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	<title>Archives des CSP - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des CSP - Kapitalis</title>
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		<title>Quand les Tunisiennes réécrivent Beauvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 06:47:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[égalité dans l’héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[polygamie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le 13 août, la question est  : qu'a-t-on donné aux Tunisiennes ? Et que sont-elles  prêtes à défendre et à conquérir ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/quand-les-tunisiennes-reecrivent-beauvoir/">Quand les Tunisiennes réécrivent Beauvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13 août 2026, la Tunisie a célébré les 70 ans du Code du statut personnel, promulgué le 13 août 1956, quelques mois après l’indépendance et près d’un an avant la proclamation de la République. Tout a été dit sur le caractère exceptionnel de ce texte et sur l’audace de Bourguiba, qui s’est attaqué à des règles que l’on croyait intangibles. Mais cette année, quelque chose trouble la célébration.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monia Kallel</strong> *</p>



<span id="more-19438976"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel.jpg" alt="" class="wp-image-14872475" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Monia-Kallel-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Jamais peut-être la fête du 13-Août n’aura suscité autant de controverses. La femme tunisienne est à nouveau sommée de se justifier : sur ses acquis, ses vêtements, son corps. Les gardiens de la morale, de plus en plus décomplexés, ne se contentent plus de regarder : ils prescrivent.<br>Dans le même temps, les voix qui réclament une révision du CSP se font plus audibles, et de plus en plus radicales. Mais le plus inquiétant n’est peut-être pas que le CSP soit ouvertement remis en question. C’est que la contestation se déplace, gagne du terrain, change de visage — et qu’elle trouve parfois des alliées parmi celles-là mêmes qui ont bénéficié de ses avancées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le corps féminin, territoire à surveiller</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a d’abord cette campagne virulente autour des vêtements des femmes. Le corps féminin redevient un territoire à surveiller, à commenter, à corriger. On ne dit plus seulement à la femme ce qu’elle doit faire : on lui dit comment elle doit être vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moralisme se mêle au prosélytisme. On le perçoit aussi dans ces voix qui réclament le retour à ce qui fut, en 1956, l’une des ruptures les plus audacieuses avec la tradition juridique : la polygamie. Celle-ci redevient un sujet de discussion ; même des députés s’en mêlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a l’autre front, plus fort encore : celui qui conteste l’égalité dans l’héritage. Là, la situation devient presque vertigineuse. Car ce ne sont pas seulement les adversaires traditionnels des droits des femmes qui la contestent. De nombreux <em>«modernistes»</em>, hommes et femmes, s’opposent à cette revendication. Et lorsqu’une responsable féministe affirme que l’égalité dans l’héritage doit désormais être au cœur du combat, elle se retrouve au centre d’une cabale qui dépasse largement la discussion juridique. Voilà le paradoxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes tunisiennes sont légitimement fières du CSP. Elles savent ce qu’il a changé dans leur vie et dans celle de leurs mères et de leurs grands-mères. Elles célèbrent l’audace de Bourguiba lorsqu’il a transgressé, interprété le texte, contextualisé, fait entrer le droit dans une société nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais lorsqu’il s&rsquo;agit de l’héritage, lorsqu’il s’agit de franchir un pas de plus, certaines invoquent soudain la règle <em>«claire et nette»</em> du texte religieux. Comme si l’histoire, l’évolution, le temps devaient s’arrêter exactement là où commencent nos hésitations et nos craintes. Comme si la famille tunisienne de 2026 était encore celle de 1956. Elle ne l’est évidemment plus. La structure de la famille a changé. Le rôle économique des femmes a changé. Leur niveau d’instruction, leur accès au travail, leur contribution aux revenus familiaux, leur espérance de vie, leur place dans l’espace public ont changé. La société elle-même a changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi donc l’histoire serait-elle convoquée pour justifier certaines transgressions et congédiée lorsqu’il faudrait en accomplir une nouvelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là le paradoxe le plus profond de notre rapport aux droits des femmes. Nous aimons les droits lorsqu’ils nous arrivent sur un plateau d’argent. Nous les célébrons lorsqu’un État les inscrit dans la loi. Nous sommes fières lorsque l’histoire nous les offre. Mais sommes-nous prêtes à nous battre pour ceux qui ne sont pas encore acquis ? C’est une autre affaire.