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	<title>Archives des Djerbiens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Djerbiens - Kapitalis</title>
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		<title>Djerba et l’affront de trop</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 11:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’attitude de Hichem Mechichi lors de son passage, le weekend dernier, à Djerba sur son chemin pour Ben Guerdane, et sa «réponse» à un journaliste local concernant le suivi du dossier «Djerba 25e gouvernorat» ont été très mal accueillies par la population de l’île. L’attitude du chef du gouvernement, hautaine et désinvolte, a été perçue...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Mechichi-Aeroport-Djerba-Zarzis.jpg" alt="" class="wp-image-339074"/><figcaption><em>Mechichi à l&rsquo;aéroport Djerba-Zarzis.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>L’attitude de Hichem Mechichi lors de son passage, le weekend dernier, à Djerba sur son chemin pour Ben Guerdane, et sa «réponse» à un journaliste local concernant le suivi du dossier «Djerba 25e gouvernorat» ont été très mal accueillies par la population de l’île. L’attitude du chef du gouvernement, hautaine et désinvolte, a été perçue comme une énième humiliation pour les Djerbiens.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fathi Ben Hamidane</strong> *</p>



<span id="more-339073"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Fathi-Ben-Hamidane.jpg" alt="" class="wp-image-305823"/></figure></div>



<p>Décidément, Djerba a depuis longtemps été, et continue d’être, le parent pauvre de la Tunisie. Que ce soit la Djerba pré-révolution ou la Djerba post-révolution.</p>



<p>Depuis de très longues années, l’île située au large des côtes sud-est de la Tunisie ne cesse de subir injustice et mépris. Dernier geste de mépris et dernière insulte à l’intelligence des habitants de l’île: la déclaration et l’attitude du chef du gouvernement, Hichem Mechichi, en marge de sa visite à Ben Guerdane – via Djerba – qui ont profondément choqué les Djerbiens et blessé leur amour propre et leur dignité.</p>



<p>En effet, sa réaction, en réponse à la question qui lui a été posée concernant le suivi du dossier <em>«Djerba 25e gouvernorat»</em>, a été ressentie par tous comme l’humiliation de trop. Où en est la Tunisie nouvelle avec les droits humains, les droits du citoyen et le respect de la constitution?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un choc et une grande déception</h3>



<p>Par ailleurs, le fait de ne pas prononcer le moindre mot sur un événement d’une importance capitale, pour la Tunisie et Djerba, que l’île s’apprête à vivre prochainement et attend avec un vif intérêt, à savoir la tenue du 18e Sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a été à la fois un choc et une grande déception. La réaction pour le moins inacceptable, venant du sommet de l’Etat, a suscité l’émoi et l’indignation. Pouvait-il en être autrement?</p>



<p>Voici, brièvement, un rappel de quelques vérités, récentes et moins récentes sur Djerba et le Djerbien…</p>



<p>Pendant trop longtemps le Djerbien a été perçu comme un citoyen modèle, pacifiste, travailleur et discipliné, mais qu’ont obtenu en échange le Djerbien et l’île de Djerba, cette destination touristique de renommée mondiale qui constitue une manne financière considérable pour l’Etat et un élément non-négligeable dans le développement économique du sud-est tunisien ?</p>



<p>Le Djerbien dès qu’il bouge pour revendiquer un droit quelconque se voit tout de suite répondre que le Djerbien est riche et nanti, qu’il a tout et n’a besoin de rien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les maux dont souffrent Djerba</h3>



<p>Ceux qui tiennent ce langage ignorent véritablement les maux dont souffrent Djerba et ses habitants depuis de longues décennies du fait de son insularité et sa dépendance totale du gouvernorat de Médenine… pour rester dans le politiquement correct!</p>



<p>Ils oublient aussi que l’île est en proie à un gros problème qui perdure : le traitement des déchets et la protection de l’environnement, résultant d’un manquement évident et d’une gestion déplorable de la part du gouvernorat de Médenine.</p>



<p>Ils oublient aussi, sans doute, que l’habitant de l’île se voit obligé de se rendre à Médenine pour la moindre démarche administrative. Il perd facilement une journée entière, sans parler des allers-retours habituels indûment imposés et les caprices récurrents des bacs assurant la liaison entre l’île et le continent.</p>



<p>Ils oublient probablement que l’hôpital du chef-lieu du gouvernorat a refusé de recevoir et de soigner des patients transférés de Djerba, sous les cris de <em>«Covid Djerba dégage»</em>.</p>



