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	<title>Archives des Donald Trump - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Donald Trump - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Israël survivra-t-il à quatre années de plus sous Netanyahu ?</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 06:41:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre années de plus avec le gouvernement actuel constituent une perspective terrifiante pour Israël, estime Gideon Levy. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/27/israel-survivra-t-il-a-quatre-annees-de-plus-sous-netanyahu/">Israël survivra-t-il à quatre années de plus sous Netanyahu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’ouverture des bureaux de vote, ce mardi 27 octobre 2026, une chose doit être claire : quatre années de plus avec le gouvernement actuel constituent une perspective terrifiante pour Israël, estime l’auteur de cet article paru le journal israélien <a href="https://substack.com/redirect/1e3771cc-e830-4a53-85af-7d56107339b4?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noopener">Haaretz</a> du 25 octobre 2026.</em></strong> **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Levy</strong> *</p>



<span id="more-19877291"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a déjà livré le premier mauvais présage : une victoire de Benjamin Netanyahu, a promis le président états-unien, serait immédiatement suivie d’une nouvelle guerre contre l’Iran. Cela devrait suffire à terrifier tous les Israéliens raisonnables et à les empêcher de dormir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile d’imaginer pire désastre qu’un nouveau cycle d’affrontements absurdes avec Téhéran, mais la liste des catastrophes qui se profilent est bien plus longue et bien plus effrayante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre comme seule promesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que Trump pense pouvoir renforcer le soutien à Netanyahu en promettant un nouveau cycle d’affrontements est profondément déprimant. Dans les dernières années du règne de Netanyahu, la guerre est devenue la seule promesse proposée. C’est le premier dommage irréversible que la droite a infligé à Israël par l’intermédiaire des grands médias : banaliser la promesse de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre années de plus laisseront une empreinte indélébile sur le visage d’Israël. À leur terme, on peut le craindre, la publication de ces mots sera peut-être interdite. Peut-être <em>Haaretz</em> lui-même sera-t-il interdit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une loi interdisant de critiquer les soldats israéliens est déjà à l’étude. La prison pour <em>«Naza»</em> et <em>Haaretz</em>. Faire de toute remise en question du bien-fondé du sionisme un délit pénal grave est dans les tuyaux. Nous y sommes presque : il ne manque qu’un mandat. Accordez-le-leur et vous verrez. Le coup de force du gouvernement poursuivra sa course, avec davantage de succès cette fois. Une défaite électorale du camp du changement mettra à genoux le mouvement de protestation contre Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les bons à rien, les politiciens corrompus et racistes, reviendront au pouvoir, avec une détermination encore plus grande. La victoire ne fera qu’aiguiser leur appétit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le fiasco du 7 octobre et les guerres de vengeance sur plusieurs fronts qui ont suivi, toutes aussi absurdes les unes que les autres, ne suffisent pas à faire tomber Netanyahu et son gouvernement de droite, alors rien ne les fera jamais tomber. Si l’incroyable succession d’échecs du gouvernement, des transports à l’éducation en passant par la police, ne permet pas de lui porter le coup fatal qui le ferait s’écrouler, alors nous saurons tous que les Israéliens méritent ce gouvernement et que ce gouvernement mérite les Israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est tout simplement impossible de comprendre comment les partis de la coalition au pouvoir parviennent ne serait-ce qu’à franchir le seuil électoral, comment ils peuvent avoir la moindre chance de l’emporter de nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement véritablement spectaculaire viendra de la communauté internationale. Elle en a assez. Jusqu’à présent, c’étaient les organisations de la société civile, presque partout, qui en avaient assez d’Israël. Encore un mandat de ce genre, et les gouvernements les rejoindront et passeront à l’offensive. Israël sera mis à genoux. Tous ceux qui demandent : <em>«À quoi nous sert le reste du monde, de toute façon ?»</em> tomberont des nues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que réside le grand espoir, bien sûr, mais le prix sera insupportable. Les plans d’action sont déjà dans les tiroirs, prêts à en être sortis. Essayez donc de voir comment réagiront l’Europe et les Etats-Unis après quatre nouvelles années de Netanyahu ; quatre nouvelles années au cours desquelles Israël aura fait un pied de nez arrogant au monde entier et à l’exigence commune qui l’unit : que les Palestiniens obtiennent leurs droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie sous sanctions sera bien plus dure qu’on ne l’imagine ici. Elles toucheront le destin, le portefeuille, la dignité et la liberté de chaque Israélien. Elles seront d’autant plus sévères qu’elles succéderont à des décennies de retenue et de patience dont aucun État voyou n’a jamais bénéficié à un tel degré. Elles déferleront comme un torrent libérateur. Après des années vécues à l’ombre de la Shoah, des sentiments de culpabilité légitimes et de leur exploitation cynique par Israël, des mensonges présentant Israël comme la seule démocratie et comme un pays qui aspire à la paix, la grande explosion surviendra, et elle fera mal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin de l’immunité d’Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fini David contre Goliath, fini le <em>«peuple élu»</em>, l’unique victime de l’histoire. À la place, un État voyou d’apartheid qui maltraite des milliers de détenus emprisonnés sans procès, perpètre des pogroms contre des innocents, a commis un génocide à Gaza et dont le premier ministre est recherché par la Cour pénale internationale de La Haye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une victoire de la droite annoncera la fin de l’immunité d’Israël. Cela aussi est une perspective dont on peut se réjouir, mais, là encore, pas du lourd tribut qui sera exigé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le rideau des isoloirs, face aux bulletins de tous les partis, même avec les convictions de droite les plus ultranationalistes, la soif de vengeance contre les Arabes et le sentiment dominant de supériorité absolue, il est essentiel, cette fois, de se souvenir aussi du prix à payer. Cette fois, ça va nous coûter cher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*  Journaliste et écrivain israélien, membre de la direction du quotidien </em>Haaretz</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le titre e le intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>Iran &#124; Les durs réclament la bombe nucléaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 10:37:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis l'attaque israélo-américaine, les éléments radicaux en Iran appellent à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/">Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19855771"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/1f23e859-5e70-4d99-8f9b-56de3d0ae43e?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Financial Times</u></a> rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : <em>«Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que <em>«personne ne peut l’en empêcher»</em>. M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em> afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée <em>«de près de zéro à plus de 50%»</em>. Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la <em>«civilisation»</em> iranienne et de renvoyer le pays à <em>«l’âge de pierre»</em>. Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f1nKtuKdIF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=LkF41NJJoa#?secret=f1nKtuKdIF" data-secret="f1nKtuKdIF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : <em>«La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement</em> [de l’uranium]<em> ou la préservation des acquis nucléaires»</em>. Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : <em>«Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime</em>». Il a toutefois ajouté : <em>«Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une <em>«défaite auto-infligée»</em>. Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ <em>«État au seuil du nucléaire»</em>. L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5FrHjTMM2b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/">Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/embed/#?secret=pPPtgBqu2k#?secret=5FrHjTMM2b" data-secret="5FrHjTMM2b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au <em>Financial Times</em> qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : <em>«Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir»</em>. Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.</em><em></em></p>
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		<title>Économie mondiale &#124; Le warning call du FMI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Outre les turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI souligne le risque pour l’économie mondiale d’un krach boursier lié à l'IA.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/15/economie-mondiale-le-warning-call-du-fmi/">Économie mondiale | Le warning call du FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire International (FMI) signale que les stocks pétroliers des États sont faibles et les budgets sous forte tension. Outre les turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’intelligence artificielle (IA). Ce rapport est plus un warning call à prendre au sérieux par les acteurs clés de l’économie mondiale qu’un avis de tempête. Cependant, si le contexte géopolitique demeure tendu et que si les valorisations du secteur de l’IA demeurent excessives et que ce secteur continue à s’endetter lourdement, une crise économique et financière mondiale n’est pas à exclure.</em></strong><em> (Photo : Raffinerie  d&rsquo;ExxonMobile près de Joliet, Illinois, Etats-Unis).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19796174"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theguardian.com/business/2026/oct/13/imf-global-economy-world-economic-outlook-uk-gdp-forecast-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a>, Heather Stewart, qui a assisté à l’assemblé annuelle du FMI à Bangkok, rapporte que l’institution monétaire a averti que l’économie mondiale <em>«pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience»</em> alors que les stocks pétroliers d’urgence s’amenuisent et que les budgets publics sont sous forte pression.