale-8-milliards-detres-humain-sur-la-terre/">Population mondiale : 8 milliards d’êtres humain sur la Terre…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2020 08:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à une idée largement répandue, la Tunisie est loin d’être géographiquement un petit pays. Elle pourrait même abriter une population bien plus importante, et devenir une puissance économique. Pourtant, le chemin qu’elle a emprunté est radicalement inverse, et se traduit par un grave déclin démographique et économique. Explications… Par Ilyes Zouari * Les Tunisiens...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/Tunis-Avenue-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-29221"/></figure>



<p><strong><em>Contrairement à une idée largement répandue, la Tunisie est loin d’être géographiquement un petit pays. Elle pourrait même abriter une population bien plus importante, et devenir une puissance économique. Pourtant, le chemin qu’elle a emprunté est radicalement inverse, et se traduit par un grave déclin démographique et économique. Explications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ilyes Zouari</strong> *</p>



<span id="more-323950"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Ilyes-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-323951" width="200"/></figure></div>



<p>Les Tunisiens ont tous grandi avec l&rsquo;idée d’habiter un petit pays, souffrant à la fois de sa taille réduite et d’une population galopante devant être absolument maîtrisée. Sa réalité démographique est pourtant fort différente, comme l’attestent de nombreuses comparaisons internationales dans ce domaine. Un domaine qui est probablement celui qui véhicule, depuis l’antiquité, le plus d’exagérations et de peurs irrationnelles… et que l’histoire a toujours fini par démentir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un faux «petit pays»</h3>



<p>Selon les données de la Banque mondiale, la superficie de la Tunisie est de 163.610 km2. Ainsi, et si elle est effectivement moins grande que ses voisins immédiats que sont l’Algérie et la Libye, elle est toutefois loin d’être un petit pays à l’échelle internationale, puisqu’elle a l’avantage, par exemple, de disposer d’un territoire plus vaste que ces quatre pays réunis que sont les Pays-Bas (41.540 km2), la Belgique (30.688 km2, après récente mise à jour), la Suisse (41.290 km2) et le Danemark (42.920 km2, hors Groenland). Soit quatre pays renommés d’Europe de l’Ouest, mais qui totalisent une superficie de seulement 156.438 km2. Ceci est d’ailleurs l’occasion de rappeler que la majorité des cartes géographiques en circulation, et surtout lorsqu’elles sont basées sur la projection de Mercator, dressent une représentation terriblement déformée des continents en réduisant considérablement la taille des pays du sud. À titre d&rsquo;exemple, la Côte d’Ivoire est un tiers plus vaste que le Royaume-Uni (et non deux ou trois plus petite), et l’Algérie est plus grande que le Groenland (et non quatre ou cinq fois moins étendue…).</p>



<p>Par ailleurs, une comparaison rationnelle de la superficie du pays par rapport à un certain nombre de «grands pays» arabes, et se basant uniquement sur la superficie non désertique et donc réellement utilisable pour une installation humaine durable, démontre, là aussi, une réalité bien différente des idées reçues en la matière.</p>



<p>En effet, la superficie non désertique de la Tunisie, ou ce que l’on pourrait simplement appeler le territoire <em>«habitable»</em>, représente environ 64% du territoire total du pays, soit approximativement 105.000 km2 de terres à vocation résidentielle ou agricole, d’une manière ou d’une autre (ce qui représente aussi, dans le cas tunisien, à peu près la partie recevant au moins 100 mm de précipitations par an, sans oublier de retirer les nombreuses sebkhas).</p>



<p>Par conséquent, la Tunisie habitable est en réalité trois quarts plus grande que l’Égypte habitable (+75 %), qui ne recouvre tout au plus que 6% du pays, soit seulement 60.000 km2 environ (sur un total de 1.001.450 km2, et à plus de 90 % situés autour du Nil, qui compense des précipitations parfois quasi nulles). Ainsi, la réalité est que les Égyptiens aimeraient bien avoir la <em>«chance» </em>d’avoir un territoire aussi<em> «vaste»</em> que celui sur lequel les Tunisiens peuvent vivre et circuler. Ce genre de comparaison est également valable pour la Libye, entre autres, et dont la superficie habitable ne représente que 4,4% du territoire national (1.759.540 km2), en incluant même quelques vastes oasis, soit environ 77 000 km2.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un pays relativement sous-peuplé</h3>