<p>Ignorent-ils que c’est la société civile locale qui s’est elle-même mobilisée pour collecter les fonds nécessaires à la création d’une unité Covid à l’hôpital régional de Houmt Souk et que les autorités régionales et nationales se sont illustrées par leur absence lors de la cérémonie d’inauguration? Il serait peut-être bon aussi de rappeler, dans le même contexte, que le projet de lancement d’une unité de secours urgents (SAMU- SMUR) a enfin pu voir le jour, et là aussi grâce à une initiative individuelle et des efforts inlassables au départ et le soutien de la société civile par la suite, l’aide de l’autorité centrale ayant été, une fois de plus, bien timide.</p>



<p>Savent-ils que l’état de l’île sur le plan des infrastructures est lamentable ? Les routes sont en piteux état, la gestion des bacs est une honte pour Djerba et pour toute la région et le port de plaisance de la Marina est une offense à l’esthétique et au bon goût. En réalité, il est à la fois port de plaisance, port commercial, port de pêche et port d’attache pour les grands bateaux desservant l’île aux flamants roses.</p>



<p>Ils oublient en outre qu’un nombre considérable de familles djerbiennes ont été dépossédées de leurs terres au début de l’ère du tourisme dans les années soixante-dix.</p>



<p>Ils oublient encore que, contre toute logique et contre tout bon sens, l’aéroport de Djerba Mellita est toujours appelé aéroport Djerba-Zarzis alors que le port commercial de Zarzis conserve, et défend crânement, son nom de «port commercial de Zarzis». Allez comprendre le pourquoi du comment!!! Régionalisme djerbien dites-vous ?</p>



<p>Est-ce du régionalisme et du misérabilisme que de dire trop c’est trop?</p>



<p><em>* Ancien fonctionnaire international et enseignant universitaire</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em> </h4>



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			</item>
		<item>
		<title>L’affaire des chiens errants à Djerba : À qui profite le crime ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 09:40:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire des chiens froidement abattus dans l’île de Djerba a suscité une vive émotion, en Tunisie et à l’étranger. Mais au lieu de remonter l’opinion publique contre Djerba et les Djerbiens, ne serait-il pas plus juste et plus utile d’examiner cette affaire de près et de poser le vrai problème de la prolifération des chiens...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/01/laffaire-des-chiens-errants-a-djerba-a-qui-profite-le-crime/">L’affaire des chiens errants à Djerba : À qui profite le crime ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Site-accueil-pour-chiens-errants-Terbella-Djerba.jpg" alt="" class="wp-image-310194"/><figcaption><em>Site d’accueil de fortune pour chiens errants à Terbella (Djerba) : une maison d’à peine 200 m2, au milieu des champs, sans clôture.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>L’affaire des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/massacre-de-chiens-a-djerba-la-direction-generale-des-services-veterinaires-denonce-un-crime-odieux/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">chiens froidement abattus dans l’île de Djerba </a>a suscité une vive émotion, en Tunisie et à l’étranger. Mais au lieu de remonter l’opinion publique contre Djerba et les Djerbiens, ne serait-il pas plus juste et plus utile d’examiner cette affaire de près et de poser le vrai problème de la prolifération des chiens errants dans l’île, qui constitue désormais un véritable danger pour les habitants ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Naceur Bouabid</strong> *</p>



<span id="more-310193"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Naceur-Bouabid.jpg" alt="" class="wp-image-295058"/></figure></div>



<p>Les scènes des chiens froidement et sauvagement torturés et abattus à Djerba, largement diffusées, réseaux sociaux aidant, ont vite fait de choquer et de bouleverser. Face à la bestialité d’un tel acte, il ne peut être question, en effet, que d’émoi, d’indignation et de compassion vis-à-vis des pauvres bêtes contraintes à vivre, démunis et sans défense, des moments d’horreur.</p>



<p>À vrai dire, le couple italo-libyen locataire du logement aménagé en site d’accueil de fortune pour chiens errants à Terbella, au sud-ouest de l’île, s’est acquitté admirablement de la besogne : en si peu de temps, il a réussi à apitoyer les gens, tant sur le sort des pauvres bêtes malmenées que sur son propre sort, et à ameuter l’opinion publique contre Djerba et les Djerbiens.</p>