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outlook), le FMI a indiqué que la croissance mondiale avait mieux résisté que prévu au conflit au Moyen-Orient au cours des six derniers mois. Le détournement des approvisionnements pétroliers pour éviter le détroit d’Ormuz ainsi que le déblocage de réserves stratégiques d’énergie avaient contribué à limiter l’impact du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les prix du pétrole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un niveau élevé des dettes et des déficits</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’institution monétaire a mis en garde contre l’épuisement actuel des stocks d’urgence. Par ailleurs, le niveau élevé de la dette et des déficits dans de nombreux pays pourrait laisser aux gouvernements une marge de manœuvre limitée pour protéger les consommateurs contre une éventuelle nouvelle flambée des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«À défaut de renforcer les capacités d’approvisionnement et de reconstituer les marges de sécurité, l’économie mondiale pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience. Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se répercuter rapidement via les prix et des perturbations de l’approvisionnement»</em>, mentionne le rapport du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé, en mars dernier, le déblocage massif de stocks pétroliers d’urgence sur le marché et s’est engagée à accélérer cette mesure à la suite d’une réunion des ministres du Pétrole le mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, signe de la vulnérabilité du système, il a récemment été rapporté que la réserve stratégique de pétrole des États-Unis était tombée à son niveau le plus bas depuis 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour lever temporairement les sanctions sur les importations américaines de diesel russe, dans le but de faire baisser les prix à la pompe, une mesure qui, selon les analystes, n’aurait que peu d’effet significatif.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cUkxUI0Ku6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/">L’économie mondiale en panne | Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’économie mondiale en panne | Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/embed/#?secret=1dyoHMJFWL#?secret=cUkxUI0Ku6" data-secret="cUkxUI0Ku6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Léger ralentissement de la croissance en 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport sur l’économie mondiale a été publié mardi à Bangkok, où le FMI et la Banque mondiale tiennent cette semaine leurs assemblées annuelles, en présence de ministres des Finances et de gouverneurs de banques centrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le FMI a également averti que le maintien de prix élevés du pétrole et la hausse des taux d’intérêt devraient entraîner un léger ralentissement de la croissance en 2027 alors que la cherté de l’énergie et les taux d’intérêt à long terme pèsent sur la consommation et l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution a souligné que les risques pesant sur l’économie mondiale étaient orientés à la baisse. Elle a notamment attiré l’attention sur la menace d’une <em>«impasse prolongée ou d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient»</em>, ce qui entraînerait une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nouvelles perturbations des infrastructures énergétiques, des cyberattaques ou des phénomènes météorologiques extrêmes pourraient amplifier ces effets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump continue d’affirmer qu’il pourrait lancer une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran dans les semaines à venir alors que rien n’indique qu’un accord de paix soit en cours de négociation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En raison du maintien de prix élevés du pétrole, on s’attend désormais à ce que la poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu initialement. L’inflation mondiale devrait s’établir à 4,7% cette année —un niveau identique à celui prévu en juillet— et reculer à 4,1% en 2027, contre 4% lors de la précédente mise à jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI a exhorté les banques centrales du monde entier à ne pas réagir de manière excessive aux hausses d’inflation à court terme, tout en se tenant prêtes à intervenir rapidement si l’inflation semblait s’ancrer durablement. Dans un contexte économique en pleine mutation, l’agilité est primordiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les nouvelles turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Menace d’effondrement des cours boursiers liés à l’IA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>«Sept Magnifiques»</em> (les géants technologiques Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) représentent plus de 35% de l’indice boursier américain S&amp;P 500, contre 12% il y a dix ans et leur capitalisation boursière totale a augmenté de plus de 50% au cours des deux dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution financière a averti que la menace d’un effondrement des cours boursiers liés à l’IA, susceptible de se propager aux marchés mondiaux, met en péril la stabilité financière internationale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XRAjo3W8hE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/">Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/embed/#?secret=81gQhIqjb5#?secret=XRAjo3W8hE" data-secret="XRAjo3W8hE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les valorisations excessives des entreprises du secteur de l’IA, conjuguées à leur endettement croissant, contribuent à maintenir les risques systémiques à un niveau <em>«élevé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les conséquences d’une correction boursière liée à l’IA pourraient être mondiales»</em>, a prévenu l’institution. Outre les États-Unis, les marchés asiatiques seraient les plus exposés tandis que le Royaume-Uni et la zone euro pourraient être relativement plus épargnés bien que les investisseurs détenant des actifs américains subiraient tout de même le contrecoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la présentation du rapport, Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, a déclaré : <em>«L’exposition du reste du monde aux actifs américains, en particulier ceux liés à l’IA, atteint un niveau sans précédent. Si cette situation soutient actuellement l’économie mondiale grâce à l’effet de richesse, une correction du marché pourrait entraîner des répercussions considérables»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un effondrement du secteur de l’IA figure parmi les trois risques majeurs pour la stabilité identifiés par le FMI, aux côtés de la hausse des coûts d’emprunt des États et de la menace d’une cyberattaque de grande ampleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution a qualifié ces trois facteurs de <em>«catalyseurs plausibles, à court terme, d’un durcissement marqué des conditions financières et de turbulences sur les marchés»</em>.</p>
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		<title>Les dessous de l&#8217;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 06:45:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'accord sur la fourniture du diesel russe aux Etats-Unis est un coup de poignard au dos de Kiev et de Bruxelles.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/les-dessous-de-laccord-trump-poutine-sur-la-livraison-du-diesel-russe/">Les dessous de l&rsquo;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a annoncé vendredi 9 octobre 2026 qu’après une discussion très fructueuse avec son homologue russe,&nbsp;Vladimir Poutine&nbsp;s’était engagé à fournir plusieurs millions de tonnes de diesel pour le marché américain et mondial, sur plusieurs mois.&nbsp;L’accord prévoit la fourniture immédiate de 300 000 tonnes de diesel au marché américain et mondial, 500 000 tonnes de plus en novembre et 1 000.000 de tonnes immédiatement après.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lödz</em>.</p>



<span id="more-19782729"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Selon l’état de ses raffineries, la Russie va livrer rapidement 3&nbsp;000 000 tonnes de diesel»</em>, a écrit l président américain sur son réseau <em>Truth Social</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les prix du diesel pour les Américains et pour le monde vont baisser rapidement dans des proportions record ! Des prix plus bas pour les Américains et surtout nos formidables paysans, éleveurs et transporteurs routiers, c’est ma plus grande priorité»</em>, a ajouté Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain sait que le prix élevé des carburants est une cause majeure du mécontentement des électeurs avant des&nbsp;législatives très importantes&nbsp;le 3 novembre aux États-Unis, et le Parti républicain, handicapé par le bilan économique mitigé de Trump, redoute de perdre le contrôle du Congrès lors de ces élections.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis n’ont pas d’amis mais des intérêts </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme d’État britannique Lord Palmerston avait dit à la Chambre des Communes en 1848 : <em>«Nous n’avons pas d’alliés éternels, ni d’ennemi perpétuel. Seuls nos intérêts sont éternels et perpétuels». </em>Le Général de Gaulle l’a paraphrasé en déclarant, dans les années soixante du siècle dernier, que <em>«les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts».</em> Et il avait raison dans la mesure où c’étaient les Etats-Unis qui avaient demandé aux pays européens de boycotter les hydrocarbures russes au lendemain de l’intervention militaire russe en Ukraine le 24 février 2022. Aujourd’hui, c’est le président américain qui demande aux Européens et aux Américains d’acheter le diesel russe, pour faire baisser les prix.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie étant frappée de&nbsp;sanctions sur ses exportations&nbsp;d’hydrocarbures, le ministère des Finances américain a, dans la foulée, précisé avoir donné une autorisation provisoire pour cette mise sur le marché. Le président ukrainien&nbsp;Volodymyr Zelensky, lui, a dénoncé une décision indigne&nbsp;et faible. <em>«Vous savez, cela ressemble à un beau cadeau d’anniversaire pour Poutine. C’est absolument horrible»</em>, a déclaré le président ukrainien au média américain <em>Axios,</em> faisant allusion au 74<sup>e</sup> anniversaire du président russe. «<em>Cela ne fait que renforcer la position de Poutine et lui donne la possibilité de mener une guerre encore plus intense</em>», a-t-il aussi déclaré à la presse, regrettant que l’équipe ukrainienne en déplacement en Floride ait <em>«simplement servi de façade»</em> pour cet accord avec Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de Trump coïncide avec la reprise des discussions en Floride entre Américains et Ukrainiens vendredi et samedi, auxquelles les Européens ont été conviés, sur une résolution du conflit avec la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les discussions à Miami sont constructives», déclare Witkoff</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Miami, la délégation ukrainienne a rencontré Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain qui agit en qualité de médiateur informel, en présence de représentants européens. Witkoff a évoqué sur X des «<em>discussions constructives</em>».