<p>Loin d’être aussi petite qu’on le répète, la Tunisie est également loin d’être aussi peuplée qu’on pourrait le penser. Une vérité que de nombreuses comparaisons internationales mettent, là encore, clairement en évidence, et ce, même en ne tenant compte que de la partie non désertique du territoire.</p>



<p>En effet, si la Tunisie habitable, qui concentre plus de 99% de la population du pays (soit 11,8 millions d’habitants à la mi-2020), était aussi peuplée que les Pays-Bas (17,5 millions), que la Belgique (11,5) eu encore que la Suisse (8,6), elle compterait, respectivement, une population de 44,2 millions, 39,3 millions et 21,9 millions d&rsquo;habitants (en se basant sur les données du PRB, un des organismes de référence en matière de démographie).</p>



<p>Bien d’autres exemples intéressants peuvent également être cités, et notamment dans le continent asiatique. Ainsi, si la Tunisie non désertique était aussi densément peuplée que ces deux pays plus petits en superficie que sont la Corée du Sud (51,8 millions d’habitants, pour 100.339 km2) et Taïwan (23,6 millions, pour 36.200 km2), elle abriterait une population de 54,2 et de 68,5 millions d&rsquo;habitants, respectivement. Et ce, sans oublier, d’une part, que les forêts recouvrent environ 65% du territoire sud-coréen et 55% du territoire taïwanais, et d’autre part, que ces deux pays, ainsi que la Suisse précédemment citée, ont l’inconvénient d’avoir un territoire en bonne partie montagneux. Un inconvenant particulièrement vrai pour la Suisse et Taïwan, pays dont une partie importante est située à plus de 1 000 mètres d’altitude (environ 50% pour le premier et 40% pour le second, avec plusieurs dizaines de sommets de plus de 3000 mètres), rendant inhabitable et difficilement accessible une partie non négligeable du pays.</p>



<p>Enfin, si la Tunisie non désertique avait la même densité de démographie que l’Égypte habitable (qui concentre plus de 99% de la population du pays, soit un peu plus de 100 millions d’habitants sur un total de 100,8 millions), elle accueillerait alors non moins de 175 millions d’habitants ! Un cas extrême, qui n’est pas forcément un exemple à suivre, mais qui a le mérite d’illustrer parfaitement le potentiel démographique considérable de la Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie pourrait devenir une puissance économique</h3>



<p>Forte de sa taille, la Tunisie pourrait, en fait, devenir une puissance économique, si elle se dotait d’une population plus importante. Et ce, comme ont réussi à le devenir la Corée du Sud, sixième exportateur mondial de biens, ou encore le richissime Taïwan, seizième exportateur mondial, alors que la première est seulement presque aussi grande que la Tunisie habitable, et que le second est 2,8 fois moins étendu. Ce dernier, qui a aussi l’inconvénient d’être un pays insulaire, affiche même, à lui seul, un PIB qui est un tiers plus important que celui du Nigeria, première économie – mais en déclin – de l’ensemble du continent africain (du fait de sa production pétrolière et de sa population, les plus élevées d’Afrique).</p>



<p>La Tunisie a d&rsquo;ailleurs la chance d’avoir de nombreux atouts, qui s’ajoutent à sa géographie, son climat et à l’étendue de ses terres agricoles. Et en particulier, sa situation géographique stratégique, qui se traduit notamment par sa grande proximité avec le gigantesque marché de l’Union européenne, d’une part, et par son appartenance à la vaste et proche Afrique francophone, d’autre part. Cette dernière, plus de trois fois plus étendue que l’Union européenne, constitue d’ailleurs la zone la plus dynamique du continent, et surtout dans sa partie subsaharienne qui rassemble un total de 22 pays et de 330 millions d’habitants (contre 52 millions en 1950). Celle-ci a en effet enregistré en 2019 les meilleures performances économiques du continent pour la sixième année consécutive et pour la septième fois en huit ans. Sur la période 2012-2019, la croissance annuelle de cet ensemble s’est ainsi établie à 4,4% en moyenne (5% hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,8% pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un essor que l’on retrouve notamment dans l’espace UEMOA, situé en Afrique de l’Ouest et qui n’est autre que la plus vaste zone de forte croissance du continent, avec une hausse annuelle du PIB de 6,4 % en moyenne sur cette même période de huit années.</p>