<p>Car, au lieu de se contenter de focaliser sur les corps ensanglantés et mutilés des pauvres chiens torturés pour susciter l’émoi collectif et l’indignation, ce couple aurait dû, par la même occasion, englober l’ensemble de l’aménagement pour donner à prendre connaissance des conditions dans lesquelles était accueillie la population canine divagante capturée : une maison d’à peine 200 m2 prise en location, au milieu des champs, sans clôture, est tout ce dont dispose cet établissement pour chiens errants. Est-ce suffisant pour accueillir dignement autant de chiens (entre 100 à 150, dit-on) sans risquer de nuire à autrui ?</p>



<p>D’autant que tout établissement considéré comme potentiellement nuisible pour le voisinage ou pour l’environnement doit, pour être autorisé à opérer, se soumettre aux exigences d’une enquête publique et de la consultation de tous les services administratifs concernés, imposées par la réglementation y afférente en vigueur dans certains pays; dans ce cas de figure, les gestionnaires de ce pseudo-établissement se sont-ils acquittés de l’exécution d’une telle démarche pour être légalement autorisés à agir ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Djerba et les Djerbiens maudits à outrance</h3>



<p>Cette affaire a délié les langues, à tort et à raison, et fait couler beaucoup d’encre. Et voilà Djerba et les Djerbiens sur toutes les lèvres, traités de tous les noms, diabolisés, stigmatisés, quasiment lynchés.</p>



<p>Cette affaire a ameuté l’opinion publique nationale et mondiale contre notre île et sa population. Est-ce, donc, raisonnable de crier haro sur le tout Djerba et les Djerbiens pour un acte perpétré par on ne sait qui au dessein non encore dévoilé ?</p>



<p>Cette généralisation hâtive, à l’origine peu innocente, est regrettable, car partiale, subjective et injuste; cette incrimination anticipée sans procès et ce réquisitoire diffamatoire sont démesurément disproportionnés.</p>



<p>Celles et ceux parmi nos concitoyens qui se sont empressés à jeter le discrédit sur les Djerbiens et qui ont appelé au boycott de leur île se sont-ils demandé comment une vingtaine de chiens, censés se trouver parmi tant d’autres dans ce soi-disant refuge de fortune, s’est laissée approcher, malmener et torturer sans réagir et sans entreprendre aucune tentative de fuite ?</p>



<p>Celles et ceux d’ailleurs qui se sont hypocritement empressés à proférer des insultes, parfois racistes, blessantes et offensantes, se sont-ils demandé comment auraient réagi des Parisiens, des Romains, ou des Berlinois, pourtant souvent d’une sensibilité plus développée envers la cause animale, à la présence dans leur quartier d’un pareil établissement pour animaux errants tenu et géré dans les mêmes conditions, avec autant de chiens en liberté rendant la vie dure à quiconque pointant le nez dehors ?</p>



<p>Ce qui n’a pas été dit aussi dans cette affaire, c’est que ce soi-disant refuge de fortune ne date pas d’hier : plus que trois ou quatre ans d’activité à l’actif de ce couple, dans cette même région de Terbella, sans avoir jamais été sérieusement ou gravement inquiété par ce même voisinage aujourd’hui accusé de tous les torts. Des supplications à répétition, sans plus, étaient formulées auprès du couple pour le presser à parer aux défaillances de gestion de la structure d’accueil et aux nuisances avérées, notamment en amont des travaux saisonniers qu’ils doivent effectuer dans leurs champs, tels que labours, semences d’orge ou de lentilles, moisson, cueillette des olives, etc.</p>



<p>Au lieu de prendre en considération les doléances des habitants qui ne peuvent plus se rendre à leurs champs ou à la mer, à trois kilomètres à la ronde, sans risquer d’être attaqués par une meute de chiens, ce couple a préféré faire la sourde oreille à leurs doléances plaintives et faire montre d’une arrogance manifeste à leur égard.</p>



<p>N’est-on pas en droit de se demander pourquoi ces présumés fauteurs de la région ont attendu trois ou quatre longues années de souffrance et de nuisance pour ne passer qu’aujourd’hui à l’acte vindicatif ? On s’est empressé à leur faire endosser l’entière responsabilité du crime perpétré, or, d’autres hypothèses alternatives, non moins plausibles et envisageables, ne sont pas à exclure.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le phénomène «chiens errants» : un problème à devoir résoudre</h3>



<p>Le problème des chiens errants touche durement tout le territoire de l’île et inquiète à juste titre de par l’ampleur qu’il prend actuellement et les risques d’ordre hygiénique, sanitaire ou sécuritaire, pertinemment connus qu’il suscite pour la population et l’image de Djerba.</p>