</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WTXDAWJUEY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/">Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/embed/#?secret=pnf67oBmtD#?secret=WTXDAWJUEY" data-secret="WTXDAWJUEY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont notamment porté sur <em>«des mesures à court terme liées à la préparation à l’hiver (résilience énergétique, exportations de céréales), des garanties de sécurité, ainsi que des dispositifs à plus long terme pour la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe»</em>, a précisé l’émissaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis mercredi, des attaques russes ont fait environ 60 morts en Ukraine, dont au moins 30 jeudi dans une frappe qui a touché deux bus à Kramatorsk, dans l’une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents bombardements russes ont aussi causé des dommages considérables&nbsp;au réseau électrique ukrainien, a déploré vendredi le président ukrainien. Kiev redoute la répétition du scénario de l’hiver dernier, lorsque la Russie avait pilonné les installations énergétiques du pays, plongeant des millions de foyers dans le froid et l’obscurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet,&nbsp;<em>«les habitants de Kiev et d’autres grandes villes pourraient être plongés dans l’obscurité et affronter un froid extrême cet hiver si ces attaques ne cessent pas immédiatement»</em>, a-t-il prévenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là, on l’a compris, le dernier souci de Trump, qui n’a qu’une seule idée en tête : se rapprocher de la Russie pour la neutraliser en perspective d’une confrontation à venir avec la Chine qu’il sait inévitable. Quant à l’Ukraine, et avec elle la stupide Europe, elles iront en enfer !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/les-dessous-de-laccord-trump-poutine-sur-la-livraison-du-diesel-russe/">Les dessous de l&rsquo;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Crise des lycées en France &#124; Bruits diplomatiques et paniques identitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 05:56:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crise des lycées en France entre blocages dans les établissements scolaires et à la sévérité du maintien de l’ordre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/crise-des-lycees-en-france-bruits-diplomatiques-et-paniques-identitaires/">Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la vague de blocages dans les établissements scolaires en France et à la sévérité du maintien de l’ordre, la crise des lycées a franchi les frontières pour devenir le théâtre d’une bataille d’influence entre Washington et Téhéran. Cette tribune analyse comment cette agitation géopolitique et l’instrumentalisation du débat identitaire servent de diversion pour masquer le malaise social, l’austérité budgétaire et le renoncement aux exigences de l’exemplarité républicaine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr <strong>Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19772366"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À Paris, la crise des lycées a largement dépassé le cadre des salles de classe. Elle sert désormais de prétexte à des batailles d’influence étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a d’abord associé les blocages d’établissements à l’immigration de masse et à un prétendu péril religieux. Dans la foulée, le gouvernement iranien s’est engouffré dans la brèche : Téhéran a convoqué l’ambassadeur de France pour dénoncer la <em>«répression»</em> de manifestations présentées comme pacifiques. Le Quai d’Orsay a répliqué du tac au tac en convoquant l’ambassadeur d’Iran pour dénoncer une manœuvre de désinformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie du muscle masque l’essentiel : pendant que les chancelleries s’écharpent, la parole des lycéens français et leurs revendications concrètes passent à la trappe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indignation à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces ingérences, une question s’impose : la France applique-t-elle les mêmes règles à tout le monde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, accuser Téhéran de brimer sa propre population relève d’une réalité documentée. Mais le bilan dramatique des derniers jours est néanmoins établi : selon le ministre de l’Éducation nationale, 215 élèves et 88 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début de la mobilisation. À Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l’usage d’un œil après une blessure dont les lésions ont été jugées compatibles avec un tir de LBD. À Lens, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade lors d’un rassemblement ; les circonstances exactes de l’incident font l’objet d’une enquête de l’IGPN. Face à cette succession de blessures graves, le ministre de l’Intérieur a annoncé le 7 octobre la suspension des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement lycéen, le temps de faire la lumière sur l’affaire de Lens. Ces faits posent avec une acuité nouvelle la question de la proportionnalité des moyens employés pour maintenir l’ordre face à des manifestants, dont une partie est mineure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre hypocrisie réside dans le monopole de l’ingérence. Paris et Washington s’arrogent depuis des décennies le droit de dicter la politique intérieure des États souverains, qu’il s’agisse de décréter la légitimité d’un pouvoir au Venezuela ou de redessiner la carte du Moyen-Orient. Pourtant, lorsque la diplomatie iranienne utilise les mêmes leviers pour pointer du doigt les dérives policières occidentales, le Quai d’Orsay crie immédiatement au complot et à la manipulation. L’ingérence serait-elle un privilège exclusivement réservé à l’Occident ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversion sociale et épouvantail identitaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vacarme géopolitique offre surtout une échappatoire commode à un pouvoir aux abois. Donald Trump l’inévitable a choisi de jeter de l’huile sur le feu en agitant l’épouvantail identitaire, prétendant fallacieusement que l’Islam cherchait à s’emparer du pays. Si Paris feint de s’en offusquer publiquement, cette surenchère sert en réalité de paravent idéal : il est tellement plus facile pour le gouvernement et ses relais médiatiques de saturer l’espace avec des paniques culturelles plutôt que de répondre au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat d’ostracisme, les populations issues de l’immigration risquent de devenir les premières victimes d’un débat toxique, alors même que l’urgence républicaine exige un travail d’intégration, d’égalité et de respect mutuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les lycéens ne parlent pourtant ni de choc des civilisations ni de religion. Ils protestent contre l’insalubrité des classes, le manque criant de professeurs, la dégradation des locaux et l’austérité budgétaire qui mutile leur avenir. En focalisant l’attention sur les déclarations de Trump ou les communiqués de Téhéran, le pouvoir opère une diversion cynique pour criminaliser le mouvement social et s’exonérer de ses propres responsabilités économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Respecter les principes républicains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France n’a pas à choisir entre la panique identitaire de Donald Trump et la surenchère opportuniste de Téhéran. La République possède ses propres repères : la laïcité, l’égalité, la liberté d’expression et le droit de manifester dans le calme. Mais la laïcité ne peut se résumer à une posture à géométrie variable ; elle doit redevenir une exigence d’équité et de garanties universelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prétendre donner des leçons de démocratie à la terre entière, la France doit d’abord balayer devant sa propre porte. Elle se doit d’être exemplaire en appliquant chez elle les principes qu’elle prétend défendre à l’étranger, loin du cynisme du <em>«faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais»</em>. On ne répond pas à la propagande étrangère par du déni ou une répression disproportionnée, mais en respectant le droit et en répondant aux demandes de sa propre jeunesse. La souveraineté commence par cette forme fondamentale de dignité républicaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien au Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/crise-des-lycees-en-france-bruits-diplomatiques-et-paniques-identitaires/">Crise des lycées en France | Bruits diplomatiques et paniques identitaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Affinity Partners]]></category>
		<category><![CDATA[conflit d’intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Elbit Systems]]></category>
		<category><![CDATA[industrie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jared Kushner]]></category>
		<category><![CDATA[Phoenix Financial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, est actionnaire dans Phoenix Financial, principal financier de l’industrie militaire israélienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Affinity Partners, société de capital-investissement de Jared Kushner -financier et gendre du président américain Donald Trump- est le principal actionnaire dans Phoenix Financial, une entreprise financière israélienne investissant massivement dans plusieurs secteurs de l’industrie militaire israélienne. En même temps, M. Kushner agissait comme émissaire et négociateur officieux pour le plan de paix à Gaza de son gendre le président Donald Trump.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19760454"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a révélé une enquête de Allegra Goodwin, Katie Polglase et Majlie de Puy Kamp publiée par <a href="https://edition.cnn.com/2026/10/01/us/jared-kushner-israel-gaza-investments-invs-vis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNN</a> le 1<sup>er</sup> octobre 2026, soulignant un conflit d’intérêts concernant le gendre de Trump, et son rôle de négociateur pour la paix à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, Kushner est le négociateur clé concernant le conflit à Gaza et en même temps, sa société de capital-investissement Affinity Partners détient une participation majoritaire dans une entreprise israélienne basée à Tel Aviv Phoenix Financial qui investit dans l’industrie militaire israélienne et qui fournit des armes et des équipements (dont des drones et engins de démolition) à l’armée israélienne notamment dans la guerre de Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est également révélé par CNN c’est que Kushner a échappé à tout examen minutieux de ce potentiel conflit d’intérêts en opérant en tant qu’envoyé bénévole, plutôt qu’en acceptant un poste gouvernemental qui aurait exigé la divulgation de sa situation financière. Il s’est ainsi assuré un double rôle inédit au sein de l’administration Trump conjuguant activités commerciales lucratives et politique très sensible en pleine guerre dévastatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre à Gaza enrichit le gendre du président US</h2>