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="usjujfsiBU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/">70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/embed/#?secret=XXEWvk5Qru#?secret=usjujfsiBU" data-secret="usjujfsiBU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des droits jamais vraiment acquis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1949, Simone de Beauvoir écrivait : <em>«N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis.»</em> La Tunisie pourrait ajouter aujourd’hui quelque chose à cette phrase. Les droits des femmes sont d’autant plus fragiles lorsqu’ils ont été accordés par un pouvoir qui, même lorsqu’il se voulait progressiste, demeurait un pouvoir masculin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CSP est l’une des grandes réussites de ce que l’on a appelé le féminisme d’État. Mais le féminisme d’État comporte une ambiguïté fondamentale : il peut faire gagner aux femmes plusieurs décennies en quelques années, mais il ne leur apprend pas nécessairement à devenir les sujets politiques de leurs propres droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CSP de 1956 n’est pas le produit d’une évolution spontanée de la société tunisienne : il est le résultat d’une volonté politique extraordinairement forte. Bourguiba a assumé une lecture politique et réformatrice de l’islam. Et nous continuons à en parler comme si le <em>zaïm</em> était encore là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être notre problème. Le <em>«sauveur»</em> est une figure tenace. Chez les conservateurs, il prend parfois la forme du religieux qui vient expliquer aux femmes comment être de bonnes musulmanes. Chez les modernistes, il peut prendre celle du dirigeant éclairé qui vient expliquer aux femmes comment être libres. Dans les deux cas, le mécanisme est étrangement proche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba est justement célébré parce qu’il a osé. Mais qui, après Bourguiba, osera ? Et surtout : pourquoi faudrait-il encore attendre qu’un homme ose à notre place ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la réflexion de Simone de Beauvoir, si précieuse, paraît à la fois prophétique et incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit pas de rester vigilantes. Il faut devenir actrices de la construction, de la défense et de l’extension de nos droits.<br>Car un droit que personne ne porte politiquement devient rapidement un droit que d’autres peuvent redéfinir. Et un droit dont les principales bénéficiaires ne se sentent pas responsables peut finir par paraître étranger à celles-là mêmes qu’il protège.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que sommes-nous prêtes à conquérir ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi la bataille actuelle ne se résume pas au CSP. Le CSP traversera probablement cette tempête. Il a traversé bien d’autres vents contraires. Et l’égalité successorale finira, tôt ou tard, par devenir une réalité, parce que les sociétés changent, parce que les familles changent, parce que les femmes changent, et parce que le droit ne peut indéfiniment prétendre que le monde est demeuré celui d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question est ailleurs. Sommes-nous capables de défendre ce que nous avons reçu et de conquérir ce que nous n’avons pas encore reçu ? Sommes-nous capables de passer du statut de bénéficiaires à celui de citoyennes qui savent que les droits ne sont pas des cadeaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 août ne devrait donc pas être seulement la fête d’une femme à qui l’État a donné des droits. Il devrait être le jour où les Tunisiennes se demandent ce qu’elles sont prêtes à faire pour que ces droits deviennent réellement les leurs. Car il existe une autre manière de perdre ses droits que de les voir supprimer par une loi. C’est de renoncer à les défendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ennahdha peut renaître de plusieurs manières. Ce parti conservateur peut renaître d’une crise politique, d’une crise économique, d’une poussée religieuse. Mais il peut aussi renaître d’une abdication beaucoup plus silencieuse : celle des femmes elles-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le 13 août, la question n’est plus seulement : que nous a-t-on donné ? Mais : que sommes-nous prêtes à défendre et à conquérir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ecrivaine. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wXem8FDcMi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-le-combat-pour-legalite-en-matiere-dheritage-se-poursuit/">Tunisie | Le combat pour l’égalité en matière d’héritage se poursuit  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le combat pour l’égalité en matière d’héritage se poursuit   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-le-combat-pour-legalite-en-matiere-dheritage-se-poursuit/embed/#?secret=9lQn6ccHA8#?secret=wXem8FDcMi" data-secret="wXem8FDcMi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le combat pour l’égalité en matière d’héritage se poursuit  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-le-combat-pour-legalite-en-matiere-dheritage-se-poursuit/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 12:36:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