<p>La situation environnementale peu reluisante, les mentalités peu enclines à la cause animale, les cultures et les croyances bien ancrées liées au chien, somme toute peu sensibles à l’espèce, sont autant de facteurs propices à la prolifération des chiens errants dont personne n’est aujourd’hui capable d’évaluer le nombre évoluant sur l’île. Mais, si l’on se réfère aux études réalisées par l’OMS, les ratios appliqués sur les populations ne varient que peu en fonction des régions du monde : le rapport chiens / hommes en Amérique et en Europe, par exemple, est généralement compris entre 1 pour 10 et 1 pour 6, c’est dire qu’à Djerba qui compte environ 160.000 habitants, la population canine s’élèverait, donc, moyennement à 20.0000 individus.</p>



<p>De surcroît, cette population canine divagante est grandissante et hors de contrôle, et si l’on n’agit pas pour la réguler, la catastrophe sanitaire et sécuritaire est à venir : une femelle donne naissance à quatre chiots par an, ce qui amène à dire que la population canine est susceptible de tripler chaque année.</p>



<p>D’un point de vue touristique, l’image de Djerba est affectée par cette situation désastreuse de la population canine en prolifération, par la vue de ces chiens rachitiques venir quémander sur les plages et aux abords des hôtels, ou parfois de ces cadavres au milieu ou aux bords des routes percutés par des automobiles.</p>



<p>En contrepartie, malheureusement, aucune étude n’a jamais été réalisée au niveau de l’île, les données chiffrées précises font cruellement défaut, tant sur la quantité de chiens divagants sur le territoire, que sur l’impact et les nuisances que la prolifération de l’espèce peut avoir. Quant aux actions entreprises jusqu’à aujourd’hui, elles ont toujours été individuelles et marginales, loin de constituer des solutions pérennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La solution : un programme de contrôle de la population des chiens errants</h3>



<p>Les actions sporadiques d’abattage des chiens par les services communaux n’ont pas empêché la population canine divagante de croître, d’où le devoir de s’interroger quant à leur utilité et au profit à tirer d’une telle démarche souvent récriminée, et à raison, par les défenseurs des animaux.</p>



<p>Un travail de fond est à entreprendre pour espérer obtenir une efficacité à long terme et réduire le nombre de chiens errants pour le ramener à un seuil tolérable.</p>



<p>Le règlement du problème passe par des démarches de sensibilisation et d’éducation de la population par rapport à la notion de protection et de bien-être animaux.</p>



<p>Parallèlement, des fourrières doivent être créées par les communes pour accueillir les chiens capturés et leur faire subir le traitement d’usage requis de médicalisation dans les règles pour les immuniser contre la rage ou d’autres maladies ou parasites, et de stérilisation indispensable pour contrôler le taux de reproduction élevé. Des refuges dignes de ce nom devraient être mis en place par une ou des associations de protection des animaux à fonder à Djerba, et ce avec l’appui des fondations, nombreuses de par le monde.</p>



<p>Est-ce que ce projet et ce programme sont potentiellement réalisables ? En a-t-on les moyens ? Si la conscience quant à la gravité de la situation y est et que l’on daigne admettre que la résolution du problème constitue bel et bien une priorité urgente, la mise en application de ce projet s’avère possible, pourvu que communes, administrations locales (Agriculture, Tourisme, Environnement), vétérinaires et société civile se mettent autour de la table pour en débattre.</p>



<p><em>* Acteur de la société civile à Djerba.</em></p>



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		<title>Djerba, marginalisée et blessée, n’en peut plus</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 17:41:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les années soixante-dix du siècle passé, le Chancelier allemand de l’époque, Willy Brandt, ami de la Tunisie et amoureux de Djerba, avait fait don à l’hôpital régional de Houmt Souk d’un équipement médical de grande valeur. Les autorités centrales d’alors avaient jugé bon de s’approprier le don et de transférer le matériel en question...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Djerba-Hood.jpg" alt="" class="wp-image-218201"/></figure>



<p><strong><em>Dans les années soixante-dix du siècle passé, le Chancelier allemand de l’époque, Willy Brandt, ami de la Tunisie et amoureux de Djerba, avait fait don à l’hôpital régional de Houmt Souk d’un équipement médical de grande valeur. Les autorités centrales d’alors avaient jugé bon de s’approprier le don et de transférer le matériel en question à Monastir, prétextant qu’il sera plus utile dans un hôpital universitaire. À se demander si la vie humaine n’avait pas, à leurs yeux, la même valeur partout dans notre patrie à tous. Ainsi donc, il y aurait des citoyens plus citoyens que d’autres.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fathi Ben Hamidane</strong> *</p>