<p class="wp-block-paragraph">CNN s’est appuyé sur la législation israélienne en matière de transparence financière pour retracer certains investissements de Phoenix Financial, une société basée à Tel-Aviv dont le groupe d’investissement de Kushner a doublé la participation l’année dernière, peu avant le retour de Trump à la Maison-Blanche. Kushner a par la suite qualifié Phoenix Financial de <em>«meilleur investissement»</em> pour Affinity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces registres —qui ne couvrent qu’une infime partie des actifs de Phoenix— révèlent que la société a investi des centaines de millions de dollars dans Elbit Systems, le principal fournisseur d’armement en Israël. Selon l’enquête de CNN, Phoenix détient également des parts dans au moins huit autres entreprises fournissant à l’armée israélienne des équipements allant des drones aux navires de guerre, en passant par des engins de démolition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que la valeur des actions de ces neuf entreprises a connu une forte croissance l’année dernière, plusieurs d’entre elles indiquant que la guerre à Gaza avait stimulé la demande pour leurs services et leurs activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’Affinity Partners ne détienne pas de parts directes dans ces sociétés, elle réalisera des bénéfices considérables à mesure que Phoenix engrangera elle-même des profits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le printemps 2025, Kushner s’est imposé comme une voix influente dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il a conseillé Trump, a voyagé à travers le monde pour négocier avec des dirigeants —dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu— et a même dévoilé des plans visant à reconstruire la bande de Gaza pour en faire un pôle touristique mondial. Kushner a joué un rôle dans l’accord de cessez-le-feu conclu l’année dernière à Gaza, bien que les raids israéliens contre la population n’aient pas cessé depuis lors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’enquête de CNN n’a trouvé aucune preuve indiquant que les actions de Kushner en tant que diplomate aient directement influencé les investissements examinés, sa société a réalisé d’importants gains grâce à son investissement dans Phoenix. Elle a vendu un quart de sa participation en juillet pour plus de 340 millions de dollars, soit un rendement supérieur à cinq fois le prix d’achat initial des actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affinity, société détenue en totalité par Kushner, demeure le principal actionnaire de Phoenix avec une participation de 7,4% qui est évaluée à plus d’un milliard de dollars en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner a évoqué ouvertement ses investissements et son rôle de médiateur de paix, estimant que le profit financier constitue la meilleure voie vers une paix durable.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O0r835h3zD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/">Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/embed/#?secret=bBu3mwF5xt#?secret=O0r835h3zD" data-secret="O0r835h3zD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque l’on réunit un Arabe et un Israélien, la première chose dont ils discutent, ce sont les opportunités commerciales. Ils oublient tout le reste et réalisent alors qu’ils ont beaucoup de points communs»</em>, a déclaré Kushner dans l’émission <em>No Priors</em> en septembre dernier. Il a ajouté: <em>«Les investisseurs du Moyen-Orient regardent désormais Israël en se disant: Attendez une minute, peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</em>. Difficile d’être plus cynique&nbsp;quand on mélange business et guerre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les critiques soulignent que les liens financiers de Kushner, conjugués à son rôle officieux de représentant influent de la Maison-Blanche dans une région déchirée par la guerre, soulèvent des questions quant à savoir s’il agit dans l’intérêt des contribuables ou dans son propre intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cynthia Brown, conseillère principale en éthique auprès de l’organisation Citizens for Responsibility and Ethics (Citoyens pour la responsabilité et l’éthique) à Washington, a déclaré : <em>«Il y a toujours des personnes qui tirent profit de la guerre ou des politiques gouvernementales, la différence est que les bénéficiaires ne devraient pas être ceux qui prennent les décisions nécessaires à l’élaboration de ces politiques or c’est précisément ce qui se passe ici !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’adressant à CNN, l’avocat de Kushner a affirmé que son client <em>«n’a jamais participé aux décisions de la société d’investissement Phoenix ni ne les a orientées»</em>, ajoutant qu’il <em>«n’a joué aucun rôle dans la décision d’acheter, de conserver ou de vendre l’une des neuf entreprises mises en lumière par CNN et qu’il n’a jamais siégé au conseil d’administration de Phoenix Financial. Toute insinuation selon laquelle le travail diplomatique de Jared aurait influencé les investissements de Phoenix dans les entreprises que vous avez mentionnées, ou inversement, est erronée»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un très juteux «<em>bénévolat au service de l’intérêt public»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Kushner a déclaré au magazine <em>Forbes</em>, en septembre dernier, qu’il entretenait un <em>«dialogue très actif»</em> avec le groupe financier israélien et qu’il rencontrait régulièrement ses dirigeants et échangeait avec eux au sujet de l’entreprise, des tendances générales du marché et des opportunités stratégiques potentielles. Il a néanmoins précisé que ses échanges avec la direction de Phoenix avaient considérablement diminué depuis qu’il s’était <em>«davantage investi dans le bénévolat au service de l’intérêt public et dans les efforts diplomatiques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines des participations de Phoenix Financial dans des entreprises liées à l’armée israélienne existaient déjà avant que la société de Kushner n’en devienne le principal actionnaire. D’autres participations notamment dans une entreprise fabriquant des fusées électroniques pour des obus* utilisés à Gaza et dans une autre produisant des pièces détachées pour des chars israéliens ont été acquises ultérieurement. Phoenix s’est abstenue de commenter ce qui semblait être des incohérences dans la classification de certains de ses rapports publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux experts-comptables judiciaires israéliens ont examiné les registres séparément et ont conclu, malgré ces incohérences, que les dossiers analysés par CNN correspondaient bien à des actifs de Phoenix Financial. Ces actifs incluent des investissements que CNN a identifiés comme ayant été réalisés par Phoenix dans des entreprises liées à l’armée. Les experts ont souligné que les documents ne reflétaient qu’une partie du portefeuille de Phoenix, excluant les actifs détenus dans des comptes de retraite, les participations dans des entreprises via des fonds communs de placement, les obligations d’entreprises ainsi que d’autres titres financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Phoenix n’ait pas commenté les conclusions de CNN, un porte-parole de l’entreprise a indiqué qu’elle était <em>«soumise à une réglementation et que la valeur pour les actionnaires découlait principalement de la performance opérationnelle plutôt que des rendements des investissements»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que société privée, Affinity Partners —tout comme Kushner— n’est pas tenue par la loi américaine de divulguer ses investissements. Kushner a révélé en mars qu’Affinity Partners avait investi dans 28 entreprises à ce jour mais l’ampleur de sa participation dans Phoenix par rapport à ses autres investissements demeure floue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole de la Maison-Blanche a rejeté les inquiétudes concernant un éventuel conflit d’intérêts entre les rôles de bénévole et d’homme d’affaires de Kushner, qualifiant ces allégations de <em>«propos vains propagés par les démocrates à l’encontre du président Trump, de sa famille et de son administration depuis une décennie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les démocrates ont cherché à ouvrir de nouvelles enquêtes sur les activités de Kushner dans la région, des investigations susceptibles de s’intensifier s’ils venaient à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée à Kushner en avril annonçant une enquête de la commission judiciaire de la Chambre, le représentant démocrate Jamie Raskin a qualifié la dualité des rôles de Kushner de <em>«décision inconciliable et totalement contraire à l’éthique»</em> affirmant qu’elle <em>«plane sur la politique étrangère américaine depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche en 2025»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xKxq21p03P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=Qnv7KIWDbA#?secret=xKxq21p03P" data-secret="xKxq21p03P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, la société Affinity Partners a décidé de réaliser son premier investissement en Israël en acquérant une participation de 15% dans Shlomo Group, une entreprise spécialisée dans la location de véhicules et le crédit, pour un montant de 150 millions de dollars. L’année suivante, Affinity Partners a acheté une participation de 4,95% dans Phoenix Financial pour 128,5 millions de dollars. Phoenix figure parmi les plus grands groupes financiers d’Israël et propose des services incluant l’assurance, les retraites et la gestion d’actifs. Affinity Partners a ensuite presque doublé sa participation dans Phoenix cinq jours avant la prestation de serment de Trump, devenant ainsi le principal actionnaire de l’entreprise. Kushner a qualifié cet investissement de pari sur la solidité de l’économie israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renouvellement du pari d’Affinity Partners sur Phoenix est intervenu dans un contexte d’intensification de la guerre israélienne à Gaza, conflit dans lequel Kushner a rapidement joué un rôle clé de médiateur. Toutefois, contrairement au premier mandat de Trump, durant lequel il était haut conseiller à la Maison-Blanche et avait contribué à l’élaboration d’accords majeurs tels que les Accords d’Abraham, Kushner a cette fois-ci évité d’assumer un rôle officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Une fusée électronique pour obus est un dispositif de mise à feu placé à l’avant d’une munition d’artillerie qui utilise des composants électroniques pour déclencher l’explosion de la charge.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les États-Unis se retirent définitivement de l’Irak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 07:38:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Al-Zaidi]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[milices pro-iraniennes]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis ont achevé le retrait de leurs dernières forces militaires d’Irak le mercredi 30 septembre 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/les-etats-unis-se-retirent-definitivement-de-lirak/">Les États-Unis se retirent définitivement de l’Irak</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les États-Unis ont achevé le retrait de leurs dernières forces militaires d’Irak le mercredi 30 septembre 2026 mettant ainsi fin à une présence militaire qui avait débuté avec l’invasion de 2003 ayant renversé Saddam Hussein et s’était poursuivie pendant des années d’insurrection et de violences sectaires.