<p>Grâce à ce dynamisme, la Côte-d’Ivoire vient, par exemple, de dépasser le Nicaragua en richesse par habitant, pour devenir le premier pays africain au sous-sol globalement pauvre de l’histoire à devancer un pays d’Amérique hispanique, avec un PIB par habitant de 2.286 dollars début 2020, contre 1.913 dollars (hors très petits États n’ayant pas plus de 1,5 million d’habitants, majoritairement insulaires et ne pouvant être pris en compte pour de pertinentes comparaisons). Une performance réalisée après avoir réussi l’exploit de dépasser le Ghana et le Nigeria, deux pays regorgeant de richesses naturelles, pour devenir le pays le plus riche de toute l’Afrique de l’Ouest (2.202 dollars et 2.230 dollars par habitant, respectivement).</p>



<p>Cette croissance globalement assez rapide de l’Afrique francophone est par ailleurs soutenue par une assez bonne maîtrise de la dette publique, les pays francophones n’étant qu’au nombre de deux parmi les dix pays les plus endettés de l’ensemble du continent (et qui n’arrivent qu’aux 8e et 9e place début 2020, selon les données révisées du FMI).</p>



<p>Par ailleurs, il est à noter qu’il n’y a désormais plus qu’un seul pays francophone parmi les cinq pays les plus pauvres du continent (à savoir le Burundi, avec quatre pays anglophones que sont le Soudan du Sud, pays le plus pauvre du monde, le Malawi, la Somalie et le Soudan), et qu’il n’y a plus aucun pays francophone dans les six dernières places du classement international<em> ‘‘Doing business’’ </em>pour le climat des affaires, désormais majoritairement occupées par des pays anglophones.</p>



<p>Au passage, il est intéressant de constater que l&rsquo;appartenance de la Tunisie à l&rsquo;espace francophone n’est nullement de nature à empêcher sa jeunesse d’avoir un niveau globalement assez bon en anglais. En effet, et pour ce qui est de la maîtrise de cette langue, le pays arrive même en première position dans le monde arabe selon le dernier classement international annuel EF EPI, publié fin 2019, et dépasse au total non moins de 14 anciennes colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle de facto (comme les Émirats arabes unis, l’Égypte, le Qatar et le Sri Lanka), ainsi que bien d’autres pays tels que la Turquie, la Thaïlande ou encore le Mexique, voisin des États-Unis.</p>



<p>Pourtant, et tout comme pour son potentiel agricole, la Tunisie est loin d’exploiter pleinement ce double avantage que représente sa proximité avec l’Union européenne et avec l’Afrique francophone. À titre d&rsquo;exemple, et parmi bien d’autres, les touristes français et allemands sont chaque année moitié plus et sept fois plus nombreux, respectivement, à visiter la Grèce, pourtant au moins aussi éloignée (et tout en y dépensant environ deux fois plus par visiteur…). Quant à l’Afrique francophone, les établissements bancaires tunisiens brillent par leur (quasi-)absence, alors que les agences bancaires marocaines sont désormais plus de deux fois plus nombreuses que celles de l’ancienne puissance coloniale, bénéficiant ainsi pleinement de la forte croissance de la zone, et pour le plus grand bien de l’économie marocaine. Qui l’aurait cru il y a encore une dizaine d’années ? La France, probablement deuxième puissance mondiale en combinant tous les critères de puissance (mais encore faut-il que les Français eux-mêmes le sachent…), s’est en effet assez désintéressée de l’Afrique, y perdant de nombreuses positions que la Tunisie aurait dû s’empresser de récupérer en partie, comme a su si bien le faire le Maroc.</p>



<p>Une Tunisie qui devrait également s’employer à tirer profit de la crise internationale liée au Covid-19, en répondant plus activement au souhait exprimé par les pays d’Europe de l’Ouest de rapprocher la production d’un certain nombre d’éléments stratégiques, confiés jusqu’ici à la Chine et à d’autres pays asiatiques. Mais là encore, le royaume chérifien s’est montré bien plus réactif…</p>