<span id="more-295339"></span>



<p>Une autre réalité peu glorieuse pour l’île de Djerba et, par voie de conséquence, pour toute la région, la situation relative aux bacs desservant le Jorf et Djerba. Une véritable honte et une disgrâce pour la Tunisie du 21e siècle.</p>



<p>Les conditions n’ont guère changé depuis des décennies et des décennies : des usagers parqués comme du bétail et des files d’attente interminables…quelle que soit la saison. Rien ne protège les citoyens, hommes, femmes et enfants, du froid, de la chaleur ou de la pluie. De plus, le personnel chargé de la gestion et du bon fonctionnement des bacs fait la loi, la pluie et le beau temps. Les moyens, les conditions de travail et la vétusté du matériel ne peuvent, et ne doivent, en aucun cas, excuser ni justifier la mauvaise gestion et la piètre image que ces agissements donnent de l’Ile aux visiteurs, tunisiens et étrangers. Est-il concevable d’imaginer un seul instant que les moyens financiers et matériels puissent manquer pour promouvoir et valoriser une île – ou plutôt toute une région – qui a accueilli, et accueille, des millions de visiteurs depuis des années et des années?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Djerbiens considérés comme des pestiférés </h3>



<p>Autre réalité que les Djerbiens ont de plus en plus de mal à admettre, sans intention aucune pour eux d’entrer dans une polémique stérile ou de tomber dans un régionalisme primaire et mesquin qu’ils croyaient mort et enterré depuis belle lurette : quelle logique et quel bon sens peuvent, en effet, expliquer la raison pour laquelle on s’enorgueillit à appeler l’aéroport international de Djerba <em>«Aéroport Djerba-Zarzis» </em>et on persiste en même temps à s’abstenir d’appeler le grand port commercial de Zarzis, qui, au demeurant, honore la Tunisie et fait sa fierté, <em>«Port de Zarzis-Djerba»</em>? Si l’on voulait appliquer la logique et la respecter, pourquoi l’aéroport de Monastir ne serait pas baptisé<em> «Aéroport Monastir-Sousse»</em>? Les deux villes ont une vocation touristique et seulement 20 kilomètres les séparent.</p>



<p>Enfin, ce qui vient de se passer dans le contexte de la triste actualité liée à la pandémie du coronavirus (Covid 19) a profondément chagriné les habitants de l’île et choqué tous les Djerbiens, en Tunisie et à l’étranger. Comme si la souffrance à elle seule ne suffisait pas, ne voilà-t-il pas que les Djerbiens sont considérés comme des pestiférés et accusés d’être à l’origine du<em> «mal». </em>À tel point que deux malades de Houmt Souk infectés par le virus se voient refuser l’accès à l’hôpital universitaire de Médenine.</p>



<p>Un tel agissement a une double étiquette : non-assistance à personne en danger et régionalisme. Le refus d’admettre un malade, quelle que soit son origine et quel que soit son lieu de résidence ou son statut social, constitue un manquement et un délit réprimés par la loi partout dans le monde. Tout aussi grave que la non-assistance à personne en danger est le régionalisme dont les Djerbiens ont été victimes dans un passé pas très lointain, lorsque des voisins, chers et proches, ont refusé qu’une station de traitement de déchets soit installée <em>«chez eux»</em> sur <em>«leur territoire»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Djerbiens entendent désormais faire entendre leur voix</h3>



<p>Toutes ces constatations et tous ces faits indignent les habitants de l’île au plus haut degré. Longtemps<em> «dociles»</em> et citoyens loyaux et travailleurs, ils entendent désormais s’exprimer, faire entendre leur voix, leurs aspirations et leurs revendications et exiger davantage d’équité, d’égard et de justice.</p>



<p>Car Djerba contribue depuis très longtemps à l’économie du pays et à l’essor du sud-est tunisien. Et que reçoit-elle en échange? Elle essuie l’affront et l’humiliation de se voir refuser l’autorisation de traiter les déchets sur le territoire du Gouvernorat dont elle fait partie et, qui plus est, se voit refuser l’accès à un malade dans un état critique au CHU de la wilaya ou gouvernorat dont elle fait partie. L’ambulancier transportant le malade a été accueilli de façon ignominieuse aux cris de<em> «Corona dégage»</em>. Il a été obligé, après cinq heures d’attente, de rebrousser chemin face à une foule hostile. Les Djerbiens ont vécu ce rejet incompréhensible comme une atteinte à leur dignité de la part de concitoyens pour lesquels ils n’ont que respect, amitié et fraternité.</p>