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19754523"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces américaines s’étaient retirées en 2011 avant de revenir en 2014 pour contribuer à la défaite du groupe État islamique (EI, Daech). Cependant, ce retrait laisse aujourd’hui les milices chiites pro-iraniennes en position de force. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi souhaitait que le désarmement de ces milices soit concomitant au départ des Américains mais cela n’a pas eu lieu. Le gouvernement a reporté la date butoir d’un an à savoir le 30 septembre 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont mis fin à leur présence militaire en Irak après plus de 23 ans et des dépenses s’élevant à 1 700 milliards de dollars à ce que les critiques qualifiaient de <em>«guerre sans fin»</em> (<em>The Endless War</em>) en Irak, en y fermant, mercredi 30 septembre 2026, leur dernière grande base, écrivent Jared Malsin et Sangar Khaleel dans une enquête publiée par le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iran-american-military-iraq-militants-e5e20c75?eafs_enabled=false" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ce retrait américain ne signifie pas la fin des troubles. Le conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran expose l’Irak à davantage d’affrontements, le retrait américain laissant derrière lui un pays où l’emprise de milices pro-iraniennes lourdement armées ne cesse de se resserrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, ces milices avaient mené plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe de l’instabilité en Irak, l’ambassade américaine à Bagdad émet désormais des avertissements de sécurité fréquents à l’intention des Américains et d’autres ressortissants notamment deux alertes par semaine concernant le risque d’enlèvement. Une équipe du <em>WSJ</em> a d’ailleurs quitté Bagdad précipitamment ce mois-ci après avoir reçu des avertissements de responsables irakiens, américains et européens concernant une menace sécuritaire, des responsables américains préciseront par la suite qu’il s’agissait d’un risque d’enlèvement par une milice chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables américains (en poste ou anciens) et des experts en défense, Téhéran continue de soutenir ces milices. Un responsable américain a indiqué que le flux d’armes légères, de drones, de missiles à courte portée et de munitions de petit diamètre en provenance d’Iran avait initialement ralenti alors que Téhéran se concentrait sur la confrontation avec les États-Unis mais qu’il a repris de l’ampleur au cours de l’été. Ce responsable a souligné que les attaques récentes impliquaient des missiles et des drones à plus longue portée, suggérant une montée en puissance préoccupante des capacités d’armement.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cbOMfM7VfK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/">Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Irak | Entre Washington et Téhéran, l’impossible grand écart d’Al-Zaidi » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/irak-entre-washington-et-teheran-limpossible-grand-ecart-dal-zaidi/embed/#?secret=SM0ou6kUaC#?secret=cbOMfM7VfK" data-secret="cbOMfM7VfK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Désarmer les groupes armés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a accueilli favorablement l’arrivée au pouvoir d’Ali al-Zaidi —qui n’avait occupé aucune fonction publique avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai— le considérant comme un interlocuteur avec qui il est possible de travailler bien que les relations de sa famille avec les autorités américaines étaient tendues.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi appartient à une famille qui possède une banque et une compagnie d’assurance ainsi que des entreprises dans les secteurs des médias et de la construction. Le département du Trésor américain avait interdit à cette banque d’effectuer des transactions en dollars en 2024, en raison de soupçons d’implication dans le financement de l’Iran et de groupes qui lui sont affiliés, des accusations démenties par Al-Zaidi affirmant n’avoir eu aucune connaissance de telles transactions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’administration Trump mise sur Al-Zaidi pour désarmer les groupes armés comptant des dizaines de milliers de membres, y compris des factions paramilitaires financées ou armées par l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, désarmer les milices c’est pas du tout une mince affaire. Kadhim al-Fartousi, porte-parole des Brigades Sayyid al-Shuhada, un groupe paramilitaire financé et armé par l’Iran et classé organisation terroriste par les États-Unis, a déclaré que <em>«ces armes sont la garantie de notre souveraineté et de notre liberté»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Fartoussi ajouté qu’un désarmement forcé imposé par le gouvernement n’aura pas lieu. Son groupe armé et d’autres milices occupent des postes de haut rang au sein des ministères et détiennent des dizaines de sièges au Parlement irakien où ils ont joué un rôle clé dans la désignation d’Al-Zaidi lors des négociations ayant suivi les élections de l’année dernière<em>. «Le gouvernement est une création à laquelle nous avons contribué»</em>, rappelle Al-Fartoussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Report de la date butoir pour le désarmement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi et ses adjoints évoquent désormais un report à l’année prochaine de la date butoir pour le désarmement, initialement fixée au mercredi 30 septembre 2026. Il souhaitait qu’elle soit concomitante au retrait définitif des troupes américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable américain a indiqué que les États-Unis avaient souligné auprès de l’Irak l’importance de préserver sa souveraineté et d’empêcher les attaques lancées depuis son territoire par des milices soutenues par l’Iran. Par ailleurs, un responsable du Pentagone a précisé que les États-Unis s’apprêtaient à mettre fin à leurs opérations militaires officielles, tout en conservant dans la région des capacités de renseignement, de reconnaissance et autres, susceptibles d’être déployées en Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chaos ayant suivi l’invasion américaine de 2003 a offert à l’Iran l’occasion d’étendre son influence en Irak. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a contribué à tisser une toile d’araignée de milices qui ont attaqué les forces américaines dans le but de chasser les États-Unis du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la fin de la phase principale du conflit, les États-Unis ont retiré leurs troupes en 2011. Ils sont toutefois revenus trois ans plus tard pour combattre l’organisation État islamique et y ont maintenu une présence militaire. Entre-temps, les milices soutenues par l’Iran s’étaient solidement implantées après avoir participé à la lutte contre l’État islamique, certaines d’entre elles ont été intégrées au système politique irakien et ont formé des partis politiques ayant joué un rôle dans la nomination du Premier ministre. Des membres de ces milices ont également accédé à des postes influents au sein du ministère de l’Éducation ainsi que des autorités fiscales et douanières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Fartoussi a indiqué que son organisation et d’autres groupes armés avaient connu une montée en puissance cette année. Il a déclaré : <em>«Les factions de la résistance ont gagné en puissance car elles sont confrontées à l’événement le plus important au monde à savoir la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Ce sont les États-Unis qui nous ont poussés vers cette guerre»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix d’Al-Zaidi au poste de Premier ministre a constitué un compromis. En effet, Donald Trump avait menacé de couper l’aide américaine à l’Irak lorsque le nom de Nouri al-Maliki —ancien Premier ministre et homme lige de l’Iran— avait été avancé pour ce poste en janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zaidi fait aujourd’hui du désarmement des milices une priorité cependant ses chances de succès sont minces. L’armée régulière irakienne est en proie à un manque de financement. Quant au service de lutte antiterroriste du pays —une force entraînée par les États-Unis—, il comptait environ 14 000 soldats en 2024, un effectif inférieur à celui des milices. Par conséquent, le rapport de force n’est pas en faveur du Premier ministre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DKs2coyNys"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/">Du rififi chez les chiites en Irak</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du rififi chez les chiites en Irak » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/17/du-rififi-chez-les-chiites-en-irak/embed/#?secret=LlyVEWYtQz#?secret=DKs2coyNys" data-secret="DKs2coyNys" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Présence américaine réduite au strict minimum</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Victoria Taylor, ancienne responsable de haut rang au département d’État ayant quitté ses fonctions cette année après avoir travaillé sur le dossier irakien, a affirmé que l’idée selon laquelle Al-Zaidi pourrait désarmer les milices en quelques mois relevait de l’impossible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le retrait définitif des troupes américaines a été acté le 30 septembre, seul un contingent de Marines restera sur place pour assurer la protection des missions diplomatiques américaines ainsi de contractuels chargés de la maintenance de la flotte irakienne de chasseurs F-16 et des chars de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des responsables américains actuels et anciens ont signalé que l’armée avait déjà retiré une batterie de défense antiaérienne Patriot qui était déployée autour d’Erbil. Il est probable que les États-Unis concentrent leurs systèmes de défense aérienne restants sur la protection de l’ambassade américaine à Bagdad et du consulat à Erbil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces milices existent parce que l’Iran souhaite leur existence et y voit un intérêt constant, les utilisant comme un outil et un levier de pression contre le gouvernement irakien et les États-Unis dans la région. Cette situation perdurera même après le retrait des forces américaines»</em>, déclare Victoria Taylor.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Un western à l’Onu &#124; Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 10:13:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système de l'Onu dévoyé, entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique du droit. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies vient de s’achever à New York, le monde assiste à l’effritement accéléré du droit international. Entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique des traités, retour sur une séquence politique révélatrice où le cynisme et la force brute tentent de supplanter la règle commune.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong></p>