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		<category><![CDATA[Raja Dahmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Raja Dahmani, présidente de l’ATFD, le combat pour l’égalité en matière d’héritage entre l’homme et la femme se poursuivra en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/tunisie-le-combat-pour-legalite-en-matiere-dheritage-se-poursuit/">Tunisie | Le combat pour l’égalité en matière d’héritage se poursuit  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour Raja Dahmani, présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), le combat pour l’adoption d’une loi instaurant l’égalité en matière d’héritage entre l’homme et la femme se poursuivra et son association continuera de soulever cette question.</em></strong></p>



<span id="more-19424936"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant ce mercredi 12 août 2026 lors d’un séminaire international organisé à Tunis sur le thème <em>«Où en sommes-nous de l&rsquo;égalité ?»</em>, à l’occasion de la célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire du Code du statut personnel (CSP) — auquel ont pris part des femmes défenseures des droits humains, des avocates et des militantes venues de Tunisie ainsi que de divers pays arabes et de la région —, Mme Dahmani a ajouté que l’ATFD réclame depuis longtemps une révision du CSP. Ce texte pionnier dans le monde arabo-musulman, a permis de réaliser des avancées sociales en consacrant l’égalité sur certains plans, mais il présente, selon elle, des lacunes et contient des dispositions discriminatoires devant être abrogées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le séminaire devrait d’ailleurs aboutir à l’élaboration de la <em>«Déclaration de Tunis sur l’égalité au sein de la famille»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons dans ce contexte que, sous la présidence de Béji Caïd Essebsi, entre 2015 et 2019, un projet de loi pour l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme en matière d’héritage, a achoppé à un conservatisme religieux et social ambiant et n’a pu être adopté dans sa mouture initiale.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bVH5DiPRlo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/">70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 70 ans après | Le combat recommencé pour les droits des femmes en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/70-ans-apres-le-combat-recommence-pour-les-droits-des-femmes-en-tunisie/embed/#?secret=LCWZSMWjmZ#?secret=bVH5DiPRlo" data-secret="bVH5DiPRlo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Yosra Frawes : La fête nationale de la Femme est devenue embarrassante</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/yosra-frawes-la-fete-nationale-de-la-femme-est-devenue-embarrassante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 09:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[association des femmes démocrates]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[CSP]]></category>
		<category><![CDATA[fête nationale de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[Yosra Frawes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fête nationale de la femme, qui a lieu ce jeudi 13 août 2020, consiste, à la base, à fêter la promulgation du Code du statut personnel (CSP), le même jour en 1956. Une aberration selon Yosra Frawes, présidente de l&#8217;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD)... L&#8217;avocate, présente ce matin sur le plateau de Shems...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/yosra-frawes-la-fete-nationale-de-la-femme-est-devenue-embarrassante/">Yosra Frawes : La fête nationale de la Femme est devenue embarrassante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Yosra-Frawes.jpg" alt="" class="wp-image-311772"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La fête nationale de la femme, qui a lieu ce jeudi 13 août 2020, consiste, à la base, à fêter la promulgation du Code du statut personnel (CSP), le même jour en 1956. Une aberration selon Yosra Frawes, présidente de l&rsquo;Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).</em></strong><em><strong>..</strong></em></p>