<p>Dans ces conditions, les insulaires ont de la peine à saisir la raison qui se cache derrière cet acharnement à ne pas accorder à leur île le statut de wilaya. Comme arguments, et pour parler chiffres, ils signalent que le chef lieu du gouvernorat compte près de 80.000 habitants tandis que Djerba en compte 163.000.</p>



<p>Par ailleurs, ceux qui avancent les critères du nombre d’habitants et de la superficie pour l’octroi d’un statut administratif quelconque notent qu’il existe dans le monde des entités plus petites qui jouissent d’un statut respectueux des aspirations et des intérêts légitimes de leur peuple.</p>



<p>D’aucuns citent, à titre d’exemple, Malte. Malte est un Etat qui compte une population de 450.000 habitants et a une superficie de 316 km2, inférieure à la superficie de Djerba (514 km2).</p>



<p>Faire partie d’une wilaya implique une relation mutuellement profitable. D’où la nécessité de se poser la question de savoir en quoi le rattachement administratif à Médenine présente un quelconque intérêt pour Djerba. C’est une relation à sens unique à tout point de vue : débouchés pour la main d’œuvre, source financière et budgétaire considérable, contribution importante à la renommée de la région. À l’inverse, les désagréments occasionnés par cette relation à sens unique sont multiples : tracasseries administratives, formalités et démarches légales et autres rendues plus difficiles et plus ardues du fait de la distance et de la centralisation, etc…!</p>



<p><em>* Ancien fonctionnaire international et enseignant universitaire</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3cLsJvPSvq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/20/plaidoyer-pour-une-autonomie-institutionnelle-et-administrative-de-lile-de-djerba/">Plaidoyer pour une autonomie institutionnelle et administrative de l’île de Djerba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Plaidoyer pour une autonomie institutionnelle et administrative de l’île de Djerba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/20/plaidoyer-pour-une-autonomie-institutionnelle-et-administrative-de-lile-de-djerba/embed/#?secret=aRFRDlsJzu#?secret=3cLsJvPSvq" data-secret="3cLsJvPSvq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Coronavirus : Djerba, la double peine !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2020 14:15:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 22 mars 2020, l’île de Djerba est confinée comme jamais! Elle est classée, par le ministère de la Santé, comme un foyer du Covid-19. Une classification unilatérale, bureaucratique, politique et qui manque de raisons, autres qu’une dizaine de cas infectés, avec zéro décès, pour une population multiculturelle, cosmopolite et multiethnique de 180.000 habitants....</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/djerba.jpg" alt="" class="wp-image-25942"/></figure>



<p><strong><em> Depuis le 22 mars 2020, l’île de Djerba est confinée comme jamais! Elle est classée, par le ministère de la Santé, comme un foyer du Covid-19. Une classification unilatérale, bureaucratique, politique et qui manque de raisons, autres qu’une dizaine de cas infectés, avec zéro décès, pour une population multiculturelle, cosmopolite et multiethnique de 180.000 habitants. </em></strong></p>



<p> Par<strong> Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-291387"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> Aujourd’hui, l’<em>«île des Lotophages»</em> est quasiment cernée de partout, totalement coupée du monde : tous les liens aériens, maritimes et routiers sont verrouillés. Un embargo unique dans l’histoire de l’île! Oui, c’est un <em>«embargo»</em> qui ne dit pas son nom! </p>



<p> Un embargo qui fait raréfier les denrées alimentaires, qui fait flamber les prix… multipliant frustrations, colères et incompréhensions. </p>



<p> Plusieurs centaines de familles précaires de l’île de Djerba se trouvent ainsi impactées directement, dos au mur, suite à cette classification jugée <em>«injuste», «politisée»</em> et très mal <em>«pensée»</em>. Une classification qui atteint les Djerbiens dans leur ego et leur capital social millénaire, étant toujours des commerçants fougueux, des<em> «économistes»</em> innés et adeptes de la libre circulation des biens et des personnes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Djerba enclavée et Djerbiens sous embargo</h3>



<p> La classification ministérielle, plutôt inusitée dans l’histoire de Djerba et de ses Djerbiens, naturellement ouverts sur le monde. Une classification qui les enclave, comme jamais dans l’histoire de cette minuscule île! Des observateurs issus des associations caritatives de Djerba, et bien d’autres décideurs locaux, associent cette classification à une accélération des licenciements et fermetures de PME, ayant perdu l’accès à leurs intrants, leurs mains-d’œuvre et matières premières. </p>