<span id="more-19715198"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 22 au 28 septembre 2026 aura offert au monde le spectacle saisissant d’une diplomatie internationale en pleine déchéance. À New York, au siège des Nations Unies, près de 130 chefs d’État et de gouvernement se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale, dans un contexte dominé par les guerres, les crises au Moyen-Orient et les fractures croissantes de l’ordre international — marquant au passage le vide laissé par une cinquantaine d’absents de taille, au premier rang desquels le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé que son pays n’appartenait à personne et qu’il refusait toute ingérence étrangère. <em>«Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne»</em>, a-t-il lancé, dans un discours consacré à la souveraineté et au refus des interventions extérieures, donnant par la même occasion une leçon de courage, de bravoure et de dignité à ceux qui redoutent le rugissement de celui qui se prétend l&rsquo;homme le plus puissant du monde (le Brésil est la 10<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;et la première d’Amérique latine).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donald Trump : le bluffeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène a rapidement été investie par Donald Trump. Fidèle à sa culture du show-business et à sa passion pour la théâtralité, le président américain a une fois de plus confondu l’enceinte sacrée de l’Onu avec un plateau de téléréalité, soufflant le chaud et le froid dans une incohérence spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, cette Assemblée générale a pris les contours d’un western crépusculaire. En coulisses comme sur scène, se rejoue une version cynique du film ‘‘<em>Le Bon, la Brute et le Truand’’</em>, où le rôle du <em>«Bon»</em> a définitivement été éjecté du scénario. À l’affiche de ce trio destructeur, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire se partagent la vedette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation de Trump a oscillé entre le ridicule et l’effroi. À la tribune, il a brandi des menaces d’une violence inouïe, promettant d’<em>«annihiler»</em> l’Iran et d’expédier le pays <em>«en enfer sans aucune chance de survie»</em>. Puis, quelques instants à peine après avoir prophétisé l’apocalypse, il glissait en coulisses qu’un <em>«accord majeur»</em> serait conclu juste après les élections américaines. Comment prétendre vouloir négocier la paix tout en théâtralisant la destruction totale d’une nation ? Ce bluff récurrent met en lumière une diplomatie à la dérive et l’absence totale de vision stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron : l’hypocrite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui s’apparente à son ultime discours devant l’Assemblée générale, le président français a voulu incarner la voix de la raison, le droit international et la conscience morale de l’Occident. En qualifiant le drame humanitaire à Gaza de <em>«spectacle qui doit tous nous faire honte»</em>, tout en pointant du doigt les violations quotidiennes liées à la colonisation en Cisjordanie, Emmanuel Macron semblait poser un acte fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en voulant ménager la chèvre et le chou pour ne se mettre à dos aucune alliance, le chef de l’État s’est emmêlé les pinceaux. En quête d’un compromis introuvable, sa diplomatie a paru déconnectée, s’attirant la foudre de Tel-Aviv sans convaincre les défenseurs de la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus profonde réside dans ce que le collectif Euro-Palestine a qualifié de <em>«feinte colère»</em>. Tandis que le président élevait la voix à la tribune pour déplorer le sort des victimes, Paris garantissait une protection logistique essentielle au Premier ministre israélien en autorisant son appareil à traverser l’espace aérien français pour la cinquième fois. Accorder cette facilité de survol à un dirigeant visé par la justice internationale réduit la parole de la France à une posture de façade : pleurer sur les décombres devant les caméras tout en sécurisant le vol du sanguinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Benjamin Netanyahu : le génocidaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une salle désertée par près de quatre-vingts délégations diplomatiques, le Premier ministre israélien a choisi l’attaque frontale et le sarcasme comme ultime ligne de défense. Accusé par Paris et Londres d’étouffer la Palestine sous une politique d’occupation illégale, Benjamin Netanyahu a balayé les critiques d’un revers de main cynique : <em>«Ils accusent le petit Israël de colonialisme&#8230; Pour l’amour de Dieu, ce me semble, ce sont eux qui ont inventé le terme !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la mystification politique réside dans cet artifice. Pour occulter l’illégalité flagrante de l’extension des colonies en Cisjordanie et la réalité des massacres à Gaza, Netanyahu utilise le passé des empires occidentaux comme un bouclier pour ses propres fautes présentes. Invoquer les politiques coloniales du XIXᵉ siècle pour absoudre des annexions et des violations du droit au XXIᵉ siècle relève de l’aberration logique et juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et le Royaume-Uni tirent précisément leur autorité actuelle sur la scène internationale des leçons douloureuses de leur propre décolonisation. En refusant d’admettre que le monde est désormais régi par le droit international moderne et la Charte des Nations Unies de 1945, le dirigeant israélien s’enferme dans un anachronisme dangereux, substituant la force brute à la règle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois acolytes issus du même moule ont scellé définitivement la fin des illusions, précipitant la chute vertigineuse de la crédibilité internationale. Au-delà de leur posture de façade, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire partagent la même matrice : celle du cynisme absolu et du mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott d’honneur et l’illusion des accords d’Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de ces 77 délégations désertant la salle lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahu restera comme un verdict cinglant de la conscience universelle. Face à un pouvoir engagé dans des crimes de masse et un génocide avéré à Gaza, la quasi-totalité du monde arabe et un bloc massif de nations ont opposé la seule réponse digne : le refus de l’écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette désertion salubre a rendu plus flagrante encore l’immobilité de trois capitales. Les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux États ayant normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, figuraient parmi les délégations restées dans la salle. Le Maroc, autre État arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’a pas non plus participé au départ collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur, par soumission ou par calcul sordide, ces régimes ont préféré offrir une audience polie à des mains tachées de sang, signant une complicité explicite dans la tragédie en cours et la déchéance de leur propre diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régimes prétendent agir au nom de la <em>Realpolitik</em>, ce réalisme froid qui ferait primer les intérêts sécuritaires sur les principes éthiques. Mais l’épreuve des faits a fini par démasquer la naïveté de ce calcul. La montée des tensions régionales avec l’Iran a apporté la preuve éclatante que l’alignement sur Washington et Tel-Aviv n’offre aucune garantie de protection, ignorant le double avertissement d’Henry Kissinger : <em>«L’Amérique n’a pas d&rsquo;amis ni d’ennemis permanents, elle n&rsquo;a que des intérêts»</em>, et <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les territoires du Golfe se sont trouvés exposés aux ripostes directes, les États-Unis n’ont pas agi en bouclier protecteur : ils ont utilisé leurs bases militaires installées dans la région pour mener leurs propres frappes, transformant ces pays en cibles stratégiques et en dommages collatéraux. Payer la normalisation avec Israël au prix d’une abdication morale sur la Palestine n’a donc prémuni ces États contre aucun danger. Loin d&rsquo;être une maîtrise diplomatique, leur présence dans cette salle de l’Onu relève d’une soumission à perte : un marché de dupes où la souveraineté et l’honneur ont été sacrifiés en échange d’une protection illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction des deux États à l’épreuve du réel colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, les chancelleries internationales répètent le même mantra diplomatique : la <em>«solution à deux États»</em>. De tribune en tribune, de l’Assemblée générale des Nations Unies aux communiqués rituels des ministères, cette affirmation est martelée comme un dogme intangible. Pourtant, le décalage entre la rhétorique feutrée des palais diplomatiques et la réalité brutale du terrain n’a jamais été aussi criant. S’accrocher en 2026 à cette formule relève soit d’une paresse intellectuelle coupable, soit d’une lâcheté politique calculée pour éviter d’affronter le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit, le consensus international demeure pourtant sans ambiguïté. L’article 49 de la IVᵉ Convention de Genève interdit de manière absolue à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans un territoire occupé. Ce principe fondamental a été réaffirmé par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’Onu, puis scellé par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024, qualifiant l’occupation et la colonisation israéliennes d’illégales et exigeant leur cessation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sur le terrain, ce mépris du droit s’est traduit par une ingénierie territoriale dévastatrice. Par le maillage resserré des colonies, des voies de contournement réservées et des avant-postes isolés, la Cisjordanie s’est transformée en un archipel de bantoustans disjoints, enserrant les agglomérations palestiniennes et isolant Jérusalem-Est de son arrière-pays. À cet étouffement géographique s’ajoute l’anéantissement de Gaza, qui a fini de détruire les fondations économiques et sociales indispensables à la viabilité d’un État souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engrenage, l’obstination des puissances occidentales à invoquer les <em>«deux États»</em> sans jamais imposer de sanctions contraignantes ne relève plus de la diplomatie : c’est une esquive hypocrite. En laissant s&rsquo;installer un État unique de fait, fondé sur une inégalité institutionnalisée et l’impunité, la communauté internationale s’achète une bonne conscience à bon compte. Il est temps d’en faire le deuil : on ne bâtira pas la paix sur une fiction territoriale que le béton, les bombes et le mépris du droit ont définitivement effacée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refuser l’accoutumance pour empêcher l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger le plus redoutable qui menace la conscience humaine n’est plus seulement la violence des armes, mais l’accoutumance : l’habitude des images de décombres, l’habitude des déracinements de populations, l’habitude des morts comptabilisés à la hâte, des résolutions sans suite et des communiqués rituels. Lorsqu’une tragédie d’une telle