<span id="more-311764"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;avocate, présente ce matin sur le plateau de Shems FM, pense, en effet, que les lois ne sont pas faites pour être fêtées ni sacralisées de la sorte, d&rsquo;autant plus que les réformes apportées par le Code du statut personnel ne sont plus d&rsquo;actualité. Pire encore, elle a expliqué que ce Code contient des articles clairement sexistes et violant des droits humains&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Les gens fêtent encore l&rsquo;interdiction de la polygamie par le Code du statut personnel, il y a 64 ans. Seulement, depuis, les autres sociétés sont allées de l&rsquo;avant</em>», a lancé Mme Frawes, évoquant notamment le droit des homosexuels au mariage et la légalité des relations sexuelles hors mariage dans d&rsquo;autres pays, et regrettant, à titre d&rsquo;exemple, le fait qu&rsquo;en Tunisie, les mères célibataires ne jouissent, jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;aucun droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Le Code du statut personnel a mis la société sur la voie de l&rsquo;égalité, mais n&rsquo;a fait que deux pas dans ce sens, avant de s&rsquo;arrêter</em>», a-t-elle regretté, estimant que cette série de lois adoptées l&rsquo;année de l&rsquo;indépendance sont dépassées par le temps, et que les fêter est devenu embarrassant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même contexte, Frawes a pointé du doigt un article du CSP (le 13e) qui est particulièrement scandaleux : «<em>Le mari ne peut, s&rsquo;il n&rsquo;a pas acquitté la dot, contraindre la femme à la consommation du mariage. Après la consommation du mariage, la femme, créancière de sa dot, ne peut  qu&rsquo;en réclamer le paiement. Le défaut de paiement par le mari ne constitue pas un cas de divorce.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La militante pour les droits des femmes a expliqué que cet article &#8211; issu de la loi islamique &#8211; légitime le viol conjugal à l&rsquo;encontre de la femme car, à contrario, il signifie que le mari peut contraindre son épouse à la consommation du mariage (c&rsquo;est-à-dire au rapport sexuel) lorsqu&rsquo;il s&rsquo;acquitte de la dot. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, non seulement ceci constitue une violation des droits de l&rsquo;homme mais contredit, en plus, d&rsquo;autres lois tunisiennes promulguées récemment, interdisant tout type de viol.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Cherif Ben Younès</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/yosra-frawes-la-fete-nationale-de-la-femme-est-devenue-embarrassante/">Yosra Frawes : La fête nationale de la Femme est devenue embarrassante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fête nationale de la femme : Création du Prix Maya Jribi, récompensant les femmes leaders dans la vie publique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/fete-nationale-de-la-femme-creation-du-prix-maya-jribi-recompensant-les-femmes-leaders-dans-la-vie-publique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/fete-nationale-de-la-femme-creation-du-prix-maya-jribi-recompensant-les-femmes-leaders-dans-la-vie-publique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 17:06:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[CSP]]></category>
		<category><![CDATA[Journée femme]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Maya Jribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la Journée nationale de la femme célébrée le 13 août de chaque année et du 64e anniversaire de la promulgation du code du statut personnel (CSP), le gouvernement tunisien a annoncé la création du Prix Maya Jribi, récompensant les femmes leaders dans la vie publique. Cette annonce a été faite à l&#8217;issue...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’occasion de la Journée nationale de la femme célébrée le 13 août de chaque année et du 64e anniversaire de la promulgation du code du statut personnel (CSP), le gouvernement tunisien a annoncé la création du Prix Maya Jribi, récompensant les femmes leaders dans la vie publique.</em></strong></p>



<span id="more-311693"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce a été faite à l&rsquo;issue du Conseil ministériel présidé, aujourd&rsquo;hui, mercredi 12 août 2020, par le chef du gouvernement chargé des affaires courantes Elyes Fakhfakh, et qui a été consacré à la femme, la famille et l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ce prix, rendant hommage à Maya Jribi, la militante féministe, constituante et ex-secrétaire générale du Parti républicain (Al-Jomhouri), décédée le 19 mai 2018, plusieurs projets de loi et décrets gouvernementaux ont été adoptés au cours de cette réunion, notamment en faveur des femmes et des enfants victimes de violence, des travailleuses domestiques, ou encore des ouvrières agricoles :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>projet de décret gouvernemental relatif aux centres d’accueil pour les femmes et les enfants victimes de violence;</li><li>amendement du Code de protection de l’enfance;</li><li>approbation de l’adhésion de la Tunisie à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique;</li><li>organisation spécifique des délégations régionales de développement agricole;</li><li>création et organisation d’un prix national «Zoubeida Bchir» pour la meilleure femme écrivain tunisienne (ce prix était jusque-là décerné, chaque année, par le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme, Credif).</li></ul>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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