<p> Les livreurs et les camionneurs ne veulent approvisionner Djerba, de peur des<em> «infections»</em> recensées et dont le nombre a été exagéré (en ajoutant des cas recensés à Kasserine)… mais dans tous les cas très mal communiquées par les autorités ministérielles officielles. </p>



<p> Les Djerbiens ne savent plus à quoi s’attendre, alors que leurs hôpitaux et personnels médicaux n’ont pas les équipements miniums requis pour faire face à cette crise sanitaire : manque de masques, gants, lits équipés, matériels respiratoires, gels désinfectants, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">  Des statistiques erronées et mal interprétées </h3>



<p>Comment s’est-on rendu là? Beaucoup mettent en cause la responsabilité directe du ministre de la Santé, qui multiplie les erreurs de communication et se permet une gouvernance discrétionnaire… augmentant la panique sanitaire sévissant à Djerba. Mais, commençons par un examen des faits.  </p>



<p> Blocus aéroportuaire, verrouillage maritime, confinement total de la population, couvre-feu… : Djerba, l’île est injustement pointée du doigt partout en Tunisie, et pas seulement! </p>



<p> En cause, des statistiques erronées et mal interprétées au sujet des cas infectés par le virus Corona, entre le 20 et le 24 mars à Djerba. </p>



<p> Le ministre de la Santé en personne a idéologisé la lecture de ces données statistiques, manipulé politiquement une rhétorique néfaste pour le <em>branding</em> touristique de l’île, qui reçoit annuellement plus de trois millions de touristes, procurant plus de 40% des recettes du tourisme à l’économie Tunisie, avec toutes les taxes liées pour financer le budget de l’État. <br> Le responsable de la Santé publique de la région de Médenine a critiqué vertement cette classification, ajoutant sur les ondes de Radio Ulysse, <em>«cette classification n’est pas scientifique et ne répond pas aux critères scientifiques de l’OMS…». </em></p>



<p> Sur une population totale de presque 180.000 habitants, et sur un territoire grand comme la Principauté d’Andorre, on aurait recensé une dizaine de cas testés positifs au Covid-19.</p>



<p> Le communiqué officiel classant Djerba comme foyer de contagion du Covid-19, identifie explicitement les trois Hara de Djerba : Hara Kbira, Hara Sghira, Hara de Zarzis (à 30 km). </p>



<p> Une maladresse inouïe! Djerba compte la plus grande communauté juive en Tunisie (presque 3000 habitants) et abrite, encore aujourd’hui, plus de 5000 touristes européens, américains et canadiens et presque 15.000 Libyens qui y résident en famille, pour cause de guerre civile dans leur pays. Tous paient leurs taxes et respectent les us et coutumes en place. </p>



<p> Les Djerbiens ne comprennent pas pourquoi les a-t-on pris pour cible dans une communication chancelante ? Pourquoi a-t-on <em>«institué»</em> leur dangerosité et décrété leur île comme infréquentable et à boycotter manu militari.</p>



<p> Le 28 mars, le ministre de la Santé (issu du parti islamiste Ennahdha) déclare sur les ondes de la radio Ulysse FM : <em>«Djerba est un foyer de contamination du coronavirus et on ne peut rien faire de spécifique  et impossible de mobiliser plus de moyens à ses hôpitaux et on ne peut pas généraliser les tests… ce n’est pas efficient… et on doit le faire au cas par cas…» </em></p>



<p> Le ministre de la Santé n’explique pas non plus pourquoi a-t-on mis sous blocus l’île de Djerba, alors qu’on n’a pas fait autant pour la Marsa, ou la Soukra, deux zones huppées et qui ont été identifiées, le même jour, comme des foyers de contamination au coronavirus.</p>



<p> Il n’explique pas pourquoi son ministère n’a pas informé, consulté et collaboré avec les autorités municipales, les élus locaux… ou même les autorités médicales, avant de décréter unilatéralement que l’île de Djerba (Hara El-Kbira, Hara Sghira,…) comme foyer de Covid-19, à mettre sous blocus.</p>



<p> Le ministre de la Santé ne comprend pas que l’île de Djerba est, depuis la nuit des temps, une île ouverte sur le monde, cosmopolite dans sa culture… avec des Djerbiens comme investisseurs, commerçants, entrepreneurs qui bougent avec une image de marque et un branding à préserver contre vents et marées. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Djerba manque de tout! </h3>