ampleur devient familière, elle court le risque mortel d’être réduite à une simple ligne dans la presse, puis à une statistique froide dans un dossier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant accepter le deuil de la cause palestinienne ? Non. Ce serait confondre la défaillance d’un système diplomatique hypocrite avec l’existence même d’une nation. La Palestine n’est pas un communiqué de l’Onu ni un concept abstrait : elle est une histoire, une mémoire, une identité vivante, un peuple courageux et une exigence irréductible de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Emmanuel Macron à l’Onu aura été le chant du cygne d’une diplomatie de la parole incapable de se traduire en actes. Mais la rhétorique ne suffit plus pour préserver un peuple de l’anéantissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale qui se pose aujourd&rsquo;hui à la communauté internationale n&rsquo;est plus de répéter des formules creuses, mais de savoir si nous aurons la lucidité d’arrêter cette <em>Realpolitik</em> sauvage avant que la planète entière ne se transforme en une immense jungle où les plus faibles sont condamnés à disparaître dans le silence complice des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, lâché par Donald Trump, semble fragilisé par le conflit avec les Houthis yéménites </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône saoudien et homme fort du Royaume, a traversé différentes tempêtes notamment celle de l’affaire Khashoggi et a réussi à s’en sortir, il semble aujourd’hui fragilisé par le conflit avec les Houthis yéménites car lâché par Donald Trump qui ne bouge pas le petit doigt pour l’aider. Le président américain lui tient rancune parce qu’il n’a pas soutenu sa guerre contre l’Iran. De plus, Trump ne veut pas ouvrir un autre front au Moyen-Orient à seulement quelques semaines des élections de mi-mandat.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19704070"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La réticence des États-Unis à soutenir l’Arabie saoudite contre les Houthis a confirmé aux dirigeants de Riyad que Washington est un partenaire <em>«peu fiable»</em>, ont affirmé James Politi, Steff Chavez et Andrew England dans un article publié par le <a href="https://www.ft.com/content/99457bcb-d98f-4719-a203-688daefcc3f7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>. Sous le titre <em>« MBS n’oubliera pas »</em>, en référence à l’acronyme désignant le prince héritier saoudien, souvent utilisé par les médias occidentaux, le journal indique que l’hésitation du président Trump à s’engager dans la guerre contre les Houthis au Yémen a exacerbé les tensions entre Washington et Riyad, dont les relations sont déjà fragilisées par la guerre américaine contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la pression de la hausse des prix de l’essence et de l’impopularité de la guerre d’Iran au sein de l’opinion publique américaine, le président américain qui joue gros lors des élections de mi-mandat du 3 novembre prochain s’est jusqu’à présent abstenu de toute nouvelle action militaire pour soutenir les efforts de l’Arabie saoudite visant à réprimer l’offensive houthie et leurs attaques contre les infrastructures du royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique estime que l’hésitation de Trump risque de tendre les relations avec le prince héritier saoudien, compromettant davantage la crédibilité de Washington en tant que partenaire clé de la défense pour Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington refuse de participer à des frappes contre les Houthis </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, directrice du programme Moyen-Orient au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington a déclaré au <em>FT</em> : <em>«Les États-Unis hésitent et leur décision, du moins pour l’instant, de ne pas se joindre aux Saoudiens exacerbe les tensions bilatérales. Cela suscite également, chez les Saoudiens, des inquiétudes supplémentaires quant au rôle qu’ils peuvent attendre des États-Unis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique a fait état de discussions récentes suite à une demande saoudienne en faveur de frappes aériennes américaines contre les Houthis mais Washington a refusé d’y participer. La Maison-Blanche n’a pas fait de commentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Karen Gibson, générale à la retraite et ancienne directrice du renseignement du Commandement central des États-Unis (Centcom *), a déclaré : <em>«Mohammed ben Salmane ne l’oubliera pas»</em>, ajoutant que l’hésitation de l’administration démontre que <em>«les États-Unis ne s’engageront pas nécessairement dans un conflit armé lorsqu’ils estiment que des intérêts vitaux de l’Arabie saoudite sont menacés»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions entre les deux pays concernant une action conjointe contre les Houthis marquent un tournant dans la relation parfois tendue entre Trump et MBS, une relation caractérisée par une alternance de périodes d’éloges mutuels enthousiastes et de tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a mentionné le prince Mohammed lors d’un discours prononcé lors d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite à Miami en mars dernier. Il a d’abord fait l’éloge du prince saoudien, le qualifiant de <em>«grand ami»</em> et de <em>«guerrier»</em>. Vingt minutes plus tard, il a fait remarquer que le prince saoudien <em>«ne s’attendait pas à me flatter»</em> et est allé jusqu’à utiliser un langage vulgaire à son propos, illustrant l’attitude grossière et imprévisible du président américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre contre l’Iran, l’Arabie saoudite a subi des attaques répétées contre ses infrastructures, conséquences des frappes de représailles iraniennes, ainsi que les répercussions économiques de la fermeture du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant la guerre d’Iran, l’Arabie saoudite a informé Washington qu’elle n’autoriserait pas les avions de combat américains à utiliser ses bases ou son espace aérien pour cibler l’Iran. Elle voulait se prémunir d’attaques de plus grande envergure. Cette décision a fortement déplu à Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a changé quand les Houthis ont entraîné Riyad dans un conflit qu’elle avait longtemps cherché à éviter en imposant un blocus aux ports saoudiens, en attaquant des pétroliers et en lançant des missiles et des drones sur le royaume.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5KWITQCiyP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/embed/#?secret=MaHsjwFLKE#?secret=5KWITQCiyP" data-secret="5KWITQCiyP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Houthis intensifient leurs attaques contre l&rsquo;Arabie saoudite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières semaines, les Houthis ont intensifié leurs attaques, ciblant les installations pétrolières saoudiennes dans le sud du royaume et lançant une offensive éclair le long de la côte yéménite de la mer Rouge. Ils ont mis en déroute les forces yéménites soutenues par l’Arabie saoudite et progouvernementales et consolidé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur contrôle sur le détroit de Bab el-Mandeb</a>, un autre point de passage stratégique pour le transport maritime mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le week-end dernier, les Houthis ont tiré un missile balistique sur Riyad, la capitale saoudienne, pour la première fois depuis la reprise des hostilités. MBS, qui, à l’instar d’autres dirigeants du Golfe, a mis en garde Trump contre une guerre contre l’Iran, peine à contenir une crise qui menace de faire dérailler ses ambitions de faire de son pays une plaque tournante régionale de la finance, du commerce et du tourisme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si par le passé les États-Unis ont lancé des campagnes militaires contre les Houthis aussi bien sous les administrations Trump et Biden en réponse aux attaques menées par les&nbsp; Houthis contre des navires commerciaux en mer Rouge, l’administration Trump est désormais confrontée à une pénurie de ressources et à un épuisement de ses stocks de munitions ainsi qu’aux répercussions politiques et électorales de la crise au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elizabeth Dent, chercheuse principale au Washington Institute for Near East Policy, a déclaré: <em>«Il sera très difficile pour Trump de s’engager sur un autre front dans cette guerre avant les élections de mi-mandat de novembre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les États-Unis ne soient pas directement impliqués dans les opérations militaires contre les Houthis, ils continuent de fournir au royaume des armes et des renseignements. L’Arabie saoudite possède également des systèmes de défense aérienne américains. La semaine dernière encore, l’administration Trump a approuvé une vente potentielle de chasseurs F-35 à l’Arabie saoudite pour un montant de 24,3 milliards de dollars, même si la livraison prendrait des années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Houthis sont perçus par les Occidentaux comme un problème saoudien</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il y a une certaine frustration mais un constat que c’est la façon d’être de Trump»</em>, a déclaré un analyste saoudien sous couvert d’anonymat qui a ajouté : <em>«L’Arabie saoudite a la capacité de tout bombarder et les États-Unis nous fournissent les informations de ciblage dont nous avons besoin».</em> Et l’analyste d&rsquo;ajouter que même un soutien aérien américain symbolique au début du conflit aurait remonté le moral des combattants yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Asaad al-Shamlan, de l’Institut Prince Saud al-Faisal d’études diplomatiques, a indiqué que les relations entre Riyad et Washington demeurent <em>«excellentes»</em>. Cependant, alors qu’aux États-Unis et en Europe, les Houthis sont perçus <em>«essentiellement»</em> comme un problème saoudien, Riyad les considère comme un <em>«défi international»</em>. Selon Al-Shamlan, cette différence de perception explique l’hésitation américaine à intervenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dvhBjE5MMb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/embed/#?secret=wvy2sTiijD#?secret=dvhBjE5MMb" data-secret="dvhBjE5MMb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Après la rupture par les Houthis d’une trêve de quatre ans avec l’Arabie saoudite, l’administration Trump a mené des pourparlers avec le groupe rebelle par l’intermédiaire du Sultanat d’Oman. Un responsable houthi a déclaré que la cible était l’Arabie saoudite et non les intérêts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Firas Maksad, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord au sein d’Eurasia Group, a estimé que les tensions sont inévitables à mesure que Washington se retire de son rôle historique de partenaire clé en matière de sécurité dans la région du Golfe. Il a ajouté: <em>«Le vide laissé par Washington offrira des opportunités à ses concurrents stratégiques. Riyad cherche à diversifier ses partenaires en matière de sécurité tout en tentant de trouver des compromis avec Téhéran et les tensions dans ses relations avec Washington pourraient accélérer ce processus»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le Commandement central des États-Unis&nbsp; (Centcom) est l’un des onze commandements interarmées et permanents des forces armées des États-Unis, il chapeaute les opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans une partie de l’Asie du Sud (Afghanistan et Pakistan). Depuis 2002, le Centcom est basée au Qatar sur la base militaire d’Al Oudeid qui est la plus grande base américaine du Moyen-Orient.