<p>La Tunisie devrait donc mieux exploiter ses nombreux atouts, sans craindre de voir sa population continuer à croître. En effet, et si toute explosion démographique est de nature à poser de sérieuses difficultés, une croissance démographique modérée n&rsquo;a, au contraire, jamais empêché un pays de se développer (et qui pourrait correspondre à un taux de fécondité d’environ 2,5 enfants pour la Tunisie, soit à peu près la moyenne souhaitée par les femmes tunisiennes, contre environ 2,1 actuellement… et 7,0 en 1965). Il en est d’ailleurs de même pour ce que l’on appelle la surpopulation, concept dont la définition est difficile à établir, en plus d’être variable d’une génération à une autre… depuis l’antiquité.</p>



<p>En effet, et comme le démontre l’exemple de nombreux pays asiatiques et européens, fortement peuplés et faiblement dotés en ressources naturelles, le développement économique d’une nation repose d’abord et avant tout sur le respect des quatre conditions suivantes : l’organisation, le travail, la discipline et le sens de l’intérêt général.</p>



<p>Enfin, et en matière d’environnement, il convient de rappeler que l’humanité, qui n’a d’ailleurs utilisé jusqu&rsquo;ici que moins de 5% de l&rsquo;ensemble des matières premières de la planète (sur terre et en mer), exploite aujourd&rsquo;hui largement moins de 1% du potentiel mondial en énergies renouvelables, considérées comme non polluantes et devant être privilégiées (énergies solaire, éolienne et hydraulique, géothermie et biomasse). Une très large sous-exploitation de ces énergies également valable pour la Tunisie, qui est en plus assez en retard en la matière par rapport à bien d’autres pays. Ainsi, et compte tenu des grands espaces encore disponibles, du potentiel considérable en énergies renouvelables, et des progrès permanents de la science (dans l’agriculture, les énergies renouvelables, le traitement des déchets, l’architecture…), la Terre pourrait aisément, et n’en déplaise à certains, abriter bien davantage que sa population actuelle. À titre d&rsquo;exemple, et rien que pour l’agriculture, il est même désormais possible de se passer de terre, de soleil et de pesticides, tout en affichant un rendement près de cent fois supérieur à l’hectare qu’avec les méthodes classiques (ce qu’on appelle l’aéroponie).</p>



<p>Enfin, et pour revenir à la Tunisie, il est tout de même assez intéressant de noter que la microscopique île de Zembra, située au large du Cap-Bon (3,89 km2), pourrait à elle seule abriter moitié plus que l’ensemble de la population actuelle du pays, à raison d&rsquo;une moyenne<em> «raisonnable»</em> de 4,5 personnes au mètre carré, toutes corpulences confondues, soit 4,5 millions de personnes au km2 (certains articles de la presse internationale se basant sur une moyenne pouvant aller jusqu’à neuf personnes…). Même l’aéroport de Sfax, et ses 3,27 km2, serait à lui seul capable de regrouper largement plus que cette même population, qui n’aurait besoin que d’une superficie d&rsquo;environ 2,6 km2.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La plus faible croissance démographique du monde arabe et d’Afrique continentale</h3>



<p>Les différents éléments précédemment cités démontent que la Tunisie pourrait compter une population bien plus importante que sa population actuelle, lui permettant d’atteindre les ambitions qui devraient être les siennes. Pourtant, force est de constater que le pays est bien loin d’emprunter cette voie, avec une croissance démographique nette assez faible et estimée à seulement 1,0% entre mi-2019 et mi-2020. Pire encore, la Tunisie connaît même la progression la plus faible de l’ensemble du monde arabe, ainsi que de l’ensemble du continent africain, hors petits États insulaires. Sa croissance démographique est, par exemple, bien plus faible que celle enregistrée par l’Algérie (1,9%), l’Égypte (1,7%) et la Libye (environ 2,0 %), ou encore que la moyenne des pays du monde arabe (2,1% pour l’année précédente) et de l’Afrique subsaharienne francophone (2,9%, également pour l’année précédente, soit la zone la plus dynamique au monde).</p>