<p> Dans son malheur, l’île de Djerba, classée comme le premier foyer de coronavirus, est aujourd’hui, laissée pour compte. Les consommateurs ne trouvent pas tous les denrées alimentaires requises, notamment les fruits et légumes, sans parler des produits non périssables (couscous, pâtes, etc.). Les prix de ces produits flambent et les citoyens s’inquiètent, alors que la situation n’est pas pire qu’ailleurs. </p>



<p> Les Djerbiens ne peuvent plus voyager et bouger, comme ils l’ont fait durant leur histoire millénaire, une histoire qui a brassé des cultures multiples (berbères, juives, hispaniques, romaines, grecques…), et qui a toujours survécu par le libre-échange, l’initiative privée… et pas l’initiative étatique.</p>



<p> Une autre source d’inquiétude plane sur l’île de Djerba! Celle-ci a trait à la modicité des moyens à la disposition des hôpitaux de l’Île, qui suite aux erreurs de communication gouvernementale se trouvent envahis par les citoyens paniqués. Les uns pensent avoir été infectés par un voisin, d’autres par un immigré de retour au pays… mais tous veulent se soumettre illico presto aux tests pour avoir la conscience tranquille et arrêter de stresser.</p>



<p> Peine perdue, face à ces inquiétudes, le personnel médical, déjà limité et carburant par la motivation, dans des hôpitaux peu outillés et ne pouvant pas répondre aux attentes.</p>



<p> Les Djerbiens expatriés (arabes, juifs, catholiques, orthodoxes, etc.) s’inquiètent et se mobilisent pour décrier l’injustice de la<em> «classification», </em>appelant au désenclavement de l’île par le rétablissement des liens aériens, maritimes et terrestres pour au moins accéder aux denrées alimentaires devenues rares et coûteuses, puisque les livreurs et camionneurs ont mis une croix sur Djerba et ses localités… suite à cette classification indue.</p>



<p> Au niveau des rares hôpitaux de l’île, le personnel hospitalier est juste submergé ! Ce personnel manque de gants, de masques… et ne sait plus à quels saints se vouer. Plusieurs infirmiers ont fui les salles d’urgence, quand une famille a ramené le 23 mars un aîné infecté par le coronavirus et qui voulait juste qu’on leur vienne en aide.</p>



<p> Plusieurs cas infectés (7 cas) ont été mis en confinement dans une Maison de jeune abandonnée à Aghir (25 km du chef-lieu de Houmet Souk). Cette structure est très mal adaptée et aucun personnel n’est présent en permanence sur les lieux. </p>



<p> Les deux premiers jours, les patients infectés ont dû se contenter d’un pain et de la confiture déposés par terre devant leur chambre… Honteux, voire criminel… Leurs familles déplorent la situation et appellent à l’aide! Ils crient leur désarroi à l’encontre de l’État et se demandent pourquoi celui-ci les traite de cette façon.</p>



<p> La crise sanitaire sévissant à Djerba se double d’une crise de confiance à l’égard des autorités médicales au ministère de la Santé qui multiplient les erreurs de communication. Le ministère de la Santé doit réviser ses modes de communication au sujet des foyers Covid-19. Le ministre de la Santé doit déployer les moyens requis pour venir en aide aux hôpitaux de Djerba. Ce ministre très politisé pour le poste (et le contexte) qu’il occupe doit prendre conscience que, suite à sa décision mal communiquée, l’île et ses populations paient cher, très cher… les errements rhétoriques de son département. </p>



<p> Le <em>branding</em> international de l’île de Djerba sera forcément amoché et l’attractivité de l’île est à l’évidence sacrifiée sur l’autel de calculs politiques voulant pointer ostraciser les insulaires de Djerba, flageller l’éternelle image du Djerbien, comme commerçant talentueux et diplomate. La communication ministérielle au regard de Djerba finit par anathématiser au passage certaines communautés ethniques et religieuses minoritaires vivant à Djerba… depuis des temps immémoriaux.</p>



<p> La guerre contre le Covid-19 ne peut être gagnée, en négligeant le front de la communication. </p>



<p> Djerba, comme bien d’autres régions stratégiques pour l&rsquo;économie et la croissance du PIB, mérite un meilleur traitement dans la gestion de la crise sanitaire que traverse la Tunisie. L’île n’est pas une exception dans la crise pandémique… ses insulaires demandent juste un désenclavement, et le reste suivra par la mobilisation collective de ses entrepreneurs, ses intellectuels… et ses forces vives !</p>



<p> Un cri de cœur… et pas seulement!</p>



<p><em>* Universitaire au Canada, résident à Djerba.</em></p>



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