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À quoi ressemble le quotidien d’une femme enceinte à Gaza?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 06:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une Palestinienne, qui a perdu ses trois enfants dans la guerre, raconte son quotidien dans les terribles conditions de Gaza sous les décombres. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre à Gaza entame sa quatrième année, le journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/ng-interactive/2026/sep/21/alaa-gaza-day-in-life-pregnant-woman-alaa">The Guardian</a> a décidé de donner la parole à cinq Palestiniens ordinaires de Gaza pour raconter leur quotidien. Chacun raconte sa journée, révélant le terrible tribut imposé par le conflit qui se poursuit en dépit du cessez-le-feu du président américain Donald Trump. Parmi ces Palestiniens figure une femme qui a perdu ses trois enfants durant la guerre et qui a raconté sa nouvelle grossesse dans les terribles conditions endurées par la population gazaouie. Un témoignage précieux qui doit être connu par les personnes qui vivent cette époque et qui doit rester pour la postérité car la banalisation de la souffrance et l’oubli sont les meilleurs alliés de l’idéologie génocidaire sioniste.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19691845"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa Hessi gravit les marches avec précaution. Elle lève le pied pour le poser lourdement sur la marche supérieure, reprend son souffle et fait glisser sa main le long de la rampe. Posé sur un amas de décombres irrégulier, l’escalier en bois tremble à chacun de ses mouvements. Sa progression est ralentie par le volume imposant de son ventre de femme enceinte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivée en haut, elle s’arrête pour reprendre son souffle puis s’avance sur la plateforme qui constituait autrefois l’étage de la maison familiale. Une tente est dressée là où se trouvait la maison. Sous ses pieds gisent les ruines du foyer où elle a élevé ses trois enfants: Waseem, 10 ans, Mohannad, 7 ans, et Khawla, 5 ans. C’est aussi là qu’ils ont péri, tous trois tués par une frappe aérienne israélienne qui a rasé la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans environ un mois*, Alaa donnera de nouveau la vie. Elle raconte sa journée…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au lever du jour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bruit qui me réveille le matin, c’est le bourdonnement des mouches à l’intérieur de la tente et le vacarme de nos voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les tentes, l’intimité est inexistante, tout comme la sécurité. Ici, tout le monde connaît les secrets des autres. Nous entendons les gens lorsqu’ils vont aux toilettes. Nous pouvons même les entendre respirer. La fenêtre de ma tente donne directement sur la ligne jaune**. D’ici, on aperçoit les positions de l’armée israélienne et il leur arrive de tirer sur nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon mari et moi adorons boire du thé le matin mais le préparer est devenu un défi car Israël empêche le gaz d’entrer à Gaza et cette ressource est extrêmement rare. Nous dépendons toujours du bois de chauffage et des feux ouverts pour cuisiner et préparer des boissons chaudes. Ramasser du bois et allumer un feu suffit à m’épuiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir bu mon thé, je range la tente et j’essaie de cuisiner le plus tôt possible, avant que le soleil ne devienne trop ardent. Je lave aussi à la main les vêtements de mon mari et les miens, une tâche physiquement éprouvante maintenant que je suis enceinte de huit mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le matin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa ouvre la fenêtre en l’occurrence un pan de bâche sur le côté de la tente. Une ouverture donnant sur l’extérieur. À mesure que ses yeux s’habituent à la lumière, elle constate que tout, à perte de vue, est détruit. Le paysage n’est qu’un amas de béton fracassé et d’acier tordu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous prénatal pour suivre l’évolution de la grossesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieu est éloigné et je m’y rends à pied, généralement, aucun véhicule ne peut m’y conduire. Il fait 34°C, et marcher dans les rues bombardées, jonchées de décombres et grouillantes d’insectes, en pleine chaleur, est une épreuve épuisante. Le centre où je reçois mes soins prénataux est une tente et non un véritable établissement de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins m’ont prescrit des compléments nutritionnels pour ma grossesse. J’ai déjà été enceinte par le passé mais je sens que cette grossesse est différente. Malgré tous mes efforts pour compenser les carences nutritionnelles et les privations alimentaires subies pendant la guerre, mon corps reste épuisé. La nourriture se fait rare. Mon mari m’achète des fruits et des légumes mais refuse d’en manger lui-même car il n’a les moyens d’en acheter qu’en petite quantité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai ressenti deux émotions totalement contradictoires. J’étais heureuse d’attendre un enfant mais je pleurais aussi sans cesse car mes enfants –Waseem, Mohannad et Khawla– me manquaient. Tout me les rappelle. Quand j’ai envie de manger certains aliments, je pense à Waseem car j’aimais beaucoup en manger quand j’étais enceinte de lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne parle pas aux infirmières de ma situation ni de mes enfants décédés car le personnel soignant est lui aussi émotionnellement épuisé. Ils ne sont pas en mesure d’offrir du réconfort ou un soutien psychologique. Mon histoire n’a rien d’exceptionnel à Gaza. Beaucoup de femmes ici ont perdu leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le rendez-vous avec le nutritionniste, j’ai également une consultation avec le psychologue de la maternité. On me conseille de me concentrer sur ma respiration: inspirer profondément, retenir mon souffle puis expirer lentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, je rentre chez moi à pied.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19691905" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">L’après-midi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’attaquant à nouveau aux marches, Alaa hisse un sac à dos bleu jusqu’à la tente. Il contient quelques vêtements de ses enfants disparus, qu’elle espère voir portés un jour par le bébé à naître. Beaucoup d’entre eux ont été abîmés par le souffle de l’explosion: déchirés, les bords brûlés, mais encore portables. Elle déplie avec précaution un T-shirt Snoopy et un bonnet à deux pompons duveteux puis en sort une écharpe aux couleurs du Castleview AFC —un petit club de football de Cork— que son fils Waseem chérissait. <em>«Il la portait tout le temps, même en été. Je lui disais: Waseem, il fait trop chaud, enlève-la! Et il répondait: Non, je l’adore.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je passe l’après-midi avec mon frère à réfléchir à la manière de ranger les vêtements pour le bébé à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suggère une boîte solide en carton ou en bois. Ce qui nous inquiète, ce sont les rats,&nbsp; ils sont partout. Nous les entendons chaque nuit et ils finissent toujours par s’introduire dans la tente. J’avais recousu l’endroit par lequel ils entraient, mais ils en ont rongé un nouveau. Aujourd’hui, nous avons découvert un autre trou dans la paroi de la tente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me demande si nous pourrions utiliser de la mort-aux-rats mais mon frère craint que les rongeurs ne meurent ici, dans la tente, et ne propagent des maladies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le bébé qui va naître, tout ce que je veux, c’est un endroit sûr, hors de portée des rats. Le bébé sera si petit et je suis terrifiée pour lui. J’aimerais avoir un vrai berceau pour lui mais il est difficile d’en trouver à Gaza en ce moment et la tente est déjà surpeuplée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que j’aimerais que le monde extérieur comprenne, c’est à quel point la vie sous une tente est humiliante. C’est une existence difficile, avilissante et profondément inhumaine. La mort nous entoure encore de toutes parts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La soirée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la fin de l’après-midi approche, Alaa fait défiler les photos de ses enfants décédés sur son téléphone. L’appareil qui les contient —comme tant d’autres à Gaza— est vétuste et son écran est fissuré. Après un long blocus, de nouveaux smartphones arrivent désormais mais ils sont chers et beaucoup de familles n’ont pas les moyens de se les offrir. Dans une vidéo, les voix des enfants s’élèvent, ténues, du haut-parleur du téléphone. Khawla et son frère aîné se taquinent: <em>«Maman, c’est moi la plus gentille!»</em>, crie Khawla. Mohannad rit et répond: <em>«Non, c’est moi le plus gentil!»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne parle vraiment de mes enfants qu’avec mon mari. C’est la seule personne qui partage la même douleur et qui comprend vraiment ce que je ressens au fond de moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand je faiblis, il me donne de la force. Quand il traverse des moments difficiles, j’essaie de le réconforter et de le soutenir émotionnellement. Nous passons des heures à parler de nos enfants, de leur personnalité, de ce qu’ils aimaient et de leur façon d’être. Nous nous rendons même ensemble sur leurs tombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet endroit garde encore les souvenirs de mes enfants. Il me rappelle la belle vie que nous avions autrefois. En regardant ces décombres, je pense à mes enfants, à la vie que j’ai partagée avec eux, les élever, leur préparer à manger et à les enseigner. Tout ce qui était beau a disparu après leur départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, la peur m’envahit car j’ai perdu mes enfants et je crains de perdre aussi mon bébé. J’espère que mon nouveau-né connaîtra une vie meilleure que celle de ses frères et de sa sœur et qu’il sera en sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Peu après le recueil de ce témoignage, Alaa a donné naissance à un petit garçon en bonne santé. Elle l’a prénommé Waseem, en hommage à son frère aîné.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>**La « ligne jaune » à Gaza est une ligne de cessez-le-feu et de déploiement militaire établie en octobre 2025 dans le cadre du plan de paix. Matérialisée sur le terrain par de grands blocs de béton peints en jaune, elle divise la bande de Gaza en deux zones distinctes: l’ouest, sous contrôle palestinien et l’est/sud, sous contrôle de l’armée israélienne.</em></p>
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