<p>Cette évolution n’est bien sûr pas sans conséquences sur le rang de la Tunisie au niveau international. Sur le plan africain, et rien que pour l’Afrique francophone, la Tunisie a été dépassée par non moins de six pays depuis l’indépendance, comme le Sénégal (passé de 3,2 millions d’habitants en 1960 à 16,7 millions), la Côte d’Ivoire (de 3,5 à 26,2 millions), ou encore le Bénin (de 2,8 à 11,9 millions). Le Burundi devrait d’ailleurs être le septième pays à la dépasser, probablement au cours de cette année 2020.</p>



<p>Quant au niveau arabe, la Tunisie sera vraisemblablement devancée à moyen terme par la Jordanie (10,7 millions), et devrait surtout voir son poids continuer à se réduire au sein du Maghreb, l’affaiblissant davantage dans ses relations avec ses voisins, et en particulier avec l’Algérie. En effet, et à l&rsquo;horizon 2050, cette dernière – en grande partie désertique – devrait être 4,8 fois plus peuplée que la Tunisie, selon les projections actuelles, contre 3,7 fois aujourd’hui et 2,6 fois en 1960. Et ce, suite à une augmentation de sa population qui serait de 38%, contre seulement 7% pour la Tunisie, lui permettant ainsi d’atteindre une population de 61,4 millions d’habitants (contre 12,7 millions). Une hausse de la population tunisienne qui serait également assez largement inférieure à celle du Maroc, qui croîtrait de 22% pour atteindre 44,6 millions 2050, Sahara occidental inclus (entité désertique, fictive et sans histoire, montée hélas de toute pièce par le pouvoir algérien – au détriment du Maroc et de la construction du Maghreb arabe, et que même les anciennes puissances coloniales n’avaient jamais osé créer…).</p>



<p>Parallèlement, l’aggravation de ces déséquilibres s’observera bien sûr également avec de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, et notamment ceux précédemment cités, à savoir le Sénégal (qui atteindrait 35,9 millions d’habitants en 2050), la Côte d’Ivoire (50,9 millions), le Bénin (30,6) et le Burundi (25,5).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie, très bientôt pays le plus pauvre d&rsquo;Afrique du Nord</h3>



<p>Mais en plus de ce grave et historique déclin démographique, la Tunisie connaît aussi un non moins historique déclassement économique. En effet, et après avoir été longtemps un modèle de réussite et de développement pour l’ensemble du monde arabe et du continent africain, le pays connaît hélas une très faible croissance économique depuis sa révolution de janvier 2011, et qui a même été la plus basse de toute l’Afrique du Nord sur la période 2012-2019 (seulement 2,2% en moyenne annuelle). Avec une richesse par habitant s’établissant à 3.317 dollars fin 2019, selon la Banque mondiale, la Tunisie devrait d’ailleurs devenir assez rapidement le pays le plus pauvre de cette partie du continent, se faisant d’abord devancer par le Maroc (3.204 dollars fin 2019), puis par l&rsquo;Égypte (3.020 dollars). Deux pays qui réalisent, en moyenne, une croissance environ deux fois supérieure, et qui étaient largement derrière la Tunisie il y a encore quelques années.</p>



<p>Par ailleurs, il paraît très probable que la Tunisie soit dépassée par la Côte d’Ivoire à moyen terme. Celle-ci serait alors le premier pays d’Afrique subsaharienne au sous-sol pauvre à devancer, dans l’histoire, un pays d’Afrique du Nord. En attendant, la Tunisie pourrait bien prochainement faire son entrée historique dans la courte liste des dix pays les plus endettés de l’ensemble du continent, elle qui avait fini l’année 2019 à la douzième place des pays africains ayant la dette publique la plus élevée, proportionnellement à leur richesse.</p>



<p>Ce double déclin démographique et économique de la Tunisie constitue une réalité préoccupante pour l’ensemble de personnes qui y sont attachées. Une évolution dont devraient également s’inquiéter les responsables politiques, afin que le pays puisse, au moins, maintenir son rang à l’échelle internationale. Mais encore faut-il que ces derniers connaissent eux-mêmes le véritable potentiel de la Tunisie, et qu’ils ne soient plus victimes de certaines idées reçues aveuglantes. Des idées reçues, qui peuvent aussi agir négativement sur la psychologie collective de tout un peuple.</p>



<p>* <em>Président du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://www.cermf.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(Cermf)</a>. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/">La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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